Pression politique pour un poste à l'AMT

http://www.lapresse.ca/actualites/montreal/

Publié le 24 septembre 2015 à 00h00 | Mis à jour le 24 septembre 2015 à 06h25
Le ministre des Transports du Québec, Robert Poëti... (PHOTO ROBERT SKINNER, ARCHIVES LA PRESSE)
Le ministre des Transports du Québec, Robert PoëtiPHOTO ROBERT SKINNER, ARCHIVES LA PRESSE

Denis Lessard
DENIS LESSARD
La Presse
(QUÉBEC) Un employé du cabinet du ministre des Transports Robert Poëti, Martin Bergeron, a fait pression auprès de l'ancienne direction de l'Agence métropolitaine de transport (AMT) afin d'obtenir un poste de direction devenu vacant. Un tel geste contrevient clairement aux règles d'éthique qui s'appliquent aux employés politiques.
Joint par La Presse, M. Bergeron a refusé de commenter la situation. Par la suite, le ministre Poëti s'est dit satisfait des explications fournies par son employé. «Il n'a pas postulé pour le poste», a tranché le ministre. M. Poëti convient que si son employé avait exercé des pressions pour obtenir un poste, «ce ne serait pas acceptable». Pour lui, cette affaire se résume à un règlement de comptes de l'administration de Nicolas Girard, ex-député péquiste expulsé de la présidence de l'AMT il y a quelques semaines.
Selon les informations obtenues par La Presse, M. Bergeron avait demandé une rencontre au patron de l'AMT à l'époque, l'ex-député péquiste Nicolas Girard, entretien qui a eu lieu en présence d'un autre employé le 29 septembre 2014, en début d'après-midi. Lors de cette rencontre, tenue entre 14h et 14h30, M. Bergeron a insisté pour que M. Girard lui accorde le poste de vice-président communication de l'AMT. Pierre-Luc Paquette, qui l'occupait, était mort deux jours plus tôt.
Le chef de cabinet de M. Poëti, Martin Massé, ancien candidat libéral et ami de longue date de M. Bergeron, était d'accord avec la démarche, a-t-il assuré. M. Bergeron avait aussi suggéré à M. Girard de passer un coup de fil au ministre Poëti pour lui indiquer son désir de l'accueillir à l'AMT.
Quand le concours a été officiellement ouvert pour le poste, quelques semaines plus tard, en octobre 2014, M. Bergeron n'a pas «postulé». Au début de 2015, l'emploi - et le salaire de 170 000$ par année - est allé à Mme Marieke Tremblay, conjointe de Me André Ryan, un avocat proche du Parti libéral du Québec.
Un autre poste
Après que ses premières démarches furent restées lettre morte, M. Bergeron a signalé son intérêt pour un autre emploi de vice-président à l'AMT - Michel Veilleux quittait son poste à la planification, et M. Bergeron a manifesté son intérêt auprès de la direction le 17 septembre 2014, affirment des sources qui ont consigné par écrit chacune de ces interventions. Par dépit, M. Bergeron a lancé à l'employé de l'AMT qui avait été témoin de ses démarches que «Nicolas Girard avait fait une grave erreur».
Le code d'éthique qui régit les employés politiques prévoit qu'un employé de cabinet ne peut «se placer dans une situation de conflit entre son intérêt personnel et les devoirs de sa fonction». On interdit aussi «d'agir [...] de façon à favoriser ses intérêts personnels».
Enquête «très avancée»
De passage à Québec, Robert Lafrenière, patron de l'Unité permanente anticorruption (UPAC), a indiqué que ses enquêteurs «avaient beaucoup de choses de faites» dans le dossier de l'AMT. Pas question de risquer d'échéancier, toutefois. «Il faut être patient, il vaut mieux prendre quelques semaines de plus et ne rien échapper», explique-t-il. L'UPAC a actuellement une quarantaine d'enquêtes actives et 150 enquêteurs. «Pour le moment, j'ai le budget et les ressources qu'il faut, les choses vont rondement», précise-t-il.
Pour l'AMT, «on a des éléments actuellement devant des instances judiciaires, des requêtes de la défense qui retardent la poursuite des choses», s'est-il limité à dire. En mai 2014, les documents soumis par la police pour justifier les perquisitions ciblaient l'administration du prédécesseur libéral de M. Girard, Me Joël Gauthier. Durant quelques semaines, pas moins de quatre enquêteurs de l'UPAC étaient à l'AMT pour interroger les employés et consulter des dossiers.
Quand il est devenu clair, au printemps, que Québec comptait dissoudre l'AMT pour créer deux organisations pour la planification et les activités du réseau de transport de la région métropolitaine, les enquêteurs de la Sûreté du Québec (SQ) ont pris contact avec la direction de l'organisme pour s'assurer que le suivi des dossiers et des contrats pourrait être préservé.
La disparition de l'AMT, «ça ne nuit pas à notre enquête, on l'a évalué. Même si l'AMT disparaissait, les enquêteurs pourront continuer à rencontrer les gens», a assuré hier M. Lafrenière.
Un corps distinct
M. Lafrenière a souligné aussi son désir de voir l'UPAC devenir un corps policier distinct de la Sûreté du Québec. Une telle autonomie serait notamment salutaire pour le travail d'enquête auprès des corps policiers étrangers, explique-t-il.
«Je souhaite qu'on devienne un corps de police en bonne et due forme. Cela aiderait pour l'accès aux renseignements, dans nos relations avec les corps policiers à l'étranger, pour l'accès aux banques de données.» L'UPAC doit passer par la SQ pour obtenir ces renseignements, puisqu'elle n'est pas exclusivement formée de policiers. Pas question, toutefois, pour ce groupe de constituer des services d'écoute ou de filature distincts, des unités coûteuses qui continueront à être sous la responsabilité de la SQ, indique-t-il.

