Information sur la politique 1

mardi, juin 23, 2015

Depuis 25 ans, le Québec régresse

http://www.journaldequebec.com/

Mathieu Bock-Coté
Les anniversaires historiques sont importants. Ils nous permettent de nous situer dans le temps. Ces jours-ci, nous commémorons les 25 ans de l’échec de l’accord du lac Meech. On s’en souvient.
Selon les mots de Brian Mulroney, il devait permettre la réintégration du Québec dans la constitution dans l’honneur et l’enthousiasme, suite à son exclusion en 1982.
Meech
L’échec de Meech avait réveillé l’honneur national. Le sentiment dominant, c’était que le Québec avait tout essayé pour se faire reconnaître dans le Canada. Il s’était replié sur cinq conditions minimales pour signer la constitution. Elles étaient quand même trop élevées pour le Canada anglais. Le soir de la Saint-Jean, Jean Duceppe, dans un magnifique discours, tirait la conclusion qui s’imposait: le Québec est notre seul pays.
Jamais le Québec n’avait été aussi fort. Il tenait son avenir en main. Nos élites étaient solidaires et n’étaient pas encore soumises à l’idéologie de la mondialisation à tout prix. Même les gens d’affaires envisageaient positivement la souveraineté. On se demandait d’ailleurs si Robert Bourassa n’en prendrait pas l’initiative. La souveraineté, dans certains sondages, atteignait 60 %.
Les Québécois savaient encore qu’ils étaient une nation. En 1988, quand la Cour suprême avait invalidé plusieurs dispositions de la loi 101, le gouvernement libéral de Robert Bourassa avait utilisé la clause de dérogation (appelée clause nonobstant) pour imposer, malgré les «droits et libertés», l’affichage unilingue français. Il préférait défendre l’identité québécoise que les intérêts de sa base électorale anglophone. Bizarre, non?
Ni pays ni société distincte
Mais le Québec, depuis 25 ans, régresse. La Révolution tranquille avait formulé deux grands projets pour le Québec. Il devait soit devenir une société distincte dans le Canada, soit devenir un pays. Il n’est devenu ni l’un ni l’autre. Et aujourd’hui, il évolue sans trop s’en faire sous le règne d’une constitution qui nous a désarmés politiquement et psychologiquement. Pierre Elliot Trudeau voulait soumettre le Québec à sa vision du Canada. Il a gagné.
Le triste sort du PLQ est ici révélateur. Robert Bourassa disait qu’avec Meech, le Canada serait enfin un vrai pays pour le Québec. Doit-on comprendre qu’il ne l’est pas devenu? Chose certaine, avec Philippe Couillard, nos libéraux ne demandent plus rien aux provinces anglaises. Ils prennent la fédération telle qu’elle est. Selon la formule de Robert Laplante, ils n’ont plus aucun seuil de rupture avec le Canada.
À l’époque de Meech, le nationalisme était une conviction partagée au Québec. Est-ce encore le cas? À droite, surtout dans la région de Québec, on trouve une nouvelle génération qui rêve plus ou moins consciemment de s’américaniser ou du moins, de s’angliciser. Elle en vient à détester tout ce qui se rapproche d’une manière ou d’une autre de la souveraineté. À gauche, on s’imagine citoyen du monde et on fantasme sur le multiculturalisme.
Le commun des mortels n’a plus la tête à l’avenir du Québec. L’indépendance? Pour quoi faire? Réformer la fédération? À quoi bon? On prétend s’occuper des vraies affaires. C’est-à-dire qu’on gère le Québec avec des moyens réduits dans l’espace qu’Ottawa lui laisse. Et on s’apprête à voter pour un NPD qui entend empiéter comme jamais dans les compétences provinciales du Québec. Comme nation, avons-nous abdiqué? Bonne Saint-Jean quand même!

