mercredi, août 26, 2015

Élections Canada 2015 Le quitte ou double de Justin Trudeau

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Justin Trudeau et Paul Martin, lors d'un rassemblement à Brampton, en Ontario.
Justin Trudeau et Paul Martin, lors d'un rassemblement à Brampton, en Ontario.  Photo :  PC/Paul Chiasson

Justin Trudeau a choisi sa journée. Une semaine jour pour jour avant que l'on sache si le Canada est vraiment en récession technique, il est apparu, flanqué de Paul Martin, le maître d'oeuvre des huit surplus libéraux.
Une analyse d'Emmanuelle LatraverseTwitterCourriel
Mais, en lançant son offensive « crédibilité économique », le chef libéral a aussi roulé les dés. Il fait le pari d'être le seul chef à rompre avec le dogme de l'équilibre budgétaire.
« Nous sommes en déficit et notre priorité est de faire croître l'économie et revenir à l'équilibre budgétaire. Mais, combien de temps cela prendra dépend en grande partie de M. Harper et de l'ampleur des dégâts qu'il nous a laissés. »— Justin Trudeau, chef du Parti libéral

La stratégie n'est pas sans risque pour un chef à l'égard duquel les Canadiens entretiennent toujours des doutes sur sa capacité de gérer l'économie canadienne. À en croire les sondages, tant Stephen Harper que Thomas Mulcair semblent le devancer confortablement à cet égard dans l'esprit des Canadiens.
Justin Trudeau se donne donc une semaine pour commencer à renverser cette tendance. Une semaine, oui. Car, mardi prochain, le 1er septembre, le verdict tombera. Les dernières données sur la croissance du PIB en juin seront publiées. L'hypothèse selon laquelle le Canada est en récession technique, avec six mois consécutifs de croissance négative, sera confirmée ou infirmée.
À ce moment-là, toute la joute politique autour du discours économique risque fort de se corser et, ainsi, de s'accélérer. Les libéraux ne peuvent se permettre d'être en marge de ce débat.
Un jeu de contrastes
Dans cette campagne où la stabilité affronte le changement, les libéraux semblent miser sur les contrastes pour rassurer. Au jeune âge et à l'inexpérience de Justin Trudeau, ils ont juxtaposé le bilan et les cheveux gris de Paul Martin. Au doute général dans la population sur sa capacité de gouverner, il a offert son équipe économique de 31 candidats.
Certes, l'exercice visait tout autant à promouvoir des candidats sérieux dans des circonscriptions que le Parti libéral espère gagner, mais les libéraux espèrent surtout qu'il laisse entrevoir aux électeurs l'embarras du choix qu'aurait leur chef lorsque le temps sera venu de former un Conseil des ministres.
« L'équipe économique de Stephen Harper peut rentrer dans une toute petite pièce. Tout ce dont il a besoin, c'est d'une chaise et d'un miroir. »— Justin Trudeau

C'était un autre contraste, donc, entre un chef libéral entouré de son équipe et l'image qu'ils entretiennent d'un chef conservateur seul au sommet. Un peu facile, me direz-vous, mais qui n'a pas remarqué que le ministre des Finances, Joe Oliver, n'occupe pas la même place que Jim Flaherty, aux côtés de Stephen Harper.
Le pari du déficit
« Ce n'est pas le temps de changer le plan avec de grosses augmentations de taxes et impôts, de déficits et de dettes. C'est fou. »— Stephen Harper, chef du Parti conservateur

