mardi, février 07, 2017

Washington relance l'oléoduc contesté par dans le Dakota

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Publié le 07 février 2017 à 16h31 | Mis à jour à 17h13

Agence France-Presse
Washington
L'administration de Donald Trump a relancé le projet d'oléoduc contesté par des Amérindiens dans le Dakota du Nord, revenant sur une décision prise au mois de décembre par son prédécesseur Barack Obama, a-t-elle annoncé mardi.
Le corps des travaux publics de l'armée américaine a approuvé le tracé de l'oléoduc, contesté par la tribu sioux de Standing Rock. Celle-ci estime qu'il passe sur des sites sacrés et menace ses sources d'eau potable.
M. Trump avait ouvert la voie à cette décision par un décret la semaine dernière, en même temps qu'il redonnait vie au projet de gigantesque oléoduc Keystone XL, bloqué par l'administration Obama au nom de la lutte contre le changement climatique.
L'oléoduc Dakota Access Pipeline doit s'étendre sur quatre États du nord américain et faire près de 1900 kilomètres de longueur.
Il vise à transporter l'or noir du Dakota du Nord, un des principaux pôles de production de gaz et de pétrole de schiste aux États-Unis, vers un centre de distribution dans l'Illinois.
Le projet à 3,8 milliards de dollars a... (ARCHIVES REUTERS)
Le projet à 3,8 milliards de dollars a soulevé l'année dernière un vaste mouvement de protestation portée par la tribu sioux de Standing Rock.
ARCHIVES REUTERS
Selon ses promoteurs, il permettrait de réduire les coûts de transport du pétrole et offrirait ainsi aux producteurs américains une opportunité de concurrencer davantage leurs rivaux canadiens.
Mais le projet à 3,8 milliards de dollars a soulevé un vaste mouvement de protestation portée par la tribu sioux de Standing Rock. La tribu assure que le futur oléoduc risque dans son tracé actuel de polluer un lac qui est sa principale source d'approvisionnement en eau.
De son côté, l'exploitant du projet, Energy Transfer Partners, a tenté de déminer les attaques en assurant que le tracé avait été décidé après consultations avec des dizaines de tribus et d'experts archéologiques.
Des opposants se sont rassemblés pendant plusieurs mois dans le Dakota du Nord pour bloquer les travaux, provoquant des échauffourées musclées entre manifestants et forces de l'ordre.
L'administration Obama avait mis fin au conflit en décembre en recommandant d'étudier un tracé alternatif.

Plus de 52 000 personnes ont fui le Soudan du Sud en janvier

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Publié le 07 février 2017 à 17h31 | Mis à jour à 17h31

Agence France-Presse
New York
Plus de 52 000 personnes ont fui le Soudan du Sud durant le seul mois de janvier, la plupart vers l'Ouganda, pour échapper aux incessants combats qui minent le plus jeune pays du monde et font planer des menaces de génocide, selon l'ONU mardi.
Les déplacés viennent pour beaucoup des villes au sud de la capitale Juba, dans l'État méridional d'Equatoria-Central, a précisé le conseiller spécial pour la prévention des génocides des Nations unies, Adama Dieng. Et de nombreux réfugiés font état de massacres de civils, de maisons détruites et de violences sexuelles.
«Le président Salva Kiir a promis de mettre fin à la violence et de ramener la paix, mais on assiste toujours à des affrontements et le risque que des atrocités de masse se produisent est toujours présent», a expliqué le conseiller dans un communiqué.
M. Dieng est particulièrement inquiet de la situation à Kajo-Keji, où les civils ayant fui la région disent craindre des violences de masse. Après divers retards, une mission de maintien de la paix de l'ONU est arrivée dans la ville dimanche pour surveiller la situation.
Le Soudan du Sud a gagné son indépendance du Soudan en 2011 mais il s'est enfoncé dans la guerre en décembre 2013, un conflit interne qui a fait des dizaines de milliers de morts et a conduit trois millions de personnes à fuir leur maison.
La crise humanitaire dans le pays est catastrophique... (PHOTO AFP)
La crise humanitaire dans le pays est catastrophique après quatre années de guerre et plus de six millions d'habitants, soit la moitié de la population, ont besoin d'une aide urgente.
PHOTO AFP
La crise humanitaire dans le pays est catastrophique après quatre années de guerre et plus de six millions d'habitants, soit la moitié de la population, ont besoin d'une aide urgente. Les organisations humanitaires craignent que ce nombre augmente de 20% à 30% dans le courant de l'année.

Radio parlée: Proulx s'oppose à l'interdiction dans les autobus scolaires

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Publié le 07 février 2017 à 15h43 | Mis à jour à 15h43

La Presse Canadienne
MONTRÉAL
Le ministre de l'Éducation du Québec ne croit pas que l'on devrait interdire aux chauffeurs d'autobus de la capitale nationale d'écouter la radio parlée lorsqu'ils conduisent les enfants à l'école.
Sébastien Proulx a réagi, mardi, à un reportage qui révélait que la commission scolaire de la Capitale avait ordonné à ses chauffeurs d'autobus de s'en tenir à écouter de la musique.
Une station de radio de Québec a publié un courriel, apparemment envoyé par la commission scolaire, dans lequel elle interdit à ses chauffeurs d'écouter de la radio parlée, jugée inappropriée pour les enfants.
La tuerie dans une mosquée de Québec qui a fait six morts, le 29 janvier dernier, a ravivé certaines critiques à l'endroit des stations de radio, qui ont été accusées de véhiculer des propos intolérants envers les musulmans.
M. Proulx estime que cet interdit n'est pas la bonne façon d'assurer l'harmonie entre les communautés.
La commission scolaire a réagi par voie de communiqué, mardi, en affirmant que la formulation de ses directives avait été maladroite.
«L'intention du secteur du transport scolaire est plutôt d'en appeler à la vigilance et au discernement des chauffeurs d'autobus afin d'éviter que des élèves soient exposés à du langage ou à des sujets parfois moins adaptés à leur jeune âge», ajoute-t-elle.
Le ministre de l'Éducation du Québec ne croit pas que l'on devrait interdire... (Photo archives Le Quotidien, Jeannot Lévesque)

PHOTO ARCHIVES LE QUOTIDIEN, JEANNOT LÉVESQUE

Nomination de la controversée ministre de l'Éducation: Mike Pence tranche en faveur

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Publié le 07 février 2017 à 12h41 | Mis à jour à 14h14

