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mardi, mai 03, 2016

Intérim au PQ: Gaudreault se lance, Drainville renonce

http://www.lapresse.ca/actualites/politique/politique-quebecoise/

Publié le 03 mai 2016 à 10h50 | Mis à jour à 10h50
Le député péquiste Sylvain Gaudreault... (Archives Le Quotidien)
Le député péquiste Sylvain GaudreaultARCHIVES LE QUOTIDIEN

Denis Lessard
DENIS LESSARD
La Presse
Le député de Jonquière, Sylvain Gaudreault sera candidat pour assumer l'intérim à la barre de l'aile parlementaire du Parti québécois.
Selon des proches, il peut déjà compter sur des appuis chez ses collègues du caucus. En entrevue en matinée, mardi il n'a pas voulu confirmer ses intentions.
«Ce n'est pas une question de personnalité, mais de stabilité du groupe, c'est ce qui me préoccupe, être capable de faire le travail dès la semaine prochaine à l'Assemblée nationale» insiste-t-il. «Quel que soit le rôle que je jouerai, il sera important. Il faut envoyer un message de calme et de confiance» observe-t-il.
On s'attend à ce qu'Agnès Maltais qui avait déjà été candidate contre Stéphane Bédard en 2014 soit à nouveau candidate. Mme Maltais faisait partie d'une délégation de députés actuellement en France, mais rentrera rapidement.
Une inconnue de taille, les intentions de Bernard Drainville. À l'interne, on estime qu'il n'aurait pas les appuis suffisants pour se lancer dans une course à la direction du PQ. Il était très près de Pierre Karl Péladeau. Il pourrait être tenté par l'intérim, mais hésitera à contrecarrer les efforts de Sylvain Gaudreault qui l'avait appuyé dans la course au leadership, l'an dernier. M. Gaudreault avait été irrité par la défection de M. Drainville au profit de Pierre-Karl Péladeau.

mercredi, février 24, 2016

Le PQ réclame le retrait d'un député libéral

http://journalmetro.com/actualites/national/

Par Alexandre RobillardLa Presse Canadienne 
Bernard Drainville.
Jacques Boissinot / La Presse Canadienne

QUÉBEC – Le Parti québécois s’est étonné, mercredi, que le premier ministre Philippe Couillard n’ait pas demandé le retrait temporaire de son caucus d’un député libéral visé par une enquête policière.
Le leader parlementaire péquiste Bernard Drainville a rappelé que cette sanction avait pourtant été la norme lors de cas semblables survenus précédemment.
Germain Chevarie, député des Îles-de-la-Madeleine, a nié toute malversation, en 2014, bien qu’il soit l’objet d’une enquête de l’Unité permanente anticorruption (UPAC), dans un dossier de financement politique.
Selon M. Drainville, les résultats de l’enquête policière sont entre les mains du Directeur des poursuites criminelles et pénales (DPCP), qui doit déterminer si des accusations devront être portées.
«Le premier ministre peut intervenir pour demander à un député qui est sous enquête de se retirer du caucus, a-t-il dit en chambre. C’est ce qui est le cas présentement, il est sous enquête depuis de nombreuses années, son dossier est sur le bureau de l’UPAC depuis plus d’un an. On attend soit des accusations, soit des explications du DPCP.»
En réponse, le leader parlementaire du gouvernement, Jean-Marc-Fournier, a pris la défense de M. Chevarie, élu pour la première fois dans sa circonscription en 2008.
«Le député des Îles fait un excellent travail pour sa population, il remplit son mandat, a-t-il dit. Il a été élu pour faire ce mandat, il va continuer de le faire, puis ce n’est pas vrai que l’opposition officielle va décider quel est le résultat des élections.»
M. Fournier a plaidé que les membres du gouvernement ne veulent pas s’ingérer dans les enquêtes policières, afin de respecter la règle de séparation des pouvoirs.
«Je crois que nous devons protéger l’étanchéité entre le pouvoir législatif, exécutif et judiciaire, a-t-il dit. Moi, je le crois profondément. Je m’aperçois que, parfois, de l’autre côté, on échappe ça.»
M. Fournier a néanmoins invité les péquistes à interroger les représentants du DPCP lorsqu’ils se présenteront devant les parlementaires au moment de l’étude annuelle des crédits budgétaires, au printemps.
M. Drainville a rappelé que le ministre de la Stratégie maritime, Jean D’Amour, s’était retiré du caucus libéral en 2009, lorsqu’il avait été l’objet d’une enquête de la police et du Directeur général des élections pour financement politique illégal.
M. D’Amour avait réintégré le caucus libéral après que les enquêtes ont conclu qu’aucune accusation ne serait portée contre lui.
L’ex-ministre Tony Tomassi avait également dû quitter les rangs libéraux dès que le premier ministre Jean Charest avait été informé de faits qui ont été portés à l’attention de la police, et qui ont ensuite mené à sa condamnation pour fraude envers le gouvernement.
Le leader parlementaire péquiste a estimé mercredi que ces exemples témoignent de l’usage lorsque des députés sont visés par des enquêtes.
«Un de nos pairs a un dossier monté par l’UPAC qui est actuellement sur le bureau du DPCP depuis plus d’un an presque jour pour jour, a-t-il dit. L’usage, l’usage, pour le député de Rivière-du-Loup, pour le député Tomassi, et pour l’autre député que j’ai nommé tout à l’heure, ça a été de lui demander de se retirer du caucus libéral.»

mercredi, janvier 27, 2016

Remaniement ministériel jeudi

http://www.985fm.ca/national/nouvelles/

Publié par La Presse Canadienne le mardi 26 janvier 2016 à 16h56. Modifié par Charles Payette le mercredi 27 janvier 2016
Remaniement ministériel jeudi
Philippe Couillard
QUÉBEC - Le premier ministre Philippe Couillard remaniera finalement son conseil des ministres, jeudi. Un avis a été transmis mardi en fin d'après-midi pour convoquer la presse au Salon rouge de l'Assemblée nationale, jeudi matin.
Des rumeurs de remaniement couraient déjà depuis plusieurs mois et les partis d'opposition avaient aussi accentué la pression.

Pas plus tard que la semaine dernière, le Parti québécois réuni en caucus à Saguenay avait demandé au premier ministre de procéder à un remaniement afin de mettre fin à l'incertitude persistante qui nuisait à l'action gouvernementale.

Le leader parlementaire de l'opposition officielle, Bernard Drainville, avait notamment déclaré que personne ne pleurerait le départ du ministre du Développement économique, Jacques Daoust, du ministre de l'Environnement, David Heurtel, et de la ministre de la Famille, Francine Charbonneau, qui ont été souvent critiqués au cours de la dernière année.

