jeudi, septembre 24, 2015

Jour 54 : premier débat en français, à cinq

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Publié par 98,5 fm pour CogecoNouvelles le jeudi 24 septembre 2015 à 15h57. Modifié à 16h03.
Jour 54 : premier débat en français, à cinq
Thomas Mulcair
(Cogeco Nouvelles) - Ils seront cinq et c'est le chef du NPD Thomas Mulcair qui sera au centre de la scène et des attaques, ce soir, lors de ce premier débat en français de la campagne électorale fédérale.
À moins de quatre semaines du jour du scrutin et avec des sondages montrant un fort vent de face, le NPD tentera de convaincre les électeurs qu’ils ont fait un bon choix en 2011, lors de la vague orange.
Si les sondages des huit dernières semaines montraient que cette vague d’appuis s’intensifiait, deux coups de sondes publiés jeudi tracent la même conclusion : le niqab coûte cher au NPD.
Thomas Mulcair devra donc convaincre les Québécois qu’il y a d’autres enjeux dans cette élection que le port du voile lors des cérémonies de citoyenneté et faire attention à ne pas paraitre trop arrogant ou colérique, tout en gardant son authenticité.
Le Parti conservateur qui était quatrième position dans les intentions de vote au Québec bénéficie tout comme le Bloc québécois de nouveaux appuis d’électeurs opposés au niqab.
Le dossier devrait d’ailleurs refaire surface ce soir, alors que le Bloc tentera de marquer suffisamment de points pour battre son score famélique de 2011.
Gilles Duceppe, le plus expérimenté des débatteurs, misera aussi sur l’oléoduc Énergie Est. L'enjeu lui permet de placer les conservateurs, libéraux et néo-démocrates dans ce qu’il appelle « le bloc canadien ».
La chef du Parti vert, Élizabeth May, pourrait être une bonne alliée de M. Duceppe dans le dossier du pipeline. Elle tentera de se présenter comme l’équilibre du pouvoir advenant un gouvernement minoritaire.
Il devrait faire attention à ne pas « faire la job de bras » de Stephen Harper lors de ses attaques sur le niqab.
Si le dossier du niqab profite à Stephen Harper, le chef conservateur misera certainement sur l’économie. Il martèlera qu’il mise sur un plan avec des baisses d’impôt pour éviter le chaos économique que provoquerait l’élection d’un gouvernement libéral ou néo-démocrate.
Dans le dossier du niqab, il devra faire attention aux attaques de Gilles Duceppe qui ne manquera pas de rappeler qu’en 2011 les conservateurs avaient promis d’interdire le vote à visage couvert, mais qu’en quatre ans au pouvoir rien n’a été fait.
Le chef libéral Justin Trudeau, qui est deuxième dans les intentions de vote au Québec, jouera la carte du « vrai changement » pour se présenter comme la solution à « l’austérité » de Stephen Harper.
Le thème pourrait faire vibrer une corde sensible auprès des Québécois qui ont gouté à certaines mesures de « rigueur » avec des coupes de services depuis l’élection du gouvernement libéral de Philippe Couillard.
Bien que les deux partis portent le même nom, le parti fédéral prône trois années de déficit avant de renouer avec l’équilibre budgétaire pour relancer l’économie.
M. Trudeau joue la carte de l’authenticité, mais devra faire attention pour exprimer clairement ses idées en français.
Sondages
Deux sondages publiés jeudi matin montrent que le NPD a perdu 8% dans les intentions de vote au Québec. Le Bloc québécois ne parvient pas à retrouver les appuis qu’il avait obtenus lors de l’élection de 2011, où 23% des Québécois avaient voté pour le parti de M. Duceppe.
Léger/Globe and Mail :
Au Québec : NPD 38 %, PLC 22%, Bloc 20% PCC 18%
Au Canada : PCC 31%, PLC 31%, NPD 29%
Le coup de sonde a été effectué auprès de 2115 personnes, dont 1023 au Québec avec une marge d'erreur est de 2,1 %
EKOS/ La Presse
Au Québec : NPD 33%, PCC 24%, PLC 19%, Bloc 18%
Au Canada : PCC 35%, PLC, 26%, NPD 24%
La marge d'erreur du dernier sondage Léger réalisé auprès de 2343 est de 2%, 19 fois sur 20.
Par Philippe-Vincent Foisy

Des syndicats s'inquiètent du transfert de détenues vers une prison de Laval

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Publié par La Presse Canadienne le jeudi 24 septembre 2015 à 18h12.
Des syndicats s'inquiètent du transfert de détenues vers une prison de Laval
MONTRÉAL — Les femmes incarcérées à la Maison Tanguay à Montréal seront transférées à l'Établissement de détention Leclerc de Laval en février, une décision qui suscite la grogne de syndicats, qui s'inquiètent de la surpopulation grandissante des prisons de la région.
Le ministère de la Sécurité publique du Québec a expliqué jeudi que les installations de l'Établissement de détention Maison Tanguay étaient désuètes et qu'elles n'étaient plus en mesure de répondre aux besoins opérationnels grandissants de la population carcérale.

L'Établissement de détention Leclerc changera de vocation et sa population deviendra mixte. Ainsi, 248 places seront réservées aux femmes et 84 places aux hommes. La majorité des hommes qui y sont présentement incarcérés seront transférés dans d'autres établissements de détention du Québec.

Le Syndicat des agents de la paix en services correctionnels du Québec déplore toutefois le «volte-face» de la ministre Lise Thériault, qui, il y a un an, reconnaissait le problème de la surpopulation carcérale dans le réseau de la région, a rappelé Mathieu Lavoie, président du syndicat, en entrevue avec La Presse Canadienne.

Selon M. Lavoie, la surpopulation peut mettre en péril la sécurité publique parce que les employés des prisons ont du mal à gérer des établissements trop pleins.

