jeudi, février 25, 2016

Mélanie Joly préfère Radio-Canada à TVA

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Mélanie Joly
AGENCE QMI
MISE à JOUR 
MONTRÉAL – Appelée à dire spontanément si elle préfère Radio-Canada ou le réseau TVA, la ministre du Patrimoine canadien, Mélanie Joly, n’a pas hésité une seconde : c’est Radio-Canada qu’elle préfère.
«Bien là, c’est facile : Radio-Canada», a-t-elle répondu à la question, «Radio-Canada ou TVA ?», que lui posait le magazine L’actualité dans une capsule diffusée cette semaine sur le site web de la publication.
Mme Joly se prêtait au «Défi 60 secondes» du magazine au cours duquel elle devait répondre sans hésitations à diverses questions : voyager dans le passé ou dans le futur ? (réponse : dans le futur) papier ou iPad ? (réponse : iPad).
L’aveu de cette préférence envers Radio-Canada a fait sourciller le commentateur politique Jean Lapierre. «Elle vient de se mettre les pieds dans les plats», a-t-il affirmé sur les ondes de LCN, jeudi après-midi.
Selon M. Lapierre, la ministre Joly devrait rester neutre, puisqu’elle est responsable du CRTC, un organisme qui arbitre les demandes et les conditions d’utilisation des réseaux de télévision au Canada.
«Quand la ministre responsable à l’air d’une majorette pour Radio-Canada, c’est un problème», a souligné M. Lapierre, dans son style coloré.

Série C: Legault et Péladeau vont rencontrer Bombardier

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Les chefs de la Coalition avenir Québec et du Parti québécois, François Legault et Pierre Karl Péladeau

Les chefs de la Coalition avenir Québec et du Parti québécois, François Legault et Pierre Karl Péladeau

Marc-André Gagnon
Pierre Karl Péladeau et François Legault, qui continuent de tirer à boulets rouges sur Philippe Couillard et Air Canada, ont accepté de rencontrer la direction de Bombardier pour discuter de la Série C.
Selon les deux partis d’opposition, l’entreprise aurait elle-même proposé la tenue d’une rencontre.
Le chef de la Coalition avenir Québec, François Legault, se rendra à Montréal, vendredi, pour rencontrer vers 11 h le président et chef de la direction de Bombardier, Alain Bellemarre.
On ignore, pour l’instant, quand le chef de l’opposition officielle en fera autant. «La rencontre va avoir lieu éventuellement, prochainement. La date n’a pas encore été fixée», a indiqué l’attaché de presse de M. Péladeau, Bruno-Pierre Cyr.
La porte-parole de Bombardier, Isabelle Rondeau, s’est abstenue de commenter.
Couillard sur la défensive
En chambre, jeudi, Pierre Karl Péladeau a demandé une fois de plus que l’entente conclue entre le gouvernement, Air Canada et Bombardier soit rendue publique.
«Sinon, malheureusement, nous allons être obligés de conclure qu’il s’agit d’ententes secrètes», a déploré M. Péladeau, pendant la période des questions.
La Coalition avenir Québec, de son côté, a demandé formellement au commissaire au lobbyisme de faire enquête après que Philippe Couillard eut admis avoir discuté avec le PDG d’Air Canada pour l’encourager à acheter des avions de la Série C.
La CAQ suspecte le premier ministre du Québec d’être celui qui, en coulisses, a amorcé les discussions qui ont mené à l’entente conclue entre le gouvernement, Air Canada et Bombardier.
«Tout ce que j'ai souhaité, dans une conversation avec le président d'Air Canada, c'est qu'il commande des Séries C pour l'intérêt supérieur du Québec, et ça, je suis très fier de le dire. Si je ne l'avais pas fait [...] j'aurais failli à mes responsabilités», a raconté le premier ministre.
Il se défend toutefois d’avoir négocié quoi que ce soit. «Je n'ai pas parlé, jamais, de la transaction avec Air Canada, avec Bombardier, a assuré M. Couillard. [...] Ce n'est pas moi qui ai négocié l'entente, je n'ai rien à voir là-dedans. [...] Ce sont des gens d'affaires qui ont négocié ensemble pour le bénéfice, d'abord et avant tout, du secteur aéronautique.»
Rien au registre
Il n’en fallait pas moins pour que la CAQ réclame au commissaire au lobbyisme de faire enquête, puisque le registre ne contient aucun mandat de lobbying entre Air Canada et le gouvernement au sujet de l’entente avec Bombardier pour l’achat d’avions de la Série C. En revanche, tout semble en règle du côté de Bombardier.
Le porte-parole du premier ministre, Harold Fortin, a précisé que l’appel de courtoisie logé par le premier ministre à l’endroit du PDG d’Air Canada aurait eu lieu «vers la fin des discussions» entre Bombardier et le transporteur.
Lors de cet appel d’environ trois minutes, M. Couillard aurait essentiellement insisté sur l’importance du secteur aéronautique du Québec.
Comme il s’agit de l’initiative de M. Couillard, cela exclurait toute allégation de lobbyisme illégal, estime-t-on au cabinet du premier ministre.