Philippe Couillard devra aussi statuer sur le sort de la ministre de la Sécurité publique et vice-première ministre, Lise Thériault. Elle est en congé de maladie prolongé depuis qu'elle s'est effondrée en larmes, dans le dossier des allégations de sévices commis par des policiers de la Sûreté du Québec sur des femmes autochtones, l'automne dernier.

Actuellement, c'est le ministre des Affaires municipales, Pierre Moreau, qui assure l'intérim.

M. Couillard pourrait aussi profiter de cette occasion pour faire place à de nouveaux venus dans son équipe. Il a en effet réussi à faire élire au cours d'élections complémentaires des candidats libéraux qui jouissaient d'un certain renom.

Il y a notamment Sébastien Proulx, élu dans Jean-Talon, un ancien leader parlementaire adéquiste, mais aussi Dominique Anglade, dans Saint-Henri - Sainte-Anne, et Véronyque Tremblay, qui a réussi à ravir la circonscription de Chauveau à la Coalition avenir Québec (CAQ).

C'est la deuxième fois que M. Couillard procédera à des ajustements à son cabinet depuis son arrivée au pouvoir il y a près de deux ans, en avril 2014.
En février 2015, Yves Bolduc avait renoncé à sa fonction de ministre de l'Éducation à la suite d'une controverse sur les fouilles dans les écoles.

Le ministre de l'Emploi et de la Solidarité sociale de l'époque, François Blais, avait alors pris la relève, tandis que Sam Hamad avait hérité de son portefeuille, outre celui du Travail qu'il détenait déjà.

mercredi, janvier 13, 2016

Le PQ réclame le départ de la présidente du CHUM-CHU Sainte-Justine

http://ici.radio-canada.ca/nouvelles/Politique/

Les urgences débordent, particulièrement celles des hôpitaux pour enfants
Les urgences débordent, particulièrement celles des hôpitaux pour enfants  Photo :  Radio-Canada

Dans un communiqué publié mercredi, le Parti québécois réclame du ministre de la Santé et des Services sociaux de « démettre » Geneviève Fortier de ses fonctions de présidente et de membre du Conseil d'administration du CHUM CHU Sainte-Justine.
Le PQ estime que la nomination de Mme Fortier « annoncée en catimini, juste avant Noël, pose un sérieux problème éthique ».
« Il y a véritablement un problème éthique, puisque cette personne, en plus d'être titulaire de charge publique, exerce des activités de lobbyisme auprès du gouvernement pour McKesson, une firme spécialisée dans la distribution de médicaments et d'équipements médicaux », lit-on dans le communiqué.
Pour le Parti québécois, la situation de Mme Fortier « pourrait même poser un problème légal. Le projet de loi 56, Loi sur la transparence en matière de lobbyisme, déposé par le ministre Jean-Marc Fournier en juin dernier, rendrait illégale une telle situation s'il était adopté tel quel », a déclaré Bernard Drainville.
Selon M. Drainville, l'article 42 de ce projet de loi stipule qu'« un titulaire d'une charge publique ne peut exercer une activité de lobbyisme auprès d'un autre titulaire d'une charge publique exerçant ses fonctions au sein de la même institution publique que celle dans laquelle il exerce sa charge ou d'une institution publique avec laquelle il a eu des rapports officiels, directs et importants au cours de la dernière année ».
Aux yeux du PQ, la situation de Mme Fortier « constitue un conflit d'intérêts potentiel permanent ».
En conclusion, le PQ demande au ministre Gaëtan Barrette de s'expliquer sur « cette situation préoccupante ».
Mercredi, un article du site web de La Presse révélait que Mme Fortier est première vice-présidente de McKesson Canada, la branche canadienne d'une multinationale spécialisée dans la distribution de médicaments et d'appareils pharmaceutiques.
Mme Fortier est également inscrite au registre des lobbyistes, comme responsable, pour McKesson, des relations gouvernementales avec Québec.
Son mandat précise qu'elle est susceptible d'avoir des contacts avec les ministres Gaétan Barrette et Carlos Leitao ainsi qu'avec le premier ministre Philippe Couillard.

jeudi, décembre 31, 2015

Les doubles «je» de Pierre Karl Péladeau

http://www.ledevoir.com/politique/

31 décembre 2015 |Fabien Deglise | Québec
L’étoile du nouveau chef du PQ, Pierre Karl Péladeau, semble déjà avoir commencé à pâlir.
Photo: Jacques Nadeau Le Devoir
L’étoile du nouveau chef du PQ, Pierre Karl Péladeau, semble déjà avoir commencé à pâlir.
La politique a cette temporalité élastique à part qui fait qu’une demi-année peut parfois donner l’impression d’en avoir duré douze.

Six mois après avoir été installé à la tête du Parti québécois par 57,6 % des militants de la formation politique souverainiste, dépassant ainsi par la droite Alexandre Cloutier, Pierre Karl Péladeau donne depuis quelques semaines l’impression d’une étoile montante au lustre qui commence un peu à pâlir.

Dans ces pages, en novembre dernier, un titre résumait le malaise : « Les contre-performances de Péladeau inquiètent son entourage ». Sous la plume du collègue Marco Bélair- Cirino, on y apprenait que l’étrange ouverture, puis immédiate fermeture, du chef sur une éventuelle partition du territoire du Québec a soulevé l’ire de plusieurs têtes pensantes du parti. La gaffe a été formulée lors du conseil national du PQ tenu à Sherbrooke pour commenter un plaidoyer pour l’indépendance de la nation innue lancé plus tôt dans la journée par Ghislain Picard, chef de l’Assemblée des Premières Nation du Québec et du Labrador.

Sur Facebook, l’ex-conseiller et rédacteur des discours de Pauline Marois, Claude Villeneuve, n’a pas hésité à qualifier l’homme d’« inculte de la politique », l’invitant même à céder sa place à un ou une autre : « Sérieux, […] je ne suis pas le seul à penser que ce gars-là devrait retourner s’occuper de ce qu’il connaît pour vrai. »

Tirs amis ? Couteaux volant bas ? Les tensions semblent également vives au sein du caucus péquiste, où la redistribution des responsabilités par le chef n’a pas fait que des heureux dans les derniers mois. La démission de l’ex-leader parlementaire, Stéphane Bédard, cet automne, remplacé par Bernard Drainville, a donné le ton d’un certain mécontentement.« C’est normal qu’il y ait des changements à l’intérieur d’une organisation », a commenté M. Péladeau. Il y a un nouveau chef et il y a une nouvelle organisation. Or « les changements sont toujours accompagnés, effectivement, pas nécessairement de tensions, mais d’interrogations. C’est à nous de faire en sorte de bien expliquer en quoi ça consiste et c’est ce sur quoi nous allons continuer de travailler. »

