Information sur la politique 1

mardi, mai 05, 2015

Fournier: PKP atteint un «degré de bassesse jamais vu»

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5 mai 2015 17h01 | Marco Bélair-Cirino - Correspondant parlementaire à Québec | Québec
<em>« Est-ce que le Québec a besoin de ce style d’État: un </em>“État Péladeau d’agression”<em>? Moi, je dis</em> “Non”<em>! », </em>a déclaré Jean-Marc Fournier mardi après-midi.
Photo: Clément Allard La Presse canadienne
« Est-ce que le Québec a besoin de ce style d’État: un “État Péladeau d’agression”? Moi, je dis “Non”! », a déclaré Jean-Marc Fournier mardi après-midi.
Le leader du gouvernement, Jean-Marc Fournier, a déconseillé  aux membres en règle du Parti québécois d’élire la semaine prochaine Pierre Karl Péladeau — un homme « agressif et colérique » — à la tête du « parti de René Lévesque ». 

« Est-ce que le Québec a besoin de ce style d’État: un “État Péladeau d’agression”? Moi, je dis “Non”! » a-t-il déclaré lors d’un impromptu de presse mardi après-midi. 

Le favori de la course à la direction du PQ, Pierre Karl Péladeau, constitue ni plus ni moins une menace à la démocratie québécoise, selon M. Fournier. « Il attaque ceux qui pensent comme lui. Imaginez l’“État Péladeau” pour les citoyens qui ne pensent pas comme lui. […]La démocratie, ce n’est pas qu’une personne au-dessus de toutes les lois. C’est une multitude de points de vue », a-t-il affirmé à la fin du caucus des élus libéraux. 

M. Fournier réagissait aux sorties médiatiques de Pierre Céré et de Martine Ouellet qui ont dit avoir été respectivement « intimidé » et « apostrophée » par M. Péladeau. 

M. Péladeau a interpellé Mme Ouellet au lendemain du premier débat officiel entre les prétendants à la succession de Pauline Marois à la mi-mars à Trois-Rivières. Il a reproché à la députée de Vachon de lui avoir demandé s'il était en faveur d’une réforme du Code du travail. « C’était un peu ordinaire comme ton », a relaté Mme Ouellet mardi midi. « J’en ai vu d’autres dans ma carrière. Ça ne m’intimide pas du tout », a-t-elle ajouté. Les membres du PQ seront notamment appelés à décider la semaine prochaine si M. Péladeau a suffisamment de sang froid pour être chef du PQ, chef de l’opposition officielle et éventuellement premier ministre du Québec, a-t-elle fait valoir. 

Écouter Céré et Ouellet

Les membres du PQ doivent « écouter » Pierre Céré et Martine Ouellet, a dit Jean-Marc Fournier. « Aujourd’hui, il a dépassé les bornes. Il est incapable de contrôler ses pulsions agressives. L’“État Péladeau”, c’est “non, merci” », a répété l’élu libéral, d’humeur belliqueuse. 

L’actionnaire de contrôle de Québecor « attaque » ses adversaires dans la campagne à la chefferie du PQ, mais également les institutions de l’Assemblée nationale, comme le jurisconsulte, a dénoncé M. Fournier. « Il l’a attaqué sans fondement. » 

Le député de Saint-Jérôme a aussi témoigné d’un « manque de bienséance frappant » sur le réseau social Facebook où il a égratigné plus d’un adversaire politique. Il a atteint un « degré de bassesse jamais vu », a poursuivi M. Fournier. D’ailleurs, la présence d’une personne animée par une telle « passion qui vise à exclure, à intimider, à agresser » constitue une première à l’Assemblée nationale du Québec, selon lui. « Personne n’a jamais vu au Parlement de Québec […] une personnalité qui se présente pour être le représentant de tous les Québécois, qui fait si peu preuve d’ouverture, de respect, de capacité d’inclusion et de rassemblement. On n’a jamais vu ça! », a-t-il insisté. 

M. Péladeau a admis être sujet à des sautes d’humeur lorsqu’il est emporté par la « passion ».« Je suis un être humain », a-t-il soutenu à la presse. « C’est certain que je n’ai pas la langue de bois. » 

Sauvetage dans un autobus à Laval Une «héroïne» ardemment recherchée

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Première publication 5 mai 2015 à 10h41
Une «héroïne» ardemment recherchée
Crédit photo : Archives Agence QMI

Par Hugo Bourgoin | TVA Nouvelles
Une famille est à la recherche d'une bonne Samaritaine qui a sauvé la vie d'un des leurs, dans la nuit de vendredi à samedi dernier, à Laval. Edwin revenait du travail et était à bord d'un autobus de la Société de transport de Laval (STL) lorsqu'il a subi un arrêt cardiaque.

