Vols d'essence possibles à Laval... depuis des décennies

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Mise à jour le mercredi 2 septembre 2015 à 17 h 20 HAE
Michelle Galipeau, vérificatrice générale de la Ville de Laval
Michelle Galipeau, vérificatrice générale de la Ville de Laval 
Photo :  Francis Labbé

Possibles vols d'essence à même les réservoirs municipaux, manque de planification de travaux estimés pourtant à plusieurs millions de dollars, voilà ce que l'on retrouve, entre autres, dans le rapport 2014 de la vérificatrice générale de la Ville de Laval.
Un texte de Francis LabbéTwitterCourriel
Laval pourrait s'être fait voler de l'essence pendant plus de trente ans. L'accès facile à ses réservoirs et le manque de contrôle de son système d'approvisionnement en carburant, pourtant dénoncé dès 1984, pourraient expliquer la consommation de carburant élevée enregistrée à certains endroits.
« On constate une consommation de 6218 litres d'essence au secteur 1A, alors qu'aucun véhicule n'est attitré au secteur. »— Michelle Galipeau, vérificatrice générale de Laval

La Ville de Laval possède 21 réservoirs de carburant. Or, seulement « quatre réservoirs étaient cadenassés », a affirmé la vérificatrice générale Michelle Galipeau lors de la présentation de son rapport annuel. « L'accès à un réservoir pétrolier non sécurisé peut entraîner un vol du contenu partiel ou entier et présente aussi un risque de vandalisme », a-t-elle affirmé.
La vérificatrice générale s'est elle-même présentée à certains réservoirs pour accéder aux pompes. « J'ai pu mettre de l'essence », a-t-elle confié. « Nous n'avons pas utilisé de véhicules aux couleurs de la Ville, nous avons envoyé des gens inconnus et nous voulions nous faire prendre. Au moins, faire l'objet d'une vérification de l'identité. Mais personne ne nous a bloqués. »
La Ville évalue à 4 millions de dollars le coût en carburant. « Il est impossible de vérifier si cet argent-là a effectivement servi à approvisionner les véhicules de la Ville », a rajouté Michelle Galipeau. Elle refuse de confirmer qu'il y a eu vol, mais affirme que c'est une éventualité.
Elle souligne par ailleurs que l'un des réservoirs ayant distribué le plus de carburant possédait un deuxième accès non verrouillé.
La direction générale de la Ville de Laval affirme avoir adopté des mesures temporaires pour contrôler l'accès à ses réservoirs et que des mesures permanentes de contrôle de la consommation de carburant seront en vigueur d'ici un an.
« Nous avons demandé au Bureau d'intégrité et d'éthique de la police de Laval de faire enquête », a ajouté le maire Marc Demers. « Je ne spéculerai pas sur l'éventualité qu'il y ait eu vol ou non. »
Arénas : à quel coût?
Autre élément soulevé par la vérificatrice générale de Laval, l'absence d'analyse sur le coût des travaux à effectuer aux arénas de la Ville. Laval compte 9 arénas qui doivent être rénovés et mis à niveau au cours des prochaines années. 
La Ville de Laval a annoncé des investissements de près de 25 millions de dollars en ce sens pour rénover 5 arénas d'ici 2017, puis 14 millions supplémentaires pour rénover les 4 autres arénas. Malgré ces sommes importantes, Michelle Galipeau déplore l'absence d'inventaire des travaux à réaliser et de priorisation de ceux-ci.
« Nous n'avons pas retracé d'analyse sur les arénas afin de cibler les plus onéreux à entretenir ou qui sont les plus endommagés. Il n'existe pas de stratégie formelle d'entretien et de maintenance des arénas de la Ville », souligne-t-elle.
Marc Demers, maire de Laval (à gauche) et Serge Lamontagne, directeur général de la Ville de LavalMarc Demers, maire de Laval (à gauche) et Serge Lamontagne, directeur général de la Ville de Laval  Photo :  Francis Labbé
« C'est une Ville où on ne voulait pas planifier, où on ne voulait pas de plan d'entretien préventif des infrastructures », a réagi Serge Lamontagne, le directeur général de la Ville de Laval. 
Selon lui, le manque de rigueur dans la gestion de l'approvisionnement en carburant, tout comme le manque de planification des travaux d'entretien des infrastructures, témoigne de la philosophie de la précédente administration.
« C'est une Ville où on ne voulait pas planifier, on ne voulait pas de plan directeur, on ne voulait pas avoir de plan préventif. »— Serge Lamontagne, directeur général, Ville de Laval.

