Le chef de cabinet de Philippe Couillard publie une déclaration sur ses liens avec Marc Bibeau

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PUBLIÉ IL Y A 48 MINUTES | Mis à jour il y a 36 minutes
Le premier ministre Philippe Couillard et son chef de cabinet, Jean-Louis Dufresne
Le premier ministre Philippe Couillard et son chef de cabinet, Jean-Louis Dufresne
Photo : La Presse canadienne/Jacques Boissinot

RÉMUNÉRATION Les dirigeants de la Caisse de dépôt ont empoché 11 millions en 2016

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26 avril 2017 |Julien Arsenault - La Presse canadienne | Actualités économiques
Le président et chef de la direction de la Caisse de dépôt et placement du Québec, Michael Sabia
Le président et chef de la direction de la Caisse de dépôt et placement du Québec, Michael Sabia
Photo: Jacques Nadeau Le Devoir

Le président et chef de la direction de la Caisse de dépôt et placement du Québec, Michael Sabia
Les six plus hauts dirigeants de la Caisse de dépôt et placement du Québec (CDPQ) ont touché une rémunération totale d’environ 11 millions en 2016, ce qui constitue une hausse de 2,8 % sur un an.
 
Cette information figure dans le plus récent rapport annuel du gestionnaire québécois de régimes de retraite, rendu public mercredi.
 
Son président et chef de la direction, Michael Sabia, dont le salaire de base est demeuré inchangé à 500 000 $, a touché une paye totale de 2,82 millions, ce qui constitue une progression de 8,5 % par rapport à 2015. Ce montant tient compte du versement d’une rémunération incitative différée de 1,12 million. En 2013, le grand patron de la CDPQ avait choisi de différer 900 000 $ — une somme qui a fructifié en raison des rendements générés par la Caisse sur trois ans —, ce qui lui a permis de réaliser un rendement de 221 723 $.
 
Au total, les principaux dirigeants de la Caisse ont choisi de différer environ 6 millions. En ce qui a trait à M. Sabia, il s’agit d’un montant de 1,74 million.
 
En 2016, la Caisse, dont l’actif net se chiffrait à 270,7 milliards en date du 31 décembre dernier, a affiché un rendement de 7,6 %, soit 18,4 milliards, dépassant son indice de référence fixé à 5,8 %. Sur cinq ans, le rendement annualisé de la CDPQ a été de 10,2 %, soit 1,1 point de pourcentage de plus que son indice de référence. En matière de rémunération incitative, la Caisse fait valoir qu’« afin de renforcer une performance encore plus soutenue à long terme, à partir de 2016, celle-ci est dorénavant mesurée sur une période de cinq ans », comparativement à quatre ans auparavant.
 
Rémunération inférieure
 
Celui qui était jusqu’à tout récemment premier vice-président et chef des placements, Roland Lescure, arrive au deuxième rang au chapitre du salaire global, avec 2,62 millions, en hausse de 20 %. M. Lescure, qui a quitté ses fonctions au début du mois pour se joindre à la campagne du candidat à la présidentielle française Emmanuel Macron, a touché une somme différée de 987 739 $.
 
En dépit de l’augmentation, la rémunération totale des principaux patrons de la Caisse demeure inférieure à celle des autres gestionnaires de caisses de retraite dans le reste du pays. Par exemple, à l’Office d’investissement du Régime de pensions du Canada (OIRPC), dont l’actif atteignait 298,1 milliards, la rémunération globale des dirigeants a atteint 20,5 millions l’an dernier — une somme qui ne tient pas compte des primes incitatives différées.
 
Du côté du régime de retraite des enseignants de l’Ontario (Teachers) — dont l’actif était de 176,6 milliards en date du 31 décembre dernier —, les cinq plus hauts dirigeants ont reçu au total près de 19 millions en 2016. Ce montant comprend la valeur des régimes de retraite ainsi que du régime incitatif à long terme.
 
Primes pour les employés
 
À la CDPQ, les employés ont touché des primes de 59 millions, en hausse de 21 % par rapport à l’an dernier.
 
« Il y a eu un rendement annuel soutenu de 10,2 % sur cinq ans, a expliqué le directeur principal des relations avec les médias, Maxime Chagnon. La valeur ajoutée sur cette période est de 12,3 milliards. C’est significatif, comme performance. »
 
L’ensemble du personnel de la Caisse a choisi de différer jusqu’en 2019 une somme de 32 millions.
 
