Information sur la politique 1

mercredi, novembre 30, 2016

Les cendres de Fidel Castro quittent La Havane pour Santiago

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Publié le 30 novembre 2016 à 06h21 | Mis à jour à 06h21
People wave Cuban flags as they attend a... (REUTERS)
REUTERS
People wave Cuban flags as they attend a massive tribute to Cuba's late President Fidel Castro in Revolution Square in Havana, Cuba, November 29, 2016. REUTERS/Edgard Garrido

ALEXANDRE GROSBOIS
Agence France-Presse
La Havane
Après deux jours d'hommages posthumes, les cendres de Fidel Castro quittent définitivement mercredi la capitale cubaine pour parcourir le pays jusqu'à Santiago de Cuba (est), berceau de la révolution où elles doivent être mises en terre dimanche.
L'urne funéraire en bois, exposée dans un salon du ministère des Forces armées depuis la crémation du «Comandante», doit être embarquée vers 8h00 à bord d'un cortège motorisé qui doit suivre sur quelque 950 km le trajet effectué dans la sens inverse par Fidel Castro au moment de la victoire de sa guérilla en 1959.
Au terme de quatre jours de voyage, les restes de Fidel Castro seront enterrés dimanche au cimetière de Santa Ifigenia de Santiago, à côté du mausolée de José Marti, héros de l'indépendance de Cuba.
Ces funérailles scelleront la fin du deuil national décrété pour neuf jours après son décès annoncé vendredi soir par son frère et successeur Raul Castro.
Du 2 au 8 janvier 1959, à bord de sa «Caravane de la liberté», Fidel Castro avait traversé le pays en triomphateur, dans la foulée de la fuite à l'étranger du dictateur Fulgencio Batista, acculé à La Havane par les troupes castristes, alors que le père de la révolution prenait simultanément le contrôle de Santiago de Cuba.
Le jeune «barbudo» avait alors prêché son projet révolutionnaire dans les principales régions du pays, dont Holguin (sud-est), où il est né, et les villes de Camagüey, Las Tunas, Sancti Spiritus, Santa Clara ou Matanzas, qui jalonnent le pays d'est en ouest.
Le premier temps fort de cette procession devrait être l'étape de Santa Clara, où reposent dans un mausolée les cendres de son compagnon de lutte, le guérilléro argentin Ernesto «Che» Guevara, décédé en 1967.
«Cher Fidel»
Critiqué par l'ONU et par ses opposants pour des violations des droits de l'Homme, Fidel Castro reste toutefois vénéré par beaucoup de Cubains, qui ont subi un véritable choc à l'annonce de son décès, à 90 ans.
En vertu du deuil national décrété de vendredi à dimanche prochain, les rassemblements et les spectacles ont été annulés, les matches de baseball suspendus, les discothèques fermées et la vente d'alcool interdite.
Les médias nationaux consacraient exclusivement leurs programmes à ce deuil, et diffusaient en boucle l'hymne «Chevauchant avec Fidel», une «trova» aux accents romantiques composée par le chanteur populaire cubain Raul Torres.
Mardi soir, des centaines de milliers de Havanais avaient rendu un dernier hommage à Fidel Castro, aux côtés de dirigeants de la gauche latino-américaine et d'Afrique qui ont exhorté en tribune à perpétuer le legs du «Comandante».
«Il ne part pas, il reste là, invaincu parmi nous, absous, totalement absous par l'Histoire», s'est notamment exclamé le président vénézuélien Nicolas Maduro, proche allié de Cuba, en référence au fameux «l'Histoire m'absoudra» lancé par Fidel Castro à son procès après l'assaut de la caserne de la Moncada qui forgea le début de sa légende en 1953.
Puis Raul Castro s'est adressé à son frère: «Cher Fidel (...) ici, où nous commémorons nos victoires, nous te disons aux côtés de notre peuple dévoué, combatif et héroïque: Jusqu'à la victoire, toujours!» («Hasta la victoria, siempre!»), reprenant l'antienne des révolutionnaires cubains.
Cette soirée d'hommages à la tonalité très politique a été largement boudée par les chefs d'État occidentaux, dont le président américain Barack Obama, pourtant artisan d'un rapprochement historique depuis fin 2014 entre les deux ex-ennemis de la Guerre froide.
De même, les présidents de pays amis, le Russe Vladimir Poutine, le Chinois Xi Jinping et l'Iranien Hassan Rohani, ont préféré se faire représenter par des émissaires.