Les polarités d’un politicien

De sauveur sanctifié à leader malmené ? De renouveau espéré à échec annoncé ? L’ascension du personnage semble trouver une fois de plus son carburant dans une certaine polarité, dans les doubles « je » qui façonnent cette personnalité multiple et complexe que Jean-François Lisée, député, ex-conseiller au sein de la machine souverainiste et candidat de courte durée dans la course à la succession de Mme Marois, a une nouvelle fois qualifiée de« bombe à retardement » en octobre dernier, au micro de Paul Arcand. Il était question de la double casquette de Pierre Karl Péladeau, chef d’un parti politique et simultanément actionnaire de contrôle de l’empire médiatique Québecor, une configuration de pouvoir qualifiée de « situation exceptionnelle » par le commissaire à l’éthique, qui, en mai dernier, invitait d’ailleurs les députés à se pencher sur la question pour éviter les conflits d’intérêts et les risques d’impartialité liés à la chose.

En septembre, le chef de l’opposition a d’ailleurs tenté de couper court aux critiques et insinuations en mettant son bloc de contrôle du conglomérat Québecor entre les mains d’une société mandataire, baptisée Société Placement St-Jérôme Inc. L’ex-monsieur Mouvement Desjardins, Claude Béland, est un des trois administrateurs, avec André P. Brosseau, président de Marchés des Capitaux avenue BNB, et James A. Woods, avocat au Cabinet Woods. Le mandat accordé est sans droit de regard, mais également sans possibilité pour le mandataire de vendre les actions sans l’accord de M. Péladeau, comme cela aurait été le cas dans une fiducie sans droit de regard. Et il n’en fallait pas plus pour éveiller les soupçons « d’écran de fumée » et d’« artifice » chez les élus des autres formations politiques.

Artifices et contradictions

« L’initiative de M. Péladeau confirme nos craintes, a résumé le cabinet du premier ministre dans nos pages. Plutôt qu’une réelle fiducie sans droit de regard et totalement protégée des risques d’ingérence, M. Péladeau s’est créé un artifice. [...] » Parallèlement, le chef du PQ indique avoir signé une « déclaration sur l’honneur » à l’attention du commissaire à l’éthique et à la déontologie de l’Assemblée nationale, dans laquelle il s’engage à ne pas intervenir,« tout comme je ne l’ai jamais fait, a-t-il précisé sur son compte Facebook, dans les choix éditoriaux effectués par les directions de l’information des différents médias qui sont la propriété de Québecor. » Une distance à l’effet protecteur validé d’ailleurs, le 17 décembre, par le Centre d’études sur les médias (CEM), qui a décidé de ne qualifier de problématique les deux chapeaux portés par Péladeau.

Deux chapeaux : cette double accessoirisation semble également permettre le décryptage des idéologies complexes du nouveau chef du PQ, débarquant dans un mouvement politique habité en partie — mais pas uniquement — par des sociaux-démocrates, par une gauche pas toujours dogmatique et souvent pragmatique, que M. Péladeau, et son passé au sein d’un Québec Inc. oscillant entre le centre et la droite, n’arrive pas toujours à incarner. Alors qu’il était le grand patron de Québecor, l’homme avait vertement dénoncé la formule Rand, qui encadre la cotisation obligatoire des syndiqués au Québec, donnant par le fait même des trésors de guerre importants aux syndicats avec lesquels il a eu maille à partir dans cette autre vie. Depuis, il a changé son fusil d’épaule, considérant que la reforme du code du travail n’est pas une priorité. Son opposition au programme d’austérité des libéraux semble en être une de principe et de façade, selon plusieurs observateurs, qui ont souligné l’absence de contre-proposition formulée par M. Péladeau qui, dans les doubles « je » qui l’animent, cherche à ne pas trop s’aliéner d’éventuels appuis.

C’est que la politique est aussi une question d’alliances. M. Péladeau pourrait chercher, dit-on, à en orchestrer avec la CAQ, et même Québec solidaire, afin de constituer un nouveau bloc, et unir les intentions souverainistes ou nationalistes, contre les libéraux, en prévision des élections de 2018, soit dans plus de deux ans, ce qui, dans ce milieu, à la temporalité élastique, représente déjà une éternité.

vendredi, décembre 11, 2015

Le PQ veut entendre Lachance et Charbonneau en commission parlementaire

http://www.985fm.ca/national/nouvelles/

Publié par La Presse Canadienne le jeudi 10 décembre 2015 à 17h11. Modifié par Charles Payette le vendredi 11 décembre 2015
Le PQ veut entendre Lachance et Charbonneau en commission parlementaire
Le commissaire Renaud Lachance et la présidente de la commission, la juge France Charbonneau/Photo: Cogeco Nouvelles
QUÉBEC - Le Parti québécois veut mandater des députés pour faire la lumière sur les raisons qui ont mené le commissaire Renaud Lachance à se dissocier de certaines conclusions du rapport de la Commission Charbonneau.
On en parle en ondes :
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Mis en ligne le vendredi 11 décembre 2015 dans Puisqu'il faut se lever avec Paul Arcand
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Mis en ligne le vendredi 11 décembre 2015 dans Puisqu'il faut se lever avec Pierre-Yves McSween
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Mis en ligne le vendredi 11 décembre 2015 dans Puisqu'il faut se lever avec Jean Lapierre
Le leader parlementaire du PQ, Bernard Drainville, a écrit une lettre à ce sujet au président de la commission des institutions de l'Assemblée nationale, Guy Ouellette.

M. Drainville constate dans sa lettre que les travaux et le rapport de la Commission d'enquête sur l'industrie de la construction (CEIC), présidée par la juge France Charbonneau, suscitent des questions.

Le député péquiste fait notamment référence à la dissidence exprimée par M. Lachance au sujet des liens entre des contrats publics et le financement des partis politiques provinciaux.

Cette demande du PQ, transmise jeudi à M. Ouellette, survient alors que Radio-Canada a diffusé des extraits de courriels au ton acrimonieux envoyés par M. Lachance à Mme Charbonneau.

Dans sa lettre, M. Drainville réclame que les deux commissaires soient entendus séparément dans les plus brefs délais par la commission, où les députés libéraux sont majoritaires.

«Nous croyons qu'il est de notre responsabilité de faire en sorte que toutes les questions soulevées par les travaux et le rapport de la CEIC obtiennent réponse, particulièrement quant aux raisons qui ont poussé M. Lachance à exprimer sa dissidence concernant une partie importante des conclusions du rapport», écrit le leader parlementaire du Parti québécois.

En entrevue, M. Drainville a estimé que cette démarche servira notamment à établir si des pressions politiques ont été exercées durant les travaux de la commission.

