Information sur la politique 1

mercredi, novembre 25, 2015

PETITE HISTOIRE DE LA CORRUPTION DU PLQ

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De retour d'ou nous ne sommes jamais partis...

Le PLQ Ă©tait corrompu sous Simon-NapolĂ©on Parent qui a Ă©tĂ© premier ministre de 1900 Ă  1905. Ce libĂ©ral, ami des grosses compagnies Ă©trangères, donnait dĂ©jĂ  nos ressources naturelles aux plus grands graisseux de patte de politiciens qui existaient alors ; cette pratique n’a donc pas commencĂ© avec le plan Nord de Jean Charest que Philippe Couillard se propose de relancer, oh que non ! Ça fait plus d’un siècle que les libĂ©raux retournent l’ascenseur aux amis du rĂ©gime.

Parent, qui est entrĂ© en politique pauvre comme Job et en ressortit riche comme CrĂ©sus, a Ă©tĂ© accusĂ© de s’ĂŞtre enrichi, lui personnellement, en favorisant de riches marchands du bois. ConsĂ©quence : il dĂ©missionna en 1905.

Il fut remplacĂ© par Lomer Gouin, un autre bon libĂ©ral, ami de Wilfrid Laurier, premier ministre canadien d’obĂ©dience libĂ©rale lui aussi. Gouin dirigea les destinĂ©es du QuĂ©bec de 1905 Ă  1920. Comme tout bon libĂ©ral, la corruption faisait partie de son quotidien. Le gouvernement Gouin sĂ©lectionnait les amis du rĂ©gime lorsque venait le temps d’accorder de lucratifs contrats gouvernementaux. Ce qu’on apprend Ă  la commission Charbonneau ces mois-ci, ce n’est donc rien de neuf !

Le cas de fraude le plus patent de l’Ă©poque Gouin se dĂ©roula dans la rĂ©gion de Trois-Rivières. Le gouvernement avait prĂ©vu la construction d’un barrage hydroĂ©lectrique sur la rivière Saint-Maurice. Un projet d’un million et demi de dollars. L’entrepreneur canadien-français Joseph Gosselin avait soumissionnĂ© Ă  80 000$ moins cher que la St-Maurice Construction company, une filiale de la très Ă©trangère Shawinigan Water and Power.

Selon les règles, c’est Gosselin qui aurait dĂ» obtenir le contrat. HĂ© bien non ! C’est plutĂ´t la compagnie Ă©trangère qui dĂ©crocha le contrat, et ce, parce qu’elle en menait très large dans ce QuĂ©bec libĂ©ral ! Elle savait Ă  quelle porte frapper pour obtenir ce qu’elle voulait des politiciens vĂ©reux qui n’attendaient que cela pour mieux prĂ©voir leur retraite dorĂ©e.

Sous le règne de Gouin, on assista aussi Ă  des manigances dans le cadre de la construction de la prison de Bordeaux. Au dĂ©part, le gouvernement Gouin avait annoncĂ© que le projet coĂ»terait 750 000$ aux contribuables. En cours de route, des journalistes s’aperçurent que la facture se chiffrait dĂ©jĂ  Ă  3.5 millions$, et la prison n’Ă©tait pas mĂŞme complĂ©tĂ©e, permettant Ă  tous et chacun de comprendre que la facture n’avait pas fini de grimper.

L’opposition dĂ©montra que les amis du rĂ©gime libĂ©ral gonflaient les factures et construisaient n’importe comment la prison (ça rappelle les entrepreneurs vĂ©reux d’aujourd’hui qui mal construisent nos routes et nos infrastructures de façon Ă  pouvoir les rĂ©parer plus tĂ´t que tard) . Les entrepreneurs de cette Ă©poque et proches des libĂ©raux profitaient des fonds publics pour remplir leurs portefeuilles, quoi !

Gouin se dĂ©fendit en refusant de donner les dĂ©tails du projet de Bordeaux, prĂ©textant qu’en temps de guerre, ce n’Ă©tait pas une bonne chose Ă  faire ( !!!) Constatant pareilles inepties, le journaliste Jules Fournier rebaptisa Gouin-le-libĂ©ral « le premier ministre des contracteurs ».

L’opposition mit Ă©galement au jour le fait que le gouvernement Gouin usait de la stratĂ©gie dite de la « barrière de pĂ©age » pour financer la caisse Ă©lectorale du parti. Le procĂ©dĂ© Ă©tait bien simple. Si tu voulais une loi, il s’agissait de payer pour l’obtenir, en accordant des pots-de-vin aux membres du gouvernement. Dans ce dossier, le libĂ©ral chargĂ© de recevoir les enveloppes brunes Ă©tait le dĂ©putĂ© Joseph-Octave Mousseau, responsable de l’adoption des bills privĂ©s.

C’est le journal Montreal Daily News, grâce Ă  de l’Ă©coute Ă©lectronique (une première en la matière au QuĂ©bec) qui parvint Ă  faire Ă©clater l’affaire. Gouin tenta par tous les moyens de remettre le couvercle sur la marmite en mettant sur pied une commission d’enquĂŞte dont il confia la prĂ©sidence… au libĂ©ral notoire Louis-Alexandre Taschereau.

Après bien des dĂ©libĂ©rations qui indisposèrent les libĂ©raux, le dĂ©putĂ© Mousseau fut reconnu coupable ; mais il ne fut jamais traduit devant les tribunaux pour Ă©coper d’une sentence bien mĂ©ritĂ©e. C’est que le premier ministre Gouin, lui qui Ă©tait Ă©galement procureur gĂ©nĂ©ral du QuĂ©bec, en avait dĂ©jĂ  assez entendu, il s’assura donc de clore l’affaire au plus vite sans recourir aux tribunaux, au grand dam des justiciers de l’Ă©poque. Dans les pages du Devoir, Henri Bourassa fit connaĂ®tre sa colère et dĂ©nonça ce gouvernement corrompu jusqu’Ă  la moelle.

Lomer Gouin, entrĂ© en politique quĂ©bĂ©coise pauvre comme bien d’autres, la quitta en 1920 plus riche que jamais. Pour les libĂ©raux, la politique, c’est toujours payant.

Gouin fut remplacé par un autre libéral corrompu : Louis-Alexandre Taschereau (1920-1936).

Très rapidement, le gouvernement Taschereau a Ă©tĂ© accusĂ© de favoritisme et de dĂ©tournement de fonds publics. Avec les « culottes Ă  Vautrin », la dĂ©monstration de toute cette corruption fut rĂ©alisĂ©e par l’absurde. En 1936, on dĂ©couvrit que le ministre libĂ©ral de la Colonisation, IrĂ©nĂ©e Vautrin, avait un compte de dĂ©pense très Ă©levĂ©.

Les enquĂŞtes dĂ©montrèrent qu’il utilisait les fonds publics Ă  des fins personnelles, qu’il s’Ă©tait mĂŞme achetĂ© des pantalons avec l’argent des contribuables. Il n’en fallut pas plus Ă  Maurice Duplessis pour faire campagne en usant de ce cas, en scandant que les « culottes Ă  Vautrin » dĂ©montraient bien jusqu’oĂą Ă©taient prĂŞts Ă  aller les libĂ©raux lorsque venait le temps de piller le trĂ©sor public.

