Information sur la politique 1

samedi, mars 18, 2017

SONDAGE Québec solidaire gruge des appuis au Parti québécois

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18 mars 2017 |Stéphane Baillargeon | Québec
Gabriel Nadeau-Dubois
Photo: Jacques Nadeau Le Devoir
Gabriel Nadeau-Dubois

À gauche, il était attendu un peu comme le messie, et le miracle semble se produire.

L’entrée en scène politique pour Québec solidaire de l’ex-leader étudiant Gabriel Nadeau-Dubois se mesure concrètement par une hausse spectaculaire des intentions de vote pour cette formation.

QS passe à 14 % des voix possibles dans tout le Québec, selon un sondage réalisé pour Le Devoir par la firme Léger. Il s’agit d’un bond de cinq points depuis janvier. Aux élections de 2012, QS a fait le plein de 8 % des suffrages exprimés.

La progression se fait au détriment du PQ, qui recule de 4 parts, de 29 % à 25 %. Les libéraux trônent encore en tête à 34 % (+2) des intentions de vote. La CAQ est à 23 % (+1).

Le buzz solidaire s’arrime à plusieurs semaines de visibilité accrue et positive pour QS. Par exemple avec la couverture du retrait de la vie politique de Françoise David, députée de Gouin, que M. Nadeau-Dubois veut maintenant remplacer à l’Assemblée nationale. La cofondatrice de QS est une figure politique très respectée du Québec, y compris par ses adversaires.

La lutte menée par l’autre députée de QS Manon Massé pour éviter l’élimination de la carte électorale de sa circonscription montréalaise de Sainte-Marie–Saint-Jacques a aussi été très relayée médiatiquement. La question du sondage sur les intentions de vote parlait d’ailleurs de « Québec solidaire de Manon Massé », puisqu’elle en est la porte-parole par intérim.
  
Les réponses favorables au parti de gauche ont donc augmenté de 55 % en quelques semaines. La formation bondit aussi pour la première fois au-dessus du seuil des 10 % dans toutes les régions du Québec. Six points seulement séparent maintenant le PQ (22 %) et QS (16 %) dans la région de Montréal.

« Les libéraux attirent entre 31 et 35 % des intentions de vote dans les sondages depuis presque deux ans, fait observer Christian Bourque, vice-président directeur de Léger. Dans les faits, leur avance est plus significative, puisque le PQ, la deuxième formation, recule de quatre points. On peut aussi penser que les votes gagnés par QS viennent du PQ. Il semble y avoir un vase communicant entre les deux formations. »

Tous des traîtres

Gabriel Nadeau-Dubois, souvent surnommé GND, a annoncé le jeudi 9 mars qu’il briguera l’investiture pour QS dans la circonscription de Gouin, laissée libre par la retraite de Françoise David. En seulement cinq jours de politique active, la jeune recrue de 26 ans a aussi permis à QS de recruter plus de 4000 nouveaux membres, ce qui correspond à une augmentation de 40 % de ses effectifs.

Le sondage révèle par contre que la figure réputée la plus radicale du Printemps érable de 2012 divise toujours la population. Le quart (23 %) des Québécois a de lui une opinion « plutôt favorable », mais une personne sur trois (33 %) dit le contraire. Un peu plus (37 %) disent ne pas assez le connaître pour se prononcer.

À la conférence de presse annonçant sa candidature, M. Nadeau-Dubois avait accusé la classe politique qui gouverne depuis trente ans d’avoir « trahi le Québec ». La formule a scandalisé d’anciens politiciens, dont l’ex-premier ministre Bernard Landry. Elle a tout de même fait mouche auprès d’une majorité de Québécois, selon le sondage.

Au total, 50 % des répondants se disent d’accord avec l’énoncé suivant : « Il faut sortir la classe politique qui nous gouverne depuis 30 ans, car elle a trahi le Québec. » Les trois quarts (74 %) des partisans de QS l’appuient, trois caquistes sur cinq (60 %), mais aussi 56 % des péquistes. Par contre, seul le quart (26 %) des libéraux se disent tout à fait (6 %) ou plutôt d’accord (20 %) avec la formule lapidaire.