« Avant, le plan triennal d'immobilisation était fait à la pièce, à partir de décisions ponctuelles. Nous allons adopter, dans le prochain mois, un code de gouvernance, avec une gestion de portefeuille et une gestion sur 10 ans », a-t-il promis.
Selon Serge Lamontagne, il faudra encore quelques années avant que l'administration lavalloise ne sorte de l'influence de l'ère Vaillancourt.

Pierre-Karl Péladeau poursuit sa tournée des régions à Alma

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Mise à jour le mercredi 2 septembre 2015 à 17 h 45 HAE

Le chef du Parti québécois, Pierre-Karl Péladeau, a invité Québec à organiser un sommet sur l'industrie des pâtes et papiers lors de son passage à la papeterie Alma de Produits forestiers Résolu, mercredi.
M. Péladeau a rencontré des travailleurs de l'usine où la machine à papier numéro 9 a été fermée pour une période indéterminée, mardi, entraînant la mise à pied de près de 85 personnes.
Lors d'un point de presse devant la papeterie Alma, Pierre-Karl Péladeau a affirmé que le gouvernement de Philippe Couillard n'avait pas de vision économique.
Le chef du Parti québécois a aussi rappelé que le gouvernement est parvenu à une entente avec Produits forestiers Résolu, Rémabec et Boisaco pour mettre fin à la crise qui sévissait sur la Côte-Nord. Plusieurs mesures d'aide ont été prévues dans cette région pour compenser les conséquences économiques provoquées par l'infestation de la tordeuse des bourgeons de l'épinette.
Alexandre Cloutier et Pierre-Karl Péladeau rencontrent le maire d'Alma, Marc Asselin
Alexandre Cloutier et Pierre-Karl Péladeau rencontrent le maire d'Alma, Marc Asselin  Photo :  Radio-Canada

Pierre-Karl Péladeau a aussi été questionné sur le lock-out qui touche 450 employés de garage au Saguenay-Lac-Saint-Jean. Il a indiqué qu'il manque de temps pour les rencontrer durant sa visite dans la région.
Le chef du Parti québécois dit qu'il ne comprend pas comment une loi spéciale, comme celle que le ministre Sam Hamad songe à imposer, peut en arriver à régler un conflit du domaine privé.
Pierre-Karl Péladeau rencontrera une vingtaine d'organismes communautaires d'Alma, jeudi matin, avant de se rendre à l'hôpital de Dolbeau-Mistassini.

Legault va heurter un mur constitutionnel, prédit Péladeau

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Publié le 02 septembre 2015 à 14h27 | Mis à jour à 14h27
Pierre Karl Péladeau en compagnie du whip en... (Collaboration spéciale, Steeve Paradis)
COLLABORATION SPÉCIALE, STEEVE PARADIS
Pierre Karl Péladeau en compagnie du whip en chef du groupe parlementaire péquiste, Marjolain Dufour, député de René-Lévesque.

