PKP à l'inauguration de l'Institut de recherche sur l'autodétermination des peuples


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Lancement des travaux de l'IRAI, à Montréal
Lancement des travaux de l'IRAI, à Montréal
L'ex-chef du Parti québécois, Pierre Karl Péladeau
L'ex-chef du Parti québécois, Pierre Karl Péladeau
Il n'a pas pris la parole, mais a répondu à une question des journalistes :
« Je suis très heureux d'être ici avec des hommes et des femmes qui ont l'intention de travailler pour faire en sorte qu'on fasse avancer les travaux sur l'indépendance. »
Pour l'ex-présidente de la Confédération des syndicats nationaux (CSN), Claudette Carbonneau, l'IRAI va jouer un rôle crucial pour renouveler le discours souverainiste. Et elle ne craint pas par ailleurs une trop grande intellectualisation de la question.
« Je pense qu'on ne sera pas prêt à faire l'indépendance avec juste comme projet, dire "je change la feuille d'érable pour mettre une fleur de lys". Les gens veulent des réponses. »
Ce constat est partagé par le député de Québec solidaire Amir Khadir, qui salue déjà sa contribution au débat.
« Ça traduit une certaine animation, un certain appétit de dégager des lignes de force. »
Daniel Turp, président de l'IRAI
Daniel Turp, président de l'IRAI
Même si Pierre Karl Péladeau a fourni le prêt pour que l'Institut puisse entamer ses travaux, le président de l'organisme, l'ancien député péquiste Daniel Turp, promet d'en préserver l'indépendance. Selon lui, l'Institut aura « un rôle de soutien par la recherche à l'ensemble du mouvement souverainiste. »
Les premiers résultats des recherches sont attendus au printemps 2017.
Avec les informations de Bruno Coulombe
Extrait du site de l'IRAI
« L'Institut de recherche sur l'autodétermination des peuples et les indépendances nationales (IRAI) est un laboratoire d'idées indépendant dont le mandat est de réaliser, diffuser et rendre accessibles des études de qualité à l'ensemble des citoyens et citoyennes du Québec, et ce, dans une perspective comparée et internationale. »
« Vision : être une institution de référence crédible, originale et influente sur l'autodétermination des peuples et les indépendances nationales. »
« Mission : réaliser, diffuser et rendre accessibles des recherches sur l'autodétermination des peuples et les indépendances nationales afin de favoriser un dialogue citoyen ouvert et constructif. »
« Valeurs : collaboration; dialogue; non-partisanerie; professionnalisme; rigueur; transparence »

DÉBATS PRÉSIDENTIELS Les partisans de Trump veulent plus de muscle

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30 septembre 2016 | Jennie Matthew - Agence France-Presse à Council Bluffs, Iowa | États-Unis
Les partisans de Donald Trump espèrent que le milliardaire montrera un autre visage le 9 octobre à Saint-Louis, lors du prochain débat présidentiel.
Photo: Spencer Platt Agence France-Presse
Les partisans de Donald Trump espèrent que le milliardaire montrera un autre visage le 9 octobre à Saint-Louis, lors du prochain débat présidentiel.
Faire mieux, se concentrer sur le programme et taper plus fort sur Hillary. C’est la feuille de route de Donald Trump, dressée par ses supporteurs pour le deuxième débat présidentiel le 9 octobre, après une prestation jugée médiocre lors du premier duel.
 
La plupart des commentateurs et analystes s’accordent à dire que la candidate démocrate Hillary Clinton a remporté le premier débat lundi, sous les yeux de 84 millions de téléspectateurs. Donald Trump s’en défend et estime avoir été à son avantage, mais même ses plus fervents partisans l’avouent : ils espèrent que le milliardaire montrera un autre visage le 9 octobre à Saint-Louis, lors du prochain face à face.
 
« Je pense qu’il a besoin d’avoir plus de jugeote », estimait ainsi mercredi Martha Killion, une ancienne serveuse à la retraite, lors d’une activité de campagne dans l’Iowa. « Je ne peux pas croire qu’il n’ait pas plus contre-attaqué », ajoutait-elle en revenant sur les 90 minutes durant lesquelles Hillary Clinton lui a adressé plusieurs piques cinglantes.
 
Le New York Times rapporte que ses conseillers, conscients que le magnat de l’immobilier a manqué de souffle sur la fin, prévoient de mieux le préparer sur des réponses cruciales à apporter, sur certains faits sur lesquels insister, et sur des plans de contre-attaque. Misant sur son « instinct naturel » de débatteur, comme l’avait mis en avant son équipe de campagne, Donald Trump avait à peine préparé le premier débat.
 