Voici d’autres révélations du coup de sonde national :

Insatisfaction. Le pourcentage des électeurs insatisfaits du gouvernement Couillard grimpe encore, passant de 62 à 65 % en trois mois. Au total, 71 % des francophones se déclarent « très » ou « plutôt insatisfaits », et seulement 3 % d’entre eux se disent « très satisfaits ».

Changement. En plus, deux électeurs sur trois (63 %) souhaitent un changement de gouvernement aux prochaines élections et une personne sur cinq (20 %) pense le contraire. Plus d’un jeune sur quatre (28 %) ne sait pas quoi répondre devant cette alternative. Le PLQ au pouvoir n’est perçu comme la formation incarnant le changement que par 2 % de la population. Les trois autres partis (PQ, CAQ et QS) sont à égalité de ce point de vue avec environ le quart des voix favorables. « Une volonté de changement se manifeste, mais aucune formation n’incarne clairement ce changement », résume le vice-président Christian Bourque. « Il y a une division des voix, encore plus grande maintenant avec la montée de QS. »

Leaders. Qui ferait le meilleur premier ministre du Québec ? Les chefs des trois partis restent à peu près à égalité (selon la marge d’erreur) dans la perception populaire avec des scores de 18 % (Couillard), 17 % (Lisée) et 14 % (Legault). Manon Massé reçoit 7 % des appuis.

Indépendance. Le Non l’emporterait à 64 % à un référendum sur la souveraineté. Les francophones sont contre la sécession à 56 %. Les 45-54 ans (69 %) et les 18-24 ans (66 %) constituent les groupes d’âge les plus opposés à l’option.

Alliance. Les trois quarts (73 %) des péquistes et moins de la moitié (43 %) des solidaires souhaitent que les deux partis forment une alliance électorale. C’est un peu déjà le cas dans la circonscription de Gouin, où le PQ n’opposera aucun candidat à Gabriel Nadeau-Dubois, ce qui pourrait lui faciliter le chemin vers l’Assemblée nationale à l’élection partielle, pour laquelle aucune date n’est encore fixée.

Taxe à la frontière canado-américaine: un impact «très, très significatif», pour Couillard

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18 mars 2017 |Lia Lévesque - La Presse canadienne | Actualités économiques
Le premier ministre s’est montré préoccupé devant l’instauration possible d’une taxe.
Photo: Jacques Nadeau Le Devoir

Le premier ministre s’est montré préoccupé devant l’instauration possible d’une taxe.
L’instauration d’une taxe à la frontière canado-américaine, qui est discutée aux États-Unis depuis l’élection de Donald Trump, aurait un impact « très, très significatif » pour les produits d’ici, a prévenu vendredi le premier ministre Philippe Couillard.
 
À l’issue d’une journée d’échanges entre gens d’affaires québécois et américains, avec la Chambre de commerce du Montréal métropolitain et la Fédération des chambres de commerce du Québec, sur cette question de la relation commerciale Québec–États-Unis, le premier ministre s’est montré préoccupé devant l’instauration possible d’une telle taxe. Il a avoué ne pas avoir d’évaluation précise quant aux coûts supplémentaires qu’engendrerait une telle taxe, mais « tout le monde s’entend que l’impact serait très significatif, très, très significatif », a-t-il assuré.
 
« On parle de l’interruption soudaine des chaînes d’approvisionnement. Il faut savoir que, dans beaucoup de produits comme les produits automobiles et autres, les pièces qui mènent au produit fini passent la frontière souvent jusqu’à six, sept, huit fois. Vous voyez immédiatement les conséquences. Ça, c’est effectivement très préoccupant », a-t-il commenté.
 
Entente à trois ?
 
Par ailleurs, M. Couillard a réitéré sa préférence pour une entente commerciale trilatérale Canada–États-Unis–Mexique, mais semble prêt à envisager une entente bilatérale si les pourparlers à trois étaient freinés par un litige entre les États-Unis et le Mexique. « Il vaut mieux qu’on poursuive une démarche à trois. Mais si, par hasard, il devait y avoir des enjeux ou des obstacles majeurs qui freinent considérablement la progression des conversations avec le Mexique, c’est certain qu’on va vouloir, nous, avancer ce qu’on peut faire avancer plus rapidement. Mais actuellement, je crois qu’il est encore possible d’indiquer aux États-Unis qu’il est préférable, même pour eux, que le Mexique fasse partie de l’arrangement modifié », a commenté le premier ministre Couillard.
 
