Dons : l’important est de se faire voir

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Helder Camara
HELDER CAMARA

CA_LeoPaul_Lauzon
La banalisation de la pauvreté et de la maladie. Si l'élite économique payait ses impôts au lieu de les esquiver, il n'y en aurait pas de charité privée, charité plus publique que privée puisque assumée par le grand public en raison des grosses déductions d'impôts.
Le monde ordinaire est tenu de payer pour les dons effectués par les grands de ce monde même s'il n'a rien à dire sur le choix des organismes aidés. Ce sont uniquement les gens aisés qui peuvent décider des «bons» organismes à appuyer et des «bonnes» causes à soutenir.
En payant une juste part d'impôts et de taxes, les riches permettraient aux gouvernements d'éradiquer la pauvreté et d'investir suffisamment dans tous les services publics comme la santé, l'éducation, les garderies et les pensions de vieillesse. Mais non, ils préfèrent choisir eux-mêmes ceux qui auront la chance inouïe d'être aidés, en grosse partie avec des fonds publics, afin de se faire voir, me semble-t-il, dans les médias avec leurs chèques philanthropiques. Avis aux intéressés : ceux qui veulent recevoir leur appui devront avoir une bonne attitude conciliante et compréhensive qui ne remet aucunement en question le système économique établi. Pour les gras durs, autant corporatifs qu’individuels, la charité est avant tout devenue un instrument de marketing élaboré dans le but premier d'augmenter les ventes et les profits. C'est ainsi que l'on banalise la pauvreté, la maladie et la misère. Comme le dit le pape François, la faim est un crime qui prend sa source dans cette «économie qui tue».
L'exemple du Bal de la Jonquille
Pour financer les bonnes causes, la classe dominante aime bien organiser des bals réservés strictement, pas aux pockés de la société qu’ils disent vouloir aider, mais aux nobles.
Tout simplement merveilleux d'avoir eu cette chance incroyable de les voir en photographies dans tous les médias au dernier Bal de la Jonquille tenu à Montréal afin d'aider les malades. Ah mon Dieu qu'ils étaient bien habillés. Sûrs qu'ils n'ont pas fait leurs achats à l'Aubainerie ou au Village des valeurs. Tiens par exemple, le Journal de Montréal titrait, le 17 avril 2015, ces articles ainsi : «Bal de la Jonquille. Soirée mondaine fort prisée» et «Les belles de la soirée». Et La Presse coiffait son texte ainsi : «Le romantisme de Shanghai au bal de la Jonquille». Bizarre, je n'ai pas vu Amir Khadir, Richard Desjardins et Dan Bigras sur les photos. Le genre d'activités que certainement Michel Chartrand et Pierre Falardeau affectionnaient. Enfin, peut-être!
Évasion fiscale dans les paradis fiscaux et pauvreté
Il est évident que si les nantis et les entreprises payaient ce que moi et d’autres considéraient comme une plus juste part d'impôts, le gouvernement pourrait financer adéquatement tous ses services publics et éradiquer la pauvreté. Mais les élus, de connivence avec la caste supérieure, préfèrent plutôt taxer la classe moyenne et s'en remettre à la charité privée, à l'éducation privée, à la santé privée, au transport privé, etc.
Il est amusant d'observer dans La Presse du 22 avril 2015 (faut se faire voir souvent) la liste de quelques commanditaires du Bal de la Jonquille : Les banques CIBC, Nationale, Scotia, TD, les bureaux de comptables Deloitte Touche et d'avocats Norton Rose Fulbright. Ça ne fricote pas avec l’évasion fiscale dans les paradis fiscaux et dans les passe-passe fiscaux afin de diminuer la facture de l'impôt sur le revenu à peu de choses ça les banques et les bureaux de comptables? C’est peut-être à l’interne qu’ils devraient agir au lieu d’être présents à un bal sur la pauvreté et la maladie.
