Boko Haram diffuse une nouvelle vidéo de présumées lycéennes

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Publié le 14 août 2016 à 07h51 | Mis à jour à 07h51
Les présumées lycéennes enlevées par Boko Haram, dans... (IMAGE ARCHIVES ASSOCIATED PRESS)
Les présumées lycéennes enlevées par Boko Haram, dans une vidéo en mai 2014.
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Agence France-Presse
Kano
Boko Haram a diffusé dimanche une vidéo de jeunes filles présentées comme des lycéennes enlevées par le groupe jihadiste nigérian en avril 2014 à Chibok, dans le nord-est du Nigeria, affirmant que certaines étaient encore vivantes et que d'autres avaient été tuées dans des raids aériens.
«Ils devraient savoir que leurs enfants se trouvent encore entre nos mains», a déclaré un homme au visage masqué par un turban sur une vidéo d'une durée de 11 minutes et postée sur YouTube. On y voit notamment des jeunes filles portant des voiles assises par terre et d'autres debout à l'arrière-plan.
«Une quarantaine de ces filles ont été mariées conformément à la volonté d'Allah», ajoute cet homme sur la vidéo. «D'autres ont été tuées dans des bombardements aériens», poursuit-il.
L'insurrection sanglante de Boko Haram a fait plus de 20 000 morts au Nigeria depuis 2009. Le groupe djihadiste a également enlevé plusieurs milliers de femmes, d'enfants et de jeunes hommes, enrôlés de force. Parmi ces femmes et ces filles, certaines ont été transformées en esclaves sexuelles et domestiques, et parfois même forcées à combattre, ou à mener des attentats suicide.
Les 276 adolescentes de Chibok avaient été enlevées dans le lycée public pour filles de cette ville le 14 avril 2014. Ce kidnapping sans précédent avait provoqué une vague d'indignation au Nigeria et dans le monde entier.
Au cours de l'année 2015, l'armée nigériane a annoncé avoir libéré des centaines de personnes, en majorité des femmes et des enfants, kidnappées par Boko Haram, mais les lycéennes de Chibok ne figuraient pas parmi elles.
En mai dernier, Amina Ali, l'une des lycéennes enlevées à Chibok, avait été découverte par des milices locales et par l'armée dans une zone encore contrôlée par Boko Haram dans l'État de Borno. Le retour de cette lycéenne avait représenté une rare lueur d'espoir dans le calvaire des captives de Chibok.

Des jeunes libéraux veulent rouvrir la Constitution

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Publié le 14 août 2016 à 05h00 | Mis à jour à 07h09
Par une forte majorité, les jeunes libéraux ont... (PHOTO JEAN-MARIE VILLENEUVE, LE SOLEIL)
PHOTO JEAN-MARIE VILLENEUVE, LE SOLEIL
Par une forte majorité, les jeunes libéraux ont adopté, hier, une résolution contestant la prédominance de l'ancienneté et l'essor de « clauses orphelin » (clauses de disparité de traitement) dans le monde du travail.