Aux côtés de M. Couillard, la présidente et chef de la direction du Canadian American Business Council, Maryscott Greenwood, a abondé dans ce sens. « Je suis d’accord avec l’idée d’essayer de garder ensemble les trois amigos, mais les trois amigos pourraient devenir les deux amis », a illustré Mme Greenwood. Elle s’est défendue de vouloir écarter d’avance le Mexique, mais a noté qu’à cause du contexte politique actuel aux États-Unis, « si la négociation avec le Mexique traîne en longueur, il sera préférable de discuter pour au moins “faire des progrès dans la relation Canada–États-Unis aussi rapidement que possible et s’en servir comme modèle”  ».
 
« La réalité politique aux États-Unis veut que ce serait plus facile de conclure une entente avec le Canada », a affirmé Mme Greenwood.

Trump réaffirme qu'il n'accuse pas Londres de l'avoir espionné

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Publié le 17 mars 2017 à 18h24 | Mis à jour le 17 mars 2017 à 18h24
Le président Donald Trump a maintenu implicitement vendredi ses... (Photo Jim Bourg, REUTERS)
Le président Donald Trump a maintenu implicitement vendredi ses accusations selon lesquelles le président Barack Obama avait ordonné la mise sur écoute de ses lignes téléphoniques dans la Trump Tower.
PHOTO JIM BOURG, REUTERS
Agence France-Presse
Washington
Le président américain Donald Trump a réaffirmé vendredi qu'il n'accusait pas le Royaume-Uni de l'avoir espionné, après des allégations contre les services secrets britanniques que son porte-parole a semblé reprendre à son compte.
Il a par ailleurs maintenu implicitement ses accusations selon lesquelles le président Barack Obama avait ordonné la mise sur écoute de ses lignes téléphoniques dans la Trump Tower, qui abritait sa résidence principale et d'où il a mené sa campagne électorale.
Sur le ton de la plaisanterie, il s'est adressé à la chancelière allemande Angela Merkel qui se trouvait à ses côtés à la Maison-Blanche, lui disant qu'«en matière de mise sur écoute par la précédente administration, au moins nous avons quelque chose en commun... peut-être».
À l'automne 2013, sous la présidence de Barack Obama, l'ancien consultant de la NSA Edward Snowden avait révélé que le téléphone portable de Mme Merkel avait été mis sur écoute par l'agence de renseignement américaine.
Et, interrogé lors de sa conférence de presse commune avec Mme Merkel sur les accusations cette fois contre les services secrets britanniques, M. Trump a déclaré: «Nous n'avons rien dit».
«Tout ce que nous avons fait a été de citer un esprit juridique très talentueux qui a été responsable de tenir ces propos à la télévision», a-t-il ajouté.
Le juge Andrew Napolitano avait affirmé sur Fox News -sur laquelle il est un intervenant régulier- en début de semaine que le président Obama «n'a pas utilisé la NSA, il n'a pas utilisé la CIA, il n'a pas utilisé le FBI et il n'a pas utilisé le ministère de la Justice», affirmant qu'il avait eu recours au Government Communications Headquarters (GCHQ), l'agence de surveillance britannique.
Le porte-parole de la Maison-Blanche Sean Spicer avait --sur la foi de ce reportage-- laissé entendre jeudi que c'était le GCHQ qui avait mené les écoutes de M. Trump pendant la campagne.
Vendredi matin, la Maison-Blanche a assuré ne pas avoir accusé Londres d'espionnage. Plus tôt, Londres avait dit avoir reçu des assurances de la Maison-Blanche qu'elle ne répéterait pas ses accusations contre le GCHQ.
En fin d'après-midi, un présentateur de Fox News a lu en direct un communiqué de la chaîne disant «ne pouvoir confirmer les commentaires du juge Napolitano».

Fox News ne dispose d'aucune preuve quelle qu'elle soit que l'actuel président des États-Unis a été surveillé à une quelconque période d'une quelconque façon, point final», a poursuivi Shepard Smith.