Soutien à domicile: des interventions toujours plus courtes

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EXCLUSIF
Publié le 30 novembre 2016 à 07h32 | Mis à jour à 07h32
Alors qu'en 2011-2012, les auxiliaires, préposés et infirmières... (Photo André PIchette, archives La Presse)
PHOTO ANDRÉ PICHETTE, ARCHIVES LA PRESSE
Alors qu'en 2011-2012, les auxiliaires, préposés et infirmières à domicile consacraient en moyenne 55 minutes par intervention, en 2015-2016, cette action a chuté à 48 minutes

Au cours des cinq dernières années, il y a eu diminution de la durée moyenne des interventions auprès des patients recevant des soins à domicile à Montréal, révèlent de nouvelles données consultées par La Presse. Alors qu'en 2011-2012, les auxiliaires, préposés et infirmières à domicile consacraient en moyenne 55 minutes par intervention, en 2015-2016, cette action a chuté à 48 minutes. Et pour les premiers mois de 2016-2017, la durée moyenne d'intervention atteint à peine les 44 minutes.
Cette baisse dans la durée d'intervention survient alors que la demande pour du soutien à domicile ne cesse d'augmenter. Depuis cinq ans, le nombre d'interventions a augmenté de 39 % dans les CLSC de Montréal. « C'est simple : on doit faire plus avec moins », affirme la présidente de la Fédération de la santé du Québec (FSQ-CSQ), Claire Montour.
« Les [besoins des] usagers en soins à domicile sont de plus en plus lourds. Mais il faut faire de plus en plus vite. Cette tendance à la productivité à tout prix a un coût », dénonce le vice-président de la Fédération de la santé et des services sociaux (FSSS-CSN), Guy Laurion.
Pour le ministre de la Santé, Gaétan Barrette, cette baisse du temps d'intervention est plutôt la preuve que le réseau est de plus en plus efficace. Le ministre souligne que dans le passé, le réseau de la santé était plus « lousse » dans les évaluations des services requis par les usagers du soutien à domicile. « Nous sommes plus rigoureux dans nos analyses. Car notre défi est de donner le plus de services, au plus de monde possible », affirme M. Barrette.
Le ministre ajoute qu'au cours des dernières années, le budget en soutien à domicile n'a cessé d'augmenter, de même que le nombre d'usagers qui en bénéficient.

