OMERTA AU MINISTÈRE DES TRANSPORTS Une culture libérale

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10 juin 2016 |Antoine Robitaille | Québec
Philippe Couillard a bien maladroitement relativisé l’omerta au ministère des Transports en qualifiant l’affaire de « problème profond de culture dans l’administration publique ». À l’écouter, le PLQ n’aurait que peu à voir avec ces pratiques du secret, en matière d’affaires louches, du « plus gros donneur d’ouvrage » au Québec. Faux ! Cette culture s’est enracinée, a prospéré lors de mandats libéraux. S’il veut vraiment assainir le MTQ, il lui faudrait commencer par l’admettre.

Le témoignage de l’analyste Annie Trudel et de l’experte en audit Louise Boily, devant la Commission de l’administration publique, a eu l’effet d’une bombe à fragmentation à l’Assemblée nationale : débat d’urgence, accusation d’outrage au parlement, demande de prolongation de la session. Normal : les allégations, vraiment graves, dont certaines sont potentiellement criminelles, ont de quoi bouleverser : fractionnement de contrats, intimidation, dissimulation systématique des traces, sabotage, mensonge, falsification de documents déposés à l’Assemblée nationale et à l’UPAC, etc.
 
Le premier ministre a soutenu qu’il fallait prendre ces allégations « excessivement [sic]sérieusement et sans compromis ». Il s’est toutefois contredit lorsqu’il a entrepris de les relativiser, en soutenant qu’elles relèvent d’un « problème de culture organisationnelle qui dure depuis au moins 20 ans, d’après moi, et même plus ». À l’écouter, il serait à peine caricatural de conclure que, au fond, ce serait la faute à Duplessis, ou, pourquoi pas avant le « cheuf », à Vautrin, voire Mercier !
 
Il ne s’agit pas ici de nier que l’antique « voirie », les « travaux publics » et autres transports ne furent pas, traditionnellement, à travers l’histoire, le lieu de combines douteuses couvertes par de scandaleuses omertas. Dans ses mémoires, René Lévesque raconte son arrivée à la tête du ministère des Travaux publics en 1960. Les « contracteurs » unionistes régnaient en barons. Il les rabroue. Mais, rapidement, c’est un candidat libéral défait de justesse qui lui propose de lui confier l’attribution des contrats aux entrepreneurs libéraux. Lévesque, outré, refuse évidemment et rappelle les promesses de l’Équipe du tonnerre consistant à instaurer des règles saines, comme celle du plus bas soumissionnaire. L’autre le traite de « naïf » et claque la porte !
 
Certaines habitudes, en moins grossier, semblent avoir perduré : il suffit de lire le chapitre 6 de la partie 3 du rapport Charbonneau, consacré au ministère des Transports. Reste que cette « culture » est trop aisément invoquée par M. Couillard comme un ensemble de pratiques relevant d’abord de l’« administratif ». Dans son discours, il semble qu’un pilier de notre régime, le principe de responsabilité ministérielle, soit en passe d’être abandonné. Le 19 mai, au lendemain de l’éclatement de l’affaire Poëti, Jacques Daoust et Philippe Couillard annoncent le limogeage d’une sous-ministre et d’un chef de cabinet. L’administratif encaisse. Le lendemain du témoignage d’Annie Trudel et de Louise Boily, le premier ministre évoque une maladie de l’administratif. Or il semble superflu de le rappeler, mais les politiques sont les patrons des « administratifs ». Devant la commission Charbonneau, l’ancien sous-ministre Jean-Paul Beaulieu a, par exemple, « décrit la situation de vulnérabilité dans laquelle se trouvent souvent de hauts fonctionnaires de l’État lorsque surviennent des changements de gouvernement ».
 
M. Couillard veut faire oublier que le Parti libéral est au pouvoir de manière presque continue depuis 13 ans. Que, dans ces années, par exemple, son prédécesseur Jean Charest avait admis, à la stupéfaction générale, ne pas avoir lu le premier rapport Duchesneau. Depuis 2014, M. Couillard a eu dans son cabinet au moins deux anciens ministres des Transports qui doivent en connaître assez long sur les graves problèmes de « culture » du ministère des Transports : Julie Boulet et Sam Hamad. Mme Boulet, dont le comté était « le mieux asphalté du Québec », selon l’avis de son ancien chef de cabinet. M. Hamad, qui avait refusé de lire le rapport Duchesneau et dont le rapport du Commissaire à l’éthique, dans l’affaire Premier tech, démontre qu’il s’est montré « plus qu’imprudent en contrevenant aux principes éthiques de base dans la gestion des fonds publics ». Cela n’indique-t-il pas un problème de culture ?
 