Si les minutes suivantes restent obscures, la famille sait en revanche que c'est une pure inconnue qui aurait pratiqué des manoeuvres de réanimation avant d'accompagner le jeune homme de 27 ans jusqu'à l'hôpital de la Cité-de-la-Santé. La femme est par la suite partie sans laisser de coordonnées pour la joindre.

«Cette dame était là au bon moment. Elle lui a prodigué des soins de façon déterminante», a expliqué à TVA Nouvelles.ca le père d'Edwin, Albert, qui a souligné toute la «générosité» de cette inconnue.

«Elle a fait le bien sans vouloir en tirer profit et c'est tout à son honneur. C'est une héroïne», ajoute-t-il.

Reconnaissance

Heureusement, le jeune homme s'en tire plutôt bien. Il a été opéré au cours des derniers jours afin de lui installer un stimulateur cardiaque, mais les nouvelles sont excellentes.

La famille aimerait maintenant rencontrer la femme qui s'est portée au secours d'Edwin pour lui démontrer toute sa gratitude.

«On essaie par tous les moyens de la rencontrer. Elle mérite tout notre amour et notre reconnaissance», conclut le père.

Si cette bonne Samaritaine se reconnaît, elle peut se manifester en écrivant à notre journaliste qui s'occupera de la mettre en contact avec la famille du jeune homme.

MONDE DE FOU???

HUMOUR

L'école 1964 comparée à 2014
Seulement 50  ans d'écart entre 1964 et 2014
Michel apporte son couteau à l’école, car il ira jouer avec ses copains dans la forêt après la classe.
Il montre son couteau à Jean et lui dit qu’il pense se fabriquer un tire-roche (lance-pierre).
Réaction de 1964 :
Le directeur voit son couteau et lui demande où il l'a acheté… pour aller s'en acheter un pareil, il l’a trouvé fantastique.
Réaction de 2014:
L'école ferme, on appelle la POLICE , on emmène Michel en préventive. TVA monte le cas en épingle aux informations, en direct depuis la porte de l'école. La DPJ ouvre une enquête…________________________________
Tu fais une bêtise en classe.
Réaction de 1964 :
Le prof t'en sacre deux derrière la tête. En arrivant chez toi, ton père t'en sacre deux autres.
Réaction de 2014 :
Le prof te demande pardon. Ton père te demande pardon et t'achète une moto. Tu te casses la gueule après avoir fait le con dans le «pit» de sable.
Le propriétaire de la sablière est poursuivi pour négligence.
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Daniel et Marc se disputent et se flanquent quelques coups de poing après la classe…
Réaction de 1964 :
Les autres les encouragent, Marc gagne. Ils se serrent la main et ils sont copains pour toute la vie. Les deux se respectent mutuellement désormais.
Réaction de 2014 :
L'école ferme. TVA souligne la violence scolaire, l’école engage des psychologues pour permettre aux enfants de ventiler le traumatisme. Le Journal de Montréal en fait la première page et en consacre 2 autres  à « l'affaire ». ________________________________
Éric vole un paquet de gomme à l’épicerie du quartier; son père lui administre une correction et lui fait comprendre les choses.
Réaction de 1964 :
Éric ne volera plus, grandit normalement, fait des études, va à l’université et devient un excellent homme d'affaires.
Réaction de 2014 :
La police arrête le père d'Éric pour maltraitance sur un mineur. Éric rejoint une bande de délinquants. Le psy arrive à convaincre la soeur que son père la harcèle et on le met en prison de façon préventive. 15 000,00 $ de frais d’avocat. Le père est démoli. Mais…
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À la course à pied, Jean se blesse au genou et pleure. La prof Jocelyne le rejoint, le prend dans ses bras pour le réconforter lui donne une tape aux fesses et lui dit : ‘’ va’ y t’es capable’’
Réaction de 1964 :
En deux minutes, Jean va beaucoup mieux et continue sa course. Il gagne malgré tout la médaille de bronze.
Réaction de 2014 :
Jocelyne est accusée de perversion sur mineur, se retrouve au chômage et est condamnée à 3 ans de prison. Jean fait thérapie sur thérapie pendant 5 ans. Ses parents réclament des dommages et intérêts à l'école pour négligence et à la prof pour traumatisme émotionnel. Ils gagnent les deux procès. La prof au chômage et endettée se suicide. Pis!   ________________________________
Changement de l’heure à l’automne.
Réaction de 1964 :
Arrive le jour du changement de l'heure d'été à l'heure d'hiver. Rien d'autre à signaler.
Réaction de 2014 :
Arrive le jour du changement de l’heure d'été à l'heure d'hiver. Les gens souffrent d'insomnie et de dépression. La luminothérapie devient la solution…
MAUDIT MONDE DE FOU ON EN EST RENDU LÀ !!!!!!!!  Bonne semaine