Agence France-Presse
Washington
Elle est la plus controversée des ministres du président américain Donald Trump. La milliardaire républicaine Betsy DeVos, confirmée mardi à la tête de l'Éducation lors d'un vote très serré au Sénat, a consacré sa récente carrière à la cause de la privatisation de l'éducation.
Sa nomination par Donald Trump a suscité tant de rejet du monde éducatif et syndical qu'il a fallu que le vice-président des États-Unis, Mike Pence, se déplace au Capitole pour voter en personne, comme la Constitution le lui permet en cas d'égalité, ce qui était le cas avec 50 voix pour et 50 voix contre. Deux des 52 républicains se sont joints aux 48 démocrates pour tenter de recaler Mme DeVos.
«Le vote d'aujourd'hui aidera chaque enfant à avoir une chance d'obtenir la meilleure éducation possible», a déclaré Mike Pence.
La dernière fois que le Sénat a rejeté une nomination date de 1989, une infamie à laquelle la républicaine a échappé à une voix près.
«Elle est la moins qualifiée dans un gouvernement historiquement peu qualifié», a accusé le chef du groupe démocrate, Chuck Schumer.
Donald Trump et Betsy DeVos... (Photo Carolyn Kaster, ARCHIVES Associated Press)
Donald Trump et Betsy DeVos
PHOTO CAROLYN KASTER, ARCHIVES ASSOCIATED PRESS
Un mouvement national de contestation était monté dans le pays ces dernières semaines, inondant les sénateurs de courriers et coups de téléphone.
Pendant 24 heures, les sénateurs démocrates se sont succédé dans l'hémicycle, y compris la nuit dernière, afin de dénoncer la ministre qualifiée tour à tour d'incompétente et d'ennemie de l'éducation publique.
À l'inverse, ses partisans soutiennent que l'arrivée de cette «outsider» représente la meilleure chance de réforme d'un système éducatif déficient, en retard sur d'autres pays développés.
«Les sénateurs protestent pour garder le statu quo», a écrit Donald Trump sur Twitter. «Betsy DeVos est une réformiste, elle fera une grande ministre de l'Éducation pour nos enfants!»
Donatrice républicaine
La républicaine est l'épouse du milliardaire Dick DeVos, dont le père fonda en 1959 Amway, société de vente directe devenue multinationale. Le père de Betsy DeVos, Edgar Prince, a fondé l'organisation conservatrice et religieuse Family Research Council en 1983.
Fervent protestant, le couple DeVos est politiquement très influent dans leur État du Michigan, près des Grands Lacs. Le mari fut candidat malheureux à l'élection pour le poste de gouverneur en 2006. Le couple est ensuite devenu le plus grand mécène du parti républicain dans le Michigan, finançant quantité de candidats et poussant en même temps leur projet de réforme scolaire. Elle-même présida l'antenne locale du parti.
Le Michigan est un laboratoire pour la création de «charter schools», ces écoles privées financées en partie par des fonds publics. Elles offrent aux élèves, selon ses promoteurs, un «choix» alternatif aux écoles publiques qui sont dans la ligne de mire des conservateurs en raison de l'influence des syndicats et de l'impossibilité de licencier les enseignants considérés comme mauvais.
Au niveau national, Betsy DeVos a fondé en 2010 l'American Federation for Children dans le but d'accompagner ce mouvement.
Armes et grizzlis
Lors d'un grand oral difficile le 17 janvier, la candidate avait refusé de clairement s'engager à ne pas réduire le budget de l'éducation.
«Toutes les écoles ne servent pas les élèves qui y sont assignés», a-t-elle dit, martelant qu'elle souhaitait donner un «choix» aux parents, un euphémisme désignant les écoles privées et religieuses.
Mme DeVos soutient également le mouvement pour l'éducation à domicile, préférée par de nombreux conservateurs chrétiens à l'éducation laïque.
Ses détracteurs l'ont inlassablement interrogée pour la prendre en défaut, avec un certain succès.
Aux États-Unis, le ministère de l'Éducation est moins fort que dans des pays centralisés comme la France. L'éducation est du ressort des États et des villes, tant pour les programmes que pour l'embauche des enseignants.
Mais le secrétaire à l'Éducation supervise un budget annuel de 68 milliards de dollars et est garant de l'application des lois fédérales.

Laïcité: Couillard reçoit froidement un appel de l'opposition

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Publié le 07 février 2017 à 17h16 | Mis à jour à 17h16