STEEVE PARADIS
Collaboration spéciale
Le Soleil
(Baie-Comeau) Selon Pierre Karl Péladeau, la Coalition avenir Québec va vite se buter aux écueils de la Constitution canadienne, maintenant que le parti de François Legault s'est doté d'une position en matière constitutionnelle.
«Il (M. Legault) va rapidement rencontrer, une fois de plus, les limitations du périmètre du régime fédéral», a lancé le chef du Parti québécois (PQ), qui concluait mercredi à Baie-Comeau une tournée de trois jours sur la Côte-Nord. «Si on veut véritablement avancer au Québec, il va falloir tous nos attributs, toutes nos compétences», a-t-il martelé.
Le Canada ne répond plus depuis longtemps aux aspirations du Québec, a ajouté M. Péladeau, qui estime que les Québécois ne croient plus aux prétendues vertus d'un fédéralisme renouvelé.
«Lorsqu'il y a eu des tentatives de modification constitutionnelle, ça a fini par plusieurs échecs», a signalé le chef de l'opposition, rappelant notamment la conclusion négative des accords du Lac Meech et de Charlottetown. «On est passés à d'autres choses, car nous sommes obligés d'arriver à la conclusion définitive qu'il n'y aura plus aucune possibilité de modification constitutionnelle envisageable pour le Québec», a-t-il enchaîné.
Le chef péquiste a profité de l'occasion pour se livrer à une charge contre le gouvernement fédéral «qui, plutôt que d'investir dans ses compétences, empiète sur celles du Québec».
«Le fédéral est censé s'occuper des infrastructures portuaires et aéroportuaires, mais il les abandonne. Pourtant, on continue de payer nos impôts à Ottawa, à hauteur de 48 milliards de dollars par année», a conclu Pierre Karl Péladeau.

La CAQ veut rouvrir la Constitution et tenir un référendum

http://www.985fm.ca/national/nouvelles/

Publié par La Presse Canadienne le mercredi 02 septembre 2015 à 15h34. Modifié par Danielle Arsenault à 16h42.
La CAQ veut rouvrir la Constitution et tenir un référendum
SCOTT, Qc - François Legault veut rouvrir la Constitution, mais en évitant soigneusement d'utiliser le mot Constitution: un gouvernement caquiste proposerait une nouvelle «entente» au Canada, qui serait soumise à un référendum.
On en parle en ondes :
Écouter
Mis en ligne le mercredi 02 septembre 2015 dans Montréal maintenant avec Paul Houde
La Coalition avenir Québec a déposé une première liste de revendications aux partis fédéraux en campagne électorale: un «Québec fort à l'intérieur du Canada» qui réclame notamment les pleins pouvoirs en matière de langue et d'immigration, ainsi qu'un rapport d'impôt unique et la juste part du financement fédéral en santé.

La CAQ demande aussi la limitation du pouvoir fédéral de dépenser et l'attribution au Québec des pouvoirs en matière d'évaluation environnementale pour les projets situés sur son territoire.

Et ce n'est qu'un début, a laissé entendre mercredi François Legault, qui réclame au minimum une entente similaire à l'accord du Lac Meech.

La CAQ amorce des consultations pour en arriver à une position constitutionnelle complète au prochain conseil général du parti les 7 et 8 novembre, a-t-il expliqué au terme du caucus présessionnel de ses députés à Scott, en Beauce.

La CAQ cherche ainsi à se distinguer et trouver sa voie entre le fédéralisme défendu par les libéraux de Philippe Couillard et l'indépendance promue par les péquistes de Pierre Karl Péladeau.

En conférence de presse, quand des journalistes ont demandé à M. Legault s'il souhaitait que le Québec réintègre donc le giron constitutionnel de 1982, il a répondu qu'il «souhaite une nouvelle entente».

«Je préfère parler d'une nouvelle entente», a-t-il répété, quand on lui a demandé de clarifier sa pensée, s'il s'agissait d'une nouvelle Constitution, puisque ses revendications requièrent des rondes de négociations constitutionnelles.

M. Legault s'est engagé à soumettre une éventuelle entente obtenue par un gouvernement caquiste à une consultation populaire.

Mueller et l’imprimerie Mirabel: comparaison «odieuse», selon PKP

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En tournée sur la Côte-Nord cette semaine, Pierre Karl Péladeau était de passage à Sept-Îles mardi.

