Une Autochtone canadienne devient Madame Univers

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Mise à jour le dimanche 30 août 2015 à 16 h 50 HAE
Ashley Callingbull lors de son couronnement à Minsk en Biélorussie
Ashley Callingbull lors de son couronnement à Minsk en Biélorussie 
Photo :  Madame Univers 2015

Pour la première fois, une femme des Premières Nations a gagné le concours de beauté Madame Univers, une compétition internationale réservée aux femmes mariées.
L'Albertaine Ashley Callingbull, qui réside en Ontario sur le territoire des Six Nations depuis trois ans, a remporté le prix samedi soir à Minsk, en Biélorussie.
L'actrice et mannequin de 25 ans, connue pour son rôle dans la série télévisée Blackstone, a atterri à l'aéroport Pearson de Toronto dimanche.
« Je viens de faire la preuve que peu importe d'où l'on vient, on peut accomplir tout ce qu'on veut. »— Ashley Callingbull

En entrevue, elle s'est dite heureuse d'avoir reçu plusieurs messages de soutien des communautés autochtones de tout le pays.
« Je suis en train de briser des stéréotypes puisqu'aucune femme autochtone n'a jamais fait ça et qu'il y a un stéréotype selon lequel on ne peut pas se rendre aussi loin », a-t-elle déclaré.
Elle est aussi la première Canadienne à remporter ce titre.
Le concours de beauté Madame Univers ne doit pas être confondu avec la compétition Miss Univers, organisée par Donald Trump aux États-Unis, et la compétition Miss Monde, d'origine britannique.
Violence familiale
Le thème de la compétition Madame Univers cette année était la violence familiale et le sort des enfants.
Il s'agit de problèmes qui touchent de près l'actrice issue de la communauté crie d'Enoch, en Alberta. Durant la compétition, Ashley Callingbull a parlé de son enfance difficile marquée par la violence, les agressions sexuelles et la pauvreté. Elle espère maintenant devenir une source d'inspiration pour les jeunes autochtones grâce à ses réalisations.
Ashley Callingbull est aussi connue sous le nom d'Ashley Burnham, le nom de son mari. Elle utilise aujourd'hui les deux noms de famille.

Alberta: des tests de qualité de l'air révèlent des substances cancérigènes

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Publié par La Presse Canadienne le dimanche 30 août 2015 à 16h42. Modifié par Jacques Thériault à 17h18.
Alberta: des tests de qualité de l'air révèlent des substances cancérigènes
EDMONTON - Des analyses de la qualité de l'air dans l'une des plus grandes régions pétrochimiques du Canada ont révélé la présence de nuages toxiques éphémères mais concentrés.
Effectuées par un laboratoire récipiendaire d'un prix Nobel à l'université de la Californie, le laboratoire Irvine, ces analyses reflètent les résultats déjà obtenus sur la présence de substances cancérigènes dans le nord-est d'Edmonton.

Bien que ce ne soit qu'un échantillon, les résultats ne sont «pas dus au hasard», selon le chef du laboratoire, Donald Blake.

Les chercheurs ont visité en juin 2012 la région surnommée le «coeur industriel de l'Alberta», qui comprend plus de 40 entreprises pétrochimiques. Ils ont collecté 96 échantillons d'air dans les environs et dans des régions rurales en amont du vent.

La majorité des résultats se situent en-deçà des limites sécuritaires pour l'Alberta. Mais entre le 8 et le 12 juillet cette année-là, les chercheurs ont détecté sur trois jours des augmentations importantes des niveaux de benzène, une substance cancérigène qui n'a pas de niveau sécuritaire.

Un échantillon a indiqué la présence de 11 parties par milliard (ppb) de benzène, un autre, de 24 ppb, et un troisième, de 156 ppb.

L'Alberta recommande que le taux de benzène ne dépasse pas une moyenne sur une heure de 9 ppb. L'agence chargée de la surveillance de la qualité de l'air de la région n'a rapporté qu'un seul excès en 2012.

Selon M. Blake, les pics détectés par son équipe pourraient avoir disparu en calculant la moyenne sur une heure.