Dépenses en soutien à domicile au Québec (MSSS)
  • 2010-2011 : 1 060 136 907 $
  • 2011-2012 : 1 116 826 567 $
  • 2012-2013 : 1 174 492 995 $
  • 2013-2014 : 1 264 451 330 $
  • 2014-2015 : 1 338 702 459 $
  • 2015-2016 (préliminaire) : 1 351 901 499 $
Mais pour Mme Montour, cette recherche d'efficacité pousse les directions d'établissement à mettre beaucoup de pression sur les travailleurs pour réduire leur temps d'intervention. « Le personnel paye le prix de leur santé. On leur met une pression énorme pour entrer dans les temps. Il faut que ça cesse », dit-elle.
« La conséquence pour le personnel est l'épuisement professionnel. Pour les patients, c'est la quantité et la qualité des soins qui écopent. Il n'y a plus de jus dans le système. Il faut arrêter de lui tordre les bras », affirme M. Laurion.
Devant la hausse de la demande en soutien à domicile, de plus en plus de CLSC ont eu recours à du personnel d'agences privées pour offrir les services. En 2011, 29 % des interventions étaient confiées à ces employés, contre 32 % aujourd'hui.
Mme Montour indique que de plus en plus d'infirmières quittent leurs fonctions en soins à domicile, insatisfaites de leurs conditions de pratique. « Elles sont constamment surveillées, pressées dans le temps. Plusieurs quittent. Mais la demande est là », dit-elle.
LES QUARTIERS PAS TOUS ÉGAUX
Les citoyens de Montréal ne sont pas tous égaux quand vient le temps de parler de soutien à domicile, révèlent les statistiques disponibles sur le site de l'Espace montréalais d'information sur la santé. Alors que sur le territoire de l'ancien Centre de santé et de services sociaux (CSSS) de l'Ouest-de-l'Île, la durée moyenne d'intervention atteint 52 minutes, elle est de 31 minutes dans le Sud-Ouest-Verdun.
Durée moyenne d'une intervention par territoire en soutien à domicile (minutes)
  • CSSS de l'Ouest-de-l'Île 52,1
  • CSSS Dorval-Lachine-LaSalle 35,6
  • CSSS Sud-Ouest-Verdun 30,7
  • CSSS Pointe-de-l'Île 42,3
  • CSSS Lucille-Teasdale 40,3
  • CSSS Saint-Léonard-Saint-Michel 39,0
  • CSSS de la Montagne 42,0
  • CSSS Cavendish 49,6
  • CSSS Jeanne-Mance 36,4
  • CSSS Bordeaux-Cartierville - Saint-Laurent 44,6
  • CSSS Coeur-de-l'Île 39,6
  • CSSS Ahuntsic-Montréal-Nord 45,3
Ces fluctuations s'expliquent par le type de clientèle desservie par les CLSC. Mais peu importe le territoire étudié, la durée moyenne des interventions en soutien à domicile a diminué depuis cinq ans, note Mme Montour.
LES AÎNÉS TOUCHÉS
Différentes clientèles reçoivent du soutien à domicile, dont des personnes présentant une déficience physique ou intellectuelle et des personnes âgées en perte d'autonomie. Ces dernières ne sont pas épargnées par les baisses du temps moyen par intervention. Le nombre d'interventions auprès des aînés vulnérables a augmenté de 48 % depuis cinq ans pour atteindre 2 916 086 en 2015-2016. Pendant ce temps, la durée moyenne d'intervention a chuté de 18 % et s'élève à 44 minutes.
« Cette clientèle est la plus pénalisée par la diminution du temps d'intervention. On coupe un bain par semaine ici, un autre soin là... On restreint leur plateau de services », dénonce Mme Montour, pour qui la situation est « injuste et témoigne d'un manque total de respect pour les patients ».
Le ministre Barrette réplique que le réseau de soutien à domicile a été « réorganisé pour être plus efficace ». « On combine par exemple deux services en une visite, comme le lavage et le ménage [...] On a à prendre la bonne décision pour donner le plus au maximum de gens possible. On ne le fait pas pour écoeurer le monde, mais pour être plus efficace. »
Lors de la mise à jour budgétaire en octobre, le gouvernement a annoncé qu'il investirait 100 millions de plus cette année et 300 millions de plus l'an prochain en santé. Une bonne partie de ces sommes doit être consacrée aux soins à domicile. La somme exacte dépendra en partie des transferts fédéraux en santé, qui sont encore en négociations. Une décision qui sera « cruciale », selon M. Barrette.
Pour Mme Montour, cette annonce d'investissement du ministre n'est que de la « poudre aux yeux ». « On a fait des compressions de 1,6 milliard en santé. Et là, on ajoute 300 millions... On a enlevé beaucoup plus que ce que l'on va remettre. Faire croire le contraire est un spectacle », dit-elle.
- Avec la collaboration de Thomas de Lorimier, La Presse

Trump va s'éloigner de son empire immobilier

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Publié le 30 novembre 2016 à 07h21 | Mis à jour à 08h04
Donald Trump... (AP)
Donald Trump
AP
Agence France-Presse
Donald Trump donnera le 15 décembre les détails sur la manière dont il compte cesser - le temps de sa présidence - de gérer son immense empire immobilier international afin d'éviter tout conflit d'intérêts, a annoncé mercredi le président élu lui-même sur Twitter.
M. Trump a précisé qu'il s'exprimera à New York lors d'une «conférence de presse majeure» en présence de ses enfants.
La conférence de presse portera «sur le fait que je quitterai ma formidable entreprise afin de me concentrer entièrement et totalement à la direction du pays et de redonner à l'AMÉRIQUE SA GRANDEUR!», précise le président élu sur Twitter.

great business in total in order to fully focus on running the country in order to MAKE AMERICA GREAT AGAIN! While I am not mandated to ....

De nombreuses questions de conflits d'intérêts sont soulevées par l'arrivée inédite à la Maison-Blanche d'un milliardaire à la tête d'un empire économique aux ramifications internationales.
Dans une série de tweets, qui n'aborde que ce sujet, M. Trump réaffirme que légalement il n'a aucune obligation de s'isoler de la gestion de son entreprise.
«Je sens que c'est important (...) de n'avoir aucun conflit d'intérêts avec mes diverses affaires, en tant que président», indique M. Trump.
«Par conséquent, des documents légaux sont en cours de rédaction qui font que je me retire totalement des opérations de gestion des affaires. La présidence est une tâche bien plus importante!», souligne-t-il.
M. Trump envisagerait de confier la direction de ses affaires à trois de ses enfants, selon les maigres détails qu'il a lui-même donnés depuis qu'il s'est lancé dans la course à la Maison-Blanche en juillet 2015.
De nombreux experts ont souligné que cela ne réglerait en rien les problèmes de conflits d'intérêts, ces trois enfants, étant de très proches conseillers de leur père et jouant un rôle actif dans les nominations de la future administration Trump.

