Information sur la politique 1

samedi, janvier 14, 2017

Le Sénat va enquêter sur l'espionnage russe

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Publié le 14 janvier 2017 à 11h46 | Mis à jour à 11h46
Des sénateurs du Congrès à Washington ont lancé... (Photo SAUL LOEB, Agence France-Presse)
Des sénateurs du Congrès à Washington ont lancé une enquête sur les actes d'espionnage reprochés à la Russie.
PHOTO SAUL LOEB, AGENCE FRANCE-PRESSE
Agence France-Presse
Washington
Des sénateurs du Congrès à Washington ont lancé une enquête sur les actes d'espionnage reprochés à la Russie, en affirmant que l'ingérence de Moscou dans la présidentielle 2016 et ses liens éventuels avec des partis politiques américains «suscitaient de profondes préoccupations».
Ces investigations bénéficient du soutien à la fois d'élus démocrates et républicains de la commission chargée du renseignement au Sénat.
Dans le cadre de cette enquête, les sénateurs pourraient faire témoigner des responsables du gouvernement de Barack Obama et de l'administration de Donald Trump qui va lui succéder vendredi.
Les agences américaines de renseignement ont conclu que le président russe Vladimir Poutine avait «ordonné une campagne d'influence» par notamment des piratages informatiques pour favoriser la victoire électorale de Donald Trump.
L'objectif de cette campagne russe de désinformation et de piratages était également de saper le processus démocratique américain et d'affaiblir une éventuelle présidence d'Hillary Clinton.
Des documents à l'authenticité incertaine ont également été dévoilés cette semaine; ils affirment que les services russes d'espionnage disposeraient d'informations compromettantes sur M. Trump. Ces notes allèguent de liens de longues dates entre l'entourage du milliardaire et le Kremlin.
Concernant ce dernier rapport, Donald Trump n'a eu de cesse de dénoncer des «informations bidon».
Au sujet de la campagne présidentielle, le futur président a reconnu mercredi pour la première fois que la Russie était à l'origine des piratages informatiques du parti démocrate.
«Il est crucial d'avoir une compréhension complète du champ des activités de renseignement russes qui ont des conséquences sur les États-Unis», a souligné la commission chargée du renseignement au Sénat.

Investiture de Donald Trump: la chanteuse Jennifer Holliday se désiste

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Publié le 14 janvier 2017 à 14h40 | Mis à jour à 14h40
La chanteuse Jennifer Holliday ne sera pas de l'investiture... (Photo Mario Anzuoni, archives REUTERS)
La chanteuse Jennifer Holliday ne sera pas de l'investiture de Donald Trump.
PHOTO MARIO ANZUONI, ARCHIVES REUTERS
Associated Press
New York
La chanteuse Jennifer Holliday a annulé sa participation à l'investiture du président désigné Donald Trump, la semaine prochaine, parce qu'elle n'avait pas réalisé que sa performance équivaudrait à donner son appui au politicien controversé.
Mme Holliday, reconnue pour son rôle dans la comédie musicale Dreamgirls présentée sur Broadway, a été critiquée par ses admirateurs des communautés gaie, lesbienne et afro-américaine depuis l'annonce de sa participation au concert de jeudi prochain au mémorial de Lincoln, à Washington.
La chanteuse a déclaré dans un communiqué publié samedi sur le site The Wrap, qu'elle s'était excusée pour son manque de jugement et pour avoir mal saisi les enjeux qui ont suscité la controverse auprès de ses admirateurs.
Plusieurs artistes ont refusé d'offrir une prestation aux festivités liées à l'investiture du nouveau président américain.
La vedette country Toby Keith et l'acteur Jon Voight ont toutefois accepté l'invitation.