ALEXANDRE ROBILLARD
Agence France-Presse
QUÉBEC
Le premier ministre Philippe Couillard est demeuré sur ses positions, mardi, après un appel des partis de l'opposition à aller plus loin avec l'interdiction des signes religieux dans la fonction publique.
M. Couillard a déclaré dans un point de presse que l'enjeu du port de ces symboles est un phénomène inexistant dans le cas des fonctionnaires qui disposent d'un pouvoir de coercition.
«On est encore une fois en train de mettre sur la table un débat pour un enjeu inexistant, a-t-il dit. Je l'avais dit il y a quelques années: à ce que je sache, il n'y a pas de policier qui porte de signes religieux au Québec. Il n'y en a pas plus aujourd'hui. On est en train d'entreprendre un débat sur un enjeu qui est plus qu'hypothétique, qui est inexistant.»
Selon le premier ministre, l'attentat qui a fait six morts dans une mosquée de Québec, la semaine dernière, ne doit pas faire dévier le débat vers la place de la laïcité dans les services publics.
«Le problème d'horreur qu'on a vécu au Québec, la semaine dernière, c'est le racisme et la xénophobie poussés à la violence extrême, a-t-il dit. C'est ça l'enjeu. Il ne faut pas le retourner et voir qu'on va régler le problème en restreignant les droits de certaines personnes dans la société.»
Le premier ministre Philippe Couillard a affirmé qu'il... (Photo Jacques Boissinot, La Presse canadienne)
Le premier ministre Philippe Couillard a affirmé qu'il sera possible pour l'opposition de discuter de la laïcité dans les services publics lors de la commission parlementaire qui étudiera le projet de loi 62.
PHOTO JACQUES BOISSINOT, LA PRESSE CANADIENNE
M. Couillard a tout de même affirmé qu'il sera possible pour l'opposition de discuter de ses propositions lors de la commission parlementaire qui étudie le projet de loi 62, proposant l'obligation du visage découvert dans les services publics.
«On aura des arguments importants, mais je pense que personne ne s'attend à ce qu'on mette nos principes de côté ou qu'on marchande nos principes», a-t-il dit.
Propositions de l'opposition
Mardi, la Coalition avenir Québec (CAQ) et le Parti québécois (PQ) ont proposé aux libéraux d'aller plus loin, avec le projet de loi 62, en interdisant aux fonctionnaires qui disposent d'un pouvoir de coercition de porter des signes religieux.
Avant la première période des questions depuis l'attentat d'il y a 10 jours, le chef caquiste François Legault a déclaré qu'en échange, il est prêt à renoncer à étendre cette interdiction aux enseignants.
«Pour faciliter l'adoption du projet de loi sur la neutralité religieuse, la CAQ est prête à faire un compromis et à exclure les enseignants de la liste des interdictions, a-t-il dit. Je vous le dis, c'est pour faire un compromis, ça restera dans le programme, par contre, de la CAQ, pour l'élection générale l'année prochaine.»
Dans un point de presse, M. Legault a demandé aux libéraux de faire eux aussi un compromis en appliquant la recommandation de la commission Bouchard-Taylor, qui propose d'interdire les signes religieux aux juges, policiers et autres fonctionnaires disposant d'un pouvoir de contrainte.
M. Legault a affirmé qu'il s'agissait de sa réponse à la demande de M. Couillard, dans la foulée de l'attentat de Québec, d'adopter rapidement le projet de loi sur la neutralité religieuse.
«C'est une proposition qui fait largement consensus au Québec, c'est une position qui est rassembleuse, dans le contexte actuel, a-t-il dit. Donc, la balle est maintenant dans le camp de Philippe Couillard.»
Le chef péquiste Jean-François Lisée a lui aussi pointé vers une entente possible si le gouvernement se range derrière la proposition de Bouchard-Taylor.
M. Lisée demande également qu'un guide soit élaboré pour encadrer les accommodements raisonnables dans les secteurs de la fonction publique, de l'éducation ou de la santé.
Le chef péquiste souhaite également qu'un amendement attendu du gouvernement vienne resserrer l'obligation du visage découvert pour les personnes qui offrent ou reçoivent des services publics.
«J'espère qu'on va saisir cette chance, j'espère que le premier ministre va saisir le moment, a-t-il dit. L'initiative parlementaire lui appartient, il a la capacité de traduire ce consensus dans un projet de loi, et, s'il le fait, il fera une bonne action pour le Québec, et nous, on est prêts à faire cette bonne action avec lui.»
La ministre de la Justice, Stéphanie Vallée, a rappelé que le gouvernement n'a jamais indiqué son intention d'aller plus loin que la seule obligation du visage découvert.
«On n'a jamais dit que nous irions de l'avant avec cette recommandation du rapport Bouchard-Tayor», a-t-elle dit.

Bombardier: Ottawa annoncera son aide ce soir

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Publié le 07 février 2017 à 17h01 | Mis à jour à 17h01

Le gouvernement fédéral dévoilera ce soir à Dorval son aide financière à Bombardier, attendue depuis plus d'un an.
L'annonce se fera au Centre de finition Global, situé près de l'aéroport Montréal-Trudeau, a indiqué une source bien informée à La Presse.
Bombardier a demandé à Ottawa d'investir 1 milliard US dans l'entreprise afin d'accroître sa flexibilité financière alors qu'elle augmente la cadence de production de sa nouvelle gamme d'avions commerciaux C Series.
Rappelons que l'an dernier, le gouvernement du Québec a acquis 49,5 % du programme C Series pour 1 milliard US. De son côté, la Caisse de dépôt et placement a déboursé 1,5 milliard US pour une participation de 30 % dans la division ferroviaire de la multinationale, Bombardier Transport.
Bombardier a demandé à Ottawa d'investir 1 milliard... (PHOTO IVANOH DEMERS, ARCHIVES LA PRESSE)
Bombardier a demandé à Ottawa d'investir 1 milliard US dans l'entreprise afin d'accroître sa flexibilité financière alors qu'elle augmente la cadence de production de sa nouvelle gamme d'avions commerciaux C Series.
PHOTO IVANOH DEMERS, ARCHIVES LA PRESSE

Taxée d'avoir été escorte, Melania Trump relance des poursuites judiciaires

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Publié le 07 février 2017 à 10h53 | Mis à jour à 10h53

Agence France-Presse
WASHINGTON
Melania Trump, la femme du président américain, a relancé à New York des poursuites visant un journal qui avait affirmé qu'elle avait officié comme escorte dans les années 1990, a-t-on appris mardi de son entourage.
Mme Trump, une ex-mannequin d'origine slovène, exige 150 millions de dollars de dommages et intérêts de la société Mail Media, qui publie le Daily Mail Online.
Furieuse de ces allégations «malveillantes et dommageables» publiées durant la campagne présidentielle, la Première dame avait d'abord déposé plainte le 1er septembre 2016 devant un tribunal du Maryland.
Ces poursuites en diffamation visaient à l'origine le Daily Mail ainsi que Webster Tarpley, auteur d'un blogue dans cet État de l'est des États-Unis.
La plainte visant le Daily Mail a finalement été rejetée pour des raisons de compétence géographique. L'avocat de Mme Trump a donc saisi un tribunal de New York.
La procédure concernant Webster Tarpley a elle poursuivi son chemin et s'est conclue par une victoire de Mme Trump, sous la forme d'un règlement négocié entre les parties, a annoncé mardi à l'AFP l'avocat de la plaignante.
Melania Trump exige 150 millions de dollars de dommages... (Photo Carlos Barria, Archives REUTERS)
Melania Trump exige 150 millions de dollars de dommages et intérêts de la société Mail Media.
PHOTO CARLOS BARRIA, ARCHIVES REUTERS
M. Tarpley a accepté de verser à la Première dame une «somme conséquente» pour avoir faussement évoqué un passé d'escorte de Mme Trump, a précisé Charles Harder, sans préciser ce montant compensatoire.
Le blogueur a également reconnu ses torts dans un communiqué transmis à l'AFP par M. Harder.
«J'ai publié le 2 août 2016 un article sur Melania Trump qui était rempli d'informations fausses et diffamatoires à son encontre», a admis M. Tarpley.
«Je reconnais que ces affirmations étaient très offensantes et blessantes à l'égard de Mme Trump et de sa famille, et par conséquent je présente mes excuses sincères à Mme Trump, son fils, son mari et ses parents», a-t-il ajouté.
De 24 ans la cadette de Donald Trump, Melania Trump est la troisième épouse du milliardaire et la mère de leur jeune fils, Barron, qu'elle élève dans les ors de leur triplex en haut de la Trump Tower sur la Cinquième avenue à New York.
Charles Harder est notamment spécialisé dans les affaires de protection de la vie privée et de diffamation. L'avocat a défendu l'ancien catcheur Hulk Hogan dans un tel dossier, qui a finalement acculé à la faillite le site américain d'informations à sensation Gawker.com.