Le pape François lancera un disque pop-rock

http://ici.radio-canada.ca/nouvelles/

Mise à jour le vendredi 25 septembre 2015 à 15 h 16 HAE   Radio-Canada avec Associated Press
Le pape François à Santiago de Cuba
Le pape François  Photo :  Edgard Garrido/Reuters

Le pape François se transformera en star de la pop le temps d'un album, Wake Up!, qui paraîtra le 27 novembre.
Les 11 chansons de style pop, rock et latin seront constituées d'extraits des discours du souverain pontife en diverses langues (anglais, italien, espagnol et portugais).
Le premier extrait de ce disque du chef de l'Église catholique s'intitule Wake Up! Go! Go! Forward!
Une partie des profits de la vente de cet album sera versée à « un fonds de soutien pour réfugiés ».
Le pape François est présentement en visite aux États-Unis. Le chef d'orchestre québécoisYannick Nézet-Séguin dirigera l'Orchestre symphonique de Philadelphie samedi lors du passage du pape en Pennsylvanie.

Santé: des listes d'attente seraient diminuées artificiellement, accuse l'APTS

http://www.985fm.ca/national/nouvelles/

Publié par La Presse Canadienne le vendredi 25 septembre 2015 à 14h42. Modifié par Jacques Thériault à 15h01.
Santé: des listes d'attente seraient diminuées artificiellement, accuse l'APTS
MONTRÉAL - Des gestionnaires utilisent des subterfuges pour diminuer artificiellement la longueur des listes d'attente dans certains secteurs du réseau de la santé et ainsi faire bonne figure devant leurs supérieurs au ministère de la Santé.
C'est du moins ce que prétend l'Alliance du personnel professionnel et technique de la santé et des services sociaux (APTS), qui représente quelque 32 000 employés, notamment les travailleurs sociaux, psychologues, ergothérapeutes et orthophonistes du réseau public.

Selon l'APTS, ce sont surtout les secteurs des services à domicile et de la santé mentale qui sont touchés par ce phénomène, qui se serait amplifié depuis la création des Centres intégrés de santé et de services sociaux (CISSS).

Certains CISSS auraient complètement aboli les listes d'attente en santé mentale, selon le syndicat, en obligeant les psychologues à traiter leurs patients en thérapie de groupe, plutôt qu'en sessions privées, sans égard à leur diagnostic.

«De cette façon-là, on est plus productif, relève Stéphane Léger, vice-président de l'APTS. Mais j'appelle ça de la pseudo-performance. On a l'air plus productif sur papier, mais est-ce qu'on donne une bonne qualité de soins aux clients?

«Dans certains cas, c'est non. Mais on a de belles statistiques et on peut ainsi respecter les normes d'attente quant au temps d'accès», ajoute-t-il.

Ces balises sont fixées par le ministère. Elles établissent un délai maximal de 30 jours d'attente pour des soins de première ligne en santé mentale et de 60 jours pour les soins de deuxième ligne. Des attentes irréalistes avec les ressources en place, croit le syndicat.

Pour respecter les attentes gouvernementales, certains gestionnaires joueraient donc avec les règles. «Un patient ne devrait pas attendre plus de 30 jours, alors on le fait disparaître», illustre M. Léger.

Une autre astuce qui aurait été mise au jour par l'APTS consisterait à imposer aux travailleurs sociaux de prendre en charge tous les nouveaux patients qui se présentent, même s'ils n'ont aucun temps à leur consacrer.

«Le patient croit qu'il est pris en charge, mais il n'y pas d'intervention qui va se faire avant peut-être quelques semaines», explique M. Léger. Des situations qui mettent beaucoup de pression sur les professionnels du réseau de la santé et qui les placeraient même, dans certains cas, dans des situations de fautes déontologiques, estime l'APTS.

Selon le syndicat, ces pratiques existaient déjà avant l'implantation des CISSS, mais elles se seraient intensifiées au printemps dernier.

«Depuis l'implantation de projet de loi 10, il y a une espèce de compétition entre les cadres pour démontrer qu'ils sont vraiment performants, donc qu'ils respectent les balises», observe M. Léger.

Pour contrer ce phénomène, l'APTS lance une campagne intitulée «Listes d'attente cachées — Le presto va sauter». Le syndicat mènera une enquête nationale sur la «gestion trompeuse» des listes d'attente et demande à tous ses membres de dénoncer le maquillage des listes d'attente dans leur milieu de travail sur le site leprestovasauter.org.

Le ministre de la Santé et des Services sociaux, Gaétan Barrette, dit attendre des preuves tangibles de l'existence de ce phénomène avant de prononcer. Dans une déclaration écrite soumise par son attachée de presse, M. Barrette a déclaré qu'«il importe que la gestion des listes d'attente ne se fasse pas avec des ajustements cosmétiques mais par un réel contact avec les patients».

Il ajoute que la loi 10 a accru l'imputabilité des gestionnaires et que le projet de loi 20 sur l'accès aux soins de santé — qui est présentement débattu en commission parlementaire — va améliorer «la fluidité dans l'accès aux spécialistes».