À DÉCOUVRIR SUR LAPRESSE.CA

É.-U.: le Secret Service confirme le vol d'un de ses ordinateurs

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Publié le 17 mars 2017 à 16h17 | Mis à jour le 17 mars 2017 à 16h17
Le Secret Service, qui dépend du ministère de... (PHOTO KEVIN LAMARQUE, archives REUTERS)
Le Secret Service, qui dépend du ministère de la Sécurité intérieure, assure que ses ordinateurs sont sécurisés et cryptés.
PHOTO KEVIN LAMARQUE, ARCHIVES REUTERS
Agence France-Presse
WASHINGTON
Le Secret Service, chargé aux États-Unis de la protection du président et des personnalités, a annoncé vendredi avoir lancé une enquête sur le vol d'un de ses ordinateurs portables, sans préciser ce que l'appareil contenait.
Selon la chaîne CNN, cet ordinateur contenait des plans et des projets d'évacuation de la Trump Tower, où résidait le président Donald Trump avant son investiture le 20 janvier. Sa femme Melania et son dernier fils Barron y habitent encore.
Selon ABC, l'appareil contiendrait aussi des détails de l'enquête sur le scandale du serveur privé de l'ex-candidate démocrate Hillary Clinton.
«Le Secret Service peut confirmer qu'un employé a été victime d'un acte criminel par lequel un ordinateur portable de notre agence a été volé», a écrit l'agence dans un communiqué.
Le Secret Service, qui dépend du ministère de la Sécurité intérieure, assure que ses ordinateurs sont très sécurisés et cryptés, et qu'ils «ne sont pas autorisés à contenir des informations classées».
«Une enquête est en cours», ajoute le Secret Service sans autre détail, précisant juste que toute information relative à ce vol doit être transmise à son bureau de New York.
Selon CNN, qui cite sans les nommer deux hauts responsables de la police de New York, l'ordinateur contenait des informations «très sensibles» et a été dérobé dans la voiture d'un agent du Secret Service jeudi matin, dans le quartier de Brooklyn à New York.