La vague de suicides chez les autochtones était «évitable», dit le coroner

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Publié le 14 janvier 2017 à 12h39 | Mis à jour à 16h58
La communauté innue de Uashat mak Mani-Utenam à... (Photo Fanny Lévesque, Archives Collaboration spéciale)
La communauté innue de Uashat mak Mani-Utenam à Sept-Îles a été secouée
 par une vague de cinq suicides en 2015.
PHOTO FANNY LÉVESQUE, ARCHIVES COLLABORATION SPÉCIALE
VICKY FRAGASSO-MARQUIS
La Presse Canadienne
Le gouvernement du Québec dit prendre «très au sérieux» les recommandations du coroner Bernard Lefrançois, qui a conclu dans un rapport que la vague de suicides survenue dans une communauté autochtone de la Côte-Nord aurait pu être évitée.
La ministre déléguée à la Santé publique Lucie Charlebois a indiqué en entrevue que le gouvernement était déjà «en marche» pour améliorer la situation dans les communautés.
Québec compte d'ailleurs proposer la création d'une table de travail commune avec le gouvernement fédéral pour «s'assurer que les gens ne passent pas à travers les mailles du filet».
Dans son rapport d'une quarantaine de pages rendu public samedi, Me Lefrançois a constaté que les communautés autochtones étaient mal outillées pour gérer l'ampleur de la crise des suicides, relevant également de nombreux problèmes de communications entre les intervenants concernés.
Dans les cinq cas de suicides survenus en 2015 dans la communauté d'Uashat mak Mani-Utenam, les victimes avaient présenté des signes de détresse avant de poser leur geste, souligne le coroner dans son rapport.
Mme Charlebois a fait valoir que le gouvernement du Québec avait déjà posé certains gestes, notamment en créant une table de gestion de crise en 2015 pour répondre aux besoins de la communauté ou en formant des intervenants dans les centres de prévention du suicide.
Elle a toutefois reconnu qu'il y avait encore beaucoup à faire, citant en exemple la nécessité d'embaucher des interprètes dans les centres de prévention pour qu'ils parlent la langue de ceux qu'ils desservent.
«C'est sûr qu'on va s'asseoir nous, les membres du gouvernement, pour échanger là-dessus parce que ça interpelle plusieurs ministères et on va proposer au gouvernement fédéral de travailler avec eux et la communauté», a-t-elle déclaré.
La ministre des Affaires autochtones et du Nord canadien, Carolyn Bennett, devait réagir par communiqué, samedi.
Le chef de l'Assemblée des Premières Nations du Québec et du Labrador, Ghislain Picard, estime que les gouvernements fédéral et provincial «n'ont pas le choix» de se pencher sur l'efficacité des services en place, qui semblent déficients selon le coroner.
«Les communautés elles-mêmes doivent également regarder de leur côté et savoir comment on peut intervenir de façon un peu plus préventive sur le terrain», a-t-il ajouté.
M. Picard sent une certaine réceptivité de la part du gouvernement du Québec, «qui essaie de se doter d'un processus pour jeter un regard plus en profondeur sur la question du développement social dans les communautés», dit-il.
Le porte-parole du Parti québécois en matière d'Affaires autochtones, Alexandre Cloutier, incite le gouvernement à agir rapidement. «De toute évidence, il y a des problèmes de communication, de ressources, de compréhension de la langue, d'accès à des communications pour des services d'aide», a-t-il indiqué.
Enjeu des réserves
M. Cloutier a par ailleurs relevé que le gouvernement du Québec devrait aussi se pencher sur le problème de fond, les réserves autochtones, que le coroner a comparé au système d'apartheid dans son rapport.
«Les réserves, elles sont archaïques, elles sont désuètes et il est grand temps de revoir le modèle qui maintient un statut différent pour les autochtones et les non-autochtones», a-t-il déclaré.
Mme Charlebois n'a pas voulu s'avancer sur cet enjeu, affirmant qu'il y avait plusieurs autres recommandations à prendre en compte prioritairement. «Ce sera peut-être un enjeu qui sera discuté à la table de travail, mais il y a tellement de choses à faire», a-t-elle affirmé.
La réflexion sur la situation des réserves n'est pas un nouveau débat, a souligné M. Picard. «Il faut que nos façons de faire changent. Il faut que la loi fédérale sur les Indiens qui remonte à 1876 soit vraiment mise au rancard. Je pense qu'il n'y a personne qui sera contre ça, mais c'est dans la façon de faire. Mais ce n'est pas du jour au lendemain qu'on peut y arriver», a-t-il soutenu.

