Une coalition d'indépendantistes appuie Martine Ouellet

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Publié le 25 mai 2016 à 23h16 | Mis à jour le 25 mai 2016 à 23h16
La député du PQ Martine Ouellet n'est toujours... (PHOTO ROBERT SKINNER, LA PRESSE)
PHOTO ROBERT SKINNER, LA PRESSE
La député du PQ Martine Ouellet n'est toujours pas candidate à la direction du parti.

La Presse Canadienne
Plus de 50 souverainistes de la base se sont unis pour former la Coalition pour un engagement indépendantiste clair, un groupe qui a d'ores et déjà décidé de se ranger derrière Martine Ouellet et ce, même si la principale intéressée n'a toujours pas annoncé officiellement son intention de briguer la direction du Parti québécois (PQ).
Ils ont choisi d'offrir collectivement leur appui à Mme Ouellet, car ils éprouvent une certaine déception à l'égard des aspirants-chefs péquistes Jean-François Lisée, Alexandre Cloutier et Véronique Hivon.
Dans une lettre ouverte, ils reprochent au premier d'entre eux son attentisme alors qu'ils accusent les deux autres candidats de maintenir «le sempiternel flou référendaire».
Or, selon les signataires de la missive, il importe de respecter l'intelligence des électeurs en leur «parlant clairement».
D'après eux, il faut que les principaux ténors péquistes s'abstiennent dorénavant de «traiter l'indépendance comme une patate chaude» et qu'ils cessent de s'employer à convaincre les citoyens de l'impossibilité de réaliser ce projet.
S'il faut en croire le porte-parole de la Coalition, Nic Payne, Martine Ouellet a fait la démonstration qu'elle n'adopterait pas de tels comportements si elle devait prendre la tête de sa formation politique et ce, pour une raison fort simple.
«Elle en est arrivée à la conclusion que cette période pendant laquelle le Parti québécois a été très hésitant sur son option fondamentale et n'a pas vraiment présenté de projet clair aux électeurs n'a pas été productive ni pour l'idée de l'indépendance ni pour le PQ», a-t-il expliqué en entrevue à La Presse Canadienne.
À son avis, dans l'éventualité où la députée de Vachon devenait la chef péquiste, elle ne véhiculerait certainement pas un discours défaitiste trop souvent entendu.
Il a rappelé que, par le passé, les personnes intéressées à prendre les rênes du Parti québécois ont régulièrement fait valoir par opportunisme politique «que le fruit n'était pas mûr et que ce n'était pas le temps de parler» de souveraineté.
Aux yeux de M. Payne, le fait d'adopter une telle position était un non-sens.
«C'est comme si au Parti vert, on disait: »on n'est pas certain finalement qu'on veut s'occuper de l'environnement parce que peut-être que les gens ne sont pas prêts à ça» ou c'est comme si au Parti libéral, on affirmait «on va peut-être attendre un peu avant de promouvoir l'unité canadienne puisqu'on pense qu'il y a des choses plus importantes à faire»», a-t-il lancé mi-figue, mi-raisin.
Nic Payne a poursuivi en laissant entendre que les membres du PQ ne se rendraient vraiment pas service en se dotant d'un ou d'une chef qui tergiverserait sur l'enjeu de la question nationale.
«Il n'y a pas de plus belle victoire pour les gens qui sont contre l'indépendance du Québec et pour le statu quo que de voir les indépendantistes eux-mêmes hésiter par rapport à leur projet pour se mettre plutôt à la poursuite du pouvoir provincial», a-t-il conclu.

Montréal renonce finalement à interdire les calèches cet été

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Publié le 25 mai 2016 à 10h49 | Mis à jour le 25 mai 2016 à 20h20
Satisfaits, les cochers ont dit qu'ils reprendraient le... (PHOTO PATRICK SANFAÇON, LA PRESSE)
PHOTO PATRICK SANFAÇON, LA PRESSE
Satisfaits, les cochers ont dit qu'ils reprendraient le travail dès aujourd'hui. Ils en veulent toutefois au maire Coderre d'avoir tenté de les interdire des rues de Montréal cet été.