Il a souligné que l'établissement Leclerc avait été construit pour «donner une bouffée d'air au réseau», mais la nouvelle de jeudi vient contrer cet effort, selon M. Lavoie, d'autant plus que la prison n'est utilisée qu'au tiers de sa capacité puisqu'il y a des rénovations.

Par ailleurs, le déménagement de détenus dans les établissements d'Amos, de Roberval, de Sept-Îles et de Sorel était déjà prévu lorsque leur construction avait été annoncée, en 2007, selon lui.

«Au départ, on avait déjà prévu de construire ces établissements-là ou d'agrandir pour contrer la surpopulation qui était prévue en 2007. Aujourd'hui, on est en 2015, donc huit ans après, la surpopulation est encore pire. On arrive à terme avec un manque de place», a-t-il tonné au bout du fil.

Le président du syndicat reconnaît que les installations de la Maison Tanguay étaient «probablement» désuètes, mais le gouvernement n'a que lui à blâmer, selon lui. «Le gouvernement, pendant nombre d'années, n'a pas investi. Les gouvernements antérieurs n'ont pas investi dans le milieu correctionnel et ça fait en sorte que les établissements n'ont pas été entretenus et ont besoin de rénovations», a-t-il expliqué.

«L'austérité vient s'attaquer aujourd'hui à la sécurité publique», a-t-il lancé.

Le ministère précise qu'il n'est pas question actuellement de fermeture définitive de l'Établissement de détention Maison Tanguay, mais le syndicat demeure sceptique sur cette affirmation, étant donné qu'aucun «plan défini» n'a été proposé. «Il n'y a rien de défini, c'est de l'hypothétique», a-t-il affirmé.

Le Syndicat de la fonction publique et parapublique (SFPQ) considère également que la décision du ministère aura pour effet «d'accentuer le problème de surpopulation», ajoutant que depuis dix ans, la population dans les prisons a crû de 31 pour cent. Par voie de communiqué, le syndicat a aussi soulevé des doutes sur la possibilité que la Maison Tanguay soit éventuellement rouverte.

Le ministère assure que le transfert n'occasionnera aucune perte d'emploi chez le personnel permanent.

Dominique Anglade a choisi le PLQ pour devenir ministre, affirme Legault

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Publié par La Presse Canadienne le jeudi 24 septembre 2015 à 11h22. Modifié par 98,5 fm à 13h49.
Dominique Anglade a choisi le PLQ pour devenir ministre, affirme Legault
QUÉBEC - L'ex-présidente de la Coalition avenir Québec (CAQ) Dominique Anglade passe dans le camp des libéraux pour satisfaire ses ambitions ministérielles, a déclaré jeudi le chef caquiste François Legault.
M. Legault a exprimé sa déception après avoir appris que Mme Anglade sera candidate du Parti libéral du Québec (PLQ) lors de la prochaine élection complémentaire dans la circonscription montréalaise de Saint-Henri-Sainte-Anne.

Lors d'un point de presse à l'Assemblée nationale, M. Legault a affirmé qu'il a appris par des tiers le passage de Mme Anglade dans le camp libéral.

«Je suis déçu, mais ce que je comprends, c'est que Dominique a accepté un poste de ministre, a-t-il dit. On voit que M. Couillard, à certains députés, n'offre pas de poste de ministre et ils quittent. Mais là, dans le cas de Dominique, ce que je comprends c'est qu'on lui a offert un poste de ministre. Elle a souhaité devenir ministre, c'est une bonne candidate, je ne peux pas nier ses compétences.»

Mme Anglade a été présidente de la CAQ en 2012-13, avant d'être nommée à la tête d'un organisme de développement économique.

Dans Saint-Henri-Sainte-Anne, Mme Anglade en sera à sa deuxième tentative pour se faire élire députée à l'Assemblée nationale.

En 2012, alors qu'elle défendait les couleurs de la CAQ, Mme Anglade avait été défaite dans la circonscription de Fabre, à Laval, où se tiendra également une élection partielle prochainement.

Le leader parlementaire de la CAQ, François Bonnardel, a affirmé que la CAQ ne se laissera pas abattre par ce nouveau départ.»

«Pour moi, la loyauté et les convictions c'est important, maintenant Mme Anglade a décidé d'aller avec le Parti libéral, c'est son propre choix, a-t-il dit. Mais dites-vous bien une chose, on va se retrousser les manches et on va travailler fort pour aller chercher les meilleurs candidats à la prochaine élection.»

M. Legault n'a pas précisé quel poste avait été offert, mais l'entourage du chef caquiste a laissé entendre qu'il pourrait s'agir du portefeuille de l'Économie, détenu actuellement par Jacques Daoust.

Devant l'absence de remaniement qui pourrait leur ouvrir la porte du conseil des ministres, le député de Fabre, Gilles Ouimet, et la députée de Saint-Henri-Sainte-Anne, Marguerite Blais, ont annoncé leur démission le mois dernier.

Depuis la dernière élection, en septembre 2014, trois députés, Christian Dubé, Gérard Deltell et Sylvie Roy, ont quitté les rangs de la CAQ.

M. Legault a reconnu que les possibilités d'accéder au conseil des ministres sont inexistantes, pour les députés caquistes, d'ici à la prochaine élection générale de 2018.

«François Legault est dans l'opposition pour trois ans, c'est certain qu'à la CAQ on ne peut pas, dans les trois prochaines années, fournir des postes de ministres et ce n'est pas non plus dans mes habitudes d'offrir des postes de ministres, a-t-il dit. Mais ce que je comprends, c'est que M. Couillard a offert un poste de ministre (à Mme Anglade).»

Le ministre de la Santé Gaétan Barrette, lui-même un transfuge de la CAQ après avoir échoué à se faire élire en 2014 avec M. Legault, s'est réjoui de la nouvelle.

Reconnaissant une certaine parenté entre les politiques de la CAQ et du PLQ, M. Barrette a estimé que Mme Anglade a toutes les qualités pour devenir ministre.