Arts et culture La politique à l'heure des égoportraits

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Le samedi 20 février 2016
Le rituel de l'égoportrait de Justin Trudeau
Le rituel de l'égoportrait de Justin Trudeau     Photo : Radio-Canada/Michel Harvey
Pour notre volet politique, nous jetons un regard sur Denis Coderre et Justin Trudeau qui n'ont pas seulement la génétique du Parti libéral en commun, ils occupent l'espace public de la même manière, à coup d'égoportraits. À l'international, le pape François semble avoir bien profité de son séjour au Mexique, et qui de mieux placés que Jean Perron et Jacques Demers pour nous expliquer la politique américaine? Au chapitre de l'économie, nous aurons enfin l'avis du quincaillier Maurice sur la vente du géant Rona. Nos amis les animaux ont de nouveaux défenseurs : Mario Pelchat prend la défense des animaux de compagnie et Anne-Marie Losique, celle des poissons. 
 
Le maire de Montréal, Denis Coderre, analyse le travail de Justin Trudeau après ses 100 premiers jours au pouvoir. 
 
Le pape François est bien content de son séjour officiel à Cuba et au Mexique. 
 
Le premier ministre Justin Trudeau raconte sa semaine. 
 
Jean Perron et Jacques Demers sont aux États-Unis dans une assemblée partisane pour nous expliquer le processus électoral américain. 
 
Nous dévoilons le logiciel de traduction automatique défaillant mis au point par le gouvernement fédéral à l'intention des communications internes. 
 
Le nouveau ministre de l'Éducation, Pierre Moreau, vient nous rassurer sur son état de santé. 
 
Le quincaillier Maurice s'exprime enfin sur la vente du géant Rona à la compagnie américaine Lowe's. 
 
Le gouvernement du Canada présente Portrait de ministre. Aujourd'hui, nous découvrons la ministre du Patrimoine, Mélanie Joly, ainsi que le ministre de l'Immigration, des Réfugiés et de la Citoyenneté, John McCallum. 
 
Les amateurs du sport avec Fun Fournier  
 
Nous joignons le maire Labeaume au coeur du prestigieux tournoi de hockey pee-wee, qui se déroule à Québec. 
 
Jacques Villeneuve est toujours aussi vigoureux, malgré son accident au Grand Prix de motoneige de Valcourt. 
 
L'animateur Francis Reddy, de l'émission Bien dans son assiette, rencontre un acériculteur. 
 
La femme d'affaires Anne-Marie Losique veut sauver les océans en protégeant les poissons de la surpêche. 
 
Le chanteur Mario Pelchat s'inquiète du problème d'obésité chez les animaux de compagnie. 
 
Le grand poète Jean-Paul Daoust présente Ode orthographique.

Infoman vend la tour de Radio-Canada

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Mise à jour le lundi 22 février 2016 à 10 h 20 HNE

Jean-René Dufort a encore frappé. À la suite de la mise en vente de la Maison de Radio-Canada, Infoman devient l'agent immobilier de la « tour brune ».
Oubliez les REER. Investissez plutôt dans l'immobilier.
Lundi très tôt, quelques jours après la mise en vente de la Maison de Radio-Canada, l'équipe d'Infoman a planté une pancarte aux couleurs de RE/MAX (rebaptisé JR/MAX) devant la tour, face au boulevard René-Lévesque Est, sur laquelle on peut lire : « À vendre : tour brune d'ICI Radio-Canada ».
« Ça fait quelques années que ce dossier traîne et on a voulu en rire. C'est un stunt en quelque sorte », explique Hugues Bélanger, de l'équipe de production de l'émission, qui a généreusement prêté son numéro de téléphone du bureau aux fins de l'exercice.
Il sera d'ailleurs question de la vente de la Maison de Radio-Canada lors de l'émission d'Infoman, jeudi à 19 h 30.
Radio-Canada a annoncé la semaine dernière qu'elle mettait en vente la tour et les terrains situés sur le boulevard René-Lévesque Est.
La société allègue que les coûts d'entretien de l'édifice sont trop élevés pour ses moyens. Les frais d'exploitation annuels de la tour s'élèvent à 20 millions de dollars, et des rénovations majeures nécessitant 170 millions de dollars devront être effectuées au cours des prochaines années.
L'automne dernier, Radio-Canada a entamé des démarches pour opérer un déménagement sur le site ou à l'extérieur du site actuel.