Les propriétaires de calèche ont réussi à faire plier la Ville de Montréal. Le maire Coderre a finalement renoncé à leur interdire de circuler dans la métropole cet été à la suite d'un jugement provisoire de la Cour supérieure en faveur des cochers.
Le juge Kirkland Casgrain a accédé aujourd'hui à la demande des cochers qui contestaient le moratoire d'un an imposé par le maire. Dans sa décision, il leur allouait une injonction provisoire de 9 jours, le temps qu'un autre juge tranche l'affaire sur le fond. 
Cette étape ne sera pas nécessaire puisque le maire a décidé de ne pas se lancer dans une guerre devant les tribunaux cet été. Montréal renonce donc à son moratoire. «Clairement, le moratoire n'était pas la façon de faire. [...] Il y aura des calèches cet été», a admis le maire.
Dans son jugement, le juge Kirkland avait estimé que «la Ville n'a pas d'apparence de présomption de validité. Pourquoi la Ville a renouvelé les permis il y a trois mois?»
Le juge a reconnu à la Ville le pouvoir de limiter le nombre de permis de calèches, mais estimé qu'elle allait trop loin en les interdisant carrément. «Contingenter n'est pas interdire», a dit le juge.
Il a qualifié d'«étrange» la décision de la Ville alors qu'elle avait renouvelé il y a trois mois à peine leur permis. «Comment les cochers vont-ils vivre? Qu'adviendra-t-il des chevaux?», a poursuivi le juge.
Le maire Coderre a dit respecter ce jugement, mais estime que «le problème des calèches reste entier». Malgré l'abandon du moratoire, la Ville continuera ses travaux pour présenter une politique du cheval afin de revoir l'encadrement de cette industrie qu'il qualifie de «négligente».
Malgré ce revers, Denis Coderre estime que l'épisode n'aura pas été vain puisqu'il aura fait bien comprendre aux propriétaires de calèches que Montréal était insatisfaite de leur travail. Il refuse d'ailleurs de présenter ses excuses aux cochers pour les heures difficiles qu'ils ont vécu. «Si on veut changer l'industrie, il faut un électrochoc et c'est ce que j'ai fait», a-t-il dit.
Denis Coderre s'est défendu d'avoir agi trop impulsivement, soulignant qu'il voulait régler un problème de sécurité soulevé par certains incidents récents. «Certaines personnes vont faire les gorges chaudes et dire que je suis allé trop vite, mais je suis content d'aller trop vite quand c'est une question de sécurité. Vous êtes plus en sécurité quand vous avez quelqu'un qui prend des décisions que faire des comités d'étude», a dit le maire.
Satisfaits, les cochers ont dit qu'ils reprendraient le travail dès aujourd'hui. Ils en veulent toutefois au maire Coderre d'avoir tenté de les interdire des rues de Montréal cet été. «C'est une décision pas de coeur», a dénoncé Luc Desparois, propriétaire de calèches.
«Tout le monde a vraiment souffert de cela. On en a tous braillé de voir tes amis, tes proches, tout le monde à terre. On a des droits. Il a beau être maire de Montréal, je crois qu'il doit être raisonnable. Il nous a fait beaucoup de tort, psychologiquement. Je suis sûr que même mes chevaux l'ont ressenti», a dit Luc Desparois.
L'avocat des cochers a d'ailleurs souligné l'impact que l'annonce du moratoire a eu sur les cochers. «Ils n'ont pas pris en considération que 50 personnes se retrouvaient sans emploi», a indiqué l'avocat des cochers, Me Audi Gozlan.
L'opposition à l'hôtel de ville, qui appuyait le moratoire, a blâmé le maire pour ce revers de la Ville, estimant qu'il aurait dû s'y prendre plus tôt au lieu d'attendre à la dernière minute. «La décision de la Cour supérieure d'exiger la suspension du moratoire sur les calèches souligne à gros traits l'improvisation dont a fait preuve Denis Coderre. Si le maire Coderre avait demandé un avis juridique sur le sujet, il aurait certainement été avisé qu'il ne pouvait pas procéder de façon aussi cavalière sans que sa décision ne soit invalidée par la Cour», a réagi Sterling Downey, conseiller de Projet Montréal.

La cigarette interdite dans de nouveaux endroits dès demain

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Publié le 25 mai 2016 à 10h11 | Mis à jour le 25 mai 2016 à 17h46
S'en griller une sur une terrasse? Eh non,... (Archives La Presse)
ARCHIVES LA PRESSE
S'en griller une sur une terrasse? Eh non, ce ne sera plus possible à partir de demain. Les cigarettes seront entre autres interdites sur les terrasses de bars et de restaurants, les terrains sportifs, les terrains de jeux et les camps de vacances dès demain.