Le pire dans toute cette mascarade de basse voltige est que ces gens ne donnent pas de leur propre argent, mais celui de leur compagnie qui, bien souvent, ne leur appartient pas et qu'ils n'ont pas fondée. Et l'argent de la compagnie vient d'où vous pensez? De la poche des consommateurs et des contribuables. Nos services sociaux sont tellement sous-financés, ça en est vraiment honteux, qu'on en est rendu à s'en remettre aux entreprises pour financer des cours d'école, des bibliothèques scolaires, des salles d'urgence dans les hôpitaux. etc. Même les universités, afin d'aller chercher un peu plus de pognon, acceptent de la publicité dans les toilettes et beaucoup d'autres formes de publicité. Faut absolument rapprocher l'université du privé qu'ils nous disent. Bientôt, on va commanditer les professeurs de tous les niveaux qui vont arriver en classe avec leur uniforme aux couleurs des commanditaires comme en Formule I. Déjà, aux HEC de Montréal, les salles classent et de conférence et beaucoup d'autres choses sont commanditées par le patronat.
Conseil du Christ à ceux qui aiment se faire voir
Puis-je, mes amis, vous citer les paroles de Jésus-Christ dans l'évangile selon saint-Mathieu sur le comportement que devaient adopter ceux qui sont sincères et qui sont vraiment sérieux quand ils donnent de leur argent de bonne cause :
«Comme les disciples s’étaient rassemblés autour de Jésus, sur la montagne, il leur disait : «Si vous voulez vivre comme des justes, évitez d’agir devant les hommes pour vous faire remarquer. Autrement, il n’y a pas de récompense pour vous auprès de votre Père qui est aux cieux».
«Ainsi, quand tu fais l’aumône, ne fais pas sonner de la trompette devant toi, comme ceux qui se donnent en spectacle dans les synagogues et dans les rues, pour obtenir la gloire qui vient des hommes. Amen, je vous le déclare : ceux-là ont touché leur récompense. Mais toi, quand tu fais l’aumône, que ta main gauche ignore ce que donne ta main droite, afin que ton aumône reste dans le secret; ton Père voit ce que tu fais en secret : il te le revaudra».
Monseigneur Dom Helder Camara (1909-1999)
À propos de la pauvreté, il y a Gandhi qui a dit avec raison que «la pauvreté est la pire des violences» et il y a aussi ces merveilleuses paroles prononcées par l'archevêque brésilien Dom Helder Camara, un prophète puissant en paroles et en actes : «Quand je donnais du pain au pauvre, on me considérait comme un saint : quand j'ai expliqué pourquoi ils étaient pauvres, on m'a traité de communiste (Prions en église, 22 novembre 2009)». Oui, dans un premier temps, lorsque monseigneur Camara avait une bonne attitude et frayait avec les gens biens, lui aussi aurait été invité au bal annuel de la Jonquille et les médias écrits et parlés l'auraient beaucoup aimé, mais pas depuis qu'il avait adopté sa vilaine nouvelle approche qui consistait à conscientiser les gens, à mettre à nu les exploiteurs qui se déguisent en êtres charitables et enfin, à critiquer le système capitaliste. Mais, qu'est-ce qui lui a pris à monseigneur Camara à vouloir mettre un peu d'ordre dans le désordre structurel actuel qui crée peu de riches, mais qui détiennent la majeure partie de la richesse, et beaucoup de pauvres qui doivent oublier leur dignité, et s'astreindre à quêter des croûtes chez ces notables profiteurs? 

