mardi, novembre 22, 2016

France: un héritier découvre 100 kg d’or dans sa nouvelle maison

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Bloc or Gold bars lingot d'or lingots d'or  ROUEN |  Un homme qui venait d’hériter d’une maison en Normandie, dans l’ouest de la France, a eu l’heureuse surprise d’y découvrir 100 kilogrammes d’or, d’une valeur de 3,5 millions d’euros (près de 5 millions $), dissimulés un peu partout, a-t-on appris mardi auprès de l’hôtel des ventes de la ville.
«Il y avait 5000 pièces d’or, deux barres de 12 kg et 37 lingots de 1 kg», a énuméré Nicolas Fierfort, commissaire-priseur de l’hôtel des ventes d’Évreux, confirmant une information de la presse locale.
Le tout «extrêmement bien caché»: «c’était sous des meubles, sous des piles de linge, dans la salle de bains...», a précisé Me Fierfort. Mais aussi dans l’emballage d’une bouteille de whisky ou une boîte en fer-blanc vissée sous un meuble - sa première découverte.
C’est en déménageant la maison que l’héritier a trouvé au fur et à mesure le trésor.
L’or avait été acheté légalement dans les années 1950 et 1960. Tous les certificats d’authenticité ont été retrouvés.
Le magot a été dispersé par la salle des ventes d’Évreux du 30 octobre au 8 novembre, auprès d’acheteurs français et internationaux.
Plus encore que l’héritier, le service des impôts français pourrait bien être le grand gagnant de l’affaire, avec des droits de succession à 45%.

Convergence avec QS : un tournant, selon Lisée

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  La main tendue de Québec solidaire vers le Parti québécois est un tournant en politique québécoise, estime Jean-François Lisée.
Jean-François Lisée acceptera-t-il la main tendue de Québec solidaire, malgré certaines divergences importantes, dont celle de tenir un référendum dès le premier mandat?«Pour moi, c’est un point tournant. Nous sommes deux partis différents, nous avons une façon différente de voir les choses, il n’y aura jamais de fusion, mais on a un point de convergence important: il faut additionner nos forces pour avoir un vrai changement en 2018», a dit le chef péquiste lundi lors d’un point de presse à Montréal.
«On voit bien qu’il y a des divergences importantes, mais ce qui nous unit, c’est qu’on aime trop le Québec pour laisser une chance à Philippe Couillard et son équipe de nuire au Québec en général», a ajouté le chef péquiste.
Réunis en conseil national en fin de semaine, les militants de QS ont donné le mandat à leurs dirigeants de travailler sur la convergence.
En entrevue avec Le Journal, Mme David a soutenu que des rencontres avec plusieurs organismes et personnalités seront organisées dès le mois prochain pour mettre en branle ce rapprochement. Elle envisage par exemple de présenter des candidatures locales issues des mouvements sociaux, qui seraient tout à fait indépendants des partis politiques.
DIVERGENCES
Québec solidaire a toutefois mis en place des conditions rigides qui pourraient venir faire capoter ce rapprochement, qui vise à battre les libéraux grâce à une candidature commune dans une circonscription où la division du vote «progressiste» garantit l’élection du PLQ.
QS veut par exemple un engagement de reconnaissance du droit à l’autodétermination des peuples autochtones, qui leur permettrait de faire sécession, ainsi que la mise en place d’une «assemblée constituante» formée de citoyens de tous les horizons pour préparer la souveraineté en cas de victoire électorale.
Sur cette dernière question, M. Lisée est ferme sur sa promesse de ne pas tenir de référendum dans un premier mandat. Il souligne toutefois que la promesse de QS n’est pas nécessairement incompatible avec cet engagement. L’assemblée constituante doit être représentative de la population, donc elle sera à 75 % contre un référendum, a raisonné M. Lisée.