STÉPHANIE MARIN
La Presse Canadienne
Les endroits où les gens pourront fumer deviendront de plus en plus rares dès jeudi: de nouvelles interdictions s'ajoutent et il ne sera plus possible aux fumeurs d'allumer une cigarette sur les terrasses des restaurants et des bars, dans les automobiles en présence de jeunes ainsi que sur les terrains sportifs et de jeux pour enfants.
L'entrée en vigueur des interdictions sera toutefois une bouffée d'air frais pour ceux qui sont indisposés par la fumée.
La loi provinciale concernant la lutte contre le tabagisme a été adoptée à l'unanimité en novembre dernier. Certaines dispositions sont entrées en vigueur immédiatement, mais pas toutes.
Il s'agissait alors de la première révision en profondeur de la Loi sur le tabac depuis la réforme de 2005, qui avait notamment banni la cigarette de la plupart des espaces publics.
En novembre, la loi s'était aussi occupée du cas des cigarettes électroniques. Elle les a alors assimilées aux traditionnelles: là où sont interdites celles remplies de tabac, les électroniques le sont aussi. Bref, elles ne sont plus admises dans les lieux publics fermés, comme les bars et les lieux de travail.
Et à ces interdictions s'ajoutent en cette fin du mois de mai bon nombre de lieux «en plein air», qui avaient été jusque-là épargnés: les terrasses de bars et de restaurants, les terrains sportifs, les terrains de jeux et les camps de vacances.
Les fumeurs seront aussi persona non grata dans les voitures si des jeunes de moins de 16 ans s'y trouvent, dans les aires communes des immeubles d'habitation comportant de deux à cinq logements, et en tout temps dans les centres de la petite enfance et les garderies, dans tous les établissements d'enseignement préscolaire, primaire et secondaire, y compris les centres de formation générale aux adultes et les centres de formation professionnelle.
Les associations qui luttent contre le tabagisme se réjouissent des interdictions supplémentaires qui sont désormais en place.
«Ces mesures étaient attendues depuis longtemps. Les plus récentes données montrent que de nombreux Québécois étaient encore exposés à la fumée secondaire et les différents degrés de permissivité des lois existantes lançaient des messages contradictoires aux jeunes à l'égard de la dangerosité du tabagisme», a fait valoir dans un communiqué Flory Doucas, porte-parole de la Coalition québécoise pour le contrôle du tabac.
Selon Claire Harvey, du Conseil québécois sur le tabac et la santé, «il va y avoir plus de 1,7 million de jeunes protégés des effets de la fumée secondaire», sans compter tous les non-fumeurs et les travailleurs de la restauration.
Elle rappelle que la fumée secondaire est très nocive, car les cigarettes contiennent plus de 4000 produits chimiques dont près de 70 cancérigènes.
«Cela va aussi avoir un effet dissuasif auprès des jeunes, croit-elle. S'ils sont moins exposés aux fumeurs, ils seront moins tentés de les imiter».
L'interdiction de fumer dans les voitures en présence de jeunes réjouit particulièrement.
«Les parents et les jeunes pensent à tort que la fumée de tabac se dissipe rapidement lorsqu'on roule les fenêtres baissées; ce n'est pas le cas (...) Le Québec était la seule province n'ayant pas encore adopté une telle mesure», soutient Dominique Massie, directrice générale de l'Association pulmonaire du Québec.
À l'Association des restaurateurs du Québec (ARQ), on craint par contre de devoir «jouer à la police».
«Notre appréhension est pour le fait que c'est le restaurateur qui va devoir jouer au policier dans l'application de la loi. Pourquoi? Tout simplement parce qu'on n'a pas vu vraiment de campagne de sensibilisation à l'entrée de cette nouvelle mesure, soit l'interdiction de fumer sur les terrasses par le ministère de la Santé et des services sociaux», a déclaré en entrevue Martin Vézina, porte-parole de l'ARQ.
Les fumeurs pris en flagrant délit pourraient écoper d'amendes - tout comme le propriétaire du restaurant.
«C'est nous qui allons avoir à contrôler au quotidien», a-t-il ajouté.
Il ne craint toutefois pas outre mesure l'impact sur les revenus des restaurateurs.
«Il va peut-être y avoir une légère diminution des ventes, mais il ne va pas y avoir de restaurants qui vont fermer», estime M. Vézina, soulignant que cela pourrait être plus marqué pour les bars.
Il craint aussi un problème en milieu urbain: puisque les fumeurs devront quitter la terrasse pour fumer, M. Vézina s'inquiète qu'ils aillent allumer leurs cigarettes sur le trottoir en y apportant leur verre parce qu'il est tout près. Comme il est interdit de boire sur la voie publique, cela va alourdir encore le travail de surveillance des établissements, explique-t-il.
L'ARQ envoie des bulletins d'information à ses membres pour leur rappeler l'entrée en vigueur de la mesure et les invite à imprimer les petites affiches disponibles sur le site du ministère de la Santé.
En novembre prochain, d'autres restrictions s'ajouteront: il sera alors interdit de fumer à l'extérieur, dans un rayon de 9 mètres de toute porte et de toute fenêtre qui s'ouvre et des prises d'air communiquant avec un lieu fermé où il est interdit de fumer.
Ainsi, les endroits publics où il sera encore possible de fumer sont de moins en moins nombreux: il restera notamment la rue, les trottoirs et les parcs, sauf dans les endroits réservés aux jeunes.
Ce sont les inspecteurs du ministère de la Santé qui veilleront au respect de la loi et de toutes ces interdictions de fumer.
Ils sont actuellement 26 sur l'ensemble du territoire du Québec et il n'est pas prévu pour le moment d'en engager d'autres, indique le ministère de la Santé.
Malgré les interdictions qui s'ajoutent, les inspecteurs ne verront pas leur fardeau s'alourdir, puisqu'ils se rendaient déjà dans les bars et restaurants pour s'assurer que personne ne fumait à l'intérieur, a-t-on précisé, ajoutant que les effectifs pourraient éventuellement être revus au besoin.
Quant aux gens qui fument dans une voiture lorsqu'il y a des enfants, tout corps de police au Québec a le pouvoir de faire immobiliser le véhicule et sévir, ajoute le ministère.