Ses partisans recommandent qu’il se concentre davantage sur les questions de politique, qu’il affirme sa position de candidat du changement et profite des points faibles d’Hillary Clinton. « Je pense qu’il a été correct, mais il y a plein d’autres sujets qu’il aurait dû aborder », pensait quant à lui Larry Storer, un retraité habitant dans le Nebraska voisin.
 
« Il s’est fait piéger »
 
M. Trump s’est retenu et n’a pas parlé du passé de Mme Clinton, des questions de défense, d’immigration illégale, de la crise des réfugiés ni de Benghazi, où Mme Clinton est accusée de ne pas en avoir fait assez pour éviter l’attaque contre le consulat américain en 2012, qui avait fait quatre morts dont l’ambassadeur.
 
« Il s’est fait piéger à plusieurs reprises, j’ai détesté assister à ça, acquiesçait la femme de M. Storer, Carol, elle aussi retraitée qui travaillait dans une entreprise de téléphonie. Mais il s’est aussi bien défendu sur certains autres sujets. Je pense que s’il reste concentré et ne tombe pas dans les pièges qui lui sont tendus, il sera ok. »
 
S’il s’est contenu lors du débat de lundi, Donald Trump est depuis reparti à l’assaut et reparle d’« Hillary-la-crapule », soulignant son « incompétence », ses échecs et le fait qu’elle est corrompue, selon lui.
 
Clinton, un repoussoir
 
Et même s’il n’a pas fait d’étincelles lundi, il est difficile de savoir à quel point les débats influenceront les électeurs. Pour beaucoup, la perspective de voir Hillary Clinton à la Maison-Blanche est à elle seule un argument suffisant pour oublier toute contre-performance de leur champion lors des débats.
 
« Vous pourriez pointer une kalachnikov sur ma tête, je ne voterai pas pour ce diable, cette traître qui devrait être en prison », s’emportait ainsi Cynthia McKinney à propos de l’ancienne secrétaire d’État. Mais Donald Trump « a certaines de ses expressions du visage… Je ne sais pas comment dire, mais il doit arrêter de faire ça, je pense que ça agace les gens et ça ne le rend pas très présidentiel », avouait-elle cependant.
 
Mme Killion, l’ancienne serveuse, pense avoir le remède adéquat : « Il faut prier. Je pense qu’elle l’énerve, et cette prière le protégera et lui permettra de faire du bon boulot pour notre pays. »

Lessard associe ses problèmes à son poste aux Transports

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30 septembre 2016 | Robert Dutrisac - Correspondant parlementaire à Québec | Québec
Depuis trois semaines, Laurent Lessard multiplie les explications sur les différentes activités lucratives que menait de front son ami Yvon Nadeau en même temps qu’il était son conseiller politique dans sa circonscription. 
Photo: Jacques Boissinot La Presse canadienne
Depuis trois semaines, Laurent Lessard multiplie les explications sur les différentes activités lucratives que menait de front son ami Yvon Nadeau en même temps qu’il était son conseiller politique dans sa circonscription. 
Alors qu’il défendait son sens de l’éthique, Laurent Lessard s’est interrogé, jeudi, sur l’irruption dans l’actualité de controverses qui le concernent au moment même où il entreprend de réformer le ministère des Transports.
 
« Ce que je ne comprends pas, c’est que je suis le même gars qu’il y a un mois et demi quand j’étais à la Forêt [le ministère des Forêts, de la Faune et des Parcs]. Soudainement, qu’est-ce qui se passe quand tu arrives au ministère des Transports ? Tout ce tir groupé-là », a fait remarquer dans une mêlée de presse Laurent Lessard, qui assume ses nouvelles fonctions de ministre des Transports depuis le 20 août dernier.
 
Le ministre n’est toutefois pas allé jusqu’à proposer une quelconque théorie du complot. « Je ne présume de rien. Je vous citais une coïncidence. Maintenant, je sais une affaire : il y aura des changements et c’est commencé », a-t-il affirmé.
 
Depuis trois semaines, Laurent Lessard multiplie les explications sur les différentes activités lucratives que menait de front son ami Yvon Nadeau en même temps qu’il était son conseiller politique dans sa circonscription. Ce cumul d’occupations, « c’est normal », juge le ministre. Deux de ses entreprises, Pyrobiom Énergies et Innoltek, ont sollicité de l’aide de l’État.
 
Couillard réitère sa confiance
 
Philippe Couillard a réitéré sa confiance dans son ministre. Irrité, le premier ministre a toutefois refusé de commenter la situation. « Il n’y a rien à ajouter là-dessus », a-t-il sèchement répondu aux journalistes qui l’asticotaient.
 