Depuis mercredi soir, on comprend que le MTQ a tout fait pour ne pas collaborer avec la commission Charbonneau. Les « problèmes » de Louise Boily sont étrangement coïncidents : ils commencent en 2011. La Commission de l’administration publique aura réussi à compenser en partie les carences de la commission Charbonneau quant au MTQ. Il est donc enrageant que les députés libéraux aient décidé d’arrêter le bon travail de la CAP, laquelle aurait dû pouvoir interroger d’autres acteurs présumés de l’omerta au MTQ, Nathalie Noël et Danièle Cantin. Mais il ne s’agit peut-être que d’une pause dans l’étude de la fameuse culture.

SONDAGE LÉGER Le PLQ en baisse... et Poëti en hausse

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10 juin 2016 |Marco Fortier
Le premier ministre Philippe Couillard est le politicien récoltant le plus haut score de «mauvaise opinion».
Photo: Jacques Boissinot La Presse canadienne
Le premier ministre Philippe Couillard est le politicien récoltant le plus haut score de «mauvaise opinion».

Pour le gouvernement Couillard, c’est une session parlementaire à oublier. Le Parti libéral du Québec (PLQ) atteint un sommet d’insatisfaction et perd des points dans les intentions de vote, même auprès de sa base électorale de Montréal, révèle un sondage de la firme Léger mené pour Le Devoir et Le Journal de Montréal.

Comble de l’ironie, l’ex-ministre Robert Poëti, qui a sonné l’alarme au sujet des irrégularités au ministère des Transports du Québec (MTQ), est le membre le plus populaire du gouvernement Couillard, révèle le baromètre des personnalités politiques. Son successeur au MTQ, le ministre Jacques Daoust, figure au 60e et dernier rang des personnalités les plus estimées.

Le sondage, mené en ligne du 6 au 8 juin auprès de 990 électeurs québécois, confirme que la session parlementaire difficile du gouvernement Couillard a miné la confiance des électeurs. Le PLQ perd trois points dans les intentions de vote, à 32 %, à peu près le même résultat qu’au scrutin de septembre 2012 (31,2 %) remporté par le Parti québécois de Pauline Marois.

La baisse des appuis aux libéraux profite à la Coalition avenir Québec (CAQ) de François Legault, qui remonte de trois points à 24 %. Le Parti québécois (PQ), dirigé par un chef intérimaire depuis la démission-choc de Pierre Karl Péladeau, se maintient à 30 %. Et Québec solidaire reste figé à 10 %.

Le PQ domine tout de même chez les francophones, avec 37 % des intentions de vote, devant la CAQ (28 %) et le PLQ (21 %), ce qui lui donne un avantage sur ses adversaires en raison du nombre élevé de circonscriptions à prédominance francophone.

Fait à souligner, les libéraux ont perdu huit points en un mois dans la région de Montréal — leur fief électoral — où ils obtiennent 37 % des intentions de vote, contre 45 % en mai. Près de sept électeurs québécois sur 10 (68 %) sont insatisfaits du gouvernement, une grogne en hausse de quatre points depuis un mois.

« C’est une fin de session extrêmement difficile, c’est le moins qu’on puisse dire, pour le Parti libéral », dit Christian Bourque, vice-président et associé chez Léger.

Poëti populaire

Le baromètre des personnalités politiques, publié chaque mois de juin par Léger, montre que les temps sont durs pour le PLQ. L’élu libéral le plus populaire, Robert Poëti, figure au 18e rang des personnalités, toutes catégories confondues (fédérales, provinciales, municipales).

L’ancien ministre, démis de ses fonctions en janvier dernier par Philippe Couillard, a gagné huit points dans ce baromètre depuis juin 2015 ; 31 % des répondants ont une bonne opinion du député libéral, qui a dénoncé le mois dernier la lenteur du MTQ à réagir aux soupçons de malversation dans l’attribution de contrats.