«Est-ce que des pressions ont été exercées? J'aimerais bien qu'on me rassure là-dessus», a-t-il dit.

Selon M. Drainville, les courriels démontrent que les objections émises par M. Lachance concernaient des représentants du Parti libéral dont l'ex-premier ministre Jean Charest, les ex-ministres Nathalie Normandeau et Line Beauchamp ainsi que l'homme d'affaires Marc Bibeau.

«Si on fait l'addition de tous ces commentaires-là, on a l'impression qu'il voulait atténuer les agissements du Parti libéral et le rôle joué par certains acteurs-clés, a-t-il dit. C'est ce qui me fait dire que les libéraux sont morts de rire.»

Le gouvernement qualifie la démarche de l'opposition péquiste d'«exercice démagogique spectaculaire», visant uniquement à miner les recommandations de la Commission Charbonneau.

Le responsable des relations avec les médias au cabinet du premier ministre Philippe Couillard, Charles Robert, a réagi jeudi au nom du gouvernement pour dire qu'il ne revenait pas au conseil exécutif, mais plutôt à la commission des institutions de l'Assemblée nationale, d'évaluer la proposition de M. Drainville et d'y donner suite ou non.

Sauf que la commission est formée de 13 députés, dont sept libéraux, qui forment donc la majorité.

Aux yeux du gouvernement, la proposition est carrément «immonde», selon M. Robert. L'opposition péquiste cherche à utiliser la commission des institutions «à des fins partisanes», «du jamais vu», estime le porte-parole.

Il conclut que M. Drainville veut que les parlementaires s'immiscent dans les travaux de la Commission Charbonneau, censée être indépendante de toute influence politique. «C'est inacceptable. C'est pire qu'inacceptable, c'est répréhensible», a-t-il commenté, en entrevue téléphonique.
Québec solidaire appuie le PQ
Le député de Québec solidaire (QS) Amir Khadir a affirmé jeudi que son parti appuiera l'initiative du PQ, même s'il ne pourra participer à la décision, n'étant pas membre de la commission parlementaire.

À la lumière des informations qui circulent au sujet de leurs échanges de courriels, M. Khadir a estimé que la dissidence de M. Lachance est discréditée.

«M. Lachance s'est discrédité avec son ton injurieux à l'égard de la juge Charbonneau», a-t-il dit en entrevue, en référant à certains passages des courriels.

Selon le député de QS, M. Lachance commet des erreurs graves dans ses échanges avec Mme Charbonneau en omettant des témoignages qui contredisent ses affirmations.

M. Khadir cite notamment un extrait des courriels où le commissaire affirme qu'une seule source a identifié l'homme d'affaires Marc Bibeau comme responsable du financement du PLQ alors que d'autres témoignages allaient dans le même sens.

«Tout cela jette un sérieux doute sur son jugement», a-t-il dit.

Devant les passages où M. Lachance insiste pour retirer le nom M. Charest et retrancher des passages touchant l'ex-ministre des Affaires municipales Nathalie Normandeau, M. Khadir s'interroge sur ses motivations.

«Que ce soit volontairement ou par une espèce d'obsession ou un entêtement que je m'explique difficilement, à vouloir tout limiter et tout atténuer, il donne la fâcheuse impression qu'il veut protéger les libéraux ou Jean Charest», a-t-il dit.

La Coalition avenir Québec, qui réserve ses commentaires pour vendredi, a signifié son appui à la démarche du PQ.

jeudi, octobre 22, 2015

Stéphane Bédard démissionne

http://www.985fm.ca/national/nouvelles/

Publié par Charles Payette pour 98,5 fm le jeudi 22 octobre 2015 à 07h24. Modifié à 07h59.
Stéphane Bédard démissionne
Stéphane Bédard/PQ
Exclusif (98,5FM) - Leader parlementaire déchu au sein du parti québécois, Stéphane Bédard annoncera sa démission sous peu.

C'est ce qu'a appris Louis Lacroix, du 98,5FM, qui précise que M. Bédard va quitter avec la prime à laquelle il a droit selon les règles de l'Assemblée nationale.
Celui qui avait été nommé chef par intérim après le départ de Pauline Marois et leader parlementaire a perdu ce dernier titre quand Pierre Karl Péladeau a nommé Bernard Drainville à ce poste.
Détails à suivre

jeudi, septembre 10, 2015

Vers la fin des applaudissements partisans à l'Assemblée nationale

http://ici.radio-canada.ca/nouvelles/Politique/

Le temps où les députés québécois applaudissaient leurs collègues lors de la période de questions à l'Assemblée nationale est sur le point d'être révolu, si l'on en croit la volonté affichée jeudi matin par les leaders parlementaires des trois principaux partis.
L'affaire a été réglée en deux temps trois mouvements après que le nouveau leader parlementaire du Parti québécois, Bernard Drainville, eut annoncé son intention de convaincre ses homologues des autres partis d'appuyer une motion qu'il souhaitait déposer à ce sujet mardi prochain.
M. Drainville entendait également plaider auprès de ses collègues que la période de questions devrait commencer à l'heure prévue, soit à 10 h en matinée, et 14 h en après-midi. À l'heure actuelle, l'exercice commence le plus souvent avec plusieurs minutes de retard.
« Faut sortir de notre bulle parlementaire. Faut expliquer à nos concitoyens que les applaudissements contribuent à quelque chose qu'on veut changer. Faut inscrire ça dans une approche pour diminuer le cynisme, redonner confiance aux gens, répondre aux critiques. »— Bernard Drainville, leader parlementaire du Parti québécois


Dans un geste surprise, son homologue du Parti libéral, Jean-Marc Fournier, s'est invité à son point de presse pour lui signaler d'emblée qu'il était d'accord avec cette idée. « Ça c'est bon! », s'est exclamé M. Drainville lorsqu'il a vu M. Fournier s'approcher de lui, avant de lui serrer la main.
« Bernard m'a interpellé. J'écoutais ça à travers la caméra. Et je veux vous dire que nous partageons tout à fait ce point de vue que nos débats doivent être plus respectueux, qu'il y a certaines règles élémentaires qu'on devrait avoir suivi il y a déjà longtemps », a expliqué M. Fournier pour justifier son geste spontané.
« Commencer les travaux à l'heure, ça a l'air d'un détail, mais c'est déjà une mesure de discipline qu'on devrait se donner nous-mêmes. Cesser des applaudissements à tout moment nous semble aussi une façon de nous comporter avec un intérêt pour plus d'écoute. »— Jean-Marc Fournier, leader parlementaire du gouvernement