Mercredi, Laurent Lessard, qui participait à une rencontre des ministres des Transports à Toronto, a bénéficié d’une journée de répit. Mais ce ne fut que partie remise.
 
Jeudi, Laurent Lessard a précisé qu’il avait déclaré au commissaire à l’éthique et à la déontologie que sa conjointe, Johanne Binette, travaillait pour une entreprise d’économie sociale, le Groupe ressources techniques Beauce-Appalaches (GRTBA), qui comptait sur des subventions de la Société d’habitation du Québec (SHQ) pour financer des projets d’habitations à loyer modique. La SHQ relève du ministère des Affaires municipales, dont le titulaire était son mari.
 
« Le problème, c’est que le gars qui gère le programme de subventions est redevable au ministre pour sa “job”, il est redevable au ministre des Affaires municipales. Sa femme travaille pour une entreprise qui a [reçu] 12,7 millions de subventions. Il y a quelque chose qui marche pas là-dedans », a observé le député de la Coalition avenir Québec Éric Caire à l’Assemblée nationale.
 
Laurent Lessard a certifié qu’il ne connaissait pas l’organisateur libéral John MacKay quand il fut nommé à la tête de la SHQ pour ensuite délier les goussets de la société d’État afin de financer les projets présentés par le GRTBA. Quant aux pressions qu’il a exercées sur la SHQ à compter de 2003 pour obtenir ces subventions, le ministre a dit qu’il n’avait fait que reprendre les dossiers dont s’occupait l’élu péquiste défait Marc Boulianne.

Pierre Karl Péladeau participe au lancement de l'IRAI

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Publié le 29 septembre 2016 à 19h58 | Mis à jour le 30 septembre 2016 à 07h32
Pierre Karl Péladeau... (PHOTO OLIVIER PONTBRIAND, LA PRESSE)
Pierre Karl PéladeauPHOTO OLIVIER PONTBRIAND, LA PRESSE
L'ex-chef du Parti québécois Pierre Karl Péladeau a été chaudement applaudi par plus de 200 militants souverainistes de tout horizon réuni jeudi soir au lancement de l'Institut de recherche sur l'autodétermination des peuples et des indépendances nationales (IRAI).
«C'est une très belle initiative», a lâché Pierre Karl Péladeau, qui affichait une barbe poivre et sel de quelques jours. L'ex-chef péquiste est l'idéateur et principal donateur de cet institut de recherche non partisan. «Je suis très heureux d'être ici avec des amis, avec des hommes et des femmes qui ont l'intention de travailler avec assiduité et beaucoup de conviction pour faire en sorte qu'on fasse avancer les travaux sur l'indépendance», a-t-il commenté en mêlée de presse avant de se défiler. Il n'a pas fait d'autres commentaires aux journalistes et n'a pas pris la parole lors du lancement.
Le candidat à la succession de Pierre Karl Péladeau, Jean-François Lisée, a salué le rôle joué par l'ex-chef péquiste. «Pierre Karl a été un homme d'affaires remarquables. Il a des sous, il les met au service d'une grande cause. Je le salue et je le félicite», a-t-il affirmé en mêlée de presse. S'il est élu chef du Parti québécois, le député de Rosemont n'a pas l'intention de financer l'IRAI à même les coffres du parti. «Ils n'en ont pas vraiment pas besoin. Les coffres de Pierre Karl sont mieux garnis que ceux du Parti québécois!», a-t-il lancé. 
Jean-François Lisée s'est également réjoui de l'avènement d'un institut de recherche sur la souveraineté. «Je pense que c'était le temps, il y a tellement de think-tank fédéralistes, c'est le temps qu'on est une boîte à idées, une boîte de recherche indépendantiste.»
La candidate à la direction du PQ Martine Ouellet estime que l'IRAI jouera un rôle «essentiel» pour faire valoir les bienfaits de l'indépendance. «Tout ce qui va contribuer à documenter l'indépendance, ça va enlever les peurs. En ajoutant de l'information, on va sortir de la peur, et avec la fierté, je sais qu'on a tout ce qu'il faut pour être indépendant dans un premier mandat», a-t-elle déclaré en entrevue avec La Presse, avant de se rendre au plateau de tournage de l'émission Tout le monde en parle.
Le professeur de droit constitutionnel et président du C.A. de l'IRAI Daniel Turp a annoncé que l'IRAI étudiera pour ses débuts le rapport des jeunes adultes Québécois à l'indépendance du Québec, en comparaison avec des jeunes d'Écosse et de la Catalogne. Deux chercheurs mèneront cette première étude : Marie-Michèle Sauvageau et Alexis Hieu Truong de l'Université d'Ottawa.
M. Turp a rappelé que l'Institut ne sera «pas partisan et ne fera pas de militantisme politique». Il a également vanté les mérites du principal donateur de l'IRAI, Pierre Karl Péladeau, aussi membre du C.A. de l'Institut. «Je suis toujours fier de dire que c'est Pierre Karl qui est l'idéateur de l'Institut, celui qui a cru en cette idée de donner au mouvement indépendantiste un institut de recherche», a déclaré Daniel Turp.
D'autres ténors du mouvement souverainiste étaient présents à l'évènement comme l'ex-chef du Bloc québécois Gilles Duceppe, le chef d'Option nationale Sol Zanetti, le député péquiste Maka Kotto, le candidat à la direction du PQ Paul Saint-Pierre Plamondon et Claudette Carbonneau, présidente de l'organisation OUI Québec.