Les principales interdictions de fumer au Québec

Depuis 1994
  • Vols aériens intérieurs et internationaux
Depuis 1999
  • Lieux publics fermés et milieux de travail
  • Écoles primaires et secondaires
  • Centres de la petite enfance, garderies
  • Aires communes des immeubles comportant plus de 13 unités de logement 
Note: il était alors encore possible de fumer dans bon nombre de lieux publics tels que des centres commerciaux, des universités et des gares d'autobus) mais uniquement dans les fumoirs
Depuis 2006
  • Restaurants, bars, salles de bingo, brasseries et tavernes
  • Taxis, transports en commun, abribus
  • Tentes, chapiteaux et autres installations semblables
  • Tout terrain d'une école primaire et secondaire
  • Centres commerciaux
  • Aires communes des immeubles comportant de 6 à 12 unités de logement
  • Disparition des aires « fumeurs » ou fumoirs dans les restaurants, les centres commerciaux, les salles de quilles, les salles de billard, les centres de congrès et autres lieux de divertissement
  • À l'extérieur, dans un rayon de 9 mètres de toute porte communiquant avec un établissement de santé et de services sociaux, un établissement d'enseignement de niveau postsecondaire, ainsi qu'un lieu où se déroulent des activités destinées aux mineurs
Depuis novembre 2015
  • Les cigarettes électroniques sont soumises aux mêmes restrictions de lieux que le tabac et les cigarettes traditionnelles
Depuis mai 2016
  • Terrasses des restaurants et des bars
  • Dans les automobiles en présence d'enfants de moins de 16 ans
  • Terrains sportifs et de jeux pour jeunes, camps de vacances
  • Aires communes des immeubles d'habitation comportant de 2 à 5 logements
  • En tout temps, sur les terrains des centres de la petite enfance et des garderies, des établissements d'enseignement préscolaire, primaire et secondaire, y compris les centres de formation générale aux adultes et les centres de formation professionnelle
Dès novembre 2016
  • À l'extérieur, dans un rayon de 9 mètres de toute porte, de toute fenêtre qui s'ouvre et des prises d'air communiquant avec un lieu fermé où il est interdit de fumer

Trudeau se fait dire «kekko desu» (non merci) par l'industrie automobile japonaise

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Publié le 24 mai 2016 à 08h15 | Mis à jour le 24 mai 2016 à 08h15
Le premier ministre Trudeau n'a pas conclu d'entente... (Photo Presse canadienne)
PHOTO PRESSE CANADIENNE
Le premier ministre Trudeau n'a pas conclu d'entente visant des investissements automobiles japonais au Canada, mais il a pu serrer la main d'Asimo, le célèbre robot Honda.