«Si c'est quelque chose que le vent apporte dans une maison et qu'elle reçoit de cinq à 20 parties par milliard de benzène tout le temps, ça commence à m'inquiéter», a-t-il dit.

C'était la troisième visite du laboratoire dans le coeur industriel de l'Alberta. En 2008 et en 2010, les résultats, révisés par des pairs et publiés, révélaient la présence dans l'air de substances chimiques qui causent des smogs à des niveaux comparables — et même parfois supérieurs — à ceux des plus grandes villes et des plus gros centres industriels du monde. Au moins 10 des produits toxiques détectés dans les nuages étaient des substances cancérigènes soit connues, soit soupçonnées.

Les chercheurs ont également découvert que la prévalence du cancer du sang chez les hommes entre 1997 et 2006 dans les trois comtés entourant la région était significativement plus élevée que dans les comtés voisins. Aucun lien n'a cependant été établi.

Une porte-parole du ministère albertain de l'Environnement a affirmé que les recommandations pour la qualité de l'air suivies par l'agence de surveillance du coeur industriel étaient établies par un groupe formé de représentants du gouvernement et de l'industrie et d'environnementalistes. Elle a toutefois refusé de commenter les résultats du laboratoire californien.

Coupes en éducation: des chaînes humaines devant les écoles publiques mardi

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Publié par La Presse Canadienne le dimanche 30 août 2015 à 15h06. Modifié par Jacques Thériault à 16h24.
Coupes en éducation: des chaînes humaines devant les écoles publiques mardi
MONTRÉAL - Pour une troisième fois en quelques mois, des chaînes humaines se formeront autour des écoles publiques de la province mardi, le 1er septembre, pour dénoncer les coupes budgétaires dans le milieu de l'éducation.
La porte-parole du regroupement, Pascale Grignon
 
 
 
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Le mouvement «Je protège mon école publique» prend de l'ampleur alors que plus de 150 écoles réparties dans 15 régions administratives du Québec participeront à l'événement.

Parents et enfants sont invités à se rendre devant leur école de quartier une demi-heure avant le début des classes, mardi, pour se tenir la main et ainsi former une chaîne humaine.

Un symbole pour démontrer que les parents sont préoccupés par les récentes compressions de 350 millions $ imposées au réseau de l'éducation par le gouvernement Couillard, explique Pascale Grignon, qui agit à titre de porte-parole du regroupement.

Une première chaîne humaine avait été formée le 1er mai dernier à l'initiative de parents d'élèves qui fréquentaient l'école Saint-Jean-de-Brébeuf dans le quartier Rosemont à Montréal.

Quelque 26 écoles avaient participé à cette première présentation. Un mois plus tard, plus de 8000 parents avaient récidivé en formant des chaînes humaines devant une centaine d'écoles réparties dans huit régions du Québec.

«Le souhait, c'était de démontrer l'attachement que les gens ont envers leurs écoles, poursuit Mme Grignon. La réalité, c'est que les compressions jouent sur les milieux de vie de milliers d'enfants du Québec. Ces milieux de vie-là, ce sont les écoles.»

Elle cite notamment à titre d'exemples les postes de conseillers pédagogiques, d'orthopédagogues, de psychoéducateurs ou de directeurs adjoints qui ont été coupés dans les écoles affectant directement la réussite scolaire, estime-t-elle.

«En ce moment, il n'y a aucune écoute de la part du gouvernement, s'indigne Mme Grignon. Le ministre de l'Éducation François Blais dit encore qu'il n'y aucune mobilisation... il va y avoir 10 000 parents devant les écoles mardi!»

Mme Grignon invite d'ailleurs tous les parents du Québec à participer au mouvement. Nul besoin de déployer une grande organisation, indique-t-elle, il suffit de se rendre devant une école publique et de tendre la main aux autres parents.