mardi, novembre 29, 2016

À 83 ans, il risque la prison

http://www.journaldemontreal.com/

Fermeté requise contre un des responsables du scandale des commandites




 La Couronne souhaite que le dernier acteur-clé du scandale des commandites passe entre trois et cinq ans en prison, même s’il est âgé de 83 ans.
Jacques Corriveau est le dernier acteur du scandale des commandites à avoir été condamné, 11 ans après le dépôt du rapport de la commission Gomery.Jacques Corriveau n’est peut-être pas le seul à s’être enrichi avec l’argent du gouvernement fédéral, mais il était «assurément­­ un des acteurs importants» du scandale des commandites, a plaidé Me Jacques Dagenais, aujourd'hui.
«M. Corriveau a été la bougie d’allumage [du stratagème frauduleux]», a poursuivi son collègue de la Couronne, Me Claude Girard, ajoutant que ce sont les contacts du militant libéral qui ont permis à tous de s’enrichir.
Entre 1997 et 2003, l’homme aujour­d’hui âgé de 83 ans a perçu une commission de 17,5 % sur bon nombre de contrats octroyés par le gouvernement fédéral. Il a ainsi empoché plus de 7 millions $ de deniers publics.
Un jury l’a reconnu coupable de trafic d’influence, de fabrication de faux documents et de recyclage des produits de la criminalité, au début du mois, au palais de justice de Montréal.
Lundi, la Couronne a rappelé que Corriveau, qui a été décrit comme un proche de l’ex-premier ministre Jean Chrétien, avait une grande influence dans le camp libéral au moment où le programme des commandites a été mis sur pied. C’était au lendemain du référendum de 1995.
Le gouvernement fédéral avait décidé d’allouer un budget pour faire de la promotion lors d’événements culturels, sportifs et sociaux.
Gaspillage de fonds publics
Les manœuvres de Corriveau pour contourner les règles de la bonne gouvernance se sont soldées par un gaspillage considérable de fonds publics, a noté Me Dagenais, donnant plusieurs exemples à l’appui.
Le procureur a décrit l’aîné comme un partisan libéral dévoué, qui a vu dans le programme des commandites une occasion de s’enrichir. «C’est un cas où l’occasion a fait le larron», a-t-il illustré.
Les revenus de Corriveau ont littéralement «explosé» pendant la période du scandale des commandites, passant de 75 000 $ à plus de 1 million $ par an, a poursuivi Me Claude Girard.
Et l’octogénaire n’a jamais exprimé le moindre remords, a-t-il précisé.
La Couronne a souligné au juge de la Cour supérieure Jean-François Buffoni que la peine qu’il imposera devrait refléter la réprobation de la société face à de tels crimes. Une peine de pénitencier est de mise, selon les deux procureurs.
Le chef de recyclage des produits de la criminalité devrait à lui seul valoir cinq ans de détention, a plaidé Me Girard.
Santé chancelante
L’âge et les problèmes de santé de Jacques Corriveau ne devraient pas être utilisés pour réduire la durée de la sentence. L’aîné a subi un pontage coronarien et a été opéré des cataractes, en plus d’avoir des prothèses aux deux genoux­­, a souligné d’entrée de jeu son avocat Me Gérald Soulière, aujourd'hui.
Corriveau a aussi plusieurs rendez-vous médicaux à venir à cause d’un problème de vessie. Mais seule une circonstance exceptionnelle, telle qu’un cancer incurable, pourrait faire office de facteur atténuant, a précisé la Couronne.
L’avocat de la défense fera sa suggestion de peine au juge Buffoni ce matin.

Haïti: le nouveau président Jovenel Moïse appelle à l'unité

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Publié le 29 novembre 2016 à 07h53 | Mis à jour à 07h53
«Je fais un appel à la jeunesse du... (AFP)
AFP
«Je fais un appel à la jeunesse du pays, à tous les Haïtiens qui habitent à l'étranger, à tous les professionnels du pays, de s'engager à mes côtés pour mettre le pays debout, car Haïti est à genoux» a déclaré Jovenel Moïse depuis un hôtel de luxe de Port-au-Prince, la capitale haïtienne, quelques minutes après l'annonce des résultats.