Les liens du sang

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Les liens du sang
PHOTO VALÉRIE GONTHIER

CA_Josee-Legault
Il arrive de ces moments où ne rien dire devient de la complicité pour cause d’indifférence ou de passivité.
Le cas plus que troublant de ces familles et de ces couples de Kahnawake formés d’au moins un conjoint ou une conjointe non-autochtone et qui«refusent de céder à la pression et à l’intimidation de la part de certains membres de leur communauté qui veulent les forcer à déménager» en est un.
Le problème, connu, n’est pourtant pas nouveau. Selon un règlement de Kahnawake adopté en 1981, il serait interdit à une personne Mohawk d’habiter dans la réserve lorsque sa conjointe ou son conjoint n’est pas autochtone. Dans la communauté, c’est ce qu’on appelle un moratoire sur les mariages non-mixtes. Un long moratoire.
Traduction : interdiction à terme de résidence pour les couples dits «mixtes» sur le plan des origines et des  liens de sang.
Ou dit plus clairement, les «non-Indiens» ne sont pas les bienvenus comme résidents et membres à part entière de la communauté lorsqu'ils se mettent en couple avec une personne Mohawk.
Ou dit encore plus clairement, les résidents Mohawks qui choisissent d’être en couple avec une personne non-autochtone se voient obligés de choisir ensuite entre la personne aimée et leur droits et attachement à leur communauté.
Les raisons évoquées peuvent toutes sembler justifiables en théorie – préservation des traditions, de la lignée, combat historique pour la survie d’un groupe, etc.
Or, s’il vrai que c’est une question fort complexe et que les groupes autochtones ont subi de nombreuses injustices tout au long de l’histoire canadienne, il reste qu’en Occident, en 2015, ce type de politique a un nom : xénophobie.
Cette fois-ci, c’est l’histoire d’un couple marié formé d'une épouse Mohwak et d'un mari qui ne l’est pas. Dans la communauté où ils vivent malgré tout , ils font partie d’un groupe de couples qu'on dit «mixtes» et que l’on somme de quitter.
Le Journal rapporte aussi que «son neveu, aussi marié avec une non-Mohawk, a vu sa maison être vandalisée ce week-end. Certains auraient même tenté de lancer des cocktails Molotov sur la résidence de Marvin et Terri McComber.»
Dans la réserve, on les intimiderait, allant même jusqu’à manifester devant leur maison et à y peindre des graffitis xénophobes pour qu’ils quittent la réserve.
La Presse rapporte aussi ce qu’on peut lire sur une des pancartes qui leur servent d’«avertissement» pour contraindre les couples «mixtes» à quitter la réserve : « Pour toujours : notre terre, nos droits, notre sang ». Ce genre de message glace en effet le sang...
***
 
Un témoin des événements raconte qu’on les aurait tout simplement ciblés pour «en faire un exemple» aux autres.
La tension monte. L’inquiétude pour la sécurité de ces gens, aussi. On se croirait propulsés à une époque où les «étranges», comme on les appelait, pouvaient être harcelés pour qu’ils finissent par quitter eux-mêmes leur village.
Or, certains de ces couples «mixtes» résistent. Heureusement.
Plusieurs «ont intenté un recours contre leur conseil de bande en lien avec la loi sur les «couples mixtes», s’appuyant sur la Charte canadienne des droits et libertés».
Selon leur avocat, Me Julius Grey, «nous croyons que la Cour va déclarer qu’on ne peut pas mettre de pression pour limiter qui, dans la société, on peut épouser». Espérons qu’il aura raison...
Un certain premier ministre canadien a déjà dit, aussi avec raison, que «l'État n'a rien à faire dans les chambres à coucher de la nation».
Aujourd’hui, on peut y ajouter que si l’État n’a en effet rien à «juger» sur l’orientation sexuelle des individus, l’avortement ou le divorce, aucune autorité politique, quel qu’elle soit, petite ou grande, ne devrait avoir quoi que ce soit à faire, non plus, à juger des «origines» des membres d’un couple, marié ou non, pour qu'ils puissent résider dans la communauté.
Quand la xénophobie frappe, il faut répondre. Pacifiquement, mais il faut dénoncer, sans le moindre équivoque. Et surtout, pas question de répondre à la xénophobie par une autre forme de xénophobie.
Entendrons-nous les leaders politiques s’y opposer, clairement, à leur tour?

Barrette multiplie les propos insignifiants

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Gaetan Barrette, sante
SIMON CLARK / JOURNAL DE QUEBEC

Gilles Duceppe
Le ministre de la Santé, Gaétan Barrette, s’est ridiculisé une fois de plus en déclarant que le PQ devait porter la responsabilité de l’incident survenu il y a quelques jours à l’Assemblée nationale alors qu’une Femen a interrompu une conférence de presse de la ministre de la Culture, Hélène David.
L’explication avancée par Barrette atteint les bas fonds de l’intelligence. Il a en effet déclaré que c’est parce que le PQ a critiqué son projet de loi 20 en répandant, selon lui des inexactitudes, que cette Femen est intervenue d’une manière tout à fait antidémocratique.
En somme, si vous critiquez une idée avancée par des adversaires, vous devez être tenus responsables des gestes inadmissibles commis par d’autres! Ce serait comme affirmer que puisque les libéraux ont critiqué la Charte proposée par le PQ, ils devraient se sentir responsables des idées véhiculées par Abdil Charkaoui qui dénonçaient lui aussi la Charte!
Selon les « raisonnements à la mode Barrette », les journalistes de Charlie Hebdo devraient également porter une part de responsabilité pour l’attentat commis par les fanatiques islamistes à Paris, car les critiques qu’ils adressaient aux islamistes par leurs caricatures pouvaient être considérées comme non seulement inexactes, voire offensantes, par leurs adversaires.
Il semble curieusement que les réflexions politiques qu’il répand ressemblent étrangement à celles auxquelles nous avait habitués un de ses prédécesseurs, le docteur Bolduc.