La Presse Canadienne
Le premier ministre Justin Trudeau a invité mardi les constructeurs automobiles japonais à investir davantage au Canada. Il ne semblerait toutefois pas que cette ouverture donne lieu à des engagements immédiats et concrets de la part de l'industrie automobile japonaise.
M. Trudeau a rencontré des équipementiers ainsi que les présidents des constructeurs Honda, Toyota et Subaru.

Pas de Subaru Made in Canada

Le patron de Fuji Heavy Industries, la firme qui fabrique les voitures Subaru, a prévenu M. Trudeau qu'il n'a aucune intention d'accroître sa capacité à court terme, mais que cela n'est pas impossible dans l'avenir, a révélé le secrétaire de presse du premier ministre après la rencontre. 
Les journalistes ont ensuite profité d'une conférence de presse, plus tard mardi, pour demander à M. Trudeau ce qu'on peut attendre de ses rencontres avec des représentants de l'industrie automobile. 
«Je travaille présentement à tisser des liens, je discute avec les compagnies du genre de défis auxquels elles sont confrontées et des opportunités qui s'offrent à elles», a répondu M. Trudeau, qui a rencontré le chef de la direction de Fuji Heavy Industries, Yasuyuki Yoshinaga, à la résidence officielle de l'ambassadeur du Canada au Japon.

«Les Canadiens partout à travers le monde»

«Bien sûr, il y a eu plusieurs conversations positives, pas seulement pour moi, mais aussi pour notre ministre du Commerce, Chrystia Freeland, et les Canadiens qui travaillent partout à travers le monde afin de promouvoir les extraordinaires occasions d'investissement dans notre pays.»
Contrairement à Toyota et Honda, Subaru n'a pas d'installations au Canada. Dans le cadre de sa rencontre avec M. Yoshinaga, le premier ministre a notamment fait valoir que les Canadiens avaient un grand sens de l'innovation et privilégiaient la qualité.

Justin Trudeau a également discuté, mardi, avec Shinzo Abe, son homologue japonais, des relations d'affaires et de la coopération sur le plan de la sécurité entre les deux pays en prévision du sommet du G7, qui se déroulera jeudi et vendredi dans la ville japonaise d'Ise-Shima. La réunion de MM. Trudeau et Abe devait, entre autres, porter sur les investissements, l'éducation et le commerce, incluant le Partenariat transpacifique. De son côté, le premier ministre japonais devait aborder le sujet de la sécurité régionale en raison des récents essais nucléaires de la Corée du Nord et de la dispute territoriale avec Pékin dans la mer de Chine orientale et la mer de Chine méridionale. Plus tard mardi, M. Trudeau et son épouse, Sophie, ont visité le sanctuaire Meiji ainsi que rencontré l'empereur et l'impératrice du Japon.

Énergie Est: Jean Charest blanchi par la commissaire au lobbying

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Publié le 26 mai 2016 à 00h00 | Mis à jour à 06h37
Jean Charest n'a jamais été inscrit comme lobbyiste... (Photo Edouard Plante-Fréchette, archives La Presse)
PHOTO EDOUARD PLANTE-FRÉCHETTE, ARCHIVES LA PRESSE
Jean Charest n'a jamais été inscrit comme lobbyiste à Québec ou à Ottawa, selon les deux registres publics.