Questionné devant les journalistes par Bernard Drainville, M. Fournier a affirmé sans détour qu'il est « tout à fait d'accord » pour appuyer une motion à ce sujet, tout en soulignant qu'à son avis, il suffisait tout simplement de convaincre le président de l'Assemblée nationale d'appliquer les règles déjà écrites avec plus de fermeté.
« Je crois que non seulement on peut modifier le règlement pour dire ça, mais on peut réaffirmer en même temps que le règlement contient des dispositions qu'on doit respecter, et qu'on encourage le président à les respecter », a-t-il déclaré.
Sourire en coin, Bernard Drainville a fini par souligner à la blague que Jean-Marc Fournier était en train de « kidnapper [son] point de presse », ce qui a fait rire son homologue.
« Ça m'embête un peu, parce que ce n'est pas ce que je veux faire », a répondu M. Fournier du tac au tac. « Je veux simplement démontrer dans une image qu'il est possible d'offrir aux Québécois une Assemblée nationale où on aura nos différences - et les Québécois le souhaitent, parce que la démocratie en a besoin - mais qu'on est capable de les exprimer dans le respect. Et je trouve ça formidable ».
« On est capable de voter ça mardi? », a finalement lancé M. Drainville, alors que M. Fournier lui serrait la main avant de quitter. « Commençons mardi! La motion sera prête, mais on aura déjà testé la motion », a rétorqué le leader du gouvernement. « Pas de problème », a répondu Bernard Drainville. 
Le leader parlementaire de la CAQ, François Bonnardel, a mis moins d'une minute pour se présenter au même lutrin et donner son accord, tout en soulignant qu'une motion ne lui semblait pas nécessaire, étant donné les sujets d'importance que les élus doivent aborder.
« Je vous le dis tout de suite. On n'applaudira pas à partir de mardi prochain. »— François Bonnardel, leader parlementaire de la CAQ

« S'il y a une motion, on va l'appuyer. Mais on n'a pas besoin d'une motion pour dire on va arrêter le cynisme, on va arrêter d'applaudir », a ajouté M. Bonnardel, après avoir souligné qu'il avait envoyé une lettre au président de l'Assemblée nationale il y a deux semaines pour lui demander de mettre un terme aux applaudissements et de s'assurer que les travaux commencent à l'heure.
Bernard Drainville avait souligné dans son point de presse que sa démarche s'inscrivait dans un mouvement auquel participaient des élus de tous les partis politiques, en nommant les péquistes François Gendron et Sylvain Pagé, le libéral Gilles Ouimet, le caquiste Benoit Charette, et la porte-parole de Québec solidaire, Françoise David. 

Dos amigos

http://www.lapresse.ca/le-soleil/actualites/chroniques/gilbert-lavoie/

Publié le 10 septembre 2015 à 05h00 | Mis à jour à 08h43
Duchesne et Drainville sont non seulement d'anciens collègues... (Infographie Le Soleil)
INFOGRAPHIE LE SOLEIL

Duchesne et Drainville sont non seulement d'anciens collègues de Radio-Canada, ils sont des amis.

GILBERT LAVOIE
Le Soleil
(Québec) Tout le monde a été surpris quand Pierre Karl Péladeau a fait de Pierre Duchesne son directeur de cabinet. Les deux hommes s'étaient affrontés pendant le conflit de travail chez Québecor. La surprise a été tout aussi grande lorsqu'on a appris qu'il confiait le poste de leader parlementaire à Bernard Drainville, qui a déjà dit de lui qu'il n'était qu'un «mirage».
Mais, peu importe les raisons qui ont motivé ses choix, Pierre Karl Péladeau s'est entouré de véritables souverainistes. Les deux ont quitté la sécurité de leur emploi à Radio-Canada pour se joindre à Pauline Marois, alors dans l'opposition. Ils étaient tous deux frustrés de leur situation à la société d'État, mais quand même : on saute rarement sans parachute dans l'univers incertain de la politique, à moins d'avoir de vraies convictions pour la cause, de n'avoir rien à perdre ou d'avoir un ego démesuré.
L'arrivée simultanée de ces deux hommes dans l'entourage immédiat de PKP leur donne une influence considérable. Ce sont eux, dorénavant, les patrons du PQ.
Le directeur de cabinet est le détenteur de l'autorité du chef. Tout le monde doit passer par lui. Il vaut mieux être son ami...
Le leader parlementaire occupe la chaise voisine de celle du chef à l'Assemblée nationale. C'est lui qui dirige le jeu parlementaire, qui bloque les attaques des adversaires et qui autorise les questions des députés. Il vaut mieux être son ami...
Drainville et Duchesne sont non seulement d'anciens collègues de Radio-Canada, ils sont des amis. Ils se sont connus à l'émission Les affaires et la vie il y a 25 ans. Drainville est le parrain d'un enfant de Duchesne. Quand ce dernier a été cloué au lit par des maux de dos à l'automne 2012, Drainville, qui souffre aussi de maux de dos chroniques, lui a passé ses médicaments contre la douleur.
À partir de maintenant, ces deux amis se retrouvent dans la cabine de pilotage de l'avion du chef. «Deux paires de mains sur le volant... ou le manche à balai», dirait Jean Charest. Mais deux paires de mains qui gardent le même cap, celui de la souveraineté.
Duchesne et Drainville auront la lourde tâche de mener le parti vers le pouvoir, mais également vers une troisième étape référendaire. Pendant que le chef poursuivra son travail sur le terrain où il est à l'aise et bien accueilli, ses deux copilotes veilleront au contenu, à la logistique et à la stratégie.
On connaît leurs convictions, mais pas leur degré d'audace. Seront-ils des faucons... ou des caribous prêts à plonger indépendamment des risques? On les imagine mal se réfugier derrière des slogans ou des lignes de presse du genre : «conditions gagnantes» ou «au moment jugé opportun».
Pierre Karl Péladeau est prudent : il a confié l'énergie et les ressources naturelles à Pascal Bérubé. Contrairement à Martine Ouellet, Bérubé est prévisible. Il se collera à la ligne de presse de son patron sur les sujets litigieux comme Énergie Est. Ce n'est donc pas demain la veille qu'on aura une position claire et sans nuances sur les grandes controverses liées au pétrole des sables bitumineux.
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Stéphan Bédard 
PHOTO ARCHIVES LA PRESSE CANADIENNE
Stéphane Bédard ravalait ses émotions, mercredi matin, lorsqu'il a rencontré les journalistes pour la première fois depuis l'annonce de son déclassement au sein du cabinet fantôme de PKP. C'est dur, la politique, surtout quand on a été un soldat loyal. Dans le cas de Bédard, la décision a été d'autant plus difficile à accepter qu'elle touchait à la fois son ego et son portefeuille. Mais il a fait ça comme un pro : il a ravalé en se disant fier et satisfait du devoir accompli. «La fierté, c'est ce qui reste en bout de ligne», a-t-il lancé à la fin de son point de presse. 
«En bout de ligne»?