On en revient donc au déficit. Pourquoi le Parti libéral prend-il le risque d'envisager clairement un déficit et, ainsi, de donner des munitions au chef conservateur?
La réponse est simple. Dans la guerre de la crédibilité, Justin Trudeau doit avant tout s'imposer face à Thomas Mulcair. Avant d'espérer défaire Stephen Harper, les libéraux doivent doubler le NPD, s'imposer comme LA voix crédible du changement.
Encore faut-il que Justin Trudeau fasse oublier sa phrase malheureuse de février 2014, où il avait affirmé que le budget allait s'équilibrer tout seul.
En disant oui à un déficit, les libéraux espèrent donc forcer la main du NPD, dont le chef a clairement indiqué qu'il respectera l'équilibre budgétaire dès cette année. Justin Trudeau veut donc forcer Thomas Mulcair à expliquer clairement où il coupera dans les finances publiques pour arriver au déficit zéro, tout en finançant ses coûteuses promesses.
Déjà, le NPD tente de parer le coup. Hausser les impôts des grandes sociétés, abolir le fractionnement du revenu, abolir le Sénat, les subventions à l'industrie pétrolière, la liste des coupes potentielles est précise. Tout pour projeter l'image d'un NPD responsable, sérieux, capable de l'ultime défi des finances publiques canadiennes.
Mais alors que le dollar canadien est à son plus bas depuis 2004; alors que le prix du baril de pétrole est en deçà des 40 $, les prévisions budgétaires de tous les partis politiques reposent sur une glace plus que mince. Il n'est pas surprenant que Stephen Harper laisse miroiter ses promesses électorales pour des jours meilleurs, quand « les finances publiques le permettront ».
C'est ainsi que le chef libéral, celui du centre, a renoncé au déficit zéro à tout prix afin de s'acheter une certaine marge de manoeuvre face à l'incertitude économique. C'est ainsi aussi que le chef de gauche, Thomas Mulcair, s'engage à l'équilibre budgétaire dès cette année pour faire taire les « néo-sceptiques ». Et pour compliquer davantage la donne, Stephen Harper, le premier ministre des compressions budgétaires des dernières années, s'indigne du remède de cheval de Paul Martin dans les années 90.
Le calcul des stratèges libéraux repose sur la soif de changement et l'espoir que l'héritage économique de Paul Martin et la force de l'équipe qui entoure leur chef suffiront à apaiser les craintes et minimiser l'épouvantail du déficit.
Finalement, les libéraux veulent changer le débat. Pour faire oublier les doutes sur leur chef, ils veulent camper le duel avec Thomas Mulcair comme en étant un entre investir ou couper, croissance ou compressions.
C'est le monde à l'envers de cette course à trois, où chaque chef tente de s'attirer les électeurs potentiels de ses adversaires. Pour y arriver, Justin Trudeau a clairement indiqué qu'il est prêt à prendre le risque politique du déficit.

Visite de l'UPAC chez Hydro-Québec

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EXCLUSIF
Publié le 26 août 2015 à 05h00 | Mis à jour à 08h09
On dénombre chez Hydro-Québec un total de cinq... (PHOTO BERNARD BRAULT, LA PRESSE)
PHOTO BERNARD BRAULT, LA PRESSE

On dénombre chez Hydro-Québec un total de cinq surintendants généraux, appartenant tous à la division Équipement et services partagés.