AMELIE BARON
Agence France-Presse
PORT-AU-PRINCE
Jovenel Moïse, déclaré vainqueur de la présidentielle haïtienne dès le premier tour, selon les résultats préliminaires annoncés lundi soir par le conseil électoral provisoire (CEP), a appelé les Haïtiens à s'unir pour relever le pays.
«Je fais un appel à la jeunesse du pays, à tous les Haïtiens qui habitent à l'étranger, à tous les professionnels du pays, de s'engager à mes côtés pour mettre le pays debout, car Haïti est à genoux» a déclaré Jovenel Moïse depuis un hôtel de luxe de Port-au-Prince, la capitale haïtienne, quelques minutes après l'annonce des résultats.
Le candidat choisi par l'ex-chef de l'État Michel Martelly pour représenter son parti PHTK (Parti haïtien Tet kale), a remporté l'élection présidentielle au premier tour avec 55,67% des voix, selon l'annonce faite lundi par les membres du Conseil électoral provisoire (CEP).
Jude Célestin, du parti Lapeh, arrive deuxième avec 19,52% des suffrages, tandis que Moïse-Jean Charles engrange 11,04% des votes et Maryse Narcisse, candidate de Fanmi Lavalas, 8,99%, selon Uder Antoine, un haut responsable du Conseil électoral provisoire (CEP).
À 48 ans, Jovenel Moïse signe avec cette élection le début de sa carrière politique. Entrepreneur agricole, il n'est apparu sur la scène politique haïtienne qu'au printemps 2015, quand Michel Martelly l'a choisi pour représenter son parti PHTK.
Lundi soir, Léopold Berlanger, président du CEP, a tenu à souligner que ces résultats ne sont que préliminaires. La loi permet à tout candidat de contester ces chiffres, mais près de 350.000 voix séparent Jovenel Moïse de Jude Célestin.
Après examen des plaintes et verdict des tribunaux électoraux, les résultats définitifs du premier tour de la présidentielle seront publiés le 29 décembre.
Appel aux autres candidats
Conscients des contestations à venir de ces concurrents, Jovenel Moïse a appelé les 26 autres candidats en lice dans cette élection à travailler avec lui.
«Ce soir, j'ai une pensée spéciale pour chacun de mes compétiteurs, chaque citoyen et citoyenne qui était candidat parce qu'ils ont un projet pour Haïti», a déclaré M. Moïse. «Mes frères et soeurs, c'est ensemble que l'on va changer Haïti, c'est ensemble qu'il faut qu'on travaille pour permettre à chaque Haïtien et Haïtienne de vivre mieux», a-t-il ajouté devant les journalistes, entouré des cadres du PHTK.
Les membres du CEP ont tardé lundi soir à se présenter devant les journalistes, signe d'un conflit quant à la publication de ces résultats préliminaires.
Trois des neuf membres du conseil ont refusé de signer la feuille des résultats annonçant la victoire de Jovenel Moïse. Léopold Berlanger n'a pas souhaité faire de commentaires sur cette divergence interne au CEP.
Le scrutin du 20 novembre, qui s'est déroulé sans incident majeur, est une étape indispensable pour permettre au pays de retourner à l'ordre constitutionnel, après l'annulation du premier tour de la présidentielle tenu en octobre 2015.
L'an dernier, les résultats avaient déjà placé M. Moïse en tête avec 32.76% des suffrages: classé en deuxième position avec 25.29%, Jude Célestin avait qualifié ces résultats de «farce ridicule».
Une commission électorale indépendante avait conclu que le processus était entaché de «fraudes massives», amenant les autorités à annuler totalement le vote.
M. Martelly, élu président en 2011 et dont le mandat arrivait à terme, n'a de ce fait pas transmis le pouvoir à un successeur élu au suffrage universel. Le parlement a élu en février Jocelerme Privert, alors président du Sénat, au poste de président provisoire.
Reprogrammé pour le 9 octobre, le premier tour de la présidentielle a dû être reporté à cause du passage de l'ouragan Matthew sur le sud du pays le 4 octobre. Cet ouragan dévastateur a fait plus de 540 morts.

