Information sur la politique 1

lundi, septembre 19, 2016

Le député Pascal Bérubé se range dans le camp de Jean François Lisée

http://quebec.huffingtonpost.ca/

Publication: Mis à jour: 
Le député Pascal Bérubé a renoncé à la neutralité qu'il affichait jusqu'ici en annonçant, lundi, son appui au candidat à la direction péquiste Jean-François Lisée.
M. Bérubé a confirmé dans une entrevue son choix de se ranger dans le camp de M. Lisée, qui compte maintenant cinq appuis de membres du caucus péquiste.
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Cette décision survient après une fin de semaine difficile pour M. Lisée, qui a dû retirer des propos sur les réseaux sociaux concernant son adversaire Alexandre Cloutier.
Jusqu'ici, M. Bérubé était demeuré neutre dans la course à la direction du PQ, qui doit trouver un successeur à Pierre Karl Péladeau le 7 octobre prochain.
Durant la dernière course à la direction, M. Bérubé avait donné son appui à M. Péladeau, qui a quitté ses fonctions au printemps.
Lundi, M. Bérubé a fait part de sa décision de rejoindre le camp de M. Lisée, à qui il avait annoncé son choix mercredi dernier, après une réunion du caucus péquiste à Québec.
"Je regarde l'ensemble des propositions, je regarde le type de course, a-t-il dit. Je vois comment les gens découvrent Jean-François, c'est un engagement indéfectible à la cause indépendantiste depuis plusieurs années, il a une analyse très lucide de la situation, que je partage depuis plusieurs années."
M. Cloutier mène la course aux appuis du caucus avec 13 députés dans son organisation.
En mai, M. Bérubé avait affirmé que le prochain chef du PQ devra avoir l'appui d'une majorité de membres du caucus, qui compte 28 députés, dont au moins cinq doivent demeurer neutres en raison de leurs fonctions.
Dans une entrevue à La Presse canadienne, M. Bérubé avait estimé que ce critère était important en raison du peu de temps d'ici la prochaine élection générale.
"Outre l'appui des membres, l'appui potentiel hors parti, un vaste appui du caucus est important pour se porter candidat selon moi, avait-il dit. C'est une condition même très importante selon moi."
Lundi, M. Bérubé a affirmé qu'il maintient ce critère mais qu'il estime l'appui des membres plus important.
"C'est une condition très importante, mais cet appui-là va être important après aussi, a-t-il dit. C'est une condition importante, mais ce n'est pas la seule."
Selon M. Bérubé, plusieurs députés ont pris hâtivement position dans la course.
"J'ai des collègues qui ont pris position qui constatent les mêmes choses que Jean-François, mais ils ont pris position rapidement", a-t-il dit.
M. Bérubé, dont la circonscription compte 2000 membres péquistes, a souligné son intention de travailler à l'organisation de la campagne.
"On va aller en chercher pas mal partout au Québec, j'ai des bons réseaux, a-t-il dit. Je connais pas mal de monde qui attendait de voir ce que j'allais faire et je dis qu'humblement, je vais contribuer positivement."

