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vendredi, décembre 11, 2015

Le PQ veut entendre Lachance et Charbonneau en commission parlementaire

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Publié par La Presse Canadienne le jeudi 10 décembre 2015 à 17h11. Modifié par Charles Payette le vendredi 11 décembre 2015
Le PQ veut entendre Lachance et Charbonneau en commission parlementaire
Le commissaire Renaud Lachance et la présidente de la commission, la juge France Charbonneau/Photo: Cogeco Nouvelles
QUÉBEC - Le Parti québécois veut mandater des députés pour faire la lumière sur les raisons qui ont mené le commissaire Renaud Lachance à se dissocier de certaines conclusions du rapport de la Commission Charbonneau.
On en parle en ondes :
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Mis en ligne le vendredi 11 décembre 2015 dans Puisqu'il faut se lever avec Paul Arcand
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Mis en ligne le vendredi 11 décembre 2015 dans Puisqu'il faut se lever avec Pierre-Yves McSween
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Mis en ligne le vendredi 11 décembre 2015 dans Puisqu'il faut se lever avec Jean Lapierre
Le leader parlementaire du PQ, Bernard Drainville, a écrit une lettre à ce sujet au président de la commission des institutions de l'Assemblée nationale, Guy Ouellette.

M. Drainville constate dans sa lettre que les travaux et le rapport de la Commission d'enquête sur l'industrie de la construction (CEIC), présidée par la juge France Charbonneau, suscitent des questions.

Le député péquiste fait notamment référence à la dissidence exprimée par M. Lachance au sujet des liens entre des contrats publics et le financement des partis politiques provinciaux.

Cette demande du PQ, transmise jeudi à M. Ouellette, survient alors que Radio-Canada a diffusé des extraits de courriels au ton acrimonieux envoyés par M. Lachance à Mme Charbonneau.

Dans sa lettre, M. Drainville réclame que les deux commissaires soient entendus séparément dans les plus brefs délais par la commission, où les députés libéraux sont majoritaires.

«Nous croyons qu'il est de notre responsabilité de faire en sorte que toutes les questions soulevées par les travaux et le rapport de la CEIC obtiennent réponse, particulièrement quant aux raisons qui ont poussé M. Lachance à exprimer sa dissidence concernant une partie importante des conclusions du rapport», écrit le leader parlementaire du Parti québécois.

En entrevue, M. Drainville a estimé que cette démarche servira notamment à établir si des pressions politiques ont été exercées durant les travaux de la commission.

«Est-ce que des pressions ont été exercées? J'aimerais bien qu'on me rassure là-dessus», a-t-il dit.

Selon M. Drainville, les courriels démontrent que les objections émises par M. Lachance concernaient des représentants du Parti libéral dont l'ex-premier ministre Jean Charest, les ex-ministres Nathalie Normandeau et Line Beauchamp ainsi que l'homme d'affaires Marc Bibeau.

«Si on fait l'addition de tous ces commentaires-là, on a l'impression qu'il voulait atténuer les agissements du Parti libéral et le rôle joué par certains acteurs-clés, a-t-il dit. C'est ce qui me fait dire que les libéraux sont morts de rire.»

Le gouvernement qualifie la démarche de l'opposition péquiste d'«exercice démagogique spectaculaire», visant uniquement à miner les recommandations de la Commission Charbonneau.

Le responsable des relations avec les médias au cabinet du premier ministre Philippe Couillard, Charles Robert, a réagi jeudi au nom du gouvernement pour dire qu'il ne revenait pas au conseil exécutif, mais plutôt à la commission des institutions de l'Assemblée nationale, d'évaluer la proposition de M. Drainville et d'y donner suite ou non.

Sauf que la commission est formée de 13 députés, dont sept libéraux, qui forment donc la majorité.

Aux yeux du gouvernement, la proposition est carrément «immonde», selon M. Robert. L'opposition péquiste cherche à utiliser la commission des institutions «à des fins partisanes», «du jamais vu», estime le porte-parole.

Il conclut que M. Drainville veut que les parlementaires s'immiscent dans les travaux de la Commission Charbonneau, censée être indépendante de toute influence politique. «C'est inacceptable. C'est pire qu'inacceptable, c'est répréhensible», a-t-il commenté, en entrevue téléphonique.
Québec solidaire appuie le PQ
Le député de Québec solidaire (QS) Amir Khadir a affirmé jeudi que son parti appuiera l'initiative du PQ, même s'il ne pourra participer à la décision, n'étant pas membre de la commission parlementaire.

À la lumière des informations qui circulent au sujet de leurs échanges de courriels, M. Khadir a estimé que la dissidence de M. Lachance est discréditée.

«M. Lachance s'est discrédité avec son ton injurieux à l'égard de la juge Charbonneau», a-t-il dit en entrevue, en référant à certains passages des courriels.

Selon le député de QS, M. Lachance commet des erreurs graves dans ses échanges avec Mme Charbonneau en omettant des témoignages qui contredisent ses affirmations.

M. Khadir cite notamment un extrait des courriels où le commissaire affirme qu'une seule source a identifié l'homme d'affaires Marc Bibeau comme responsable du financement du PLQ alors que d'autres témoignages allaient dans le même sens.

«Tout cela jette un sérieux doute sur son jugement», a-t-il dit.

Devant les passages où M. Lachance insiste pour retirer le nom M. Charest et retrancher des passages touchant l'ex-ministre des Affaires municipales Nathalie Normandeau, M. Khadir s'interroge sur ses motivations.

«Que ce soit volontairement ou par une espèce d'obsession ou un entêtement que je m'explique difficilement, à vouloir tout limiter et tout atténuer, il donne la fâcheuse impression qu'il veut protéger les libéraux ou Jean Charest», a-t-il dit.

La Coalition avenir Québec, qui réserve ses commentaires pour vendredi, a signifié son appui à la démarche du PQ.

samedi, septembre 05, 2015

Stéphane Bédard n’est plus le leader parlementaire du PQ

http://ici.radio-canada.ca/nouvelles/politique/

Mise à jour le vendredi 4 septembre 2015 à 19 h 52 HAE
Stéphane Bédard
Stéphane Bédard

Pierre Karl Péladeau a décidé de retirer à Stéphane Bédard ses fonctions de leader parlementaire du Parti québécois, rapporte Sébastien Bovet, chef de bureau de Radio-Canada à Québec.
Selon une source au Parti québécois, M. Bédard a appris cet après-midi qu'il ne serait pas le leader parlementaire à la rentrée parlementaire.
Le poste de leader parlementaire est très important au sein des partis représentés à l'Assemblée nationale. Son détenteur décide des sujets abordés lors de la période des questions et les noms des députés qui les poseront. C'est le deuxième poste le plus important dans les travaux parlementaires après celui de chef.
M. Bédard a été aux commandes du PQ en qualité de chef de l'opposition officielle d'avril 2014 jusqu'au mois de mai dernier, avant de devenir leader de l'opposition officielle.
Élu dans la circonscription de Chicoutimi en 1998, les électeurs lui ont plusieurs fois renouvelé leur confiance.
Qui le remplacera?
On ne sait pas encore qui succédera dans la fonction au député de Chicoutimi, mais les noms de Bernard Drainville et Alexandre Cloutier circulent. M. Drainville, que l'on qualifie de batailleur, a appuyé Pierre Karl Péladeau lors de la course à la direction du PQ après avoir été son adversaire.