L’austérité d’abord

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10 septembre 2015 |Michel David | Québec
Que le poste de leader parlementaire soit le prix du ralliement de Bernard Drainville ou que Pierre Karl Péladeau ait voulu illustrer le renouveau qu’il souhaite, il demeure que le député de Marie-Victorin était le meilleur candidat. Ayant lui-même eu l’occasion de goûter à la médecine de M. Drainville durant la course à la chefferie, le nouveau chef du PQ aurait été bien mal avisé de ne pas mettre ses talents à profit.
 
M. Drainville est un souverainiste convaincu et un remarquable tribun, qui peut parler d’indépendance avec une grande passion, mais il sait aussi que ce n’est pas ce qui pourrait permettre au PQ de gagner la prochaine élection. M. Péladeau aura beau transformer le PQ en « machine de guerre », c’est d’abord sur son bilan que le gouvernement Couillard sera le plus vulnérable.
 
Courtiser les militants péquistes en proposant d’entrée de jeu le report d’un éventuel référendum à un deuxième mandat était une erreur stratégique que M. Drainville a tenté de corriger tant bien que mal, mais il a maintenu du début à la fin que le nouveau chef du PQ devait d’abord et avant tout prendre la direction de la lutte contre l’austérité. À entendre M. Péladeau mercredi à l’issue du caucus de ses députés, lui-même semble maintenant en être convaincu.
 
Être en mesure de faire élire un gouvernement majoritaire sur la promesse de tenir un référendum dans un premier mandat, comme le vise sans doute M. Péladeau, ne sera pas une mince affaire. Rafraîchir l’argumentaire souverainiste ne peut qu’être utile, mais il faudra surtout donner à un nombre suffisant d’électeurs qui demeurent imperméables à la souveraineté de bonnes raisons de tourner le dos aux libéraux.
 
Bernard Drainville excelle dans le pathos, quitte à faire un peu de démagogie. On peut lui faire confiance pour s’indigner tant qu’il le faudra de ce qu’il a appelé le « coût humain » de l’austérité libérale. Il lui reste à convaincre son chef que le report du déficit zéro est le corollaire de la lutte contre l’austérité. Dénoncer les compressions tout en acceptant l’échéancier budgétaire du gouvernement ne rime à rien, comme l’a bien compris Justin Trudeau. Durant la course à la chefferie, jamais M. Péladeau n’a voulu le reconnaître.
 

L’opposition officielle ne peut pas combattre l’austérité en faisant abstraction des syndicats du secteur public, qui sont sur la ligne de front et qui ont fait de la lutte contre les compressions budgétaires leur cheval de bataille dans les négociations pour le renouvellement des conventions collectives.
 
L’arrivée de M. Péladeau, dont la conversion à la social-démocratie et aux vertus du syndicalisme en laisse plusieurs sceptiques, a jeté un froid sur la relation privilégiée que le PQ a entretenue avec le monde syndical depuis près d’un demi-siècle, malgré d’inévitables périodes de friction. Son refus d’appuyer les centrales syndicales dans leur bras de fer avec le gouvernement n’était pas de nature à favoriser un rapprochement.
 
Le PQ enverrait cependant un « très mauvais signal à sa base militante » s’il maintenait cette position, a souligné le président de la CSN, Jacques Létourneau. L’affaire est délicate : s’il est vrai que les syndiqués demeurent nombreux dans les rangs péquistes, il est tout aussi manifeste que les demandes salariales du front commun paraissent excessives aux yeux d’une grande partie de la population.
 

Pour compliquer encore les choses, voilà maintenant que la CAQ fait de l’oeil aux enseignants, une clientèle naturelle du PQ, en voulant les exempter du gel salarial que le gouvernement entend imposer à tous les employés de l’État pendant deux ans. À entendre François Legault parler des limites du « ménage » dans les finances publiques dont il s’était fait le grand promoteur, c’est comme s’il voulait jouer au PQ le même tour que Justin Trudeau au NPD, en le débordant sur sa gauche. Curieusement, la CAQ ne parle plus de soumettre les enseignants à une procédure d’évaluation, comme elle le proposait jadis.
 
Il serait impensable que le PQ assiste en spectateur à l’affrontement qui s’annonce. Dans la perspective de l’élection d’octobre 2018 et plus encore dans celle d’un référendum, l’appui à tout le moins tacite du monde syndical est indispensable.
 
M. Péladeau a préféré confier à son nouveau leader parlementaire le soin de préciser la position de son parti. La « clause de non-appauvrissement » proposée par M. Drainville, autrement dit une indexation à l’inflation, demeure loin de l’augmentation de 13,5 % en trois ans que réclament les centrales syndicales, mais cela constituerait une nette amélioration par rapport aux 3 % en cinq ans qu’offre le gouvernement. Sauf que cela supposerait aussi le report du déficit zéro.

samedi, septembre 05, 2015

Stéphane Bédard n’est plus le leader parlementaire du PQ

http://ici.radio-canada.ca/nouvelles/politique/

Mise à jour le vendredi 4 septembre 2015 à 19 h 52 HAE
Stéphane Bédard
Stéphane Bédard

Pierre Karl Péladeau a décidé de retirer à Stéphane Bédard ses fonctions de leader parlementaire du Parti québécois, rapporte Sébastien Bovet, chef de bureau de Radio-Canada à Québec.
Selon une source au Parti québécois, M. Bédard a appris cet après-midi qu'il ne serait pas le leader parlementaire à la rentrée parlementaire.
Le poste de leader parlementaire est très important au sein des partis représentés à l'Assemblée nationale. Son détenteur décide des sujets abordés lors de la période des questions et les noms des députés qui les poseront. C'est le deuxième poste le plus important dans les travaux parlementaires après celui de chef.
M. Bédard a été aux commandes du PQ en qualité de chef de l'opposition officielle d'avril 2014 jusqu'au mois de mai dernier, avant de devenir leader de l'opposition officielle.
Élu dans la circonscription de Chicoutimi en 1998, les électeurs lui ont plusieurs fois renouvelé leur confiance.
Qui le remplacera?
On ne sait pas encore qui succédera dans la fonction au député de Chicoutimi, mais les noms de Bernard Drainville et Alexandre Cloutier circulent. M. Drainville, que l'on qualifie de batailleur, a appuyé Pierre Karl Péladeau lors de la course à la direction du PQ après avoir été son adversaire.

mercredi, mai 27, 2015

Les libéraux s'en prennent à Vidéotron, une des entreprises de PKP

http://www.985fm.ca/economie/nouvelles/

Publié par La Presse Canadienne le mercredi 27 mai 2015 à 12h20. Modifié par Danielle Arsenault à 12h55.
Les libéraux s'en prennent à Vidéotron, une des entreprises de PKP
Pierre Arcand
QUÉBEC - Le gouvernement Couillard balaie du revers de la main les critiques contre Hydro-Québec en attaquant de front Vidéotron, une des entreprises du chef péquiste Pierre Karl Péladeau.
Dans un débat en Chambre, mercredi, le ministre des Ressources naturelles et de l'Énergie, Pierre Arcand, s'en est ainsi pris directement au géant québécois des télécommunications, ainsi qu'au conglomérat Québecor. C'est la première fois que les libéraux éclaboussent le fleuron de l'empire de PKP, une de ses entreprises les plus rentables.