Emy-Jane Déry
  Pierre Karl Péladeau juge qu’il est «odieux» de la part de Québec solidaire de comparer la fermeture de la fonderie Mueller au lock-out annoncé mardi pour l’imprimerie de Mirabel, propriété de Québecor.
En tournée sur la Côte-Nord cette semaine, Pierre Karl Péladeau était de passage à Sept-Îles mardi. En tournée sur la Côte-Nord, le chef de l’opposition officielle était de passage à Sept-Îles, mardi. Questionné sur sa position quant au lock-out de l’imprimerie Mirabel, tout juste décrété, l’ex-dirigeant de Québecor a refusé de commenter en détail le conflit, alors que Québec solidaire l’a invité à appuyer les travailleurs, tout comme il l’avait fait pour ceux de la fonderie de Mueller, l’an dernier.
«C’est aux différentes parties à la table de négociation d’en venir à une entente. Je pense que c’est un petit peu odieux, aussi, de faire un rapprochement avec la fermeture de l’usine Mueller qui a lieu à Saint-Jérôme. Une fermeture sauvage», a dit Pierre Karl Péladeau.
Il a également rappelé qu’il avait quitté toutes ses fonctions chez Québecor, lors de l’annonce de sa candidature, en mars 2014. «Il ne s’agit pas d’un conflit, il s’agit d’une fermeture pure et simple. Il y a eu des centaines d’emplois coupés, abandonnés, éliminés et ça s’est fait durant les vacances de Noël. C’est tout à fait odieux de faire un rapprochement de cette nature-là», a-t-il réitéré.
Récession
Quant à la récession officiellement déclarée au Canada, le chef du PQ a pointé du doigt la «politique d’austérité» du gouvernement libéral au Québec.
«Ici au Québec, nous avons une stratégie, une campagne, une politique de l’austérité de la part du gouvernement libéral, alors que nous savons fort bien que nous avons besoin d’investissements», a martelé le politicien.
Pierre Karl Péladeau est d’avis que l’Agence du revenu du Québec devrait offrir ses services au gouvernement fédéral pour la perception des taxes.
«Comme ça, avec une optimisation de nos ressources on va pouvoir générer des revenus additionnels, mais il ne semble pas que ce soit l’imagination extrêmement fertile que l’on retrouve du côté du secrétaire du Conseil du Trésor. C’est plutôt une obsession permanente de la culture de l’austérité», a lancé M. Péladeau.
Commission Robillard inutile
Affirmant d’emblée qu’il n’avait pas encore pu prendre connaissance en détail du rapport de la commission Robillard, le péquiste en a tout de même critiqué les recommandations.
«Si les Québécois et Québécoises payent des millions de dollars pour se faire faire des recommandations de cette nature, j’aurais comme tendance à penser que c’est au gouvernement libéral de prendre ses responsabilités et ce n’est pas nécessaire de payer 4 millions $ pour des commissions, pour avoir des recommandations de cette nature», a-t-il affirmé.

Legault revendiquera un statut particulier pour le Québec

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2 septembre 2015 | Robert Dutrisac à Scott | Québec

La Coalition avenir Québec n’occultera plus la question nationale

Le chef de la CAQ, François Legault, a réitéré que son parti pâtit de la polarisation autour de la question nationale.
Photo: Jacques Boissinot La Presse canadienne

Le chef de la CAQ, François Legault, a réitéré que son parti pâtit de la polarisation autour de la question nationale.
Bousculé par l’arrivée de Pierre Karl Péladeau, le chef de la Coalition avenir Québec (CAQ), François Legault, sent l’urgence de revoir l’offre politique de son parti en se positionnant sur la question nationale.

Finie la parenthèse de dix ans où toute discussion sur la souveraineté ou encore sur le statut constitutionnel du Québec au sein de la fédération canadienne était reportée, position qui fut celle de la CAQ dès sa création. Nationaliste, la CAQ revendiquera une forme de statut particulier pour le Québec au sein du Canada, a appris Le Devoir. Plus question de se poser fermement sur la clôture : la CAQ s’affichera pour un Québec dans le Canada mais avec de nouveaux attributs constitutionnels, notamment en matière d’immigration. L’option de la souveraineté se marginalise au sein de l’électorat, n’en déplaise à Pierre Karl Péladeau : elle n’a pas d’avenir, analyse-t-on.

Le chef caquiste a promis de dévoiler les détails mercredi de la position constitutionnelle de son parti. « On doit avoir une réflexion sur notre positionnement sur la question nationale », a-t-il dit.

« Aujourd’hui, l’arrivée de Pierre Karl Péladeau change la donne. Il faut réagir », a affirmé François Legault lors d’une conférence de presse à l’occasion du caucus présessionnel des députés caquistes. Le nouveau chef péquiste « ne parle à peu près que d’indépendance, sa seule priorité », a-t-il fait observer.

