lundi, février 06, 2017

Trump promet de vaincre le «terrorisme islamique radical»

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Publié le 06 février 2017 à 14h06 | Mis à jour à 15h23

Agence France-Presse
BASE MILITAIRE MACDILL
Le président américain Donald Trump a assuré lundi que les États-Unis et leurs alliés vaincraient le « terrorisme islamique radical » sans donner la moindre indication sur sa stratégie ou un éventuel changement d'approche par rapport à celle de Barack Obama.
Prenant la parole depuis la base de MacDill, à Tampa, en Floride, centre militaire névralgique de la lutte contre le groupe État islamique (EI), le président républicain a promis de ne jamais laisser l'organisation « prendre racine » sur le sol américain.
« Aujourd'hui, nous envoyons un message uni à ces forces de mort et de destruction : les États-Unis et leurs alliés vous vaincront », a-t-il lancé depuis cette base qui abrite le siège du commandement militaire américain au Moyen-Orient (CENTCOM) et quartier général des forces spéciales américaines.
Le président républicain a signé fin janvier un décret donnant jusqu'à fin février à ses responsables militaires pour lui présenter un plan détaillant « une stratégie exhaustive pour vaincre l'EI ».
Le CENTCOM a mené près de 18 000 frappes en Syrie et en Irak depuis le début en août 2014 des opérations de la coalition internationale dirigée par les Américains contre le groupe État islamique (EI).
Le président américain Donald Trump a prononcé une... (PHOTO MANDEL NGAN, AGENCE FRANCE PRESSE)
Le président américain Donald Trump a prononcé une allocution lors de son passage à la base militaire MacDill située à Tampa, en Floride, le 6 février.
PHOTO MANDEL NGAN, AGENCE FRANCE PRESSE
Ce dernier est engagé « dans une campagne de génocide, commettant des atrocités à travers le monde », a ajouté M. Trump, promettant, sans autres précisions, des investissements « historiques » dans les forces armées américaines.
« Les terroristes islamiques radicaux sont déterminés à frapper notre pays comme ils l'ont fait lors des attentats du 11-Septembre, comme ils l'ont fait de Boston à Orlando en passant par San Bernardino, et à travers l'Europe ».
Affirmant, sans aucun élément factuel pour appuyer ses dires, que certaines attaques n'étaient parfois « même pas mentionnées » dans les médias, il s'en est une nouvelle fois pris « à la presse très malhonnête » qui, a-t-il affirmé, « ne veut pas en parler ». « Ils ont leurs raisons », a-t-il ajouté, sans la moindre explication sur cette étonnante déclaration.
Coordination avec Moscou ?
Aux États-Unis, l'organisation djihadiste a revendiqué le pire attentat commis sur le sol américain depuis le 11-Septembre, avec 49 personnes tuées dans un club gai d'Orlando en Floride, en juin 2016. Et l'EI avait salué l'attaque à San Bernardino en décembre 2015, qui a fait 14 morts.
En campagne, Donald Trump avait mis ces attentats sur le compte de l'ouverture des frontières, promettant même, après les attentats de Paris, d'interdire aux musulmans d'entrer aux États-Unis.
À peine arrivé au pouvoir, il a signé le 27 janvier un décret interdisant temporairement l'entrée aux États-Unis des réfugiés et des ressortissants de sept pays majoritairement musulmans (Iran, Irak, Libye, Somalie, Soudan, Syrie, Yémen).
Une décision hautement emblématique, et polémique, qui a provoqué un tollé mondial et a depuis été bloquée par la justice américaine.
Si les lignes directrices de la stratégie de Donald Trump face à l'EI restent à définir, il a déjà ordonné à son ministre de la Défense, James Mattis, « d'identifier de nouveaux partenaires pour la coalition ». Une consigne perçue comme un signe en direction de la Russie.
Moscou a d'ailleurs indiqué que Donald Trump et Vladimir Poutine voulaient « une réelle coordination contre l'EI en Syrie », après un appel téléphonique entre les deux présidents.
Les Américains ont pour l'instant déployé un peu plus de 5000 militaires en Irak aux côtés des troupes irakiennes, et près de 500 soldats des forces spéciales en Syrie, aux côtés essentiellement des Forces démocratiques syriennes (FDS), une coalition arabo-kurde.
Les soldats américains sont censés jouer un rôle de conseil, mais des démineurs, des formateurs et des forces spéciales épaulent aussi la campagne des FDS pour reprendre Raqa.
Assurant soutenir « fortement » l'OTAN, M. Trump a par ailleurs une nouvelle fois insisté sur la nécessité pour tous ses membres de remplir « pleinement » leurs engagements financiers, « ce que nombre d'entre eux n'ont pas fait ».

Syrie: 13 000 personnes pendues en cinq ans dans une prison du régime

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Publié le 06 février 2017 à 19h15 | Mis à jour à 19h15