La BD inspirée du dernier scénario de Pierre Falardeau lancée vendredi à Rimouski

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Mise à jour le jeudi 25 février 2016 à 13 h 10 HNE
Esquisse pour « Le jardinier des Molson », la BD de Richard Forgues tirée du scénario de Pierre Falardeau.Esquisse pour « Le jardinier des Molson », la BD de Richard Forgues tirée du scénario de Pierre Falardeau.  Photo :  Richard Forgues (dessin) / Sébastien Clermont Petit (caméra)
La bande dessinée Le jardinier des Molsoninspirée du dernier scénario de Pierre Falardeau, sera lancée vendredi à Rimouski.
Le personnage central de la bande dessinée est originaire de Les Boules, dans La Mitis, et travaillait à entretenir le jardin de la résidence d'été de la famille Molson avant la Première Guerre mondiale. Pierre Falardeau, mort en 2009, en avait écrit le scénario, publié après sa mort aux Éditions du Québécois, mais n'avait pas eu le temps d'en faire un film.
L'histoire met en scène un peloton du 22e régiment constitué de soldats québécois en mission pendant la guerre de 1914-1918. 
« Ce sont tous des Québécois qui sont issus de milieux très différents, explique le bédéiste, Richard Forgues. Il y avait des volontaires, des conscrits, et ils se serrent les coudes du mieux qu'ils peuvent, ils passent le temps à se raconter d'où ils viennent, leur contexte. On a vraiment accès à un témoignage d'époque. »
Le lancement se déroulera à 17 h à la Brasserie artisanale Le Bien, le Malt. Le dessinateur Richard Forgues sera sur place pour échanger avec le public.

La désillusion des Québécois chantée par Les Cowboys Fringants

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Mise à jour le jeudi 25 février 2016 à 12 h 01 HNE
Les Cowboys Fringants en concertLes Cowboys Fringants en concert  Photo :  La Tribu
Il y a 20 ans cette année que Karl Tremblay, Jean-François Pauzé, Marie-Annick Lépine et Jérôme Dupras participaient à un concours d'amateurs à Repentigny sous l'appellation Les Cowboys Fringants.
Un texte de Philippe RezzonicoTwitterCourriel
Vingt ans, des milliers de spectacles au Québec et en Europe francophone et près de 1 million de disques/DVD vendus : nous avons survolé ces deux décennies lors de trois entrevues téléphoniques individuelles avec le fougueux chanteur (Karl), l'auteur-compositeur principal (Jean-François) et la compositrice et multi-instrumentiste (Marie-Annick Lépine) à l'approche de leur rentrée montréalaise avec leur nouveau-né, Octobre.
Une même grille de questions pour les trois artistes. Au menu : souvenirs, écriture, famille, disques, société, popularité, spectacles, politique et le temps qui passe.