Catalogne : vers une rupture avec l’Espagne? Les élections catalanes en 5 acteurs

http://ici.radio-canada.ca/sujet/

Mise à jour le vendredi 25 septembre 2015 à 10 h 25 HAE
La montée de l'indépendantisme catalan est portée sur la scène politique par le président de la région Artur Mas. Face à lui, l'inflexible premier ministre espagnol Mariano Rajoy. En trame de fond de ce duel s'activent des militants, mobilisés pour une cause qui se bute à un tribunal dont l'impartialité est contestée.
Portrait des cinq acteurs de ce bras de fer politique en vue de l'élection régionale catalane du 27 septembre.
Un texte d'Olivier Arbour-Masse

MARIANO RAJOY, premier ministre espagnol
Le premier ministre espagnol Mariano Rajoy.
 Photo : Reuters/Gustau Nacartino
Mariano Rajoy incarne l'opposition espagnole aux demandes de la Catalogne. Chef du Parti populaire depuis 2004, c'est lui qui était aux commandes quand sa formation politique a contesté le statut d'autonomie de la région devant le Tribunal constitutionnel en 2006.
Élu en 2011, il a, l'année suivante, présenté une fin de non-recevoir à la demande de négociation d'une nouvelle entente fiscale par le gouvernement catalan. Il dit accepter de discuter avec son homologue catalan pourvu que l'indépendance ne soit pas au menu. Pour lui, il est impensable que les Catalans puissent voter sur cette question.
Cette fermeture est décriée tant chez les souverainistes que chez les observateurs de la scène politique espagnole. « Il n'a pas eu une attitude responsable, déplore Lluis Orriols, politologue et professeur à l'Université Carlos III de Madrid. C'est comme s'il n'avait pas pris conscience de ce qui se passait en Catalogne. Il n'a pas négocié quand c'était le temps de le faire et ça a enflammé le conflit. »
ARTHUR MAS, président sortant de la Catalogne
Le président sortant de la Catalogne Arthur Mas.
 Photo : Reuters / Albert Gea
L'évolution de la position politique d'Artur Mas est à l'image de celle de son peuple.
Désormais porteur du projet indépendantiste, il n'avait jamais fait la promotion d'un État catalan avant 2012. « Sa conversion au souverainisme a été forcée par la situation politique catalane des dernières années. Il a eu la capacité de se transformer et de conserver le pouvoir », fait remarquer le politologue catalan Marc Sanjaume.
M. Mas dirige Convergence démocratique de Catalogne, un parti de centre droit, et s'assure de faire progresser le projet indépendantiste dans les limites de la légalité, malgré les appels répétés à la désobéissance civile de la faction de gauche du mouvement.
N'empêche qu'il fait l'objet d'une poursuite judiciaire intentée par Madrid pour son rôle dans l'organisation de la consultation populaire du 9 novembre 2014. Fin stratège, il a su maintenir l'unité fragile du camp indépendantiste, malgré les obstacles et divergences d'opinions.
LE TRIBUNAL CONSTITUTIONNEL
Le Tribunal constitutionnel. Photo : Reuters / Vincent West
Acteur majeur de ce conflit, c'est lui qui, à la demande du Parti populaire de Mariano Rajoy, a révoqué une partie du statut d'autonomie de la Catalogne en 2010, provoquant une montée du sentiment indépendantiste.
Depuis, M. Rajoy a pris le pouvoir et il continue de faire appel au Tribunal constitutionnel sur la question catalane. Son gouvernement invoque la Constitution de 1978, qui définit le pays comme étant indivisible, pour écarter les velléités indépendantistes. Conséquemment, il saisit le Tribunal constitutionnel dès que le gouvernement catalan s'engage dans une voie pouvant menacer l'unité de l'Espagne.
À l'automne 2014, le tribunal a bloqué la tenue de la consultation citoyenne avant de prohiber sa version édulcorée, renommée « processus participatif ». Quelque 2,3 millions de Catalans ont bravé l'interdiction pour appuyer massivement l'idée d'indépendance.
Le 1er septembre, le gouvernement espagnol a déposé une réforme judiciaire controversée qui permettrait au Tribunal constitutionnel de suspendre rapidement Artur Mas s'il devait, au lendemain des élections du 27 septembre, prononcer une déclaration d'indépendance.
Selon le chercheur Marc Sanjaume, le tribunal s'est « beaucoup politisé » ses dernières années au fil des nominations partisanes et « a perdu toute crédibilité ».
CARME FORCADELL, ex-présidente de l'Assemblée nationale catalane
L'ex-présidente de l'Assemblée nationale catalane, Carme Forcadell.
 Photo : Reuters / Albert Gea
Le mouvement indépendantiste catalan est en grande partie porté par la société civile. Aux avant-postes : deux organisations citoyennes majeures, l'Assemblée nationale catalane (ANC) et l'association culturelle Omnium Cultural.
L'ANC, qui regroupe 80 000 membres, organise depuis 2012 les grandes manifestations du 11 septembre, jour de la fête nationale.
Présidente de l'ANC depuis 2011, Carme Forcadell a quitté son poste pour se présenter aux élections régionales, dans une démarche d'unité du mouvement indépendantiste.
Dans la circonscription de Barcelone, elle occupe la deuxième place sur la liste électorale présentée par Junts pel Si (Ensemble pour le Oui), coalition des deux principaux partis indépendantistes et de la société civile.
MURIEL CASALS, ex-présidente d'Omnium Cultural
Muriel Casals, ex-présidente d'Omnium Cultural.
 Photo : Getty Images / Alex Caparros
Muriel Casals a été à la tête d'Omnium Cultural de 2010 à 2015, l'autre grande organisation citoyenne. Durant cette période, l'organisation, d'abord fondée pour promouvoir la langue et la culture catalanes, s'est politisée. Elle fait désormais la promotion de l'indépendance.
Mme Casals a quitté l'organisation en 2015 pour rejoindre elle aussi la coalition en vue des élections du 27 septembre. Elle occupe le troisième rang de la liste électorale de la coalition pour la circonscription de Barcelone, tout juste derrière Carme Forcadell.
À lire samedi :