Lisée refuse de s'excuser

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Publié le 18 septembre 2016 à 17h34 | Mis à jour le 18 septembre 2016 à 17h34
Jean-Francois Lisée (à gauche) et Alexandre Cloutier (à... (PHOTO OLIVIER JEAN, LA PRESSE)
Jean-Francois Lisée (à gauche) et Alexandre Cloutier (à droite) sont à couteaux tirés.
PHOTO OLIVIER JEAN, LA PRESSE
(SAGUENAY) Jean-François Lisée refuse de s'excuser ou de revenir sur ses propos associant Alexandre Cloutier au prédicateur controversé Adil Charkaoui. Il considère avoir été lui-même victime d'attaques du même acabit de la part du clan Cloutier.
Mais globalement, après les récents échanges acrimonieux des derniers jours, les candidats à la direction du Parti québécois ont baissé le ton, dimanche, lors d'un débat sur la souveraineté à Saguenay.
Lors de sa déclaration d'ouverture, Jean-François Lisée a tenu à dire aux quelque 300 militants réunis qu'il se rallierait à Alexandre Cloutier si celui-ci prend la barre de la formation. De façon surprenante, il a d'ailleurs cité un analyste de sondages, Bryan Breguet, qui chiffre à 95% les chances de M. Cloutier de l'emporter. 
« S'il le devient (chef), je travaillerai avec lui pour faire en sorte que son programme se réalise. Je veux que tout le monde sache ça », a-t-il affirmé. Si M. Lisée perd la course, « 5% des chances ce n'est pas complètement nul », il s'engage à se « battre » pour que la démarche d'accession à l'indépendance du candidat choisi soit celle qui sera adoptée au congrès de 2017. Il a également lancé quelques fleurs à M. Cloutier durant le débat, saluant quelques-unes de ses « excellentes idées ».
Mais il ne faut pas voir dans ces déclarations des excuses envers son adversaire. M. Lisée voulait surtout envoyer le signal d'un changement de ton.
Il a mis le feu aux poudres vendredi soir en écrivant que le prédicateur Adil Charkaoui avait donné son «appui public» à Alexandre Cloutier. Le député de Rosemont faisait alors référence à un message publié mercredi dernier par le Collectif québécois contre l'islamophobie qui soulignait «l'ouverture et le renouveau» d'Alexandre Cloutier et critiquait les positions de M. Lisée.
M. Cloutier a dénoncé samedi les «propos mensongers, grossiers et non fondés» de son principal opposant dans la course. Il a même fait appel à la Sûreté du Québec (SQ) à la suite de la publication de «nombreuses insultes violentes et de propos haineux» sur les réseaux sociaux.
Lors d'une mêlée de presse après le débat de dimanche, Jean-François Lisée n'a pas voulu renier ses propos, déplorant ceux tenus contre lui par le clan Cloutier. Il en veut à sa collègue Agnès Maltais d'avoir dit qu'il tente de mousser sa campagne en faisant peur aux Québécois. La députée faisait allusion au fait que M. Lisée se montre ouvert à bannir le voile intégral de l'espace public.
« Vendredi, on a de part et d'autre fait une campagne avec un niveau de décibels très élevés, à mon avis trop élevés. Je ne demande pas d'excuses, je n'en offre pas. Je tourne la page », a déclaré M. Lisée. Il disait à La Presse vendredi que ses propos sur MM Cloutier et Charkaoui étaient « facétieux ».
« Il n'y a rien de drôle là-dedans », a lancé Alexandre Cloutier. « J'aurais préféré des excuses, maintenant j'ai toujours dit que j'allais laisser ça au bon jugement » de Jean-François Lisée.
Il se défend de vouloir instrumentaliser cette histoire aux fins de sa campagne en annonçant publiquement avoir appelé la police. « Je voulais simplement rappeler que lorsqu'on on mesures mal ses propos, il y a des conséquences », a-t-il dit.
Il nie que les attaques de son clan sont du même ordre. « La sortie de Mme Maltais s'inscrit dans les règles habituelles. Je pense qu'on est sorti du carré de sable » avec les propos de M. Lisée.
Dans un discours juste avant le débat, le chef intérimaire Sylvain Gaudreault a senti le besoin de demander aux candidats de « poursuivre cette course, dans le calme, la dignité, le respect, le partage des idées. C'est comme ça que nous allons gagner, qu'on va continuer d'être uni le 8 octobre pour aller vers la victoire ».
MM Cloutier et Lisée ont eu deux duels, vigoureux mais courtois, au sujet de la souveraineté. 
La controverse des derniers jours inquiète manifestement des militants. L'une des questions du public demandait au candidat comment rétablir l'unité après les événements des derniers jours. 
Martine Ouellet a accusé ses adversaires Cloutier et Lisée de « détourner » la campagne avec leurs attaques respectives pour éviter de parler de l'enjeu de la souveraineté. Pour Paul St-Pierre Plamondon, « ça ressemble à une escalade où il y a toujours une décibel de plus, une décibel de plus. Ce n'est pas souhaitable ».
Le débat était organisé par l'antenne régionale des Organisations unies pour l'indépendance (OUI-Québec), dont la présidente est l'ex-chef syndicale, Claudette Carbonneau.