Agence France-Presse
Beyrouth
Amnesty International accuse le régime syrien d'avoir pendu quelque 13 000 personnes en cinq ans, entre 2011 et 2015, dans une prison gouvernementale près de Damas, dénonçant une «politique d'extermination».
Intitulé Abattoir humain: pendaisons et extermination de masse à la prison de Saydnayale rapport de l'ONG se base sur des entretiens avec 84 témoins, au nombre desquels des gardiens, des détenus et des juges.
Selon le rapport, au moins une fois par semaine entre 2011 et 2015 des groupes de jusqu'à 50 personnes ont été extraits de leurs cellules pour des procès arbitraires, battus puis pendus «en pleine nuit dans le secret le plus total».
«Tout au long de ce processus, ils restent les yeux bandés. Ils ne savent pas quand et comment ils mourront jusqu'à ce que la corde soit enfilée autour de leur cou», dénonce l'ONG.
La plupart des victimes étaient des civils considérés comme des opposants au gouvernement du président Bachar al-Assad.
«Ils les laissaient (pendus) de 10 à 15 minutes», a témoigné un ancien juge qui a assisté aux exécutions. «Pour les plus jeunes, leur poids n'était pas suffisant pour les faire mourir. Les assistants des bourreaux les tiraient alors vers le bas et brisaient leur cou».
Des milliers de prisonniers sont détenus dans la... (ARCHIVES AP)
Des milliers de prisonniers sont détenus dans la prison militaire de Saydnaya, l'un des centres de détention les plus importants du pays situé à 30 km au nord de Damas.
ARCHIVES AP
Pour Amnesty, il s'agit de crimes de guerre et de crimes contre l'Humanité qui perdurent probablement jusqu'à ce jour.
Des milliers de prisonniers sont détenus dans la prison militaire de Saydnaya, l'un des centres de détention les plus importants du pays situé à 30 km au nord de Damas.
L'ONG accuse le gouvernement syrien d'y mener une «politique d'extermination» en torturant régulièrement les détenus et en les privant d'eau, de nourriture et de soins médicaux.
Passages à tabac
Des prisonniers ont été violés ou forcés de se violer les uns les autres. Des gardiens ont aussi nourri des détenus en jetant leur repas sur le sol de leur cellule, souvent maculé de saletés et de sang.
Des «règles spéciales» étaient également en vigueur dans la prison: les détenus n'étaient pas autorisés à parler et devaient prendre des positions particulières quand les gardiens entraient dans leur cellule.
«Chaque jour, il y avait deux ou trois morts dans notre aile (...) Je me souviens que le gardien nous demandait combien nous en avions. Il disait: «Pièce numéro un, combien? Pièce numéro deux, combien? et ainsi de suite», a raconté Nader, un ancien détenu dont le nom a été modifié.
Selon Nader, après une journée particulièrement violente ponctuée de passages à tabac, 13 personnes sont mortes dans une seule aile de la prison.
Un ancien militaire a confié qu'il pouvait entendre «des gargouillis» lors des pendaisons dans la salle d'exécution située en dessous.
«Si on collait ses oreilles au sol, on pouvait entendre une sorte de gargouillement», a confirmé Hamid, arrêté en 2011. «On dormait sur fond de bruit de personnes en train de mourir d'étouffement. C'était normal pour moi à cette période».
Amnesty avait indiqué précédemment que le nombre de personnes mortes dans les geôles du gouvernement en Syrie depuis le début du conflit en mars 2011 était estimé à 17 700.
Le chiffre de 13 000 morts dans une seule prison traduit donc une hausse significative.
«Les horreurs décrites dans ce rapport révèlent une campagne cachée et monstrueuse, autorisée aux plus hauts niveaux du gouvernement, visant à écraser toute forme de contestation au sein de la population syrienne», a commenté Lynn Maalouf, directrice adjointe pour la Recherche au bureau d'Amnesty à Beyrouth.
«Le meurtre de sang-froid de milliers de prisonniers sans défense, qui vient s'ajouter aux programmes systématiques et soigneusement orchestrés de torture physique et psychologique dans la prison de Saydnaya ne peuvent pas continuer à être autorisés», a-t-elle estimé.
L'an dernier, les Nations unies avaient accusé le gouvernement d'Assad de mener une politique d'«extermination» dans ses prisons.
Plus de 310 000 personnes ont été tuées et des millions d'autres ont dû fuir leurs foyers depuis le début du conflit syrien.

Lisée fait fi de Landry et maintient son échéancier référendaire

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Publié le 06 février 2017 à 17h58 | Mis à jour à 17h58

JOCELYNE RICHER
La Presse Canadienne
Le chef péquiste Jean-François Lisée maintient son engagement de tenir un référendum sur la souveraineté dans un second mandat de son gouvernement, même si les conditions ne sont pas favorables alors à la victoire du Oui.
M. Lisée réagissait lundi aux propos tenus par l'ex-premier ministre Bernard Landry, qui, dans un entretien à La Presse canadienne publié la veille, soutenait qu'un gouvernement péquiste ne devrait pas s'engager dans un processus référendaire, même dans un second mandat, s'il n'a pas la conviction à ce moment d'avoir de bonnes chances de remporter la victoire.
Il estimait que les souverainistes ne pouvaient pas se permettre de perdre un troisième référendum, après ceux de 1980 et 1995, car les conséquences seraient selon lui catastrophiques pour le Québec.
En conférence de presse sur un autre sujet, à Montréal, M. Lisée a réaffirmé lundi que sa position avait le mérite de permettre aux souverainistes de ne plus débattre de la date du prochain référendum, éternel sujet de discussion et de tension au Parti québécois.
Il faut «arrêter de débattre du calendrier» référendaire, a-t-il commenté, se disant en désaccord sur ce point avec son «ami Bernard».
Il faut «arrêter de débattre du calendrier» référendaire,... (Photo Martin Chamberland, La Presse)
Il faut «arrêter de débattre du calendrier» référendaire, a commenté Lisée, se disant en désaccord sur ce point avec son «ami Bernard».
PHOTO MARTIN CHAMBERLAND, LA PRESSE
D'ailleurs, a poursuivi M. Lisée, il existe «un consensus très ferme» au sein des troupes péquistes pour appuyer l'idée de ne pas tenir de référendum dans un premier mandat et de s'engager à en organiser un dans un deuxième mandat.
Le fait que le calendrier soit une chose réglée au sein du parti permettra de parler enfin du «fond des choses», a-t-il ajouté.
L'ancien chef péquiste voit les choses autrement. «Personne ne veut qu'on perde un autre référendum», disait M. Landry en entrevue, en ajoutant que les péquistes n'étaient pas «des kamikazes».