(SAINT-AUGUSTIN-DE-DESMAURES) Des jeunes libéraux veulent remettre le dossier constitutionnel à l'ordre du jour.
L'heure est venue de « rouvrir la Constitution », d'autant que le Canada fêtera son 150anniversaire en 2017, soutient la Commission politique libérale jeune de la Montérégie, dans une proposition qui a été rendue publique hier au congrès des jeunes libéraux, à Saint-Augustin-de-Desmaures, et qui doit faire l'objet d'un débat aujourd'hui.
Elle réclame que le gouvernement mette sur pied une commission de consultation itinérante qui aurait pour mandat « de formuler une recommandation d'amendement constitutionnel au gouvernement dans l'optique d'apposer officiellement la signature du Québec à la Loi constitutionnelle de 1982 ». Le gouvernement devrait élaborer une proposition de modifications à la Constitution dans l'année suivant le dépôt du rapport de la commission. Il la soumettrait ensuite aux Québécois par référendum. Des pourparlers avec Ottawa suivraient sur cette éventuelle « proposition sanctionnée par la population ».
Les jeunes libéraux auront-ils le temps de se pencher sur cette idée audacieuse ? Il s'agit de l'avant-dernière proposition régionale sur une liste qui en compte 22.
La journée d'hier en bref
Racisme : Québec peu enthousiasmé par l'idée d'une enquête publique
Le gouvernement Couillard manifeste peu d'enthousiasme devant l'idée de tenir une commission d'enquête publique sur « le racisme et la discrimination systémiques » au Québec, comme le lui demandent les jeunes militants de son parti. Ils ont adopté cette proposition par une forte majorité hier. « Ce phénomène-là [le racisme] existe chez nous, et dans toutes les sociétés il existe. Je pense qu'il faut le regarder. Quant au moyen, c'est une autre chose », a réagi brièvement le premier ministre Philippe Couillard, saluant tout de même son aile jeunesse pour avoir abordé cet enjeu. Même prudence de la part de la ministre de l'Immigration, de la Diversité et de l'Inclusion, Kathleen Weil. « On reçoit favorablement qu'ils se penchent [sur le sujet]. Quel sera le véhicule ? C'est à regarder. Je ne peux pas me prononcer », a-t-elle dit.
Bernard Drainville dans un congrès libéral
Toute une surprise attendait les jeunes libéraux hier : l'ex-député péquiste Bernard Drainville s'est pointé à leur congrès, accrédité à titre de représentant des médias. À compter de lundi, il animera avec Éric Duhaime une émission au FM93, station de Cogeco à Québec. Fraîchement nommé conseiller spécial de Philippe Couillard, Norman MacMillan, ancien ministre sous le gouvernement Charest, a sourcillé en voyant apparaître M. Drainville dans un corridor du campus Notre-Dame-de-Foy. M. MacMillan n'a pas voulu répondre aux questions des médias sur son mandat au cabinet du premier ministre. Bernard Drainville a assisté à des mêlées de presse accordées par des ministres, mais il n'a pas poussé l'audace jusqu'à poser des questions à ceux qui étaient ses adversaires il y a à peine deux mois.
Ancienneté et « clauses orphelin » dans la ligne de mire
Par une forte majorité, les jeunes libéraux ont adopté une résolution contestant la prédominance de l'ancienneté et l'essor de « clauses orphelin » (clauses de disparité de traitement) dans le monde du travail. Ils demandent donc que « le gouvernement du Québec encadre, par une loi, toute prime à l'ancienneté dans l'attribution des privilèges accordés aux employés de la fonction publique et des organismes publics ». Québec doit également « clarifier la Loi sur les normes du travail afin de clairement interdire, dans les régimes de retraite complémentaires, les régimes d'assurance collective et toute autre forme de rémunération ou d'avantage ayant une valeur pécuniaire, qui sont liés au travail ou aux services d'un salarié, des clauses de disparité des traitements en fonction de la date d'embauche ». Le gouvernement n'a pas réagi sur le sujet hier.
Achat obligatoire d'un iPad : une commission scolaire recule
Les parents de l'école Le Sommet, à Québec, ne seront finalement pas obligés d'acheter ou de louer un iPad pour leur enfant en première secondaire. La commission scolaire des Premières-Seigneuries a fait volte-face, a confirmé à La Presse le cabinet du ministre de l'Éducation en marge du congrès des jeunes libéraux. Il avait envoyé une lettre à la Commission scolaire pour lui signifier que la pratique était illégale. Les tablettes seront finalement mises à la disposition des enfants gratuitement. Le gouvernement rappelle qu'il a créé une enveloppe budgétaire destinée aux commissions scolaires pour financer l'achat d'outils technologiques dans les écoles.
Haute surveillance policière
Le congrès des jeunes libéraux se déroule sous haute surveillance policière à la suite de l'attentat terroriste déjoué en Ontario. Des mesures de sécurité exceptionnelles ont été déployées par la Sûreté du Québec au campus Notre-Dame-de-Foy, à Saint-Augustin-de-Desmaures. Pour la première fois lors d'un congrès des jeunes libéraux, tous les participants doivent franchir un détecteur de métal. Les policiers procèdent également à la fouille des sacs. Un large périmètre de sécurité a aussi été mis en place devant l'établissement. Le congrès des jeunes libéraux s'est déjà tenu au même endroit dans le passé sans que de telles mesures soient prises.