L'UPAC enquête sur les liens entre Joël Gauthier et Tony Accurso

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Publié le 25 avril 2016 à 05h00 | Mis à jour à 05h00
Joël Gauthier a été jusqu'en juin 2014 l'un... (PHOTO OLIVIER PONTBRIAND, ARCHIVES LA PRESSE)
PHOTO OLIVIER PONTBRIAND, ARCHIVES LA PRESSE
Joël Gauthier a été jusqu'en juin 2014 l'un des dirigeants du Groupe Hexagone, créé au printemps 2013 à partir du rachat de certaines entreprises de l'entrepreneur controversé Tony Accurso.

Ce n'est pas une, mais bien deux enquêtes pour fraude que l'Unité permanente anticorruption (UPAC) a ouvertes depuis deux ans concernant Joël Gauthier, visé d'abord comme ancien PDG de l'Agence métropolitaine de transport (AMT) puis comme l'un des dirigeants d'Hexagone qui avait racheté une partie de l'empire Accurso.
Ce dernier élément est au coeur de documents judiciaires qui n'avaient pas été rendus publics jusqu'à maintenant. Ils sont datés de septembre dernier et ont servi à l'UPAC pour obtenir un mandat de perquisition à la succursale de la Banque Royale située à la Place Ville Marie. Tous les relevés des 15 comptes bancaires de Joël Gauthier étaient dans la ligne de mire des enquêteurs.
L'UPAC écrit avoir commencé l'enquête le 27 janvier 2015 à la suite d'une alerte lancée par l'Autorité des marchés financiers (AMF). Il s'agissait alors de vérifier si M. Gauthier avait bel et bien caché la provenance des fonds investis dans la transaction créant le groupe Hexagone à partir des entreprises de Tony Accurso.
Joël Gauthier avait affirmé publiquement que l'entrepreneur Accurso n'avait plus aucun lien avec la nouvelle entité. C'était d'autant plus important que M. Accurso est notamment accusé de fraude dans les dossiers Honorer (Laval) et Gravier (Mascouche), qu'il fait face à 928 chefs d'accusation pour fraude fiscale de la part de Revenu Québec et que certaines de ses anciennes entreprises ont été reconnues coupables d'avoir éludé plus de 4 millions en impôt fédéral.
Pour qu'Hexagone obtienne l'autorisation de soumissionner à des contrats publics, l'AMF avait exigé une «lettre d'avocat» confirmant que Tony «Accurso n'était pas impliqué ni de près ni de loin dans Hexagone». Le cabinet Legault-Joly-Thiffault a rempli cette condition et Hexagone a reçu l'autorisation de l'AMF en janvier 2014.
Convention de prêt
Six mois plus tard, La Presse a révélé que Tony Accurso avait soutenu financièrement Joël Gauthier. Une des entreprises de M. Accurso avait versé 166 666 $ à M. Gauthier, somme correspondant à l'investissement individuel des six actionnaires d'origine.
Les documents judiciaires viennent confirmer ces faits. L'UPAC indique que le service des finances d'Hexagone possède deux chèques: un de Louisbourg versé à Joël Gauthier daté du 23 avril 2013 ainsi qu'un chèque payé à l'ordre du cabinet Legault-Joly-Thiffault in Trust d'une somme équivalente et qui a été déposé dans un compte appartenant à M. Gauthier.
Selon un témoin rencontré par la police, la dette de Joël Gauthier a été comptabilisée dans la catégorie «avance aux employés».
L'UPAC considère que M. Gauthier «a mis en péril la survie» de l'entreprise en dépit du fait qu'il savait l'importance d'éloigner Tony Accurso de la transaction. 
Poursuite de l'AMF
Parallèlement au travail d'enquête de l'UPAC, l'Autorité des marchés financiers (AMF) a intenté l'été dernier une poursuite contre M. Gauthier pour avoir sciemment donné de fausses informations afin qu'Hexagone obtienne l'autorisation nécessaire pour brasser des affaires avec le gouvernement et les municipalités.
La poursuite a été déposée en vertu de la Loi sur les contrats des organismes publics et pourrait entraîner une peine minimale de 5000 $. La Cour du Québec doit entendre la cause à compter de septembre prochain.
Joël Gauthier est également sous la loupe de l'UPAC pour son passage à la tête de l'Agence métropolitaine de transport (AMT), de 2003 à 2012. Il est soupçonné de fraude, d'abus de confiance et de financement politique illégal. Il aurait eu des fréquentations irrégulières avec les firmes de génie et les entrepreneurs qui avaient obtenu des contrats avec l'AMT, estime l'UPAC.
Tous les soupçons de la police constituent toutefois des allégations qui n'ont pas subi l'épreuve des tribunaux. M. Gauthier n'a d'ailleurs pas été arrêté ni accusé.
Avant de diriger l'AMT, Joël Gauthier était directeur général du Parti libéral du Québec, et ce, jusqu'à l'accession au pouvoir de Jean Charest. C'est sous le gouvernement Charest que M. Gauthier a été nommé PDG de l'AMT.