François Legault a réitéré que la CAQ pâtit de la polarisation autour de la question nationale. Mais c’est une situation « temporaire », estime-t-il, le chef péquiste bénéficiant d’une « lune de miel » qui n’aura qu’un temps, comme celle dont le chef caquiste dit avoir joui quand il a lancé la CAQ.

Dissiper toute ambiguïté sur l’appartenance du Québec à la fédération canadienne est essentiel pour contrer le Parti libéral de Philippe Couillard qui profite de cette polarisation, croit-on, un parti qu’à la CAQ, on associe au statu quo constitutionnel.

En plus de doter son parti d’une position sur la question nationale, François Legault a parlé d’« un retour aux sources » pour la CAQ, quand elle n’était qu’un mouvement, et aux quatre sujets dont il traitait : l’économie, l’éducation, la santé et l’identité. Mardi, le chef caquiste a insisté pour reparler de l’éducation, qui doit devenir « la vraie priorité » du Québec. « C’est l’avenir de notre nation francophone qui est en jeu », a-t-il affirmé.

Le chef caquiste a mandaté son porte-parole en matière d’éducation, Jean-François Roberge, qui enseignait avant d’être élu député de Chambly, de faire la tournée du milieu et de formuler de nouvelles propositions. « On va mieux définir notre offre, entre autres en éducation », a-t-il indiqué.

Cet été, François Legault a visité l’Allemagne et la Scandinavie. Il s’est rendu à Munich, à Hambourg, à Copenhague et à Stockholm. Il a souligné qu’en Suède, 35 % de la population avait un diplôme universitaire alors que cette proportion n’est que de 25 % au Québec. Il a fait valoir qu’en Allemagne, presque deux fois plus de travailleurs, toutes proportions gardées, ont une formation professionnelle et technique. Ce sont des facteurs qui expliquent leur succès économique. « Je me suis toujours battu pour l’éducation, a-t-il dit. Ça n’a peut-être pas beaucoup paru dans les derniers mois. Donc ça va paraître dans les prochains mois. »

« On va continuer de se battre contre les réductions de services en éducation, contre le gel[de salaire des enseignants] », a-t-il déclaré, dénonçant « le manque de vision épouvantable » de Philippe Couillard. « Si on avait moindrement de la vision au Québec, il faudrait investir davantage dans l’éducation, pas réduire les services aux élèves. »

La CAQ a beaucoup parlé de ménage, a reconnu François Legault. « C’était nécessaire de faire le ménage. Mais ce n’est pas vrai qu’on va régler tous nos problèmes au Québec seulement avec le ménage. »

François Legault a répété qu’il sera à la tête de la CAQ en 2018, et même au-delà. « Même si je ne gagne pas la prochaine élection en 2018, je vais rester à la CAQ. Je suis là pour de nombreuses années. »

Quant au départ de la députée Sylvie Roy, qui siégera comme indépendante, il ne met pas en cause son leadership, bien au contraire. « Il y a cinq députés qui m’ont demandé d’agir. Si je n’avais agi, j’aurais manqué de leadership, s’est-il défendu. Il n’y a pas de crise à la CAQ. »

Élections Canada 2015 L'ex-ministre péquiste Gilbert Paquette sera candidat du Bloc québécois

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Mise à jour le mardi 1 septembre 2015 à 14 h 59 HAE
Gilbert Paquette (archives)
Gilbert Paquette (archives)

Radio-Canada a appris que Gilbert Paquette, ancien ministre péquiste sous René Lévesque, se présentera pour le Bloc québécois dans la circonscription de LaSalle-Émard-Verdun. Sa candidature sera officialisée jeudi.
M. Paquette a été ministre de 1982 à 1984, étant responsable du portefeuille de la Science et de la Technologie. Auparavant, il avait agi comme adjoint parlementaire du ministre de l'Éducation Camille Laurin.
Il préside actuellement les Organisations unies pour l'indépendance du Québec, qui a remplacé l'ancien Conseil de la souveraineté du Québec.