Cela se passait à la brasserie La Ripaille, à Repentigny, en 1996. Une bande d'amis qui avait inventé un nom de groupe en quelques secondes faisait fureur à un concours d'amateurs. Les tout jeunes membres des Cowboys Fringants pensaient-ils vraiment commencer ce que l'on peut désigner aujourd'hui comme une carrière?
Jean-François : « Moi, j'y croyais à l'époque, même si certains pensaient que c'était plus pour s'amuser. Que c'était un hobby pour nous.  J'ai toujours écrit en essayant de m'améliorer. Au début, c'était plus de la parodie. Mais on a amené le groupe ailleurs. C'était un rêve d'écrire des chansons. Je ne savais juste pas si ça allait être avec Les Cowboys ou autrement. Mais j'y croyais. »
Marie-Annick : « C'est sûr qu'on y croyait. On voyait les super réactions de la foule. C'étaient nos amis, bien sûr, mais on avait les mêmes réactions quand on jouait à La Ripaille ou ailleurs. Mais, que ça dure 20 ans, ça, on n'y pensait pas. »
Karl : « En 1996, ce n'était pas un rêve pour moi. On faisait ça pour nos amis. Et comme nous avions beaucoup d'amis, on avait du succès avec notre pastiche western et nos reprises de Joe Dassin. Je dirais que c'est après notre deuxième place derrière Loco Locass aux Francouvertes (1999) qu'on s'est dit qu'il était possible de faire carrière en musique. »
Les Cowboys Fringants en 1996Les Cowboys Fringants en 1996  Photo :  La Tribu
Il y a une nostalgie évidente au sein des chansons d'Octobre. Des titres qui évoquent le temps qui passe, les amours passées et la famille. Un des Cowboys a atteint la quarantaine l'an dernier et un autre franchira ce cap cette année. Octobre est le genre de disque que l'on écrit à un certain âge.
Marie-Annick : « Avoir des enfants change bien des choses. On en a tous eus entre Que du ventet Octobre. On s'implique depuis près de 15 ans avec la Fondation des Cowboys Fringants, qui vise à protéger l'environnement, et ça fait aussi longtemps que l'on parle de la génération future. Mais quand la génération future se retrouve dans ton salon, ça change la perspective. »
Karl : « Le personnage de Mon grand-père, c'est le grand-père de Jean-François, mais ça pourrait être celui de n'importe qui. La chanson nous a donné l'occasion d'utiliser un effet de voix, ce qu'on ne fait jamais - et d'aller vers un style bluegrass. C'est sûr que le temps passe. Collectivement, nous avons quatre enfants, et un cinquième est en chemin. On aurait bientôt un band de la relève au complet... »
Jean-François : « Dans l'univers des Cowboys, c'est bien de faire des clins d'œil au passé par des chansons revendicatrices, touchantes ou drôles. Une chanson comme Pizza galaxie est inspirée d'un moment plus sombre de ma vie. À l'inverse, Les feuilles mortes a été écrite en pensant à mon garçon. »
Les Cowboys Fringants ont toujours été un groupe engagé, socialement et politiquement.Octobre est néanmoins un retour en force sur cet aspect avec des chansons aux propos mordants comme La la laLa cave et Louis Hébert.
Jean-François : « On avait mis de côté un peu les chansons engagées, sociales ou politiques sur les deux derniers disques. Mais après presque 10 ans sans trop prendre position, trop de choses se sont produites qui nous ont fait grincer des dents. Il était temps de lancer notre pavé dans la marre. »
Karl : « On disait de L'expédition que c'était un disque plus sage, plus mature. Il y a ici un retour à une folie qui est plus proche de celle de Break syndical, notre petit côté Cowboys punk… On a eu des chansons sociales ou politiques sur les derniers disques, que l'on pense à Classe moyenneet à Monsieur. Mais avec la situation mondiale et tout ce qui s'est passé au Québec et au Canada depuis quatre ans, Jean-François est allé dans cette voie. Et on adhère tous à ça. Il me connaît depuis assez longtemps pour ne pas aller dans une voie que je n'endosserais pas sur scène. »
Marie-Annick : « On voulait des chansons fortes, mais qui permettent aux gens de s'éclater sur scène. J'adore L'expédition, mais des chansons comme Chêne et roseau et La bonne pomme, ce n'est pas évident en spectacle. On avait besoin de chansons comme La cave et Marine marchande. »
Le chanteur des Cowboys Fringants Karl TremblayLe chanteur des Cowboys Fringants Karl Tremblay  Photo :  La Tribu
Si les politiques de toutes les allégeances en prennent pour leur grade sur certaines chansons, Les Cowboys parlent de leurs préoccupations sociales par l'entremise des chansons Les vers de terre et So so, où la désillusion d'une certaine idée de la solidarité est omniprésente. Un peu comme si Les Cowboys criaient « réveillez-vous! » à tout le monde.