André Dubuc
ANDRÉ DUBUC
La Presse
La police anticorruption est intervenue auprès de la société d'État Hydro-Québec en début d'année, a appris La Presse. Un surintendant général a été rétrogradé et ne peut plus accorder de contrats, mais aucune accusation ne sera portée contre lui.
D'après nos renseignements, cet employé d'Hydro-Québec était visé par les enquêteurs de l'Unité permanente anticorruption (UPAC) qui ont visité les bureaux d'Hydro-Québec Équipement et services partagés à Place Dupuis, au 855, rue Sainte-Catherine Est. L'employé au coeur de l'enquête a d'ailleurs été suspendu sans solde de mars à la fin de juin, a-t-on su.
Un surintendant général planifie, organise le travail et gère des employés et des entrepreneurs. On dénombre 15 surintendants chez Hydro, dont 5 surintendants généraux, tous à la division Équipement et services partagés, qui est la division construction chez Hydro.
Le nom du surintendant général en question apparaissait sur la licence de constructeur-propriétaire de la Régie du bâtiment du Québec au début du mois d'août avec ceux de cinq autres personnes, dont Réal Laporte, président d'HQ Équipement et services partagés. Le 24 août, son nom n'y était plus.
«Nos enquêteurs sont allés chez Hydro-Québec en mai. Ils y ont rencontré des gens», confirme la porte-parole de l'UPAC Anne-Frédérick Laurence.
Toutefois, au terme de l'enquête interne d'Hydro-Québec, les deux parties, Hydro et l'UPAC, ont convenu de ne pas soumettre le dossier au procureur général de la province puisqu'il n'y a pas eu de malversation, mais seulement un manquement éthique concernant un fournisseur, indique une source proche d'Hydro-Québec.
Une malversation implique une sortie d'argent, un détournement d'argent, explique cette même personne. Par manquement éthique, on entend plutôt un abus de confiance.
L'employé a donc pu réintégrer les rangs d'Hydro-Québec avec salaire, mais il a été rétrogradé. Il ne peut plus accorder de contrats, assure notre informateur.
«Pour le moment, je n'ai pas grand-chose à dire», a fait savoir celui-ci quand nous l'avons joint par téléphone à son nouveau lieu de travail chez Hydro-Québec, à Laval.
Vérification indépendante
Quant à l'entreprise concernée, elle a signé un pacte d'intégrité avec Hydro. En vertu de ce pacte, elle se soumet à une vérification indépendante de ses livres, qui est toujours en cours, nous a-t-on confié. Pendant le processus, l'entreprise ne peut pas soumissionner auprès d'Hydro-Québec.
À noter que c'est l'UPAC, et non pas Hydro, qui est à l'origine de l'enquête. Une fois informée par la police anticorruption, Hydro a déclenché le processus d'enquête interne.
Du côté de la société d'État qui a le monopole de la distribution d'électricité, on mentionne collaborer pleinement avec l'UPAC.
«Lorsque les informations ont été portées à l'attention d'Hydro-Québec, une enquête a été menée par l'entreprise, et les résultats ont été présentés à l'UPAC, souligne Marie-Elaine Deveault, attachée de presse chez Hydro. Aucune accusation n'a été portée. Par ailleurs, comme il s'agissait de manquements éthiques, des mesures disciplinaires rigoureuses ont été prises. Hydro-Québec n'a pas payé ni assumé aucuns frais pour des travaux qui auraient été réalisés chez un particulier.»
Un deuxième cas connu en quelques mois
Le surintendant général rétrogradé n'est pas le premier employé d'Hydro-Québec à qui l'on reproche son manque d'éthique. Denis Hervieux, cadre de la société d'État, a été congédié en décembre 2014. Il s'était notamment fait payer un stationnement pour sa Porsche, et sa fille avait obtenu un emploi d'un fournisseur, selon ce qu'a rapporté Le Journal de Montréal.
À l'époque, le ministre Pierre Arcand avait exprimé sa confiance dans les mesures de vérification mises en place par la société d'État. «Il y a beaucoup de contrôleurs à Hydro-Québec, ne vous en faites pas», avait-il insisté.
Dans son bilan de fin d'année en décembre dernier, le patron de l'UPAC Robert Lafrenière avait indiqué aux médias que son équipe enquêtait chez Hydro et que la société d'État faisait même partie de ses quatre grandes priorités en 2015, au même titre que les contrats des municipalités, les grands chantiers routiers et les dossiers informatiques.
Hydro-Québec échange constamment avec l'UPAC sur une multitude de sujets, dit-on à l'interne chez Hydro-Québec. Il a été impossible de savoir quel est le nombre d'enquêtes en cours.

Le réseau scolaire promet un automne de mobilisation

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MANIF

Des professionnels impliqués dans le milieu scolaire, qui ont manifesté mardi matin devant les bureaux du premier ministre du Québec Philippe Couillard, à Montréal, pour dénoncer les compressions budgétaires en éducation, promettent un automne mouvementé.
Aucune grève n'est cependant prévue pour les manifestants qui ont entamé cette vague de mobilisation depuis l'annonce des compressions budgétaires l'an dernier.
Plusieurs enseignants, employés de soutien et personnels professionnels qui offrent des services aux élèves, comme l'orthophonie et l'orthopédagogie, étaient réunis dès 7 h 30 sur la rue Sherbrooke. Ils demandent au gouvernement de meilleures conditions de travail.
La précarité d'emploi et l'augmentation du nombre de dossiers en raison des suppressions de postes de professionnels surchargent le personnel qui reste, selon la présidente de la Fédération des professionnelles et professionnels de l'éducation du Québec (FPPE-CSQ), Johanne Pomerleau.
« Il est de plus en plus difficile d'attirer et de retenir les professionnels dans le milieu de l'éducation »
— Johanne Pomerleau, présidente de la FPPE-CSQ
Mme Pomerleau critique aussi l'absence de continuité dans les services. « Les jeunes doivent apprendre à faire confiance aux professionnels avec qui ils travaillent. Avec cette précarité-là, les changements sont de plus en plus fréquents et les liens de confiance doivent être refaits chaque fois », dénonce la présidente.
Les syndicats enseignants affirment que les négociations avec le gouvernement piétinent depuis plusieurs mois.
Le président de la Fédération du personnel de soutien scolaire, Éric Pronovost, reproche l'inaction du gouvernement.
« Il est temps de négocier les vraies choses, de venir consulter et rencontrer les gens du milieu, ce qu'ils vivent au quotidien, ce que les libéraux ne font pas. »
— Éric Pronovost, président de la Fédération du personnel de soutien scolaire
Trois coalitions de parents d'élèves se rallient aux revendications des professionnels du milieu scolaire.