Finalement, les salaires et avantages sociaux sont passés de 240 à 284 millions — en hausse de 18 % — en 2016, alors que la CDPQ a terminé l’année avec 890 employés, soit une quarantaine de plus. Outre la progression de l’actif, le gestionnaire de régimes de retraite explique cette augmentation par son internationalisation ainsi que l’acquisition d’une expertise plus étoffée dans certains secteurs.

LIBRE-ÉCHANGE Avec l'ami Trump, pas besoin d'ennemi

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Jean-Robert Sansfaçon
26 avril 2017 |Jean-Robert Sansfaçon | Canada | Éditoriaux
Washington impose à nouveau des tarifs sur les importations de bois d’oeuvre canadien. Le Canada a tenté de négocier, en vain. Trump promettait de s’attaquer au Mexique et à la Chine, mais c’est le Canada qui prend les coups.

C'est la cinquième fois en trente ans que les Américains s’attaquent aux exportateurs canadiens de bois d’oeuvre. Chaque fois que le conflit a été porté devant des tribunaux indépendants, le Canada a gagné, mais au prix de milliers d’emplois perdus entre-temps.
 
Malgré ses défaites, la coalition américaine du bois d’oeuvre revient constamment à la charge pour exiger de son gouvernement qu’il impose à nouveau des droits compensateurs. Ce que Washington n’hésite jamais à faire pour des raisons électoralistes.
 
Faute de pouvoir faire reconnaître les décisions des tribunaux de l’ALENA ou de l’OMC dans cette industrie, le Canada est donc forcé de négocier des ententes à l’extérieur de l’ALENA qui l’obligent à s’imposer à lui-même des quotas ou des taxes pour avoir la paix pendant quelques années.
 
Depuis la fin de la dernière entente du genre signée en 2006 et prolongée jusqu’en 2015, Ottawa a tenté de renégocier avec l’industrie américaine, mais les exigences de celle-ci étaient si élevées qu’il a été impossible de conclure.
 
Hier, Québec a confirmé qu’il réservait 300 millions pour offrir des garanties de prêts aux entreprises touchées, surtout les plus petites qui devront verser des paiements rétroactifs, en attendant un éventuel règlement.
 
De son côté, Ottawa s’est contenté de dénoncer la décision américaine et d’inviter l’industrie canadienne à faire appel aux programmes d’aide existants… dont l’assurance-emploi. Pour l’avenir, on mise sur la Chine pour l’exportation du bois canadien, cette dictature avec laquelle Justin Trudeau rêve de signer un traité de libre-échange malgré l’absence de tribunaux impartiaux.
 

Autre dossier qui fait l’objet d’attaques répétées de Donald Trump, celui du lait. Hier, M. Trump a signé un autre de ses fameux décrets présidentiels destinés à combattre le protectionnisme du voisin tout en défendant le sien. À court terme, cela ne change rien, mais il est évident que la formule canadienne de gestion de l’offre sera remise en cause lors des prochaines négociations de l’ALENA.
 
Jusqu’à l’an dernier, certains producteurs américains profitaient d’une faille dans l’ALENA pour exporter du lait diafiltré destiné à la fabrication de fromage et de yogourt. Cela a conduit l’industrie canadienne à réduire le prix du lait utilisé pour ce type de produits, au grand dam des Américains incapables d’exporter le leur.
 
Faut-il pour autant mettre la hache dans la gestion de l’offre ? Les Américains n’ont pas accès au marché canadien pour plusieurs catégories de produits laitiers, mais en revanche, ils ne subissent pas la concurrence des Canadiens, qui se contentent de produire pour leur seul marché. Au final, le solde commercial est à l’avantage des Américains, contrairement à ce que prétend Donald Trump.
 
Il est vrai que cette façon de limiter la production aux seuls détenteurs de quotas locaux tout en imposant des tarifs de 250 % sur les importations jure dans un paysage de libre-échange. Difficile pour l’UPA, et pour le Canada, de défendre à la fois la fermeture des frontières au lait et à la volaille des autres tout en exigeant de leur part une pleine ouverture pour notre porc, notre bois d’oeuvre et notre sirop d’érable !
 