À peine 7 % des électeurs ont une bonne opinion de Jacques Daoust, le successeur de M. Poëti aux Transports. Les trois personnalités politiques qui suscitent les opinions les plus défavorables des électeurs sont des membres importants du gouvernement Couillard : le premier ministre lui-même (dont 59 % des répondants ont une mauvaise opinion), le ministre de la Santé Gaétan Barrette (54 % ont une mauvaise opinion) et Sam Hamad (50 % ont une mauvaise opinion).

Ce jugement sévère des électeurs à l’endroit de membres influents du gouvernement montre l’ampleur du défi qui attend le chef libéral pour reconquérir l’électorat, estime le sondeur Christian Bourque. « Vivement l’été politique pour M. Couillard », dit-il.

Une session pénible

La session parlementaire doit prendre fin ce vendredi à Québec, après des jours mouvementés pour le gouvernement libéral. L’ancien ministre Robert Poëti a d’abord jeté un pavé dans la mare en affirmant le mois dernier que la direction du MTQ — un des plus importants donneurs de contrats publics au Québec — mettait bien peu d’empressement à donner le coup de barre qui s’impose dans ses relations avec ses fournisseurs, notamment les firmes de génie-conseil.

La sous-ministre des Transports, Dominique Savoie, a été démise de ses fonctions. Le chef de cabinet de Jacques Daoust a aussi été muté. Deux anciennes responsables des enquêtes internes au MTQ, Annie Trudel et Louise Boily, ont témoigné à leur tour, mercredi, du climat d’intimidation qui règne au sein du Ministère.

Comme si ce n’était pas assez, le ministre Daoust se démène pour expliquer des contradictions dans la façon dont Investissement Québec s’est départi de ses actions dans Rona, ce fleuron québécois passé aux mains du géant américain Lowe’s.

Cloutier et Hivon bien vus

À peine quatre élus de l’Assemblée nationale se classent parmi les 10 politiciens les plus populaires au Québec, indique le sondage. Les aspirants-chefs péquistes Véronique Hivon (6e rang) et Alexandre Cloutier (8e rang), ainsi que Françoise David, de Québec solidaire, (5e) et François Legault, de la CAQ, (7e) font ainsi le top 10 des personnalités. La députée Hivon a gagné 14 points en un an, signe que sa notoriété a augmenté depuis sa candidature à la chefferie du PQ, estime Christian Bourque, de Léger.

Justin Trudeau remporte la palme du politicien le plus populaire, avec 63 % d’opinions favorables. Le premier ministre du Canada a gagné 21 points depuis l’an dernier, quand il dirigeait le deuxième parti de l’opposition. Il détrône le maire de Montréal, Denis Coderre, au deuxième rang au palmarès des élus, avec 60 % d’opinions favorables (contre 69 % à pareille date l’an dernier). Le maire de Québec, Régis Labeaume, suit à 54 %, puis le chef du Nouveau Parti démocratique, Thomas Mulcair (qui a échoué son vote de confiance en avril), est 5e, à 50 %.

Fait inusité, plusieurs élus importants, à Québec et à Ottawa, sont d’illustres inconnus : 68 % des répondants ne connaissent pas le ministre David Heurtel, n’ont pas d’opinion à son sujet ou refusent de se prononcer. Ses collègues François Blais, Stéphanie Vallée, Geoffrey Kelley, Dominique Vien, Luc Fortin, Julie Boulet, Laurent Lessard et Dominique Anglade, notamment, sont aussi inconnus d’une bonne partie de la population, selon le sondage.

Un échantillon probabiliste de la taille de ce sondage (990 personnes) aurait une marge d’erreur de 3,1 % dans 19 cas sur 20.
Intentions de vote au provincial
 Mai 2016Aujourd'hui
PLQ35 %32 %
PQ30 %30 %
CAQ21 %24 %
QS10 %10 %
Autres4 %4 %

Source des encadrés : Sondage Léger-Le Devoir-Le Journal de Montréal-Le Journal de Québec mené en ligne les 6 et 8 juin 2016 auprès de 990 Québécois ayant le droit de vote. Un échantillon probabiliste de cette taille aurait une marge d’erreur de plus ou moins 3,1 % dans 19 cas sur 20.