Un homme abattu à l'aéroport d'Orly de Paris

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Publié le 18 mars 2017 à 07h19 | Mis à jour à 09h04
Près de 3000 personnes ont été évacuées du terminal... (Photo Benoit Tessier, REUTERS)
Près de 3000 personnes ont été évacuées du terminal Sud, et les passagers qui se trouvaient dans le terminal Ouest ont été confinés, selon le porte-parole du ministère de l'Intérieur, Pierre-Henry Brandet.
PHOTO BENOIT TESSIER, REUTERS
ROMAIN FONSEGRIVES
Agence France-Presse
Orly
Un homme a été abattu samedi matin par les forces de sécurité à l'aéroport d'Orly-Sud après avoir tenté de dérober une arme à une militaire de l'opération Sentinelle, alors que la France fait face à une menace terroriste sans précédent depuis deux ans.
Des militaires patrouillent à l'extérieur de l'aéroport.... (Photo Benoit Tessier, REUTERS) - image 1.0
Des militaires patrouillent à l'extérieur de l'aéroport.
PHOTO BENOIT TESSIER, REUTERS
Un Français, connu des services de police et du renseignement, a été abattu samedi par les forces de sécurité après avoir tenté de dérober une arme à une militaire en patrouille à l'aéroport d'Orly au sud de Paris, où le trafic aérien a été suspendu.
L'enquête a été confiée à la section antiterroriste de Paris. Une heure et demie avant de mener l'attaque à Orly, l'homme avait tiré sur des policiers lors d'un contrôle dans la banlieue parisienne nord et volé un véhicule en banlieue sud pour aller à l'aéroport, à 10 km de là.
Cette nouvelle alerte survient alors que la France fait face à une menace terroriste sans précédent depuis plus de deux ans.
Vers 2h30 (heure de l'Est), cet homme a tenté de dérober un fusil d'assaut Famas «à une militaire puis s'est réfugié dans un commerce de l'aéroport international avant d'être abattu par les forces de sécurité» dans le terminal Sud, selon le ministère français de l'Intérieur.
Un témoin interrogé par l'AFP a indiqué pour sa part avoir vu l'assaillant tenir «en otage une militaire. Il la tenait par le cou, et il menaçait les deux autres militaires avec le fusil de la femme» qu'il tentait d'arracher. «J'ai entendu des éclats de voix, et j'ai vu des militaires qui tenaient en joue une personne», a expliqué Dominique, un voyageur en partance pour la République dominicaine qui n'a pas souhaité donner son nom de famille.
L'homme abattu est «connu des services de police et de renseignement», selon le ministre de l'Intérieur Bruno Le Roux et il s'agit d'un Français de 39 ans, ont indiqué des sources proches de l'enquête.
Son père et son frère ont été placés en garde à vue, selon les mêmes sources et le président François Hollande a «(salué) le courage» des policiers et militaires face à un «individu particulièrement dangereux».
«Le trafic aérien est complètement interrompu», a déclaré à l'AFP un porte-parole de la Direction générale de l'aviation civile (DGAC).
Évacuations et confinements
Près de 3000 personnes ont été évacuées du terminal Sud, et les passagers qui se trouvaient dans le terminal Ouest ont été confinés, a précisé le porte-parole du ministère de l'Intérieur, Pierre-Henri Brandet. Il n'y a pas eu de blessé, a-t-il ajouté.
Des magasins qui ferment leurs rideaux instantanément, des valises abandonnées en plein aéroport: les témoins qui ont assisté à l'attaque ont décrit une scène aussi brève que violente.
Sofiane Slim, un agent d'escale de la Royal Air Maroc de 30 ans, a cru que «c'était soit un film, soit un exercice d'entraînement». Il se trouvait au rez-de-chaussée quand ont retenti les coups de feu. «Ç'a été la panique générale: les gens couraient de partout».
Une opération de déminage a permis de constater l'absence d'explosifs, a annoncé le ministère de l'Intérieur.
L'attaque s'est produite au premier étage du terminal Sud dans la zone publique, juste avant les contrôles.
Un périmètre de sécurité a été mis en place et d'importants moyens policiers ont été engagés dans le deuxième aéroport en France après Paris-Charles de Gaulle (Roissy), avec 31 millions de passagers en 2016 et la desserte de 55 pays.
Un peu plus tôt dans la matinée, l'assaillant d'Orly avait blessé un policier en banlieue parisienne nord, avec un pistolet à grenaille lors d'un contrôle routier, avant de prendre la fuite.
Il a ensuite été «repéré» à Vitry-sur-Seine (sud de la capitale) après avoir expulsé un conducteur d'une voiture afin de se rendre à Orly à bord du véhicule volé, selon Bruno Le Roux.
État d'urgence
«Fortement choqués», les trois militaires de la patrouille visée à Orly ont été pris en charge par les secours, selon des sources policières.
L'opération Sentinelle, dont ils font partie, a été mise en place à la suite des attentats de janvier 2015 à Paris. Cette série d'attaques terroristes meurtrières avait notamment visé le journal Charlie Hebdo et une supérette cacher.
L'attaque à Orly est survenue un mois et demi après une précédente agression ayant déjà visé des militaires au Musée du Louvre, au coeur de Paris. Un Égyptien de 29 ans y avait attaqué à la machette des soldats, se précipitant sur la patrouille en criant «Allah Akbar» (Dieu est le plus grand, en arabe), avant d'être blessé grièvement.
Elle intervient également alors que la Belgique s'apprête à commémorer le 1er anniversaire des attentats de l'aéroport et du métro de Bruxelles le 22 mars (32 morts).
Depuis les attentats de novembre 2015 à Paris et en région parisienne (130 morts), la France vit sous le régime de l'état d'urgence qui a été prolongé plusieurs fois et doit rester en vigueur jusqu'au 15 juillet.
Jeudi, après l'explosion d'un courrier piégé au siège parisien du Fonds monétaire international (FMI), le président français François Hollande avait estimé que cet événement notamment conduisait «à justifier l'état d'urgence».