Ce qui, dans les faits, Ă©tait loin d’ĂŞtre exagĂ©rĂ© ou de constituer un cas isolĂ©. Puisqu’on dĂ©couvrit Ă  la mĂŞme Ă©poque que bien des contrats gouvernementaux Ă©taient accordĂ©s Ă  des compagnies qui finançaient la caisse Ă©lectorale du PLQ. C’Ă©tait le cas de la Beauharnois, Light, Heat and Power qui remit 700 000$ aux libĂ©raux pour obtenir le mandat de dĂ©tourner les eaux du Saint-Laurent afin de construire un barrage Ă  Beauharnois. Il fut aussi dĂ©montrĂ© que le premier ministre Taschereau finançait illĂ©galement, et en cachette, le train de vie des membres de sa famille. 42 personnes ayant un lien de parentĂ© avec lui recevaient de l’argent provenant des fonds publics ! Ce qui scandalisa l’opinion publique.

Sous l’effet de la pression exercĂ©e par tous ceux que toute cette corruption Ă©coeurait, Taschereau dĂ©missionna en 1936.

Le premier ministre libĂ©ral suivant fut AdĂ©lard Godbout (1939-1944). Sous son règne, le QuĂ©bec perdit des pouvoirs aux mains du fĂ©dĂ©ral (assurance-emploi, points d’impĂ´ts et allocations familiales par exemples). Cela alimenta la majeure partie des critiques qu’il se mĂ©ritait. Mais en ces temps troublĂ©s par la Deuxième Guerre mondiale, on ne parla pas beaucoup de corruption, sauf pour accuser la police provinciale d’agir malhonnĂŞtement et de dĂ©noncer les libĂ©raux qui dissimulaient ses mĂ©faits.

Pour ses fĂ©lonies portĂ©es contre l’autonomie du QuĂ©bec, Godbout fut battu par Maurice Duplessis en 1944, lui qui instaura le long règne de l’Union nationale. Il fallut attendre Robert Bourassa (1970-1976 et 1985-1994) pour voir la corruption libĂ©rale reprendre du poil de la bĂŞte.

En 1974, les journalistes mirent au jour le cas Paragon. Cette affaire prouvait, bien simplement, que Bourassa ne voyait aucun mal Ă  ce que son gouvernement finance les affaires de sa belle-famille en lui accordant des contrats gouvernementaux. Paragon Ă©tait la propriĂ©tĂ© de l’Ă©pouse du premier ministre Bourassa Ă  hauteur de 20%. Le beau-frère du chef libĂ©ral, Claude, ministre du Tourisme dans son gouvernement, Ă©tait Ă©galement actionnaire de ladite compagnie. Cette affaire outra profondĂ©ment les QuĂ©bĂ©cois qui s’en rappelèrent en 1976, au moment de voter pour RenĂ© LĂ©vesque !

Les travaux de la commission Charbonneau ont dĂ©montrĂ© que la mafia n’est jamais bien loin lorsqu’il est question des affaires les plus louches du PLQ. C’est peut-ĂŞtre choquant, mais tout cela ne date pas d’hier. Dès les annĂ©es 1970, grâce Ă  la Commission d’enquĂŞte sur le crime organisĂ© (CECO), on dĂ©couvrit que la mafia soutenait le PLQ de diverses façons, allant mĂŞme jusqu’Ă  organiser des Ă©lections pour l’un des candidats Ă  la chefferie de ce parti, Pierre Laporte pour ne pas le nommer. C’est aussi grâce Ă  la CECO qu’on apprit que les libĂ©raux utilisaient la RĂ©gie des alcools dans une vaste opĂ©ration de patronage. Les contrats importants Ă©taient accordĂ©s aux entreprises qui finançaient le parti, les autres Ă©taient tout simplement Ă©liminĂ©es des listes.

Lorsque le gouvernement Bourassa et le maire de MontrĂ©al, Jean Drapeau, annoncèrent la construction du stade Olympique dans les annĂ©es 1970, on parlait alors d’une dĂ©pense de quelque 300 millions$. Mais cette somme ne prenait pas en compte l’aviditĂ© des petits copains du PLQ qui se chargèrent de la construction de l’Ă©lĂ©phant blanc et qui firent grimper vertigineusement la facture.

On dĂ©couvrit rapidement que la facture atteignait dĂ©jĂ  les 1,5 milliard$, et ce n’Ă©tait pas fini. Ă€ son arrivĂ©e au pouvoir en 1976, RenĂ© LĂ©vesque tenta de faire la lumière sur ce nouveau scandale libĂ©ral. Il mit sur pied la commission Malouf. Celle-ci dĂ©montra que les finances du PLQ avaient grandement profitĂ© de la gĂ©nĂ©rositĂ© des deux firmes impliquĂ©es dans la construction du stade (LVLV-Lavalin et DĂ©sourdy-Duranceau). Plus ça change, plus c’est pareil !

Annonçant dernièrement ses couleurs en prĂ©vision de la prochaine campagne Ă©lectorale qui devrait avoir lieu au printemps 2014, Philippe Couillard a dit qu’il relancerait les projets de mini-centrales hydroĂ©lectriques privĂ©es. Il n’y a rien lĂ  d’Ă©tonnant quand on pense au fait que ces projets servent Ă  flatter dans le sens du poil les amis du PLQ depuis bien longtemps. C’Ă©tait dĂ©jĂ  le cas dans les annĂ©es 1980 et 1990. C’est ce qu’ont dĂ©montrĂ© des journalistes du Soleil en 1995.

De 1984 Ă  1994 (sous les libĂ©raux Robert Bourassa et Daniel Johnson, lui qui prĂ©sidera la campagne Ă©lectorale de Couillard soit dit en passant), sur les 65 contrats de production privĂ©e dont les actionnaires Ă©taient connus, 57 furent associĂ©s Ă  des entreprises qui fournissaient Ă  la caisse du Parti libĂ©ral. Ce ne sont pas moins de 480 000$ provenant d’entrepreneurs impliquĂ©s dans de tels projets qui se sont ainsi retrouvĂ©s dans les coffres du PLQ.

En 1994, un document publiĂ© par le directeur gĂ©nĂ©ral des Ă©lections identifiait, en plus, une trentaine d'actionnaires de petites centrales en tant que contributeurs du Parti libĂ©ral. Leurs dons s'Ă©levaient Ă  35 000 $. Les prĂ©sidents de l'Association des ingĂ©nieurs-conseils du QuĂ©bec figuraient parmi les plus rĂ©guliers des donateurs. Le prĂ©sident de l’Ă©poque, Kazimir Olechnowics, donna pour sa part quelque 20 000 $ au PLQ en 10 ans, et l'ancien prĂ©sident, Bertrand Beaulieu, leur accorda quant Ă  lui 25 000 $. On peut de ce fait un peu mieux comprendre l’intĂ©rĂŞt de Couillard pour de tels projets…

Ce qui nous amène au règne de Jean Charest (2003-2012). Sous son Ă©gide, ce ne furent pas les cas de corruption qui manquèrent, ai-je besoin de le dire ! On peut penser au scandale des places en garderie prĂ©sidĂ© par les Ă´ combien douteux ministres de la Famille que furent Tony Tomassi et Michelle Courchesne. Le vĂ©rificateur gĂ©nĂ©ral du QuĂ©bec, Renaud Lachance, dĂ©montra que le processus d'attribution des places en 2008 avait manquĂ© de rigueur et « laissa une grande place Ă  la subjectivitĂ©».