Son décret devant la justice, Trump s'en prend aux médias

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Publié le 06 février 2017 à 18h46 | Mis à jour le 07 février 2017 à 11h27

JEROME CARTILLIER
Agence France-Presse
Washington
Le président américain Donald Trump tentait de faire monter la pression sur la gravité de la menace terroriste, accusant la justice et les médias de la sous-estimer, à quelques heures d'une audience cruciale sur le devenir de son décret controversé sur l'immigration.
En recevant mardi à la Maison-Blanche les shérifs de plusieurs comtés, il a martelé que le décret, qui bloque temporairement l'entrée des ressortissants de sept pays à majorité musulmane (Iran, Irak, Libye, Somalie, Soudan, Syrie, Yémen) et de tous les réfugiés, était un document de «bon sens» et qu'il était «très important pour le pays» afin de le protéger du terrorisme.
Le président républicain a affirmé que l'affaire pourrait remonter jusqu'à la Cour suprême tout en affirmant espérer que cela ne soit pas nécessaire. Le texte sera examiné mardi à 15 h locales par la Cour d'appel fédérale de San Francisco lors d'une audience téléphonique.
«Je comprends, mieux que personne, la malhonnêteté totale des médias», a-t-il encore déclaré.
Lundi, le président américain avait accusé les médias d'avoir passé sous silence certaines attaques perpétrées par des «terroristes islamiques radicaux». La Maison-Blanche avait diffusé un peu plus tard une compilation de 78 attentats perpétrés au cours des deux dernières années, affirmant que la plupart d'entre eux n'avaient «pas reçu l'attention médiatique qu'ils méritaient».
Donald Trump a déclaré mardi que le décret était... (Photo Evan Vucci, AP)
Donald Trump a déclaré mardi que le décret était un document de «bon sens» et qu'il était «très important pour le pays» afin de le protéger du terrorisme.
PHOTO EVAN VUCCI, AP
La liste contient nombre d'attentats qui ont été des dominantes médiatiques mondiales pendant plusieurs jours, comme les attentats du 13 novembre 2015 à Paris, l'attentat de Nice au camion meurtrier le 14 juillet 2016 ou encore la fusillade de San Bernardino en Californie en décembre 2015.
«On est arrivé à un point où (les attaques) ne sont même plus rapportées par les médias», avait affirmé M. Trump lundi, contre toute évidence. «Et dans de nombreux cas, la presse très très malhonnête ne veut pas en rendre compte». «Ils ont leurs raisons», avait-il conclu, sans la moindre explication.
La Cour d'appel fédérale de San Francisco.... (ARCHIVES AP) - image 2.0
La Cour d'appel fédérale de San Francisco.
ARCHIVES AP
«Soi-disant juge»
Après avoir directement mis en cause «le soi-disant juge» qui a suspendu le décret, Donald Trump avait tenté de le faire passer par avance pour responsable de toute future attaque sur le sol américain: «Si quelque chose arrive, tenez-le pour responsable ainsi que le système judiciaire», a-t-il tweeté dimanche.
Ce «décret est un exercice légal de l'autorité du président sur l'entrée des étrangers aux États-Unis et l'admission des réfugiés», a indiqué le ministère de la Justice dans un document transmis lundi à la Cour d'appel fédérale de San Francisco.
De leur côté, près de 130 entreprises, basées en majorité dans la Silicon Valley, dont Facebook, Google, Microsoft, Twitter et Apple se sont jointes à la plainte contre ce décret signé le 27 janvier. Elles dénoncent notamment les «dommages importants pour le commerce américain, l'innovation et la croissance» qui en découlent.
Si la Cour de San Francisco confirmait la suspension du décret et que la Cour suprême en était saisie, il faudrait une majorité de cinq juges sur huit pour infirmer la décision de la cour d'appel.
Ce scénario est loin d'être acquis, la Cour suprême étant actuellement divisée idéologiquement entre quatre magistrats conservateurs et quatre magistrats progressistes.
Quelque 53% des Américains contestent le décret limitant l'immigration (47% l'approuvent), selon un sondage CNN, et 51% s'y opposent (45% l'approuvent), selon un sondage CBS.
Mais le président républicain affirme que ces enquêtes d'opinion sont fausses. «Tous les sondages négatifs sont de fausses informations, comme les sondages de CNN, ABC, NBC lors de l'élection», a-t-il tweeté lundi matin. «Désolé mais les gens veulent la sécurité aux frontières et des contrôles extrêmes».
Le guide suprême iranien, l'ayatollah Ali Khamenei, s'en est pris avec virulence au président républicain lors d'un discours devant des militaires à Téhéran.
«Nous remercions ce monsieur (Donald Trump) parce qu'il nous a facilité la tâche en montrant le vrai visage des États-Unis», a-t-il lancé.
«Ce que nous disons depuis plus de trente ans à propos de la corruption politique, économique, morale et sociale au sein du pouvoir américain, ce monsieur l'a mis à nu pendant la campagne électorale et après», a-t-il ajouté.

Une ONG dénonce le contrôle d'internet en Russie

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Publié le 07 février 2017 à 09h46 | Mis à jour à 09h46

Agence France-Presse
MOSCOU
Une ONG de défense des droits de l'Homme a accusé mardi les autorités russes de mener une «campagne militaire» contre la liberté d'internet, en dénonçant un contrôle du cyberespace propre à un «état de guerre».
«La politique russe à l'égard d'internet a été caractérisée ces cinq dernières années par les mots «attaque», «campagne» et «ennemis», et s'est transformée pratiquement en campagne militaire contre le net libre», a affirmé l'ONG Agora dans un rapport présenté à Moscou.
«Dans ces conditions, les autorités russes ont commencé à traiter internet comme une zone de combat» où «la critique la plus innocente» du pouvoir et toute tentative de contester ce qu'il fait «sont perçues comme une attaque armée», assure cette ONG réunissant une cinquantaine d'avocats spécialisés dans la défense des droits de l'Homme.
Les auteurs du rapport dénoncent notamment une «forte censure» d'internet et des «pressions» de plus en plus fréquentes contre ses utilisateurs.
Le rapport cite le cas du blogueur Alexeï Koungourov, condamné à deux ans de camp en décembre à Tioumen (Oural) pour avoir publié sur son blogue un article critiquant la campagne de bombardements aériens russe menée depuis 2015 en Syrie en soutien au régime de Bachar al-Assad.
Les auteurs du rapport dénoncent notamment une «forte... (PHOTO Kirill KUDRYAVTSEV, ARCHIVES AFP)
Les auteurs du rapport dénoncent notamment une «forte censure» d'internet en Russie et des «pressions» de plus en plus fréquentes contre ses utilisateurs.
PHOTO KIRILL KUDRYAVTSEV, ARCHIVES AFP
L'ingénieur Andreï Boubeïev a été condamné à Tver (centre) en mai 2016 à deux ans et trois mois de camp pour avoir partagé sur les réseaux sociaux des articles proukrainiens hostiles à la Russie, qui ont été qualifiés par la justice russe de «propagande extrémiste».
«Tout cela permet de conclure avec certitude que l'internet russe est désormais en état de guerre», estime le rapport.
L'année dernière, les défenseurs des droits de l'Homme en Russie ont dénombré 97 propositions d'hommes politiques et de hauts fonctionnaires visant à renforcer le contrôle d'internet et recensé 170 plaintes civiles contre des utilisateurs du net, selon Agora.
Au total, le nombre des atteintes à la liberté d'internet en Russie, parmi lesquelles «menaces de violences», «poursuites criminelles», «pressions administratives», «fermeture de sites» ou cyberattaques, a été multiplié presque par huit en 2016, s'établissant à 116 103 cas par rapport à 15 021 en 2015, précise le rapport.