New York toujours en état de choc après l'élection de Trump

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Publié le 22 novembre 2016 à 06h41 | Mis à jour à 06h41
Avant-hier, un grand nombre de personnes se sont... (Mark Kauzlarich, archives REUTERS)
Avant-hier, un grand nombre de personnes se sont rassemblées à New York pour
décrier l'élection de Donald Trump.
MARK KAUZLARICH, ARCHIVES REUTERS
THOMAS URBAIN
Agence France-Presse
New York
Deux semaines après l'élection de Donald Trump à la Maison-Blanche, de nombreux New-Yorkais restaient chamboulés et cherchaient par différentes méthodes allant du yoga au tatouage en passant par l'action militante, à évacuer leur anxiété.
Pour certains habitants de cette ville symbole de la diversité, qui a voté à 79 % pour la démocrate Hillary Clinton, le résultat de l'élection a fait l'effet d'une déflagration.
« C'est vraiment déprimant. C'est triste », confie Brian Bumby, quadragénaire présentant bien, venu déposer un message sur le désormais célèbre mur de post-it, exutoire créé par un jeune artiste dans les couloirs de la station de métro Union Square. « C'est un sentiment comparable au 11-Septembre ».
« Pour beaucoup, il y a encore une sensation de choc, de confusion », a reconnu lundi le maire démocrate Bill de Blasio.
Certains choisissent le tatouage. Shiro Aoki, employé de Fun City Tattoo dans le quartier d'East Village, raconte que six clients ont demandé un tatouage lié à l'élection, dont un « Fuck Trump ».
D'autres cherchent le réconfort par le yoga. D'ailleurs plusieurs studios de yoga et centres de méditation ont proposé, ces derniers jours, des séances post-élection, pour tenter d'apaiser des New-Yorkais bouleversés.
Entre les quatre murs de son cabinet, le psychiatre Edward Ratush a évoqué le scrutin avec la plupart de ses patients, dont beaucoup étaient contrariés.
« Ça a été une semaine centrée sur l'élection, c'est clair », dit celui dont la clientèle se compose essentiellement de jeunes actifs. « Beaucoup s'interrogeaient : "Que va-t-il arriver à notre pays ? À la liberté ?" »
L'appartenance à une minorité, ethnique ou sexuelle, accentue le désarroi des anti-Trump.
« Tout comme l'assassinat du président Kennedy en 1963, l'élection de Donald Trump va changer l'Amérique », a prévenu le pasteur Calvin O. Butts lors de la messe de dimanche à l'Abyssian Baptist Church, l'église la plus influente de Harlem.
Lundi, le révérend a reçu des enfants de l'école primaire Thurgood Marshall, établissement de Harlem créé avec le soutien de l'église, à la demande de la principale.
« Après les élections, ils sont traumatisés », a raconté le pasteur. « Ils posent des questions comme : "Est-ce que Donald Trump est méchant ? Est-ce qu'on va me retirer mes parents ? Pourquoi tout le monde a l'air d'avoir si peur ?" »
Pas de politique à Thanksgiving
« Pour les enfants, c'est très dur, parce que vous passez votre temps à leur dire de ne brutaliser personne, d'être gentil avec les autres et vous voyez quelqu'un qui se fait élire en faisant exactement le contraire », dit Hena Khan, mère de deux enfants et musulmane.
Pour les musulmans du nord-est des États-Unis, l'élection de Donald Trump, « c'est presque un sentiment de trahison », dit, depuis le Maryland où elle vit, cette auteure de plusieurs ouvrages pour enfants qui évoquent l'univers de l'islam.
La ville la plus cosmopolite au monde n'a pas été épargnée par la hausse des actes racistes : « La tendance est un peu inquiétante », a reconnu dimanche le chef de la police James O'Neill, évoquant une hausse de 31 % de tels actes depuis janvier.
« C'est important de le dire à voix haute : il y a beaucoup de peurs en ce moment », a déclaré lundi Bill de Blasio. Une ligne téléphonique gratuite a été mise en place pour les personnes se sentant menacées.
Dimanche, 300 personnes se sont rassemblées dans un parc du quartier de Brooklyn Heights, rebaptisé du nom du chanteur du groupe Beastie Boys, formé dans les années 1980 par trois jeunes musiciens juifs de Brooklyn. Elles protestaient après la découverte de deux croix gammées dans l'aire de jeux pour enfants, accompagnées de l'inscription « Go Trump ».
Après les grandes manifestations de la première semaine, dont l'une a rassemblé plus de 10 000 personnes, de nombreux événements continuent d'être organisés ici et là. Beaucoup se mobilisent déjà pour la grande marche des femmes prévue le 21 janvier, au lendemain de l'investiture de Donald Trump.
En attendant, certaines familles se préparent à passer jeudi une fête de Thanksgiving compliquée.
« Je suis sûr que nous ne parlerons pas politique », prévoit M. Bumby, qui restera à New York avec sa famille où se trouvent des conservateurs. « Je ne suis pas certain qu'ils aient voté » pour le républicain, dit-il. « Je ne veux pas demander. Je ne veux pas savoir ».

Trump aimerait que Nigel Farage soit l'ambassadeur britannique aux É.-U.

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Publié le 22 novembre 2016 à 08h36 | Mis à jour à 08h36
Le Britannique Nigel Farage (à gauche) fait une... (photo Gerald Herbert, archives AP)
PHOTO GERALD HERBERT, ARCHIVES AP
Le Britannique Nigel Farage (à gauche) fait une apparition lors d'un rassemblement de campagne du candidat républicain Donald Trump, à Jackson au Mississippi, le 24 août. Le président désigné souhaiterait voir son allié devenir l'ambassadeur du Royaume-Uni aux Éatst-Unis.

Agence France-Presse
WASHINGTON
Donald Trump a estimé dans un tweet que le chef intérimaire du parti eurosceptique britannique UKIP, Nigel Farage, ferait « un excellent travail » s'il était nommé ambassadeur de son pays aux États-Unis, une nouvelle entorse du président désigné aux usages diplomatiques.
« Beaucoup de gens aimeraient voir @Nigel-Farage représenter la Grande-Bretagne comme ambassadeur aux États-Unis », a affirmé Donald Trump sur son compte Twitter. « Il ferait un excellent travail !».
Many people would like to see @Nigel_Farage represent Great Britain as their Ambassador to the United States. He would do a great job!

Nigel Farage, acteur-clé de la victoire du Brexit, a été le premier homme politique britannique à rencontrer le président désigné américain à New York.
La position exprimée par M. Trump est inhabituelle, les ambassadeurs devant être nommés par leurs gouvernements respectifs et non par l'administration du pays où ils doivent être en poste.
Nigel Farage s'est dit « très flatté » par la demande de Donald Trump. « J'ai dit depuis que j'ai rencontré le président désigné que j'aimerais faire tout ce qui est en mon pouvoir pour oeuvrer de manière positive à aider les relations entre nos deux pays », a-t-il déclaré à l'agence Press Association.
Mais Downing Street a sèchement répliqué qu'il n'y avait « pas de poste vacant ». « Nous avons déjà un excellent ambassadeur aux États-Unis », a déclaré à l'AFP un porte-parole de la première ministre britannique Theresa May.
Kim Darroch, l'ancien conseiller national à la sécurité, a pris en janvier ses fonctions d'ambassadeur britannique aux États-Unis.
Longtemps considéré comme un outsider de la politique britannique, Nigel Farage a stupéfié le monde en contribuant à faire voter les Britanniques en faveur d'une sortie de l'Union européenne le 23 juin.
Auréolé de la victoire au référendum, Nigel Farage a fait campagne en faveur de Donald Trump, et lorsque le milliardaire a remporté la présidentielle, il s'est empressé de retourner aux États-Unis où il a été reçu par le nouveau président désigné.
Nigel Farage s'est immédiatement proposé de jouer les intermédiaires entre la future administration républicaine et la première ministre conservatrice Theresa May, mais la porte-parole de cette dernière a tout aussi rapidement tranché qu'il n'y avait nul besoin d'une « tierce personne ».
La Grande-Bretagne souhaite nouer des liens avec Donald Trump qui prend officiellement ses fonctions le 20 janvier et est intéressée par les perspectives d'un accord commercial avec les États-Unis, en prévision du Brexit.
Downing Street a confirmé lundi qu'une visite d'État du président désigné était « envisagée » au Royaume-Uni en 2017, mais indiqué qu'une telle visite devait encore être discutée avec le palais de Buckingham.
En effet, une telle visite comprend une cérémonie de bienvenue et un banquet officiel organisé par la reine Élisabeth II en l'honneur du visiteur, qui a souvent le privilège d'être invité à séjourner au palais de Buckingham, résidence officielle de la reine à Londres, ou à celui de Windsor, situé à une quarantaine de kilomètres à l'ouest de Londres.
Dimanche, le journal Sunday Times écrivait que Donald Trump et sa femme Melania seraient reçus au château de Windsor l'été prochain.