Gerry Sklavounos prépare une déclaration publique et son retour

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Publié le 06 février 2017 à 17h09 | Mis à jour à 17h09

JOCELYNE RICHER
La Presse Canadienne
Le député Gerry Sklavounos entend bien revenir par la grande porte à l'Assemblée nationale, en réintégrant le caucus libéral, et il se prépare à faire une déclaration publique prochainement, pour dire comment il s'y prendra pour atteindre cet objectif.
Mais s'il a été blanchi des allégations d'agression sexuelle qui pesaient contre lui, son retour au parlement ne fait pas l'unanimité chez les élus de sexe féminin. L'une d'entre elles, la députée Manon Massé, a dit qu'il ne serait pas le bienvenu à l'Assemblée nationale.
Élu sous la bannière libérale, M. Sklavounos a l'intention de reprendre ses fonctions de député et ne veut pas siéger comme indépendant.
On devrait donc savoir très bientôt dans quelle mesure il accepte de se conformer aux conditions très strictes soumises vendredi dernier par le premier ministre Philippe Couillard pour lui permettre d'espérer réintégrer le caucus libéral.
Devenu indépendant après en avoir été exclu en octobre, l'ex-député libéral de Laurier-Dorion est à déterminer le lieu, le moment et la forme que prendra cette déclaration publique.
Lundi, à son bureau de circonscription, son entourage indiquait que M. Sklavounos pourrait faire cette déclaration publique dès cette semaine ou la semaine prochaine, dans le cadre d'une conférence de presse ou à l'Assemblée nationale.
Élu sous la bannière libérale, M. Sklavounos a... (Photo archives La Presse Canadienne)
Élu sous la bannière libérale, M. Sklavounos a l'intention de reprendre ses fonctions de député et ne veut pas siéger comme indépendant.
PHOTO ARCHIVES LA PRESSE CANADIENNE
Il n'a pas été possible de savoir si M. Sklavounos allait se soumettre entièrement ou non aux conditions édictées par son ancien chef, mais il est clair qu'il souhaite retrouver sa place dans l'équipe libérale, donc qu'il devra agir en conséquence.
Chose certaine, la commande ne sera pas facile à exécuter.
Vendredi, en point de presse, après en avoir discuté avec son équipe de députés, le premier ministre a soutenu que M. Sklavounos devrait montrer patte blanche, faire amende honorable, en produisant une déclaration publique de bonne conduite envers les femmes, pour espérer, peut-être, retrouver sa place au sein de l'équipe.
Il a dit clairement que sa réintégration dans le caucus libéral n'était ni immédiate, ni automatique, et ce, même s'il a été totalement blanchi des allégations d'agression sexuelle qui pesaient contre lui.
L'ancien leader adjoint du gouvernement devra faire «une déclaration très forte, très sentie et très sincère» indiquant de quelle manière «comme personne, comme homme» il entend se comporter avec les femmes à l'avenir, a dit le premier ministre.
La veille, le Directeur des poursuites criminelles et pénales (DPCP) avait conclu que le député n'avait commis aucun acte criminel, à la suite de la plainte déposée par une jeune femme de Québec, Alice Paquet, qui soutenait que M. Sklavounos l'avait agressée sexuellement à deux reprises en 2014.
À la suite de la sortie publique de la plaignante, des médias ont rapporté les témoignages anonymes de plusieurs anciennes employées de l'Assemblée nationale, dont des pages et des stagiaires, et aussi de jeunes militantes du Parti libéral du Québec, unanimes à relater la réputation d'homme à femmes du député, qui multipliait à toute occasion les remarques à caractère sexuel et les comportements déplacés envers elles.
Cependant, aucune d'entre elles n'avait déposé de plainte.
Même s'il gagne son pari de réintégrer le caucus libéral, M. Sklavounos pourrait devoir affronter les regards lourds de reproches de certaines collègues.
En point de presse lundi, la député solidaire Manon Massé a indiqué que, même s'il a été blanchi sur le plan judiciaire, le député ne serait pas accueilli à bras ouverts au parlement.
Selon elle, M. Sklavounos perdu la confiance des femmes, un tort non négligeable chez un député.
Elle lui reproche d'avoir «voulu prendre le pouvoir sur des femmes, sur leur corps», ce qui le discrédite pour représenter la population de sa circonscription.
Gerry Sklavounos a été élu sous la bannière libérale en 2007 et réélu depuis sans interruption.

Manon Massé s'oppose au retour de Gerry Sklavounos

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Publié le 06 février 2017 à 16h10 | Mis à jour à 16h10

Martin Croteau
MARTIN CROTEAU
La Presse
(QUÉBEC) Même s'il a été blanchi des allégations d'agression sexuelle qui pesaient contre lui, Gerry Sklavounos ne peut plus siéger à l'Assemblée nationale, a déclaré lundi la députée de Québec solidaire, Manon Massé.
La députée estime que M. Sklavounos n'a plus sa place parmi les élus, même si le Directeur des poursuites criminelles et pénales (DPCP) a estimé qu'il n'a commis aucun « acte criminel » à l'égard de la jeune Alice Paquet.
« Je pense qu'il n'a plus la confiance des femmes, a dit Mme Massé. J'imagine que les femmes de sa circonscription - et plus largement les femmes et les hommes, je ne dis pas que c'est le propre des femmes - sont légitimes de se poser bien des questions lorsqu'on sait qu'on entend dans l'espace public les moeurs de M. Sklavounos. »
Elle rappelle que l'Assemblée nationale s'est dotée d'une politique sur le harcèlement et qu'elle a adopté une motion pour dénoncer la culture du viol l'an dernier.
Dans cet esprit, elle voit mal comment M. Sklavounos peut retrouver sa place au Salon bleu. Elle cite en exemple l'ancien animateur Jian Ghomeshi, qui a perdu son micro à CBC même si un tribunal l'a acquitté des accusations d'agression sexuelle qui pesaient contre lui.
Le député Gerry Sklavounos... (Archives La Presse canadienne)
Le député Gerry Sklavounos
ARCHIVES LA PRESSE CANADIENNE
« M. Ghomeshi a été jugé - pas seulement par le DPCP - jugé non-coupable, a rappelé Mme Massé. Et pourtant, CBC ne l'a pas réintégré. Pourquoi ? Essentiellement parce que malgré le fait qu'il a été reconnu non-coupable, c'était de notoriété publique que ses comportements n'avaient pas de sens. » 
La députée persiste et signe : elle dit croire la jeune Alice Paquet, qui a maintenu avoir été violée par M. Sklavounos après la décision du DPCP de ne pas porter d'accusations contre lui.
Le premier ministre Philippe Couillard a déclaré la semaine que M. Sklavounos devra faire amende honorable et s'engager très clairement à respecter les femmes dans son milieu de travail, s'il espère réintégrer le caucus libéral.
Le député de Laurier-Dorion s'est retiré du caucus libéral en octobre après que Mme Paquet eut affirmé avoir été violée par un député libéral lors d'une vigie à l'Université Laval. Il n'a pas mis les pieds à l'Assemblée nationale depuis.
Dans un message publié la semaine dernière sur Facebook, M. Sklavounos a affirmé vouloir « reprendre pleinement, et le plus rapidement possible » ses activités de député, sans préciser s'il souhaite réintégrer le caucus libéral.