Sarkozy ira en procès pour ses dépenses de campagne 2012

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Publié le 07 février 2017 à 06h13 | Mis à jour à 07h30

ANDRÉA BAMBINO
Agence France-Presse
Paris
Après avoir échoué à revenir au pouvoir, l'ex-président de droite français Nicolas Sarkozy voit son horizon judiciaire s'obscurcir à nouveau avec son renvoi en procès pour ses dépenses faramineuses lors de la campagne présidentielle de 2012.
L'ancien chef de l'Etat, aujourd'hui retiré de la vie politique, va faire appel de son renvoi pour financement illégal de campagne électorale, un délit passible d'un an de prison et de 3750 euros d'amende.
C'est la deuxième fois qu'un ancien président est renvoyé en procès dans une affaire politico-financière depuis 1958, après Jacques Chirac (1995-2007), condamné en 2011 à deux ans de prison avec sursis dans une affaire d'emplois fictifs à la mairie de Paris.
La décision du juge Serge Tournaire était attendue depuis quelques semaines. Le parquet de Paris avait aussi requis un procès pour Nicolas Sarkozy, qui a été sèchement éliminé en novembre à la primaire de son camp pour la présidentielle cette année.
L'ancien président se voit reprocher d'avoir dépassé le plafond des dépenses autorisées, «en engageant sans tenir compte des deux alertes adressées par les experts comptables de sa campagne (...) des dépenses électorales pour un montant d'au moins 42,8 millions d'euros», a expliqué une source judiciaire.
Nicolas Sarkozy, 62 ans, est renvoyé en procès... (Photo archives Agence France-Presse)
Nicolas Sarkozy, 62 ans, est renvoyé en procès pour financement illégal de campagne électorale, un délit passible d'un an de prison et de 3750 euros d'amende.
PHOTO ARCHIVES AGENCE FRANCE-PRESSE
Un chiffre bien au-dessus du plafond légal, alors fixé à 22,5 millions. Les images de certains rassemblements du président sortant avaient impressionné par la débauche de moyens déployés. De réunions supplémentaires en rassemblements géants organisés dans l'urgence par la filiale d'une société, Bygmalion, la campagne avait pris des allures de «train qui filait à toute vitesse», avait lancé l'un des responsables de la campagne, Jérôme Lavrilleux.
Fausses factures
Nicolas Sarkozy peut encore s'accrocher à l'espoir de voir la procédure contestée devant la chambre de l'instruction, car seul l'un des deux juges saisis, Serge Tournaire, a signé l'ordonnance. Des sources proches du dossier ont expliqué que l'autre juge saisi, Renaud van Ruymbeke, ne partageait pas la même analyse sur une implication de l'ancien chef de l'État.
«Ce désaccord manifeste entre ces deux magistrats, co-saisis d'une même information (judiciaire), fait rarissime pour être souligné, illustre l'inanité de cette décision», a estimé mardi l'avocat de M. Sarkozy, Thierry Herzog.
Cadres de son parti UMP (aujourd'hui baptisé Les Républicains), responsables de l'équipe de campagne, dirigeants de la société Bygmalion, experts-comptables: le juge a ordonné le renvoi en procès de 13 autres personnes pour faux ou usage, escroquerie ou complicité, abus de confiance ou recel et complicité de financement illégal de campagne.
Car l'affaire porte avant tout sur un système de fausses factures à grande échelle pour masquer le dépassement du plafond, en profitant des faiblesses des contrôles.
Le scandale avait éclaté en 2014 quand des cadres de Bygmalion et Jérôme Lavrilleux avaient révélé l'existence de ce système au profit de la campagne de M. Sarkozy, alors qu'ils étaient eux-mêmes accusés de malversations, mais en faveur d'un autre ténor du parti Jean-François Copé, finalement mis hors de cause.
La triche avait consisté à imputer à l'UMP quelque 15,2 millions d'euros de dépenses de rassemblements de la campagne, qui auraient dû figurer au compte officiel du candidat.
L'enquête n'a pas permis de déterminer qui a donné l'ordre. Plusieurs protagonistes ont prêté un rôle clé à Jérôme Lavrilleux, mais ce dernier a toujours affirmé n'avoir été mis au courant qu'après la campagne.
Personne n'a mis en cause Nicolas Sarkozy pour les fausses factures.
En revanche, le parquet soulignait dans ces réquisitions que ses «instructions» pour organiser plus de rassemblements (jusqu'à un total de 44), avaient été «rigoureusement contraires aux impératifs» de maîtrise des dépenses rappelés par des experts-comptables.
L'ex-candidat a réfuté toute explosion des dépenses et soulevé une autre hypothèse, celle de surfacturations au profit des patrons de Bygmalion. Dans le cadre de l'enquête, une expertise financière a néanmoins conclu que les tarifs pratiqués par Bygmalion n'étaient pas anormaux.
M. Sarkozy est par ailleurs menacé d'un autre procès dans une affaire d'écoutes téléphoniques pour laquelle il a été mis en examen (inculpé) en juillet 2014 pour corruption et trafic d'influence. Il est également cité dans plusieurs autres enquêtes, en particulier concernant des accusations de financement libyen pour sa campagne présidentielle de 2007.