À moyen terme, il semble évident que les producteurs de lait et de volaille devront réformer leur système pour le rendre plus productif, plus créatif et plus ouvert sur le monde. De là à abolir la gestion de l’offre, il y a un pas qui est loin d’être franchi puisque cela devrait s’accompagner du rachat des quotas de production et du versement annuel de dizaines de millions en subventions sans avoir l’assurance d’une stabilité des prix pour les consommateurs.
 
Lors de la campagne électorale, Donald Trump promettait de faire disparaître les énormes surplus commerciaux enregistrés par la Chine et le Mexique. Jusqu’ici, c’est le Canada qui fait les frais de ses politiques malgré un ridicule surplus commercial de 3 milliards de dollars l’an dernier, soit l’équivalent d’une journée et demie d’échanges commerciaux, comparativement aux 380 milliards du surplus chinois. Encore une fois, les « faits alternatifs » ont parlé par la bouche de ce grand menteur qu’est Donald Trump.

L’UPAC cherche la source de la fuite sur Charest

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26 avril 2017 | Marie-Michèle Sioui - Correspondante parlementaire à Québec
L’ancien premier ministre Jean Charest affirme qu’on veut «porter atteinte à sa réputation».
L’ancien premier ministre Jean Charest affirme qu’on veut «porter atteinte à sa réputation».
Photo: Jacques Nadeau Le Devoir

Le gouvernement Couillard a insisté mardi sur l’importance de découvrir la source qui a permis la mise au jour de détails d’une enquête de l’Unité permanente anticorruption (UPAC) sur l’ex-premier ministre Jean Charest, disant s’inquiéter davantage de l’intégrité du processus judiciaire que des soupçons pesant sur l’ancien chef du Parti libéral du Québec (PLQ).

En fin de journée, l’UPAC a fait part d’inquiétudes semblables à celles formulées par les troupes de Philippe Couillard : elle a commandé une enquête interne « afin d’identifier l’origine de la transmission de documents confidentiels qui a permis la diffusion publique de certains éléments d’une enquête criminelle active ».

L’annonce de l’organisation de la lutte contre la corruption est venue clore une journée agitée à l’Assemblée nationale. Le gouvernement Couillard a essuyé des attaques de tous les partis au lendemain de révélations de TVA voulant que Jean Charest et l’ancien collecteur de fonds libéral Marc Bibeau eussent été ciblés par des enquêtes de l’UPAC jusqu’à l’an dernier.

« Maintenant, à moins que mon collègue ne me signale un seul cas, un seul cas qui touche le gouvernement que je dirige depuis 2014 et le parti que je dirige depuis mars 2013, je ne vois pas l’utilité de pousser cette discussion plus loin. Les autorités en prendront acte », a finalement déclaré Philippe Couillard, pressé de questions au Salon bleu. Il avait auparavant esquivé une demande du Parti québécois, qui exigeait d’entendre MM. Charest et Bibeau, sous serment, dans une commission parlementaire.

« Aujourd’hui, il y a des milliers de travailleurs forestiers et leur famille qui se demandent de quoi leur avenir va avoir l’air. Aujourd’hui, nous, on est aux côtés des travailleurs forestiers », avait ainsi répondu le premier ministre.

Jean Charest réaffirme son innocence

Selon les informations de TVA, l’enquête qui aurait entraîné la surveillance de Jean Charest et de Marc Bibeau concernerait notamment le financement politique et l’octroi de contrats publics. Elle est encore en cours et n’a toujours pas été transmise au Directeur des poursuites criminelles et pénales (DPCP) : elle n’a donc mené à aucune accusation jusqu’ici.

« Je prends acte de la déclaration du Directeur des poursuites criminelles et pénales à l’effet qu’“aucun dossier ne lui a été transmis”. Je ne ferai aucun autre commentaire, si ce n’est pour réaffirmer mon innocence face aux allégations qui circulent », a d’ailleurs affirmé l’ex-premier ministre et chef du PLQ, Jean Charest, par l’entremise de son avocat.

« Notre client est outré par le fait que de l’information apparemment obtenue en cours d’enquête, pourtant confidentielle, y compris des renseignements personnels, soit délibérément coulée dans les médias dans le seul but de porter atteinte à sa réputation, sur la foi de conjectures », a aussi fait savoir l’avocat de Marc Bibeau, Léon Moubayed.