La Ville de Québec débloque 50 000$ pour les familles des victimes de l'attentat

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Publié le 06 février 2017 à 17h25 | Mis à jour à 17h25

(Québec) La Ville de Québec débloque une aide de 50 000$ qu'elle versera au Centre culturel islamique chargé de distribuer les fonds aux familles des victimes.
L'annonce a été faite par le maire de Québec Régis Labeaume peu avant le conseil municipal de lundi, le premier depuis la fusillade du 29 janvier qui a fait six morts et de nombreux blessés.
Un conseil fortement teinté par les tragiques événements alors que les élus ont commencé la séance avec une minute de silence. Le maire Régis Labeaume et la chef de l'opposition Anne Guérette ont par la suite pris la parole pour des discours sentis sur l'attentat et ses suites pour la ville, ses citoyens et l'ouverture aux membres de la communauté musulmane.
L'aide annoncée sera administrée par le Centre culturel islamique qui devra déposer un bilan annuel à la Direction générale de la Ville de Québec «pour assurer le suivi de l'utilisation de l'aide financière par l'organisme», peut-on lire dans le document du comité exécutif. 
«C'est un geste concret que la Ville tenait à poser afin de venir en aide à ceux et celles qui ont vécu ce drame injustifiable et inacceptable», a dit le maire Labeaume.
Le maire Régis Labeaume compte lancer une offensive... (Le Soleil, Yan Doublet)
Le maire Régis Labeaume compte lancer une offensive d'information pour «réexpliquer» le projet du SRB, projet qui compte son lot de détracteurs.
LE SOLEIL, YAN DOUBLET
En point de presse avant le conseil municipal, il a dit souhaiter que cette somme serve «dans six ou sept mois» à la santé des survivants. Lorsque les traumatismes psychologiques et émotifs persisteront, une fois que les projecteurs et l'aide d'urgence se dissiperont.
Cette aide n'a rien de comparable en terme de contexte, mais la Ville de Québec avait par exemple donné 100 000$ à la suite de tremblement de terre meurtrier en Haïti en janvier 2010. 
Plus de détails à venir...

Le message de l'imam Hassan Guillet remarqué autour du globe

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Publié le 05 février 2017 à 20h15 | Mis à jour le 06 février 2017 à 06h59

ROB DRINKWATER
La Presse Canadienne
Selon l'imam Hassan Guillet, si son discours prononcé lors des funérailles de trois des six victimes de la tuerie de Québec a fait un tel tabac sur les réseaux sociaux, c'est parce qu'il a parlé avec son coeur.
M. Guillet a dit qu'il n'avait même pas préparé son texte dans lequel il disait que l'homme accusé des six meurtres était lui-même une victime de la haine et que les gens ne devaient pas tenter de se venger.
«Je pense que les gens ont pu constater que l'homme qui parlait devant eux était honnête, sincère et triste, a-t-il dit en parlant de lui à la troisième personne. Il laissait parler sa douleur. C'était évident.»
«Quand je parlais, je voyais les larmes sur le visage de notre premier ministre, Monsieur Trudeau, sur celui de notre premier ministre Philippe (Couillard), sur la face du maire de Québec (Régis Labeaume). J'étais ému.»
Les propos de l'imam ont fait le tour du monde. L'homme s'est attiré les félicitations de nombreuses personnalités.
«Voici les extraordinaires paroles humaines de l'imam Hassan Guillet lors des funérailles des victimes de la tuerie de Québec», a écrit l'auteure de la série Harry Potter, J. K. Rowling sur Twitter. Elle avait ajouté un lien menant vers le verbatim du discours.
Les propos de l'imam Hassan Guillet (à gauche) ont... (Le Soleil, Yan Doublet)
Les propos de l'imam Hassan Guillet (à gauche) ont fait le tour du monde. L'homme s'est attiré les félicitations de nombreuses personnalités, dont l'auteure britannique J. K. Rowling.
LE SOLEIL, YAN DOUBLET
Porte-parole
M. Guillet est arrivé au Canada en provenance du Liban en 1974. Il est aujourd'hui à la retraite après avoir travaillé dans l'industrie aéronautique. Il dit qu'il a été trop occupé pour préparer son discours. Porte-parole du Conseil des imams du Québec, il n'a pas eu trop de temps à lui depuis la tuerie de la semaine dernière.
Au moment du drame, M. Gillet était chez lui, célébrant la fête de son fils. Il a alors appris ce qui se déroulait à Québec. Son téléphone s'est mis à sonner à répétition: c'étaient des membres de la communauté musulmane qui venaient aux renseignements, mais lui-même ne savait pas grand-chose.
Selon lui, si ces congénères l'ont choisi pour parler au nom de la communauté, c'est parce qu'ils voulaient quelqu'un qui pouvait exprimer leurs inquiétudes et leur douleur sans être agressif. Les musulmans de Québec le connaissent à cause du verger dont il s'occupe à Saint-Rémi. Il y organise des pique-niques et des événements du ramadan.
M. Guillet a exprimé sa reconnaissance envers les louanges de Mme Rowling. Sa fille l'a appelé pour le prévenir. Il croit que cela lui a donné un nouvel auditoire constitué de gens plus jeunes.
«Je suis surtout en contact avec les plus vieilles générations, mais Mme Rowling m'a donné un nouvel auditoire au sein de la génération Harry Potter.»