Un journaliste hispanique expulsé d'une conférence de presse de Trump (VIDÉO)

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Un célèbre présentateur de la chaîne hispanique américaine Univision a été brièvement expulsé d'une conférence de presse du turbulent milliardaire Donald Trump, candidat républicain à l'élection présidentielle de 2016 et connu pour ses propos anti-immigration.
Quand le présentateur s'est levé pour lui poser une question, Donald Trump s'est adressé à un autre journaliste et lui a demandé sèchement de se rassoir. «Asseyez-vous. On ne vous a pas appelé. Asseyez-vous», a déclaré le grandiloquent candidat républicain.
«J'ai le droit» de poser une question, lui a répondu Jorge Ramos. «Non nous n'avez pas le droit. On ne vous a pas appelé», a rétorqué Donald Trump. «Retournez à Univision», a poursuivi le républicain, détournant ostensiblement son regard du journaliste, qui a été escorté vers la sortie.
Interrogé sur cet incident, Donald Trump a expliqué que le journaliste n'avait pas respecté les règles. «Il s'est levé et a commencé à crier», a-t-il affirmé.
Le journaliste a pu ensuite revenir dans la salle et poser plusieurs questions au candidat sur l'immigration. Jorge Ramos avait jugé lui-même «absurde» le projet du républicain sur ce dossier, qui prévoit le renvoi des quelque 11 millions d'immigrés clandestins des États-Unis.
Lui-même fils et petit-fils de migrants, Donald Trump s'était déjà illustré par une tirade contre le Mexique, lors de l'annonce de sa candidature en juin. «Quand le Mexique nous envoie ses gens, ils n'envoient pas les meilleurs éléments. Ils envoient ceux qui posent problème. Ils apportent avec eux la drogue. Ils apportent le crime. Ce sont des violeurs», avait-il déclaré.
Donald Trump, qui a fait une entrée fracassante dans la course à la Maison-Blanche, a creusé l'écart avec ses concurrents républicains, selon un sondage CNN/ORC du 18 août.

États-Unis : Deux journalistes tués par balles pendant un direct en Virginie

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JOURNALISTES TUS


Deux journalistes de la chaîne américaine WDBJ ont été assassinés par balle, mercredi matin, lors d'un reportage en direct de routine, rapportent CBS et CNN. La scène s'est produite au Bridgewater Plaza, près de Moneta, vers 6h45.
Une reporter de 24 ans, Alison Parker, et un caméraman de 27 ans, Adam Ward, sont les victimes. C'est la mère de la journaliste qui a confirmé la nouvelle à CBS News.
Dans une vidéo mise en ligne après l'attaque - que vous pouvez voir ci-bas -, on entend d'abord des coups de feu puis des cris tandis que le caméraman semble s'affaisser, son appareil filmant ce qui pourrait être les pieds du tireur.
Selon Jeff Marks, directeur général de WDBJ, la femme interviewée lors de la fusillade n'aurait pas été blessée, rapporte CNN.
Le suspect est toujours en fuite.
AVERTISSEMENT : Les images suivantes pourraient choquer certains lecteurs. Nous préférons vous en avertir.