PKP: l'inconnu

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Publié le 05 mai 2015 à 05h00 | Mis à jour à 07h32
Pierre Karl Péladeau, dans sa résidence montréalaise... (Photothèque La Presse)
PHOTOTHÈQUE LA PRESSE
Pierre Karl Péladeau, dans sa résidence montréalaise
GILBERT LAVOIE
Le Soleil
(Québec) Pierre Karl Péladeau* a refusé de se prêter à une entrevue aux fins de ce reportage. À défaut de son témoignage, ce portrait traitera du politicien Péladeau. Un homme tout aussi admiré que craint, un homme d'une grande notoriété, mais qui demeure mal connu. Un personnage qui séduit beaucoup de souverainistes en quête d'espoir, mais qui représente également un plongeon dans l'inconnu.
SALUT VASTEL!
J'ai rencontré Pierre Karl Péladeau pour la première fois à l'occasion de la cérémonie funèbre organisée pour Michel Vastel, en août 2008. Après quelques politesses d'usage, il m'a servi une critique vitriolique de Gesca, propriétaire de La Presse, et de son patron Guy Crevier. Surpris de son commentaire dans un contexte qui prêtait au recueillement et à la solidarité, je lui ai fait valoir que je n'étais qu'un salarié du Soleil. Je lui ai conseillé de régler son litige avec Crevier au lieu de s'en prendre aux employés.
Un journaliste qui a fait le Grand Défi Pierre Lavoie à ses côtés, en juin 2012, a subi le même traitement. Malgré ses efforts pour établir un rapport avec Péladeau dans un contexte de solidarité, il dit s'être heurté à un homme «cassant» qui le traitait comme «un soldat de Gesca».
Trois ans plus tard, Pierre Karl Péladeau est encore obsédé par la famille Desmarais, Power Corporation et Gesca. C'est à un point tel qu'il lui est difficile de faire la part des choses entre son nouveau métier de politicien et celui de l'homme d'affaires qu'il était. Lorsque les journaux hors Montréal de Gesca ont été vendus à Martin Cauchon, il a écrit sur son fil Twitter que la «famille Desmarais s'est trouvé un faux-nez pour la fermeture des quotidiens Gesca».
Son obsession pour Power Corporation l'emporte même sur ses relations personnelles. Nommé à la présidence du conseil d'administration d'Hydro-Québec en 2013, il y a manifesté un grand respect pour Michel Plessis-Bélair, un comptable qui siégeait également au conseil de Power Corporation. Le 12 novembre dernier, au lendemain de la démission de Plessis-Bélair du conseil d'Hydro-Québec, Péladeau a écrit sur sa page Facebook, «que sa principale occupation est d'être un très haut dirigeant de Power Corporation... Il y a là un véritable et problématique conflit d'intérêts».
Pierre Karl Péladeau n'a pas l'habitude de prendre des ordres. Les policiers de la Sûreté du Québec qui assuraient la sécurité du Grand Défi Pierre Lavoie de 2012 ont eu maille à partir avec lui. À l'exception de Pierre Lavoie, personne n'était autorisé à utiliser son cellulaire ou son appareil photo sur la route, afin d'éviter un accident qui mettrait la sécurité du peloton en jeu. Tout le monde suivait la directive, sauf Péladeau, ce qui lui a valu plusieurs remontrances des policiers. «Il a même été question de l'expulser», raconte un participant.
L'IMAGE FACEBOOK
L'image projetée sur sa page Facebook est tout autre. On y trouve un politicien souriant, photographié avec sa conjointe Julie Snyder, ses enfants, et des militants heureux. 
Cette personnalité chaleureuse ne serait-elle qu'une image fabriquée? Un «mirage», comme dirait Bernard Drainville? Difficile à dire, parce qu'il ne se laisse pas connaître. Même ses collègues députés admettent qu'ils ne le connaissent pas beaucoup. On dit qu'il est très discret aux réunions du caucus, qu'il n'intervient pas souvent, et qu'il n'est pas du genre à faire du small talk, à prendre des nouvelles de la famille ou de la santé de ses interlocuteurs.
Pascal Bérubé, le député de Matane qui a été le premier à lui accorder son appui, explique ainsi son attitude : «Je te dirais que c'est quelque chose qui le gênait au début, parce que les autres candidats tenaient des soupers pour créer des alliances. De un, il était moins rompu à ça parce qu'il était comme le nouveau de la classe, et de deux, il y a eu son accident de vélo.»
Bérubé raconte qu'Alexandre Cloutier est venu à la pêche au saumon dans sa circonscription, l'été dernier, et qu'il a fait la même chose avec Gaétan Lelièvre à Gaspé, qui lui a donné son appui. «Tous ces gestes-là relèvent davantage du calcul, et Pierre Karl n'est pas rompu à ça.»