Le leader du groupe armé État islamique au Bangladesh serait Ontarien

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Publié le 09 juin 2016 à 09h30 | Mis à jour le 09 juin 2016 à 11h09
Des militants de l'État islamique, en Irak.... (PHOTO ALBARAKA NEWS, ARCHIVES AFP)
Des militants de l'État islamique, en Irak.PHOTO ALBARAKA NEWS, ARCHIVES AFP
La Presse Canadienne
Le leader du groupe armé État islamique au Bangladesh serait un Canadien originaire du sud de l'Ontario, d'après ce que rapportent différents médias.
Le quotidien torontois National Post et le site Vice écrivent tous deux que le djihadiste connu sous le nom de Shaykh Abou Ibrahim al-Hanif est, dans les faits, Tamim Chowdhury, un homme originaire de Windsor. Al-Hanif a récemment été interviewé par Dabiq, la publication de langue anglaise du groupe armé, et Vice affirme que sa véritable identité a ensuite été démasquée par le quotidien anglophone bangladais Daily Star.
Un expert de l'Université de Waterloo, Amarnath Amarasingham, a expliqué à Vice avoir appris que Tamim Chowdhury s'était possiblement rendu en Syrie il y a plusieurs années. Son nom est ensuite apparu sur un site internet consacré aux membres du groupe armé actifs au Bangladesh.
L'article du Daily Star attribue une vingtaine de meurtres depuis 18 mois à la branche bangladaise du groupe djihadiste. Il affirme que plusieurs de ses membres ont déjà combattu en Syrie.
Dans son entrevue avec la publication Dabiq, Shaykh Abou Ibrahim al-Hanif manifeste son hostilité envers les pratiquants de l'hindouisme et du bouddhisme ainsi que les non-croyants en général.
« Les soldats affutent actuellement leurs couteaux pour massacrer les athées, ceux qui se moquent du Prophète et tout autre apostat dans la région », menace-t-il, ajoutant qu'il y a « malheureusement plusieurs déviants et apostats dans la région du Bengale ».
Le leader s'en prend également à la démocratie, « une religion qui croit devoir remettre au peuple le pouvoir de légiférer et de rendre les choses halal (conformes à la charia) et haram (sacrées), alors que ce droit n'appartient qu'à Allah seul ».
Il se dit par ailleurs certain que son groupe sera victorieux « plus tôt que tard », grâce au soutien d'Allah.

Richard Henry Bain était contrarié de ne pas avoir pu voter

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Publié le 09 juin 2016 à 12h58 | Mis à jour le 09 juin 2016 à 19h59
Richard Henry Bain est accusé relativement à la... (ILLUSTRATION)
ILLUSTRATION
Richard Henry Bain est accusé relativement à la fusillade survenue lors de la soirée de la victoire de Pauline Marois au Métropolis, en 2012, à Montréal.

GIUSEPPE VALIANTE
La Presse Canadienne
Richard Henry Bain, accusé d'être l'auteur de la fusillade lors de la soirée de la victoire de Pauline Marois au Métropolis, en 2012 à Montréal, avait été contrarié ce jour-là parce qu'on lui avait refusé le droit de voter à cause d'un problème d'adresse, a indiqué jeudi la Couronne.
M. Bain, âgé de 65 ans, est notamment accusé du meurtre prémédité de Denis Blanchette, éclairagiste de la salle de spectacles où étaient réunis des centaines de militants du Parti québécois au soir des élections générales du 4 septembre 2012. Il est aussi accusé de trois chefs de tentative de meurtre, de possession de matériel incendiaire et d'incendie criminel. Il a plaidé non coupable aux six chefs d'accusation.
À l'ouverture du procès, jeudi à Montréal, le procureur de la Couronne Dennis Galiatsatos a raconté le fil des événements du 4 septembre 2012.
«À 23 h 40, alors que (Pauline) Marois montait sur la scène... Bain a garé son véhicule, un VUS noir GMC Yukon, a enfilé un masque de ski, un peignoir et s'est emparé d'une carabine semi-automatique chargée, d'un pistolet, et [...] d'une fusée éclairante», a-t-il indiqué.
Selon Me Galiatsatos, M. Bain est sorti de son véhicule, puis a grimpé l'escalier extérieur qui mène à l'arrière-scène du Métropolis et a tiré sur Denis Blanchette, avant que son arme ne s'enraye. La balle qui a tué l'éclairagiste a poursuivi sa trajectoire et fracturé le bassin du machiniste David Courage, soutient la Couronne.
Me Galiatsatos a aussi rappelé aux membres du jury que lors de son arrestation, M. Bain avait lancé: «Les Anglais se réveillent!»
En présentant son dossier, jeudi, Me Galiatsatos a indiqué aux jurés qu'ils apprendront comment M. Bain avait été irrité par une erreur d'adresse qui l'avait empêché de voter ce jour-là aux élections générales québécoises. Me Galiatsatos a aussi indiqué que l'accusé avait demandé à des proches l'adresse du Métropolis, et que des caméras de surveillance avaient capté des images où on le voit rouler à bord de son gros VUS autour de la salle de spectacles cette journée-là.
Me Galiatsatos a affirmé qu'il prouverait hors de tout doute raisonnable que M. Bain était responsable de la mort de M. Blanchette, et également coupable sous les cinq autres chefs d'accusation.
La Couronne a indiqué jeudi matin qu'elle prévoyait d'appeler à la barre jusqu'à 50 témoins, notamment des policiers de Montréal et de la Sûreté du Québec ainsi que des employés du Métropolis, dont David Courage, le machiniste blessé ce soir-là.
En ouverture du procès, jeudi matin, le juge Guy Cournoyer, de la Cour supérieure, avait lu pendant environ une heure ses instructions au jury composé de huit femmes et six hommes. Ces 14 jurés, sélectionnés lundi et mardi, assisteront à toutes les procédures, mais seuls 12 d'entre eux rendront leur verdict sur chacun des six chefs d'accusation.
Le procès avait été reporté à plusieurs reprises, plus récemment encore parce que l'accusé a dû subir une intervention chirurgicale. M. Bain portait d'ailleurs au cou une minerve, jeudi. Les audiences devraient durer entre six et huit semaines.
Le juge Cournoyer a l'habitude des procès très médiatisés: c'est lui qui avait présidé le procès de Luka Rocco Magnotta, reconnu coupable par un jury en 2014 du meurtre prémédité de l'étudiant chinois Jun Lin.

