Le Canada, « une nation » : Trudeau choque les péquistes Ouellet et Hivon

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PUBLIÉ LE SAMEDI 2 JUILLET 2016 À 14 H 37
Justin Trudeau à l'occasion de la fête du Canada
Justin Trudeau à l'occasion de la fête du Canada 
 
PHOTO : LA PRESSE CANADIENNE/JUSTIN TANG
Le discours du premier ministre du Canada Justin Trudeau à l'occasion du 1er juillet n'a pas plu aux candidates à la direction du Parti québécois (PQ) Martine Ouellet et Véronique Hivon.
C'est que dans une vidéo publiée sur les réseaux sociaux à l'occasion de la fête du Canada, M. Trudeau a évoqué que le Canada formait « une nation » depuis 149 ans.
La péquiste Martine Ouellet a demandé sur Facebook au premier ministre de se rétracter en l'accusant de « carrément réinventer l'histoire ». « [C'est] une insulte à tout ce que notre héritage [québécois] représente », a-t-elle écrit, après avoir comparé le premier ministre à son père, Pierre Elliot Trudeau.
Martine Ouellet, lors du lancement de sa campagne à la direction du Parti québécois à Montréal. (Archives)
Martine Ouellet, lors du lancement de sa campagne à la direction du Parti québécois à Montréal. (Archives)  
 PHOTO : GRAHAM HUGHES
Sur Facebook également, Véronique Hivon s'adresse directement à lui, puis affirme que les « Québécois forment une nation et que, comme toute nation normale, ils devraient avoir un pays ».
Les deux candidates à la chefferie du PQ ont promis de faire de l'indépendance du Québec un élément central de leurs campagnes respectives si elles devenaient chefs du parti.
Martine Ouellet est la seule candidate à promettre un référendum sur la souveraineté dès le premier mandat.

Lancement officiel de la course à la direction du PQ

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PUBLIÉ IL Y A 27 MINUTES
Les candidats à la direction de du PQ : Martine Ouellet, Alexandre Cloutier, Jean-François Lisee et Veronique Hivon. Au centre, le chef du parti par intérim, Sylvain Gaudreault.
 PHOTO : JACQUES BOISSINOT
Les candidats à la direction de du PQ : Martine Ouellet, Alexandre Cloutier, Jean-François Lisee et Veronique Hivon. Au centre, le chef du parti par intérim, Sylvain Gaudreault. 

Une collecte de fonds pour Nathalie Normandeau

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EXCLUSIF
Publié le 03 juillet 2016 à 23h21 | Mis à jour le 04 juillet 2016 à 07h47
L'ancienne vice-première-ministre et ex-animatrice au FM93, Nathalie Normandeau... (Photothèque Le Soleil, Patrice Laroche)
PHOTOTHÈQUE LE SOLEIL, PATRICE LAROCHE
L'ancienne vice-première-ministre et ex-animatrice au FM93, Nathalie Normandeau au palais de justice de Québec, le 31 mai 2016

(Québec) Un groupe de Gaspésiens met sur pied un fonds de défense pour Nathalie Normandeau, se donnant la mission de collecter les dons du public afin d'aider l'ex-vice-première ministre libérale dans ses différentes démarches juridiques.
Mairesse de Maria de 1995 à 1998 et députée provinciale de Bonaventure durant plus de 12 ans, Nathalie Normandeau semble toujours bénéficier de soutien dans sa Gaspésie natale, malgré les diverses accusations liées à la corruption pesant sur elle.
«Mme Normandeau a toujours fait de notre région sa priorité. Elle s'est dévouée pour faire valoir nos intérêts et faire entendre notre voix», expliquent les instigateurs du fonds de défense, André Poirier et Fabrice Bourque, dans un document dont Le Soleil a obtenu copie dimanche. «Maintenant, c'est à nous de lui donner les moyens pour qu'elle puisse se défendre», poursuivent-ils.
1000 $ ou moins
Les deux hommes sollicitent des dons de 1000 $ ou moins à l'endroit du Fonds de défense Nathalie Normandeau, afin de permettre à cette dernière d'être bien outillée lors de son procès à venir. Ils souhaitent que le mouvement de solidarité dépasse les frontières de leur région. «Le mouvement émane de la Gaspésie, mais nous souhaitons qu'il déferle sur toute la province. Ambassadrice de toutes les régions, Nathalie les a représentées avec force et conviction.»
Si le montant amassé par le fonds en vient à dépasser les frais encourus par les démarches juridiques de l'ex-politicienne, l'excédent sera transféré à la Fondation communautaire Gaspésie-Les Îles, un organisme à but non lucratif, expliquent les instigateurs.
Rappelons que des accusations de complot, corruption, abus de confiance et fraude envers le gouvernement pèsent sur Nathalie Normandeau à la suite de son arrestation par l'Unité permanente anticorruption (UPAC), le 17 mars dernier. La femme politique devenue animatrice radio au FM93 poursuit également son ancien employeur, Cogeco, qui l'a suspendue sans solde puis congédiée à la suite de son arrestation. Mme Normandeau réclame le salaire qui lui était dû jusqu'en 2019 et un montant de 150 000 $ en dommages et intérêts.