Non aux minets dégriffés!

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Mathieu Bock-Coté
Pierre Karl Péladeau a-t-il mauvais caractère? Apparemment, c’est de cela que parleront les journalistes jusqu’à la fin de la course à la chefferie du PQ. Les uns et les autres veulent savoir s’il est bouillant, colérique. À l’origine de cela, il y a les confidences au Maclean’s de Pierre Céré, le candidat qui pèse moins de 1 % et qui accuse PKP de l’avoir menacé, peut-être même brutalisé.
Étrange exercice. Qui en dit bien plus qu’on ne le croit sur notre époque très bizarre. Découvrons-nous tout juste, à la manière d’une révélation exceptionnelle et époustouflante, que la politique attire les caractères forts et qu’il s’agit d’une activité conflictuelle? Apprenons-nous tout juste que ceux qui s’y affrontent ont des émotions fortes, qu’il leur arrive de lever le ton, de s’affronter, et même, de temps en temps, de se montrer menaçants?
La rectitude émotionnelle
La politique n’est pas une activité pour des enfants à peine sortis de la garderie qui aimeraient téter leur sucre d’orge en paix. Si, à la moindre algarade, un homme va se plaindre aux médias en se disant victime de persécutions, il devrait se demander s’il a vraiment sa place dans ce milieu. On nous répondra qu’il faut à tout prix lutter contre l’intimidation. Certes. Mais faut-il assimiler n’importe quel coup de sang à l’intimidation?
Nous vivons dans un environnement aseptisé qui, sous prétexte d’éradiquer l’agressivité, en vient à étouffer la vie et ses passions. On voudrait des êtres humains lisses, beiges, formatés pour entrer dans une petite case dont ils ne sortiraient jamais. Et nous avons tendance à voir dans n’importe quelle personnalité très affirmée des troubles psychologiques. C’est le règne de ce qu’on pourrait appeler la rectitude émotionnelle. Il ne faut jamais faire de mal à personne, être bon perdant et croire que l’important, c’est de participer. On se croirait dans une comptine pour enfants. À tout le moins, on est très loin du monde réel.
On l’oublie souvent, mais en politique, mieux vaut être craint qu’aimé. L’homme qui reçoit des louanges à la tonne de ses adversaires peut bien s’en enorgueillir. Il devrait pourtant s’en inquiéter. N’est-ce pas le signe qu’il est neutralisé et condamné à l’impuissance? Car pour conserver sa bonne image chez l’adversaire, il devra faire toujours plus de concessions, en disant du mal de son propre camp.
Les fédéralistes ont peur
Inversement, si on vous diabolise, c’est bien souvent parce qu’on a peur de vous. On craint que vous ne bousculiez les privilèges établis. Surtout, on craint votre réussite. Quoi qu’on pense de PKP, n’est-ce pas là le fond de l’affaire? Pour la première fois depuis longtemps, les fédéralistes ont peur. Ils ont beau fanfaronner en décrétant la souveraineté morte et enterrée, ils en sont moins sûrs lorsqu’ils voient aller PKP. Le Maclean’s se l’est déjà ­demandé: va-t-il détruire le Canada?
Je termine en ramenant cela à la cause de l’indépendance. Imaginons un référendum gagnant sur la souveraineté. On peut toujours rêver, non? Si le Canada anglais se braque, plutôt que de prendre les jambes à son cou, le chef souverainiste devra se sentir capable de mener la bataille. À ce moment, on voudra moins aux commandes un minet dégriffé quêtant les câlins et les distribuant à qui veut bien les prendre qu’une personnalité forte, capable de prendre des coups et d’en donner.

C'est Montebello qui aura le train à vapeur

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Publié par 104,7 fm Outaouais pour (Outaouais) 104,7 Outaouais le mercredi 06 mai 2015 à 07h21.
C'est Montebello qui aura le train à vapeur
C'est finalement le projet de Montebello qui a été retenu pour remettre le petit train à vapeur sur les rails dès l'été 2016.
La Compagnie de chemin de fer de l'Outaouais en a fait l'annonce, mardi soir, par voie de communiqué.