Péladeau n'est pas un séducteur comme l'étaient Brian Mulroney et Lucien Bouchard. Pascal Bérubé le dit cependant très à l'aise avec le public dans les rencontres sans filet, comme dans les centres commerciaux. «Il le fait avec un naturel qui m'étonne beaucoup parce que ce n'était pas sa vie auparavant. Peut-être que son contact avec Julie l'a habitué à ça.»
Mais ses collègues députés admettent qu'il «fascine», qu'il attire les gens qui ne l'ont jamais rencontré, et que tout le monde se lève pour aller le voir lorsqu'il entre dans une salle. 
Bérubé affirme par ailleurs que Pierre Karl Péladeau apporte une attention toute particulière à ses collaborateurs. «Il prend la peine chaque soir, d'écrire à plein de gens pour les remercier. Il le fait de façon systématique, de façon minutieuse. Je ne sais pas où il trouve le temps de faire ça, mais il le fait systématiquement.» Bérubé ajoute que Péladeau a un côté humain méconnu qui l'amène à offrir discrètement son aide lorsqu'il constate qu'un collègue vit un moment difficile.
LE COLÉRIQUE
Tous les portraits de Péladeau publiés dans le passé font état de son caractère colérique et imprévisible. «Monomaniaque, narcissique, revanchard, rancunier, antagoniste, caractériel, arrogant, allergique à la critique», les épithètes utilisées pour le décrire sont à ce point nombreux qu'on pourrait croire que les péquistes se préparent à couronner un monstre.
Les journalistes qui l'ont rencontré pour des reportages ont vu «un homme pressé mais courtois», qui «vous reçoit avec bonne humeur et humour», qui se reconnaît «impatient», et qui rejette la perception qu'il soit trop impulsif pour la politique. «Sanguin? Colérique? Ça doit faire 250 fois que j'entends ça», a-t-il raconté au collègue Vincent Marissal, pour ajouter que «c'est normal de subir la critique quand vous faites des choses».
Mais ce Péladeau «colérique» est bien réel. Après le débat des péquistes à Saguenay, il était tellement furieux d'avoir été hué pour sa position sur la loi antiscab, qu'il a quitté l'édifice avant les points de presse qui suivent ces débats. Son entourage l'a rattrapé dans le stationnement et a dû le convaincre de revenir à l'intérieur. 
Ses sautes d'humeur sont tellement réputées qu'il est difficile de distinguer la réalité des légendes urbaines. On m'a raconté qu'il avait «engueulé» le président de l'organisation péquiste locale après le débat de Jonquière, mais l'information a été démentie. On m'a également raconté qu'il avait menacé Pierre Céré de sortir des informations compromettantes après qu'il eut accusé «citizen PKP» de vouloir s'acheter un parti politique. Céré a reconnu avoir subi la colère de PKP, mais il a nié tout élément de menace. 
Il y a donc une bonne dose d'impulsivité chez cet homme. La même impulsivité qui l'a amené à crier : «En français» en plein milieu d'un spectacle pendant sa tournée en Abitibi, au début de février. Une déclaration qui a créé un malaise dans la salle.
Pascal Bérubé est prudent sur cet aspect de la personnalité de PKP. Il jure ne jamais avoir été témoin de ses colères. Il déclare tout au plus que Péladeau est exigeant : «Il faut que tu livres la marchandise, il faut que tu respectes ta parole, et ce qu'il demande aux autres, il se l'impose à lui. Il est discipliné sur sa vie, il est végétarien, il est studieux, il pose beaucoup de questions, il valide ses affaires.»
Mais les témoignages sur les colères de l'homme sont trop nombreux pour ne pas leur donner un certain crédit. La dernière édition du magazine Maclean's fait état d'un incident révélateur. À l'occasion d'une collecte de fonds il y a deux ans à Montréal, un ancien employé de Québecor passé chez Astral, Pierre Rodrigue, est allé lui serrer la main. Péladeau l'aurait attrapé par le collet et lui aurait dit qu'il avait du front de venir le voir à sa table. Ses reproches, parsemés de jurons, seraient devenus tellement agressifs que Julie Snyder a dû intervenir.
Pascal Bérubé estime que la personnalité de PKP est un mélange entre le côté combatif de Jean Charest, et le sens de l'État de Lucien Bouchard. «Il réalise ce qu'est la fonction. Une chose qu'il répète très souvent, c'est : "Moi, j'ai plus d'ambition pour le Québec que pour moi-même".»
Le sens de l'État parviendra-t-il à calmer ce caractère intempestif? Les prédictions sont impuissantes. PKP, c'est un plongeon dans l'inconnu non seulement pour le PQ, mais également pour tout le Québec.
* Les membres en règle du Parti québécois choisiront leur nouveau chef à la mi-mai. Si aucun des candidats n'obtient 50% des voix au premier tour de scrutin, les militants voteront à nouveau une semaine plus tard. Tous les mardis, Gilbert Lavoie nous a présenté les candidats. Aujourd'hui, Martine Ouellet.