Jean-François : « Réveillez-vous, c'est surtout réveillons-nous. On ne fait pas des chansons pour faire la morale. On pourrait tous en faire plus. Moi aussi, je ne suis peut-être plus autant le jeune revendicateur ''révolutionnaire'' que j'étais en 1998. Nous avons des enfants, des hypothèques, nous vivons dans un monde tout croche et ça me fait chier, moi aussi. On a tous des idéaux de société meilleure, mais quand vient le temps de passer de la parole aux actes… »
Marie-Annick : « Break syndical était une critique des hautes institutions gouvernementales. Ici, on vise aussi le citoyen qui ne bouge pas. Il faut tous bouger ensemble pour que les choses bougent. »
Karl: « Quand on observe rétrospectivement notre œuvre, on voit qu'il y a toujours eu de la désillusion dans les chansons des Cowboys, à commencer par En berne et La manifestation. Ça ne date pas d'hier. C'est le petit côté fâchant des Québécois qui semble s'être transmis de génération en génération : une sorte de confort et d'indifférence. »
Les Cowboys fringants, à une date inconnueLes Cowboys fringants, à une date inconnue  Photo :  La Tribu
Durant plus de deux ans, Les Cowboys Fringants ont boycotté tous les médias de Québecor durant le lock-out au Journal de Montréal (janvier 2009-février 2011). Comment ces souverainistes affichés et convaincus composent-ils avec le fait que le patron de cette entreprise médiatique dont ils déploraient le comportement à l'époque est désormais le chef du parti qui désire mener le Québec à l'indépendance?
Karl : « Pierre Karl Péladeau, chef du Parti québécois, c'est spécial… Il y a déjà eu de la grogne populaire à son endroit. Si un jour nous avons un pays, j'espère qu'il ne gérera pas le Québec comme il l'a fait du temps du lock-out (rires). Cela dit, je ne pense pas que la notion de pays est morte. Mais elle est en latence. »
Marie-Annick : « Ce n'est pas idéal, mais c'est l'idéologie qui nous interpelle. Nous voulons un pays, indépendamment d'un parti ou d'une personne. Mais ce n'est pas très à la mode de parler d'indépendance ces temps-ci. »
Jean-François : « Je vais voter pour PKP. C'est un souverainiste convaincu, peu importe la façon dont il menait sa barque en affaires. Le Canada ne m'intéresse pas. L'indépendance, c'est un enjeu qui m'intéresse. C'est la cause qui me tient le plus à cœur. »
Les Cowboys Fringants à l'Olympia de Paris en 2012Les Cowboys Fringants à l'Olympia de Paris en 2012  Photo :  La Tribu
Au début de février, Les Cowboys Fringants ont offert trois spectacles dans trois salles différentes à Paris. Aucun groupe francophone de chez nous n'est plus populaire qu'eux sur le Vieux Continent. Il faut les voir en Europe au moins une fois pour réaliser la frénésie qu'ils génèrent là-bas.
Jean-François : « C'est peut-être l'effet de rareté. Parfois, ils ne nous voient pas durant six mois ou un an. Mais nous n'avons pas le goût de passer six mois en tournée là-bas, d'autant plus que nous avons tous des enfants désormais. On fait des tournées éclair comme celle que l'on vient de faire à Paris. Des tournées de sept ou huit dates dans les grosses villes comme Lyon, Paris, Genève, Bruxelles et Marseille.
« Le rapport est différent en Europe, où les artistes sont souvent mis sur un piédestal. Ici, nous sommes vus comme des chums avec qui les fans veulent prendre une photo. Là-bas, nous sommes accueillis comme des rock stars. Il y a parfois plus de 200 personnes qui attendent à l'entrée des salles. C'est un peu déstabilisant. »
Marie-Annick : « Nous ne sommes pas plus populaires en Europe qu'au Québec, mais on ne peut comparer un spectacle à L'Olympia (2800 personnes) avec un spectacle devant 200 ou 300 personnes à la salle Hector-Charland. C'est plus facile de comparer avec le Métropolis, disons. Et nous ne vendons pas de disques en Europe, même si tout le monde connaît par cœur les paroles de nos chansons à nos spectacles. En Europe, les gens achètent la musique sur iTunes, et on ne vend presque rien sur iTunes. Soixante-quinze pour cent de nos ventes de disques au Québec sont physiques. »
Karl : « Même si on a vendu environ 950 000 albums en 20 ans, c'est notre popularité sur scène qui nous a permis de traverser la crise du disque. Les gens n'ont pas tous acheté nos albums, mais ils viennent en masse à nos spectacles, au Québec ou en Europe. Ils achètent un t-shirt ou autre chose.
« Il y a 10 jours à L'Olympia, on aurait pu jouer quatre heures. Les gens nous demandaient des vieilles chansons. On aurait pu faire une tournée « d'insuccès ». La foule chantait encore un quart d'heure après la fin du spectacle et nous sommes revenus faire Un petit tour à la guitare acoustique devant 500 personnes pendant que les techniciens débranchaient les fils. Nous avons un public fidèle sur les deux rives qui aime le nouveau disque, et j'espère qu'on va continuer pour encore 25 ans. »
Les Cowboys Fringants sont au Métropolis le vendredi 26 février (complet). En supplémentaire le 15 octobre. Également en supplémentaire à Québec (Grand théâtre, le 4 mars) et partout au Québec lors des prochains mois.