Après avoir analaysé les recommandations d'experts, le conseil d'administration de la CCFO a conclu qu'il s'agissait du projet le plus prometteur en matière de rentabilité et de notoriété touristique, entre autres.

Le projet Montebello comporte un trajet de 90 minutes entre l'ancienne gare du secteur Masson et Montebello dans la Petite-Nation, mais il semble que le tracé devra être légèrement modifié.

Le promoteur du projet a jusqu'au 31 août pour remplir une série de conditions; comme fournir un montage financier, prouver l'absence d'entrave à la circulation ferroviaire, détailler l'animation à bord du train, démontrer les retombées économiques, etc.

Les deux autres projets sur la table étaient celui de la CCFO elle-même, soit un trajet urbain entre la rue Montcalm et le lac Beauchamp, et celui des gens d'affaires de Wakefield, soit le long de la rivière Gatineau. 

Le NPD formera le prochain gouvernement en Alberta

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Publié par La Presse Canadienne le mercredi 06 mai 2015 à 01h14. Modifié par Charles Payette à 06h06.
Le NPD formera le prochain gouvernement en Alberta
CALGARY - La terre a tremblé en Alberta. Le Nouveau Parti démocratique a mis fin au long règne de 44 ans du Parti progressiste-conservateur en remportant les élections générales en Alberta, la plus conservatrice des provinces canadiennes.

La victoire est si éclatante que le NPD pourra même former un gouvernement majoritaire.
Rachel Notley
 
 
 
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Plus de trois heures après la fermeture des bureaux de scrutin, le NPD, après un lent départ, comptait 50 élus et menait dans trois autres circonscriptions.

Une nouvelle première ministre
La nouvelle première ministre élue, Rachel Notley, a été accueillie par des partisans heureux et enthousiastes. «Le changement est finalement arrivé en Alberta, a-t-elle lancé d'amblée. De nouvelles personnes, de nouvelles idées et un nouveau départ pour notre grande province.»

Celle qui deviendra la 17e première ministre de l'histoire de l'Alberta — la première néo-démocrate — s'est engagée à «travailler fort à tous les jours pour mériter la confiance de la population de l'Alberta».

Mme Notley a aussi voulu rassurer la communauté d'affaires de la province en disant que son gouvernement allait être un «bon partenaire». «Nous travaillerons ensemble pour commencer à édifier une économie plus diversifiée et plus vigoureuse», a-t-elle dit.

Elle s'est aussi adressée à la population autochtone de sa province. «Nous pouvons être de meilleurs partenaires et de meilleurs voisins. Je souhaite vous consulter et apprendre de vous», a-t-elle déclaré.

Elle a aussi avoué son voeu de travailler avec le premier ministre fédéral Stephen Harper et ses nouveaux collègues des autres provinces et territoires sur de nombreux sujets. Elle compte notamment promouvoir une politique nationale sur l'environnement. «Il nous faut construire des ponts plutôt que nous donner des yeux au beurre noir.»

Déroute des conservateurs
La déroute est si totale pour le Parti progressiste-conservateur (PPC) qu'il ne pourra même pas former l'opposition officielle. Les troupes de Jim Prentice n'avaient que huit élus et menaient dans seulement trois des 87 circonscriptions que compte la province.

Visiblement ébranlé par les résultats, M. Prentice a annoncé sa démission à titre de chef du PPC. Il a même ajouté qu'il ne siégera même pas à l'Assemblée législative, lui qui a pourtant été élu dans la circonscription de Calgary—Foothills. Il a défendu sa décision de déclencher des élections un an avant la fin de son mandat. «Je pensais que c'était nécessaire afin d'avoir un mandat clair pour répondre aux défis auxquels l'Alberta devra faire face, a-t-il déclaré devant ses partisans. Ces décisions appartenaient aux Albertains, pas à moi. Ils ont pris leur décision aujourd'hui et déterminé l'avenir de la province.»

Jim Prentice n'aura été premier ministre de l'Alberta que pendant huit mois.

Tel le phénix, le Wilrose, que de nombreux observateurs avaient enterré l'automne dernier après la défection de sa chef et de plusieurs députés, est parvenu à renaître de ses cendres. Il compte 20 élus et menait dans un circonscription. Il formera l'opposition officielle à l'Assemblée législative.