Plus concrètement, Lachance dĂ©couvrit que Courchesne Ă©tait allĂ©e Ă  l'encontre de l'avis de ses fonctionnaires pour 21% des projets qu'elle avait retenus, plusieurs de ceux-lĂ  Ă©tant dĂ©fendus par des donateurs libĂ©raux. Elle accorda Ă©galement 130 places Ă  Joe Magri, un ami d'enfance de Tony Tomassi. Dans les Laurentides, quatre projets retenus par la ministre lui avaient Ă©tĂ© prĂ©sentĂ©s par des promoteurs ayant contribuĂ© Ă  la caisse du PLQ. Et n’oublions pas de mentionner que les frères Cola, fiers contributeurs du PLQ et impliquĂ©s dans le scandale de la fermeture de l'abattoir Levinoff-Colbex, sont Ă  la mĂŞme Ă©poque devenus propriĂ©taires ou actionnaires de 13 garderies (1000 places) en plus d'acheter un projet de 60 places Ă  Nourith Salonichios.

On dĂ©couvrit Ă©galement que des ministres de ce gouvernement dĂ©jeunaient avec des membres de la mafia. Line Beauchamp fut l’une d’entre eux. Ou que Nathalie Normandeau participa Ă  une activitĂ© de financement frauduleux du PLQ. Ou que des prĂŞte-noms Ă©taient utilisĂ©s afin de financer le parti, prĂŞte-noms associĂ©s Ă  des compagnies obtenant des contrats avec le gouvernement libĂ©ral bien sĂ»r. Ou que 22 ministres – dont Charest lui-mĂŞme – versèrent 60 000$ en contribution Ă  une Ĺ“uvre de l’entrepreneur en construction Giuseppe Borsellino.

Et c’est aussi Ă  la mĂŞme Ă©poque que j’accusai le premier ministre Charest de n’avoir pas les revenus nĂ©cessaires au financement de son train de vie princier. MalgrĂ© les mises en demeure du premier ministre libĂ©ral, je tins mon bout et maintins mes accusations. Par consĂ©quent, Charest admit qu’il recevait un salaire secret de 75 000$ de son parti depuis 10 ans, somme puisĂ©e Ă  mĂŞme un fonds secret du PLQ.

Jean Charest quitta la politique beaucoup plus riche qu’il ne l’Ă©tait au moment de se marier avec elle, dans les annĂ©es 1980. Ce qui n’est en soi que bien peu surprenant. Après tout, la famille libĂ©rale sait prendre soin des siens.

C’est tout ça que Philippe Couillard veut nous faire oublier en nous invitant Ă  voter pour lui et son parti en 2013 ou en 2014. Il veut que nous oublions le fait que son parti a toujours Ă©tĂ© corrompu et que rien ne changera sous son règne, lui qui entretint jusqu’Ă  tout rĂ©cemment des liens d’amitiĂ© importants avec Arthur Porter, l’un des artisans de la mĂ©ga fraude concernant le Centre universitaire de santĂ© de McGill.

Ce nouveau chef libĂ©ral qui, alors qu’il Ă©tait encore ministre de la SantĂ© dans le gouvernement Charest, nĂ©gociait des avantages pour le privĂ© en santĂ© tout juste avant de quitter ses fonctions ministĂ©rielles pour se mettre Ă  l’emploi de Persistence Capital Partners, firme dĂ©fendant l’idĂ©e que le privĂ© doit avoir une plus grande place dans le rĂ©seau de la santĂ© du QuĂ©bec. Partant de lĂ , comment reprocher Ă  certains d’avoir parlĂ© d’affreuses apparences de conflit d’intĂ©rĂŞts ? Et comment croire que les choses changeront enfin?

Or, Couillard va comprendre que la corruption n’est en rien un projet de sociĂ©tĂ© et que les QuĂ©bĂ©cois ont le droit de s’offrir autre chose qu’une gestion corrompue jusqu’Ă  la moelle comme perspectives d’avenir. C’est aussi ça que j’expliquerai aux gens de Viau ou d’Outremont lors des Ă©lections partielles qui dĂ©buteront prochainement; je leur dirai que la libertĂ©, la justice et la dignitĂ© seront toujours plus stimulantes et saines comme idĂ©es d’avenir que la soumission et la corruption libĂ©rales aux relents passĂ©istes. Qui pourrait me contredire Ă  ce sujet ?

Rapport Charbonneau : avant de dire « tout ça pour ça! »

http://ici.radio-canada.ca/nouvelles/politique/

Mise Ă  jour le mardi 24 novembre 2015 Ă  19 h 55 HNE

Si le travail d'une commission d'enquĂŞte est de trouver des coupables, alors la commission Charbonneau aura lamentablement Ă©chouĂ©. Si son travail est de dĂ©couvrir les rouages d'un système malĂ©fique et de les dĂ©manteler, alors, elle a Ă©tĂ© un grand succès.
Une analyse de Michel C. Auger, animateur de Midi infoTwitterCourriel
Michel C. Auger
Évidemment, ceux qui rĂŞvaient de voir des politiciens connus ĂŞtre embarquĂ©s dans des voitures de police avec les menottes au poing seront déçus. Mais cela est justement le travail de la police. Les commissions d'enquĂŞte existent pour autre chose.
On a recours Ă  une commission quand les moyens habituels, soit de combattre le crime et de bien connaĂ®tre une situation, s'avèrent inefficaces. La commission est un moyen d'exception et ne vise pas Ă  remplacer les autres institutions de la sociĂ©tĂ©.
Que devait faire la commission Charbonneau? EnquĂŞter sur la façon dont Ă©taient octroyĂ©s et remplis les contrats publics dans l'industrie de la construction. Au passage, elle devait aussi regarder le comportement des principaux acteurs de cette industrie, dont les syndicats.
Faire le ménage
Puisque, comme disent les scientifiques, l'observation change le phĂ©nomène, le projecteur cru et puissant qu'a jetĂ© la commission sur l'ensemble des dossiers dans l'industrie de la construction aura fait en sorte que les principaux mis en cause n'ont pas attendu le rapport pour faire le mĂ©nage.
La FĂ©dĂ©ration des travailleurs du QuĂ©bec a fait un certain, bien qu'imparfait, nettoyage dans ses syndicats des mĂ©tiers de la construction. Elle aura aussi mis de l'ordre dans la gouvernance de son Fonds de solidaritĂ©.
Les liens entre les contrats publics et les contributions aux partis politiques ont Ă©tĂ© si bien Ă©tablis - quoi qu'en ait dit le commissaire Renaud Lachance - que les lois sur le financement des partis politiques ont Ă©tĂ© changĂ©es sans mĂŞme attendre le rapport. La pratique des « prĂŞte-noms », qui Ă©tait devenue la norme, est pratiquement tombĂ©e en dĂ©suĂ©tude avec le rabaissement des contributions maximales Ă  un parti politique de 3000 $ par an Ă  100 $.
MĂŞme l'UnitĂ© permanente anticorruption (UPAC) - qui, ironie, avait Ă©tĂ© crĂ©Ă©e avec l'OpĂ©ration Marteau pour prĂ©venir la crĂ©ation d'une commission d'enquĂŞte - peut ĂŞtre considĂ©rĂ©e comme une des rĂ©alisations de la commission Charbonneau.
Tout comme le Bureau de l'inspecteur gĂ©nĂ©ral Ă  la Ville de MontrĂ©al, qui, mĂŞme si l'institution ne peut tout prĂ©venir, rĂ©ussit quand mĂŞme Ă  mettre des bâtons dans les roues de ceux qui voudraient truquer le système.
Un peu partout, le mĂ©nage s'est fait pendant les travaux de la commission Charbonneau et Ă  cause des audiences de celle-ci. On a tellement bien montrĂ© ce qui ne marchait pas, qu'il aurait Ă©tĂ© impensable de ne pas tenter d'y remĂ©dier tout de suite.
La commission a péché par... omission
Est-ce que la commission a un dossier parfait? Évidemment pas. On comprend mal qu'elle ait mis autant d'efforts et d'Ă©nergie sur les dossiers au niveau municipal pour Ă©tudier avec beaucoup moins de profondeur ceux qui relèvent du gouvernement provincial. Triste... Un choix discutable qui pourra leur ĂŞtre reprochĂ©. On pourrait dire que la commission a pĂ©chĂ© par omission!
De mĂŞme, on notera que les blâmes sont dĂ©cernĂ©s Ă  des politiciens qui sont dĂ©jĂ  Ă  terre, comme GĂ©rald Tremblay, pendant qu'on Ă©pargne les plus puissants, qui pourraient ĂŞtre tentĂ©s de contester les conclusions de la commission devant les tribunaux.
Et on peut dĂ©plorer longtemps que le commissaire Lachance n'ait jamais Ă  s'expliquer plus avant sur sa dissidence qui a pour effet de discrĂ©diter, au moins aux yeux de certains, une partie centrale du rapport.
Avant de dire « tout ça pour ça », il faut quand mĂŞme reconnaĂ®tre que la politique et le syndicalisme au QuĂ©bec sont plus propres qu'avant la commission Charbonneau. Est-ce que la corruption, la collusion et les trafics d'influence sont Ă©radiquĂ©s et disparus pour toujours? Bien sĂ»r que non. Comme la commission Cliche des annĂ©es 1970 n'a pas fait disparaĂ®tre pour toujours les Ă©lĂ©ments criminels dans les syndicats de la construction.
Mais si on suit bien les recommandations du rapport, on peut penser ou, au moins espĂ©rer, que la prochaine commission d'enquĂŞte ne sera pas nĂ©cessaire avant quelques dĂ©cennies.