Fournier aurait offert un «traitement V.I.P.» à une entreprise

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EXCLUSIF
Publié le 09 juin 2016 à 23h44 | Mis à jour le 10 juin 2016 à 07h08
Le ministre Jean-Marc Fournier aurait relayé les doléances... (Photothèque Le Soleil)
PHOTOTHÈQUE LE SOLEIL
Le ministre Jean-Marc Fournier aurait relayé les doléances de l'entreprise et ses propres questionnements au ministère des Transports.

(Québec) L'un des éléments contenus dans la fameuse clé USB de l'ex-analyste Annie Trudel indique que le ministre Jean-Marc Fournier a demandé des comptes au ministère des Transports du Québec pour une entreprise de sa circonscription citée à la commission Charbonneau. Cette entreprise se plaignait de ne pas avoir décroché les contrats qu'elle espérait.
Les faits relatés dans ce document obtenu par Le Soleil remontent aux mois d'août et de septembre 2014.
À ce moment-là, un employé de la hiérarchie du ministère des Transports, André Poirier, a été plus que surpris de la démarche du dirigeant de l'entreprise auprès du ministre Jean-Marc Fournier. Il lui a indiqué qu'il aurait dû s'inscrire au Registre des lobbyistes avant de le rencontrer.
À ses yeux, selon ce qu'on peut lire dans ce document, ce dirigeant d'entreprise n'agissait plus, au stade où il en était, comme un simple citoyen peut le faire auprès de son député.
Le contexte
En septembre 2014, Annie Trudel, embauchée par Robert Poëti lorsque celui-ci a hérité du titre de ministre des Transports, entreprend des recherches sur le plaignant. Celui-ci, «M. Abikhzer», est président du Groupe conseil G.I.E.
Elle se rend vite compte que cette entreprise est la même qui, lorsqu'elle était dirigée par le père de M. Abikhzer, avait été citée à la commission Charbonneau.
Le père, Charles Abikhzer, aurait fait des dons illégaux au parti de Gérald Tremblay, alors qu'il était maire de Montréal. En 2007, l'entreprise s'est aussi retrouvée dans le collimateur de l'Autorité des marchés financiers.
Après avoir rencontré le fils et nouveau dirigeant, Michael Abikhzer, Annie Trudel rapporte ce qu'il lui a fait valoir; soit que l'entreprise dont il a repris les rênes «était la seule à détenir en 2011 les équipements les plus évolués technologiquement, en l'occurrence le système laser de l'imprimerie des routes produit par l'entreprise INO».
«À peu près au même moment, Michael Abikhzer a constaté que les entreprises Qualitas et LVM ont aussi acquis ces systèmes», note-t-elle. Voilà pour le portrait général, tel que dressé par Mme Trudel.
Mais le fait est que le Groupe conseil G.I.E. n'a pas remporté un appel d'offres du ministère des Transports en 2011, non plus qu'un autre en 2014.
Fournier s'en mêle
C'est là que le ministre Jean-Marc Fournier a relayé les doléances de l'entreprise et ses propres questionnements au ministère des Transports, selon ce qu'on peut lire dans le document d'Annie Trudel. Il l'a fait à travers des notes acheminées par l'une de ses collaboratrices, semble-t-il.
L'une de ces notes se lit ainsi : «Il y a cinq critères d'évaluation des soumissions, chacun valant 20 %. Plusieurs de ces critères sont mal définis; il n'y a pas de grille d'évaluation, il est impossible pour un soumissionnaire de prévoir comment il sera évalué, combien de points il se fera attribuer par critère.»
Dans l'autre, le ministre indique que «le fait que l'évaluation favorise les entreprises qui ont déjà eu des contrats au Québec fait en sorte que ce sont toujours les mêmes entreprises qui obtiennent les contrats du MTQ».
«Est-ce que la démarche qui consiste à favoriser toujours les mêmes est vraiment le meilleur choix pour le Québec? N'aurait-on pas avantage à multiplier plutôt qu'à réduire la concurrence et le nombre d'entreprises susceptibles d'obtenir les contrats?»
Certaines personnes ayant vu ce document estiment que Jean-Marc Fournier a offert «un traitement V.I.P.» à cette entreprise à travers cette intervention; qu'il aurait outrepassé ses responsabilités.
Cela dit, si l'on ne s'attache qu'au fond, Annie Trudel semble estimer dans ses conclusions que certaines des insatisfactions du plaignant étaient fondées, notamment pour les points attribués à l'élément «proximité».
Pas d'obligation, mais une responsabilité
Rappelons que le commissaire au lobbyisme, François Casgrain, presse depuis des années les titulaires de charges publiques de s'assurer que les personnes les approchant et menant des activités de lobbyisme sont inscrites au Registre des lobbyistes.
Bien qu'ils n'en aient pas l'obligation, le commissaire au lobbyisme fait valoir «que sans des titulaires de charges publiques qui font face à leurs responsabilités en matière de lobbyisme, l'atteinte pleine et entière des objectifs de la loi est compromise».