lundi, novembre 28, 2016

Premiers vols commerciaux entre les États-Unis et La Havane

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Publié le 27 novembre 2016 à 20h58 | Mis à jour le 27 novembre 2016 à 20h58
À partir de mercredi, American desservira La Havane... (Photo Reuters)
À partir de mercredi, American desservira La Havane à partir de Miami, «capitale» de l'exil cubain aux États-Unis, quatre fois par jour. Un autre vol quotidien partira de Charlotte, en Caroline du Nord, dans le sud-est des États-Unis.
PHOTO REUTERS
Agence France-Presse
Les premiers vols commerciaux réguliers entre des aéroports américains et La Havane en plus de 50 ans doivent décoller lundi matin, soit, hasard du calendrier, trois jours après la mort de Fidel Castro, pourfendeur de l'«impérialisme américain».
Le 31 août, la compagnie JetBlue avait inauguré en grande pompe le premier vol commercial régulier depuis 1961 entre un aéroport américain, celui de Fort Lauderdale, en Floride, et une ville cubaine, Santa Clara, au centre de l'île.
Depuis, plusieurs compagnies l'ont imitée et relient de manière régulière les États-Unis et différentes villes cubaines, mais La Havane n'était pas encore desservie.
Le vol d'American Airlines doit partir lundi à 07h30 locale de Miami pour l'aéroport international José Marti de La Havane. «Nous devenons la première compagnie américaine à proposer un service régulier avec la capitale cubaine depuis plus de 50 ans», a assuré à l'AFP Martha Pantin, porte-parole d'American Airlines.
À partir de mercredi, American desservira La Havane à partir de Miami, «capitale» de l'exil cubain aux États-Unis, quatre fois par jour. Un autre vol quotidien partira de Charlotte, en Caroline du Nord, dans le sud-est des États-Unis.
JetBlue inaugurera, elle, sa liaison directe entre New York et La Havane à 8h58 locale lundi.
D'autres vols directs de JetBlue pour La Havane sont également prévus depuis Orlando et Fort Lauderdale, en Floride.
D'ici à la fin de l'année, 110 vols quotidiens directs relieront Cuba et les États-Unis, dont 20 se poseront à La Havane.
Ce nouveau chapitre de l'histoire aérienne des deux pays s'ouvre à un moment sensible.
Il y a près de deux ans, Washington et le régime cubain ont amorcé le dégel de leurs relations. Mais surtout, par pure coïncidence, ces vols seront inaugurés trois jours après le décès à 90 ans de Fidel Castro, père de la Révolution cubaine qui a tenu tête à 11 présidents américains.
Les Américains peuvent voyager sur l'île en dépit de l'embargo économique américain imposé à l'île depuis 1962, qui leur impose toujours de répondre aux critères des 12 catégories de voyages autorisés (religieux, universitaires, sportifs ou culturels notamment).

Trump dénonce une «fraude» et des «millions d'électeurs illégaux»

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Publié le 27 novembre 2016 à 17h13 | Mis à jour le 27 novembre 2016 à 22h04
Dans les trois États disputés, le président élu... (AP)
Dans les trois États disputés, le président élu a gagné avec 100 000 voix d'avance: quelque 20 000 voix dans le Wisconsin, 70 000 en Pennsylvanie et 10 000 dans le Michigan.
AP
NICOLAS REVISEBRIAN KNOWLTON
Agence France-Presse
WASHINGTON
Le président désigné des États-Unis Donald Trump a dénoncé dimanche soir une «grave fraude» électorale le 8 novembre, affirmant sans en apporter la preuve que des «millions de gens» avaient voté «illégalement» au scrutin qu'il a remporté contre Hillary Clinton.
Le républicain a largement gagné la présidentielle américaine en empochant au scrutin universel indirect 290 grands électeurs, contre 232 à sa rivale démocrate. En revanche, en termes de suffrage populaire, Hillary Clinton a recueilli 2,2 millions de voix de plus que Donald Trump.
Dans ce contexte et en pleine transition du pouvoir à la Maison-Blanche, une polémique a enflé tout au long du week-end de Thanksgiving: une ancienne candidate indépendante à la présidentielle, l'écologiste Jill Stein, a décidé de réclamer des recomptages de voix dans les Etats du Wisconsin (nord), de Pennsylvanie (nord-est) et du Michigan (nord).
Ces trois États-clés sont tombés dans l'escarcelle de Donald Trump et le camp Clinton a annoncé samedi qu'il participerait au nouveau décompte dans le Wisconsin.
Ce qui a fait sortir de ses gonds le bouillonnant milliardaire.
«En plus d'une victoire écrasante au sein du collège électoral (des grands électeurs), j'ai gagné le vote populaire si vous déduisez les millions de gens qui ont voté illégalement», a accusé dans un tweet rageur le 45e président des États-Unis, qui remplacera le 20 janvier le sortant Barack Obama à la Maison-Blanche.