Snowden: Trump n'est «que président», un poste «parmi d'autres»

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Publié le 21 novembre 2016 à 18h00 | Mis à jour le 21 novembre 2016 à 18h00
Edward Snowden appelait son auditoire à ne pas... (PHOTO AFP)
Edward Snowden appelait son auditoire à ne pas se laisser décourager par
 l'élection présidentielle américaine.
PHOTO AFP
Agence France-Presse
Stockholm
L'ancien consultant de la NSA Edward Snowden affirme que Donald Trump n'allait être «que président» des États-Unis, «un poste parmi beaucoup d'autres».
«Peu importe Donald Trump, Donald Trump n'est que président. C'est un poste important. Mais ce n'en est qu'un parmi d'autres», a-t-il affirmé lors d'une conférence sur internet à Stockholm, s'exprimant par vidéoconférence depuis la Russie.
M. Snowden appelait son auditoire à ne pas se laisser décourager par l'élection présidentielle américaine, pour continuer à demander non seulement aux gouvernements mais aussi aux entreprises le respect de leur vie privée.
«Exactement de la même façon que les compagnies pétrolières commencent à être confrontées à des critiques, des manifestations et des désengagements d'investisseurs en raison de l'incidence de cette industrie sur le climat planétaire, nous devons avoir la même compréhension des conséquences de l'activité de ces entreprises sur notre climat numérique», a-t-il expliqué.
L'Américain est recherché par les États-Unis pour avoir transmis à des journalistes des milliers de documents protégés, révélant les vastes programmes de surveillance d'internet mis en place après les attaques du 11 septembre 2001.
Il a dit ne pas craindre que le gouvernement de M. Trump intensifie ses efforts pour l'arrêter. «Je n'en ai rien à faire», a-t-il lancé.
«La réalité est que oui, Donald Trump a nommé un nouveau directeur de la CIA qui m'utilise comme exemple pour dire que les dissidents devraient être mis à mort», selon lui.
«Mais si je me fais renverser par un bus, ou un drone, ou jeter depuis un avion demain, vous savez quoi? Cela n'a pas tant d'importance pour moi, parce que je crois aux décisions que j'ai déjà prises», a-t-il conclu.

Trump retirera les États-Unis du TPP dès son premier jour de mandat

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Publié le 21 novembre 2016 à 19h05 | Mis à jour le 22 novembre 2016 à 06h38
Donald Trump a promis dans une vidéo diffusée... (ARCHIVES REUTERS)
ARCHIVES REUTERS
Donald Trump a promis dans une vidéo diffusée aujourd'hui de «réformer» la classe politique, de «reconstruire notre classe moyenne» et de «rendre l'Amérique meilleure pour tout le monde».