Trump révèle le «vrai visage des États-Unis», selon Ali Khamenei

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Publié le 07 février 2017 à 06h32 | Mis à jour à 09h33

Agence France-Presse
TÉHÉRAN
Le nouveau président américain Donald Trump révèle «le vrai visage des États-Unis», a déclaré mardi le guide suprême iranien, l'ayatollah Ali Khamenei, lors d'un discours devant des militaires à Téhéran.
« Nous remercions ce monsieur (Donald Trump) parce qu'il nous a facilité la tâche en montrant le vrai visage des États-Unis. Ce que nous disons depuis plus de trente ans à propos de la corruption politique, économique, morale et sociale au sein du pouvoir américain, ce monsieur l'a mis à nu pendant la campagne électorale et après », a-t-il déclaré.
« Avec ce qu'il est en train de faire, il montre la réalité des États-Unis, la réalité des droits de l'Homme dans ce pays: ils menottent un enfant de cinq ans », a ajouté le guide.
Les médias iraniens ont rapporté qu'un enfant iranien de cinq ans avait été menotté dans un aéroport américain après le décret du président Trump interdisant temporairement l'entrée des ressortissants de sept pays à majorité musulmane, dont l'Iran.
Ce décret a pour l'heure été bloqué par la justice américaine.
Dans son discours, Ali Khamenei a également rejeté les menaces du président Trump à l'égard de l'Iran.
«Nous remercions ce monsieur (Donald Trump) parce qu'il... (REUTERS)
«Nous remercions ce monsieur (Donald Trump) parce qu'il nous a facilité la tâche en montrant le vrai visage des États-Unis. Ce que nous disons depuis plus de trente ans à propos de la corruption politique, économique, morale et sociale au sein du pouvoir américain, ce monsieur l'a mis à nu pendant la campagne électorale et après», a déclaré le guide suprême iranien, l'ayatollah Ali Khamenei.
REUTERS
Il « a dit ayez peur de moi », mais « les Iraniens vont répondre » à ces menaces lors des défilés et manifestations prévus vendredi à l'occasion du 38e anniversaire de la victoire de la révolution islamique, qui a renversé en 1979 le régime du Shah d'Iran, allié des États-Unis.
À Téhéran, un important défilé militaire sera organisé et le président Hassan Rohani doit prononcer un discours.
« L'Iran joue avec le feu. Ils ne se rendent pas compte à quel point le président Obama avait été "gentil" avec eux. Pas moi ! », avait tweeté vendredi le nouveau président des États-Unis, juste avant l'annonce de sanctions ciblées contre Téhéran en réaction à un test de missile par l'Iran le 29 janvier.
Depuis l'investiture de M. Trump le 20 janvier, le ton n'a cessé de monter entre Washington et Téhéran, dont les relations diplomatiques ont été interrompues peu après la révolution islamique et l'occupation de l'ambassade américaine à Téhéran.
Donald Trump a mis à exécution ses menaces de durcir la position de Washington envers la République islamique, mais sans faire dérailler pour l'instant l'accord international sur le nucléaire iranien scellé en 2015 par son prédécesseur Barack Obama.
« Le nouveau président américain dit qu'on doit remercier Obama, pourquoi ? Pour avoir créé Daech (acronyme arabe du groupe État islamique) et mis le feu à l'Irak et à la Syrie ? (...) Pour avoir voulu paralyser l'Iran avec des sanctions lourdes qui ont échoué, car aucun ennemi ne peut paralyser le peuple iranien ? », s'est interrogé l'ayatollah Khamenei.
L'Iran accuse les États-Unis et certains pays arabes de la région d'avoir facilité la création des groupes « terroristes », dont le groupe Etat islamique en Syrie et en Irak.
L'administration Obama avait imposé des sanctions qualifiées de « paralysantes » contre Téhéran à cause de son programme nucléaire, en partie levées en janvier 2016 à la suite d'un accord sur ce programme entre l'Iran et six grandes puissances, dont les États-Unis.
Toutefois, selon le ministre iranien des Affaires étrangères Mohammad Javad Zarif, l'Iran risque de « connaître des jours difficiles ». Il est « possible que Trump tente de renégocier l'accord, ce que ni l'Iran ni les Européens ni la communauté internationale ne l'accepteront », a-t-il dit dans un entretien au quotidien iranien Etellat paru mardi.

Le PQ suggère des mesures pour améliorer l'intégration des immigrants

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Publié le 06 février 2017 à 19h28 | Mis à jour le 06 février 2017 à 19h37

PIERRE SAINT-ARNAUD
La Presse Canadienne
Dans la foulée de l'attentat au Centre culturel islamique de Québec, le 29 janvier, le chef du Parti québécois (PQ), Jean-François Lisée, a présenté, lundi, une série de mesures destinées à améliorer l'intégration des immigrants et à combattre le racisme et la discrimination au Québec.
«Au cours de la dernière semaine, il y a eu une prise de conscience nationale extrêmement forte des difficultés d'intégration de plusieurs Québécois d'origines diverses - particulièrement, mais pas exclusivement maghrébine -, une prise de conscience très forte qu'il y avait dans notre société des traces de racisme et de discrimination qu'il convient de faire reculer», a affirmé M. Lisée en conférence de presse à Montréal.
Le plan d'action comporte une vingtaine de mesures touchant l'emploi, le logement, l'éducation et la francisation, notamment.
On y retrouve, entre autres, des propositions pour assurer une meilleure reconnaissance des diplômes et des compétences des immigrants, qui sont aux prises avec des taux de chômage beaucoup plus élevés que la moyenne des Québécois. Ces propositions impliquent le déblocage de goulots persistants que l'on retrouve chez certains ordres professionnels et dans les institutions d'enseignement, par exemple.
Certaines mesures visent aussi à contrer la discrimination à l'embauche, notamment en interdisant l'exigence d'une première expérience de travail canadienne, qui crée un cercle vicieux auquel il est impossible d'échapper lorsqu'un candidat nouvellement arrivé se cherche un premier emploi.
Le plan d'action dévoilé par M. Lisée comporte... (Photo archives La Presse)
Le plan d'action dévoilé par M. Lisée comporte une vingtaine de mesures touchant l'emploi, le logement, l'éducation et la francisation, notamment.
PHOTO ARCHIVES LA PRESSE
Le PQ propose également d'instaurer des amendes salées dans les cas de discrimination pour l'obtention d'un emploi ou d'un logement, parallèlement à des mesures de soutien financier pour l'incitation à l'embauche d'immigrants et à l'offre de stages.
«Il n'existe aucune amende pour quelqu'un qui est pris en flagrant délit de discrimination à l'embauche. Ça n'a pas de sens», a soutenu le chef péquiste.
De plus, il suggère de donner plus de mordant au programme d'embauche des minorités par l'État québécois en insistant sur les objectifs à atteindre, notamment par le biais de la discrimination positive.
Le PQ, qui a déjà fait part de son intention de mettre au rancart le cours d'éthique et culture religieuse, veut remplacer celui-ci par un cours sur la citoyenneté qui toucherait un ensemble de notions sociales, incluant, entre autres, le fait religieux, l'égalité entre les hommes et les femmes, la démocratie, la sexualité et autres.
«Ce cours doit avoir comme objectif de promouvoir une culture de l'antiracisme et contre la discrimination», a dit M. Lisée.
Le Parti québécois insiste également sur les mesures de francisation et l'intégration d'un plus grand nombre d'immigrants dans les conseils d'administration d'organismes publics et parapublics, parmi les candidats et employés des partis politiques et dans les manifestations culturelles.
Jean-François Lisée a d'ailleurs reconnu que son propre parti avait un examen de conscience à faire, alors qu'il n'était pas en mesure lui-même de dire quelle proportion du personnel salarié du PQ est immigrante: «Je suis certain que c'est insuffisant. On fait des efforts pour être beaucoup plus représentatifs au sein du Parti québécois», a-t-il soutenu.
Plusieurs des mesures visent aussi la sensibilisation, une approche qui a ses limites, notamment sur le web, où le document du Parti québécois suggère «d'encourager les citoyens à diffuser des contre-discours (aux propos racistes) et à marginaliser les voix discriminatoires».
«Le degré de tolérance au discours détestable est plus élevé qu'avant, a fait valoir M. Lisée. Développons des anticorps, disons que c'est détestable et on peut aussi tous bloquer (ces personnes détestables).»
Le chef péquiste s'est défendu de faire de l'angélisme, tout en reconnaissant que lutter contre l'émergence et la diffusion élargie d'un discours d'intolérance n'est pas une tâche simple.
«Il n'y a pas de réponse parfaite ou toute faite, mais l'inaction n'est pas une option», a-t-il martelé.