«C'est une candidature qui est de grande, grande, grande qualité, comme le sont toutes les candidatures de notre gouvernement», a-t-il dit.

L'ex-caquiste Dominique Anglade remplacera Marguerite Blais

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Publié par Charles Payette pour 98,5 fm le jeudi 24 septembre 2015 à 08h45. Modifié à 09h19.
L'ex-caquiste Dominique Anglade remplacera Marguerite Blais
Dominique Anglade/PC
(98,5 FM) - Selon le chroniqueur politique du 98,5FM, Jean Lapierre, le parti libéral du Québec annoncera, demain, que l'ex-caquiste Dominique Anglade remplacera Marguerite Blais.
On en parle en ondes :
Mme Anglade deviendra candidate dans la circonscription Saint-Henry-Sainte-Anne, laissé vacante par la démissionnaire.
La nouvelle figure libérale avait quitté la Coalition Avenir Québec pour devenir pdg de Montréal international.

Le journal La Presse met à pied 158 employés, après avoir décidé d'abolir la version papier

http://quebec.huffingtonpost.ca/

Publication: 
LA PRESSE

Le virage numérique annoncé par le journal La Presse ne s'effectue pas sans heurts dans la salle de rédaction de la rue Saint-Jacques. La direction du quotidien annonce la suppression de 158 emplois, dont 43 postes à la rédaction.
Les compressions toucheront 102 employés réguliers et 56 temporaires qui sont des postes syndiqués, non syndiqués et de cadres.
La quasi-totalité des mises à pied entrera en vigueur dans trois mois, c'est-à-dire au moment du passage de la version papier au numérique.
La Presse comptera, à compter de cette date, 633 employés réguliers.
«La Presse+ deviendra-t-elle La Presse-», s'interroge les syndicats de La Presse qui déplore que le nombre de mise à pied dépasse «largement» le nombre de personnes affectées à l'édition papier du journal.
Le communiqué de La Presse souligne que l'entreprise avait procédé à des embauches en 2011 afin de développer l'application La Presse+. Le journal a dû supporter les deux versions du quotidien en plus de « répondre aux besoins supplémentaires des annonceurs » en version numérique.
« La décision de mettre fin à l'édition papier de La Presse en semaine en janvier et le changement de notre modèle d'affaires viennent inévitablement modifier nos besoins en main-d'œuvre. C'est donc avec regret que nous annonçons aujourd'hui une réduction des effectifs de La Presse », a expliqué le président et éditeur, Guy Crevier.
La fin d'une époque
Le quotidien avait annoncé, la semaine dernière, la fin de la publication de sa version papier à compter du mois de janvier prochain. La Presse ne sera plus publiée que le samedi, en format papier, alors qu'elle continuera d'être publiée en format numérique, accessible sur tablette, du lundi au vendredi.
Le changement de cap est ainsi survenu 30 mois seulement après le lancement de La Presse+, sa version numérique.
Le président et éditeur du journal, Guy Crevier, avait affirmé que la version numérique - consultée par plus de 460 000 personnes chaque semaine - constituait un véhicule « beaucoup plus performant » que l'édition papier.

Chez Denise

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Publié le 24 septembre 2015 à 00h00 | Mis à jour à 00h00
Pour Denise Tessier, le comptoir St-Vincent de Paul... (Simon Séguin-Bertrand, LeDroit)
SIMON SÉGUIN-BERTRAND, LEDROIT

Pour Denise Tessier, le comptoir St-Vincent de Paul de Hull, sur la rue Eddy, c'est sa deuxième famille.

DENIS GRATTON
Le Droit
Denise Tessier est fébrile. On fêtera jeudi soir les 50 années d'existence du comptoir St-Vincent de Paul de Hull, sur la rue Eddy.
Et pour cette Hulloise de 84 ans, ce n'est pas un simple comptoir qui vient en aide aux démunis depuis un demi-siècle qu'on célébrera. C'est sa deuxième famille. C'est sa vie.
Ce comptoir fondé par l'homme d'affaires Eugène Tassé a ouvert ses portes en 1965. Mme Tessier a commencé comme bénévole deux ans plus tard, en 1967. Et comme elle dit: «Je ne l'ai pas mis au monde, ce comptoir, mais je l'ai élevé.»
Après avoir travaillé comme bénévole, puis employée au salaire minimum pendant 14 ans, Mme Tessier a été nommée gérante du comptoir St-Vincent de Paul de Hull en 1981. Un poste qu'elle a occupé jusqu'en 2005 à un salaire de... 10$ l'heure.
«Je n'ai jamais demandé plus que 10$ l'heure au cours de mes 25 années à la gérance, dit-elle. Je ne voulais pas plus. Pour moi, le reste, c'était du bénévolat.»
Elle siège au conseil d'administration de ce comptoir depuis sa retraite. «Je suis restée sur le c.a. parce que c'était trop un choc de quitter subitement, dit-elle. Ce comptoir est mon bébé. Les gens ici, le personnel et les clients sont ma deuxième famille.»
Mme Tessier pourrait écrire un livre sur ses nombreuses années à la St-Vincent de Paul. Tous ces gens qu'elle a rencontrés, tous ces employés qu'elle a côtoyés et aimés, tous ces clients qu'elle a aidés.
«Je connaissais parfois plus les familles de tout ce monde-là que je connaissais la mienne», lance-t-elle en riant, elle qui est mère de trois enfants.
Elle se souvient de cette jeune femme, laissée par son fiancé, et qui était dans une profonde dépression, au bord du gouffre. Avec ses paroles et sa compassion, Mme Tessier a réussi à l'aider à s'en sortir. «Et aujourd'hui, dit-elle fièrement, elle est mariée, elle est mère d'un enfant et elle a un bon emploi.»
Puis, il y a cette autre cliente, mère de trois enfants, qui habitait de l'autre côté de la rue Eddy.
«Son mari la battait, raconte Mme Tessier. Elle venait ici me voir pour se confier. Elle m'appelait parfois parce qu'elle n'avait plus de lait pour son bébé. Alors j'allais lui porter du lait et des vêtements.
«Elle est déménagée dans Val-Tétreau à un moment donné et elle n'avait pas d'auto. Alors je demandais au camionneur de m'accompagner pour lui apporter des vêtements, du lait et ce qui lui manquait. Elle va mieux aujourd'hui. Et son dernier bébé, sa fille, elle l'a nommée Denise», ajoute-t-elle en souriant.
Au fil des années, Denise Tessier a remarqué un changement dans la clientèle du comptoir de la St-Vincent de Paul. Un changement qui reflète assez bien la société et la réalité d'aujourd'hui.
«Au début, explique-t-elle, c'était des gens dans le besoin qui venaient ici. Aujourd'hui, ce sont des gens de la classe moyenne. Bien sûr, il y aura malheureusement toujours les gens démunis. Mais beaucoup de gens de la classe moyenne fréquentent aujourd'hui notre comptoir. Les loyers sont assez chers aujourd'hui, ils ont besoin de ça. Ils n'ont pas le choix.»
Mais de constater parfois que ce sont des gens bien nantis qui «magasinent» à son comptoir la choque-t-elle?
«Au contraire. Ça nous aide à aider ceux qui en ont réellement besoin. Si ce n'était pas de ces gens-là, on ne pourrait pas survivre pour aider tant d'autres gens dans le besoin et pour payer nos employés.»
Et comptez-vous siéger au c.a. pour encore plusieurs années?, lui ai-je demandé avant de quitter.
«Tant que je le pourrai, je vais continuer. C'est ma vie ici.»