ANNE RENAUTELODIE CUZIN
Agence France-Presse
Washington
Le président américain élu Donald Trump a annoncé que les États-Unis se retireraient du traité commercial transpacifique (TPP) au premier jour de sa présidence, une de ses six mesures phares visant à mettre « l'Amérique d'abord ».
Et dans une nouvelle entorse aux usages diplomatiques, le milliardaire a par ailleurs déclaré qu'il verrait bien le chef du parti europhobe Ukip Nigel Farage comme ambassadeur de Grande-Bretagne aux États-Unis, s'attirant une cinglante réplique de Downing Street.
Le dirigeant populiste, porté au pouvoir sur des propositions antimondialisation, a expliqué dans une courte vidéo lundi ses six mesures phares pour ses 100 premiers jours au pouvoir, toutes basées sur un « principe fondamental : l'Amérique d'abord ».
Il s'agit de « réformer » la classe politique, de « reconstruire notre classe moyenne » et de « rendre l'Amérique meilleure pour tout le monde », a souligné M. Trump, petit drapeau américain sur le revers de la veste.
Au premier jour de sa présidence, Donald Trump, qui sera investi 45e président des États-Unis le 20 janvier, engagera le retrait des États-Unis du TPP, signé en 2015 par douze pays de la région Asie-Pacifique, mais sans la Chine.
À la place, Donald Trump veut négocier des traités « bilatéraux » qui selon lui « ramèneront les emplois et l'industrie sur le sol américain ».
« Le TPP sans les États-Unis n'aurait pas de sens », a déclaré le premier ministre japonais, Shinzo Abe, en visite en Argentine.
Pour entrer en vigueur, ce partenariat devait encore être approuvé par le Congrès américain, dominé par les républicains.
« Protéger les infrastructures »
En matière d'immigration, et après avoir nommé à cet égard un ministre de la Justice tenant d'une ligne dure, le sénateur Jeff Sessions, M. Trump entend « enquêter sur les abus des programmes de visas » afin de ne pas disqualifier le « travailleur américain ».
Pour la sécurité nationale, dont le principal conseiller de M. Trump sera l'ancien général Michael Flynn, pourfendeur de l'extrémisme islamique et indulgent avec la Russie, le président élu demandera au ministère de la Défense et au chef d'état-major « un plan complet destiné à protéger les infrastructures vitales de l'Amérique des cyberattaques, et de toutes les autres formes d'attaques ».
En matière d'énergie, M. Trump, qui s'est entouré de responsables climatosceptiques, a indiqué qu'il « annulerait les restrictions tueuses d'emplois dans la production » d'énergie, y compris le gaz et le pétrole de schiste et le charbon propre, « créant ainsi plusieurs millions d'emplois bien payés ».
Enfin, M. Trump a promis de lutter contre la bureaucratie en supprimant deux réglementations pour toute nouvelle réglementation adoptée, et pour une nouvelle « éthique » politique, en interdisant tout passage dans le privé pendant cinq ans pour tout membre de l'exécutif.
Plus aucune mention par contre de ses propositions polémiques de mur entre le Mexique et les États-Unis, de l'expulsion de millions de migrants sans-papiers, de la limitation d'entrée sur le territoire des musulmans ou d'annulation de la réforme de santé Obamacare.
Après une première série de nominations de tenants d'une ligne très dure sur la sécurité, l'islam ou l'immigration, le futur président qui n'a pas encore pourvu tous les postes de son administration semble envisager des personnalités plus consensuelles pour la diplomatie, la défense et l'économie.
Donald Trump et James Mattis se sont rencontrés... (PHOTO AP) - image 4.0
Donald Trump et James Mattis se sont rencontrés lundi au Trump National Golf Club Bedminster, au New Jersey.
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Nominations après Thanksgiving
Le milliardaire a encore tenu lundi dans sa luxueuse Trump Tower à Manhattan un nouveau round intense de réunions.
Parmi les prétendants tenant la corde figure un responsable très respecté de l'armée américaine, le général à la retraite James Mattis, 66 ans. « Un possible ministre de la Défense », a tweeté Donald Trump dimanche.
Charismatique, l'homme est connu pour son franc-parler et sa défiance vis-à-vis du régime iranien. Le général a parfois dérapé, comme en 2005, lorsqu'il a déclaré qu'il était « marrant de descendre des gens ». Des propos pour lesquels il s'est excusé.
Deux des candidats pressentis au poste clé de secrétaire d'État ont rendu visite au milliardaire ce week-end : l'ancien maire de New York Rudy Giuliani et l'ancien candidat à la présidentielle de 2012, le républicain modéré Mitt Romney, qui avait traité le milliardaire de « charlatan » et d'« imposteur » pendant la campagne des primaires.
Les nominations pourraient cependant n'arriver qu'après la grande fête familiale de Thanksgiving, jeudi, qui met l'Amérique quasiment à l'arrêt jusqu'à la fin du week-end.
M. Trump, qui devrait partir mardi soir ou mercredi matin pour une « brève pause » dans une autre de ses propriétés, Mar-a-Lago, en Floride, a par ailleurs estimé dans un tweet que Nigel Farage ferait « un excellent travail » s'il était nommé ambassadeur de son pays aux États-Unis.
Nigel Farage, acteur-clé de la victoire du Brexit, a été le premier homme politique britannique à rencontrer le président élu américain à New York.
La position exprimée par M. Trump est inhabituelle, les ambassadeurs devant être nommés par leurs gouvernements respectifs, et Downing Street a immédiatement répliqué qu'il n'y avait « pas de poste vacant ».

Présidentielle française: François Fillon favori à droite

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Publié le 21 novembre 2016 à 09h53 | Mis à jour le 21 novembre 2016 à 18h39
Longtemps distancé dans les sondages, François Fillon a... (PHOTO REUTERS)
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Longtemps distancé dans les sondages, François Fillon a fait une percée fulgurante dimanche, avec 44% des voix, face à un autre ancien premier ministre, Alain Juppé, à moins de 29%.