Immobilier : l’endettement des ménages augmente encore

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26 août 2015 | La Presse Canadienne
La Banque du Canada affirme que les prix des propriétés à la hausse ont augmenté les niveaux d’endettement des ménages, tout en ajoutant que des mesures prises par les autorités réglementaires pour resserrer les règles de prêts hypothécaires ont aidé à gérer les risques.
Dans un discours à Kingston, en Ontario, le sous-gouverneur Lawrence Schembri a souligné, hier, que la vigueur du marché immobilier avait accru les déséquilibres des ménages.
Néanmoins, les risques reliés à ces vulnérabilités ont été bien gérés, a-t-il ajouté.
PÉRIODE D’AMORTISSEMENT RÉDUITE
Le gouvernement fédéral a agi à plusieurs reprises ces dernières années pour resserrer les règles de prêts hypothécaires, notamment en réduisant la période maximale d’amortissement pour des prêts assurés et en modifiant les règles d’admissibilité.
« Selon des données récentes, ces mesures ont conduit à une hausse des cotes de crédit moyennes, ce qui a amélioré la qualité du crédit des emprunteurs », a fait valoir M. Schembri devant l’Association canadienne de science économique des affaires.
Quant à la hausse du crédit aux ménages, le sous-gouverneur a ajouté que la croissance tendancielle du crédit hypothécaire a glissé à environ 5 % en 2013–2015, comparativement à 14 % en 2007–2008.
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Début du bras de fer dans la poursuite en diffamation contre Stephen Harper

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Publié par La Presse Canadienne le mardi 25 août 2015 à 21h29.

Début du bras de fer dans la poursuite en diffamation contre Stephen Harper
OTTAWA — Le bras de fer entre l'avocat de Stephen Harper et celui d'un groupe musulman qui poursuit en diffamation le premier ministre lui-même a commencé mardi, en pleine période électorale.
Le Conseil national des musulmans canadiens (NCCM) poursuit M. Harper et son ex-directeur des communications, Jason MacDonald, pour avoir affirmé à la télévision Sun News que l'organisme avait «des liens documentés avec une organisation terroriste telle que le Hamas».

Le groupe musulman assure avoir toujours dénoncé le terrorisme et demande une rétractation publique pour laver sa réputation ainsi qu'un montant de 100 000 $ en dommages-intérêts. Mais l'avocat du premier ministre a été clair mardi lors d'une requête présentée devant la cour: il entend prouver que le Conseil a bel et bien des liens avec le Hamas.

Mardi, les discussions ont tourné autour d'une demande de l'avocat du premier ministre, Peter Downard, d'avoir plus de temps pour interroger les intervenants, mais surtout d'avoir accès à plusieurs documents de la NCCM. Sa requête va de la liste des donateurs du groupe musulman à des informations sur certains de ses administrateurs, en passant par les documents liés au changement de nom du groupe (anciennement CAIR-CAN).

L'avocat de l'organisation, Jeff Saikaley, croit que ces documents ne sont pas pertinents à l'affaire, certains n'existant tout simplement pas, et il aimerait aller de l'avant avec le procès.

La juge de la Cour supérieure de l'Ontario Liza Sheard a réservé à plus tard sa décision sur l'affaire. Les deux parties devront s'armer de patience dans cette cause, puisqu'une autre requête devrait être entendue en novembre, et le procès comme tel risque de ne pas commencer avant plusieurs mois.

Oeil pour oeil

L'histoire a débuté l'an dernier quand le Conseil a critiqué l'inclusion du rabbin controversé Daniel Korobkin dans une délégation accompagnant le premier ministre en visite officielle au Moyen-Orient.

Jason MacDonald avait alors répliqué en ne mâchant pas ses mots: «Nous ne prendrons pas au sérieux des critiques d'une organisation qui a des liens documentés avec une organisation terroriste telle que le Hamas», avait-il répondu.

Incapable d'obtenir une rétractation ou des excuses, le NCCM avait alors choisi d'amener l'affaire devant les tribunaux — impliquant Stephen Harper en personne.

En cour, l'avocat du chef conservateur a soutenu qu'en en s'en prenant au rabbin, le NCCM devait s'attendre à une réplique.

«Une partie qui s'engage dans une critique publique vigoureuse de quelqu'un d'autre doit s'attendre à une réplique», a affirmé Me Downard.

L'avocat du NCCM a soutenu que la réplique des conservateurs n'avait pas été dirigée sur la critique elle-même, mais sur le groupe musulman, de façon disproportionnée.

«C'est comme dire que j'ai le droit de te lancer n'importe quelle pierre — pas la même pierre ou des pierres similaires — j'ai le droit de lancer n'importe quelle pierre si tu oses me critiquer», a-t-il signalé.

L'affaire était entendue au palais de justice d'Ottawa, à quelques dizaines de mètres du procès hyper médiatisé du sénateur Mike Duffy mettant directement en cause l'implication du bureau du premier ministre dans un stratagème de remboursement de dépenses inappropriées.