USA: Il a tenté de noyer ses deux filles

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DANIEL GIRARD
MISE à JOUR 

  Un shérif adjoint de la Caroline du Nord a sauvé deux fillettes d'une mort certaine. David Earp a plongé dans un gros étang près d'un immeuble à logements en pleine obscurité pour secourir deux enfants qui étaient en train de se noyer. Il avait repéré les deux fillettes avec une lampe de poche. Une fillette de cinq ans flottait à la surface alors qu'une autre de 3 ans avait coulé dans le fond. David Earp a ramené les deux enfants sur le bord de l'étang. La fillette de cinq ans s'en est tirée indemne mais celle de trois ans est toujours aux soins intensifs.
C'est le gérant de l'immeuble à logements qui a alerté le shérif adjoint dimanche à 21 heures. David Earp demeure juste à un coin de rue de l'immeuble à logements et il n'était pas en devoir. Après le coup de fil, il s'est précipité vers l'étang vêtu seulement d'un T-shirt et il a entendu les pleurs d'une enfant. Après avoir récupéré les enfants, David Earp a réalisé qu'un homme avait regardé passivement la scène sur le bord de l'étang. Il s'agissait du père des fillettes, Alan Tysheen Eugene Lassiter. L'homme de 29 ans avait contacté la police seulement quelques minutes après avoir lancé ses fillettes à l'eau près de l'immeuble à logements,où il n'habitait pas. Un troisième enfant, son fils de sept ans, avait réussi à prendre la fuite. 
Le père accusé de tentative de meurtre
Alan Tysheen Eugene Lassiter devra se défendre d'accusations de trois tentatives de meurtre. Il est emprisonné et le montant de sa probation est de deux millions de dollars. L'homme qui a sauvé les fillettes, David Earp, âgé de 26 ans, n'a pas d'enfants, mais il dit avoi été profondément affecté par cette histoire. Son plus grand espoir, a-t-il dit, c'est que ces enfants parviendront à surmonter cette épreuve.

Maison de jeu démantelée à Gatineau

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Publié le 23 septembre 2015 à 10h59 | Mis à jour le 23 septembre 2015 à 10h59
Une maison de jeu illégale a été démantelée mardi dans le secteur Hull. (Jean-Marie Villeneuve, Archives Le Soleil)
JEAN-MARIE VILLENEUVE, ARCHIVES LE SOLEIL

Le Droit
Une maison de jeu illégale a été démantelée mardi dans le secteur Hull.
La police de Gatineau a perquisitionné le 17, rue Demontigny, vers 23h20, arrêtant neuf hommes de 25 à 59 ans. Tous, sauf un, ont été libérés, en attendant d'être accusés formellement de s'être trouvés dans une maison de jeu illégale.
Le présumé tenancier a été amené au poste de police, puis libéré par la suite. Il doit comparaître à une date ultérieure.
Lors de la perquisition, 8446$ en devises canadiennes et 2000$ en devises américaines ont été saisis, de même que des jetons, de cartes, des tables de jeu et 51,7 grammes de cannabis.

Nigeria. 240 femmes et enfants sauvés de Boko Haram par l'armée

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Nigeria. L'armée dit avoir sauvé 241 femmes et enfants de Boko Haram
Nigeria. L'armée dit avoir sauvé 241 femmes et enfants de Boko Haram |
 Photo : AFP

L'armée nigériane aurait sauvé, mardi, 241 femmes et enfants des mains du groupe islamiste. Ces affirmations n'ont toutefois pas pu être vérifiées de manière indépendante.

C'est dans le nord-est du Nigeria et au cours d'opérations contre les insurgés de Boko Haram, que l'armée nigériane aurait sauvé, mardi, 241 femmes et enfants des mains du groupe islamiste. Les femmes et les enfants ont été recueillis, alors que des soldats vidaient ce que l'armée a assuré être des « camps de terroristes » près de la ville de Banki (État de Borno), qui était utilisée comme base arrière pour mener des attaques transfrontalières vers le Cameroun.
Quarante-trois personnes suspectées d'être des combattants de Boko Haram, dont un commandant régional, ont également été arrêtées lors de cette opération, a annoncé le porte-parole de l'armée nigériane. Sani Usman a toutefois précisé qu'il n'était encore évident de savoir si toutes les personnes sauvées avaient été kidnappées par Boko Haram. Des interrogatoires « sont en cours pour connaître leur statut exact. Certaines personnes étaient retenues contre leur gré, certaines étaient des membres de la famille » des insurgés.