(Ottawa) L'ex-premier ministre du Québec Jean Charest vient d'être blanchi par la commissaire fédérale au lobbying pour un appel téléphonique à un conseiller de Justin Trudeau au cours duquel la question de l'oléoduc Énergie Est a été abordée, a appris La Presse. La commissaire fédérale conclut que M. Charest n'a pas fait de lobbying pour TransCanada.
En mars dernier, le quotidien The Globe and Mail rapportait que M. Charest avait eu à la mi-janvier une conversation avec Gerald Butts, secrétaire principal et proche collaborateur du premier ministre du Canada Justin Trudeau, au cours de laquelle le projet d'oléoduc Énergie Est de TransCanada a été abordé. Le cabinet du premier ministre Trudeau confirmait alors que M. Charest aurait demandé à M. Butts « s'il serait prêt à avoir une rencontre avec TransCanada ». À la suite de ces allégations, la commissaire fédérale au lobbying a déclenché un examen administratif.
Dans sa décision rendue le 20 mai, la commissaire fédérale au lobbying Karen E. Shepherd conclut que « l'allégation [...] était sans fondement » et que le dossier est « clos », selon une lettre de la commissaire envoyée à Jean Charest et obtenue par La Presse. La Loi sur le lobbying prévoit qu'une personne doit s'enregistrer comme lobbyiste si elle s'engage auprès d'un client à organiser une rencontre avec un titulaire d'une charge publique moyennant paiement. Dans le cas de M. Charest - qui était conseiller pour TransCanada jusqu'en septembre 2015 -, la commissaire fédérale au lobbying conclut qu'il « n'y a eu aucun paiement et il n'y a aucune indication que [M. Charest ait] tenté d'organiser une rencontre. »
Jean Charest a eu un mandat rémunéré d'environ un an comme conseiller en communications et conseiller stratégique auprès de TransCanada. Ce mandat a pris fin le 30 septembre 2015 et n'était pas renouvelable. Le 28 janvier 2016, M. Charest s'est prononcé publiquement en faveur du projet Énergie Est dans le cadre d'une conférence à Québec, sans mentionner qu'il avait été rémunéré auparavant par TransCanada.
UN COUP DE FIL D'INVITATION
Mais les faits qui intéressent la commissaire fédérale au lobbying remontent plutôt à la mi-janvier 2016, alors que Jean Charest - dont le mandat avec TransCanada était terminé depuis plusieurs mois - donne un coup de fil à Gerald Butts, l'un des conseillers les plus importants de Justin Trudeau. Associé au cabinet d'avocats McCarthy Tétrault, M. Charest est aussi président honoraire du Canada-ASEAN Business Council (CABC), un organisme qui fait la promotion des relations économiques entre le Canada et l'Asie du Sud-Est. À titre de président honoraire de cet organisme, il invitait Justin Trudeau à participer à un forum de CABC en Indonésie les 7 et 8 septembre prochain, d'autant plus que le premier ministre Trudeau doit être en Asie cette semaine-là pour le G20.
«M. Butts a mentionné qu'il était à Edmonton pour rencontrer la première ministre de l'Alberta, et la conversation est fortuitement arrivée sur le projet d'oléoduc.»Grégory Larroque
porte-parole de Jean Charest
Au terme de son examen administratif où elle a analysé les « renseignements disponibles publiquement » et interviewé des témoins, la commissaire fédérale au lobbying conclut que M. Charest n'a pas fait de lobbying au cours de cet appel téléphonique avec Gerald Butts. « M. Charest n'est pas surpris, mais est satisfait de la décision. Il a toujours été certain de ne pas avoir enfreint la loi ni l'esprit de la loi sur le lobbying », dit Grégory Larroque, aussi avocat-conseil chez McCarthy Tétrault. À l'extérieur du pays hier, M. Charest n'a pas commenté lui-même la décision de la commissaire fédérale au lobbying.
Depuis son retrait de la vie politique en 2012, « M Charest n'a pas fait de lobbying et n'a pas l'intention d'en faire », a indiqué M. Larroque. Jean Charest n'a jamais été inscrit comme lobbyiste à Québec ou à Ottawa, selon les deux registres publics.
« La décision [de la commissaire fédérale du lobbying] confirme ce que nous avons toujours dit : il n'y a pas eu de lobbyisme de la part de M. Charest pour TransCanada », dit Tim Duboyce, porte-parole de TransCanada.
L'automne dernier, à cinq jours du scrutin fédéral, le coprésident de la campagne du Parti libéral du Canada, Dan Gagnier, a été contraint de quitter son poste après avoir envoyé un courriel aux dirigeants de TransCanada dans lequel il leur donnait des conseils stratégiques pour le projet Énergie Est. M. Gagnier avait été le chef de cabinet de Jean Charest à Québec de 2007 à 2009.

Un grand chef italien victime d'une traque anti-Uber

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Publié le 26 mai 2016 à 05h00 | Mis à jour à 05h00
Le Bureau du taxi mène davantage d'inspections de... (Photo Patrick Sanfaçon, archives La Presse)
PHOTO PATRICK SANFAÇON, ARCHIVES LA PRESSE
Le Bureau du taxi mène davantage d'inspections de véhicules à Montréal, puisque quatre postes d'inspecteurs ont été ajoutés depuis septembre dernier, notamment dans le but de traquer UberX.