La commission Charbonneau Charbonneau et Lachance n'auront pas à témoigner au sujet de leur dissension

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Le commissaire Renaud Lachance et la juge France Charbonneau, présidente de la commission qui porte couramment son nom, lors du dépôt du rapport.
Le commissaire Renaud Lachance et la juge France Charbonneau, présidente de la commission qui porte couramment son nom, lors du dépôt du rapport.  Photo :  PC/Paul Chiasson

La présidente de la Commission d'enquête sur l'octroi et la gestion des contrats publics dans l'industrie de la construction, France Charbonneau, et le commissaire Renaud Lachance n'auront pas à témoigner en commission parlementaire au sujet de leur dissension affichée dans leur rapport final.
La Commission des institutions a affirmé que les commissaires « jouissent d'une immunité constitutionnelle ».
Par leurs motions respectives, le Parti québécois (PQ) et la Coalition avenir Québec (CAQ) souhaitaient que les commissaires Charbonneau et Lachance fassent la lumière sur ce qui les avait opposé. En toile de fond de ces motions se trouvait l'épineuse question du financement des partis politiques.
Rappelons qu'une version préliminaire du chapitre sur le financement des partis politiques, annotée par le commissaire Lachance au début de septembre, et dont l'émission Enquête de Radio-Canada avait obtenu copie, montrait que Renaud Lachance avait voulu atténuer les critiques envers les partis politiques dans le rapport de la Commission, en particulier au sujet du Parti libéral du Québec. Cela avait mené à des échanges houleux avec la présidente France Charbonneau.
Le président de la Commission des institutions, le député libéral de Chomedey, Guy Ouellette, a finalement tranché en déclarant que la motion présentée par les péquistes était irrecevable et que les mêmes conclusions s'appliquaient à celle de la CAQ.
Dans le cadre d'« un important effort de réflexion et d'analyse », Guy Ouellette affirme avoir étudié les arguments présentés par les députés péquistes Bernard Drainville et Agnès Maltais, les députés caquistes Nathalie Roy et Simon Jolin-Barrette et les députés libéraux Jean Boucher et Marc Tanguay.
Dans sa décision, qui fait une quinzaine de pages, Guy Ouellette écrit que « même si une commission d'enquête n'a pas le même rôle, ni les mêmes pouvoirs ou la même distance par rapport à l'exécutif qu'un tribunal, elle reste entièrement autonome ».
« De la même manière que l'Assemblée demande aux tribunaux qu'ils respectent ses privilèges parlementaires constitutionnels en ne s'ingérant pas dans ses affaires internes, l'Assemblée doit également être soucieuse de respecter l'indépendance de l'organe judiciaire ou des entités exerçant des fonctions qui s'en rapprochent, comme une commission d'enquête, qui doit jouir de l'indépendance requise pour être capable d'exercer pleinement la mission qui lui est confiée. »— Guy Ouellette, président de la Commission des institutions au sujet de la motion présentée par le PQ
« Extrêmement décevant », juge le Parti québécois
En point de presse, le député péquiste Bernard Drainville a affirmé qu'il s'agissait en quelque sorte de l'enterrement définitif du rapport de la commission Charbonneau.
Il a notamment rappelé que les commissaires n'avaient jamais eu à rendre des comptes, puisqu'il n'y avait pas eu de huis clos lors du dépôt du rapport. « Vous, les journalistes, n'avez jamais eu la possibilité de poser des questions aux commissaires Lachance et Charbonneau. Jamais ils ont eu à rendre des comptes », déplore-t-il.
Et Bernard Drainville ajoute : « Ça nous a coûté 45 millions, cette Commission, pour avoir la vérité et aller au fond des choses. On n'a eu ni la vérité ni le fond des choses ».
« C'est cher, 45 millions, pour ne pas avoir eu de réponse aux questions qu'on se posait, surtout sur le financement politique du Parti libéral. »— Bernard Drainville, député de Marie-Victorin, leader parlementaire et porte-parole en matière d'éthique et d'intégrité pour l'opposition officielle
De l'avis de M. Drainville, « les libéraux s'en sont tirés à très bon compte ».
Le député de Marie-Victorin estime que la dissidence dont a fait preuve le commissaire Renaud Lachance mine considérablement la solidité des travaux de la commission Charbonneau et du rapport qui en a résulté.
« Les commissaires ne sont pas des juges » - Bernard Drainville
Le PQ respecte la décision rendue aujourd'hui, sans toutefois se rendre aux conclusions auxquelles en arrive Guy Ouellette.
Selon Bernard Drainville, les commissaires ne sont pas des juges et leur immunité ne s'applique que dans l'éventualité de poursuites.
« Les commissaires font des recommandations, les juges prennent des décisions, affirme le député de Marie-Victorin. Par ailleurs, la Commission a terminé ses travaux. C'est pas comme si on demandait d'entendre les commissaires pendant que la Commission siégeait. »

La commissaire à l'information suggère de soumettre les cabinets ministériels à la loi d'accès

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  La Presse Canadienne
La commissaire à l'information du Canada, Suzanne Legault
La commissaire à l'information du Canada, Suzanne Legault  Photo :  PC/Sean Kilpatrick