Au moins 2 000 femmes et filles enlevées

En mai, plusieurs centaines de femmes et enfants avaient déjà été libérés de la forêt de Sambisa, fief du groupe islamiste armé, dans l'Etat de Borno, tandis que près de 180 personnes avaient été libérées au sud de Maiduguri, la capitale de Borno. Les affirmations de l'armée, qui font suite à une série de succès annoncés contre les islamistes, n'ont toutefois pas pu être vérifiées de manière indépendante.
Toutefois, l'armée nigériane a ainsi déclaré samedi avoir gagné du terrain dans sa contre-offensive contre Boko Haram dans le nord-est du Nigeria, des affirmations que le dirigeant de l'organisation islamiste Abubakar Shekau a qualifiées de « mensonges »« Le président (Muhammadu) Buhari garantit à tous les Nigérians que les jours de Boko Haram sont comptés », a pourtant tweeté le porte-parole du chef de l'Etat Garba Shehu.

Policier accusé d'avoir maltraité son enfant: la belle-mère au coeur du contre-interrogatoire

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Publié par 104,7 fm Outaouais pour (Outaouais) 104,7 Outaouais le jeudi 24 septembre 2015 à 07h12.
Policier accusé d'avoir maltraité son enfant: la belle-mère au coeur du contre-interrogatoire
Photo: 104,7 fm
Le procès de l'ex-policier de la GRC accusé d'avoir torturé son fils pendant six mois se poursuit au Palais de justice d'Ottawa.
C'est sa conjointe, soit la belle-mère de la présumée victime, qui est au coeur du contre-interrogatoire de l'enfant, maintenant âgé de 13 ans.

La femme de 36 ans, accusée d'agression armée, aurait frappé le garçon à l'aide d'une cuillère de bois sur les mains, mais sur les ordres de l'homme.

La belle-mère aurait aussi vivement réagi quand son conjoint a pointé une arme à feu en direction du garçon, lui demandant d'arrêter.

Elle aurait aussi tenté de l'empêcher de porter un couteau au cou de son fils.

Procès Turcotte: le jury entre au coeur de la scène de crime

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Publié par Charles Payette pour 98,5 fm le jeudi 24 septembre 2015 à 08h26. Modifié à 08h37.
Procès Turcotte:  le jury entre au coeur de la scène de crime
(98,5FM) - Quelques secondes après l'ouverture officielle du second procès de Guy Turcotte, le jury avait déjà été avisé qu'il assisterait à un procès difficile empreint de témoignages très émotifs.
On en parle en ondes :
Écouter
Mis en ligne le jeudi 24 septembre 2015 dans Puisqu'il faut se lever avec Monic Néron
Un texte de Monic Néron
Quelques secondes après l’ouverture officielle du second procès de Guy Turcotte, le jury avait déjà été avisé qu’il assisterait à un procès difficile empreint de témoignages très émotifs. La scène de crime dans cette résidence de Piémont en 2009 après sa séparation a profondément marqué les intervenants qui s’y sont présentés.
Le ton est donné
«Un drame qu’il ne pourront jamais oublier» a lancé Maria Albanese, procureure au dossier pour le Ministère public en compagnie de Me René Verret. Parmi les témoignages appréhendés, celui d’Isabelle Gaston, mère d'Anne-Sophie et Olivier. «Cette mère a vécu la pire chose au monde. L’horreur. Imaginez le contexte dans lequel on la replonge… ses enfants ont été poignardés à 46 reprises par celui qu’elle avait choisi pour être leur père.» Le ton était donné.
Le jury a ensuite fait son entrée dans la maison de Guy Turcotte en février 2009 avec le témoignage de Daniel Fortin, technicien en scène de crime. À travers les photos prises par le policier peu de temps après la découverte des enfants, ils ont fait le tour des lieux. Pièce par pièce.
À l’extérieur comme au rez-de-chaussée, rien n’attire l'attention des policiers mis à part quelques boites de déménagements, un ordinateur portable dans la salle à manger, deux petits verres de jus presque vides sur la table du salon près d’un bol de croustilles et des boitiers de films pour enfants à côté du téléviseur.
L'horreur à l'étage
Absolument rien ne pouvait annoncer ce qu'ils ont trouvé un étage plus haut. Pas même cet étui à couteau de cuisine vide sur le comptoir.
À l’étage, l’horreur dont parlait Me Albanese. Les corps des deux enfants de cinq et trois ans étendus sur leurs lits respectifs.
Les détails de ces images devraient rester à jamais emprisonnés dans cette salle d’audience tellement ils sont difficiles à supporter.
Turcotte détourne le regard
Un membre du jury a d’ailleurs dû fermer ses yeux pendant quelques secondes et prendre une grande respiration avant de replonger dans l’album photo qu’il devait regarder en entier.Il ne serait pas surprenant qu’elles n’aient pas encore eu le temps de quitter sa mémoire depuis.
Guy Turcotte, lui, a détourné le regard. Il fixait le vide devant lui dans cette salle où plusieurs sièges n’avaient pas trouvé preneur de toute la journée.
Le procès reprend jeudi matin avec le témoignage de Sylvain Harvey, enquêteur de scène à la Sûreté du Québec.