Rapport Charbonneau: passer la tondeuse

http://www.journaldemontreal.com/

CLAUDE VILLENEUVE
MISE Ă  JOUR 
Je ne m’y attendais pas, mais je ressentais une certaine Ă©motion en voyant France Charbonneau prĂ©senter son rapport derrière le pupitre d’oĂą elle nous a Ă©tĂ© rendue familière.
J’Ă©tais Ă  l’opposition officielle, en 2009, quand les allĂ©gations troublantes se sont multipliĂ©es. Avec des collègues, devenus amis, nous avons travaillĂ© très fort avec nos Ă©lus Ă  rĂ©clamer la tenue de cette commission d’enquĂŞte.
Les rĂ©vĂ©lations se succĂ©daient, de plus en plus grosses. On ne savait pas oĂą ça allait s’arrĂŞter. Ă€ un moment donnĂ©, c’Ă©tait mĂŞme rendu qu’on se rassemblait le jeudi soir: on commençait par un 5 Ă  7, puis on prenait les deux premières pĂ©riodes de la partie de hockey et on passait de RDS Ă  Radio-Canada Ă  21 h pour EnquĂŞte...
Changer la culture
Six ans, des millions de caractères imprimĂ©s puis des milliers d’heures de tĂ©moignages et de dĂ©libĂ©rations plus tard, qu’est-ce que tout ce travail aura donnĂ©?
DĂ©formation professionnelle oblige, je me suis intĂ©ressĂ© surtout aux recommandations du rapport portant sur les partis politiques. Il y a des choses très intĂ©ressantes lĂ -dedans pour rendre plus imputables les personnes en autoritĂ© et pour que le financement soit plus transparent. MĂŞme Ă  l’intĂ©rieur des diffĂ©rentes formations, on avait parfois de la difficultĂ© Ă  s’y retrouver.
Mais, au-delĂ  de l’adoption de nouvelles règles, rien ne changera dans cet univers si le monde politique lui-mĂŞme n’accepte pas de modifier sa culture.
Depuis trop longtemps, on refuse de dĂ©battre ouvertement de certains aspects de notre vie partisane. Un exemple, parmi d’autres: la juge Charbonneau recommande de nommer des reprĂ©sentants du public au comitĂ© consultatif du DGEQ. Il Ă©tait temps! Les discussions qui s’y dĂ©roulaient demeuraient nĂ©buleuses mĂŞme pour les militants des partis.
Ce genre de recommandations forcera les acteurs politiques Ă  ouvrir les fenĂŞtres et, ce faisant, les libĂ©rera de cette espèce d’omertĂ  qui, sans conduire Ă  des activitĂ©s illĂ©gales, retirait de l’emprise du dĂ©bat public des pans importants de notre dĂ©mocratie.
Constamment Ă  refaire
Comme citoyen, il faut aussi opĂ©rer ce changement de culture. Depuis trop longtemps, on a considĂ©rĂ© que la corruption Ă©tait intrinsèque Ă  l’activitĂ© politique, au point oĂą on devait quasiment l’accepter.
On l’a beaucoup entendu, alors que la tenue de cette commission Ă©tait rĂ©clamĂ©e. «De toute façon, qu’est-ce que ça donne? La corruption, on n’en viendra jamais Ă  bout!» «MĂŞme la loi de RenĂ© LĂ©vesque, la belle loi dont on Ă©tait si fier, elle ne fonctionne pas...»
Ă€ ce sujet, un collègue avait trouvĂ© Ă  l’Ă©poque une très belle mĂ©taphore: lutter contre la collusion et la corruption, c’est comme couper son gazon. Il faut passer la tondeuse rĂ©gulièrement, sinon les mauvaises herbes se multiplient sur notre terrain, comme le crime organisĂ© dans l’Ă©conomie lĂ©gitime.
C’est immature de rĂ©clamer une solution dĂ©finitive Ă  un tel problème, comme ça l’est pour la lutte au trafic de drogues. Ce serait comme dĂ©cider de faire son lit un matin pour la dernière fois. Vous risquez de dormir sur l’Ă©dredon, pendant que les acariens prolifĂ©reront en dessous.
Prenons donc connaissance du rapport et, rapidement, exigeons du gouvernement qu’il bouge. Puis prĂ©parons-nous Ă  devoir nous livrer Ă  un nouvel entretien des quinze, vingt ou trente ans.

