La présidente du Brésil est écartée du pouvoir

http://ici.radio-canada.ca/nouvelles/International/

PUBLIÉ LE JEUDI 12 MAI 2016 À 3 H 24 | Mis à jour le 12 mai 2016 à 19 h 43

Le remplaçant de Dilma Rousseff, Michel Temer.
Le remplaçant de Dilma Rousseff, Michel Temer. 
 
PHOTO : UESLEI MARCELINO / REUTERS
L'opposition reproche à Dilma Rousseff d'avoir ruiné une économie qui a été l'une des plus performantes des pays en développement en mettant en oeuvre des mesures qualifiées de populistes qui se sont traduites par une envolée de l'inflation, une entrée en récession et une explosion du chômage.
« Aujourd'hui, nous essayons de surmonter cette situation en révoquant ce gouvernement irresponsable. Nous n'avons pas d'autre option », a déclaré le sénateur Blairo Maggi, l'un des plus gros producteurs brésiliens de soja. Ce dernier devrait siéger au sein du gouvernement Temer à titre de ministre de l'Agriculture.
« La destitution est une tragédie pour ce pays, c'est un traitement douloureux mais nécessaire, et continuer avec le gouvernement Rousseff serait une tragédie encore plus grande », a renchéri le sénateur José Serra. Il est pressenti pour occuper le poste de ministre des Affaires étrangères.
La présidente a également souffert des multiples scandales de corruption qui éclaboussent depuis des années une grande partie de la classe politique brésilienne.
Au coeur de ces scandales figure la tentaculaire affaire Petrobras, du nom du géant pétrolier brésilien que Dilma Rousseff a dirigé avant son élection.
La chef de l'État n'est pas accusée de corruption, Michel Temer non plus, contrairement à certains de ses alliés et collègues au sein du PMDB. Le parquet souligne qu'il est loin d'avoir terminé son enquête.
Des sondages peu favorables pour Rousseff et Temer
Les sondages d'opinion montrent qu'une écrasante majorité de Brésiliens souhaitaient que Dilma Rousseff soit destituée, mais Michel Temer ne jouit pas non plus d'une immense popularité.
À l'extérieur du Sénat, protégé par une clôture métallique pour séparer les manifestants, près de 6000 partisans de la destitution se sont réunis pour exprimer leur joie, pendant que la police utilisait des gaz lacrymogènes pour disperser ceux qui soutenaient la présidente.
Dilma Rousseff a fait connaître son intention de dissoudre le gouvernement dès sa destitution approuvée et a donné des instructions pour ne pas faciliter la transition, car elle considère sa suspension comme illégale.
Son gouvernement s'est tourné vers la Cour suprême pour contester la procédure, mais son recours a été rejeté mercredi.
Première femme élue à la tête de la première puissance économique d'Amérique latine, en 2010, Dilma Rousseff, 68 ans, a dénoncé à de multiples reprises un « coup d'État » et s'est montrée combative jusqu'au dernier moment, mais la situation économique déplorable du pays, conjuguée à la multiplication des scandales politico-financiers, a précipité sa chute.
Même si les partisans de l'opposition ont fait la fête sur l'avenue Paulista, avenue centrale de Sao Paulo, la plus grande ville du pays, beaucoup de Brésiliens s'inquiètent de la fin des plus de 13 années au pouvoir du Parti des travailleurs, une époque ouverte avec l'élection en 2002 de Luiz Inácio Lula da Silva, mentor de Dilma Rousseff.

La corruption est un mal pandémique, déplore John Kerry

http://ici.radio-canada.ca/nouvelles/International/

PUBLIÉ LE JEUDI 12 MAI 2016 À 10 H 04
Le premier ministre britannique David Cameron et le secrétaire d'État américain John Kerry
Le premier ministre britannique David Cameron et le secrétaire d'État américain John Kerry
  