Présidentielle «truquée»
À la fin de sa campagne, lorsque tous les sondages le donnaient battu contre Hillary Clinton, Donald Trump avait maintes fois averti que le résultat de la présidentielle risquait d'être «truqué».
Il n'en avait bien sûr plus reparlé depuis sa victoire surprise du 8 novembre.
Mais dimanche soir, de retour à New York (nord-est) après quatre jours passés en Floride (sud-est), il a dénoncé sur Twitter «une grave fraude électorale en Virginie (ouest), dans le New Hampshire (nord-est) et en Californie» (ouest), trois États remportés par Hillary Clinton. «Pourquoi les médias ne donnent pas d'informations là-dessus? Grave parti pris - gros problème!», a encore twitté le magnat de l'immobilier.
Ni lui, ni ses conseillers n'ont apporté la moindre preuve de ces allégations et les observateurs électoraux le 8 novembre n'ont jamais fait état de fraudes.
En revanche, selon l'écologiste Jill Stein, des experts ont recensé dans le Wisconsin, la Pensylvannie et le Michigan «des anomalies statistiques qui soulèvent des inquiétudes».
Dans ces trois États disputés, le président élu a gagné avec 100 000 voix d'avance: 20 000 voix dans le Wisconsin, 70 000 en Pennsylvanie et 10 000 dans le Michigan.
Jill Stein a levé plusieurs millions de dollars afin de financer sa demande de recomptage. Tout en annonçant qu'elle prendrait part à la démarche de l'écologiste, l'équipe de Hillary Clinton avait précisé samedi n'avoir pas constaté d'irrégularités dans le Wisconsin.
En réaction, Donald Trump avait alors rappelé à son adversaire battue que «le peuple s'est exprimé et cette élection est terminée», qualifiant, toujours sur Twitter, de «ridicule» l'initiative de Jill Stein soutenue par Hillary Clinton.
La conseillère de l'homme d'affaires, Kellyanne Conway, a aussi dénoncé dimanche sur ABC un «recomptage déconcertant» et a exhorté les démocrates à ne pas être de «mauvais perdants».
Donald Trump a passé tout le week-end prolongé de Thanksgiving dans son luxueux golf de Mar-a-Lago, à Palm Beach, en Floride. Il a continué de peaufiner la mise sur pied de son gouvernement et de son équipe à la Maison-Blanche.
Le suspense demeure sur le poste stratégique de chef de la diplomatie américaine.
Les fervents soutiens du prochain président refusent que ce portefeuille de secrétaire d'État revienne au républicain modéré Mitt Romney, ex-ennemi juré du milliardaire, et préfèreraient l'ancien maire de New York, Rudolph Giuliani.

Qui remplacera Raul Castro en 2018?

http://ici.radio-canada.ca/nouvelle/

PUBLIÉ AUJOURD'HUI À 5 H 47
Un Cubain prend la pose devant une statue de l'ex-dirigeant Fidel Castro entourée de fleurs à Lima, au Pérou.
Un Cubain prend la pose devant une statue de l'ex-dirigeant Fidel Castro entourée de fleurs à Lima, au Pérou.
 Photo : Reuters / Mariana Bazo