La commission libère les libéraux

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RICHARD MARTINEAU
MISE Ă  JOUR 
Donc, il n’y aura pas de blâme.
La commission Charbonneau consacre des pages et des pages aux agissements problématiques de Marc Bibeau, Nathalie Normandeau et Jean Charest, mais aucun blâme ne sera porté.
Ben coudonc.
HEIN, DES PRĂŠTE-NOMS?
Prenons juste le cas de Nathalie Normandeau.
(Je sais que c’est ma compĂ©titrice directe Ă  la radio, mais je parle de sa carrière politique, ici, pas de son travail de coanimatrice...)
Lors de son passage devant la commission Charbonneau, l’ex-ministre des Affaires municipales a dĂ©clarĂ©, sur le fameux système des prĂŞte-noms:
«Je savais qu’il se faisait du financement sectoriel au Parti libĂ©ral du QuĂ©bec, mais ce que je ne savais pas comme ministre, c’est tous les stratagèmes qui ont Ă©tĂ© dĂ©veloppĂ©s pour apporter une contribution Ă  des partis politiques. Ça a Ă©tĂ© dĂ©voilĂ© par votre commission...
— Mais, de rappeler France Charbonneau, ce système de prĂŞte-noms avait dĂ©jĂ  Ă©tĂ© mis au jour en 2006 par le rapport Moisan, non?
— Oui, oui, dans ce sens-lĂ , on s’entend, de rĂ©pondre Nathalie Normandeau. Mais quand je suis ministre, j’arrive en 2003, je ne sais pas qu’il y a des prĂŞte-noms...»
Attendez une minute, lĂ .
Madame Normandeau a occupĂ© diffĂ©rents postes de ministre de 2003 Ă  2011 et elle ne connaissait pas l’existence d’un système de prĂŞte-noms... alors que ce système avait Ă©tĂ© dĂ©voilĂ© dès 2006?
Ben coudonc.
NI VU NI CONNU
Extrait du rapport de la commission Charbonneau (page 582):
«Plusieurs tĂ©moins interrogĂ©s [...] ont dĂ©clarĂ© qu’ils Ă©taient conscients de commettre des gestes illĂ©gaux lorsqu’ils participaient Ă  des activitĂ©s de financement sectoriel reposant sur le recours Ă  des prĂŞte-noms et le remboursement des contributions par les entreprises.
«Quatre tĂ©moins de la firme Roche ont livrĂ© des tĂ©moignages non Ă©quivoques Ă  cet Ă©gard. L’ingĂ©nieur AndrĂ© CĂ´tĂ© a affirmĂ© que les partis politiques ne pouvaient ignorer que les contributions Ă©taient remboursĂ©es, compte tenu de l’importance des montants en jeu: “C’est utopique de penser que les partis pensaient que c’Ă©taient des individus qui payaient ça Ă  mĂŞme leur salaire...”»
MĂŞme Marc-Yvan CĂ´tĂ©, qui Ă©tait ministre libĂ©ral dans les annĂ©es 80-90, a reconnu devant la commission qu’il savait que le recours Ă  des prĂŞte-noms enfreignait la loi!
«Je savais que des prĂŞte-noms n’Ă©taient pas permis.»
Mais l’ex-vice-première ministre, elle, ne le savait pas? Elle ne soupçonnait pas que son parti utilisait cette stratĂ©gie?
Alors que tout le milieu de la construction le savait?
Ben coudonc.
On est censé avaler cette couleuvre?
DES CAVES
Dans son tĂ©moignage devant la commission Charbonneau, Nathalie Normandeau a dit que les entrepreneurs qui participaient aux activitĂ©s de financement du PLQ n’obtenaient aucune faveur de la part du parti.
«Il n’y a jamais eu de retour d’ascenseur», a-t-elle dĂ©clarĂ© sous serment.
Or, voici ce qu’on peut lire dans le volumineux rapport de la commission Charbonneau (page 611):
«Il apparaĂ®t peu probable que ces professionnels de l’ingĂ©nierie et de la construction auraient versĂ© des centaines de milliers de dollars en nourrissant l’illusion d’obtenir “certaines choses” qu’ils n’auraient jamais obtenues mĂŞme après de nombreuses annĂ©es de contributions...»
En d’autres mots: nous prenez-vous pour des caves, Madame Normandeau?

Après 2 milliards $ de fraude...

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MICHEL GIRARD
MISE Ă  JOUR 
En raison des stratagèmes de collusion et de corruption qui sĂ©vissaient dans l’octroi de contrats publics de construction, combien avons-nous versĂ© en trop aux firmes de gĂ©nie, aux entrepreneurs et aux fournisseurs? Deux milliards de dollars? Minimum!
Dans son volumineux rapport de 1700 pages, la commission Charbonneau rapporte que des tĂ©moins ont Ă©voquĂ© des «surcoĂ»ts» pouvant aller de 22 Ă  35 % dans les contrats publics. On parle ici de surcoĂ»ts attribuables Ă  la collusion et Ă  la corruption.
Partant de ce constat, comment j’en arrive Ă  Ă©valuer la fraude Ă  un minimum de deux milliards de dollars? Pour la seule pĂ©riode allant de 2007 Ă  2011, une Ă©tude de la firme SECOR-KPMG sur la gestion des investissements du gouvernement du QuĂ©bec dans 20 gros projets d’infrastructure rĂ©vĂ©lait des augmentations de coĂ»ts de 9,2 milliards $.
Comme il s’agissait de l’une des pĂ©riodes les plus florissantes pour les stratagèmes de collusion, une simple règle de trois nous permet d’Ă©valuer Ă  2 milliards (22 % X 9,2 G$) la fraude minimale dont les contribuables quĂ©bĂ©cois ont Ă©tĂ© victimes. Je ne parle mĂŞme pas de la fraude dans les contrats municipaux.
Un bon «placement»
Devant une telle fraude, il valait vraiment la peine de se payer la commission Charbonneau, dont la facture s’Ă©lève Ă  quelque 45 millions. Ce qui reprĂ©sente un bon «placement», Ă  mes yeux. Convenons qu’avec les audiences de la commission Charbonneau, la fraude dans les contrats publics de construction a fortement diminuĂ©.
Sur les 60 recommandations formulées par la commission Charbonneau, je tiens à souligner plus particulièrement celles-ci:
La crĂ©ation d’une autoritĂ© des marchĂ©s publics (AMP) permettrait au QuĂ©bec de se doter d’une instance nationale d’encadrement des contrats publics, avec bien entendu des pouvoirs Ă  la hauteur des attentes. L’AMP ne nĂ©cessiterait aucune dĂ©pense additionnelle puisqu’elle regrouperait les «ressources d’analyse, de contrĂ´le et de vĂ©rification» existant dĂ©jĂ  dans divers ministères, dont le SecrĂ©tariat du Conseil du trĂ©sor, le ministère des Transports, le ministère des Affaires municipales.
Infraction pénale
Pour contrer la fausse facturation dans les contrats publics, la Commission recommande de modifier la Loi sur l’administration fiscale afin de prĂ©voir une infraction pĂ©nale pour la production et la possession d’un faux document.
Les villes de 100 000 habitants et plus ont l’obligation de nommer un vĂ©rificateur gĂ©nĂ©ral dont le mandat consiste Ă  vĂ©rifier les comptes et livres de la Ville. La commission Charbonneau recommande au gouvernement d’ajouter les municipalitĂ©s de moins de 100 000 habitants au champ de compĂ©tence du VĂ©rificateur gĂ©nĂ©ral du QuĂ©bec. Très bonne idĂ©e!
Deux autres recommandations, Ă  saveur politique cette fois. Interdire aux ministres et Ă  leur personnel de solliciter des contributions politiques aux fournisseurs et bĂ©nĂ©ficiaires de leur ministère. Interdire Ă  tous les Ă©lus provinciaux et municipaux, Ă  leur personnel politique, aux fonctionnaires, aux employĂ©s municipaux et aux administrateurs publics d’accepter tout cadeau, peu importe la nature.