Rapport accablant contre Sam Hamad... mais pas de blâme

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Publié par La Presse Canadienne le jeudi 09 juin 2016 à 18h23. Modifié par Danielle Arsenault à 18h51.
Rapport accablant contre Sam Hamad... mais pas de blâme
Sam Hamad/PC
QUÉBEC - L'ex-ministre Sam Hamad a bafoué les règles de base du code d'éthique des parlementaires lorsqu'il est intervenu pour favoriser l'octroi d'une subvention à l'entreprise Premier Tech, conclut le Commissaire à l'éthique et à la déontologie, dans un rapport accablant déposé jeudi à l'Assemblée nationale.
ON EN PARLE EN ONDES :
Le député de Louis-Hébert a été selon lui «plus qu'imprudent» dans ce dossier, en contrevenant aux principes élémentaires d'une saine gestion des fonds publics, de même qu'aux valeurs défendues par les parlementaires.
Le commissaire juge sa conduite «contraire aux valeurs de convenance, de sagesse et de justice» de l'Assemblée nationale, ce qui n'est pas de nature à maintenir la confiance de la population envers les élus, ajoute le commissaire Jacques Saint-Laurent, dans une série de blâmes à l'endroit de l'ex-président du Conseil du trésor.
Il note, comme l'avait fait auparavant la Vérificatrice générale dans un autre rapport récent sur le même sujet, que personne au gouvernement ne semble capable de justifier pourquoi, à partir de quels critères objectifs, la subvention à Premier Tech, prévue initialement à 7,5 millions $, est passée mystérieusement à 8,5 millions $, en février 2012, à la suite d'une recommandation de M. Hamad au conseil des ministres.
Malgré ce constat accablant, détaillé dans un rapport de 52 pages, et après avoir «hésité longuement», le commissaire à l'éthique recommande de ne pas imposer de sanction à M. Hamad, faute de preuves suffisantes quant à sa responsabilité personnelle dans la chaîne des événements et des décisions.
Mais «chose certaine, il n'a pas ménagé les efforts» pour favoriser Premier Tech, une entreprise de Rivière-du-Loup.
Le commissaire note que M. Hamad, alors ministre du Développement économique, a déjeuné avec l'ex-collecteur de fonds du Parti libéral du Québec et ancien ministre libéral Marc-Yvan Côté, qui représentait alors les intérêts de Premier Tech, le 9 février 2012, la veille d'une importante réunion qui «semble avoir été le point de départ» de la majoration de la subvention controversée.
Il est possible, selon lui, que M. Hamad se soit placé en conflit d'intérêts dans ce dossier et qu'il «se soit prévalu de sa charge pour influencer la décision du Conseil des ministres afin de favoriser, d'une manière abusive, les intérêts de l'entreprise», en lui réservant un traitement de faveur. Le commissaire dit avoir «des interrogations sérieuses» à ce sujet, mais il ne peut le démontrer avec certitude, d'où l'absence de sanction.
Après le rapport de la Vérificatrice générale et celui du Commissaire à l'éthique, l'intervention de M. Hamad dans le dossier de Premier Tech doit aussi faire l'objet d'un rapport du Commissaire au lobbyisme et d'un autre du Directeur général des élections.
En avril, dans la controverse, M. Hamad avait dû quitter le conseil des ministres quand une série de courriels décrivant son rôle et celui joué par Marc-Yvan Côté dans l'attribution et la majoration de la subvention avait été rendue publique.