Négociations: les infirmières claquent la porte, les profs sont en colère

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Publié par La Presse Canadienne le mercredi 23 septembre 2015 à 16h56. Modifié par Charles Payette le jeudi 24 septembre 2015
Négociations: les infirmières claquent la porte, les profs sont en colère
La présidente de la FIQ, Régine Laurent/PC
QUÉBEC - Rien ne va plus dans les négociations en vue de renouveler les conventions collectives des infirmières et des enseignants. Les infirmières claquent la porte: leur syndicat quitte la table des négociations jusqu'à nouvel ordre. De leur côté, les enseignants jugent que les dernières offres du gouvernement sont une « totale provocation».
On en parle en ondes :
Écouter
Mis en ligne le jeudi 24 septembre 2015 dans Puisqu'il faut se lever avec Paul Arcand
La Fédération interprofessionnelle de la santé du Québec (FIQ) et la Fédération des syndicats de l'enseignement (FSE-CSQ) ont fait tour à tour des sorties publiques mercredi.

La présidente de la FIQ, Régine Laurent, a affirmé que la dernière offre patronale est une «gifle» et qu'il n'est pas question qu'elle la présente à ses membres.

L'employeur propose de mettre fin à la majoration des primes de nuit ainsi que des primes pour soins critiques, et veut abolir la prime de non-chevauchement des quarts de travail.

Il demande également de ne plus payer les heures supplémentaires pour les quarts de travail de 16 heures.

L'employeur veut se donner le droit de déplacer le personnel dans un rayon de 100 km, en fonction d'éventuelles réorganisations.

Selon Mme Laurent, il n'y a «rien d'acceptable» dans la proposition de l'employeur, aucune amélioration à l'organisation du travail et à la prestation des soins, malgré les nombreuses suggestions de son syndicat. Il vaut mieux attendre le dépôt d'une nouvelle offre avant de retourner aux tables, a-t-elle dit.

«On a eu des gifles hier (mardi) et cela ne nous tente pas d'aller en chercher d'autres, qu'ils nous fassent un nouveau dépôt qui va avoir du bon sens et à ce moment-là, on va discuter, a déclaré Mme Laurent en conférence de presse, à la tribune de la presse parlementaire à Québec. On n'est pas capable de travailler avec ce qui a été déposé.»

Au dire de la présidente de la FIQ, c'est le président du Conseil du trésor, Martin Coiteux, qui mène tout et le ministre de la Santé, Gaétan Barrette, le laisse faire.

À la prochaine rencontre des instances syndicales, au début d'octobre, il n'est pas exclu que la FIQ se dote d'un mandat de grève, a indiqué Mme Laurent. D'autres moyens de pression sont aussi envisagés, notamment en ce qui concerne la paperasse et la reddition de comptes.

Par ailleurs, les choses ne se déroulent guère mieux dans le secteur de l'enseignement. La FSE s'attendait à une relance des négociations en raison de certains points positifs, mais elle a rapidement déchanté.

Les dernières offres sont un recul par rapport aux précédentes, au dire de la présidente de la FSE, Josée Scalabrini, qui y voit de la totale provocation et qui exige du gouvernement des mandats clarifiés pour les négociateurs.

«Je pourrais vous parler de colère et d'indignation, parce qu'à la présentation (des offres), c'est ce qu'on a vécu. Maintenant, ce que j'ai le goût de vous dire, c'est carrément amère déception et totale incompréhension. On tente de comprendre à quoi joue ce gouvernement.»

Selon le syndicat, l'employeur veut notamment mettre fin à la pondération du ratio d'élèves en classe en fonction du nombre d'enfants en difficulté, ce qui engendrerait une économie de 153 millions $, mais qui surchargerait la tâche des professeurs.

Le gouvernement propose de réinvestir ces sommes dans les services aux élèves en difficulté, mais la FSE doute de sa bonne foi. «On vous a déjà fait confiance dans le passé, a affirmé Mme Scalabrini. L'argent n'a jamais suivi, les services ne sont jamais venus, nos classes régulières sont devenues des classes en difficulté.»

Le gouvernement veut aussi commencer à rogner dans les heures de travail reconnues, soupçonne le syndicat. Enfin, des propositions détérioreraient les conditions de travail des enseignants à statut précaire.

La FSE entend toutefois continuer de négocier et n'a pas l'intention actuellement de quitter la table. Cependant, l'organisation est réunie en conseil fédéral et elle devrait déterminer la suite des choses. Les consultations des instances à propos d'un mandat de grève se poursuivent.

Le président du Conseil du trésor, Martin Coiteux, a réagi aux positions de la FIQ et de la FSE. Il a dit être «sensible» à leurs enjeux en reconnaissant que le cadre financier du gouvernement était «exigeant et difficile».

«Ce n'est pas que le gouvernement est insensible, bien au contraire, a-t-il dit en point de presse à la sortie de la séance du conseil des ministres. Je suis d'autant plus sensible que ma mère a fait carrière comme infirmière.»

M. Coiteux estime qu'on peut faire beaucoup de progrès avec les propositions sur la table et qu'elles ont «un potentiel d'amener un règlement».

Enfin, il a affirmé qu'il ne pensait «même pas» à une loi spéciale pour décréter les conditions de travail du secteur public.

Rappelons que le Conseil du trésor offre aux 540 000 employés de l'État un gel salarial de deux ans assorti d'une augmentation de 1 pour cent par année pendant trois ans. À cela s'ajoutent la réduction de cinq jours du nombre de congés de maladie annuels et l'augmentation de l'âge de la retraite de 60 à 62 ans.

Un Front commun regroupe des organisations syndicales qui représentent plus de 400 000 travailleurs des réseaux de la santé et des services sociaux, de l'éducation, de l'enseignement supérieur et de la fonction publique dont les conventions collectives sont échues depuis le 31 mars dernier.