PHOTO : ? POOL NEW / REUTERS
La corruption est un « cancer » qui se trouve au coeur des problèmes de la planète, a déclaré jeudi le premier ministre britannique David Cameron, pendant que le secrétaire d'État américain John Kerry prévenait que la menace de la corruption est aussi grande que celle de l'extrémisme.
ASSOCIATED PRESS
M. Kerry a ajouté, à l'ouverture d'un sommet d'une journée sur la question à Londres, qu'il a été estomaqué - lors de ses voyages partout sur la planète - par l'ampleur de ce qu'il a appelé une « pandémie de corruption ».
Des politiciens de partout dans le monde assistent à ce sommet, y compris les présidents du Nigeria, de l'Afghanistan et de la Colombie.
Des banques, des organisations de la société civile et le Fonds monétaire international sont aussi représentés à cette rencontre, qui devrait accoucher d'une déclaration commune contre la corruption.
La lutte contre la corruption, contre le blanchiment d'argent et les autres crimes financiers compte parmi les priorités du gouvernement de M. Cameron. Il a déclaré que l'élimination de la corruption ne nécessitera « pas seulement de nouvelles lois, mais une nouvelle culture ».
Des détracteurs font toutefois remarquer que le district financier de Londres, la City, baigne dans l'argent illicite et que plusieurs territoires britanniques à l'étranger servent de paradis fiscaux.
Le Royaume-Uni a adopté une loi qui impose aux entreprises britanniques - y compris les entreprises étrangères qui détiennent des actifs britanniques ou qui obtiennent des contrats publics - de dévoiler qui sont leurs véritables propriétaires.
Le gouvernement estime que cela signifie que les individus et les pays corrompus ne pourront dorénavant plus déplacer, blanchir ni cacher des fonds illégaux sur le marché immobilier londonien.
Le gouvernement britannique calcule que les entreprises étrangères possèdent environ 100 000 propriétés à travers le pays, dont la moitié dans la région de Londres.
Le Royaume-Uni affirme que la France, les Pays-Bas, le Nigeria et l'Afghanistan se sont engagés à instaurer des registres de propriété similaires, et que d'autres pays feront de même bientôt.
Avant l'ouverture du sommet, une caméra de télévision a enregistré M. Cameron déclarant à la reine Élisabeth II que deux participants au sommet, le Nigeria et l'Afghanistan, « sont possiblement les deux pays les plus corrompus de la planète ».
Le président nigérian Muhammadu Buhari et son homologue afghan Ashraf Ghani ont promis de combattre le problème dans leur pays.

Trump et Ryan disent avoir eu un entretien positif

http://ici.radio-canada.ca/nouvelles/International/

PUBLIÉ LE JEUDI 12 MAI 2016 À 12 H 37 | Mis à jour le 12 mai 2016 à 22 h 04

Un important chef du Hezbollah tué en Syrie

http://ici.radio-canada.ca/nouvelles/International/

PUBLIÉ AUJOURD'HUI À 7 H 10
La presse libanaise s'est massée devant la résidence où la famille de Mustafa Badreddine (sur l'affiche à l'avant-plan) reçoit les condoléances.
La presse libanaise s'est massée devant la résidence où la famille de Mustafa Badreddine
 (sur l'affiche à l'avant-plan) reçoit les condoléances.  
 
PHOTO : ANWAR AMRO/AFP/GETTY IMAGES
Le Hezbollah libanais a annoncé vendredi que l'un de ses commandants, Moustafa Badreddine, avait été tué en Syrie, ce qui fait perdre au groupe l'un de ses plus importants chefs depuis la mort de son chef militaire en 2008.
REUTERS
« Il avait participé à la plupart des opérations de la résistance islamique depuis 1982 », annonce le parti chiite dans un communiqué, en référence à sa date de création en 1982.
Le Hezbollah précise que les informations initiales indiquent que Badreddine aurait été tué dans une importante explosion dans une des bases du groupe près de l'aéroport de Damas. Le Parti de Dieu enquête sur l'origine de l'explosion, qui pourrait être une frappe aérienne, un missile ou un tir d'artillerie.
Dans son communiqué, le Hezbollah ne précise pas quand Moustafa Badreddine est mort, mais dit qu'il rentrera de Syrie victorieux ou en martyr.
La chaîne de télévision libanaise al Mayadine avait auparavant déclaré que Badreddine avait été tué en Syrie par des frappes aériennes israéliennes.
Israël, qui a frappé plusieurs membres du Hezbollah dans le pays depuis le début du conflit syrien, n'a pas confirmé l'information.
L'année dernière, une déclaration du département du Trésor américain détaillant les sanctions prises à son encontre le décrivait comme responsable des opérations militaires du groupe en Syrie depuis 2011.
Le fils de Moustafa Badreddine, Ali, reçoit les condoléances.
Le fils de Moustafa Badreddine, Ali, reçoit les condoléances. 
 