Lisée veut un PQ plus «zen»

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Publié le 14 janvier 2017 à 11h36 | Mis à jour à 16h14
Plutôt que d'adopter un ton «grave, triste et... (Le Soleil, Yan Doublet)
LE SOLEIL, YAN DOUBLET
Plutôt que d'adopter un ton «grave, triste et rabat-joie», Jean-François Lisée souhaite plus d'humour, de sourires en coin et de clins d'oeil. La réponse aux célébrations du 150e anniversaire du Canada avec L'Autre 150e en est un exemple, dit-il.

<p>Simon Boivin</p>
SIMON BOIVIN
Le Soleil
(Québec) Le chef péquiste Jean-François Lisée veut faire «re-découvrir» son parti qui a pêché par manque de clarté et de constance au cours des dernières années. Il veut présenter un PQ «zen», «décomplexé», moins «chicanier» et moins «hargneux».
Dans son discours d'ouverture, au conseil national de Québec, samedi, le nouveau chef péquiste a invité son parti à corriger les erreurs du passé.
«Ces dernières années, plusieurs se sont détournés de nous, pas parce qu'ils nous connaissaient mal, mais parce qu'ils ne nous reconnaissaient pas, a lancé le chef Lisée. Nous n'étions pas clairs. Nous n'étions pas nets. Nous n'étions pas constants.»
Le chef a invité ses militants à adopter une «attitude nouvelle». Il faut, dit-il, «avoir le cran de sortir de sa coquille, d'aller au-devant de ceux qui nous ont quittés, ne s'intéressent pas à nous ou ont été convaincus par nos adversaires que nous ne sommes pas fréquentables». Il a demandé à certains de baisser le ton sur les réseaux sociaux. 
Plutôt que d'adopter un ton «grave, triste et rabat-joie», il souhaite plus d'humour, de sourires en coin et de clins d'oeil. La réponse aux célébrations du 150e anniversaire du Canada avec L'Autre 150e en est un exemple, dit-il.
Il faut «accepter qu'on ne sera pas d'accord sur tout, qu'on ne va pas tous au même rythme, que l'important, c'est d'aller dans la même direction et viser la même destination». 
Il a pris les devants pour répondre à ceux qui critiquent sa position linguistique. M. Lisée ne souhaite pas faire appliquer la loi 101 aux cégeps, ce que certains déplorent. Le chef péquiste estime pour sa part faire preuve d'une «audace nouvelle» en choisissant d'autres combats. Comme un examen de français obligatoire pour l'obtention d'un diplôme dans un cégep anglophone, la loi 101 dans les entreprises de 25 à 49 employés et des mesures pour s'assurer que Montréal reste majoritairement francophone, l'assurance que les nouveaux arrivants peuvent parler français. «Efficace et rassembleur, a dit M. Lisée. Si on essayait ça, pour une fois?»
Les délégués du PQ sont réunis à Québec où est dévoilé la proposition principale du parti qui servira de base au prochain programme électoral du PQ. Elle contient notamment la nouvelle position référendaire du PQ qui consiste à attendre un deuxième mandat péquiste, en 2022, pour tenir une consultation.