JOËLLE GARRUS
Agence France-Presse
PARIS
Le très conservateur François Fillon, ancien premier ministre de Nicolas Sarkozy, part grand favori pour le second tour dimanche prochain de la primaire de la droite et sa percée inattendue au premier tour montre que tout reste ouvert pour la présidentielle française de 2017.
La campagne a repris tambour battant lundi, son rival donné favori pendant des mois Alain Juppé, également un ex-chef du gouvernement, cherchant pour combler un important retard à l'attaquer sur son bilan et sur la crédibilité de son programme.
Fustigeant «la reconstitution de l'équipe Fillon-Sarkozy qui nous a dirigés de 2007 à 2012», Alain Juppé, 71 ans, a aussi, dans un entretien avec la chaîne de télévision France 2, dénoncé la conception «traditionaliste de la société» et le programme aux mesures d'«une grande brutalité» défendus selon lui par François Fillon, 62 ans.
Interrogé sur la chaîne TF1, ce dernier a répliqué en disant que M. Juppé «caricature» son programme pour essayer de «remonter la pente». Il a assuré ne pas «craindre de retournement» d'ici au second tour.
Longtemps distancé dans les sondages, M. Fillon, au profil austère et effacé, a obtenu dimanche à la surprise générale 44% des voix, contre moins de 29% pour l'ex-premier ministre de Jacques Chirac de 1995 à 1997.
Porteur d'un programme très libéral, il a aussi infligé une défaite cinglante à Nicolas Sarkozy, arrivé troisième avec un peu plus de 20% des voix et dont il fut un fidèle chef du gouvernement.
La gauche, en plein marasme, voit de son côté surgir un défi inattendu. Mais selon un conseiller à l'Elysée, Bernard Poignant, la percée de François Fillon «n'est pas une si mauvaise nouvelle pour le président qui retrouve sur son chemin un candidat de la droite classique des années 80 (...) libéral sur le plan économique, mais traditionaliste et conservateur sur les questions de société».
«Ce programme est un chiffon rouge pour les électeurs de gauche», juge ce proche de François Hollande, qui a atteint des tréfonds d'impopularité et fera savoir d'ici à la mi-décembre s'il se représente.
Aujourd'hui, les sondages donnent la gauche au pouvoir éliminée dès le premier tour de la présidentielle en avril. Le deuxième tour, en mai, serait alors un duel entre le champion de la droite et la dirigeante de l'extrême droite Marine Le Pen.
À moins que les électeurs français ne les fassent mentir, comme avant eux les électeurs américains ou britanniques qui ont respectivement porté le milliardaire populiste Donald Trump à la Maison-Blanche et voté pour le Brexit. 
«Inquiétude»
Alain Juppé, qui s'est positionné au centre droit, a promis un «combat projet contre projet» avec François Fillon - qu'il affrontera au cours d'un ultime débat télévisé jeudi soir.
Le vainqueur du premier tour de la primaire qui n'a jamais caché son admiration pour Margaret Thacher, la «Dame de fer», promet notamment la suppression d'un demi-million de postes de fonctionnaires, l'augmentation du temps de travail et le resserrement des aides sociales.
Le syndicat Force Ouvrière a exprimé son «inquiétude» face à cette «logique très très libérale».
C'est un programme qu'«il ne pourra pas tenir», a commenté lundi un soutien d'Alain Juppé, l'ex-Premier ministre Jean-Pierre Raffarin, qui considère comme irréaliste de passer un quinquennat «sans recruter de fonctionnaires», que ce soit dans les hôpitaux, la gendarmerie ou la police.
Mais François Fillon, un catholique issu de la France provinciale, père de cinq enfants, a su, sur les sujets de société, «s'installer sur les thèmes «conservateurs» qui ont le vent en poupe», analyse le quotidien Le Figaro.
Il a pris position en faveur de la déchéance de nationalité des Français partis faire le jihad, de quotas annuels d'immigrés et de la suppression du droit à l'adoption plénière pour les couples homosexuels.
Il préconise une relation révisée avec la Russie, que l'Occident se doit de traiter «comme ce qu'elle est, c'est-à-dire un grand pays».
Un soutien de M. Juppé, le député Hervé Mariton, s'est dit lundi «inquiet» de «la proximité avec Poutine» de François Fillon.
Ses adversaires estiment que son succès inattendu est plus lié à sa personne qu'à son programme. Il bénéficie d'une image d'honnêteté, n'ayant jamais été impliqué dans des affaires judiciaires contrairement à ses deux principaux concurrents du premier tour.
À l'extrême droite, le Front national dénonce, quant à lui, le «projet économique délirant» du potentiel futur champion de la droite. 

Marier son agresseur: la Turquie retire un texte controversé

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Publié le 22 novembre 2016 à 07h50 | Mis à jour à 07h50
Plusieurs milliers de Turcs ont manifesté au cours... (Burhan Ozbilici, AP)
Plusieurs milliers de Turcs ont manifesté au cours du weekend pour demander le retrait du texte.
BURHAN OZBILICI, AP
RAZIYE AKKOC
Agence France-Presse
Ankara
Le gouvernement turc a retiré mardi un projet de loi controversé prévoyant l'annulation des condamnations de certains auteurs d'agressions sexuelles sur mineur qui épouseraient leur victime, un texte qui a suscité un tollé dans le pays.
L'annonce du retrait du texte a été faite par le premier ministre Binali Yildirim, quelques heures après l'appel du président Recep Tayyip Erdogan à trouver un « consensus » et à « prendre en compte les critiques et les recommandations ».
Le texte initial, proposé par le Parti de la justice et du développement (AKP, au pouvoir), prévoyait de suspendre la condamnation d'une personne pour agression sexuelle sur mineur si son auteur épouse sa victime, une mesure appliquée une seule fois et de manière rétroactive.
Ce projet de loi a suscité un tollé dans le pays après avoir été voté en première lecture jeudi, ses détracteurs y voyant une légitimisation du viol sur mineur. Plusieurs milliers de Turcs ont manifesté au cours du weekend pour demander le retrait du texte.
La décision de retirer le projet de loi intervient dans un contexte de fortes tensions sociales provoquées par les purges lancées dans la foulée du coup d'État manqué en juillet, purges qui ont frappé l'opposition prokurde et des médias critiques.
« Nous allons renvoyer ce projet de loi en commission afin de parvenir à un texte consensuel, comme l'a demandé le président », a déclaré M. Yildirim à la presse à Istanbul mardi, alors qu'un second vote pour entériner le texte était initialement prévu dans la journée.
Selon M. Yildirim, le retrait de la proposition de loi vise aussi à donner aux partis d'opposition le temps nécessaire pour qu'ils élaborent leurs propositions.
« La commission prendra tout en considération et examinera tous les aspects. Une solution sera sûrement trouvée », a-t-il ajouté.
« Marche arrière »
Le projet de loi a suscité l'inquiétude d'ONG de protection de l'enfance, des partis d'opposition et de milliers de citoyens turcs.
Le gouvernement a affirmé que ce projet de loi concernait uniquement les couples mariés religieusement dont le mari est en prison pour avoir épousé une mineure - avec l'accord de sa famille -, une pratique encore présente en particulier dans l'est de la Turquie.
Il est « injuste » que les enfants issus de ces unions soient « contraints de grandir sans l'amour de leur père (emprisonné) » et « paient pour les erreurs commises par leurs parents », a déclaré M. Yildirim.
« Si l'AKP a fait marche arrière, aujourd'hui, c'est grâce aux femmes courageuses de ce pays », a exulté le secrétaire général du principal parti d'opposition (CHP, social-démocrate), Kemal Kiliçdaroglu.
Cette décision survient alors que le gouvernement a entamé des négociations serrées avec l'opposition nationaliste avant la convocation, attendue au printemps, d'un vote populaire sur une réforme de la Constitution pour instaurer le système présidentiel voulu par M. Erdogan.
Nombre d'organisations de défense des droits des enfants redoutaient que le projet de loi n'encourage les agressions sexuelles sur des enfants en permettant aux agresseurs de faire pression sur les familles pour épouser la victime et être exemptés de toute poursuite.
Le Fonds des Nations unies pour l'enfance (Unicef) et trois autres agences onusiennes avaient fait part lundi de leur « profonde préoccupation » au sujet du projet de loi initial qui « affaiblirait la capacité de la Turquie à lutter contre les agressions sexuelles et les mariages précoces ».
Son retrait est une « bonne nouvelle », a déclaré à l'AFP Gauri van Gulik, d'Amnesty International, qui demande désormais son annulation « définitive ».
Des célébrités, et même une association dont la vice-présidente est la fille du président Erdogan, avaient exprimé leur inquiétude à propos de ce texte.
L'organisation progouvernementale Association des femmes et de la démocratie (KADEM), dont la vice-présidente, Sümeyye Erdogan Bayraktar, est la cadette du président Erdogan, a estimé que l'un des principaux problèmes de ce projet de loi serait de prouver sur une base légale ce qui constitue une contrainte ou un consentement.
« Comment "la volonté propre" d'une jeune fille peut-elle être identifiée ? », s'était-elle interrogée.
Les mineurs peuvent, en Turquie, se marier à l'âge de 17 ans s'ils ont l'autorisation de leurs parents. La loi permet le mariage dès 16 ans dans certaines « circonstances exceptionnelles », avec l'aval d'un juge.