Le ministre répondait au porte-parole péquiste en matière d'Énergie, Bernard Drainville, qui, à la période de questions, accusait Hydro-Québec d'agir en «Shylock» en imposant des taux d'intérêt de 14,4 pour cent pour des comptes payés en retard.

M. Arcand a saisi la balle au bond en demandant combien Vidéotron et Québecor Média facturaient en taux d'intérêt à leurs clients mauvais payeurs, visant ainsi le conglomérat du nouveau chef péquiste. «Je serais curieux de savoir ce que Vidéotron, Québecor Média, l'ensemble de ces entreprises-là, chargent (sic) lorsque les clients sont en retard», a-t-il dit.

Du temps où il était président du conseil d'administration d'Hydro, M. Péladeau ne semblait pourtant pas se formaliser des taux d'intérêt de la société d'État, a ajouté le ministre.

M. Drainville est revenu à la charge en dénonçant les pratiques d'Hydro envers sa clientèle, au même moment où la société d'État a liquidé des équipements de 79 millions $ pour moins de 75 000 $, selon le dernier rapport de la vérificatrice générale.

«Ils (les libéraux) égorgent du monde et ils sont heureux de ça, vous chargez (sic) des taux usuraires de shylock», a lancé le député de Marie-Victorin.

Non démonté, le ministre en a même rajouté en affirmant que le géant des télécommunications faisait bien pire. «Dans le cas de Vidéotron, quand les clients sont en retard, c'est 19,56 pour cent», a-t-il lancé.

En point de presse peu après, avant de se rendre à la séance du conseil des ministres, M. Arcand s'est défendu de vouloir discréditer une grande entreprise québécoise. Il a assuré que son attaque visait l'opposition péquiste.

Vidéotron est devenu au fil des années l'entreprise la plus florissante du groupe Québecor. Au premier trimestre, les revenus de télécommunications de Québecor, en grande majorité générés par Vidéotron, ont été de 762,5 millions $, sur des revenus totaux de 948,6 millions $ pour l'ensemble de Québecor.

Vidéotron se targue d'avoir près de 1,8 million d'abonnés à son service de télédistribution, soit un taux de pénétration de plus 63 pour cent dans les résidences et les entreprises québécoises. L'entreprise a 1,5 million d'abonnés à son service de téléphonie mobile.

jeudi, avril 23, 2015

B. DRAINVILLE ET P. K. PÉLADEAU Mariage de raison

http://www.ledevoir.com/politique/

23 avril 2015 |Antoine Robitaille | Québec
La réaction sobre, voire éteinte de Pierre Karl Péladeau à l’annonce du ralliement de Bernard Drainville avait de quoi surprendre, mercredi. Après tout, la nouvelle signifiait qu’il était couronné chef du Parti québécois. On l’aurait cru aux anges ; il s’est contenté de prendre acte, ajoutant sans trop de conviction que cet ajout était un « enrichissement » pour son équipe. M. Péladeau n’a pas participé non plus à la conférence de presse du nouveau joueur de son équipe. C’était la « journée de Bernard », a-t-il noté sur un ton quasi mortuaire.
 
Le moins qu’on puisse dire, c’est qu’il n’y a pas de passion entre les deux personnages. Le mariage en est un de raison, s’est fait par dépit, et ce type d’union produit rarement des familles unies. De son côté, M. Drainville, à la question d’une reporter anglophone lui demandant si, à ses yeux, M. Péladeau « était le meilleur des candidats toujours en lice », a refusé de répondre. On le comprend : la collection de phrases et de questions assassines de M. Drainville à l’endroit du magnat de Québecor est vaste. Il eût été gênant et cynique pour le député de Marie-Victorin d’ajouter aux contradictions en vantant « Pierre Karl » sans retenue. Surtout quelque cinq jours après le débat de Québec où il avait exhorté les militants à ne pas céder « à la tentation de s’accrocher à un sauveur » ; où il avait fait comprendre que M. Péladeau était un « mirage » ; où il l’avait dépeint en néophyte incapable, ni d’« affronter Philippe Couillard jour après jour » au Parlement, ni de répondre quotidiennement aux journalistes sans s’« enfarger ».
 
Les courses à la chefferie engendrent, parfois pendant des décennies (pensons au clivage Chrétien-Martin au PLC), de durables détestations. Martine Ouellet, mercredi, a décidé de rester dans la course contre le camp de la « gouvernance souverainiste ». On l’imagine de moins en moins se rallier au couple Péladeau-Drainville. Alexandre Cloutier, survolté par l’idée de finir deuxième, avait pour sa part beaucoup de mal à gérer ses émotions.
 
La campagne avortée de M. Drainville a été vaillante et généreuse, pleine de propositions. Certains estiment qu’il est allé très loin dans la critique du meneur. Pourtant, le meneur maintenant couronné devra bien un jour répondre aux pertinentes questions de son nouvel allié. « Dans quoi veux-tu nous embarquer ? », lui demandait Drainville concernant la stratégie indépendantiste. La réponse, pour l’instant, est loin d’être claire. Les questions de l’autre candidat ayant abandonné, Jean-François Lisée, au sujet du malaise quant à la propriété de Québecor par M. Péladeau, méritent aussi des réponses. Ce ne sont là, en plus de souder son mariage de raison, que deux des nombreux défis du futur chef de ce parti, dont la présente course revêt un aspect existentiel.