Course à la direction du PCC: Housakos appuie Maxime Bernier

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Publié le 07 février 2017 à 10h28 | Mis à jour à 10h28

(OTTAWA) L'ancien président du Sénat, le sénateur conservateur Leo Housakos, a choisi d'appuyer le député de Beauce Maxime Bernier dans la course à la direction du Parti conservateur.
Les organisateurs de la campagne de M. Bernier confirmeront cette nouvelle ce matin, a-t-on indiqué à La Presse. M. Housakos se verrait confier le mandat de veiller au bon déroulement de la campagne de M. Bernier dans la grande région de Montréal.
M. Bernier, qui est en tête au chapitre des dons recueillis par les candidats qui tentent de succéder à Stephen Harper à la tête du Parti conservateur, consacre l'essentiel de ses efforts de sa campagne au Québec depuis quelques jours. En tout, il compte sillonner la province pendant près de trois semaines afin de faire le plein des appuis.
Tout indique que le Québec aura un rôle déterminant dans le choix du prochain en chef étant donné que chaque circonscription au pays détient le même poids (100 points), peu importe le nombre de membres que l'on retrouve au sein d'une association d'une circonscription donnée. Le Québec détient 78 des 338 circonscriptions électorales au pays. L'autre candidat du Québec dans cette course est le député Steven Blaney.
En Ontario, plusieurs candidats pourraient se partager les appuis des militants conservateurs d'autant que l'on retrouve six candidats issus de cette province : Kellie Leitch, Lisa Raitt, Michael Chong, Chris Alexander, et Pierre Lemieux. L'homme d'affaires Kevin O'Leary, qui passe une partie de l'année aux États-Unis et qui a une maison à Boston, pourrait aussi faire le plein d'appuis dans cette province qui compte 121 circonscriptions.
Maxime Bernier consacre l'essentiel de ses efforts de sa... (Photo archives La Presse canadienne, Sean Kilpatrick)
Maxime Bernier consacre l'essentiel de ses efforts de sa campagne au Québec depuis quelques jours.
PHOTO ARCHIVES LA PRESSE CANADIENNE, SEAN KILPATRICK
Selon nos informations, le sénateur Claude Carignan, qui est le leader de l'opposition au Sénat, a télégraphié son intention d'appuyer Maxime Bernier le jour du vote en versant une contribution monétaire à la campagne du député de Beauce. Le prochain chef du Parti conservateur sera élu le 27 mai.
En tout, 14 candidats briguent la direction du Parti conservateur.

Bill Morneau à l'assaut du protectionnisme américain

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Publié le 07 février 2017 à 05h00 | Mis à jour à 05h00