Laval: le maire mis à l'amende par le DGE

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EXCLUSIF
Publié le 18 mars 2017 à 05h00 | Mis à jour à 07h30
S'il plaide coupable au constat d'infraction, le maire... (PHOTO MARCO CAMPANOZZI, Archives LA PRESSE)
S'il plaide coupable au constat d'infraction, le maire de Laval, Marc Demers, se verra imposer une amende minimale de 500 $ par le Directeur général des élections du Québec.
PHOTO MARCO CAMPANOZZI, ARCHIVES LA PRESSE
Pour conquérir la mairie de Laval en 2013, Marc Demers a prêté presque trois fois la somme permise par la loi à son parti, le Mouvement lavallois. Quatre ans plus tard, le Directeur général des élections du Québec (DGEQ) vient de lui envoyer un constat d'infraction.
Le DGEQ a confirmé vendredi à La Presse avoir mis à l'amende M. Demers lundi dernier, sans toutefois justifier pourquoi il aura fallu ce long délai avant de conclure à une irrégularité. On se borne à dire que le DGEQ ne commente jamais « les cas particuliers afin de respecter le processus judiciaire ».
Le constat d'infraction indique que M. Demers a consenti un prêt à la représentante officielle du parti « en sachant qu'un tel acte avait pour effet de lui faire dépasser le maximum prévu » - soit 10 000 $ - à la Loi sur les élections et les référendums dans les municipalités.
La somme prêtée se retrouve dans le rapport financier du Mouvement lavallois pour l'année 2013. On y indique que Marc Demers a prêté 28 000 $ au taux d'intérêt de 3 %.
Le chef du Mouvement lavallois se voit ainsi imposer une amende minimale de 500 $ s'il plaide coupable. Il peut toutefois se prévaloir du droit d'appeler de la décision devant la Cour du Québec ; il a jusqu'au 13 avril prochain pour le faire.
Contestation
« Nous contesterons le constat d'infraction du DGEQ », a réagi en début de soirée vendredi l'attaché de presse du maire Demers, François Brochu. « Il s'agissait d'un geste fait de bonne foi. D'ailleurs, cette information a été rendue publique le 15 octobre 2013 sur le site web du Mouvement lavallois et on a même émis un communiqué de presse », a-t-il souligné.
M. Brochu a expliqué que c'est au cours d'une formation donnée par le DGEQ quelques mois après les élections de novembre 2013, et à laquelle participait la représentante officielle du Mouvement lavallois, que l'infraction a été connue.
Bien que ce soit la représentante du parti Isabelle Piché (conjointe du fondateur du Mouvement lavallois et conseiller municipal David De Cotis) qui a accepté la somme de 28 000 $ et que son rôle est de s'assurer que les activités du parti sont conformes aux règles édictées par la loi, elle n'a pas reçu de constat d'infraction. « Elle a reçu une lettre lui signifiant que cette pratique est irrégulière et qu'elle ne doit plus se reproduire. C'est du deux poids, deux mesures », a soutenu M. Brochu.
Pré-campagne électorale
Le geste du DGEQ survient alors que le Mouvement lavallois tiendra son brunch annuel de financement demain. L'événement a d'autant plus d'importance que c'est l'occasion de lancer la pré-campagne électorale. Le chef Marc Demers doit y présenter sa vision d'avenir pour Laval après un premier mandat à l'hôtel de ville. Près de 1000 sympathisants et militants y sont attendus, selon l'invitation de presse envoyée plus tôt cette semaine.
« On se demande quelle mouche a piqué le DGEQ. Quel est son intérêt d'agir ainsi en pleine année électorale ? », a ajouté François Brochu.
L'entrée en politique de Marc Demers avait suscité de nombreuses critiques relativement à son éligibilité, lui qui n'avait pas habité à Laval durant quelques mois, l'année précédant le scrutin. Un de ses adversaires avait déposé une poursuite devant les tribunaux, mais en vain.