  • 4 questions pour comprendre le mouvement indépendantiste en Catalogne

Élections Canada 2015 Harper promet une loi contre les hausses d'impôts

http://ici.radio-canada.ca/sujet/

Le chef conservateur, Stephen Harper, le 11 septembre, à Ottawa.
Le chef conservateur, Stephen Harper, le 11 septembre, à Ottawa.  Photo :  PC/Adrian Wyld

Le chef conservateur, Stephen Harper, sort l'artillerie lourde pour s'assurer que l'impôt fédéral sur le revenu et les taxes fédérales n'augmentent pas. En cas de victoire, M. Harper promet d'adopter une loi qui va interdire toute augmentation de la charge fiscale des Canadiens. 
La loi empêcherait aussi l'ajout de charges sociales pour les travailleurs et les entreprises. M. Harper s'est déjà engagé à les diminuer de 20 % d'ici 2017.
Notons toutefois qu'une telle loi pourrait être abrogée par n'importe quel gouvernement subséquent.
En campagne à Rivière-du-Loup, M. Harper s'est de nouveau présenté, vendredi, comme le champion des baisses de taxes et d'impôts. Il dit vouloir continuer dans cette voie, sans donner de détails. 
« C'est une différence majeure entre notre Parti conservateur, les libéraux et le NPD. Les autres partis promettent une espèce de combinaison de hausse d'impôts pour les particuliers, les familles, les aînés et les petites entreprises, notamment en supprimant le fractionnement du revenu et en éliminant, en tout ou en partie, le Compte d'épargne libre d'impôts (CELI) ». Ces deux mesures de M. Harper servent principalement aux mieux nantis.
M. Harper s'est aussi engagé à alléger « considérablement » le fardeau fiscal des « aînés célibataires veufs ».

La Chine va annoncer la mise en place d'un marché du carbone

http://ici.radio-canada.ca/nouvelles/environnement/

 Mise à jour le jeudi 24 septembre 2015 à 21 h 29 HAE Reuters
Des cheminées industrielles polluantes
Des cheminées industrielles polluantes  Photo :  GI/Getty Images/Alexander Hassenstein

La Chine annoncera vendredi la création, en 2017, d'un marché national du carbone dans le cadre d'une déclaration commune avec les États-Unis destinée à promouvoir la conclusion d'un pacte mondial sur le climat lors de la conférence COP21 à Paris, a-t-on appris auprès de responsables américains.
Cette « déclaration présidentielle commune » sera prononcée à l'occasion de la venue de Xi Jinping à la Maison-Blanche, dans le cadre de la visite d'État du président chinois aux États-Unis, où il est arrivé en début de semaine.
Ce sera l'une des rares avancées attendues lors d'un déplacement assombri par les divergences qui opposent les deux premières puissances économiques mondiales sur le cyberespionnage, la politique économique de Pékin et les tensions territoriales en mer de Chine méridionale.
Les États-Unis et la Chine ont franchi un pas important l'an dernier en se fixant des objectifs de réduction des émissions de gaz à effet de serre au-delà de 2020.
Dans leur déclaration, les deux présidents devraient insister sur les mesures, nouvelles ou existantes, montrant que les deux premiers pays émetteurs de GES de la planète prennent leur rôle au sérieux et « conduiront le monde vers un accord mondial durable sur le climat », dit un responsable américain.
Pour la première fois, la Chine officialisera donc 2017 comme année de lancement d'un marché d'échanges de crédits carbone qui devra servir son objectif de réduire ses émissions de GES après un pic en 2030.
Le marché, qui s'appuiera sur l'expérience de sept marchés pilotes déjà lancés au niveau régional, couvrira des secteurs clés comme la production d'électricité, la sidérurgie, la chimie et le ciment.
La prochaine conférence des Nations unies sur le climat (COP21) a lieu du 30 novembre au 11 décembre à Paris. L'ONU espère qu'elle aboutira à un accord universel sur une réduction des émissions de gaz à effet de serre permettant de contenir le réchauffement climatique à 2 °C d'ici la fin du siècle.