La Chine généralise l'interdiction de fumer dans les lieux publics

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Publié le 22 novembre 2016 à 08h15 | Mis à jour à 08h15
À Pékin, selon un texte entré en vigueur... (Kim Kyung-Hoon, archives REUTERS)
KIM KYUNG-HOON, ARCHIVES REUTERS
À Pékin, selon un texte entré en vigueur en juin 2015, les magasins, hôtels ou restaurants coupables d'enfreindre la règle encourent une amende allant jusqu'à 10 000 yuans (1945 $CA), tandis que les fumeurs pris en faute peuvent être verbalisés de 200 yuans. Sur la photo, un homme s'allume une cigarette à Pékin.

Agence France-Presse
SHANGHAI
La Chine, premier pays consommateur de tabac, a confirmé mardi qu'elle allait étendre à tout son territoire l'interdiction de fumer dans les lieux publics, qui existe déjà dans plusieurs grandes villes : une gageure au royaume de la cigarette, qu'elle entend concrétiser avant la fin de l'année.
« Un règlement interdisant de fumer dans les lieux publics est en cours d'examen législatif. Il y a bon espoir qu'il soit rendu public et qu'il entre en vigueur cette année », a déclaré à la presse Mao Qunan, porte-parole de la Commission nationale pour la santé et la planification familiale.
« C'est une étape décisive pour promouvoir la santé publique », a insisté M. Mao, qui s'exprimait en marge d'une conférence de l'Organisation mondiale de la santé (OMS) à Shanghai, précisant que « près d'une vingtaine de municipalités chinoises » s'étaient déjà dotées de lois antitabac ces dernières années.
À Pékin, selon un texte entré en vigueur en juin 2015, les magasins, hôtels ou restaurants coupables d'enfreindre la règle encourent une amende allant jusqu'à 10 000 yuans (1945 $CA), tandis que les fumeurs pris en faute peuvent être verbalisés de 200 yuans.
Mais dans une ville de 20 millions d'habitants où l'on tire volontiers sur sa cigarette en prenant l'ascenseur ou un taxi, l'interdiction du tabac dans les lieux publics fermés est loin d'être partout respectée. Des milliers d'inspecteurs volontaires ont été mobilisés pour traquer les contrevenants.
La capitale entendait s'inspirer des législations des pays développés. Avec l'extension au reste du pays, il s'agit de rattraper un retard qui a placé la Chine, premier pays producteur et consommateur de tabac, en queue de peloton de la lutte mondiale contre les ravages de la cigarette.
Shanghai a adopté la semaine dernière une réglementation similaire, interdisant de fumer à l'intérieur des terminaux aéroportuaires, dans les gares et même de fumer en extérieur dans l'enceinte des écoles et des stades.
Le défi est immense : le pays compte plus de 300 millions de fumeurs et un homme sur deux est dépendant au tabac. La cigarette y entraîne la mort d'un million de personnes chaque année, selon l'OMS, et 100 000 décès sont attribués au tabagisme passif.
Plus d'un tiers des cigarettes fabriquées dans le monde sont fumées en Chine, où elles restent extrêmement bon marché et où l'industrie du tabac -- un monopole gouvernemental -- a rapporté en 2015 à l'État 1100 milliards de yuans (214 milliards $CA) de taxes et profits, en hausse de 20 % sur un an.