Malaise au caucus péquiste sur le cas Ouellet

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Publié le 14 janvier 2017 à 10h48 | Mis à jour à 10h48
Martine Ouellet, samed, au conseil national du Parti... (Le Soleil, Yan Doublet)
Martine Ouellet, samed, au conseil national du Parti québécois, à Québec
LE SOLEIL, YAN DOUBLET
SIMON BOIVIN
Le Soleil
(Québec) La possibilité que Martine Ouellet devienne chef du Bloc québécois à Ottawa tout en siégeant comme indépendante à l'Assemblée nationale du Québec indispose au caucus du Parti Québécois.
À l'ouverture du conseil national qui se déroule, samedi, au Centre des congrès de Québec, la plupart des députés interrogés ont balayé la question en la reléguant au rang de l'hypothèse, comme l'a fait leur chef Jean-François Lisée, la veille.
Le doyen des députés, François Gendron, a privément indiqué à Mme Ouellet qu'à son avis, un député devrait se dédier entièrement à sa tâche. «Il y a l'apparence, a affirmé le député. J'ai toujours été un défenseur acharné que tous les députés devraient être à temps plein sur leurs responsabilités. [...] Pour revaloriser le rôle de député, c'est déjà tellement exigeant, il faut être dédié totalement. Je ne veux pas de thèse du genre on peut marcher et mâcher de la gomme en même temps.» 
De son côté, Martine Ouellet, députée de Vachon, répète qu'il ne faut pas voir de problème là où il n'y en a pas. Dans l'avis qu'il a rendu en décembre, le commissaire à l'Éthique et à la Déontologie, Jacques Saint-Laurent, a souligné que les règles permettent ce double emploi. Il a toutefois prévenu de certains risques liés à des conflits d'intérêts.
Mme Ouellet sera le 4 février au conseil général du Bloc québécois à titre d'observatrice. Elle souhaite une course rapide en 2017. Sa réflexion sera autre si la chefferie est repoussée à 2018, dit-elle.
Les délégués péquistes sont réunis pour discuter de la proposition prinicipale qui servira de base au prochain programme électorale du PQ. Le chef Jean-François Lisée invite les Québécois à «re-découvrir» son parti, plus respectueux du rythme de la population. Il sera notamment question des positions référendaire et linguistique du nouveau chef. Déjà, son refus d'appliquer la loi 101 aux cégeps est critiqué par un député du Bloc québécois, Mario Beaulieu.