PHOTO : ANWAR AMRO/AFP/GETTY IMAGES
Badreddine, qui était sous le coup de sanctions américaines, était le beau-frère du commandant militaire du groupe, décédé, Imad Moughniyah. Il a été inculpé par le Tribunal spécial pour le Liban de l'ONU, dans le procès sur l'assassinat en 2005 de l'homme d'affaires et ancien chef du gouvernement Rafic Hariri.
Le commandant avait été condamné à mort au Koweït pour son rôle dans des attentats à la bombe commis en 1983, mais était parvenu à s'échapper des prisons koweïtiennes après l'invasion du pays par l'Irak, alors gouvernée par Saddam Hussein, en 1990.
Pendant de nombreuses années, Badreddine a organisé des opérations militaires contre Israël à partir du Liban et d'autres pays, tout en échappant à la justice des pays arabes et occidentaux qui le recherchaient.
Le communiqué du Trésor américain affirme en outre qu'il a accompagné le chef du Hezbollah, Hassan Nasrallah, lors de réunions stratégiques avec Bachar Al-Assad à Damas.
Le commandant avait conduit des offensives au sol à Qousseïr, en Syrie, en février 2013, lors d'une bataille clé où les combattants libanais ont vaincu des rebelles syriens à quelques kilomètres de la frontière libanaise.
Syrie : l'engrenage de la guerre
Selon les estimations, environ 1200 combattants du Hezbollah sont morts dans le conflit syrien.
Le Hezbollah accuse Israël d'avoir tué en 2008 son chef militaire Imad Moughniyah, mort dans l'explosion d'une bombe à Damas.

Alexandre Cloutier se lancera officiellement dans la course à la succession de Péladeau

http://ici.radio-canada.ca/regions/saguenay-lac/

PUBLIÉ AUJOURD'HUI À 6 H 36 | Mis à jour il y a 51 minutes
Alexandre Cloutier, député du Parti québécois
Alexandre Cloutier, député du Parti québécois   PHOTO : JACQUES BOISSINOT

Le train de la Caisse : comme se servir au buffet!

http://ici.radio-canada.ca/regions/Montreal/

PUBLIÉ AUJOURD'HUI À 7 H 28
Le projet de système léger sur rails (SLR) pour Montréal.
Le projet de système léger sur rails (SLR) pour Montréal.

Gala des Olivier : Mike Ward et Guy Nantel censurés et furieux

http://www.985fm.ca/actualites/nouvelles/

Publié par Nicolas Lajule pour CKOI 96,9 le vendredi 13 mai 2016 à 08h49.
Gala des Olivier : Mike Ward et Guy Nantel censurés et furieux
canoe.ca/
Après Réal Béland, c'est au tour de Mike Ward et de Guy Nantel de faire connaître leur mécontentement envers le gala des Olivier, en lien cette fois avec une spectaculaire affaire de censure.
Mike Ward et Guy Nantel ont été censurés par l'organisation des Olivier, rapporte le Journal de Montréal, leur numéro portant sur la liberté d'expression ayant été carrément retiré du gala qui se tiendra au cours du week-end prochain.
«En 28 ans de carrière, je n’ai jamais vécu ou même entendu parler d’une histoire pareille», lance Guy Nantel.
«C’est surréaliste. On fait un texte sur la liberté d’expression et il y a un avocat d’une compagnie d’assurance qui nous demande de changer des jokes. Cet avocat contrôle ce qui se passe en ondes», poursuit Mike Ward.
Mais il semble que la censure aille beaucoup plus loin.
«On a retiré des blagues sur des groupes religieux, on a enlevé tous les sacres et on a changé des gags sur Tim Hortons et Ariane Moffatt. Cette semaine, on s’est fait dire que nos blagues sur la Commission des droits de la personne, ça ne passait pas», ajoute Guy Nantel, des propos toujours rapportés par le JDM.
Cette histoire pour le moins étonnante et inquiétante survient quelques jours à peine après l'ouragan Dieudonné, qui s'est fait refuser l'accès au Canada, non sans relancer le débat sur la liberté d'expression au passage.
Guy Nantel aurait maintenant décidé de ne plus aller au gala des Olivier, alors que Mike Ward devrait être présent, mais un peu à contrecœur.
La gala des Olivier se tiendra le dimanche 15 mai prochain.