Égypte: la peine de prison à vie annulée pour Mohamed Morsi

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Publié le 22 novembre 2016 à 06h26 | Mis à jour à 06h26
Mohamed Morsi, photographié en juin 2015.... (Ahmed Omar, archives AP)
Mohamed Morsi, photographié en juin 2015.
AHMED OMAR, ARCHIVES AP
TONY GAMAL-GABRIEL
Agence France-Presse
Le Caire
La Cour de cassation égyptienne vient de retoquer deux verdicts sévères à l'encontre de l'ex-président islamiste Mohamed Morsi et ses partisans, des décisions qui ne signalent toutefois pas de revirement dans la ligne répressive du président Abdel Fattah Al-Sissi.
Mardi, la Cour a annulé la peine de prison à vie prononcée contre M. Morsi dans un procès pour espionnage et ordonné un nouveau procès dans cette affaire. Il y a une semaine déjà, elle avait annulé sa condamnation à mort dans une autre affaire.
Des décisions dévoilant le manque de « preuves » et les « vices juridiques » qui entachent les procès « politisés » intentés à l'ancien président, selon des experts, mais qui ne signalent pas de changement dans la politique de répression contre les Frères musulmans.
L'ancien président islamiste et ses partisans sont la cible d'une répression sanglante depuis qu'il a été destitué en juillet 2013 par l'ex-chef de l'armée Sissi, qui dirige aujourd'hui le pays d'une main de fer.
« La plupart des procès dans lesquels l'ex-président a été condamné ne sont pas construits sur des preuves suffisantes. Le parquet se base sur les rapports des services de sécurité », explique à l'AFP Mustafa Kamel Al-Sayyed, professeur de sciences politiques à l'Université du Caire.
Au total, la cour a annulé mardi les peines de 22 accusés détenus, dans un procès pour espionnage au profit du Hamas palestinien, du Hezbollah libanais et de l'Iran.
Le richissime homme d'affaires Khairat al-Chater et Mohamed al-Beltagui avaient écopé de la peine de mort, tandis que le guide suprême des Frères musulmans Mohamed Badie et l'ex-président du Parlement Saad al-Katatni avaient eux été condamnés à la prison à vie - qui équivaut à 25 années de détention -.
Les condamnés étaient accusés d'avoir fourni « des rapports de sécurité » à l'Iran et d'espionnage en faveur du Hamas et du Hezbollah « en vue de mener des attaques terroristes dans le pays pour y semer le chaos et renverser l'État ».
Verdicts « politisés »
La semaine dernière, la Cour de cassation avait déjà annulé la peine de mort prononcée contre M. Morsi pour son rôle dans des évasions massives de prison et des attaques contre la police durant la révolte qui a chassé Hosni Moubarak du pouvoir en 2011.
« La Cour de cassation, tout au long de son Histoire, est toujours restée loin des questions politiques », assure Me Abdel Moneim Abdel Maqsoud, l'un des avocats de M. Morsi.
« Il y a des verdicts qui ne respectent pas l'application de la loi, et donc ils sont annulés », ajoute-t-il, précisant que la décision judiciaire annulée mardi était « entachée de vices juridiques ».
Mais en octobre, la Cour avait confirmé une peine de 20 ans de prison prononcée en avril 2015 contre M. Morsi, pour des violences contre des manifestants durant sa courte mandature. À ce jour, ce verdict est le seul à avoir été rendu définitif.
Par le passé, la Cour de cassation a annulé des dizaines de condamnations à mort ou des peines de prison à vie prononcées en première instance contre des partisans de M. Morsi.
« Ces décisions nous disent que les verdicts en première instance étaient politisés », confirme Gamal Eid, célèbre avocat défenseur des droits de l'Homme.
Dans un autre procès pour espionnage, M. Morsi a été condamné à la prison à vie avec 10 coaccusés pour le vol de « documents relevant de la sécurité nationale » et leur livraison au Qatar, selon l'acte d'accusation.
La Cour de cassation doit commencer à étudier à partir du 27 novembre l'appel interjeté par M. Morsi dans cette affaire.
Dans les semaines ayant suivi la destitution de M. Morsi, plus de 1400 manifestants islamistes avaient été tués.
Des dizaines de milliers de personnes ont été emprisonnées et des centaines condamnées à mort dans des procès expéditifs dénoncés par l'ONU comme « sans précédent dans l'Histoire récente » du monde.
Et pour les experts, les autorités vont poursuivre cette répression. Le pouvoir va « maintenir les Frères musulmans en prison, et continuer de les traduire en justice », estime M. Kamel Al-Sayyed.

La soeur de Sylvie Roy accuse Legault de récupération partisane

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EXCLUSIF
Publié le 22 novembre 2016 à 05h00 | Mis à jour à 05h00
Nathalie Roy explique que François Legault «utilise publiquement»,... (PHOTO HUGO-SÉBASTIEN AUBERT, ARCHIVES LA PRESSE)
Nathalie Roy explique que François Legault «utilise publiquement», de façon «lamentable», sa défunte soeur, ce qui l'«oblige à réagir publiquement».
PHOTO HUGO-SÉBASTIEN AUBERT, ARCHIVES LA PRESSE
TOMMY CHOUINARD
La Presse
(Québec) François Legault utilise la mémoire de Sylvie Roy à des fins partisanes, accuse la soeur de la députée morte l'été dernier. Habitée par «un sentiment de révolte», Nathalie Roy demande au chef caquiste de cesser ses «agissements indécents».
Elle s'adresse directement à lui dans un texte publié aujourd'hui par La Presse qui s'intitule Laissez ma soeur Sylvie Roy reposer en paix! Elle reproche au chef caquiste son «opportunisme» au cours de l'élection partielle dans Arthabaska, qui vise à trouver un successeur à la députée décédée.
Nathalie Roy ne se cache pas d'avoir donné son soutien au candidat libéral Luc Dastous. Le PLQ avait d'ailleurs publicisé cet «appui de taille» dans un communiqué de presse, le 30 octobre, à l'occasion de l'ouverture officielle du local électoral de Victoriaville.
«En démocratie, en tant que citoyenne, j'ai le droit de donner mon appui à qui je veux», plaide Nathalie Roy dans sa lettre. Elle apporte une précision pour éviter qu'on l'accuse d'être une marionnette : «Vous pourriez dire que c'est un service de communication qui a écrit cette lettre, je vous fournirai mon brouillon écrit de ma main si vous le voulez».
Une utilisation «lamentable» de sa soeur
Nathalie Roy explique que le chef caquiste «utilise publiquement», de façon «lamentable», sa défunte soeur, ce qui l'«oblige à réagir publiquement».