Quand le grand chef italien Massimo Bottura s'est retrouvé mardi soir dans une rue de Montréal, aveuglé par une grosse lampe de poche aux allures policières, dirigée directement vers son visage, il a pensé brièvement aux films mettant en vedette des agents du KGB en Russie.
Le chef italien Massimo Bottura... (Photo Patrick Sanfaçon, La Presse) - image 1.0
Le chef italien Massimo Bottura
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«Peut-on me dire ce qui s'est passé ?», s'est-il exclamé, hier, en racontant sa mésaventure avec une escouade d'inspecteurs du Bureau du taxi de Montréal traquant UberX.
«J'avais l'impression d'être dans une sorte d'État policier.»
Invité par le Centre Phi, qui coproduit un documentaire sur un de ses projets contre le gaspillage alimentaire et par la conférence C2 Montréal, le chef Bottura est actuellement dans la métropole et, mardi soir, il est allé manger au restaurant Vin Papillon, rue Notre-Dame, avec son équipe. En sortant de là, il est monté avec son épouse et deux cuisiniers dans la minifourgonnette louée, tout à fait légalement, par le Centre Phi pour rentrer à son hôtel.
Mais quelques secondes plus tard, des inspecteurs du Bureau du taxi, gyrophares à l'appui, sommaient leur véhicule de s'arrêter. Raison invoquée : contrôle de permis. On cherche des véhicules UberX.
Sauf que M. Bottura et sa femme, qui ne parlent pas français, racontent qu'ils ont mis quelques secondes à comprendre ce qui se passait parce que les inspecteurs refusaient de leur expliquer la situation en anglais, impassibles devant le statut de touristes de ces visiteurs italophones... Leur comportement, racontent-ils, était plutôt intimidant et déplaisant.
« Je veux bien qu'ils contrôlent le permis du chauffeur, mais de là à pétrifier tous les passagers du véhicule... », a raconté l'une des passagères.
Le chef italien n'a pas apprécié de se faire pointer une lampe de poche au visage, le sentiment général et le temps perdu. Hier, toutefois, il en riait déjà.
SEMBLABLES À DES POLICIERS
Au Bureau du taxi, on invite le groupe à porter plainte et à faire ouvrir une enquête si le comportement des inspecteurs a été inacceptable. « Ils ont effectivement le pouvoir de demander à tous les passagers de s'identifier et de faire une inspection du véhicule », a expliqué hier Marie-Hélène Giguère, porte-parole du Bureau du taxi de Montréal.
«Je ne sais pas exactement ce qui s'est passé dans ce cas-là, mais c'est sûr que, de façon générale, l'intimidation, on n'endosse pas ça», a-t-elle ajouté.
Ce n'est pas la première fois que le Bureau se fait dire que le comportement de ses inspecteurs évoque celui des policiers. Souvent, dit Mme Giguère, les gens sont impressionnés par leurs gilets anti-perforation qui ressemblent à des gilets pare-balles.
Y avait-il une opération spéciale anti-Uber mardi, en pleine semaine de C2 Montréal, un événement rempli de visiteurs internationaux, qui a déjà établi un partenariat avec l'entreprise californienne, avant que le service UberX la rende si controversée ?
Non, a précisé Mme Giguère, mais il y a effectivement plus d'inspections qu'avant, puisque quatre postes d'inspecteurs ont été ajoutés depuis septembre dernier.
Ni le Centre Phi ni C2 Montréal n'ont voulu commenter l'incident relaté par leurs invités

Poëti tenu dans l'ignorance par ses sous-ministres

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Publié le 26 mai 2016 à 05h00 | Mis à jour à 05h00
Le ministère des Transports n'a pu indiquer pourquoi... (Photo Jacques Boissinot, archives La Presse Canadienne)
PHOTO JACQUES BOISSINOT, ARCHIVES LA PRESSE CANADIENNE
Le ministère des Transports n'a pu indiquer pourquoi Robert Poëti n'a pas été informé de la teneur des rapports du contrôleur des finances.

Alors qu'il était ministre des Transports, Robert Poëti a été tenu dans l'ignorance par son équipe de sous-ministres d'une analyse menée par le contrôleur des finances, a appris La Presse.
Chargé par le ministère des Finances de s'assurer de l'intégrité du système comptable du gouvernement, le Contrôleur se penchait au MTQ sur des problèmes de concordance entre les sommes prévues dans les contrats, les sommes facturées et celles qui étaient véritablement payées.
M. Poëti savait qu'une analyse comptable avait été enclenchée par le contrôleur des finances en 2013 et a beaucoup insisté pour en connaître les résultats, mais en vain. Il avait pourtant discuté de ces travaux avec la sous-ministre Dominique Savoie, écartée la semaine dernière. « Je voulais voir ça, je voulais avoir la synthèse et comprendre ça », a-t-il expliqué hier à La Presse, en racontant qu'on lui répétait que « ça s'en venait ».
Or, deux rapports intérimaires ont été transmis par le contrôleur des finances, l'un en juillet 2014 et l'autre à la fin de 2015, a confirmé à La Presse le ministère des Finances après avoir soutenu le contraire, la semaine dernière. Ils ont été déposés avant que Robert Poëti ne soit évincé de son poste ministériel en janvier dernier.
Les rapports ont été transmis à Danièle Cantin, sous-ministre associée, a confirmé le MTQ, qui a nié jusqu'à vendredi dernier que de tels rapports existaient. Un changement s'est opéré mardi lorsque La Presse a soulevé le fait que des documents internes du MTQ indiquaient noir sur blanc que les travaux du contrôleur ont été achevés en 2014.