Lisée: la «maison à 5 millions» de Legault incompatible avec son discours

http://www.lapresse.ca/actualites/politique/politique-quebecoise/

Publié le 26 novembre 2016 à 10h40 | Mis à jour le 26 novembre 2016 à 12h26
Le chef du Parti québécois, Jean-Francois Lisée... (La Presse photo Robert Skinner ,)
Le chef du Parti québécois, Jean-Francois Lisée
LA PRESSE PHOTO ROBERT SKINNER ,
Le discours populiste de François Legault est incompatible avec sa fortune personnelle, a attaqué ce matin Jean-François Lisée, lors d'une allocution prononcée devant des militants syndicaux.
Le chef péquiste Jean-François Lisée a mis en relief l'importance des avoirs de son rival pour donner du poids à son argument.
«François Legault en ce moment, il dit qu'il est contre les élites», a relaté M. Lisée en imitant la voix de son rival. «C'est bizarre parce ce qu'il y a une maison en vente en ce moment pour 5 millions. C'est la maison de François Legault. Elle n'est pas en vente sur Remax - vous et moi si on veut vendre une maison on va sur Remax - elle est sur la liste de Sotheby's. Ça c'est ceux qui font des encans pour vendre des Picassos. Ils vendent juste des grosses maisons à 5 millions.»
«Donc le gars qui a sa maison à 5 millions sur Sotheby's est contre les élites! Il y a quand même un problème de [cohérence]...», a ajouté le chef péquiste, qui prenait la parole dans le cadre d'une réunion du conseil québécois du syndicat Unifor.
Plus tard, le chef péquiste a continué à se moquer. «Je suis très fâché», a-t-il répété en imitant la voix de M. Legault. 
Il a aussi affirmé vouloir «recréer la grande alliance de 1976» entre travailleurs et partis de gauche qui a mené René Lévesque au pouvoir. «Le Parti québécois a un préjugé favorable envers les travailleuses et les travailleurs», a-t-il ajouté, reprenant la formule célèbre du premier premier ministre péquiste du Québec.
Une attaque «triste et pathétique»
En point de presse, Jean-François Lisée en a ajouté une couche sur François Legault : «que Monsieur François Legault fasse campagne contre les élites alors qu'il est l'un des hommes les plus riches au Québec, je pense qu'il faut souligner cette contradiction», a fait valoir Jean-François Lisée.
L'équipe de la Coalition avenir Québec (CAQ) n'a pas tardé à réagir. «M. Lisée ne réalise pas que la population est tannée de se faire dire quoi penser par une certaine élite, dont il fait partie», a répliqué le directeur des communications de François Legault, Guillaume Simard-Leduc, qualifiant l'attaque de «triste et pathétique».
Ce matin, Jean-François Lisée a aussi reproché à M. Legault sa proposition de remettre 1000 $ à chaque famille, au coût de 3 milliards de dollars selon le chef péquiste. Les millionnaires comme lui n'ont pas besoin de cet argent, a attaqué le chef péquiste, surtout pas aux dépens du système de santé. «M. Lisée dit des faussetés et il sait très bien que la mesure que l'on propose vise les [ménages qui font] 150 000 $ et moins», a dit M. Simard Leduc.
Le dernier sondage CROP-La Presse, publié cette semaine, place le Parti québécois (PQ) et la CAQ au coude-à-coude, avec respectivement 24 et 26% d'intentions de vote. Le Parti libéral de Philippe Couillard demeure lui largement en tête avec 36% d'intentions de vote.

samedi, novembre 26, 2016

Trudeau accueille la mort de Castro avec une «profonde tristesse»

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Publié le 26 novembre 2016 à 07h13 | Mis à jour à 07h13
Du Sommet de la Francophonie, à Madagascar, Justin Trudeau a... (PHOTO ADRIAN WYLD, PC)
PHOTO ADRIAN WYLD, PC
Du Sommet de la Francophonie, à Madagascar, Justin Trudeau a salué les liens « forts » entre le Canada et Cuba et transmis ses condoléances tant aux proches de l'ex-président cubain qu'à son peuple.

FANNIE OLIVIER
La Presse Canadienne
ANTANANARIVO, Madagascar
Justin Trudeau a profité de sa tribune au Sommet de la Francophonie, à Madagascar, pour évoquer le décès de Fidel Castro, qu'il a qualifié « d'ami de longue date du Canada et de [sa] famille ».
Le premier ministre a salué les liens « forts » entre le Canada et Cuba et transmis ses condoléances tant aux proches de l'ex-président cubain qu'à son peuple.
Dans une déclaration écrite qu'il a fait paraître quelques instants plus tard, M. Trudeau a poussé la note, affirmant avoir appris la mort du révolutionnaire « avec une profonde tristesse », saluant les progrès réalisés en éducation et en soins de santé lorsque le pays était sous sa gouverne.
S'il a concédé qu'il s'agissait « d'une figure controversée », il a néanmoins soutenu que tous « reconnaissaient son amour et son dévouement immenses envers le peuple cubain ».
M. Trudeau a justement conclu une visite à Cuba il y a dix jours, où il a rencontré l'actuel président cubain Raul Castro, mais n'a pu voir son frère Fidel en raison de son état de santé fragile.
Le père de Justin Trudeau, Pierre Elliott, avait tissé une relation très proche avec Fidel Castro, qu'il considérait comme un ami.

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