Hamad satisfait
Malgré tout, Sam Hamad a retenu du rapport du commissaire à l'éthique qu'il n'avait rien à se reprocher, dénonçant «les fabulations et extrapolations» des partis d'opposition dans cette affaire.
Lors d'une mêlée de presse, il s'est dit satisfait du rapport, content de ne pas s'exposer à une sanction, en estimant que «la lumière est faite».
Au contraire, à partir des conclusions de M. Saint-Laurent, les trois partis d'opposition ont estimé que M. Hamad n'était plus digne de siéger comme député à l'Assemblée nationale et encore moins à la table du conseil des ministres.
«Il a entaché la réputation de toute la classe politique, de tous les membres de l'Assemblée nationale», selon le député péquiste Bernard Drainville.
Intègre, selon Couillard
Le premier ministre Philippe Couillard fait une toute autre lecture du rapport. Quant au sort à réserver à M. Hamad dans l'équipe libérale à compter de maintenant, il se montre ouvert, mais ne s'engage à rien.
«J'ai dit que je considérais M. Hamad comme quelqu'un d'intègre et j'ajouterais aujourd'hui quelqu'un de profondément dévoué à son milieu, à la région de la capitale nationale», a-t-il commenté en conférence de presse, en ajoutant que le député «n'a fait l'objet d'aucun blâme, ni d'aucune sanction».
Il n'a pas exclu un retour au conseil des ministres, faisant valoir qu'il convenait de mettre son geste «imprudent» dans la balance «avec les qualités de l'individu», notant au passage qu'il était très apprécié à Québec.
Pour le segment audio d'Éric Duhaime au sujet de Sam Hamad, commencez l'écoute à 6:30

Deux hommes disparus à Montréal

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Publié par Danielle Arsenault pour CogecoNouvelles le jeudi 09 juin 2016 à 23h17. Modifié à 23h26.
Deux hommes disparus à Montréal
(Cogeco Nouvelles) - Le SPVM demande l'aide du public afin de retrouver deux personnes disparues.
Jean-Félix Bellemare
Il est disparu depuis le 8 juin dernier, vers 01h30 du matin, dans l'arrondissement Anjou.
Le disparu a quitté son domicile en laissant ses effets personnels et son cellulaire. Il aurait des pensées suicidaires et sa famille craint pour sa santé.
M. Bellemare est un homme blanc de 25 ans mesurant 1,83 m (6' 0'') et pèse 81 kg (180 lb). Il a les cheveux bruns et les yeux pers.
Il portait une short 3/4 beige, une casquette noire et avait un sac à dos noir.
Juan Jorge Rodriguez
Disparu depuis le 28 mai dernier, l'homme n'aurait pas de domicile fixe. Il doit recevoir des traitements de dialyse à toutes les semaines près de l'arrondissement Plateau-Mont-Royal. Sans ses traitements, la vie de M. Rodriquez serait en danger.
M. Rodriguez est âgé de 68 ans. Il est d'origine hispanique et mesure 1,85 m (6' 1'') et pèse 71 kg (160 lb). Il a les cheveux blancs et les yeux bleus. M. Rodriquez est amputé de la jambe droite. Il se déplace en chaise fauteuil roulant ou en béquilles.
Toute personne ayant de l'information à communiquer concernant ces disparitions peut le faire en appelant le 911, ou de façon anonyme et confidentielle avec Info-Crime Montréal au 514 393-1133. 