Gala Artis : Éric Salvail, Guylaine Tremblay et Martin Matte de nouveau récompensés

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PUBLIÉ LE DIMANCHE 24 AVRIL 2016 À 5 H 33 | Mis à jour le 24 avril 2016 à 23 h 31
Au Gala Artis, Guylaine Tremblay et Martin Matte ont été choisis personnalité de l’année par le public québécois
Au Gala Artis, Guylaine Tremblay et Martin Matte ont été choisis personnalité de l’année
 par le public québécois   
PHOTO : GRAHAM HUGHES
L'histoire s'est répétée, dimanche soir, au 31e Gala Artis. Ainsi, 12 des 16 trophées ont été remis aux mêmes lauréats que l'an dernier.
LA PRESSE CANADIENNE
En lice dans trois catégories, Éric Salvail a réussi le même doublé qu'en 2015, mettant la main sur le prix de l'animateur de magazines culturels et talk-shows pour En mode Salvail ainsi que sur celui de l'animateur d'émissions de variétés ou de divertissement pour Ce soir tout est permis et Les recettes pompettes.
Comme l'an passé, il a toutefois vu l'Artis de la personnalité masculine lui échapper, cette fois-ci en faveur de Martin Matte, qui le gagnait pour la toute première fois.
L'humoriste est aussi reparti avec le prix du rôle masculin dans une comédie pour sa prestation dans Les beaux malaises, récompense qu'il avait aussi obtenue au précédent gala. Julie Le Breton, qui joue sa conjointe, a reçu le même honneur du côté féminin, comme en 2015.
Autre impression de déjà-vu : Guylaine Tremblay a été sacrée personnalité féminine pour une quatrième année de suite, en plus de remporter l'Artis du rôle féminin dans un téléroman pour son interprétation de Marie dans Unité 9. Favorite incontestée du public, la comédienne a récolté pas moins de 18 prix Artis en 13 ans.
Pour le volet téléroman, le trophée du rôle masculin a, de nouveau cette année, été décerné à Guy Nadon pour son rôle dans O.
Sarah-Jeanne Labrosse a remporté le prix dans la catégorie Artiste d'émissions jeunesse.
Sarah-Jeanne Labrosse a remporté le prix dans la catégorie
Artiste d'émissions jeunesse.
Aussi en tête des nominations avec trois mentions, Sarah-Jeanne Labrosse a finalement dû se contenter d'un seul prix, soit celui de l'artiste d'émissions jeunesse pour L'appart du 5e et Le chalet. Dans la catégorie du rôle féminin dans une télésérie, l'interprète de Donalda dans Les pays d'en haut s'est inclinée devant Marianne Fortier, couronnée pour son travail dans Pour Sarah. Sylvain Marcel, qui était aussi de la distribution de Pour Sarah, a obtenu le prix pour le rôle masculin dans une télésérie.
Du côté de l'animateur ou animatrice de bulletin de nouvelles, Pierre Bruneau a, sans surprise, remporté la mise. Il s'agit du 18e trophée Artis de M. Bruneau, qui célèbre cette année ses 40 ans de carrière. Il avait eu droit au même honneur en 2015.