MENSONGE OU CACHOTTERIE ?
Informé par La Presse de la situation hier, Robert Poëti a tourné sa langue sept fois avant de répondre sur la possibilité qu'on lui ait menti ou caché sciemment de l'information. « Si Mme Cantin avait le rapport, elle aurait dû le remettre directement à Mme Savoie. Quant à Mme Savoie, elle aurait dû faire une rencontre pour nous le transmettre. On n'a jamais eu ça. Et pourtant, Mme Savoie savait très bien que je voulais avoir le plus d'information possible provenant des entités administratives qui pouvaient avoir un oeil critique sur nos pratiques », a déclaré M. Poëti.
«Est-ce qu'il m'a manqué de l'information ? Si ce que vous me dites est exact, on peut penser que oui.»Robert Poëti
Ce dernier a précisé avoir demandé expressément à Annie Trudel, l'analyste qu'il avait embauchée comme garde-fou, de faire des vérifications concernant les différences qui existaient entre les bordereaux (contrats), les factures et les paiements. Il a précisé que l'intégrité des bases de données était d'une grande importance dans un ministère comme le MTQ, qui accorde des milliards de dollars en contrats d'infrastructures chaque année.
PAS FINAL, SELON LES FINANCES
Au ministère des Finances, on a mentionné hier que les deux rapports ne constituent pas le rapport final puisqu'il s'agit « d'un processus d'amélioration continue ». Selon le porte-parole François Simard, « le contrôleur des finances fait ce genre de vérification dans tous les ministères, en rotation. C'est donc un exercice normal de comptabilité ». M. Simard a également précisé que le politique n'a pas été informé de l'évolution du dossier et que seules les deux organisations administratives échangeaient des renseignements. « Les rapports sont en validation au MTQ », a-t-il affirmé.
De son côté, le MTQ a indiqué hier que les travaux du contrôleur des finances ne sont pas terminés et qu'« on est toujours en attente du rapport final ». La porte-parole Sarah Bensadoun a rappelé que « ce n'est pas une vérification, mais plutôt une analyse de l'application des règles comptables ».
Le MTQ n'a pu indiquer pourquoi M. Poëti n'a pas été informé de la teneur des rapports. Mme Bensadoun a toutefois précisé que « les constats et les pistes d'optimisation dans les rapports ont été portés à l'attention de Mme Cantin et Mme Savoie » et que des mesures ont été mises en place au fur et à mesure des discussions entre le MTQ et le contrôleur des finances.

UN RAPPORT D'ÉTAPE EN FÉVRIER, DIT LA VG 

Mandatée par le gouvernement pour se pencher sur le ministère des Transports, la vérificatrice générale Guylaine Leclerc prévoit déposer un « rapport d'étape » en février. « Parce qu'il y a peut-être des choses plus urgentes à formuler que d'autres », a-t-elle fait valoir. Le rapport final sera prêt au printemps 2017. Elle avance ainsi des travaux de vérification qui étaient déjà prévus au MTQ. « À l'origine, nous avions planifié de faire la mission de manière à ce qu'on la produise pour le rapport de l'automne 2017 avant d'avoir une demande expresse du gouvernement pour faire les travaux plus tôt », a-t-elle expliqué. Mme Leclerc a ajouté qu'il est « certain » qu'elle rencontrera Annie Trudel, l'experte embauchée par l'ex-ministre Robert Poëti qui a démissionné récemment après avoir découvert des « irrégularités » au MTQ. Elle fera de même avec l'ancienne vérificatrice interne de ce ministère, Louise Boily. Son successeur, Michel Boulard, vient de quitter ses fonctions, invoquant des raisons de santé.
- Tommy Chouinard, La Presse