La Mecque : Riyad blâme les pèlerins, l'Iran s'indigne

http://ici.radio-canada.ca/nouvelles/International/

Mise à jour le vendredi 25 septembre 2015 à 7 h 49 HAE   Reuters
Des pèlerins se réunissent autour des gens qui ont trouvé la mort dans la bousculade survenue près de La Mecque.
Des pèlerins se réunissent autour des gens qui ont trouvé la mort
dans la bousculade survenue près de La Mecque.
 Photo :  PC/AP

Montrée du doigt après la bousculade qui a fait au moins 717 morts et 863 blessés jeudi près de La Mecque, l'Arabie saoudite a tenté de se dédouaner en expliquant que le drame avait été en partie provoqué par le manque de respect des consignes de sécurité par les pèlerins, ce qui a suscité vendredi l'indignation de Téhéran.
Quelque 131 ressortissants iraniens ont trouvé la mort dans la bousculade de jeudi, incitant de nombreux responsables à Téhéran à mettre en cause l'attitude de l'Arabie saoudite qu'ils jugent incapable d'organiser le pèlerinage annuel, plus grand rassemblement annuel de la planète.
Dans un communiqué, le ministre saoudien de la Santé, Khalid al-Falih, a annoncé qu'une enquête serait rapidement menée et que le bilan humain définitif serait établi au plus vite. Mais il évoque aussi le rôle joué par les pèlerins dans la catastrophe.
« L'enquête sur la bousculade qui s'est produite aujourd'hui à Mina, qui est peut-être liée au fait que certains pèlerins se sont déplacés sans suivre les recommandations des autorités compétentes, sera rapide et rendue publique comme cela a été le cas lors de précédents incidents », dit-il.
La question de la sécurité au cours du pèlerinage annuel, le hadj, est une question particulièrement sensible en Arabie saoudite, où la dynastie des Saoud se présente comme le gardien de l'islam orthodoxe et des lieux saints de La Mecque et de Médine.
Avec le choc provoqué par la diffusion rapide de clichés montrant des amoncellements de corps et des pèlerins à la recherche de proches ou de compatriotes, la recherche des responsabilités est devenue d'autant plus urgente et elle pourrait avoir des répercussions politiques.
Incapacité et incompétence
À New York pour participer à l'Assemblée générale des Nations unies, le président iranien Hassan Rohani a tenu des propos qui faisaient échos à ceux du guide suprême de la Révolution, l'ayatollah Ali Khamenei, qui a mis en cause dès jeudi la responsabilité de l'Arabie saoudite.
« Je demande au gouvernement saoudien d'assumer la responsabilité de cette catastrophe et de remplir ses devoirs juridiques et islamiques à cette fin », a-t-il dit dans un communiqué publié par l'agence officielle Irna.
Des pèlerins se réunissent autour des victimes de la bousculade qui a fait 450 morts à Mina près de La Mecque, en Arabie saoudite.
Des pèlerins se réunissent autour des victimes de la bousculade qui a fait plus de 700 morts
 à Mina près de La Mecque, en Arabie saoudite.
 
Photo :  PC/Associated Press

À Téhéran, des manifestants ont défilé après la prière du vendredi, exprimant, selon la télévision iranienne, leur colère à l'encontre de « l'incapacité et l'incompétence des Saoudiens à organiser le hadj ».
Selon un député iranien, l'Arabie saoudite n'est pas capable d'organiser le hadj. « La bousculade mortelle s'est produite après que les autorités saoudiennes eurent fermé deux voies d'accès au site rituel », a assuré Alaeddin Boroujerdi, qui dirige la commission parlementaire chargée des Affaires étrangères et de la sécurité nationale, cité par l'agence Fars.
Des survivants iraniens ont qualifié de « trop faible et trop tardive la réaction des autorités saoudiennes », selon la chaîne publique Press TV. Les sauveteurs seraient arrivés sur les lieux du drame deux heures après la bousculade et auraient commencé par récupérer les cadavres au lieu de porter secours aux blessés.
Cette version est contestée par les autorités saoudiennes. Un porte-parole du ministère de l'Intérieur cité par des médias saoudiens a déclaré vendredi que la réaction des forces de sécurité avait été prompte et qu'elles étaient immédiatement venues en aide aux blessés.

Gilles Duceppe en Mauricie, aujourd'hui

http://www.985fm.ca/regional/nouvelles/

Publié par Claude Boucher pour (Mauricie) 106,9 Mauricie le vendredi 25 septembre 2015 à 07h53.
Gilles Duceppe en Mauricie, aujourd'hui
Sacki Carignan-Deschamps/Photo: Bloc Québécois
Le chef du Bloc Québécois, Gilles Duceppe, sera à Trois-Rivières, ce matin. Il sera à Boréalis à 9 heures, accompagné des candidats André Valois dans Trois-Rivières, Yves Perron dans Berthier-Maskinongé et Sacki Carignan-Deschamps, dans Saint-Maurice-Champlain.

Concernant le débat d'hier soir, madame Carignan-Deschamps est déçue de la façon dont on traite le dossier des transferts en santé.
Sacki Carignan-Deschamps
 
 
 
00:00
 
00:00
 
 
 
 
 
 

Devant le Congrès, le pape livre un vibrant plaidoyer pour l'immigration

http://www.985fm.ca/international/nouvelles/

Publié par Associated Press le jeudi 24 septembre 2015 à 19h10. Modifié par Jacques Thériault à 20h33.
Devant le Congrès, le pape livre un vibrant plaidoyer pour l'immigration
Le pape François devant de Congrès des État-Unis / AP Photo/Pablo Martinez Monsivais
WASHINGTON - Le pape François est devenu jeudi le premier pontife à prendre la parole devant le Congrès des États-Unis, adressant aux politiciens et dignitaires un vibrant plaidoyer pour l'immigration.
Évoquant aussi bien la crise des migrants en Europe que les migrants latino-américains qui affluent vers les États-Unis, il a appelé les élus «à accueillir l'étranger parmi nous» et à «réagir d'une manière humaine, juste et fraternelle».