(Ottawa) Alors qu'il continue de plancher sur son prochain budget, le ministre des Finances Bill Morneau se rendra à Washington demain pour une visite de deux jours afin de rencontrer des membres de l'administration Trump. Son message sera fort simple : le protectionnisme n'est pas le remède pour assurer la croissance de l'économie.
Cette visite du grand argentier du pays dans la capitale américaine interviendra deux jours après celle du ministre de la Défense, Harjit Sajjan, qui a rencontré lundi son homologue américain, le secrétaire à la Défense James Mattis, au Pentagone. Les deux hommes ont fait le point sur les dossiers importants liés à la défense, notamment la lutte contre le terrorisme, la sécurité du territoire nord-américain et l'engagement des deux pays au sein de l'Organisation du traité de l'Atlantique Nord (OTAN).
M. Morneau, qui sera le ministre le plus influent du gouvernement Trudeau à se rendre à Washington depuis l'arrivée au pouvoir du président Donald Trump, ne pourra toutefois pas rencontrer le secrétaire au Trésor désigné, Steven Mnuchin, ancien banquier et gestionnaire de fonds, sa nomination n'ayant pas encore été entérinée par un vote de l'ensemble du Sénat américain.
Mais le ministre des Finances entend livrer le même message aux membres de l'administration Trump qu'il rencontrera : les relations commerciales entre le Canada et les États-Unis sont bénéfiques aux deux pays.
«Mon message sera de dire que nous voulons nouer de bonnes relations avec l'administration américaine. Nous voulons protéger les emplois des Canadiens», a affirmé M. Morneau, lundi, en point de presse. «Nous voulons trouver une façon d'augmenter les occasions de travailler ensemble pour créer ces emplois dans notre pays tout en faisant une différence pour eux aussi».
Le grand argentier du pays Bill Morneau sera... (PHOTO REUTERS)
Le grand argentier du pays Bill Morneau sera le ministre le plus influent du gouvernement Trudeau à se rendre à Washington depuis l'arrivée au pouvoir du président Donald Trump.
PHOTO REUTERS
Entretiens téléphoniques
Selon le bureau du premier ministre Justin Trudeau, d'autres ministres ont aussi eu des entretiens téléphoniques avec leurs homologues américains. C'est notamment le cas du ministre des Transports, Marc Garneau, de la ministre des Affaires étrangères, Chrystia Freeland, du ministre de la Sécurité publique, Ralph Goodale, et du ministre de l'Immigration, Ahmed Hussen.
«Le Canada travaille avec la nouvelle administration des États-Unis pour maintenir nos relations bilatérales solides. Les ministres et les hauts fonctionnaires ont pris contact avec leurs homologues américains par téléphone et en personne. [...] D'autres réunions seront organisées dans les prochains jours avec des hauts responsables américains», a indiqué Andrée-Lyne Hallé, porte-parole du premier ministre, dans un courriel à La Presse.
Des alliés importants
Le gouvernement Trudeau s'est aussi assuré d'avoir des alliés importants pour contrer les velléités protectionnistes de l'administration Trump : la puissante Chambre de commerce des États-Unis.
De passage à Ottawa, lundi, le patron de cette organisation, Tom Donohue, a soutenu que l'abrogation de l'Accord de libre-échange nord-américain (ALENA) aurait un effet «dévastateur pour les travailleurs, les entreprises et l'économie de nos pays».
Dans un discours qu'il a prononcé devant les membres de la Chambre de commerce du Canada, M. Donohue s'est d'ailleurs dit prêt à livrer une rude bataille pour conserver les acquis de l'ALENA et défendre la justesse d'une telle entente. Rappelons que le président Donald Trump a promis de renégocier cet accord afin d'obtenir des concessions à l'avantage des États-Unis, sans quoi il se dit prêt à le déchirer. Des négociations devraient commencer en mai.
Selon M. Donohue, il est possible d'améliorer l'accord de 23 ans qui régit les échanges commerciaux entre le Canada, le Mexique et les États-Unis, de façon à ce qu'il rehausse la compétitivité de l'Amérique du Nord avec le reste du monde.
M. Donohue, qui a également rencontré lundi le premier ministre Justin Trudeau et certains de ses proches collaborateurs, a affirmé que la priorité de l'ALENA était de «ne pas nuire» à une relation commerciale intégrée déjà solide.

Attentat-suicide à Kaboul: au moins 20 morts

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Publié le 07 février 2017 à 07h40 | Mis à jour à 10h14

USMAN SHARIFI
Agence France-Presse
Kaboul
Un attentat-suicide a de nouveau visé des fonctionnaires afghans mardi à Kaboul faisant au moins 20 morts parmi les employés et les visiteurs de la Cour suprême, fauchés à l'heure de sortie des bureaux.
Selon un bilan provisoire du ministère de la Santé, 41 personnes ont été blessées dont au moins un enfant, «mais ce bilan pourrait s'aggraver», a estimé un porte-parole.
«Le kamikaze s'est avancé à pied et a déclenché sa charge sur le stationnement» dans l'enceinte de la Cour suprême, à l'heure où les employés allaient embarquer à bord des bus qui les raccompagnent, a rapporté à l'AFP un porte-parole du ministère de l'Intérieur, Najibullah Danish.
Mais selon un responsable de la Cour joint à l'intérieur, l'attentat s'est produit près du guichet où le public vient récupérer les passeports, ce qui expliquerait que les victimes se comptent aussi parmi les visiteurs.
«Nous étions une dizaine à attendre nos passeports, six d'entre nous ont été blessés mais nous sommes tous vivants», a raconté Mohammad Ayob à l'AFP.
Les accès au bâtiment sont barrés par les... (Photo Massoud Hossaini, archives Associated Press)
Les accès au bâtiment sont barrés par les forces de police.
PHOTO MASSOUD HOSSAINI, ARCHIVES ASSOCIATED PRESS
D'autres ont eu moins de chance comme le confie Nazar Mohammad Niazi à l'AFP: «C'était l'heure de rentrer à la maison. J'ai vu une petite fille projetée juste devant moi par le souffle de l'explosion, elle est morte».
La déflagration, assourdissante, a été entendue alentour, suscitant des scènes de panique aux abords de l'enceinte, dont les accès ont été aussitôt barrés par les forces de police.
«J'étais dedans avec mon père pour une démarche. Nous nous dirigions vers le stationnement quand on a entendu une très forte explosion, quand j'ai regardé mon père, il gisait en deux morceaux... comment vais-je faire sans lui», pleure un homme, le visage défait, les mains en sang, dont le témoignage a été diffusé en direct par la chaîne de télévision locale Tolo News.
Un autre a fait état de «projections de chair et de sang sur les murs, (les corps) de deux femmes et un enfant qui étaient à côté de moi. C'était horrible».
L'attentat est survenu peu avant 16 h locales (7 h 30 au Québec) dans l'enceinte de la Cour, située non loin de l'Ambassade des États-Unis dans la capitale afghane.
Il n'avait pas été revendiqué en fin de journée.
Déjà en 2013
La route conduisant au bâtiment a été aussitôt barrée par les forces de police. Plusieurs ambulances et véhicules de pompiers ont été également déployés sur place, ont constaté des journalistes de l'AFP.
Le dernier attentat d'ampleur à Kaboul, le 10 janvier, avait visé une annexe du Parlement également à l'heure de sortie des bureaux, faisant 38 morts et quelque 80 blessés.
La Cour Suprême à Kaboul avait par ailleurs été déjà visée une première fois en juin 2013 par un attentat qui avait fait 15 morts et une quarantaine de blessés: la bombe de forte puissance avait explosé à la même heure, 16 h, dans l'entrée du bâtiment.
Les talibans avaient alors revendiqué l'opération et menacé d'autres attentats à venir si la Cour continuait de condamner à mort leurs combattants.
Le président afghan Ashfrad Ghani a condamné «l'attaque barbare», évoquant «un crime contre l'humanité et un acte impardonnable».
En 2016, l'ONU a enregistré le pire bilan pour les civils en Afghanistan depuis qu'elle a commencé de les comptabiliser en 2009, soit 11 500 morts et blessés.
Parmi eux, près de 2000 personnes ont été affectées par des attentats indiscriminés contre la population, dont 398 ont été tuées. Ce qui constitue là encore un record depuis 2009, en augmentation de 7% comparé à 2015.
Pour la Mission des Nations unies d'assistance à l'Afghanistan (Manua) les mouvements insurgés, dont les talibans et le groupe Etat islamique, sont responsables de plus de 60% des victimes - ce que les Talibans contestent.