Donald Trump s'en prend à une icône des droits civiques

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Publié le 14 janvier 2017 à 13h56 | Mis à jour à 13h56
Des manifestants protestent contre le président élu lors... (AFP)
Des manifestants protestent contre le président élu lors d'une marche honorant Martin Luther King.
AFP
SÉBASTIEN BLANC
Agence France-Presse
Washington
Donald Trump a vivement critiqué samedi un élu noir démocrate, figure historique du mouvement des droits civiques, à l'ouverture d'un week-end de commémoration de Martin Luther King.
John Lewis, qui en est à son 16e... (Archives AFP) - image 1.0
John Lewis, qui en est à son 16e mandat, a indiqué vendredi, qu'il n'assisterait pas à la cérémonie d'investitures de Donald Trump, qui aura lieu le 20 janvier au Capitole.
ARCHIVES AFP
Le milliardaire n'a visiblement pas apprécié que John Lewis, un pilier du Congrès depuis trois décennies, ait annoncé qu'il n'assisterait pas à la cérémonie d'investiture du président élu vendredi.
«Je ne considère pas ce président élu comme un président légitime», a justifié le parlementaire, dans une émission qui doit être diffusée dimanche par NBC.
«Les Russes ont contribué à l'élection de cet homme. Et ils ont pris part à la destruction de la candidature de Hillary Clinton», a fait valoir M. Lewis, 76 ans.
Cédant à sa propension à livrer des querelles personnelles sur Twitter, Donald Trump a répliqué samedi dans une série de tweets matinaux.
Cédant à sa propension à livrer des querelles... (AFP) - image 2.0
Cédant à sa propension à livrer des querelles personnelles sur Twitter, Donald Trump a répliqué samedi dans une série de tweets matinaux.
AFP
«Le parlementaire John Lewis ferait mieux de passer du temps à s'occuper d'aider sa circonscription, qui est dans un état déplorable et qui se désintègre (sans parler de la criminalité qui la gangrène) plutôt que de se plaindre à mauvais escient des résultats de l'élection. Paroles, paroles, paroles - pas d'action ni de résultats. Regrettable!», a-t-il écrit.
Le futur 45e président des États-Unis a immédiatement suscité des réactions outrées, d'abord au nom de la dignité de la fonction présidentielle, ensuite en raison du respect qui entoure la personnalité de John Lewis.
Héros antiségrégation
Ce militant a participé aux marches de protestation de Selma à Montgomery, menées dans l'État de l'Alabama en 1965 au nom du droit de vote des Noirs, qui ont marqué la lutte des droits civiques aux États-Unis.
Lors de l'une de ces marches, les contestataires avaient été attaqués par la police locale et M. Lewis avait subi une fracture du crâne.
«Je ne suis pas d'accord avec ce qu'a déclaré John Lewis, mais je rends hommage à l'homme qu'il est. Son honnêteté. Son intégrité. Son courage. Des qualités inestimables», a écrit David Axelrod, un ancien proche conseiller de Barack Obama.
Des internautes reprochent aussi à M. Trump d'être monté au créneau justement au moment où les États-Unis s'apprêtent à rendre leur traditionnel hommage annuel à Martin Luther King.
John Lewis a été un compagnon de route du célèbre pasteur pacifiste mort assassiné, dont le mémorial est au coeur de Washington.
C'est justement là que ce sont rassemblés samedi près de 2000 manifestants, noirs dans leur majorité, après une marche le long du National Mall, l'esplanade bordée par les principaux musées et mémoriaux de Washington.
Ils ont répondu à l'appel du révérend Al Sharpton, une personnalité respectée du mouvement de défense des droits des Noirs.
«Nous voulons faire comprendre à ce pays qu'il faudra davantage qu'une élection pour effacer ce pour quoi les gens ont lutté, et tout ce qui a été obtenu», a lancé M. Sharpton, qui s'exprimait du haut d'une tribune et sous une pluie fine.
Il a appelé son auditoire à lutter pour conserver les acquis de huit ans d'administration du pouvoir par Barack Obama.
«Marche des femmes»
Mais les personnes rassemblées partageaient le même pessimisme à la perspective de la présidence Trump qui s'ouvre dans moins d'une semaine.
Venue de New York, Valerie Williams s'est dite «scandalisée» par les récentes nominations du magnat de l'immobilier, illustrant selon elle le règne de l'argent au détriment des couches les plus défavorisées de la population.
«J'ai le sentiment que ces quatre prochaines années il n'y aura personne au gouvernement pour s'intéresser à mes préoccupations», a-t-elle confié à l'AFP.
Des centaines de milliers d'Américains se préparent à marquer leur rejet de l'arrivée de Donald Trump à la Maison-Blanche par des manifestations dans tous les États-Unis, mais surtout en convergeant vers Washington pour un rassemblement historique le 21 janvier.
Cette «Marche des femmes», née d'un simple message publié sur Facebook, pourrait attirer 200 000 personnes selon les organisateurs.
Samedi un autre parlementaire démocrate, Mark Takano, a publié sur son compte Twitter une photo de Martin Luther King, en annonçant qu'il n'assisterait pas non plus à la cérémonie d'investiture de Donald Trump.

Pierre Karl Péladeau ovationné par le caucus péquiste

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Pierre Karl PeladeauL'ex-chef du Parti québécois, Pierre Karl Péladeau, a été chaleureusement applaudi par ses ex-collègues de l'opposition officielle, vendredi, à l'occasion de l'assermentation des nouveaux députés de Saint-Jérôme et Marie-Victorin, Marc Bourcier et Catherine Fournier.
Cette dernière, qui à l'âge de 24 ans devient la plus jeune députée de l'Assemblée nationale, sera critique en matière de protection des consommateurs.
M. Bourcier sera quant à lui porte-parole de son parti en matière d'électrification des transports et du travail.