«Nous ne devons pas être effrayés par leur nombre, mais plutôt les voir comme des humains, voir leurs visages et écouter leurs histoires, en tentant de répondre à leur situation du mieux que nous le pouvons», a déclaré le pape.

Il a appelé à l'abolition de la peine de mort, aux États-Unis et à travers le monde, déclarant que la société ne peut que profiter de la réhabilitation des criminels et réaffirmant que toute vie est sacrée.

Dans le même ordre d'idées, il a demandé aux législateurs et aux Américains «de protéger et de défendre la vie à tous les stades de son développement», une référence claire à l'opposition de l'Église à l'avortement.

Il avait précédemment rappelé que la lutte contre l'extrémisme religieux nécessite un «équilibre délicat», qui assure en même temps la liberté de religion. «Aucune religion n'est immunisée face aux illusions personnelles ou à l'extrémisme idéologique», a-t-il dit. Il a mis en garde contre une simple division du monde entre les «bons» et les «méchants».

Le pape a été accueilli par un tonnerre d'applaudissements quand il a fait son entrée dans la chambre principale du capitole, où les juges de la Cour suprême, des membres du Cabinet, des diplomates et d'autres invités s'étaient joints aux membres du Congrès.

Après son discours, il est apparu sur le balcon du capitole et s'est brièvement adressé à la foule de milliers de personnes réunies sur la pelouse et le National Mall devant la Maison-Blanche.

«Buenos dias», a-t-il lancé en espagnol, et la foule a hurlé une réponse.

Le pape François a demandé à la foule de prier pour lui, tel qu'il le fait toujours. En espagnol, il a ajouté reconnaître qu'il ne s'adressait peut-être pas qu'à des croyants.

«S'il y en a parmi vous qui ne croient pas ou qui ne peuvent prier, je vous demande de m'envoyer vos bonnes pensées», a-t-il dit, chaudement applaudi.

Le Saint-Père s'est ensuite rendu à la paroisse Saint-Patrick pour rencontrer des itinérants. Une foule l'a entouré à l'organisme Catholic Charities de l'archidiocèse de Washington pour prendre des égoportraits avec lui, après qu'il eut béni leur repas.

«Il ne peut y avoir de justification sociale ou morale, aucune justification, pour le manque de logement», a-t-il déclaré.

Le pape a ensuite pris la direction de New York pour diriger d'autres prières et prononcer un discours devant les Nations unies. Washington était le premier arrêt de cette visite de trois villes américaines, qui se conclura à Philadelphie.

Mercredi, à son arrivée en sol américain, il avait été accueilli à la Maison-Blanche par le président Barack Obama, avec qui il s'est entretenu à huis clos dans le bureau ovale. Il avait abordé, dans un bref discours, l'importance d'agir pour contrer les changements climatiques et pour l'accueil des immigrants. Il avait également appelé les évêques du pays à adoucir leur langage sur certaines questions sociales polarisantes et avait noté le scandale des abus sexuels du clergé.

Jeudi devant le Congrès, le sujet de la protection de la planète est revenu. Le pape a comparé les changements climatiques à «la détérioration environnementale causée par l'activité humaine». Cette fois cependant, il a précisé qu'il n'était pas contre le monde des affaires, tel que l'ont laissé entendre quelques républicains conservateurs. Il a cité un document d'enseignement catholique qui décrit les affaires comme «une noble vocation, vouée à créer de la richesse et à améliorer le monde».

Débat des chefs: accusations de mensonge et propos enflammés sur le niqab

http://www.985fm.ca/national/nouvelles/

Publié par La Presse Canadienne le vendredi 25 septembre 2015 à 00h07. Modifié par Charles Payette à 07h57.
Débat des chefs: accusations de mensonge et propos enflammés sur le niqab
MONTRÉAL - Des accusations de mensonge et des propos enflammés sur le niqab et sur l'avenir constitutionnel du Québec ont marqué le débat des chefs, jeudi soir.
Stephen Harper, Thomas Mulcair, Justin Trudeau, Gilles Duceppe et Elizabeth May ont donné un spectacle plus animé que les deux précédents débats, des salves fusant de toutes parts et où c'était chacun pour soi
L'enjeu pour chacun était de taille, alors qu'il s'agissait de la seule des cinq joutes où étaient invités les cinq chefs.
Plusieurs fois, les chefs ont laissé tomber leurs traditionnelles lignes de communication pour s'engager dans des discussions animées, même si tous ne maîtrisent pas la langue française de manière égale. Les premiers échanges acrimonieux ont commencé au début de ces deux heures de débats, avec la question du port du niqab aux cérémonies de citoyenneté.

Le chef néo-démocrate Thomas Mulcair a accusé son adversaire conservateur Stephen Harper de «jouer un jeu politique dangereux» en mettant de l'avant la question du niqab en pleine campagne électorale et en utilisant le sujet comme une «arme de distraction massive» pour faire oublier son bilan des neuf dernières années.

Le premier ministre sortant s'est défendu en reprenant son mantra sur le niqab: lorsqu'on entre dans la grande famille canadienne, on doit le faire à visage découvert, a-t-il répété. Le ton a monté rapidement, MM. Mulcair et Harper parlant en même temps et se coupant la parole.