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Le PLQ a dû rembourser deux fois plus de dons que le PQ

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EXCLUSIF
Publié le 05 mai 2015 à 05h00 | Mis à jour à 09h02
Le Parti libéral du Québec, tout comme le... (PHOTO MARCO CAMPANOZZI, ARCHIVES LA PRESSE)
PHOTO MARCO CAMPANOZZI, ARCHIVES LA PRESSE
Le Parti libéral du Québec, tout comme le Parti québécois, dit n'avoir contesté aucune réclamation du Directeur général des élections en lien avec ses enquêtes sur le financement politique illégal.

Martin Croteau
MARTIN CROTEAU
La Presse
(Québec) Le Parti libéral du Québec a versé 171 000$ depuis deux ans au Directeur général des élections (DGE) pour rembourser des contributions politiques illégales, révèle son rapport financier.
C'est une somme presque deux fois plus élevée que ce qu'a dû rembourser le Parti québécois pendant la même période.
Dans son dernier rapport financier, déposé au DGE la semaine dernière, le PLQ indique avoir dépensé 131 402$ en 2014 pour rembourser des contributions non conformes. À cette somme s'ajoutent 39 685$ l'année précédente, soit un total de 171 087$.
Le rapport financier du PQ indique que la formation a versé 4200$ au DGE en 2014 et 85 900$ en 2013, un total de 90 100$ sur deux ans.
Ces informations sont disponibles grâce à une nouvelle norme de présentation des états financiers du DGE. Chaque rapport doit maintenant être assorti d'une annexe dans laquelle les partis précisent le montant des contributions non conformes qu'ils ont dû rembourser.
La plus grande partie du remboursement des sommes par les partis découle d'enquêtes sur le financement sectoriel, indique le porte-parole du DGE, Denis Dion. En avril 2013, l'organisme a révélé que des employés de 532 entreprises et leurs proches avaient versé près de 13 millions à des partis politiques entre 2006 et 2011.
Depuis, le DGE a distribué des dizaines de constats d'infraction à des entreprises s'adonnant à ce type d'activité, des firmes actives dans le génie-conseil, la construction, la comptabilité et le droit.
Le fait que le PLQ ait été au gouvernement pendant la plus grande période couverte par l'enquête sur le financement sectoriel explique pourquoi il a dû rembourser davantage de contributions non conformes, selon M. Dion.
«On peut penser qu'il y en a eu plus au PLQ qu'au PQ parce que c'était le parti au pouvoir», a-t-il indiqué.
Même si les partis politiques ne sont pas considérés comme responsables des contributions, le DGE leur a réclamé le remboursement des sommes touchées en vertu des stratagèmes illégaux.
Le PLQ et le PQ disent n'avoir contesté aucune réclamation du DGE en lien avec ses enquêtes sur le financement politique illégal.
«Toutes les contributions qui sont jugées non conformes sont et seront remboursées par le PLQ», a indiqué le porte-parole du parti, Maxime Roy.
«À l'interne, il n'y a aucune façon de savoir si des contributions qu'on reçoit sont conformes, explique Dominic Vallières, porte-parole du PQ. Quand le DGE trouve une contribution qu'il estime problématique, il nous envoie une lettre identifiant la ou les contributions en question et nous, on émet un chèque et on rembourse.»
Le Parti libéral et le Parti québécois affirment tous deux n'avoir aucune réclamation du DGE en suspens.
Les rapports financiers de la Coalition avenir Québec et de Québec solidaire ne font état d'aucune dépense pour rembourser des contributions non conformes.