Couillard vante sa gestion des finances publiques à New York

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 Mise à jour le lundi 22 juin 2015 à 18 h 49 HAE  La Presse Canadienne
Le premier ministre Philippe Couillard
Le premier ministre Philippe Couillard  Photo :  PC/Graham Hughes

Pour sa première journée à New York lundi, le premier ministre Philippe Couillard a martelé son message de « gestion prudente des finances publiques » devant les différents gens d'affaires qu'il a eu l'occasion de rencontrer.
S'il a mentionné le Plan Nord, la Stratégie maritime et la nouvelle stratégie de l'aluminium, le premier ministre a particulièrement tenu à souligner à ses interlocuteurs son engagement envers un assainissement des finances publiques québécoises.
« Les gens retrouvent confiance envers le Québec parce qu'ils voient la gestion prudente des finances publiques, de la dette, et un gouvernement qui est ouvert à l'investissement et au développement économique avant tout », a-t-il plaidé à la sortie d'une de ses deux rencontres qui se déroulaient derrière des portes closes.
Selon le premier ministre, ce message « est bien reçu » à New York, autant par les entreprises américaines déjà installées au Québec que par celles qui regardent les opportunités d'investissement à l'étranger.
Organisées en partenariat avec Mercer, un géant de l'investissement, et avec la banque JP Morgan, ces deux rencontres ont permis au premier ministre de livrer son message à environ 70 personnes issues essentiellement du milieu des affaires et de la finance new-yorkais.
À midi, le premier ministre a pris une pause, s'éloignant des discussions d'affaires pour converser culture avec des responsables d'organisations qui accueillent régulièrement des artistes québécois à Manhattan et à Brooklyn.
Sur une note plus symbolique, le premier ministre devait se rendre en soirée à la Délégation générale du Québec au Rockefeller Center qui, pour la première fois, arbore le drapeau du Québec afin de souligner le 75e anniversaire de la délégation.
Philippe Couillard devait y remettre l'Ordre national du Québec à Noël Lateef, président-directeur général de la Foreign Policy Association. Cette organisation offre souvent une tribune aux premiers ministres du Québec lorsqu'ils sont de passage à New York.
Questionné sur le cas de la sous-ministre adjointe à l'Éducation, Chantale C. Beaulieu, qui percevrait une allocation de séjour à Québec même s'il s'agirait de son lieu de travail officiel, Philippe Couillard a reconnu que la situation semblait « surprenante ».
« Je ne pourrais pas dire que l'on est très à l'aise avec la situation », a-t-il soutenu avant d'ajouter que le Secrétariat des emplois supérieurs faisait les vérifications nécessaires.
« On ne portera pas de jugement avant que les vérifications soient faites. Mais je comprends qu'à prime abord, cela puisse susciter des questions parmi la population », a-t-il poursuivi.
Mardi, le premier ministre doit conclure sa mission de deux jours à New York en s'exprimant pendant un événement du World Policy Institute où il sera notamment question du Plan Nord. Philippe Couillard devrait également rencontrer des journalistes américains du New York Times et de l'Associated Press.

L'Alberta demande une enquête sur les Autochtones disparues et assassinées

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La première ministre de l'Alberta, Rachel Notley, s'est excusée pour les crimes commis dans les pensionnats autochtones.
La première ministre de l'Alberta, Rachel Notley,
s'est excusée pour les crimes commis
dans les pensionnats autochtones.
  Photo :  ICI Radio-Canada

La nouvelle première ministre de l'Alberta, Rachel Notley, se joint à l'appel de nombreux premiers ministres canadiens et chefs de Premières Nations afin de tenir une enquête nationale indépendante sur les disparitions et les meurtres de femmes autochtones.
Un texte de Tiphanie RoquetteTwitterCourriel
La première ministre en a fait l'annonce devant les députés de l'Assemblée législative, qui l'ont ovationnée.
« Tant que nous ne considérerons pas les causes profondes, la violence continuera », a dit Mme Notley, qui a cité également la pauvreté, le manque de logements et le manque de ressources éducationnelles parmi les importants problèmes à résoudre.
« En ce temps de solstice d'été, nous ne laisserons pas la lumière diminuer sur la crise dans notre province et notre pays. »— Rachel Notley, première ministre de l'Alberta

L'ancien premier ministre de l'Alberta Jim Prentice ne s'était pas opposé à une enquête, mais n'avait pas non plus joint l'appel de plusieurs de ses homologues. À l'époque, il préférait se concentrer sur les difficultés auxquelles se heurtent les femmes autochtones.
Des excuses pour les écoles résidentielles
Rachel Notley s'est également excusée pour les crimes commis lors de la mise en place des pensionnats autochtones. Selon la Commission de vérité et de réconciliation, la province a compté 25 écoles résidentielles.
« Même si l'Alberta n'a pas établi le système [des écoles résidentielles], les membres de cette assemblée de l'époque ne se sont pas levés afin de s'y opposer. Pour ce silence, nous nous excusons. »— Rachel Notley, première ministre de l'Alberta

« Nous regrettons profondément la souffrance et les dommages causés à des générations d'enfants forcés dans ces écoles résidentielles », a déclaré Mme Notley.
La nouvelle première ministre a promis de nouvelles relations avec les Premières Nations basées sur la confiance et le respect.