«Je ne vais jamais dire à ma jeune fille qu'une femme devrait se couvrir le visage parce qu'elle est une femme. Ce n'est pas notre Canada», a lancé M. Harper, avant de se faire interrompre par M. Mulcair: «Attaquez-vous à l'oppresseur, ne vous attaquez pas à la femme (...). Ce n'est pas en privant ces femmes de leur citoyenneté et de leurs droits que vous allez réussir à les aider».

Le chef bloquiste Gilles Duceppe a voulu élargir le débat du niqab, promettant dès son arrivée au Parlement, s'il est élu, un projet de loi pour interdire le niqab lors du vote, de l'assermentation des citoyens et de la réception de services gouvernementaux.

Il s'est défendu d'utiliser cette question pour diviser les électeurs. «L'Assemblée nationale est unanime. Les libéraux, les péquistes, les caquistes, Québec solidaire, le maire de Montréal, M. Coderre, le maire de Québec, M. Labeaume, le maire de Saguenay, M. Tremblay, 90 pour cent de la population du Québec», a énuméré M. Duceppe.

Justin Trudeau a rappelé la position traditionnelle du Parti libéral en insistant sur le fait que ce n'est pas à l'État de dire aux femmes comment se vêtir, alors que la chef des verts, Elizabeth May, a sauté dans l'arène en affirmant que le thème du niqab était un faux débat.

«Quel est l'impact du niqab sur l'économie? Quel est l'impact du niqab sur les changements climatiques? Quel est l'impact du niqab pour les chômeurs? C'est un faux débat», a lancé Mme May.

Le brouhaha a également pris le dessus dans le studio de télévision quand on a abordé la question constitutionnelle. M. Duceppe s'en est pris à M. Mulcair en affirmant qu'en 1995, le camp du «Non» avait défoncé le plafond des dépenses permises. Piqué au vif par l'insinuation qu'il avait participé à cet excès, M. Mulcair a sommé son adversaire bloquiste «d'arrêter de (lui) attribuer des choses».

Le chef néo-démocrate s'est fait attaquer sur son autre flan par M. Trudeau concernant sa position à l'effet qu'une majorité simple est suffisante pour un référendum sur la sécession du Québec. «Pour déchirer en deux la Constitution, (M. Mulcair) prétend qu'un seul vote serait assez. La Cour suprême a dit clairement que ça prendrait plus qu'un vote. Pour moi, que M. Mulcair soulève la question à la Saint-Jean Baptiste et ne le dise pas en anglais est un problème», a lancé le chef libéral.

M. Harper a tenté de s'élever au-dessus du débat en soulignant que les Canadiens ne voulaient pas d'un Parlement qui «radote» sur ces questions.

Affaires étrangères

La discussion sur les enjeux internationaux, incluant les changements climatiques et la crise de réfugiés, a aussi enflammé les esprits. M. Harper s'est fait accuser à quelques reprises de mentir, que ce soit sur la question environnementale ou l'accueil de réfugiés au pays.

Encore une fois, le chef conservateur a répété qu'il ne fallait pas «juste ouvrir les vannes» pour accueillir des réfugiés, disant que l'approche de son gouvernement était «généreuse, équilibrée, responsable et réfléchie».

«Avec M. Harper (...), on est devenu plus mesquins», s'est désolé son rival libéral, regrettant une époque où le Canada accueillait plus facilement les réfugiés, sans mettre en danger sa sécurité, selon M. Trudeau.

M. Harper a dû également défendre la décision de son gouvernement de vendre des véhicules blindés à l'Arabie saoudite, malgré son triste bilan en matière des droits de la personne.

Alors que MM. Duceppe et Mulcair brandissaient le cas du blogeur Raïf Badawi et d'Ali al-Nimr, ce jeune condamné à la décapitation pour avoir manifesté contre le régime, M. Harper a assuré qu'il condamnait ces traitements, sans toutefois juger que la situation mérite des sanctions commerciales.

«Ce n'est pas juste de punir des travailleurs d'une usine à London pour ça. Ce n'est pas du gros bon sens», a-t-il soutenu.

Sur le plan du commerce international, M. Duceppe a réclamé des autres chefs un engagement pour défendre la gestion de l'offre dans le cadre des négociations du Partenariat transpacifique (PTP), une entente de libre-échange.

«On défend toujours la gestion de l'offre dans des négociations internationales», a assuré M. Harper, disant qu'il défend les intérêts de tous les secteurs dans ces négociations que Mme May lui a reproché de mener «en catimini».

La santé a aussi donné des échanges animés entre les cinq chefs. M. Duceppe a demandé aux autres leaders de s'engager à augmenter les transferts en santé aux provinces à 25 pour cent de leurs dépenses. Sans se commettre sur les chiffres, les chefs se sont échangés des flèches, M. Trudeau accusant M. Mulcair d'être centralisateur en faisant des promesses spécifiques sur la santé — un domaine de compétence provinciale.

Les chefs ont été invités à discuter d'un autre sujet délicat, l'aide au suicide en cas de maladie. Tous, à l'exception de Mme May, sont sortis du sujet imposé, utilisant le temps alloué pour discuter de taxes, d'impôts ou de caisse d'assurance-emploi. C'est la leader du Parti vert qui les a rappelés à l'ordre, trop tard. On a dû passer au sujet suivant, mais pas avant que M. Mulcair se soit engagé à permettre un vote libre sur l'aide médicale à mourir lorsque cette question reviendra au Parlement pour répondre au jugement de la Cour suprême.