L’Écosse revient au centre du jeu politique

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5 mai 2015 | Christian Rioux à Londres | Europe
Photo: Fabrice Coffrini Agence France-Presse
«Si le SNP l’emporte jeudi, cela veut dire que l’idée de l’indépendance a fait de grands progrès. » David Nummey a parcouru l’Asie et l’Amérique avant de se fixer à Londres, en 1992, où vivent comme lui un quart de million d’Écossais. Responsable de la section londonienne du Scottish National Party (SNP), il s’attend à voir bientôt débarquer à Londres près d’une cinquantaine de députés indépendantistes. « Jamais je n’aurais cru cela possible après la défaite du Oui au référendum de l’an dernier », dit-il.

Si ce scénario rappelle aux Québécois les victoires du Bloc québécois à Ottawa après le référendum de 1995, la surprise de David Nummey est aujourd’hui celle du Royaume-Uni tout entier.

Donnés pour morts, après la défaite du Oui au référendum de septembre dernier (45 % à 55 %), les indépendantistes écossais sont miraculeusement de retour, au point de détenir entre leurs mains le sort de l’élection nationale. À trois jours du scrutin qui doit décider de la réélection du conservateur David Cameron, le SNP devrait décrocher entre 40 et 50 des 59 circonscriptions écossaises, alors qu’il n’en détient que 6 actuellement. Un sondage réalisé pour la télévision écossaise prédit même un balayage complet de l’Écosse. Quel que soit le résultat exact, le parti travailliste traditionnellement majoritaire en terre écossaise se prépare, avec quelques-uns de ses principaux leaders nationaux, à subir une raclée historique.

Du coup, dans ce scrutin parmi les plus imprévisibles de l’histoire britannique, le SNP pourrait s’imposer comme le seul parti en mesure de permettre aux travaillistes dirigés par Ed Miliband de former de justesse une coalition de gauche capable de gouverner le pays. Un peu comme si le Bloc à Ottawa avait un jour tenu entre ses mains le sort d’une coalition formée des libéraux et du NPD. Si David Cameron échoue à rassembler une coalition à droite, tel est le scénario qui se profile à gauche après le scrutin du 7 mai.

Une nouvelle dévolution

Accusé de livrer le pays à ceux qui veulent le détruire, Ed Miliband jure que non seulement il n’est pas question de s’allier avec le diable, mais que jamais au grand jamais il ne négociera avec le SNP. Ce à quoi la première ministre écossaise, Nicola Sturgeon, devenue la vedette de cette campagne, rétorque que si Miliband est ainsi prêt à livrer le pays aux conservateurs, c’est bien la preuve qu’on ne peut pas lui faire confiance à gauche et qu’il faut voter SNP. Les derniers jours de la campagne ont été le théâtre d’un véritable bras de fer entre ces frères siamois qui devront pourtant se résoudre à se parler dans l’éventualité où une coalition entre les travaillistes et les libéraux démocrates pourrait gouverner le pays avec le soutien implicite du SNP.

« C’est le signe que nous avons perdu une bataille, mais pas la guerre », dit David Nummey, même s’il ne croit pas à un nouveau référendum dans l’immédiat. En attendant, le soutien du SNP à une coalition de gauche pourra au moins servir à arracher à Londres un plus grand nombre de compétences, dit-il.