En 2005, Gilbert Paquette s'était lancé dans la course à la direction du Parti québécois, avant de retirer sa candidature et d'appuyer Pauline Marois, qui allait s'incliner devant André Boisclair.
Gilbert Paquette a 73 ans. Peu après la défaite électorale du Parti québécois, en avril 2014, M. Paquette avait plaidé pour l'abandon de la stratégie du « bon gouvernement » en attente des « conditions gagnantes » pour réaliser la souveraineté du Québec, affirmant plutôt que les partis politiques devaient être l'instrument pour atteindre l'objectif.
LaSalle-Émard-Verdun est une nouvelle circonscription issue du redécoupage électoral. Ancien fief libéral sous Paul Martin, LaSalle-Émard avait été remportée par la néo-démocrate Hélène LeBlanc en 2011. Le NPD l'avait aussi emporté dans Jeanne-Le Ber, ancienne circonscription voisine qui englobait l'arrondissement de Verdun.
Avec les informations de Thomas Gerbet

Que Québec perçoive tous les impôts, répliquent le PQ et la CAQ

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 Mise à jour le mardi 1 septembre 2015 à 19 h 37 HAE  La Presse Canadienne
Un formulaire de Revenu Québec (archives)
Un formulaire de Revenu Québec (archives)  Photo :  Sara-Emmanuelle Duchesne, SRC

La Coalition avenir Québec (CAQ) et le Parti québécois (PQ) pressent le premier ministre Philippe Couillard de s'entendre avec Ottawa pour confier à Revenu Québec le traitement d'une déclaration de revenus unique.
Lundi, en réaction au rapport de la commission Robillard, M. Couillard s'est engagé à examiner la possibilité de mettre en place une déclaration fiscale unique d'ici la fin de son mandat, sans toutefois préciser si le mandat serait confié à Revenu Québec ou à l'Agence du revenu du Canada (ARC).
Le leader parlementaire caquiste François Bonnardel a déclaré mardi que l'agence fiscale québécoise, qui gère déjà pour Ottawa la perception de la taxe sur les produits et services (TPS), devrait s'en charger.
« Cette idée, c'est d'affirmer l'autonomie du Québec dans cette compétence qui est celle des impôts, a-t-il dit. On gère déjà TPS/TVQ des entreprises. Aujourd'hui, avec la gestion informatisée, ça faciliterait encore plus la tâche d'avoir un seul rapport d'impôt. »
M. Bonnardel a estimé qu'une déclaration fiscale unique, qui permettrait à Québec d'obtenir une compensation pour sa gestion de la partie fédérale, générerait des économies de 400 à 800 millions de dollars.
« Il n'y a pas de raison qu'en 2015 les Québécois soient obligés de faire deux rapports d'impôt », a-t-il dit.
Selon le député caquiste, cette question devrait faire partie des thèmes de la campagne électorale fédérale en cours.
« Il faut agir, je pense qu'on n'a pas besoin de quatre ans pour demander au fédéral qu'on soit capable de faire notre propre rapport d'impôt et je m'attends à ce qu'on accélère le pas de la part du ministre des Finances, sinon du ministre des Affaires intergouvernementales », a-t-il dit.
Le ministre des Finances, Carlos Leitao, avait exprimé son ouverture face à une proposition de la CAQ présentée en mars dernier.
Le Québec est la seule juridiction canadienne qui dispose d'une administration fiscale entièrement autonome et distincte des autorités fédérales.
Toutes les autres provinces ont confié à l'ARC le soin d'administrer la perception de leur impôt sur le revenu.
Mardi, le député péquiste Alain Therrien a bien accueilli la plus récente suggestion de M. Couillard, à la condition que ce soit Revenu Québec qui se charge des déclarations de revenus des Québécois.
« Qu'il convainque le gouvernement fédéral de rapatrier les pouvoirs de perception et de taxation du gouvernement fédéral et qu'on le gère nous-mêmes », a-t-il dit.
M. Therrien a cependant exprimé des doutes, mardi, quant à la réelle motivation de M. Couillard à obtenir ce gain pour le Québec.
« Essayer de convaincre M. Couillard de faire des batailles pour, d'abord, amener plus de pouvoirs au Québec pour qu'ensuite ça amène davantage d'économies au Québec, nous on n'est pas tellement optimistes que ça puisse fonctionner », a-t-il dit.
En commentant lundi un rapport qui recommande de confier à l'ARC des activités de perception de Revenu Québec pour éliminer les coûts de ce dédoublement, M. Couillard a évoqué la création d'une déclaration unique d'impôt.