Les cabinets de ministres devraient être soumis à la Loi sur l'accès à l'information pour assurer une plus grande reddition de compte au gouvernement, soutient la commissaire à l'information du Canada.
À la suite d'une promesse des libéraux, le Comité permanent de l'accès à l'information, de la protection des renseignements personnels et de l'éthique révise actuellement la loi. Suzanne Legault a indiqué aux membres du comité, jeudi, qu'« après plus de 30 ans d'existence, il est maintenant temps de prendre des mesures audacieuses afin de transformer la Loi sur l'accès à l'information ».
Cette loi, qui permet à tout citoyen de demander un document fédéral, au coût de 5 $, a été très peu modifiée depuis sa mise en vigueur, en 1983. Par ailleurs, plusieurs institutions publiques, y compris les cabinets ministériels, ne sont pas assujetties à cette loi.
La Cour suprême du Canada a effectivement conclu que les cabinets des ministres n'étaient pas des institutions assujetties à la Loi sur l'accès à l'information, a déploré Mme Legault. Pourtant, les décisions des ministres « peuvent avoir d'importantes répercussions pour les Canadiens », a-t-elle plaidé, et « seule une modification législative peut élargir le champ d'application de la loi de manière à y assujettir les cabinets ».
Mme Legault avait déposé l'an dernier un rapport spécial contenant 85 recommandations visant à améliorer la loi et sa gestion. Elle proposait notamment de restreindre le plus possible les exceptions qui permettent actuellement la non-divulgation de documents, et d'accélérer le temps de réponse aux demandes d'accès. La commissaire indique ainsi que 40 % de sa charge de travail actuelle consiste à traiter des plaintes administratives liées à des retards.
Les ministères et organismes fédéraux doivent répondre aux demandes dans un délai de 30 jours, ou du moins expliquer pourquoi un délai supplémentaire est requis. Mme Legault a rappelé aux députés qu'elle avait dû porter une affaire jusqu'en Cour d'appel fédérale pour confirmer le caractère « déraisonnable » d'une prorogation de délai d'un peu plus de trois ans (1110 jours).
La commissaire déplore aussi qu'elle doive recourir aux tribunaux pour forcer un organisme ou un ministère à respecter la loi, parce que son bureau n'a pas ce pouvoir d'ordonnance. Si elle avait eu plus de pouvoirs, un délai de 1100 jours n'aurait jamais été possible, a soutenu Mme Legault.
« En fait, 68 % de l'ensemble des pays qui ont mis en oeuvre une loi sur l'accès à l'information au cours des dix dernières années » ont adopté un tel modèle exécutoire, a dit Mme Legault. « Au Canada, la Colombie-Britannique, l'Alberta, l'Ontario, le Québec et l'Île-du-Prince-Édouard détiennent des pouvoirs d'ordonnance. »
La commissaire recommande aussi que les grandes décisions du gouvernement soient documentées et archivées. À un député qui s'inquiétait de voir publier ses petits mots gribouillés à la marge pendant une réunion, Mme Legault a rappelé qu'elle avait elle-même dû rendre public un document sur lequel elle avait griffonné distraitement le dessin d'un cheval.
Pour le reste, a-t-elle assuré, la loi permet de restreindre l'accès public aux renseignements plus « sensibles » - secrets d'État, sécurité nationale, avis juridiques, etc.

Arrêtons la péréquation pour « les libéraux du Québec », dit un chroniqueur conservateur

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Mise à jour le jeudi 25 février 2016 à 16 h 46 HNE
Ezra Levant, ancien commentateur politique de Sun News et propriétaire du site conservateur The Rebel
Ezra Levant, ancien commentateur politique de Sun News et propriétaire du site conservateur The Rebel  Photo :  PC/Pawel Dwulit

Le chroniqueur controversé Ezra Levant demande de mettre un terme aux paiements de péréquation versés « aux libéraux du Québec ».
L'ex-commentateur de Sun News a lancé une campagne en français sur son site The Rebel. Le maire de Montréal Denis Coderre, opposé au projet d'oléoduc Énergie Est, y est particulièrement critiqué.
« Coderre et les autres libéraux du Québec profitent déjà de l'industrie pétrolière du Canada pendant que l'Ouest fait le travail », est-il écrit sur le site. « Selon vous, qui paie pour assurer des places économiques et subventionnées dans les garderies du Québec? Qui paie pour les universités à faibles frais de scolarité et les méga-hôpitaux luxueux de la province ? », souligne le billet.
Affiche de la campagne Rien de plusLa campagne Rien de plus s'en prend à Denis Coderre.  Photo :  The Rebel
S'il est construit, le pipeline Énergie Est traverserait les Prairies, l'Ontario et Québec afin d'acheminer le pétrole de l'Ouest canadien vers l'Atlantique. Le maire de Montréal soutient que le projet comprend des risques importants pour l'environnement et peu de retombées économiques. Sa position avait déçu la première ministre albertaine Rachel Notley.
Denis Coderre a réagi aux propos de The Rebel en minimisant les tensions entre l'Est et l'Ouest du pays. « Le problème est pas la relation entre les régions et puis on jouera très certainement pas le jeu du diviser pour régner pour essayer de mettre de l'huile sur le feu », a-t-il répondu.
Le chroniqueur conservateur Ezra Levant a plusieurs fois défrayé la chronique. Il a récemment lancé une pétition intitulée « Notley is a bully » (« Notley est une intimidatrice »), après que la dirigeante eut banni ses correspondants de conférences de presse, sous prétexte qu'ils n'étaient pas des journalistes.
Il fait aussi face à deux avocats qu'il avait publiquement critiqué lorsqu'il était présentateur à Sun News.