Victimes d'homicides en 2014 au Canada: 23 % Ă©taient des Autochtones

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AGENCE QMI
MISE Ă  JOUR 
Bloc scène de crime meurtre coroner  OTTAWA - En 2014 au Canada, 23 % des victimes d'homicide dĂ©clarĂ©es par la police Ă©taient des Autochtones, alors que ce groupe ne reprĂ©sente que 5 % de la population canadienne, selon Statistique Canada.
Ainsi, 117 des 516 victimes d'homicide déclarées par la police en 2014 au pays étaient autochtones.
«Le taux d'homicide chez les Autochtones en 2014 Ă©tait environ six fois plus Ă©levĂ© que chez les non-Autochtones», mentionne Statistique Canada.
Les Autochtones de sexe masculin étaient sept fois plus susceptibles d'être victimes d'un homicide que les hommes non autochtones et trois fois plus à risques que les Autochtones de sexe féminin.
Le taux d'homicide chez les Autochtones de sexe féminin était six fois plus élevé que celui observé chez les femmes non autochtones.
C’est au Manitoba et en Alberta que le taux d'homicide impliquant des victimes autochtones Ă©tait le plus Ă©levĂ© au Manitoba.
Les taux les plus faibles ont été observés au Québec et en Nouvelle-Écosse.
Statistique Canada souligne que les femmes autochtones reprĂ©sentent une proportion croissante du total des victimes d'homicide de sexe fĂ©minin au Canada. «En 1991, les Autochtones de sexe fĂ©minin constituaient 14 % des victimes de sexe fĂ©minin, comparativement Ă  21 % en 2014.»

Trudeau rencontre la reine Ă  Londres

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Radio-Canada avec La Presse Canadienne
Le premier ministre canadien, Justin Trudeau, a rencontré la reine Elizabeth à Londres.
Le premier ministre canadien, Justin Trudeau, a rencontrĂ© la reine Elizabeth Ă  Londres.  Photo :  PC/Yui Mok

Le premier ministre du Canada, Justin Trudeau, s'est rendu Ă  Londres pour rencontrer la chef de l'État canadien, la reine Elizabeth II, âgĂ©e de 89 ans. Justin Trudeau l'avait dĂ©jĂ  rencontrĂ©e Ă  la fin des annĂ©es 1970 alors qu'il n'Ă©tait encore qu'un enfant.
Il avait alors visitĂ© Buckingham Palace avec son père, Pierre Elliott Trudeau, lorsque ce dernier occupait la fonction de premier ministre du Canada. « Elle Ă©tait très grande, s'est-il souvenu dans un communiquĂ© publiĂ© par son bureau. C'est dire Ă  quel point j'Ă©tais petit Ă  l'Ă©poque. »
« C'Ă©tait de moments merveilleux parce que je savais Ă  quel point mon père l'aimait, a-t-il ajoutĂ©. Mon père Ă©tait vraiment fier de prĂ©senter son fils Ă  la reine. » M. Trudeau a lui-mĂŞme fait le voyage avec sa femme et ses deux plus jeunes enfants.
Le fils de Justin Trudeau, Hadrien, donne un « high five » à l'ambassadeur canadien à Londres, Gordon Campbell. M. Trudeau est également acoompagné de sa femme, Sophie Grégoire, et de sa fille Ella-Grace.
Le fils de Justin Trudeau, Hadrien, donne un « high five » Ă  l'ambassadeur canadien Ă  Londres,
Gordon Campbell. M. Trudeau est également acoompagné de sa femme,
 Sophie GrĂ©goire, et de sa fille Ella-Grace.
  Photo :  PC/Adrian Wyld

Le premier ministre doit livrer un discours Ă  la Maison du Canada, Ă  Trafalgar Square, avant de prendre part Ă  une rencontre avec son homologue britannique, David Cameron. Les deux hommes devraient aborder des sujets comme les changements climatiques, les mesures antiterroristes et l'accord de libre-Ă©change entre l'Europe et le Canada.
M. Trudeau quittera le Royaume-Uni, jeudi, pour se rendre Ă  Valetta, sur l'Ă®le de Malte, oĂą les 54 pays du Commonwealth tiennent leur sommet biannuel. Le premier ministre canadien entend encourager ses homologues Ă  rehausser leurs ambitions dans la lutte aux changements climatiques.

Les appels robotisés font des ravages au pays, les fournisseurs tardent à réagir

http://ici.radio-canada.ca/nouvelles/societe/

  Radio-Canada avec CBC
Fraude téléphonique
Photo :  IS/iStock

En 2014, les Canadiens ont perdu plus de 75 millions de dollars Ă  la suite de fraudes tĂ©lĂ©phoniques ou d'appels robotisĂ©s. Il existe pourtant des technologies pour bloquer ces appels importuns, mais que les grandes compagnies de tĂ©lĂ©communications n'offrent pas au grand public.
MalgrĂ© l'instauration, par les conservateurs, de la Liste nationale de numĂ©ros de tĂ©lĂ©communication exclus (LNNTE) qui permet aux consommateurs de dĂ©cider s'ils veulent ou non recevoir des appels de tĂ©lĂ©vendeurs, des millions d'appels robotisĂ©s sont faits chaque semaine dans les foyers canadiens par des compagnies qui ignorent cette liste.
Plusieurs fois par semaine, des millions de Canadiens reçoivent des appels leur annonçant qu'ils gagnent une croisière, qu'un transporteur aĂ©rien leur offre un rabais ou encore qu'ils n'ont pas payĂ© leurs impĂ´ts et qu'ils iront en prison Ă  moins qu'ils les paient dès maintenant en envoyant un chèque.
Selon Statistique Canada, des consommateurs naĂŻfs se sont fait soutirer pas moins de 75 millions de dollars l'an dernier Ă  la suite de fraudes tĂ©lĂ©phoniques. Un montant qui serait en rĂ©alitĂ© 10 ou mĂŞme 20 fois plus Ă©levĂ©, selon des experts antifraude consultĂ©s par CBC.
Selon eux, beaucoup de gens victimes d'une fraude ne signalent pas le vol, gĂŞnĂ©s de dire qu'ils ont Ă©tĂ© Ă©tĂ© manipulĂ©s.
Mais d'oĂą proviennent ces appels?
Les compagnies de tĂ©lĂ©marketing canadiennes sont soumises Ă  des règles strictes du CRTC, dont la LNNTE. MĂŞme si certaines persistent parfois Ă  appeler des gens qui ont inscrit leur numĂ©ro sur la LNNTE, elles demeurent retraçables. Mais pour la majoritĂ©, les appels robotisĂ©s proviennent de l'Ă©tranger, notamment de l'Inde. MĂŞme si la majoritĂ© des gens raccrochent l'appareil tĂ©lĂ©phonique avant d'entendre le message, avec le volume d'appels rĂ©alisĂ©s dans le monde, les fraudeurs d'outre-mer arrivent Ă  rĂ©colter de vĂ©ritables fortunes.
Mais que faire contre ce fléau?
Il est certes possible pour le consommateur excĂ©dĂ© par ces appels de faire bloquer chacun de ces numĂ©ros entrants auprès de son fournisseur de service, mais les fraudeurs n'ont qu'Ă  changer leur numĂ©ro pour poursuivre leurs appels.
Mais aujourd'hui, la technologie permet aux grandes compagnies de tĂ©lĂ©communication de mettre en place des « filtres de spams pour les tĂ©lĂ©phones » un peu comme on le fait avec les boĂ®tes de courriels.
« Il existe plusieurs technologies disponibles », selon Maureen Mahoney, responsable des politiques publiques pour l'Union des consommateurs, basĂ©e Ă  San Francisco.
« Ces outils dĂ©tectent automatiquement les appels automatisĂ©s et les filtrent avant qu'ils n'atteignent le consommateur, de sorte qu'il ne revient pas qu'aux gens de bloquer ces appels un par un », explique Maureen Mahoney.
Des solutions existent
La compagnie canadienne de tĂ©lĂ©communication Primus, qui utilise un système appelĂ© « Telemarketing Guard » depuis 2006, a interceptĂ© et traitĂ© plus de 80 millions d'appels robotisĂ©s, selon Brad Fisher, vice-prĂ©sident senior du marketing et produits chez Primus.
Ce système de Primus est inclus dans le prix de base de ses forfaits et fonctionne autant avec les tĂ©lĂ©phones IP qu'avec les lignes terrestres rĂ©gulières.
Plusieurs autres systèmes du genre sont offerts sur le marchĂ©, selon CBC, tels « Honeypot traps spam calls » ou « Nomorobo ».
Selon Maureen Mahoney, il serait très envisageable que les grandes compagnies de tĂ©lĂ©phone se dotent de tels outils pour bloquer les appels indĂ©sirables et, surtout, Ă©changer de l'information entre elles afin de rendre les filtres encore plus efficaces. Or, il semble qu'en AmĂ©rique du Nord, les grandes compagnies de tĂ©lĂ©communication ne soient pas très enclines Ă  prendre la responsabilitĂ© de filtrer les appels robotisĂ©s.
CBC a contactĂ© les gĂ©ants canadiens Bell, Telus et Rogers pour connaĂ®tre les raisons pour lesquelles ils n'utilisent pas les technologies existantes pour filtrer et bloquer les appels robotisĂ©s.
Les compagnies canadiennes travaillent sur le problème
Selon Jennifer Kett, directrice des relations avec les mĂ©dias chez Rogers, il n'est pas si facile de traquer ces appels Ă  très grande Ă©chelle. « Les appels robotisĂ©s sont souvent basĂ©s sur l'usurpation d'identitĂ©. C'est-Ă -dire que le fraudeur manipule l'identifiant de l'appelant pour le faire ressembler Ă  un appel local. Qui plus est, les appels proviennent souvent de l'extĂ©rieur du Canada, ce qui nous rend la tâche particulièrement difficile », explique Mme Kett.
« Soyez assurĂ©s que nous prenons le problème très au sĂ©rieux et que nous travaillons avec les autres fournisseurs et le CRTC pour dĂ©terminer de quelle façon l'industrie peut combattre les appels et textos indĂ©sirables. »— Jennifer Kett, directrice des relations avec les mĂ©dias chez Rogers