Le PQ prêt à une enquête sur la rémunération et les fonctions de certains de ses employés

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PUBLIÉ LE VENDREDI 13 JANVIER 2017 À 12 H 37 | Mis à jour le 13 janvier 2017 à 20 h 57

Un « bal des hypocrites » : voici comment le chef de l'opposition officielle à l'Assemblée nationale, Jean-François Lisée, qualifie le comportement du Parti libéral, de la Coalition avenir Québec et de Québec solidaire, qui réclament une enquête sur la rémunération et les fonctions des employés de la whip du Parti québécois, Carole Poirier.
« Ils veulent des enquêtes? On est prêt à participer à toutes les enquêtes dans la mesure où elles s’appliquent à la CAQ, à Québec solidaire et au Parti libéral », a rétorqué Jean-François Lisée vendredi, alors qu'il assistait à l'assermentation de Catherine Fournier et de Marc Bourcier, vainqueurs des récentes élections partielles dans les circonscriptions de Marie‑Victorin et de Saint‑Jérôme.
Le cas qui préoccupe tant le PLQ, la CAQ que Québec solidaire est celui de Carole Poirier, députée péquiste d'Hochelaga-Maisonneuve et whip en chef de l'opposition officielle. Mme Poirier dispose de 14 employés, dont cinq occupent les fonctions d'agents de liaison.
Ces agents de liaison, payés par les fonds publics, doivent avoir comme port d'attache l'Assemblée nationale ou un bureau de circonscription, en vertu du Règlement sur la rémunération et les conditions de l'Assemblée.
Or, libéraux, caquistes et solidaires reprochent, d'une part, aux agents de liaison de Carole Poirier, de ne pratiquement jamais se trouver à leur port d'attache. Et ils allèguent, d'autre part, que ces derniers s'adonnent à des activités partisanes, aux frais des contribuables.
Le commissaire à l'éthique collige des informations sur cette situation et n'a pas encore indiqué s'il mènerait une enquête.
À la permanence du parti ou au Tim Hortons...
Pour Jean-François Lisée, il est normal que les agents de liaison soient sur le terrain : « Il faut qu'ils travaillent quelque part, dit-il, en donnant l'exemple de l'agent de liaison du PQ pour la région de Laval, où le parti n'a pas de député à l'heure actuelle.
Son port d'attache est techniquement à l'Assemblée nationale, mais rien ne lui interdit de travailler chez lui, du Tim Hortons ou à la permanence du Parti québécois. Jean-François Lisée, chef de l'opposition officielle, expliquant la situation de l'agent de liaison du PQ pour la région de Laval
Toutefois, la règle parlementaire stipule que les employés d'un député doivent avoir, pour port d'attache, l'un des édifices occupé ou loué par l'Assemblée nationale ou encore le bureau de circonscription du député en question. Ce à quoi M. Lisée rétorque qu'au sens littéral, un port d'attache n'est pas un endroit où les vaisseaux restent en permanence. « Je voudrais les voir le moins possible à leur port d'attache », dit-il, consentant tout de même à dire que ces agents de liaison devraient y revenir « de temps en temps ».
« Ils [les agents de liaison] sont liés à la whip », tranche le chef du PQ.
« Des zones grises »
Alors, nous on a constamment des conversations avec le secrétariat - non partisan – de l’Assemblée nationale, pour vérifier : "est-ce qu’on peut faire ci ou ça? Dire ceci ou cela?" Et ils nous le disent. Car effectivement […] il y a des zones grises. Et on se conforme toujours à ce que dit l’Assemblée. Jean-François Lisée, chef du PQ