L'ex-ministre Benoît Pelletier pressenti pour succéder à Graham Fraser

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EXCLUSIF
Publié le 19 septembre 2016 à 05h00 | Mis à jour à 05h00
Benoît Pelletier a été ministre des Affaires intergouvernementales canadiennes... (ARCHIVES PC)
Benoît Pelletier a été ministre des Affaires intergouvernementales canadiennes et
 de la Francophonie dans le gouvernement de Jean Charest.
ARCHIVES PC
(Ottawa) L'ancien ministre des Affaires intergouvernementales canadiennes et de la Francophonie dans le gouvernement de Jean Charest, Benoît Pelletier, fait partie d'une courte liste de candidats pressentis pour devenir le prochain commissaire aux langues officielles du Canada.
M. Pelletier, expert en droit constitutionnel qui enseigne aujourd'hui à l'Université d'Ottawa, est d'ailleurs perçu comme l'un des deux candidats les plus sérieux pour succéder à l'actuel chien de garde des droits linguistiques des Canadiens, Graham Fraser, selon des informations obtenues par La Presse auprès de diverses sources.
En poste depuis 2006, M. Fraser doit en principe quitter ses fonctions le 16 octobre prochain après avoir obtenu en 2013 une prolongation de son mandat par l'ancien gouvernement conservateur de Stephen Harper. Mais alors que le gouvernement Trudeau n'a pas encore officiellement lancé le concours pour embaucher un nouveau commissaire aux langues officielles, M. Fraser, ancien journaliste aux affaires nationales au quotidienToronto Star, s'est dit disposé à demeurer en poste jusqu'à la mi-décembre afin de faciliter la transition.
«Benoît Pelletier est l'un des candidats pressentis. Mais il faut savoir que le concours n'a toujours pas été lancé pour trouver un nouveau commissaire. Cela devrait se faire bientôt.» - Une source au courant du dossier
Cette source digne de foi s'est exprimé sous le couvert de l'anonymat parce qu'elle n'avait pas l'autorisation de discuter publiquement de la nomination du commissaire, qui est un agent du Parlement.
Il a été impossible, hier, d'obtenir les commentaires de M. Pelletier, qui connaît bien la situation des communautés francophones vivant en milieu minoritaire.
Selon nos informations, une demi-douzaine de personnes pourraient être invitées à postuler à ce poste important pour les francophones vivant en milieu minoritaire. L'autre candidat qui pourrait brouiller les cartes est l'actuel commissaire aux services en français de l'Ontario, François Boileau, qui a été l'un des principaux acteurs dans la longue bataille des Franco-Ontariens pour conserver l'hôpital Montfort d'Ottawa, que tentait de fermer l'ancien gouvernement conservateur de Mike Harris en Ontario.
Avocat de formation, M. Boileau a d'ailleurs déjà été conseiller juridique au Commissariat aux langues officielles, où il a piloté des causes liées au respect du bilinguisme qui se sont rendues jusqu'en Cour suprême du Canada. M. Boileau en est à son troisième mandat à titre de commissaire aux services en français de l'Ontario.
Enfin, l'actuelle commissaire aux langues officielles du Nouveau-Brunswick, Katherine d'Entremont, pourrait elle aussi être invitée à soumettre sa candidature, d'autant que le poste fédéral n'a jamais été occupé par une personne venant des provinces atlantiques.
Le principe de l'alternance
Si le gouvernement Trudeau observe le principe de l'alternance, il devrait jeter son dévolu sur un candidat dont la langue maternelle est le français, selon nos informations.
Dans une entrevue à La Presse, le commissaire Graham Fraser a clairement signifié qu'il ne voulait pas s'immiscer dans le choix de son successeur. Mais il a dit être prêt à demeurer en poste, si nécessaire, jusqu'en décembre pour faciliter la transition.
Mais selon lui, le prochain commissaire doit bien connaître la Loi sur les langues officielles, bien connaître la situation des communautés de langues officielles et avoir une bonne maîtrise du fonctionnement du système parlementaire canadien.
Après 10 ans de service - un record pour un commissaire -, M. Fraser affirme qu'il a tenté durant son mandat de marteler le même message : les deux langues officielles font partie de l'identité canadienne.
«La dualité linguistique est un élément essentiel de notre identité canadienne, même pour ceux qui ne parlent pas l'autre langue officielle. Et que ce soit dans le cas de la fonction publique ou dans le cas des élus, le bilinguisme est une compétence de leadership. C'est le message fondamental que j'ai essayé de livrer», a-t-il dit.
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FÉDÉRATION DES COMMUNAUTÉS FRANCOPHONES ET ACADIENNE DU CANADA
Trudeau sommé de nommer un francophone
La présidente de la Fédération des communautés francophones et acadienne du Canada (FCFA), Sylviane Lanthier, a envoyé une lettre au premier ministre Justin Trudeau en juin pour lui rappeler l'importance du rôle du commissaire aux langues officielles pour les minorités linguistiques et les qualités essentielles pour occuper un tel poste. En entrevue à La Presse, Mme Lanthier a dit souhaiter que le gouvernement Trudeau annonce un nouveau commissaire assez rapidement pour éviter que le poste ne soit vacant pendant quelques mois.
«Ce qu'on recherche, c'est que la personne qui sera choisie provienne des communautés francophones et acadienne. Pour nous, c'est important parce que depuis le début, on a toujours respecté ce principe d'alternance. C'est un principe qui nous tient à coeur», a-t-elle dit.