Un républicain évoque l'idée d'ériger un mur entre les États-Unis et le Canada

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Publié par Associated Press le dimanche 30 août 2015 à 11h46. Modifié par Jacques Thériault à 12h27.
Un républicain évoque l'idée d'ériger un mur entre les États-Unis et le Canada
Le candidat à l'investiture républicaine Scott Walker/Photo: AP
WASHINGTON - Le candidat à l'investiture républicaine Scott Walker estime que l'idée d'ériger un mur entre les États-Unis et le Canada est une question légitime qui mérite d'être examinée.
Les candidats républicains ont l'habitude d'adopter la ligne dure sur l'immigration illégale, mais ils se concentrent généralement davantage sur la frontière du sud avec le Mexique.

Lors d'une entrevue à l'émission «Meet the Press», présentée au réseau américain NBC, le gouverneur du Wisconsin s'est fait demander s'il souhaitait construire un mur au nord également.

Selon M. Walker, les forces de l'ordre du New Hampshire ont évoqué cette idée lors d'une assemblée locale et elles ont soulevé des inquiétudes «légitimes». Il s'agit donc d'un enjeu sérieux qui devrait être examiné par les autorités, a-t-il ajouté.

La frontière entre les États-Unis et le Canada est la plus longue du monde, s'étendant sur plus de 8891 kilomètres.

Le milliardaire Donald Trump s'est fait le champion de la question de l'immigration illégale dans la course à la Maison-Blanche en promettant notamment la construction d'un mur permanent à la frontière du sud, dont les frais seraient entièrement assumés par le Mexique. Il s'est également engagé à cesser d'accorder la citoyenneté américaine d'office aux bébés nés aux États-Unis — une idée à laquelle s'était montré ouvert M. Walker, avant de reculer.

Les opinions tranchées de M. Trump, qui trône toujours au sommet des sondages des primaires, semblent avoir encouragé ses rivaux à prôner des positions plus sévères sur l'immigration illégale.

Un accident de la route cause la mort de 38 jeunes filles au Swaziland

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Publié par Associated Press le samedi 29 août 2015 à 17h12.
Un accident de la route cause la mort de 38 jeunes filles au Swaziland
JOHANNESBURG — Au moins 38 jeunes filles ont été tuées dans un accident de la route au Swaziland, dans le sud du continent africain, alors qu'elles se dirigeaient vers un festival traditionnel, selon un organisme du pays.
Quelque 20 autres personnes ont été blessées lorsque le camion du groupe a percuté un autre véhicule, vendredi, a affirmé le Réseau de solidarité du Swaziland dans un communiqué.

Les filles et les jeunes femmes étaient apparemment à l'arrière d'un camion ouvert, selon l'organisme.

Les policiers du Swaziland, un petit pays montagneux de 1,4 million d'habitants, ont empêché les journalistes de rapporter l'accident, selon l'organisme. Les photos étaient interdites sur les lieux, d'après un journaliste local qui a requis l'anonymat pour des raisons de sécurité.

Un porte-parole du Réseau de solidarité du Swaziland a indiqué que le groupe avait été informé de l'accident par l'armée du pays. Lucky Lukhele a mentionné que le bilan des morts risquait de s'alourdir.

La police, qui refusait d'abord de discuter de l'événement, a mis en doute le nombre de morts avancé par l'organisme. Le porte-parole Khulani Mamba a indiqué que 13 personnes avaient perdu la vie dans l'accident.

Le roi du pays, Mswati III, a promis samedi que toutes les familles des victimes seraient indemnisées. Il a ajouté qu'une enquête était en cours sur l'accident.

Les jeunes filles étaient sur une autoroute entre les villes de Mbabane et Manzini lorsque leur véhicule serait entré en collision avec un autre, selon le «Times of Swaziland». Leur camion aurait ensuite été percuté par un autre qui passait par là.

«Nous étions environ 50 à bord lorsque le premier camion a frappé une camionnette Toyota», a témoigné une survivante, Siphelele Sigudla, âgée de 18 ans, qui a été citée par le «Times of Swaziland».

Le groupe était en route vers la résidence du roi du Swaziland, où se tient la danse des roseaux annuelle. Le festival de huit jours attire généralement 40 000 participants.

Le Swaziland est la dernière monarchie absolue de l'Afrique, dirigée par le roi Mswati III depuis 1986. Le roi accuse d'ailleurs les médias d'avoir entaché l'image de son pays.