Programme Québec ami des aînés: 11 millions $ pour des projets

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Publié le 06 février 2017 à 17h17 | Mis à jour à 17h17

MATHIEU LAMOTHE
Le Nouvelliste
(Shawinigan) Les organismes oeuvrant à favoriser le mieux-être ainsi que l'épanouissement des aînés pourront compter sur une nouvelle enveloppe de 11 millions de dollars afin de financer de nouveaux projets s'inscrivant dans leur mission.
La ministre responsable des Aînés et de la Lutte contre l'intimidation, Francine Charbonneau, était d'ailleurs de passage dans les locaux de l'organisme Revitalisation des quartiers Saint-Marc et Christ-Roi à Shawinigan afin d'annoncer l'octroi de cette somme, qui sera distribuée dans le cadre du programme Québec ami des aînés. Elle était accompagnée pour faire cette annonce à portée provinciale du député de Saint-Maurice, Pierre Giguère; de celui Champlain, Pierre M. Auger ainsi que de leur homologue dans Maskinongé, Marc H. Plante.
Entourée de plusieurs députés de la région dont... (Photo: Sylvain Mayer)
Entourée de plusieurs députés de la région dont Pierre Giguère, Pierre Michel Auger et Jean-Denis Girard, la ministre responsable des Aînés et de la Lutte contre l'intimidation, Francine Charbonneau était de passage à Shawinigan pour faire cette annonce.
PHOTO: SYLVAIN MAYER
Plus de détails dans l'édition de mardi

Louise Beaudoin élevée au rang de grande officière de la Légion d'honneur

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PUBLIÉ AUJOURD'HUI À 7 H 06

Une femme battue perd un œil et poursuit son ex-conjoint pour 275 000 $

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PUBLIÉ AUJOURD'HUI À 5 H 16

À 22 ans, E.A. ne voit plus de l'œil gauche. Sa vision s'est mise à baisser après que son conjoint lui ait donné un coup de poing en plein visage, alors qu'elle était enceinte il y a quatre ans. La Montréalaise poursuit son ex-conjoint au civil et demande aussi des comptes à son ancienne belle-mère.
Un texte de Geneviève Garon
E.A avait 16 ans lorsqu'elle a rencontré A. T.-C, en 2010. Selon sa demande introductive d'instance, son conjoint est rapidement devenu « de plus en plus jaloux et possessif ». Les coups, les claques, les crachats, les insultes et les menaces se seraient multipliés sur une base quotidienne, à la maison comme en public.
Une fois, il lui aurait fracassé la tête contre un mur de brique. À une autre occasion, il l'aurait trainée au sol en la tirant par les cheveux.
En octobre 2012, elle affirme qu'il lui a donné un coup de poing sur l’œil, alors qu'elle était enceinte de leur fille. À l'hôpital, il l'aurait forcée à mentir pour expliquer sa blessure. Par la suite, sa vision s'est embrouillée du côté gauche, jusqu'à ce que « tout devienne noir » l'été suivant.
Une femme victime de violence conjugale
La Maison de Connivence à Trois-Rivières accueille chaque année entre 160 et 190 femmes victimes de violence.
 Photo : iStock
Après plusieurs rendez-vous médicaux, elle a appris qu'il lui faudra une prothèse oculaire.
A.-T.C. a été accusé de voie de fait grave. En novembre dernier, « il a plaidé coupable à une accusation de voie de fait causant des lésions à l'œil de son ex-conjointe et harcèlement » explique celui qui était procureur de la Couronne au dossier, Éric Poudrier.
L’homme de 23 ans s'était aussi reconnu coupable de vol qualifié et de séquestration, dans une autre affaire, ce qui lui a valu un total de cinq ans d'emprisonnement.
La belle-mère, un bourreau elle aussi?
E. A. estime que la mère de son ex-conjoint a aussi contribué à ses malheurs.
La femme de 42 ans, T.T., aurait fait des « menaces et eu un comportement intimidant ». Alors que son fils était en prison, elle l’aurait aidé à harceler la demanderesse, en faisant des appels conférence à trois ou en allant sonner directement chez elle. E.A. soutient que sa belle-mère savait que son fils était violent et qu’elle faisait pression sur sa bru pour ne pas qu’elle le dénonce.
E.A. affirme souffrir « d’anxiété et de paranoïa » et avoir perdu l’estime de soi.
Elle poursuit son ex-conjoint pour 275 000 $ et son ancienne belle-mère pour 25 000 $.
Une longue bataille
Pour obtenir gain de cause, une victime doit prouver le lien direct entre les coups reçus et ses séquelles. « Toute personne qui par sa faute cause un dommage direct à quelqu'un est responsable », explique l’avocat Julius Grey.
Pour ce qui est de la faute de la belle-mère, la tâche pourrait être plus complexe. « Si par son comportement, elle a facilité le harcèlement, elle peut être tenue responsable », affirme l’avocat Marc-André Nadon. Par contre, « tout est une question de preuve et de contexte », nuance-t-il. Ainsi, une mère qui aurait suivi les instructions de son fils en craignant elle-même pour sa sécurité pourrait être exonérée.
Une dette qui ne s’efface pas
Selon la directrice générale de l’Association plaidoyer-victimes, Marie-Hélène Blanc, il est plutôt rare qu’une victime de violence conjugale poursuive son agresseur. « La plupart du temps, la personne n'est pas solvable. […] À l’occasion, il y aura entente hors-cour. Mais la victime reçoit souvent un montant ridicule. »
Et même si la victime se rend jusqu’au bout et que le tribunal lui donne raison, il ne peut pas garantir qu’elle recevra son dû. Toutefois, selon Me Grey, même si le défendeur fait faillite, cela n’efface pas la dette. « Elle va le suivre jusqu’au tombeau ».
Marie-Hélène Blanc souligne que les délais en cour peuvent être très longs. Des mois, voire des années peuvent s’écouler avant un règlement.