Attentat de l'EI ayant fait plus de 200 morts: l'Irak en deuil

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Publié le 04 juillet 2016 à 07h19 | Mis à jour à 07h19
Des Irakiens pleurent la mort de victimes sur... (PHOTO SABAH ARAR, AFP)
PHOTO SABAH ARAR, AFP
Des Irakiens pleurent la mort de victimes sur les lieux de l'attentat, le 4 juillet à Bagdad.

W.G. DUNLOP
Agence France-Presse
BAGDAD
L'Irak rendait hommage lundi aux plus de 200 personnes tuées dimanche à Bagdad par un attentat suicide du groupe État islamique (EI), l'un des pires jamais perpétrés dans le pays.
Les autorités ont nettement revu à la hausse le bilan de l'attentat qui s'élevait à 119 morts dimanche soir.
Il devient ainsi l'un des plus meurtriers qu'ait connu l'Irak, habitué depuis des années aux attentats et attaques visant des lieux fréquentés comme les centres commerciaux, les marchés ou les mosquées.
Cette attaque met de nouveau en lumière l'incapacité du pouvoir irakien à instaurer des mesures de sécurité efficaces pour les prévenir à Bagdad.
Le premier ministre Haider Al-Abadi, qui s'est rendu sur les lieux du drame dimanche, a promis d'en « punir » les responsables. Il a aussi annoncé un deuil national de trois jours.
L'attentat a été perpétré par un kamikaze de l'EI qui a fait exploser dimanche avant l'aube une voiture piégée dans une rue bondée du quartier commerçant de Karrada. De nombreux habitants s'y pressaient pour faire leurs courses avant la fête marquant la fin du mois sacré musulman du ramadan.
Outre les morts, plus de 200 personnes ont été blessées, selon des responsables de la sécurité.
Le bilan s'est progressivement alourdi car l'énorme déflagration a provoqué des incendies dans plusieurs immeubles et échoppes.
Hussein Ali, un ancien soldat de 24 ans, a affirmé que six employés dans un magasin appartenant à sa famille avaient été tués. « Je vais de nouveau rejoindre le champ de bataille. Au moins là-bas je connais l'ennemi et je peux le combattre. Mais ici, je ne sais pas contre qui je dois lutter », a-t-il dit à l'AFP.
Colère de la population
L'attentat a été revendiqué par l'EI, qui a indiqué dans un communiqué que le kamikaze irakien avait visé un rassemblement de chiites, communauté musulmane majoritaire en Irak et considérée comme hérétique par le groupe ultraradical sunnite.
Cette attaque démontre que l'EI reste capable de commettre des actions très meurtrières au coeur même de Bagdad malgré les revers militaires qu'il subit sur le terrain depuis plusieurs mois. Il a ainsi perdu ses principaux bastions, dont les villes de Tikrit, Ramadi et Fallouja, cette dernière ayant été reconquise par les forces irakiennes il y a huit jours.
Critiqué par son incapacité à protéger les populations civiles, M. Abadi a annoncé dimanche la modification des mesures de sécurité, notamment le retrait de détecteurs d'explosifs dont l'efficacité avait été mise en doute.
Le premier ministre a aussi ordonné au ministère de l'Intérieur d'accélérer le déploiement du « dispositif Rapiscan pour la recherche de véhicules » à toutes les entrées de Bagdad, où se pressent chaque jour des milliers de poids-lourds et de voitures particulières.
Des images vidéo ont montré la colère de certains habitants qui ont lancé des pierres sur le convoi de M. Abadi lorsqu'il s'est rendu sur les lieux du drame dimanche. Le premier ministre a déclaré « comprendre les sentiments d'émotion », de « tristesse et de colère ».
L'attentat de Bagdad a été dénoncé par de nombreux responsables étrangers, dont l'envoyé de l'ONU pour l'Irak, Jan Kubich, qui l'a qualifié d'« acte lâche et odieux aux proportions inégalées ».
L'attaque « ne fait que renforcer notre détermination à soutenir les forces de sécurité irakiennes », a déclaré le porte-parole du Conseil national de sécurité américain, Ned Price.
Les Américains conduisent la coalition internationale qui mène chaque jour des frappes aériennes sur les positions de l'EI dans les zones qu'il contrôle. Elles ont permis aux forces irakiennes de reprendre une partie des territoires perdus en 2014 et de progresser vers Mossoul, la deuxième ville du pays et dernier bastion de l'EI.
Les djihadistes sont également sous pression en Syrie, où ils perdent du terrain dans le nord et l'est, mais conservent encore d'importants territoires, dont Raqa, leur capitale de facto dans ce pays.