«Évidemment on doit modifier le Code criminel en fonction des décisions de la Cour suprême. On va le faire», a pour sa part dit M. Harper, assurant qu'un comité nommé par lui consultait les Canadiens sur la question. Dans les faits, depuis le déclenchement de la campagne électorale, le comité en question est paralysé, en attente d'un nouveau gouvernement.

Exclu du débat de jeudi, Jean-François Fortin, de la nouvelle formation Forces et Démocratie, a participé à sa façon sur Facebook et Twitter.

«Y a aucun grand gagnant, mais le grand perdant, c'a été le public» -Jean Lapierre

http://www.985fm.ca/national/nouvelles/

Publié par Charles Payette pour 98,5 fm le vendredi 25 septembre 2015 à 07h29. Modifié à 08h04.
«Y a aucun grand gagnant, mais le grand perdant, c'a été le public» -Jean Lapierre
Stephen Harper et Thomas Mulcair/PC
(98,5FM) - L'animateur du 98,5FM, Paul Arcand était dans tous ses états: «le pire débat que j'ai vu, c'était nul, une perte de temps»; une impression partagée par le chroniqueur politique, Jean Lapierre.

Le niqab, l'économie et la souveraineté ont permis des échanges musclés, mais surtout cacophoniques, lors du premier débat des chefs en français, hier soir.
À moins de quatre semaines de l'élection, les cinq chefs ont tenté de rivaliser pour courtiser le vote québécois, primordial pour les trois principaux partis.
«La nouvelle technique, si tu vois que l’autre est en train de passer une bonne ligne, tu cries comme un putois pour ''scrapper'' sa ligne.Ce n’était pas équitable, il fallait être un maniaque pour se rendre au bout de ça», résumait Lapierre.
Sans gagnant ?
Le chroniqueur a résumé son analyse de ce débat au fait qu'il n'y a pas eu de vainqueur et que Harper l'a échappé belle.
«Il n’y a pas de grand gagnant, mais M. Harper, après dix années de pouvoir, aurait dû sortir de là ''le nez en sang'', il est sorti de là en sifflant parce qu'on a eu l’impression qu’il avait réussi à passer ses positions, à se tenir au-dessus de la mêlée et à ne pas se laisser distraire. Il a accompli ce qu’il avait à accomplir avec certainement pas le fardeau de ces dix années de pouvoir. Les oppositions se pognaient entre elles et lui (Harper) les regardait faire.»

«T'es un imbécile», a dit le policier Bigras à Guy Turcotte

http://www.985fm.ca/national/nouvelles/

Publié par Charles Payette pour CogecoNouvelles le vendredi 25 septembre 2015 à 08h05. Modifié à 08h15.
«T'es un imbécile», a dit le policier Bigras à Guy Turcotte
(98,5FM) - Lorsque qu'on vous montre rapidement une image troublante, il vous appartient de détourner ou non le regard. Lorsque qu'on vous raconte l'horreur, il n'y a pas d'issue...
On en parle en ondes :
Un texte de Monic Néron
Jeudi, Patrick Bigras s’est avancé à la barre des témoins et personne ne pouvait rester insensible au récit qu’il s’apprêtait à livrer.
Il est le premier policier à être arrivé sur les lieux du drame.
C'est lui qui a découvert les corps d’Anne-Sophie et Olivier et qui a procédé à l'arrestation de Guy Turcotte le matin du 21 février 2009.
Ce matin-là, il patrouillait dans le secteur de Piedmont quand l’appel est entré. Une dame était inquiète pour son fils qui avait tenu des propos suicidaires la veille.
Quatre minutes plus tard, il arriva sur place. Les portes sont barrées. Il y a une voiture dans l'entrée. Il crie, cogne, aucune réponse. C’est une urgence, il prend la décision de défoncer une fenêtre pour entrer.
Alors qu’il avance dans la maison et qu’il crie «police, police, on est là pour vous aider», il entend un «boum» à l'étage. Il comprend qu'il y a peut-être être quelqu’un d’autre à l’intérieur.
Avec son collègue patrouilleur qui vient d’arriver en renfort, ils montent les escaliers. À peine arrivés en haut, ils aperçoivent le corps d'Olivier inerte sur son lit. Les plaies sont nombreuses. Son petit corps est pâle, froid et rigide. Sur le matelas à côté de lui, le policier remarque un long couteau.
Il n’y avait plus rien à faire.
Ni pour lui, ni pour sa petite sœur qui avait subi le même triste sort dans la chambre d’à côté.
«T’es un imbécile »
Patrick Bigras devait garder la tête froide et poursuivre son travail. Il s'est déplacé dans la chambre des maîtres. Rien. La chambre est vide.
C’est à ce moment qu’il a eu un «flash». Et si le bruit qu’il avait entendu venait de quelqu'un qui s'était jeté en bas du lit pour se cacher ?
Il avait vu juste. Guy Turcotte étendu en dessous du lit. Immobile, les bras allongé chaque côté du corps, les yeux à demi ouverts, le teint pâle. Il ne semblait pas bien aller mais il était conscient et répondait aux questions.
Il a procédé à son arrestation sans pouvoir s’empêcher de lui dire qu’il était un imbécile. Ce à quoi Turcotte a répondu : «Oui, je le sais.»
Guy Turcotte a admis jeudi avoir tué ses enfants Anne-Sophie et Olivier. On devine ainsi que l’enjeu sera de déterminer dans quel état physique et mental il était au moment où il a commis le crime.
Le procès reprend lundi matin avec le 5e de la Couronne.