MĂŞmes arguments chez Bell, oĂą on souligne l'efficacitĂ© des fraudeurs outre-mer pour imiter les appels locaux. « C'est un problème international et nous sommes engagĂ©s dans plusieurs projets et initiatives avec nos partenaires de l'industrie pour dĂ©velopper des solutions », explique pour sa part Jason Laszlo.
Ce que les grandes compagnies de tĂ©lĂ©communication ne disent pas cependant, c'est qu'une lutte efficace contre les appels et les textos robotisĂ©s engage des sommes et des investissements importants. Reste Ă  savoir jusqu'oĂą les gĂ©ants des tĂ©lĂ©communications canadiennes engageront leurs ressources financières et techniques pour rĂ©gler le problème.

Rapport de la commission Charbonneau: 1741 pages et 60 recommandations

http://www.lapresse.ca/le-nouvelliste/actualites/

PubliĂ© le 24 novembre 2015 Ă  19h16 | Mis Ă  jour le 25 novembre 2015 Ă  07h07
La juge France Charbonneau et le commissaire Renaud... (La Presse Canadienne)
LA PRESSE CANADIENNE

La juge France Charbonneau et le commissaire Renaud Lachance ont rendu public le rapport sur la corruption dans l'industrie de la construction mardi matin.

LIA LÉVESQUE
La Presse Canadienne
Montréal
Dans son rapport tant attendu, la commission Charbonneau y va de plus d'une soixantaine de recommandations pour assainir les moeurs dans l'industrie de la construction et le financement des partis politiques, parmi lesquelles une loi pour mieux protéger les lanceurs d'alerte et, surtout, la création d'une Autorité des marchés publics.
Le rapport est toutefois assombri par un dĂ©saccord entre la prĂ©sidente de la commission, la juge France Charbonneau, et le commissaire Renaud Lachance. Celui-ci a pris la peine d'Ă©crire le «mot du commissaire» pour expliquer lĂ  oĂą il trouve que la preuve n'a pas Ă©tĂ© si concluante.
«Je ne peux pas souscrire Ă  la thèse dĂ©veloppĂ©e dans la section 4,6 concluant Ă  un lien indirect entre le versement de contributions politiques et l'octroi des contrats au niveau provincial», Ă©crit ce dernier.
«Il y a un lien entre le dĂ©veloppement des affaires et le financement des partis politiques au niveau provincial. Ce lien ne doit pas cependant ĂŞtre confondu avec celui faisant l'objet du mandat de la commission d'un lien entre l'octroi d'un contrat et le financement des partis politiques», Ă©crit le commissaire Lachance.
Il rappelle que «tous les dirigeants d'entreprise tĂ©moins Ă  la commission» ont rĂ©pondu «non» Ă  la question de savoir si le versement d'une contribution Ă  un parti leur avait permis d'obtenir un contrat.
MĂŞme s'il se dit en dĂ©saccord «sur le contenu de ce chapitre, des faits saillants et de la description des stratagèmes associĂ©s Ă  celui-ci, je suis en accord avec les recommandations liĂ©es Ă  ce volet de notre mandat», prend-il la peine de souligner.

Financement des partis

Il reste que la commission est parvenue Ă  formuler maintes recommandations ayant trait au financement des partis politiques.
Par exemple, elle recommande l'identification de l'employeur de celui qui fait un don Ă  un parti politique.
Elle propose aussi que le chef d'un parti politique soit tenu de signer le rapport financier annuel du parti et qu'il y dĂ©clare qu'il a Ă©tĂ© «informĂ© des pratiques de sollicitation de son parti et juge qu'elles sont conformes Ă  la loi».
La CEIC propose aussi de modifier les codes d'éthique des élus municipaux et provinciaux ainsi que des membres de leur personnel afin d'interdire que des subventions ou projets soient annoncés lors d'événements de financement d'un parti politique.
Elle recommande aussi d'interdire au personnel des ministères de solliciter des contributions politiques aux fournisseurs et bénéficiaires de leur ministère.
Plus largement, en matière politique, la commission recommande de prĂ©voir la suspension temporaire d'un Ă©lu qui est poursuivi pour corruption ou collusion et de «rĂ©flĂ©chir» Ă  la durĂ©e du mandat des maires.
La commission recommande aussi d'abolir le poste du Commissaire à l'éthique et à la déontologie de l'Assemblée nationale et du Commissaire au lobbyisme du Québec pour plutôt nommer un Commissaire à l'éthique et au lobbyisme. Celui-ci s'occuperait des règles d'éthique et de lobbyisme tant pour l'État québécois que les municipalités. Il serait nommé par un vote de l'Assemblée nationale avec le deux tiers des votes pour un mandat de sept ans.
De façon plus générale, elle conseille de limiter les exceptions au caractère public des délibérations des élus municipaux, afin que leurs échanges se fassent dans la transparence.
Elle recommande également de resserrer les règles concernant l'acceptation de cadeaux par des titulaires de charges publiques de la part de fournisseurs. Les audiences de la commission avaient permis de relever de nombreux cas d'invitations à des parties de hockey, sans compter les offres de bouteilles de vin et autres par des entreprises à des fonctionnaires.