Pour la cinquième fois en cinq années, le public a accordé le prix de l'animateur d'émissions de sport à Dave Morissette pour Dave Morissette en direct et Destination Coupe Stanley.
Dans la catégorie animateur ou animatrice d'émissions d'affaires publiques, Denis Lévesque a de nouveau été à l'honneur pour son émission éponyme et Le Québec parle. Gino Chouinard a quant à lui réalisé un score parfait en gagnant un neuvième Artis comme animateur d'émissions de services pour autant de nominations grâce àSalut, bonjour!, alors que Guy Jodoin, qui a pris la relève de Charles Lafortune à la barre du gala, a reçu pour la deuxième année d'affilée l'Artis de l'animateur d'émissions de jeux pour Le tricheur.
Éric Salvail est récompensé dans la catégorie Animateur/animatrice de magazines culturels et talk-shows.
Éric Salvail est récompensé dans la catégorie
Animateur/animatrice de magazines culturels et talk-shows.
La soirée avait démarré sur une note à la fois festive et onirique avec un volet musical signé DJ Champion et un numéro d'ouverture montrant le maître de cérémonie, Guy Jodoin, visiter les univers de certains des plus grands succès télévisuels de l'heure au Québec, dont La voixLes recettes pompettesLes pays d'en haut et Les beaux malaises.
Ce départ a donné le ton au reste de la cérémonie, qui n'a comporté qu'un seul moment plus sobre, soit celui de l'hommage aux artistes et personnalités récemment décédés. Des images et des extraits d'entrevue des disparus, y compris Jean Lapierre, Rita Lafontaine, René Angélil et Hugo St-Cyr, ont défilé sur un grand écran, alors que Louis-Jean Cormier reprenait à sa façon la pièce Je redeviens le vent de Martin Léon.
Le 31e Gala Artis, dont les 16 gagnants sont choisis par vote du public, était diffusé en direct sur les ondes de TVA depuis la Place des Arts, à Montréal.
Voici la liste complète des gagnants du 31e Gala Artis :
Animateur/Animatrice de bulletins de nouvelles
Pierre Bruneau
Animateur/Animatrice d'émissions d'affaires publiques
Denis Lévesque
Animateur/Animatrice d'émissions de services
Gino Chouinard
Animateur/Animatrice d'émissions de variétés ou de divertissement
Éric Salvail
Animateur/Animatrice de magazines culturels et talk-shows
Éric Salvail
Rôle masculin dans une comédie
Martin Matte
Rôle féminin dans une comédie
Julie Le Breton
Animateur/Animatrice d'émissions de jeux
Guy Jodoin
Animateur/Animatrice d'émissions de sport
Dave Morissette
Rôle masculin dans une télésérie
Sylvain Marcel
Rôle féminin dans une télésérie
Marianne Fortier
Rôle masculin dans un téléroman
Guy Nadon
Rôle féminin dans un téléroman
Guylaine Tremblay
Artiste d'émissions jeunesse
Sarah-Jeanne Labrosse
Prix Artis - Personnalité masculine
Martin Matte
Prix Artis - Personnalité féminine
Guylaine Tremblay