Champions de l'insatisfaction, premiers dans les intentions

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Publié par Charles Payette pour CogecoNouvelles le vendredi 10 juin 2016 à 05h41. Modifié à 07h47.
Champions de l'insatisfaction, premiers dans les intentions
(Cogeco Nouvelles) - En cette fin de session houleuse pour les troupes de Philippe Couillard, le Parti libéral du Québec atteint un sommet d'insatisfaction et perd des points dans les intentions de vote.
LE REPORTAGE DE LOUIS LACROIX
 
 
 
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C'est ce que révèle un sondage de la firme Léger mené pour Le Devoir et le Journal de Montréal.
Selon le sondage, mené en ligne du 6 au 8 juin auprès de 990 électeurs québécois, le PLQ perd trois points dans les intentions de vote, à 32 %.
La Coalition avenir Québec remonte de trois points à 24 %. Le Parti québécois se maintient à 30 %. Et Québec solidaire demeure inchangé à 10 %.
Le taux d'insatisfaction à l'endroit du premier ministre Phillippe Couillard est en hausse de quatre points à 68%.

Sur la scène fédérale Justin Trudeau remporte la palme du politicien le plus populaire, avec 63 % d'opinions favorables. Le premier ministre du Canada a gagné 21 points depuis l'an dernier.

Famille en colère

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Publié par Charles Payette pour CogecoNouvelles le vendredi 10 juin 2016 à 06h16. Modifié à 07h42.
Famille en colère
(Cogeco Nouvelles) - Grande colère pour la famille de la femme de 55 ans tuée par un pitbull mercredi dans l'est de Montréal.
LE PREMIER MINISTRE PHILIPPE COUILLARD
 
 
 
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Les proches de Christiane Vadnais réclament rapidement une réglementation contre ces chiens au Québec.
Le premier ministre Philippe Couillard a pour l'instant annoncé la mise sur pied d'un groupe de travail avec les municipalités.
Traduit en justice ?
La famille croit par ailleurs que le propriétaire du chien doit être traduit en justice et puni, jugeant qu'il y a eu négligence et que ce drame aurait pu être évité.
Selon La Presse, le jeune propriétaire a un casier judiciaire chargé en matière de violence et de stupéfiants. Un tribunal lui a notamment imposé une thérapie contre la colère. Il était revenu vivre chez ses parents récemment.
Une autopsie devra confirmer la cause de la mort, mais l'hypothèse retenue par la police est l'attaque du pitbull.

Baromètre de popularité: Daoust, dernier, Poëti premier!

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Publié par Charles Payette pour 98,5 fm le vendredi 10 juin 2016 à 07h12. Modifié à 07h48.
Baromètre de popularité: Daoust, dernier, Poëti premier!
Robert Poëti/PLQ
(98,5 FM) - Tout à fait ironique de constater quelques faits saillants du sondage d'opinion de la firme Léger mené pour le compte du Devoir et du Journal de Montréal.
ON EN PARLE EN ONDES :
À la question: «Diriez-vous que vous avez une bonne opinion ou une mauvaise opinion des personnailités politiques suivantes», la personnailté qui vient au 60e et dernier rang est l'actuel ministre des Transports, Jacques Daoust.
Ironiquement, et comme pour mettre la dernière touche à une fin de session désatreuse pour le gouvernement libéral, c'est celui que Philippe Couillard a évincé du conseil des ministres en décembre pour mettre Daoust à sa place qui est le politicien libéral provincial le plus apprécié: Robert Poëti.Il vient au 18e rang du sondage.
Justin Trudeau est le politicien le plus apprécié, suivi de Denis Coderre, Régis Labeaume, Thomas Mulcair, Françoise David et Véronique Hivon.
François Legault est classé 7e tout juste devant celui qui mène dans les sondages à la succession de Pierre Karl Péladeau à la tête du Parti québécois, Alexandre Cloutier.
Philippe Couillard vient au 25e rang du sondage, Gaétan Barrette au 37e rang.