Les indépendantistes écossais tiennent à leur référendum

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Publié le 18 mars 2017 à 07h58 | Mis à jour à 07h58
Des affiches ont été déposées sur une table... (Photo Russell Cheyne, REUTERS)
Des affiches ont été déposées sur une table au congrès du Parti national écossais SNP, le 17 mars à Aberdeen
PHOTO RUSSELL CHEYNE, REUTERS
MARK MCLAUGHINJACQUES KLOPP
Agence France-Presse
Aberdeen et Londres
« Évidemment que le référendum aura lieu ! »: réunis en congrès à Aberdeen, les nationalistes écossais clament leur soif d'indépendance et menacent de faire éclater le Royaume-Uni à l'heure du Brexit.
Nicola Sturgeon, première ministre de la région semi-autonome et chef du Parti national écossais SNP, a frappé un grand coup lundi en dévoilant son projet d'un nouveau référendum fin 2018 ou début 2019.
« Il revient à l'Écosse de choisir son avenir », devait-elle dire samedi après-midi au congrès, selon les extraits de son discours. L'appel est destiné à galvaniser les militants, avant un premier vote décisif à Holyrood, le Parlement écossais, la semaine prochaine, sur le long et incertain chemin de l'autodétermination.
À moins d'une énorme surprise, le Parlement régional, où le SNP dispose d'une confortable majorité, devrait donner son feu vert mercredi à la tenue d'un nouveau référendum, moins de trois ans après celui de septembre 2014 où le non à l'indépendance l'avait emporté par 55 % des voix contre 45 %.
La balle sera ensuite dans le camp du gouvernement britannique et de la première ministre Theresa May, qui a en théorie le pouvoir de s'opposer à l'organisation de ce référendum à haut risque pour l'unité du royaume.
Mme May a d'ores et déjà expliqué que ce n'était « pas le moment » de rappeler les Écossais aux urnes, alors que le pays tout entier devrait concentrer son énergie sur les négociations du Brexit qui s'annoncent ardues.
« Mandat en béton »
De là à bloquer complètement le référendum, il y a un pas difficile à franchir sur le plan politique. « Ce serait une atteinte à la démocratie », a averti Nicola Sturgeon en insistant sur le fait que le SNP disposait d'un « mandat populaire en béton » après avoir recueilli 46,5 % des voix aux élections écossaises en 2016.
S'opposer au référendum « briserait de manière irréparable toute notion d'égalité entre nations constituantes du Royaume-Uni », doit-elle insister samedi.
« Évidemment que le référendum aura lieu ! », a lancé son adjoint au SNP, Angus Robertson, vendredi à la tribune du congrès, en fustigeant « l'arrogance » de Londres.
« Qu'aucun premier ministre britannique ne se mette en travers de la démocratie écossaise ! Ce serait la preuve d'un retour aux mauvais jours de l'ère Thatcher, lorsque le Royaume-Uni piétinait l'Écosse, ce qu'on n'accepte plus », a-t-il menacé.
Le SNP estime que la décision des Britanniques de quitter l'Union européenne, rejetée par 62 % des Écossais, justifie l'organisation d'une nouvelle consultation puisque l'Écosse veut conserver des liens étroits avec l'organisation.
« Troisième option »
« Le SNP veut que l'Écosse fasse partie de l'UE ou au moins, dans un premier temps, du marché unique, s'il faut passer par une période de transition. Le plus important est la libre circulation des personnes », a déclaré à l'AFP le Français Christian Allard, député SNP et résident écossais depuis trente ans.
Si le SNP se remet en ordre de bataille pour un nouveau référendum, c'est aussi parce qu'il estime que le désir d'indépendance a le vent en poupe en Écosse.
Publiée mercredi, la dernière étude annuelle de ScotCen sur l'état du nationalisme en Écosse indique que 46 % des Ecossais sont désormais favorables à l'indépendance, la proportion la plus élevée depuis le lancement de ce rapport en 1999.
« En 2012, on était à 20 % », rappelle l'ancien leader du SNP Alex Salmond, pour en conclure: « Nous avons toutes les raisons d'être confiants ».
Theresa May a certainement flairé le danger. Vendredi, elle a une nouvelle fois dénoncé la quête « obsessionnelle » de l'indépendance par le gouvernement écossais, en défendant « l'union précieuse » du Royaume.
Elle devait recevoir samedi l'appui de l'ancien premier ministre travailliste Gordon Brown qui appelle à « une troisième option, à mi-chemin entre le jusqu'au boutisme du SNP et le "ne rien faire" du gouvernement conservateur », consistant à offrir davantage de pouvoirs au Parlement écossais pour éviter un nouveau référendum.