mercredi, avril 22, 2015

Bernard Drainville se range derrière Pierre Karl Péladeau

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Bernard Drainville lors du débat de Québec pour la course à la direction du PQ
Bernard Drainville lors du débat de Québec pour la course à la direction du PQ  Photo :  PC/Jacques Boissinot
Bernard Drainville renonce à diriger le Parti québécois, a appris Radio-Canada. Il annoncera à 13 h qu'il se range derrière Pierre Karl Péladeau.
Selon certaines sources, le député de Marie-Victorin en serait tout simplement venu à la conclusion que l'avance de son rival était insurmontable.
Cette décision constitue sans contredit un tournant majeur dans la course à la succession de Pauline Marois. 
Le député de Saint-Jérôme est déjà donné largement favori dans les sondages pour remporter la course, dont le premier tour doit avoir lieu du 13 au 15 mai.
L'appui dont il dispose au sein de la députation péquiste est cependant moins décisif. Depuis le début de la course, il a rallié neuf députés, contre sept pour M. Drainville.
On ne sait pas pour le moment si les députés qui se sont rangés derrière Bernard Drainville le suivront dans le camp de M. Péladeau.
Les autres candidats n'ont que peu d'appuis au sein du caucus. Alexandre Cloutier a rallié trois députés, tandis que Martine Ouellet et Pierre Céré n'en ont aucun.
Avec les informations de Sébastien Bovet

vendredi, avril 17, 2015

Drainville durcit le ton face à PKP

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Le troisième débat des aspirants chefs du PQ a donné lieu à de vifs échanges

Bernard Drainville a recommandé aux militants de ne pas céder « à la tentation de s’accrocher à un sauveur » qui pourrait n’être qu’« un mirage ».
Photo: Jacques Boissinot
La Presse canadienne
Bernard Drainville a recommandé aux militants de ne pas céder « à la tentation de s’accrocher à un sauveur » qui pourrait n’être qu’« un mirage ».
Il était question d’entrée de jeu d’indépendance et Bernard Drainville, se posant en réaliste, a voulu pousser les autres candidats dans leurs derniers retranchements, à commencer par Pierre Karl Péladeau, lors du troisième débat de la course à la chefferie du Parti québécois.
 
Jusqu’ici, les candidats n’ont pas voulu « trop se maganer », a souligné Bernard Drainville, devant plus de 500 militants réunis au théâtre Impérial. Mais le candidat, avec une vigueur qui a été accueillie par des huées à l’occasion, a insisté pour obtenir des réponses. Animé par Gilles Gougeon, le débat a été relevé, et les échanges ont parfois été vifs.
 
« Dans quoi veux-tu nous embarquer », a-t-il lancé à Pierre Karl Péladeau. L’indépendance est une chose trop importante pour que quiconque demande « un chèque en blanc ».
 
Pierre Karl Péladeau a soutenu que le PQ a trois ans pour convaincre l’électorat « des bénéfices de l’indépendance, le meilleur moyen d’enrichir les Québécois. Il faut premièrement gagner les élections en ralliant les souverainistes qui se retrouvent en grand nombre à Québec solidaire et à la Coalition avenir Québec », a-t-il dit.
 
Et il y a cet Institut de recherche appliquée sur l’indépendance qu’il entend mettre sur pied, ce qui a amené Pierre Céré à parler d’un « institut de mathématique quantique sur la souveraineté », ce qui a fait rire l’assistance. Pierre Karl Péladeau a terminé la soirée en réitérant sa volonté « de faire du Québec un pays », la même expression qu’il a employée lors de son entrée en politique, mais sans le poing levé.
 
Dans son allocution de clôture, Bernard Drainville n’y est pas allé de main morte en visant Pierre Karl Péladeau sans le nommer, recommandant aux militants de ne pas céder « à la tentation de s’accrocher à un sauveur » qui pourrait n’être qu’« un mirage », de choisir un chef capable de faire gagner le PQ « au jour un », « quelqu’un capable de répondre aux journalistes tous les jours sans s’enfarger ».
 
Bernard Drainville est le seul candidat à envisager de ne pas tenir de référendum dès le premier mandat d’un gouvernement péquiste, ce qu’Alexandre Cloutier a qualifié de stratégie du « on verra »,ou des conditions gagnantes. « Ça ne nous mène nulle part », a dit celui qui propose d’ouvrir un registre pour recueillir un million de signatures avant le prochain référendum. Alexandre Cloutier s’est dit le mieux placé pour rassembler les souverainistes et les mobiliser. « Ce n’est pas une politique, l’enthousiasme », a répliqué Bernard Drainville.
 
Pour Martine Ouellet, il n’y a pas de temps à perdre. Le Québec, en restant au sein du Canada, essuie des reculs. « L’ambiguïté nous a coûté cher », a dit la candidate, elle qui refuse « le discours flou, mou et ambigu » et le « leadership des sondages ».
 
Pour Pierre Céré, qui a cité son directeur de l’organisation, âgé de 22 ans, « il faut sauver le PQ ». La défaite du 7 avril n’est pas un accident de parcours. Il existe « des fissures importantes » avec la jeunesse et les communautés culturelles. Il faut « bâtir des majorités au-delà de la politique partisane » et sortir de la « surenchère » à savoir qui sont les plus indépendantistes.
 
Investir dans l’éducation
 
Les candidats ont tous critiqué sévèrement les coupes en éducation faites par le gouvernement du Québec et celle faites dans la recherche par le gouvernement fédéral. Ils ont tour à tour défendu l’idée voulant qu’il soit « essentiel » de « réinvestir massivement »dans le système d’éducation du Québec pour mieux soutenir les enseignants, contrer le décrochage scolaire et mieux accompagner les élèves ayant des troubles d’apprentissage.
 
La gratuité scolaire a été remise sur la table par Pierre Céré, puis appuyée par Alexandre Cloutier « pour les familles les moins bien nanties du Québec ». Mais où aller chercher l’argent pour réinvestir dans l’éducation ? M. Péladeau s’est retrouvé à part du lot lorsqu’a été abordée cette question. Alors que ses adversaires refilent la facture aux banques et aux entreprises, M. Péladeau craint qu’une telle procédure ne fasse fuir les banques. « Les taxes sur les banques et les entreprises étaient là avant et elles ne sont pas parties. Il faut arrêter ce chantage », s’est outrée Martine Ouellet.
 
Le droit de grève des étudiants a été défendu par MM. Péladeau et Céré. M. Péladeau a réitéré que le droit de grève étudiant n’a pas à être encadré par l’État, puisque « le mouvement étudiant est souverain ».
 
Indépendant… et vert
 
Les candidats, plus particulièrement Martine Ouellet, Alexandre Cloutier, Bernard Drainville et Pierre Céré, ont réaffirmé qu’un Québec indépendant serait un Québec « vert » et souhaitent « s’éloigner du pétrole étranger ». Le moteur électrique, l’opposition aux projets de pipeline, de pétrole de schiste et aux sables bitumineux, la proactivité pour lutter contre les changements climatiques, la social-démocratie verte… ces expressions sont ressorties tout au long du débat. Pierre Karl Péladeau s’est montré moins bavard sur ce sujet.