Projet de loi contre les discours haineux : Québec va refaire ses devoirs

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 Mise à jour le mercredi 23 septembre 2015 à 17 h 11 HAE  La Presse Canadienne
La ministre de la Justice, Stéphanie Vallée, aux audiences sur le projet de loi 59
La ministre de la Justice, Stéphanie Vallée, aux audiences sur le projet de loi 59

Le gouvernement Couillard a compris le message : il va refaire ses devoirs et présenter une nouvelle mouture de son projet de loi 59 visant à contrer les discours haineux envers certains groupes.
La plupart des organismes ayant participé à la consultation sur ce projet de loi menée par la ministre de la Justice, Stéphanie Vallée, sont venus dire qu'il était mal rédigé, et ses orientations et concepts mal définis au point de menacer la liberté d'expression, s'il était adopté dans sa forme actuelle.
D'aucuns ont dit craindre qu'il ait pour effet de rendre illégale toute critique des religions. D'autres ont jugé qu'il ne passerait pas le test des tribunaux sur le plan constitutionnel.
Au terme de la consultation, qui a pris fin mercredi, la ministre Vallée a convenu qu'elle devait retourner à sa table de travail.
Elle a admis qu'elle devait mieux définir la notion de « discours haineux » et qu'elle devait retirer du projet de loi la « liste noire » des contrevenants qui devait être rendue publique, une atteinte directe à la vie privée selon plusieurs experts.
Il n'est cependant pas question, a-t-elle ajouté, de tout réécrire le projet de loi, de « tout mettre dans le déchiqueteur et recommencer », comme le souhaiterait l'opposition, selon elle.
Cependant, « il y a une chose qui ressort clairement, c'est qu'il y a un besoin peut-être de définir davantage les termes, alors on va travailler là-dessus », a indiqué la ministre en point de presse, une fois la consultation conclue.
Elle a dit qu'elle n'avait pas voulu au départ définir l'expression « discours haineux », de manière à laisser aux tribunaux et à la jurisprudence le soin de tracer les contours du concept.
Mais compte tenu du nombre d'intervenants venus à tour de rôle exprimer leur inquiétude quant au flou du concept, la ministre de la Justice change d'approche, « à des fins pédagogiques », et convient désormais que « parfois il est opportun de définir pour bien comprendre la portée d'un projet de loi ».
Elle a tenu à réaffirmer son souci de ne pas attaquer la liberté d'expression et d'assurer à quiconque la possibilité de critiquer la religion et les idées politiques, un droit « essentiel dans une démocratie ».
Ce projet de loi vise à interdire le discours haineux et les appels à la violence. De plus, il cherche à prévenir les mariages forcés entre mineurs et les crimes d'honneur.
Le projet de loi donne aussi plus de pouvoirs à la Commission des droits de la personne et de la jeunesse, qui pourra mener des enquêtes et imposer des sanctions. Elle devait de plus être autorisée à rendre publique la liste des contrevenants.
Mais finalement, la liste « pourrait comporter plus de désagréments que d'avantages », conclut la ministre, après avoir entendu les nombreuses objections formulées à ce propos durant la consultation.
Il n'est pas clair, si au bout du processus parlementaire, une fois les amendements connus et décortiqués, les partis d'opposition vont donner ou non leur appui au projet de loi 59. Tout dépendra de l'ampleur des amendements présentés par le gouvernement.
« Je fais un appel à une réécriture sérieuse et profonde, si la ministre veut laisser un legs à la société québécoise », a commenté la porte-parole péquiste Agnès Maltais au terme des échanges.
« La première partie de la loi [celle qui porte sur le discours haineux], il faut qu'elle soit revue en profondeur. On ne peut pas arriver avec des amendements quand à peu près tout le monde a décrié cette loi-là qui attaque la liberté d'expression », selon elle.
Par contre, la deuxième partie du projet de loi, qui, elle, traite de la prévention des crimes d'honneur et des mariages forcés à 16 ou 17 ans, fait plutôt consensus au sein des trois partis d'opposition.
« On pourrait régler ça immédiatement », selon la députée Agnès Maltais.
« C'est une bonne base », a résumé la porte-parole de Québec solidaire, Françoise David.
Quant à elle, la Coalition avenir Québec prévoit présenter toute une série d'amendements au projet de loi.

Élections Canada 2015 « Personne n'a le droit de dire à une femme ce qu'elle doit porter », soutient Mulcair

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Mise à jour le mercredi 23 septembre 2015 à 16 h 38 HAE

Dans un discours ajouté à la dernière minute dans son programme de la journée, le chef néo-démocrate Thomas Mulcair a défendu mercredi la position qu'il adopte dans le dossier du port du niqab lors des cérémonies de prestation du serment de citoyenneté.
Assurant qu'il n'est « pas naïf » face à ces questions identitaires « complexes », il a assuré qu'il avait toujours défendu et défendrait toujours « avec vigueur » le principe de l'égalité homme-femme, tout en disant comprendre les interrogations que la position du NPD pouvait engendrer.
« Après des décennies de luttes féministes au Québec, je comprends que le port du niqab par une femme puisse créer un malaise, et même de la colère. Je comprends bien qu'on puisse y voir un symbole d'infériorité et d'oppression envers les femmes », a-t-il dit.
« Là-dessus, je dois être clair : personne n'a le droit de dire à une femme ce qu'elle doit porter ou ne pas porter. »— Thomas Mulcair, chef du NPD