La CAQ va se redéfinir comme « parti nationaliste »

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Mise à jour le mardi 1 septembre 2015 à 21 h 07 HAE

Entre le poing levé de Pierre Karl Péladeau pour la souveraineté du Québec et le fédéralisme « extrême » du premier ministre Philippe Couillard, François Legault estime n'avoir d'autre choix que de prendre position sur le débat national.
Lors de la création de son parti, en 2011, le chef de la CAQ avait décrété un moratoire d'au moins 10 ans sur la question nationale. Il n'était plus question d'en parler afin de se concentrer sur les « vraies » priorités des Québécois que sont la santé, l'éducation et l'économie.
Cette position est devenue intenable, croit-il, et le caucus réuni en Beauce mardi en a longuement discuté.
« On a vraiment deux partis aux deux extrêmes. [...] Il y a beaucoup de place pour un parti nationaliste, mais il va falloir définir exactement ce qu'on propose aux Québécois. »— François Legault

En entrevue à l'émission 24/60 avec Anne-Marie Dussault, M. Legault a expliqué que la donne avait changé depuis l'arrivée de M. Péladeau.
« M. Péladeau, qui prend beaucoup de place et qui a l'air vraiment décidé à ne parler à peu près que de constitution, nous force à revoir notre position », a-t-il expliqué.
Selon lui, le nouveau chef péquiste est beaucoup plus radical que ses prédécesseurs, comme Pauline Marois, André Boislcair et Bernard Landry. « Mme Marois, ce n'était pas dans ses priorités de faire un référendum. La situation était différente. Elle a évolué. Il faut s'ajuster. La CAQ doit avoir une position plus claire au niveau constitutionnel. »
De l'autre côté, déplore-t-il, Philippe Couillard est à l'« extrême » du fédéralisme.
« On n'a jamais eu quelqu'un d'aussi fédéraliste, qui ne fait pas de demande. On le voit dans la campagne fédérale : il n'a rien demandé dans le domaine de la langue, de l'immigration. Tous les secteurs où il est question d'identité, il est mal à l'aise », affirme M. Legault, laissant entendre que la CAQ pourrait en profiter.
Rappelons que la question identitaire avait permis à l'ancienne Action démocratique du Québec de Mario Dumont, avalée par la CAQ, de faire des gains durant la crise des accommodements raisonnables. L'ADQ avait réussi à former l'opposition officielle en 2007, détrônant le PQ.
Selon M. Legault, Philippe Couillard « ne comprend pas le nationalisme de la majorité des Québécois » lorsqu'il se montre ouvert à ce que la perception de l'impôt du Québec soit confiée à Ottawa, une proposition de la Commission de révision permanente des programmes, rendue publique lundi.
« C'est une question d'autonomie de choisir fiscalement ce qui est mieux pour le Québec. Je suis convaincu que c'est possible de négocier avec Ottawa pour que tous les impôts soient perçus à Québec. Mais que M. Couillard se dise ouvert à tout transférer à Ottawa, c'est une position inacceptable. Jamais un premier ministre du Québec n'aurait accepté ça. »
François Legault promet de clarifier la position de son parti sur la question nationale, mercredi après-midi, dans un point de presse.

Élections Canada 2015 Les libéraux au coude-à-coude avec le NPD à Montréal

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Mise à jour le mercredi 2 septembre 2015 à 8 h 05 HAE
Le chef du PLC, Justin Trudeau, le 13 août 2015 à Saskatoon
Le chef du PLC, Justin Trudeau, le 13 août 2015 à Saskatoon  Photo :  PC/Liam Richards