Autorité des marchés

Mais la recommandation pivot de la CEIC consiste en la crĂ©ation d'une AutoritĂ© des marchĂ©s publics, chargĂ©e d'encadrer les marchĂ©s publics et de dĂ©celer les problèmes de malversation. Cette instance pourrait Ă©pauler les «donneurs d'ouvrage publics» dans leur gestion des contrats.
D'ailleurs, à cet effet, la CEIC propose de permettre à tous les donneurs d'ouvrage publics de pondérer les critères de prix et de qualité dans le processus d'adjudication des contrats dans la construction. Des ingénieurs s'étaient d'ailleurs plaints devant la commission de cette course au plus bas prix qui avait entraîné une baisse de la qualité des ouvrages.
De même, la commission d'enquête recommande le maintien d'une expertise au sein du ministère des Transports, qui avait transféré certaines fonctions aux firmes privées de génie. Ce ministère a déjà amorcé un certain processus pour regarnir ses rangs et la commission l'invite à poursuivre.
La commission recommande également d'étendre le champ de compétence du Vérificateur général du Québec à la gestion des municipalités de moins de 100 000 habitants.

Lanceurs d'alerte

Par ailleurs, comme on s'y attendait et comme plusieurs organismes le lui avaient suggĂ©rĂ©, la commission recommande de mieux protĂ©ger les lanceurs d'alerte. La juge Charbonneau, dans son allocution, a d'ailleurs louĂ© le «courage» de certains d'entre eux, comme le syndicaliste Ken Pereira, qui a dĂ©noncĂ© l'ancien directeur gĂ©nĂ©ral de la FTQ-Construction Jocelyn Dupuis et ses dĂ©penses, en plus de dĂ©noncer les pratiques de discrimination dans le placement entre organisations syndicales.
La commission va jusqu'Ă  recommander qu'on apporte aux lanceurs d'alerte un certain soutien financier «lorsque requis».
Elle propose aussi de confier au Directeur des poursuites criminelles et pĂ©nales le pouvoir d'attribuer certains avantages aux «tĂ©moins collaborateurs», comme celui d'arrĂŞter toute procĂ©dure disciplinaire et toute procĂ©dure civile et celui d'interrompre toute rĂ©clamation fiscale contre eux au QuĂ©bec

19% des enfants en situation de pauvreté au Canada

http://www.lavoixdusud.com/Actualites/National/

Publié le 25 novembre 2015

La Presse Canadienne



Les enfants «de familles racialisĂ©es et d’immigration rĂ©cente», les enfants autochtones et ceux qui ont une incapacitĂ© sont plus susceptibles de vivre en situation de pauvretĂ©, rapporte le rapport 2015 sur la pauvretĂ© du regroupement Campagne 2000.
Aujourd’hui, 19% des enfants vivraient dans la pauvretĂ©, en comparaison avec 15,8 pour cent en 1989. Chez les Autochtones, c’est plus du double, soit 40% des enfants, qui sont en situation de pauvretĂ©. Cette situation, qui touche diffĂ©remment les divers groupes de personnes, mène Ă  «des inĂ©galitĂ©s persistantes sur le plan social et Ă©conomique». Le dĂ©pĂ´t du rapport «Faisons-le! Mettons fin une fois pour toutes Ă  la pauvretĂ© des enfants» est l’occasion pour l’organisme de lancer un appel au nouveau gouvernement libĂ©ral Ă  adopter une stratĂ©gie nationale de rĂ©duction de la pauvretĂ©, qui passerait notamment par des emplois stables pour les parents et un programme national de garderie.
Un homme ivre fait appel à la police pour faire démarrer son auto
Un individu de 27 ans a appris à ses dépens que faire appel à des policiers pour l'aider à démarrer son automobile tout en étant ivre n'est pas une bonne idée. La Police régionale de York, en Ontario, a reçu un appel, tôt mardi matin, d'un homme qui ne parvenait pas à déplacer son véhicule. Elle a dit que l'individu avait pu lui donner les coordonnées exactes d'où il appelait et qu'on pouvait entendre le bruit d'un moteur pendant son appel. Des agents ont pu le retrouver. Les policiers ont fait passer un test d'alcoolémie au jeune homme. Andrew Scuglia, qui demeure à Richmond Hill, fait face à une accusation d'avoir la garde ou le contrôle d'un véhicule avec les capacités affaiblies par l'alcool.
Taxe sur le carbone : l’argent ira Ă  des programmes environnementaux
Le gouvernement nĂ©o-dĂ©mocrate de l'Alberta surveillera Ă©troitement la taxe sur le carbone, qui devrait rapporter des milliards de dollars Ă  l'État, afin que l'argent n'aille qu'Ă  des programmes environnementaux, a assurĂ© mardi la première ministre, Rachel Notley. De tout l'argent rĂ©coltĂ©, rien ne sera consacrĂ© Ă  d'autres dĂ©penses, comme la rĂ©duction du dĂ©ficit ou de la dette. «Chaque cent amassĂ© par la taxe sur le carbone sera immĂ©diatement recyclĂ© dans l'Ă©conomie», a expliquĂ© Mme Notley Ă  des journalistes, mardi.

Les premiers réfugiés syriens arrivent à Montréal: l'échéancier repoussé à février

http://www.985fm.ca/national/nouvelles/

Publié par Léandre Drolet pour CogecoNouvelles le mardi 24 novembre 2015 à 23h03. Modifié par Charles Payette le mercredi 25 novembre 2015
Les premiers réfugiés syriens arrivent à Montréal: l'échéancier repoussé à février
(Cogeco Nouvelles) - Les premiers réfugiés syriens parrainés au privé sont arrivés à l'aéroport Montréal-Trudeau, mardi soir. Les réfugiés étaient moins nombreux que prévu, car certains auraient eu des problèmes d'ordre administratif.
La ministre québécoise Kathleen Weil
 
 
 
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Une vingtaine de nouveaux arrivants ont atterri en début de soirée et leurs proches étaient nombreux pour les voir franchir les portes et faire leur entrée au Canada.
Le gouvernement canadien entend toujours accueillir 25 000 réfugiés syriens, mais il a revu son échéancier.
Québec, aujourd'hui...
Ottawa souhaitait d'abord qu'ils arrivent tous au pays avant la fin de l'année. Finalement, ce sont plutôt 10 000 d'entre eux qui s'amèneront au Canada d'ici là. Les 15 000 autres devraient se présenter au pays d'ici la fin du mois de février.
La ministre québécoise de l'Immigration, de la Diversité et de l'Inclusion, Kathleen Weil, estime qu'il s'agit tout de même d'un défi de taille dans les prochaines semaines.
Le gouvernement du Québec dévoilera sa stratégie d'accueil, aujourd'hui.