Fillon engage la lutte pour sa survie politique

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PUBLIÉ AUJOURD'HUI À 8 H 29 | Mis à jour il y a 58 minutes

EN DIRECT – François Fillon a engagé lundi une opération de la dernière chance pour sauver sa candidature à l'élection présidentielle et sa carrière politique, menacées par les soupçons d'emplois fictifs dont aurait bénéficié sa famille
Reuters
Le candidat de la droite a convoqué lundi à 16 h, à son QG, une conférence de presse présentée par son entourage comme une contre-attaque, après plus de 10 jours de polémique qui ont pratiquement donné un coup d'arrêt à sa campagne.
Selon un sondage publié par le Journal du Dimanche, 68 % des Français souhaitent le retrait du candidat de la droite, qui fait l'objet de nouvelles révélations ce lundi.
La semaine dernière, nombre d'élus et de ténors du parti Les Républicains (LR) n'hésitaient pas à envisager, publiquement ou en privé, son retrait et son remplacement par un autre candidat.
Conforté par la difficulté dans laquelle semblent être les ténors de son camp pour trouver un candidat de substitution sans déclencher une guerre des clans, François Fillon a amorcé sa contre-attaque ce week-end.
Il a ainsi fait distribuer 3 millions de tracts dénonçant une « chasse à l'homme » et une « machination ourdie par des officines » pour empêcher sa candidature.
Il avait adressé vendredi soir un message vidéo à ses troupes sur Facebook leur promettant de « tenir bon », après avoir demandé aux parlementaires des Républicains de lui donner quinze jours, le temps, selon lui, que l'enquête le blanchisse.
Selon une source proche de son équipe de campagne, il a également consacré le week-end à appeler les ténors du parti, les principaux présidents LR de région et ex-candidats à la primaire de la droite.
« Il leur a dit : "si ce n'est plus moi, c'est le chaos; avec moi vous avez encore une chance de gagner, sans moi vous avez 100 % de chances de perdre" », raconte cette source selon laquelle « la fièvre est un peu redescendue ».
« Ça a contribué à en débrancher certains qui se sentaient pousser des ailes », dit-elle. L'allusion vise notamment Laurent Wauquiez, François Baroin et Xavier Bertrand, cités la semaine passée parmi les possibles candidats de substitution.
Pour Fillon, c’est « compliqué mais c'est encore jouable »
Alain Juppé, adversaire malheureux de François Fillon au second tour de la primaire, a pour sa part fermé une des pistes les plus logiques en réitérant son refus d'être un « plan B ».
« J'ai dit quelle était ma position : définitivement, c'est non! Et vous me connaissez, non c'est non! » a-t-il déclaré lundi à des journalistes à son arrivée à la mairie de Bordeaux.
« Je dirai pourquoi. Aujourd'hui écoutons FF, notre candidat », avait-il auparavant écrit dans un tweet.
Le député Benoist Apparu, proche du maire de Bordeaux, a confirmé à Reuters que François Fillon et lui s'étaient parlé ce week-end, notamment à propos du plan de riposte du candidat.
« François Fillon est notre candidat. Commencer à imaginer un plan B, c'est le fragiliser », dit Benoist Apparu.
Et il n'est pas du tout dans l'intention d'Alain Juppé d'envisager un plan B parce que ce serait tirer une balle entre les yeux de François Fillon. Le député Benoist Apparu, proche d'Alain Juppé
« Je pense que cette position est globalement partagée. Pour le moment, la digue tient plutôt bien », ajoute Benoist Apparu. « Il y a encore des possibilités pour redresser la barre. C'est compliqué mais c'est encore jouable »
Selon son entourage, François Fillon entend « parler aux Français » et « exprimer sa vérité », lors de sa conférence de presse. Un conseiller qualifie son humeur de « combative ».
Le député centriste Philippe Vigier a dit attendre de lui qu'il « prouve son innocence » pour « regagner la confiance des Français », et qu'il se prononce même pour l'interdiction pour les parlementaires de salarier des membres de leur famille.
« Et après, que cette campagne reprenne ses droits », a-t-il ajouté, en assurant faire confiance à l'ex-premier ministre.
Georges Fenech, le député LR qui, le premier, a demandé à François Fillon de se retirer, a pour sa part paru lundi mettre un peu d'eau dans son vin : « La décision appartient à François Fillon lui-même. C'est lui qui a la légitimité pour savoir s'il doit continuer ou s'il doit se retirer ».
Il a cependant dit constater comme beaucoup de ses collègues que le candidat n'était « plus audible sur le terrain » et demandé au candidat de la droite « de prendre des initiatives fortes ».

Afghanistan: record de victimes civiles en 2016, selon l'ONU

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Publié le 06 février 2017 à 09h29 | Mis à jour à 09h29