Convergence: David résiste aux avances de Lisée

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Le débat sur la gauche n’a pas tourné en faveur d’une alliance souverainiste

25 février 2016 | Isabelle Porter à Québec | Québec
Françoise David participait au débat, tout comme Michel David.
Photo: Francis Vachon Le Devoir

Françoise David participait au débat, tout comme Michel David.
Le débat du Devoir sur la gauche et le pouvoir a donné lieu à des négociations informelles en direct sur une éventuelle alliance électorale entre le Parti québécois et Québec solidaire, mercredi soir. Tandis que Jean-François Lisée multipliait les invitations, le scepticisme de Françoise David semblait se renforcer.
 
« On tend la main, a répété Jean-François Lisée lors de l’événement à la chapelle du Musée de l’Amérique francophone. On n’a pas besoin d’être d’accord sur tout pour converger », a-t-il dit. Or, selon Françoise David, ce ne sera pas possible tant que le PQ refusera de réviser le mode de scrutin.
 
À un certain moment, M. Lisée a mentionné que l’exécutif du PQ de Rosemont avait justement l’intention de soumettre une résolution pour modifier le mode de scrutin au Conseil national du PQ, ce week-end, à Trois-Rivières. Il a dit avoir « bon espoir qu’elle soit adoptée ».
 
Ces avances n’ont toutefois pas semblé convaincre Mme David, qui a rappelé les coupes imposées par le parti à l’aide sociale à l’époque du gouvernement Marois.
 
Le débat organisé par Le Devoir avait pour thème : « QS, PQ : la gauche est-elle condamnée à l’opposition ? » Outre M. Lisée et Mme David, le panel était composé de la consultante et ex-adéquiste Marie Grégoire et du chroniqueur politique Michel David.
 
Pendant la discussion, M. Lisée n’a pas caché que lui et Amir Khadir avaient travaillé ensemble dans le passé pour créer une convergence de leurs deux partis. Il a toutefois concédé que de part et d’autre, les partis ne les appuyaient guère.
 
Le député de Rosemont a par la suite lancé que « la volonté politique de Pierre Karl[Péladeau] était beaucoup plus forte que celle de Pauline [Marois] » de rapprocher les deux partis. Françoise David a rétorqué que lors des précédentes tentatives, le blocage tournait essentiellement autour d’une chose : un mode de scrutin proportionnel. « Le PQ l’a proposé dans son programme depuis 1977, a-t-elle lancé. S’il l’avait fait, on serait peut-être au pouvoir ensemble. »
 
Belzébuth
 
Au fil de la discussion, Marie Grégoire a plaidé que les catégories d’hier ne tenaient plus. Elle a dit être très agacée par les calculs autour de la division du vote souverainiste et a rappelé que le Parti libéral de Justin Trudeau l’avait emporté aux dernières élections facilement sans le Nouveau Parti démocratique.
 
Alors que la discussion sur une éventuelle coalition souverainiste se poursuivait, Michel David a rappelé qu’il y avait un « éléphant dans la pièce » et a relevé que le grand partisan de la convergence, M. Péladeau, est considéré au sein de la gauche comme un véritable« Belzébuth ». Plus tôt dans le débat, il avait toutefois souligné à quel point les partisans des deux partis étaient nombreux à appeler de leurs voeux ce genre d’alliance électorale.
 
Chose certaine, l’animosité entre Françoise David et Jean-François Lisée était palpable tout au long du débat. Comme quoi la convergence ne s’est pas scellée lors de cette discussion.
 
Le prochain débat de la série Le Devoir de débattre aura lieu le 23 mars et portera sur la question du pétrole. Il sera suivi le 13 avril d’un débat sur l’immigration qui, pour la première fois dans l’histoire de cette série, se déroulera à Sherbrooke.