Les règles actuelles obligent de toute manière la personne à s'identifier avant la cérémonie, a souligné M. Mulcair. « Je suis d'accord avec la règle existante, selon laquelle une femme portant le niqab soit tenue de se découvrir avant d'obtenir sa citoyenneté dans le respect de ses convictions religieuses et sincères », a-t-il précisé.
« Mais si certaines de ces femmes sont opprimées, il faut les aider et ce n'est pas en les privant de leur citoyenneté canadienne et de leurs droits qu'on va y arriver », a plaidé le chef du NPD.
Mulcair dénonce « l'hypocrisie politique » des conservateurs
Le port du niqab pour les cérémonies de prestation de serment de citoyenneté est devenu un sujet central de la campagne électorale depuis que la Cour d'appel fédérale a publié un jugement lié à ce sujet, la semaine dernière.
Le tribunal a déterminé que la directive ministérielle du gouvernement Harper interdisant aux femmes de prêter serment le visage couvert n'était pas conforme à la réglementation actuelle. Le tribunal, qui a confirmé un jugement rendu par la Cour fédérale en février dernier, n'a cependant pas statué sur le fond de la question.
Les conservateurs ont déjà fait savoir qu'ils saisiraient la Cour suprême dans ce dossier et qu'ilsdéposeraient un projet de loi pour forcer la prestation du serment de citoyenneté à visage découvert dans les 100 jours suivant leur éventuelle réélection.
« Depuis les réactions à la mort du petit Alan Kurdi sur les plages de la Turquie jusqu'à la décision des tribunaux sur le port du niqab, on est passé à un autre niveau d'hypocrisie politique », a affirmé Thomas Mulcair.
« La question du niqab est la dernière en date dans le sac à malices des conservateurs : un enjeu émotif qui, dans les faits, ne touche directement qu'un tout petit nombre de citoyens dans une situation bien spécifique, mais qui attise la crainte de l'inconnu et de l'étranger. »— Thomas Mulcair, chef du NPD

Le chef néo-démocrate reconnaît que les débats sur l'accueil de réfugiés ou le port du niqab sont « légitimes », mais déplore « la manipulation de l'enjeu à des fins purement partisanes ». Les conservateurs, accuse-t-il, « ont l'intention de faire peur aux Canadiens, quitte à le faire sur le dos de citoyens vulnérables ».
Thomas Muclair s'est porté à la défense de tous ces immigrants qui « tout en observant les rites de leur religion, vivent pleinement les valeurs québécoises et canadiennes quotidiennement ». Nombreux sont ceux qui « peinent à trouver des emplois de qualité, et à s'intégrer, faute d'appuis », a-t-il observé, en invitant les électeurs à ne pas être « distrait de l'essentiel » par des « discours négatifs » qui font « dérailler les débats ».
Le vote à visage couvert : un faux débat, selon Mulcair
En matinée, Thomas Mulcair s'est moqué du fait que des citoyens affirment sur les réseaux sociaux qu'ils sont prêts à aller voter avec le visage couvert le 19 octobre, afin de protester contre le jugement de la Cour d'appel fédérale.
« Ce que ces gens devraient faire, c'est de lire la loi fédérale qui prévoit que vous avez le droit de voter assis dans votre salon. C'est un droit que vous avez au Canada », a-t-il noté lors d'un point de presse suivant sa rencontre avec le maire de Montréal, Denis Coderre. « Si, par aventure, ça vous tente de mettre un sac de papier dans votre salon, personne ne peut vous en empêcher. »
« Si vous avez un frère ou un cousin qui étudie à la Sorbonne en ce moment, cette personne-là a le droit de voter sans se présenter dans une ambassade ou un consulat. C'est par la poste », a-t-il ajouté. « Encore une fois, s'il veut le faire avec un sac en papier sur la tête, il peut le faire, pourvu qu'il s'identifie, ce qui est exactement la même chose qui est requise ici. »
Le maire Coderre s'est impatienté devant les questions des journalistes qui revenaient à la charge à ce sujet. « J'aimerais vous rappeler qu'on parle d'environ 50 personnes avec un niqab au Québec. Parlez-moi de Montréal », a-t-il lancé.
M. Coderre, qui a longtemps été député libéral et a brièvement été ministre de l'Immigration du Canada, avait précédemment déclaré qu'à son avis, « l'assermentation doit se faire à visage découvert », puisque le port du niqab est une question culturelle, et non religieuse, a-t-il estimé.

La crise des migrants Un milliard d'euros pour les réfugiés syriens au Proche-Orient

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   Radio-Canada avec Reuters

Les dirigeants de l'Union européenne (UE), réunis mercredi soir en sommet extraordinaire à Bruxelles, se sont engagés à fournir un milliard d'euros aux agences des Nations unies pour qu'elles viennent en aide aux réfugiés syriens qui restent au Proche-Orient.
Le président de la France, François Hollande, affectera par ailleurs 100 millions d'euros supplémentaires sur deux ans au Programme alimentaire mondial de l'ONU et à l'aide aux réfugiés, a annoncé président François Hollande.
Jean-Claude Juncker, le président de la Commission européenne, a déclaré aux journalistes que le sommet, destiné à aplanir leurs différends sur la crise des migrants, s'était déroulé dans une atmosphère « excellente », moins tendue que certains ne l'avaient craint.
Réunis au lendemain d'un conclave des ministres de l'Intérieur qui ont adopté un plan de répartition de 120 000 migrants dans l'UE malgré l'opposition de quatre pays de l'Est, les chefs d'État et de gouvernement devaient se concentrer sur les moyens de freiner l'afflux de migrants.
Une rencontre est prévue avec le président turc Recep Tayyip Erdogan, le 5 octobre, dans le cadre des efforts pour coopérer avec Ankara et limiter le nombre de migrants parvenant en Grèce.
À son arrivée au conseil plus tôt en journée, la chancelière Angela Merkel a estimé qu'il était temps pour les Européens de travailler ensemble. « Face à un grand défi, il n'est pas possible que l'Europe dise : "on ne peut pas gérer cela" », a-t-elle déclaré.
Parmi les principaux opposants au plan européen, le premier ministre hongrois, Viktor Orban, a insisté sur le fait qu'il ne faisait qu'appliquer les règles européennes de protection des frontières avec la clôture qu'il a fait ériger entre son pays et la Serbie. Son allié, le premier ministre slovaque, Robert Fico, a dit qu'il contesterait le plan de répartition des migrants devant la justice européenne.
Le flux de migrants est loin de tarir : plus de 3000 réfugiés, essentiellement des Syriens et des Afghans, sont parvenus en l'espace de cinq heures, mercredi, sur les côtes de l'île grecque de Lesbos, en mer Égée, soit une forte augmentation du nombre d'arrivées en provenance des côtes turques.