En coulisses, on s’est inquiété que les fuites dans les médias ne fassent dérailler l’enquête de l’UPAC en plaçant MM. Charest et Bibeau sur leurs gardes. Officiellement, les rares élus libéraux qui ont commenté la nouvelle, comme le ministre de la Sécurité publique Martin Coiteux, se sont inquiétés de la préservation de « l’intégrité du système d’enquête et du système de justice »« Mon inquiétude, ce n’est pas pour un parti politique. Mon inquiétude, c’est pour l’ensemble de ce système. S’il y a des gens qui ont commis des gestes graves, on veut qu’ils en répondent à la justice. [Pour cela], il faut que les enquêtes soient menées dans toute l’intégrité possible », a-t-il déclaré.

Le président du Conseil du trésor, Pierre Moreau, s’est inquiété de l’origine de la fuite dans les médias, précisant qu’il ne critiquait pas le travail de ces derniers. « Je ne vois rien dans les faits rapportés ce matin [mardi] qui constitue un geste répréhensible au plan pénal ou criminel, sauf le geste qui aurait été posé par une personne qui a prêté le serment de sauvegarder la confidentialité des informations dans le cadre d’une enquête et qui viole ce serment-là. Ça, ce serait un acte criminel », a-t-il avancé.

L’élu libéral s’est défendu de tenter de faire dévier le débat ou de proposer une chasse aux sources. « Le problème, a-t-il dit, c’est : d’où vient le document ? Qui l’a rendu public et est-ce que, ce faisant, il n’a pas commis un geste criminel ? »

Chercher les « patrons »

L’opposition n’a pas pointé le même « problème ». Selon le chef du PQ, Jean-François Lisée, l’enquête dévoilée dans les médias démontre la nécessité de faire témoigner MM. Charest et Bibeau publiquement. « C’est clair que ce n’est pas Nathalie Normandeau qui a organisé ce système-là, a-t-il déclaré au sujet de l’ex-vice-première ministre du gouvernement Charest, actuellement accusée de complot, de corruption, de fraude et d’abus de confiance. Si la vice-première ministre est accusée d’avoir participé à un système de corruption criminelle pour dévoyer des fonds publics, elle n’a pas inventé ce système-là, elle ne l’a pas dirigé seule, et le fait que l’UPAC essaie d’avoir des preuves sur M. Bibeau et M. Charest montre bien qu’elle cherche [à savoir] qui étaient les patrons de Mme Normandeau. »

La Coalition avenir Québec a plutôt tenté de contraindre le gouvernement à identifier les trois ministres ou députés dont les noms ont été voilés sur un diagramme policier qui illustrerait le financement politique illégal qui aurait eu cours au PLQ. « Ce tableau de l’UPAC nous apprend qu’il y a un lien entre Marc Bibeau et la nomination d’au moins trois ministres, a souligné la députée Nathalie Roy. Vous nous avez promis de la transparence ? Qui sont ces trois ministres ? » a-t-elle demandé à Martin Coiteux.

« On est au Québec, on est dans une société démocratique, on est dans une société de droit, nous ne sommes pas dans une république de bananes. Alors, on n’est pas dans une société où le gouvernement se met les deux pieds dans les enquêtes », a répliqué le ministre libéral.

Le député de Québec solidaire Amir Khadir a d’abord reconnu qu’à son avis, les méthodes de financement du PLQ ont changé. Il a cependant dénoncé la lenteur du processus judiciaire. « Quand la justice n’est pas rendue en temps utile, quand ce genre d’enquêtes là fait en sorte que la justice est défaillante, ça fait en sorte qu’on a encore un gouvernement libéral qui n’a pas rendu des comptes sur la corruption des moeurs politiques dont le suspect no 1 est M. Charest », a-t-il déclaré.

Jean-François Lisée en a rajouté. « Depuis un certain temps se pose la question de l’immunité libérale dans notre système de justice. L’immunité libérale, est-ce que ça existe ? […] Est-ce qu’il y a un système qui fait en sorte que la plus grande enquête de corruption de l’histoire politique du Québec n’arrive jamais à aboutir à la tête du réseau ? » a-t-il demandé.

