samedi, décembre 17, 2016

Labeaume refuse d'accueillir une élue gatinoise qui l'avait critiqué lors de sa récente visite en Outaouais

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Jean-Luc Lavallée

Critiqué le mois dernier pour sa visite «partisane» à Gatineau, le maire Régis Labeaume n’a pas l’intention de passer l’éponge sur les propos de la conseillère gatinoise Sylvie Goneau, qui a tenté un rapprochement. Il refuse de l’accueillir à l’hôtel de ville.
  Mme Goneau, qui affrontera le maire Maxime Pedneaud-Jobin aux prochaines élections, avait décrié la visite du maire de Québec, lui reprochant de s’ingérer dans les affaires de Gatineau en plus de participer à un cocktail de financement du parti du maire en soirée. Elle s'était alors publiquement interrogée sur son éthique.
Cette dernière a tenté de rétablir les ponts dans une lettre qu’elle a fait parvenir à M. Labeaume au début du mois de décembre. «Malgré nos divergences d’opinions sur le style de leadership nécessaire à ma ville natale, je crois avoir trouvé un premier élément sur lequel nous pouvons nous entendre», a-t-elle rédigé.
Mme Goneau poursuit en disant vouloir s’inspirer de la gestion rigoureuse des finances de la Ville de Québec, vantant le «résultat remarquable» obtenu sous la gouverne de M. Labeaume, avec qui elle sollicite une rencontre dans la Vieille Capitale.
«Vous ne manquez pas de culot!»
«Le moins qu’on puisse dire, c’est que vous ne manquez pas de culot!» lui a répondu le maire de Québec, qui a refusé sa main tendue.
«Après avoir orchestré un tapage médiatique laissant entendre que je vous avais insultée lors de cette visite, vous cherchez maintenant à m’entraîner dans un autre cirque médiatique avec votre demande de rencontre à Québec.»
Mme Goneau s’était adressée directement au maire Labeaume lors d’un dîner privé avec des élus. Elle avait ensuite dénoncé la rudesse du maire à son égard.
«Votre intervention n’avait pas sa place et, avec mon franc-parler, je vous ai demandé d’en venir à votre question, rétorque le maire de Québec. Mais puisque cet événement était privé, vous aviez beau jeu pour travestir les choses. Mon franc-parler à Gatineau n’est pas différent de mon franc-parler à Québec. Je suis comme je suis», peut-on lire.
«Pourquoi devrais-je croire aujourd’hui que vous vous intéressez soudainement et sérieusement à ces sujets? Auriez-vous connu un chemin de Damas?» largue le maire dans sa missive de deux pages.
«Vous avez tellement décrié les coûts qu’a engendrés ma visite à Gatineau que je m’en voudrais de vous voir dépenser un peu plus de l’argent de vos contribuables pour vous déplacer à Québec», ajoute le maire.
Se disant «bon prince», il propose néanmoins de lui faire parvenir de la documentation sur la restructuration et la diminution de la masse salariale de Québec.
«Toutefois, cette documentation sera transmise à la Direction générale de votre Ville, car je n’ai plus aucune confiance dans l’utilisation que vous pourriez en faire. La Direction générale de Gatineau pourra en faire une copie aux élus qui le désirent.»

Piratage informatique: le ton monte entre Obama et Poutine

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17 décembre 2016 |Agence France-Presse | États-Unis
Barack Obama a été interrogé par les journalistes vendredi lors d’une longue conférence de presse à la Maison-Blanche.
Barack Obama a été interrogé par les journalistes vendredi lors
 d’une longue conférence de presse à la Maison-Blanche
.Photo: Zach Gibson Agence France-Presse

Washington — Barack Obama a promis vendredi d’envoyer un « message clair » à la Russie après les cyberattaques qui ont perturbé l’élection américaine et appelé son successeur républicain, Donald Trump, à placer l’intérêt du pays avant les querelles partisanes.

Désignant le chef du Kremlin comme responsable des piratages de ces derniers mois — « pas grand-chose ne se passe en Russie sans l’aval de Vladimir Poutine » —, le président américain est resté cependant évasif sur la nature de sa riposte à venir après les conclusions « unanimes » du renseignement américain visant Moscou.

Avant de quitter Washington pour ses dernières vacances présidentielles à Hawaï, le locataire de la Maison-Blanche, calme et posé, a mis en garde M. Trump, favorable à un rapprochement avec le président russe, l’exhortant à accepter une enquête « bipartite, indépendante » sur ces piratages.

La Russie « est un pays plus petit, un pays plus faible », a lancé M. Obama dans une formule qui devrait à coup sûr faire bondir son homologue russe. « Mais ils peuvent nous affecter si nous oublions qui nous sommes. »

« M. Poutine peut nous affaiblir, comme il tente d’affaiblir l’Europe, si nous commençons à admettre l’idée qu’il est acceptable d’intimider la presse, ou d’enfermer les dissidents », a affirmé le président américain.

Menaces

M. Obama a aussi révélé avoir demandé directement en septembre, en marge d’un sommet du G20 en Chine, à M. Poutine de « cesser » les cyberattaques, au risque de « conséquences sérieuses s’il ne le faisait pas ».

Le recours à d’éventuelles sanctions contre des cadres du régime russe fait partie des options possibles pour l’exécutif américain. Il placerait Donald Trump dans une position difficile une fois au pouvoir : les supprimer d’un trait de plume nourrirait les accusations d’une trop grande proximité avec Moscou, une posture qui crée des remous au sein du parti républicain.