Un ex-militaire met en demeure Justin Trudeau

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Il souhaite que le PM tienne ses engagements électoraux


MISE à JOUR 
Un militaire de Québec qui dit avoir été victime de harcèlement psychologique par ses supérieurs des Forces armées canadiennes a fait parvenir une mise en demeure au premier ministre Justin Trudeau afin qu’il respecte ses engagements électoraux.
Militaire de profession, Robert Derosby a été témoin, quelque temps après sa mutation à la base de Bagotville en 1996, d’irrégularités comptables dans la gestion de fonds des mess, les cantines gérées par les militaires. Dénonçant les pratiques douteuses, il affirme avoir été intimidé et humilié par au moins 31 supérieurs des Forces.
M. Derosby et sa conjointe ont reçu un diagnostic de choc post-traumatique et leurs graves problèmes de santé se sont amplifiés lorsqu’ils ont été victimes d’une «invasion de domicile» par la police militaire en 1999, à la suite d’une «plainte vengeresse avec distorsion des faits». Depuis, M. Derosby se bat pour obtenir une reconnaissance de son état.
«Interpellé» notamment par l’engagement des libéraux de Justin Trudeau d’investir 300 M$ pour soutenir les anciens combattants, M. Derosby veut «une intervention énergique [du premier ministre] afin de traduire [ses] promesses électorales concernant les militaires».
13 mesures
Bien que M. Derosby souhaite obtenir une juste pension pour les préjudices qu’il a subis, il assure ne pas être spécifiquement à la recherche d’une compensation financière. L’ex-militaire exige surtout «des mesures concrètes pour éviter que ses sœurs et frères d’armes ne vivent les mêmes atrocités».
Treize mesures ont été soumises au premier ministre afin que le gouvernement lui vienne en aide, ainsi qu’à son ex-conjointe et à tous les anciens combattants aux prises avec une problématique.
Le Bureau du premier ministre a répondu à cette mise en demeure de façon laconique il y a deux semaines et l’avocate de M. Derosby, Dominique Bertrand, avoue avoir peu de moyens pour répliquer. «Ça serait un procès extrêmement long et coûteux [...] la machine gouvernementale a des ressources», explique-t-elle.
L’objectif de cette lettre était d’obtenir «une vraie réponse» ou encore une rencontre, ce qui n’a pas eu lieu. «Ce n’est pas un menteur, mais c’est tellement abracadabrant qu’on a l’impression qu’il ne le considère pas», déplore Me Bertrand.

La liste tant convoitée sera-t-elle dévoilée ?

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MISE à JOUR 
Les partis politiques sont ouverts à l’idée d’une modification de la loi électorale qui les forcerait à diffuser la liste de leurs solliciteurs de dons. Mais ils refusent de la rendre publique tout de suite.
L’identification des détenteurs de certificat de solliciteur a été un élément central de la commission Charbonneau. Savoir qui collectait a souvent permis de comprendre le côté obscur du financement politique.
Plusieurs solliciteurs étaient des dirigeants d’entreprises qui pouvaient obtenir des contrats publics, par exemple Marc-Yvan Côté (Roche), Rosaire Sauriol (Dessau), Paolo Catania (Construction F. Catania) ou Riadh Ben Aïssa (SNC-Lavalin).
En sous-traitant la sollicitation à des hommes d’affaires, «le financement des partis se trouve lié au maintien de relations d’affaires et, de façon encore plus troublante, à l’approbation d’extras», a écrit France Charbonneau, qui juge que cette situation «soulève la question des intérêts que pouvaient avoir des représentants d’entreprise à s’acquitter d’une telle tâche [...] bénévole».
Toujours un secret
Malgré toutes les horreurs révélées par la commission Charbonneau, la liste des solliciteurs demeure un secret que les partis ne partagent pas avec le public.
Le Directeur général des élections (DGE) peut y avoir accès, mais uniquement en cas de «vérification» et d’«enquête». Pourtant, les dons politiques sont publics, rappelons-le.
«Le gouvernement est ouvert à examiner cette possibilité et cette question pourrait être abordée lors des rencontres du comité consultatif du DGE», a fait savoir le cabinet de la ministre de la Réforme des institutions démocratiques, Rita De Santis.
« Surpris » à la CAQ
Du côté de la Coalition avenir Québec, on se montre «surpris» de constater que les partis ne sont pas déjà obligés de transmettre la liste des solliciteurs au DGE.
«Depuis la création du parti, chaque fois qu’il y a une signature d’un certificat de solliciteur, on envoie une copie au DGE. Je suis surpris d’apprendre que les autres formations politiques ne le font pas. Cette transparence est plus que souhaitable», explique le député caquiste Benoît Charrette, soulignant que son parti sera le premier à transmettre la liste dès que le DGE l’autorisera.
Enfin, le Parti québécois se dit aussi disposé à discuter et à étudier cette proposition avec le DGE. «Lorsque ces discussions seront terminées et que la règle sera la même pour tous, la liste des solliciteurs du Parti québécois sera publique», explique l’attaché de presse Yannick Grégoire.
Aucun parti n’a accepté, pour l’instant, de nous transmettre la liste de ses solliciteurs.