Registre des armes à feu : Ottawa a jusqu'à 10 heures pour bouger

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Armes d'épaule
Les armes d'épaule

Le gouvernement du premier ministre Stephen Harper a jusqu'à 10 h ce matin pour remettre le disque dur contenant les données du registre des armes à feu à la cour.
Le gouvernement Harper s'expose à un outrage au tribunal s'il n'obéit pas aux ordres de la Cour pendant que le ministre Blaney et le commissaire de la Gendarmerie royale du Canada (GRC) sont personnellement visés par la mesure.
Le juge Luc Martineau de la Cour fédérale a ordonné au gouvernement de lui remettre les données québécoises du registre des armes d'épaule afin de les protéger jusqu'à la fin des procédures judiciaires dans ce dossier.
Le disque dur sera placé sous scellé jusqu'à la fin des procédures.
Les avocats du gouvernement fédéral ont plaidé, au cours d'une longue audience, que le dépôt de ces données était inutile puisque le ministre de la Sécurité publique, Steven Blaney, s'est engagé - à quatre reprises - à les préserver.
L'ordonnance de la Cour fédérale constitue une première étape dans le bras de fer qui oppose la commissaire à l'information, Suzanne Legault, au gouvernement Harper.
Mme Legault entend contester la constitutionnalité du projet de loi C-59 qui contient des articles couvrant la GRC. Des articles placeraient la GRC, de façon rétroactive, à l'abri de destructions illégales de données du registre.
Selon la commissaire à l'information, la GRC a contrevenu à la loi en détruisant les données du registre des armes d'épaule en 2012 en dépit d'une enquête du Commissariat fédéral à l'information et d'un engagement écrit du ministre de la Sécurité publique de protéger les données.
Pendant ce temps, le projet de loi C-59 a fait l'objet, hier soir, d'un dernier vote favorable au Sénat.
De son côté, le gouvernement conservateur se félicitait d'avoir mis un terme au « à l'inefficace et coûteux registre des armes d'épaule une fois pour toutes », selon les termes employés par le ministre Blaney.
« La volonté du Parlement a été claire à plusieurs reprises; toutes les copies du registre doivent être détruites. Nous continuerons à défendre cette position devant le tribunal ».

  • 1- Pourquoi Québec contestait-il l'abolition du registre?
  • 2- Quelles étaient les procédures intentées par Québec?
  • 3- Où en est-on dans le processus d'abolition du registre des armes d'épaule?
    Après la sanction du projet de loi C-19 en avril 2012, il est devenu inopérant à l'été 2012 (sauf au Québec) et les données ont été détruites, à l'exception de celles du Québec.

    Les données québécoises ont été préservées dans l'attente du jugement final de la Cour suprême.

    Le registre demeure en vigueur au Québec, c'est-à-dire que les propriétaires d'armes d'épaule peuvent les enregistrer. Ils « peuvent », car le gouvernement Harper accorde depuis 2006, soit bien avant qu'il n'abolisse le registre, une amnistie qui innocente à l'avance tout propriétaire d'arme non enregistrée en cas de poursuite.
  • 4- Comment a été aboli le registre des armes à feu?
  • 5- À quand remonte le contrôle des armes à feu?
  • 6- Quels sont les arguments pour et contre le registre?