Citant un sondage selon lequel un tiers des républicains américains, traditionnellement hostiles à la Russie, approuvaient la politique de Vladimir Poutine, qui fut, a rappelé M. Obama, patron du renseignement russe, il a lancé : « Ronald Reagan doit se retourner dans sa tombe ! Comment a-t-on pu en arriver là ? »

Retour sur la campagne

Affirmant entretenir des relations « cordiales » avec son successeur, il a encouragé ce dernier à faire preuve, en politique étrangère, de cohérence dans la durée sur des dossiers aussi sensibles que les relations entre Taïwan et la Chine.

Revenant longuement sur la campagne électorale, il a refusé de se prononcer sur l’éventuel impact des piratages dont le parti démocrate a été victime sur la victoire finale de Donald Trump face à Hillary Clinton.

La candidate démocrate juge, elle, que Moscou et Vladimir Poutine sont partiellement responsables de sa défaite surprise face au magnat de l’immobilier. Les cyberattaques dont son parti a été la cible résultent de la « dent » qu’avait gardée contre elle le président russe, a-t-elle déclaré lors d’un dîner ayant rassemblé jeudi des donateurs de sa campagne.

Moscou a vivement réagi aux accusations américaines. « Il faut soit cesser d’en parler, soit apporter enfin des preuves. Sinon, tout ça est plus qu’indécent », a lancé vendredi le porte-parole du Kremlin, Dmitri Peskov.

La course se resserre au Québec

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Les libéraux et les péquistes se retrouvent coude à coude selon un sondage Léger




La baisse du Parti libéral se confirme dans les intentions de vote alors qu’une lutte à trois se dessine. Une coalition péquisto-solidaire viendrait toutefois changer la donne et réussirait à détrôner les troupes de Philippe Couillard.
d_JOUR_FRONT_V11 La course se resserre. À 30 % d’appuis, les libéraux atteignent un plancher en quatre ans et se retrouvent à égalité avec le Parti québécois, qui fait du surplace.
La Coalition avenir Québec, qui grimpe d’un point en un mois, s’accroche avec 26 % des intentions de vote, révèle un sondage Léger/Le Journal – Le Devoir réalisé entre le 12 et le 15 décembre.
Si des élections avaient lieu aujourd’hui, «le scénario le plus probable serait possiblement un gouvernement majoritaire péquiste ou un minoritaire péquiste», analyse le vice-président de la firme, Christian Bourque.
Un constat qui tranche avec le tout dernier coup de sonde de la maison CROP, qui a prédit cette semaine un gouvernement libéral majoritaire. Les deux firmes utilisent la même méthodologie, difficile donc d’expliquer l’écart entre les résultats, convient le sondeur Bourque.
« Tests de réalité »
Selon lui, les dernières élections partielles doivent néanmoins apparaître comme des «tests de réalité». L’appui aux libéraux a passablement reculé dans les quatre circonscriptions disputées, dit-il.
Christian Bourque constate que d’autres avertissements se manifestent à l’endroit du PLQ qui ne trompent pas. L’insatisfaction à l’égard du gouvernement continue de grimper (68 %). Pour la première fois, Philippe Couillard (16 %) n’apparaît plus comme le meilleur candidat au poste de premier ministre aux yeux des Québécois. Il est détrôné par ses adversaires Jean-François Lisée et François Legault, qui se partagent le podium (à 20 %).
Pas de lune de miel pour Lisée
Le chef péquiste ne réussit toutefois pas à tirer son épingle du jeu et son parti vers le haut. «Il n’a pas vraiment eu de lune de miel», analyse le sondeur. Une alliance avec Québec solidaire permettrait néanmoins au PQ d’envisager de former un gouvernement majoritaire. Cette alliance récolterait 42 % d’appuis dans la population, dont 48 % d’électeurs francophones.
Un score qu’il faut toutefois prendre avec un grain de sel puisque la faiblesse des solidaires dans plusieurs comtés ne permettrait pas au PQ de l’emporter, précise M. Bourque.
Bien que bien moins probable, un mariage entre la CAQ et le PQ aurait l’appui de 49 % des Québécois. Certains caquistes récalcitrants à appuyer une telle alliance renforceraient toutefois les rangs du PLQ (34 %).

SI DES ÉLECTIONS PROVINCIALES AVAIENT LIEU AUJOURD’HUI, POUR QUEL PARTI AURIEZ-VOUS L’INTENTION DE VOTER ?

  • Parti libéral 30%
  • Parti québécois 30%
  • Coalition avenir Québec 26%
  • Québec solidaire 10%
  • Autres partis 4%

POUR L’ANNÉE 2017, QUELLE DEVRAIT ÊTRE LA PRIORITÉ DU GOUVERNEMENT DU QUÉBEC ?

  • Diminuer le temps d'attente dans les urgences 25%
  • Créer des emplois de qualité 15%
  • Réduire la dette du Québec 10%
  • Améliorer les conditions de vie des aînés 10%
  • Diminuer le nombre d'élèves par classe dans les écoles 6%
  • Mieux soutenir les organismes d'aide aux plus démunis 5%
  • Assurer la laïcité de l'État et encadrer les signes religieux 4%
  • Désengorger le système de justice 4%
  • Maintenir les sièges sociaux des grandes entreprises au Québec 3%
  • Établir un système électoral proportionnel 3%
  • Améliorer les conditions de vie des autochtones 3%
MÉTHODOLOGIE
La présente étude a été réalisée par le biais d’un sondage internet auprès de 1016 Québécois ayant le droit de vote entre les 12 et 15 décembre 2016 dans toutes les régions du Québec. √ Pondération et marge d’erreur: Les données finales du sondage ont été pondérées à l’aide des données du recensement de 2011 selon l’âge, le sexe, la langue maternelle, la région et le niveau de scolarité de façon à garantir un échantillon représentatif de la population. Aux fins de comparaison, un échantillon probabiliste de 1016 répondants aurait une marge d’erreur de +/- 3,1 %, et ce, dans 19 cas sur 20.