Le Parti libéral est en forte progression sur l'île de Montréal, si l'on en croit les résultats d'un sondage téléphonique effectué par MainStreet/Postmedia et publié mercredi par le quotidien The Gazette.
Après répartition des indécis (16 %), le Nouveau Parti démocratique demeure en tête avec 39 % des intentions de vote, soit à peine 2 points de pourcentage de moins que lors du scrutin de mai 2011.
Les libéraux récoltent cependant 37 % des appuis, en forte hausse de 12 points par rapport aux dernières élections générales.
Le Bloc québécois obtient 11 % des intentions de vote, contre 9 % pour le Parti conservateur. Dans les deux cas, il s'agit de chutes marquées de 6 points.
Le sondage MainStreet/Postmedia, effectué auprès de 1333 Montréalais, a une marge d'erreur de 2,68 %, 19 fois sur 20.
Il est à noter qu'il a été réalisé le 27 août, soit le jour où Justin Trudeau a annoncé qu'un gouvernement libéral investirait 125 millions dans les infrastructures en 10 ans, un engagement qui se traduira par des déficits jusqu'en 2019, selon lui.
À l'heure actuelle, le NPD détient 10 des 18 circonscriptions sur l'île, contre 7 pour les libéraux. Une dernière - Ahuntsic-Cartierville - a été remportée par la députée bloquiste Maria Mourani, qui siégeait comme indépendante à la dissolution de la Chambre des communes, mais qui brigue cette fois les suffrages sous les couleurs du NPD.

Attentat en Thaïlande : un suspect trahi par ses empreintes

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Associated Press
La police royale thaïlandaise a publié la photo du suspect arrêté en lien avec l'attentat de Bangkok.
La police royale thaïlandaise a publié la photo du suspect arrêté en lien
avec l'attentat de Bangkok.
  Photo :  Royal Thai Police
Les empreintes digitales de l'homme épinglé mardi à la frontière entre la Thaïlande et le Cambodge correspondent à celles retrouvées sur une bouteille de matériel explosif, a annoncé mercredi la police thaïlandaise.
Les policiers souhaitent maintenant arrêter un autre homme, un Turc qui aurait participé à l'attentat à la bombe qui a fait 20 morts et plus de 120 blessés il y a deux semaines à Bangkok.
Ce nouveau suspect, Emrah Davutoglu, est le mari d'une Thaïlandaise qui fait l'objet d'un mandat d'arrestation puisqu'elle louait un appartement de Bangkok où des substances pouvant servir à fabriquer une bombe ont été retrouvées le week-end dernier. La femme se dit innocente et prétend se trouver actuellement en Turquie.
Au moins deux des huit personnes qui font l'objet de mandats d'arrestation seraient aussi turques.
Le porte-parole de la police nationale thaïlandaise, Prawut Thavornsiri, a dit que des analyses génétiques sont actuellement menées pour déterminer si l'homme épinglé à la frontière est un joueur important dans cette affaire.
Les empreintes digitales de ce suspect ont été retrouvées dans l'appartement d'un autre homme, où les policiers ont mené samedi une perquisition qui leur a permis de saisir plus de 200 passeports, dont plusieurs passeports turcs potentiellement faux. 
« Nous pouvons confirmer que les empreintes digitales de l'homme correspondent à celles retrouvées sur une bouteille contenant une substance explosive, a dit M. Prawut. Il est peut-être celui qui a sorti la bombe de cet appartement ou il peut avoir amené la bombe sur les lieux du crime. »
La piste turque
La police thaïlandaise est à la recherche de cet homme
La police thaïlandaise est à la recherche de cet homme  Photo :  Handout/Reuters
L'attentat a été commis le 17 août au sanctuaire d'Erawan, en plein coeur de Bangkok. Des images captées par des caméras de surveillance montrent un homme vêtu d'un chandail jaune qui abandonne un sac à dos sur place, quelques minutes avant l'explosion. C'est cet homme que les autorités thaïlandaises cherchent principalement à arrêter.
La connexion turque alimente des rumeurs selon lesquelles les auteurs de l'attentat pourraient avoir voulu punir la Thaïlande après qu'elle ait rapatrié par la force, en juillet, des Ouïghours vers la Chine. Les Ouïghours sont parents des Turcs, et la Turquie accueille une importante population ouïghoure.
Le sanctuaire d'Erawan est aussi très populaire auprès des touristes chinois, ce qui pourrait expliquer pourquoi il a été ciblé.