ANNE CHAON
Agence France-Presse
Kaboul
Avec l'intensification des combats et l'enracinement du groupe État Islamique en Afghanistan, 2016 a été l'année la plus meurtrière pour les populations depuis le début du recensement des victimes civiles par l'ONU en 2009.
Au total, 11 418 civils ont été tués (4498) ou blessés (7920) l'an dernier, en augmentation générale de 3% en un an, dont un tiers d'enfants (plus de 3500, en hausse de 24%), selon le huitième rapport de la Mission d'assistance des Nations unies en Afghanistan (Manua) qui l'a présenté lundi.
À titre de comparaison, l'ONU en comptait moins de 6000 victimes lors de sa première édition en 2009. Au fil de bilans régulièrement en hausse, 24 841 civils afghans ont été tués et 45 347 blessés au total depuis cette date.
«Ce rapport révèle la cruelle réalité du conflit pour les hommes, femmes et enfants afghans qui année après année continuent de souffrir sans répit», a souligné le représentant spécial du Secrétaire général, Tadamichi Yamamoto, appelant «toutes les parties à prendre des mesures immédiates concrètes pour protéger» les civils.
«Cessez les combats dans les zones peuplées et les espaces civils tels que les écoles, hôpitaux ou mosquées» a-t-il lancé.
Au total, 11 418 civils ont été tués... (AP)
Au total, 11 418 civils ont été tués ou blessés l'an dernier en Afghanistan.
AP
Mortelles frappes aériennes
Le conflit ayant rattrapé l'ensemble des 34 provinces, la Manua a enregistré un nombre record de victimes dues aux combats au sol, ainsi que «le pire bilan pour les victimes des opérations aériennes depuis 2009», a souligné la directrice des Droits humains au sein de la Mission, Danielle Bell.
Selon la Manua, les forces afghanes sont responsables de «43% des victimes».
La stratégie du gouvernement afghan et des alliés occidentaux consistant à empêcher par tous les moyens les insurgés de s'emparer d'une capitale provinciale, les combats se sont resserrés en périphérie des centres urbains, dans des zones d'habitation.
Les frappes conduites par les forces afghanes et américaines ont fait 590 victimes au sein de la population dont 250 morts, près du «double» comparé à 2015.
Les forces américaines ont reconnu le mois dernier avoir fait «33 morts et 27 blessés», lors de raids menés le 3 novembre en «légitime défense», selon elles, dans le village de Boz-e-Qandahari, près de Kunduz.
L'ONU avance de son côté le bilan de «32 tués, dont 20 enfants et six femmes et 36 blessés dont 14 enfants et neuf femmes» et cite un témoin: «J'ai entendu le bruit terrible de l'explosion, il y a avait un trou dans le toit de ma chambre. Ma belle-fille criait: je me suis approchée, elle saignait, puis elle est morte. Sa fille de deux ans a perdu ses deux jambes».
«Les témoins ont rapporté que les frappes avaient duré toute la nuit, empêchant les villageois d'aller chercher des secours», insiste le rapport.
Possible «crime contre l'humanité»
L'ONU attribue cependant la grande majorité (61%) des victimes civiles aux «éléments antigouvernementaux», principalement les talibans mais aussi au groupe jihadiste État islamique (EI) dont le bilan des attaques a été «décuplé» en un an.
L'EI a tué 206 civils et blessé 690 autres dans des attentats ciblant la minorité chiite, principalement à Kaboul. La Manua évoque la possibilité de «crimes contre l'humanité» en raison du caractère confessionnel de ces attaques.
Sur l'année, le nombre des victimes civiles a augmenté dans cinq des huit grandes régions du pays avec un record pour le sud (3000 victimes, dont 1056 morts) qui comprend notamment la province très troublée du Helmand, première région productrice d'opium au monde, passée aux trois quarts sous contrôle des talibans et théâtre de combats permanents, même en hiver. Résultat: le nombre de civils tués ou blessés y a augmenté de 40% (164 morts et 333 blessés).
Dans un communiqué, les talibans ont nié la responsabilité que leur fait porter l'ONU en affirmant être «très sensibles à la question des victimes civiles»: «Ce rapport est incomplet», assurent-ils en accusant les «envahisseurs d'être responsables des destructions en Afghanistan».
L'ONU mentionne également l'autre impact de la guerre sur les civils : les déplacements de population fuyant les combats. Au cours de l'année passée, plus de 623 000 Afghans ont dû quitter leur foyer, 30% de plus qu'en 2015, selon le bureau des affaires humanitaires (Ocha).
Cette situation dégradée s'est également traduite par de lourdes pertes dans les rangs des forces armées, en hausse de 35% sur l'année écoulée, avec près de 6800 soldats et policiers tués et 12 000 blessés entre janvier et novembre.

Ukraine: l'UE promet de maintenir les sanctions imposées à Moscou

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Publié le 06 février 2017 à 08h16 | Mis à jour à 08h16

Associated Press
Bruxelles
Les chefs de la diplomatie européenne se sont engagés lundi à maintenir en place les sanctions imposées à la Russie pour sa déstabilisation de l'Ukraine, alors qu'une certaine confusion entoure la manière dont le président américain Donald Trump entend gérer sa relation avec Moscou.
Déterminés à ne plus patienter en attendant une prise de position claire de la part de Washington, les ministres européens des Affaires étrangères ont déclaré que les sanctions économiques doivent demeurer en place tant que le président russe Vladimir Poutine ne respecte pas sa promesse de travailler à la mise en place d'une trêve dans l'est de l'Ukraine et au retrait des armes lourdes des zones frontalières.
La chef de la diplomatie européenne, Federica Mogherini, a rappelé que l'Union européenne ne reconnaîtra jamais l'annexion de la Crimée par la Russie. Elle a ensuite déclaré que tous les camps doivent respecter l'accord de paix de Minsk, qui vise à mettre fin aux combats entre les forces ukrainiennes et les séparatistes appuyés par Moscou.
Une recrudescence de la violence au cours des derniers jours a fait au moins 33 morts et des dizaines de blessés dans l'est de l'Ukraine, dont plusieurs civils. Le conflit a fait tout près de 10 000 morts depuis 2014.
La chef de la diplomatie européenne, Federica Mogherini,... (AFP)
La chef de la diplomatie européenne, Federica Mogherini, a rappelé que l'Union européenne ne reconnaîtra jamais l'annexion de la Crimée par la Russie.
AFP
L'UE a imposé de multiples sanctions économiques et diplomatiques à la Russie en juillet 2014, comme l'annulation de rencontres au sommet, des interdictions de voyager, et le gel d'actifs d'individus associés à l'annexion de la Crimée ou accusés d'interférer avec l'intégrité territoriale de l'Ukraine.
Certaines sanctions ont été renouvelées jusqu'au 31 juillet en décembre dernier.
La nouvelle ambassadrice des États-Unis à l'ONU, Nikki Haley, a laissé entendre la semaine dernière que les sanctions imposées à la Russie après l'annexion de la Crimée doivent demeurer en place.
Si les Américains changent d'idée, a dit le ministre danois des Affaires étrangères Anders Samuelsen, «l'Union européenne devra jouer un plus grand rôle». L'histoire démontre, a-t-il ajouté, que «quelqu'un prend la place chaque fois qu'un vide se forme».