«Le sang se glace dans [ses] veines» en constatant que la Coalition avenir Québec (CAQ) a rendu hommage à Sylvie Roy lors de son congrès de la mi-novembre. Ou encore que son candidat Éric Lefebvre «se qualifie lui-même comme étant son ami».
Il l'a fait entre autres vendredi dernier, au moment où la CAQ demandait formellement au gouvernement Couillard de créer un registre public des délinquants sexuels. Sylvie Roy réclamait cette mesure lorsqu'elle était à l'Action démocratique du Québec. Or, la CAQ n'avait jamais pris position sur le sujet avant le 18 novembre. Son communiqué de presse s'intitulait ce jour-là «Élection partielle dans Arthabaska : Registre des délinquants sexuels, Éric Lefebvre veut poursuivre le travail de Sylvie Roy».
«Vous n'avez jamais autant parlé d'elle lorsqu'elle était vivante et surtout pas avec éloges, mais maintenant qu'elle n'est plus... vous l'aimez, vous l'encensez. Bien sûr, il y a une campagne électorale, mais quel opportunisme!», lance Nathalie Roy à l'endroit de M. Legault.
Elle rappelle que sa soeur était devenue une députée indépendante après avoir « claqué la porte » de la CAQ, en 2015. Et François Legault n'a «pas été tendre à son endroit». «Vous êtes tellement conscient des dommages que vous avez faits, que lors de ses funérailles, vous avez vérifié à deux reprises quelle sorte d'accueil vous auriez», révèle-t-elle.
Le chef caquiste devrait agir avec «plus de dignité, de décence et d'humanisme». «Cessez d'utiliser» Sylvie Roy. «Laissez sa mémoire intacte de tout abus», réclame-t-elle.

L'ombre de Trump plane sur le sommet de l'OTAN

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Publié le 22 novembre 2016 à 05h00 | Mis à jour à 05h00
Justin Trudeau au sommet de l'OTAN en juillet dernier.... (ARCHIVES PC)
Justin Trudeau au sommet de l'OTAN en juillet dernier. Le Canada
arrive au 20e rang des pays contributeurs de l'OTAN sur 28,
 ses dépenses militaires équivalant à environ 1% de son PIB.
ARCHIVES PC
(Ottawa) Les critiques de Donald Trump durant la campagne présidentielle au sujet de la contribution insuffisante de la majorité des membres de l'OTAN pourraient convaincre certains pays européens de revoir à la hausse leurs dépenses militaires. Et le Canada pourrait difficilement faire bande à part face aux critiques du président désigné, estime le député conservateur Pierre Paul-Hus.
De passage à Istanbul, en Turquie, afin de participer à l'Assemblée parlementaire de l'OTAN qui a pris fin hier, M. Paul-Hus a soutenu que plusieurs de ses collègues des autres pays craignaient que les critiques de Donald Trump ne portent ombrage à la session automnale de l'organisation qui regroupe des élus des 28 pays membres de l'OTAN et de 14 pays associés.
Or, les pays européens ont plutôt convenu qu'ils ne peuvent plus se fier uniquement à leurs alliés américains pour mener à bien les grandes opérations militaires aux quatre coins du monde et qu'ils doivent donc mettre davantage l'épaule à la roue en haussant leurs dépenses militaires.
«Il semble que les critiques de Donald Trump aient sonné le réveil de certains pays européens», a indiqué hier M. Paul-Hus en entrevue téléphonique, soulignant les propos que des parlementaires européens lui ont tenus durant les quatre jours de la rencontre.
«Les Européens ont décidé de se regarder dans le miroir. Ils ont convenu que Donald Trump avait raison. Certains pays n'en font pas assez.», ajoute M. Hus. 
«Les investissements des Américains en Europe, sous Barack Obama, sont passés de 1 milliard de dollars à 4 milliards de dollars par année, pour consolider la défense sur le territoire face à la menace de la Russie. Un député britannique s'est levé durant l'Assemblée pour dire que les Européens doivent faire un examen de conscience», a ajouté M. Paul-Hus.
Le Canada montré du doigt?
Le secrétaire général de l'OTAN, Jens Stoltenberg, s'est d'ailleurs servi des critiques de Donald Trump en fin de semaine pour inviter les pays membres de l'alliance militaire à intensifier leurs dépenses militaires. M. Stoltenberg a aussi nommé le Canada à trois reprises parmi les pays qui doivent en faire plus, selon M. Paul-Hus.
Hier, M. Stoltenberg a indiqué aux parlementaires avoir discuté de l'avenir de l'OTAN avec le président désigné Donald Trump vendredi. Durant la campagne électorale, M. Trump a évoqué la possibilité que les États-Unis ne viennent pas en aide aux pays de l'OTAN qui ne respectent pas le critère concernant les dépenses militaires, qui doivent atteindre 2% de leur produit intérieur brut (PIB) respectif. «Il est clair qu'il montrait le Canada du doigt», a dit M. Paul-Hus.
Au 20e rang des contributeurs
À l'heure actuelle, seulement 5 des 28 pays de l'OTAN respectent ce critère : les États-Unis, la Grèce, la Pologne, la Grande-Bretagne et l'Estonie. Le Canada arrive au 20e rang des pays contributeurs, ses dépenses militaires équivalant à environ 1% de son PIB. Pour respecter l'objectif de dépenses militaires fixé par l'organisation, le Canada devrait donc les doubler. Il est peut-être illusoire de penser que le Canada pourrait doubler du jour au lendemain ses dépenses militaires, a convenu le député conservateur, qui est aussi membre du comité permanent de la défense de la Chambre des communes. Mais il est évident que le gouvernement Trudeau a choisi une autre voie en reportant dans le dernier budget des dépenses de 3,7 milliards de dollars.
Pour M. Paul-Hus, qui a été élu vice-président de la commission de défense et de sécurité de l'Assemblée parlementaire de l'OTAN, en fin de semaine, il est évident que l'alliance militaire demeure une organisation importante en raison des velléités expansionnistes de la Russie. «Après la fin de la guerre froide, la pertinence de l'OTAN a peut-être diminué. Mais la montée en puissance des organisations terroristes et les gestes faits par la Russie en Crimée et en Syrie» en montrent la pertinence, a dit M. Paul-Hus.