Les régions du Québec n'ont plus de voix à Ottawa, dit Lebel

http://www.lapresse.ca/actualites/politique/politique-canadienne/

Publié le 30 septembre 2016 à 05h00 | Mis à jour à 05h00
Le chef adjoint du Parti conservateur, Denis Lebel... (PHOTO Rocket Lavoie, Le Quotidien)
Le chef adjoint du Parti conservateur, Denis LebelPHOTO ROCKET LAVOIE, LE QUOTIDIEN
(OTTAWA) En confiant à un ministre élu en l'Ontario la responsabilité du développement régional au Québec, le gouvernement Trudeau a carrément tourné le dos aux régions de la Belle Province, estime le chef adjoint du Parti conservateur, Denis Lebel.
Au lieu de faire appel à l'un des 40 députés libéraux du Québec pour s'occuper de l'Agence du développement économique du Canada pour les régions du Québec, le premier ministre Justin Trudeau a décidé de confier cette tâche au ministre de l'Innovation, des Sciences et du Développement économique, Navdeep Bains, qui est député de Mississauga-Malton et qui a aussi la responsabilité des autres agences de développement économique régional (provinces atlantiques, sud et nord de l'Ontario, diversification de l'économie de l'Ouest, et le Grand Nord).
Cette décision avait fait sourciller plusieurs élus au Québec à l'époque. Mais près d'un an après l'arrivée au pouvoir des libéraux, il appert que les régions du Québec ont perdu leur voix auprès du cabinet, estime Denis Lebel.
M. Lebel, qui a lui-même été ministre responsable de l'Agence de développement économique du Québec dans le gouvernement conservateur de Stephen Harper de 2008 à 2011, propose de remédier à cette lacune en créant « une équipe d'intervention » formée de cinq anciens maires de villes du Québec qui ont maintenant une voix à Ottawa : les députés conservateurs Alain Rayes, Luc Berthold, Bernard Généreux et lui-même ainsi que le sénateur Claude Carignan.
M. Lebel confirmera la formation de ce groupe de travail, qui aura comme mandat de faire avancer les dossiers qui sont chers aux régions du Québec à Ottawa, durant un discours qu'il prononcera ce matin devant les membres de la Fédération québécoise des municipalités, qui sont réunis en congrès à Québec.
Avant de faire le saut en politique fédérale, M. Lebel a été maire de Roberval. Quant à Alain Rayes, Luc Berthold et Bernard Généreux, ils ont été premiers magistrats de Victoriaville, Thetford Mines et La Pocatière respectivement. Pour sa part, Claude Carignan était maire de Saint-Eustache avant d'être nommé au Sénat en 2009.
« Quand j'étais ministre du Développement régional, j'ai visité toutes les régions du Québec à plusieurs reprises. J'ai fait des annonces dans de petits villages, et pas juste dans les grandes villes qui donnent plus de votes. On a pris des décisions pour s'occuper du développement économique des régions du Québec. Ce n'est pas juste une question de petite politique. C'est une question de reconnaître la spécificité des besoins des régions », a affirmé hier Denis Lebel dans une entrevue à La Presse.
À titre d'exemple, M. Lebel a rappelé qu'il avait pris la décision, lorsqu'il était ministre du Développement régional, d'investir « massivement » dans l'industrie de la motoneige. « Cela a aidé les régions du Québec qui vivent l'hiver et survivent l'hiver grâce notamment à des touristes de l'Europe ou d'ailleurs qui viennent faire de la motoneige ici, par exemple. Quelqu'un qui ne connaît pas bien le terroir québécois ne peut pas prendre de telles décisions, comme celle d'aider les municipalités de 2000 personnes et moins à rénover leur centre communautaire », a-t-il soutenu.