Pakistan : la canicule a fait plus de 400 morts

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Mise à jour le mardi 23 juin 2015 à 4 h 47 HAE   Reuters
Un garçon pakistanais se baigne dans les eaux polluées à Karachi, pendant une vague de chaleur.
Un garçon pakistanais se baigne dans les eaux polluées à Karachi,
pendant une vague de chaleur.
  Photo :  AP/Shakil Adil

La canicule a provoqué la mort de plus de 400 personnes en trois jours à Karachi, la grande ville du sud du Pakistan, ont annoncé les services de santé. Des camps de fortune ont été aménagés dans les rues.
Cette vague de chaleur extrême (44 degrés Celsius, sept de plus que la normale saisonnière) a coïncidé avec d'importantes coupures de courant qui ont valu de très vives critiques aux autorités locales et à l'opérateur K-electric, chargé de fournir de l'électricité aux 20 millions d'habitants de Karachi.
La situation devrait cependant s'améliorer mardi en fin de journée, avec l'arrivée attendue de la mousson, ont annoncé les services météorologiques.
Un responsable de la Fondation Edhi a déclaré à Reuters qu'une morgue gérée par son organisation avait reçu plus de 400 corps de personnes décédées de complications dues à la canicule.
D'autres décès ont été signalés ailleurs dans la province, mais aucun bilan officiel n'est disponible pour le moment.
Un des principaux hôpitaux publics de Karachi a annoncé la mort de plus de 200 patients souffrant de déshydratation et d'épuisement.
Les Rangers pakistanais, une unité paramilitaire, a aménagé des centres médicaux dans les rues de la ville portuaire, dans lesquels ils distribuent de l'eau et des sels de réhydratation.

Tuerie de Charleston: propos étonnants de Barack Obama

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Publié par Charles Payette pour CogecoNouvelles le mardi 23 juin 2015 à 06h04. Modifié à 06h11.
Tuerie de Charleston: propos étonnants de Barack Obama
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(Cogeco Nouvelles) - Le président américain Barack Obama a accordée des entrevues au ton personnel et parfois surprenant, lundi, concernant la tuerie de Charleston.
Le chef de la maison blanche a notamment surpris en employant le terme nègre pour appuyer son propos. Il a aussi affirmé que l'Amérique n'était pas guérie du racisme.
Barack Obama se rendra vendredi à Charleston, en Caroline du Sud, pour prononcer l'éloge funèbre du pasteur, abattu avec huit paroissiens d'une église noire, mercredi dernier, par un suprémaciste blanc de 21 ans.
D'autre part, la gouverneure de la Caroline du Sud a ajouté sa voix à toutes celles qui appellent au retrait du drapeau confédéré du Parlement de l'État.
Ce drapeau était l'emblème des États du sud esclavagistes lors de la Guerre de Sécession, entre 1861 et 1865.

La Québécoise recherchée pour un meurtre à Toronto a été arrêtée

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Publié par La Presse Canadienne le mardi 23 juin 2015 à 01h19. Modifié par Charles Payette à 05h41.
La Québécoise recherchée pour un meurtre à Toronto a été arrêtée
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TORONTO - La police de Toronto a confirmé pendant la nuit l'arrestation de la Québécoise recherchée pour sa participation présumée dans le meurtre d'un Torontois.

Le corps policier a confirmé sur le réseau social Twitter que Sabrina Chouart, originaire de Gatineau, avait été arrêtée.
Les autorités ont aussi mis la main sur Clyde Marshall, un Néo-Brunswickois, qui aurait aussi été impliqué dans le meurtre de Sina Parsi, dont le corps a été retrouvé vendredi soir dans un immeuble à appartements de Toronto.

La police craignait que Clyde («Marcus») Marshall, 36 ans, et Sabrina Chouart, 27 ans, puissent avoir quitté Toronto pour d'autres régions du pays.

Les autorités n'ont pas révélé pendant la nuit l'endroit où les deux suspects ont été arrêtés et dans quelles circonstances.

Les deux individus vont comparaître en Cour mardi en journée dans la Ville reine.

Tout au long de cette chasse à l'homme, les autorités policières ont sollicité l'aide du public en diffusant plusieurs vidéos où l'on voyait les suspects.

Dans une vidéo de surveillance publiée lundi par la police de Toronto, on voit un homme et une femme marcher avec un gros chien brun dans le couloir de l'immeuble.

La police avait indiqué lundi que le duo pourrait voyager avec le chien - et donc en auto-stop plutôt qu'en autocar ou en train. Mais le chien a plus tard été retrouvé, abandonné à Toronto.