Contrairement à ce qui s’est passé après le référendum québécois de 1995, après la victoire du Non, les partis se sont entendus à Westminster pour offrir de nouvelles compétences à l’Écosse. En février, la commission Smith a proposé de décentraliser l’impôt foncier et une partie des recettes de la TVA. Composée de représentants des principaux partis, la commission suggère aussi de remettre à Édimbourg une grande partie des Affaires sociales.

Face à cette nouvelle dévolution, le premier ministre David Cameron a d’ailleurs proposé d’accorder un droit de veto aux députés anglais sur les sujets qui les concernent en propre afin que « les Anglais votent les lois anglaises » (English votes for English laws), a-t-il dit.

Baroud d’honneur ?

Dans le sud de la Grande-Bretagne, on s’inquiète en effet de voir les indépendantistes écossais voter des lois qui ne seront jamais appliquées en Écosse. Une coalition dirigée par Ed Miliband avec le soutien du SNP risque de soulever une telle colère en Angleterre qu’il faudra bien lâcher du lest, estime le président du conseil du think tank indépendant Demos, David Goodhart. « Pour faire accepter une telle coalition, il faudrait que le SNP accepte de s’abstenir en chambre sur les sujets qui ne concernent que l’Angleterre, dit-il. Ce pourrait être la base d’un accord permettant d’éviter un backlash dans le reste du pays. »

David Goodhart ne croit pas que le SNP tiendra jamais un second référendum. « Surtout s’il est présent en force à Westminster, le SNP se contentera du home rule. La dévolution à venir viendra calmer le nationalisme en Écosse. »

Plusieurs analystes estiment qu’il y a d’ailleurs des limites au chantage que le SNP pourra exercer sur les travaillistes. Si jamais le SNP devait faire tomber un gouvernement travailliste, jamais son électorat ne le lui pardonnerait. Or, les prochaines élections écossaises sont en 2016.

Le chroniqueur du Sunday Times Niall Ferguson voit dans ce vote en faveur du SNP une sorte de dernier baroud d’honneur des indépendantistes. Si les électeurs écossais s’apprêtent à envoyer autant de députés indépendantistes à Westminster, écrit-il, c’est simplement pour se consoler des « regrets » et des « remords » qu’ils ont éprouvés après avoir dit non à l’indépendance.

Alex Salmond à Westminster

Pourtant, une majorité de Britanniques est toujours convaincue que l’Écosse sera indépendante d’ici 20 ans. Ces jours-ci, David Nummey organise le transport pour permettre aux 600 membres du SNP à Londres d’aller prêter main-forte aux militants écossais. Parmi eux, nombre se réjouissent de voir arriver à Londres l’ancien leader du SNP Alex Salmond, qualifié depuis des années par la presse britannique de « meilleur politicien du Royaume-Uni ».

Salmond à Westminster, c’est un peu comme si, en 1995, au lieu de quitter le Parti québécois, Jacques Parizeau avait choisi de diriger le Bloc. L’arrivée de Salmon va braquer les projecteurs sur le SNP, croit Simon Griffiths. Le politologue de l’Université de Londres attribue ce fort vote en faveur du SNP à la façon dont David Cameron a accueilli le Non écossais. « Au lieu d’unir le pays, il a proposé une réforme constitutionnelle afin de protéger l’Angleterre de l’influence écossaise à Westminster ». Selon lui, les députés indépendantistes à Londres auront l’occasion de « démontrer leur compétence face au reste du pays ». Si Nicola Sturgeon n’a pas encore révélé si elle était en faveur d’un second référendum, Griffiths est convaincu qu’Alex Salmond, lui, rêve toujours d’être le premier premier ministre de l’Écosse indépendante. « Rien ne le fera dévier de ce chemin. » Sans compter que Salmon risque de ne pas se contenter des quelques compétences supplémentaires proposées par la commission Smith.

Curieux parallèle historique. L’an prochain, on fêtera les 100 ans de la Révolte de Pâques qui mena à l’indépendance irlandaise. Or cette révolte avait été précédée par l’envoi d’un fort contingent nationaliste à Westminster obligeant le gouvernement libéral de H. H. Asquith à gouverner avec leur soutien. Nul doute qu’Ed Miliband, qui a étudié à Oxford, connaît sur le bout des doigts cette période cruciale de l’histoire de son pays.