Immigration: Facebook, Google, Microsoft et Twitter dénoncent le décret Trump

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Publié le 06 février 2017 à 08h38 | Mis à jour à 08h38

Agence France-Presse
Washington
Près d'une centaine d'entreprises de haute technologie, dont Facebook, Google, Microsoft et Twitter, ont déposé une requête en justice contre le décret de Donald Trump limitant l'immigration de pays considérés à risques par le président américain.
Ce document vient en soutien de la procédure en cours visant à contrecarrer l'application du décret du président américain.
Signé le 27 janvier et suspendu depuis vendredi par la justice américaine en attendant l'examen d'une plainte des États de Washington et du Minnesota, le décret interdit l'entrée du territoire américain aux ressortissants de sept pays majoritairement musulmans (Iran, Irak, Libye, Somalie, Soudan, Syrie, Yémen).
Déposé dans la nuit de dimanche à lundi devant une Cour d'appel fédérale, le mémoire de 97 signataires représentant des entreprises de haute technologie accuse la mesure anti-immigration «d'infliger des dommages importants au commerce américain, à l'innovation et à la croissance» du secteur des affaires.
Le décret altère le recrutement et prive les industries de talents, menace les opérations commerciales et ampute la capacité des entreprises à attirer des investissements aux États-Unis, souligne le mémoire des plaignants dont des extraits ont été diffusés par les médias américains.
Berceau des entreprises de haute technologie, la Silicon... (THE CANADIAN PRESS)
Berceau des entreprises de haute technologie, la Silicon Valley emploie des milliers d'immigrants et se dit particulièrement touchée par la mesure anti-immigration.
THE CANADIAN PRESS
Berceau des entreprises de haute technologie, la Silicon Valley emploie des milliers d'immigrants et se dit particulièrement touchée par la mesure anti-immigration.
Parmi les autres signataires de la requête figurent AirBnb, Dropbox, eBay, Intel, Kickstarter, LinkedIn, Lyft, Mozilla, Netflix, PalPay, Uber et Yelp.
Au cours du week-end, la nouvelle administration républicaine avait fait appel devant la même Cour de la suspension de l'application de son décret, décidée vendredi.
Depuis, ce tribunal croule sous des dizaines de requêtes, à l'instar de celle formulée par les patrons américains de la Silicon Valley qui avaient déjà critiqué dans le passé le décret de Donald Trump.
Parmi elles, figure celle d'un groupe de personnalités du parti démocrate aux États-Unis, dont les ex-secrétaires d'État John Kerry et Madeleine Albright. Il a demandé lundi à la Cour d'appel fédérale de poursuivre le blocage du décret migratoire du président Donald Trump.

L'Iran importe 149 tonnes de concentré d'uranium

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Publié le 06 février 2017 à 07h09 | Mis à jour à 07h09

Agence France-Presse
TÉHÉRAN
L'Iran va recevoir mardi le dernier chargement de 149 tonnes de concentré d'uranium, fourni par la Russie, dans le cadre de l'accord nucléaire avec les grandes puissances, ont déclaré lundi les responsables de l'Organisation iranienne de l'énergie atomique (OIEA).
«Le premier chargement est arrivé le 26 janvier par avion et le dernier arrivera demain mardi (...) Au total 149 tonnes de Yellow Cake (concentré d'uranium) s'ajoutent aux réserves du pays», a déclaré Ali Akbar Salehi, le chef de l'OIEA à l'agence de presse Fars.
Il a ajouté que depuis l'entrée en vigueur de l'accord nucléaire avec les grandes puissances en janvier 2016, l'Iran avait «importé 210 tonnes de concentré d'uranium et envoyé en contrepartie à l'étranger de l'uranium enrichi à 3,5%» comme le prévoyait cet accord.
Selon Behrouz Kamalvandi, le porte-parole de l'OIEA, le concentré d'uranium a été importé depuis la Russie.
L'Iran a conclu en juillet 2015 un accord nucléaire avec les pays du groupe 5+1 (États-Unis, France, Royaume-Uni, Chine, Russie et Allemagne) mettant fin à plusieurs années de crises.
Téhéran a accepté de limiter son programme nucléaire,... (AFP)
Téhéran a accepté de limiter son programme nucléaire, y compris son stock d'uranium faiblement enrichi à 300 kg, durant une période d'environ 10 ans en contrepartie de la levée d'une partie des sanctions internationales.
AFP
Avec cet accord, Téhéran a accepté de limiter son programme nucléaire, y compris son stock d'uranium faiblement enrichi à 300 kg, durant une période d'environ 10 ans en contrepartie de la levée d'une partie des sanctions internationales.
Le nouveau président américain Donald Trump a qualifié de très mauvais cet accord. Selon le vice-président américain Mike Pence, la nouvelle administration est en train d'évaluer sa pertinence pour prendre une décision.
Les responsables iraniens ont affirmé à plusieurs reprises leur détermination à développer l'industrie nucléaire malgré les menaces américaines.
L'Iran aura besoin de davantage de stock d'uranium pour faire passer son programme nucléaire à un stade «industriel», avait précisé en janvier M. Kamalvandi, ajoutant que Téhéran menait actuellement des travaux d'exploration à travers le pays pour découvrir de nouvelles mines d'uranium mais voulait aussi en importer de l'extérieur.
Par ailleurs, l'Iran a annoncé fin janvier de nouveaux tests sur un nouveau type de centrifugeuses, appelé IR-8, vingt fois plus puissante que le modèle actuel (IR-1) pour l'enrichissement d'uranium.
Dans le cadre de l'accord nucléaire, l'Iran a accepté de limiter le nombre de ses centrifugeuses IR-1 à environ 6000, mais est autorisé à développer le nouveau modèle IR-8 pour qu'il soit opérationnel dans un laps de temps de dix ans environ lorsque Téhéran pourra augmenter ses capacités d'enrichissement.