Dans son discours, Brian Jean — un ancien député conservateur fédéral — a rappelé que son parti revenait de loin. «On disait qu'on était mort. Que le mastodonte (Jim Prentice) enlèvera 77 ou 82 sièges. Les observateurs ont oublié l'important. La politique n'est pas quelque chose qui appartient à un seul homme ou à des députés seuls. Elle concerne tous les Albertains», a-t-il déclaré.

Fier d'avoir multiplié par quatre la représentation de son parti à l'Assemblée législative, M. Jean a promis de représenter une ardente opposition au nouveau gouvernement néo-démocrate. Il a aussi eu des bons mots pour le premier ministre sortant. «M. Prentice est un bon homme qui était dans le mauvais parti au mauvais moment.»

Le chef du Parti libéral, David Swan, et celui du Parti de l'Alberta, Greg Clark, ont sauvé leur parti d'un balayage.

«Vous avez voté pour le changement. Il était grand temps», a déclaré M. Swan.

Le NPD dominait au chapitre des voix exprimés, obtenant 40,40 pour cent. Le PPC suivait à 27,88 pour cent et le Wildrose à 24,32 pour cent. Le Parti libéral pâtissait de la montée des néo-démocrates, ne récoltant que 4,21 pour cent.

Comme prévu, le NPD dominait à Edmonton tandis que les progressistes-conservateurs perdaient des plumes à Calgary et même dans les régions rurales, particulièrement dans le nord de la province où il a cédé près de 20 points de pourcentage.

Deron Bilous, le candidat du NPD dans Edmonton-Beverly-Clareview, a été le premier candidat déclaré élu de la soirée. Il a précédé de peu sa chef, Rachel Notley qui l'a emporté dans Edmonton-Strathcona. Le premier ministre sortant Jim Prentice et le chef du Wildrose, l'ancien député fédéral conservateur Brian Jean, ont eux aussi été élus, même si, comme on l'a lu plus haut, le premier a déjà annoncé son intention de démissionner à titre de député.

Signe de la déroute conservatrice, seulement trois ministres ont été élus, un autre était en tête dans leur circonscription. Treize de leurs collègues ont été déclarés battus.

Jim Prentice, a déclenché les élections le 7 avril, soit un an plus tôt que la date prévue par la loi, affirmant avoir besoin d'un mandat pour exécuter un budget austère qui propose d'importantes hausses d'impôts et de taxes diverses, et des coupes dans les dépenses. L'Alberta désire cesser de dépendre essentiellement sur les revenus du pétrole, en baisse depuis la dernière année.

Au moment de la dissolution, le Parti progressiste-conservateur (PPC) détenait 72 des 87 places au Parlement. Mais ce qui devait être une victoire facile pour M. Prentice s'est transformée en véritable Bérézina.

Arthur Porter reçoit des soins d'urgence

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Publié par La Presse Canadienne le mardi 05 mai 2015 à 21h49. Modifié par Charles Payette le mercredi 06 mai 2015
Arthur Porter reçoit des soins d'urgence
Arthur Porter/Photo: archives PC
MONTRÉAL - Le biographe d'Arthur Porter affirme que l'homme recherché sous des accusations de fraude au Canada reçoit des soins d'urgence dans un hôpital au Panama.
Le journaliste Jeff Todd, qui a aidé l'homme d'affaires à la rédaction de «The Man Behind the Bow Tie», a indiqué que la famille d'Arthur Porter a annoncé lundi que sa maladie s'était aggravée et qu'il avait besoin de nouveaux traitements.

Arthur Porter est en détention depuis mai 2013 dans une prison du Panama, alors qu'il combat l'ordre d'extradition devant le ramener au Canada. Il fait face à des accusations de fraude reliées au projet de 1,3 milliard $ du Centre universitaire de santé McGill (CUSM) à Montréal.

Le médecin dit souffrir d'un cancer, et s'être administré des soins en prison.

M. Todd a indiqué par courriel que des membres de sa famille se rendaient au Panama pour être à ses côtés.

L'épouse d'Arthur Porter, Pamela Porter, a écopé en décembre de 33 mois en prison après avoir plaidé coupable sous deux chefs de blanchiment d'argent en lien avec l'affaire concernant son mari.