Philippe Couillard a qualifié l’exercice du chef péquiste de « triste »« Je rappelle d’ailleurs qu’il n’y a pas de jugements de tribunaux qui ont été prononcés encore. […] les institutions judiciaires de notre État jouent leur rôle de façon indépendante et il n’appartient ni à l’opposition officielle, ni à la deuxième opposition, ni à nous de nous immiscer dans leur travail », a-t-il insisté. Il a ensuite ajouté que, ce que les Québécois « veulent », c’est un « Québec plus prospère, un Québec où l’emploi se crée ».

Liberté de presse: le Canada perd des plumes

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Le pays passe au 22e rang dans l’index de Reporters sans frontières

26 avril 2017 11h02 |Stéphane Baillargeon
<em>«</em><em> </em><em>Jamais la liberté de presse n’a été aussi menacée</em><em> </em><em>»</em> s’alarme RSF.
« Jamais la liberté de presse n’a été aussi menacée » s’alarme RSF.Photo: Getty Images

Le Canada perd encore des places dans le classement par pays sur la liberté de la presse dans le monde en chutant de la 18e place en 2016 à la 22e en 2017. Le pays se retrouve maintenant entre Samoa (21e rang) et la République Thèque, la Namibie, l’Uruguay et le Ghana qui occupent les positions suivantes.

La Canada était au 10e rang il y a deux ans. La nouvelle chute de quatre places s’explique notamment par la mise sous surveillance de journalistes par des corps policiers du Québec et un ordre de cour obligeant un reporter du média Vice à révéler ses sources à la Gendarmerie royale (la décision est contestée). Le justificatif de l’organisme évoque aussi l’absence d’une loi parapluie pour protéger le travail des médias et la surveillance légale des activités en ligne des citoyens.

Le rapport annuel de l’organisme Reporters sans frontières (RSF) est divulgué ce matin dans cinq capitales, Paris, Londres, Washington, Tunis et Rio. L’analyse révèle une détérioration générale des conditions d’exercice d’un journalisme libre et sans contraintes à l’échelle planétaire.

« Jamais la liberté de presse n’a été aussi menacée » s’alarme RSF en évoquant les attaques anti-médias, les fausses nouvelles et le triomphe politique de personnalités politiques à la Donald Trump, fortement hostiles à la presse.

Les pires et les meilleurs
 
L’index mis au point par RSF établit que la liberté de presse se retrouve en situation jugée « difficile » ou « très grave » dans 72 pays sur les 180 recensés. Les pires situations se retrouvent en Afrique (pour les deux tiers du continent), en Amérique centrale, en Asie (Chine, Inde) et en Russie. La presse est jugée libre, mais à différents degrés, dans une cinquantaine de pays concentrés en Europe, En Amérique du Nord, en Océanie (Australie et Nouvelle-Zélande) et dans le sud du continent africain.

Comme l’an dernier, comme d’habitude dans ce genre de classement mondial, les pays scandinaves se retrouvent encore dans les positions les plus enviables. La Norvège, la Suède, la Finlande et le Danemark sont identifiés comme élèves modèles. L’Islande occupe le 10e rang. Le Costa Rica et la Jamaïque se retrouvent aussi les dix premières positions.

Le bas de la liste n’offre pas non plus de surprise. On y retrouve cette fois, tout en bas, la Corée du Nord, l’Érythrée le Turkménistan, la Syrie et puis la Chine au 176e rang.

« L’obsession de la surveillance et le non-respect du secret des sources contribuent à faire glisser vers le bas de nombreux pays considérés hier comme vertueux : les États-Unis (43e, -2 places), le Royaume-Uni (40e, -2), le Chili (33e, -2) ou encore la Nouvelle-Zélande (13e, -8) », selon l’ONG. Le Canada n’est pas cité dans cette liste mais pourrait l’être avec sa baisse de 4 rangs.

L’ombre de Donald Trump hante ce rapport. Les États-Unis se positionnent maintenant entre le Burkina Faso et les Comores. L’analyse rappelle que le nouveau président a désigné la presse comme « ennemi du peuple américain ». Par contre, la guerre aux lanceurs d’alerte a commencé sous l’administration précédente.

« L'UPAC devrait se demander à quoi servait l'argent », dit un ex-président du PLQ



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