Jean-François Lisée reproche par ailleurs à ses adversaires du PLQ, de la CAQ et de Québec solidaire de faire mine de s'offenser de cette situation, parlant d'« un bal des hypocrites ». Le chef péquiste prédit que dans les semaines à venir, d'autres situations de ce genre seront mises en lumière, et pas seulement qu'au PQ, mais dans les autres partis.
Par communiqué, vendredi, la députée Carole Poirier a dit respecter les règles de l'Assemblée nationale en ce qui a trait au travail de ses employés. Elle affirme qu'au sens large, les attachés politiques - dont les agents de liaison - ne sont pas des spécialistes du travail législatif.
« Des abus de pouvoir », critique le PLQ
Le whip en chef du Parti libéral du Québec, Stéphane Billette, estime que, dans cette histoire, les actions du PQ sont « inacceptables », que ce parti fait preuve « d'un manque d'éthique flagrant » et même « d'abus de pouvoir ».
L’opposition officielle doit impérativement rembourser la totalité des salaires versés pour ses employés fantômes qui n’ont jamais mis les pieds à l’Assemblée nationale. Stéphane Billette, whip en chef du gouvernement
Distinction entre militantisme et travail parlementaire
Du côté de la CAQ, Éric Caire et Donald Martel ont affirmé en conférence de presse, vendredi, qu'aucun des employés de leur formation politique, payés par l'Assemblée nationale, ne se consacrait à des activités partisanes durant ses heures de travail.
Ainsi, M. Caire affirme qu'il ne tolérerait pas qu'un employé néglige de préparer ses dossiers, sous prétexte qu'il est allé travailler à la permanence de la CAQ.
Nos deux députés qui vont prêter serment aujourd’hui [Catherine Fournier et Marc Bourcier du PQ], est-ce que pendant leur campagne électorale, les gens qui travaillaient à leur élection étaient payés par l’Assemblée nationale? Éric Caire, député de la circonscription de La Peltrie pour la Coalition avenir Québec
Éric Caire affirme qu'« un mur de feu » doit être érigé entre militantisme et travail parlementaire.
Manon Massé, de Québec solidaire, s'inquiète pour sa part de l'embauche récente, par le chef péquiste Jean-François Lisée, d'Évelyn Abitbol et de Paul St-Pierre Plamondon à titre de conseillers.
La députée de Sainte-Marie-Saint-Jacques veut que la source de leur rémunération et le lieu où ils exercent leurs fonctions soient révélés.
Qu'est-ce qu'un whip?
Le whip est le député désigné par le chef de chaque parti pour assurer la cohésion du groupe ainsi que la discipline et l'assiduité de ses membres.
Des précédents à Ottawa
Sur la scène fédérale, le Nouveau Parti démocratique conteste en Cour fédérale une décision rendue en 2015 par le Bureau de la régie interne de la Chambre des communes, dans une affaire similaire, qui l’oblige à rembourser 2,7 millions de dollars.
Le Bureau a conclu que des députés du NPD avaient contrevenu aux règles en utilisant une partie de leur budget de parlementaire pour financer le travail politique fait dans des bureaux régionaux, dits « satellites », plutôt qu'à Ottawa.
En 2012, ce même Bureau de la régie interne estimait que l'ex-chef du Bloc québécois Gilles Duceppe n'avait pas enfreint les règles d'utilisation de son budget parlementairepour rémunérer le directeur général de son parti, de 2004 à 2011.
Le bureau avait souligné que même si M. Duceppe avait fait une utilisation inappropriée des fonds mis à sa disposition, le règlement n'était pas clair à ce sujet.

Voici le « hot room » de l'Assemblée nationale

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Paroles citoyennes : au cœur de la tournée de Justin Trudeau

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PUBLIÉ AUJOURD'HUI À 5 H 05
Plus d'un an après l'arrivée au pouvoir du Parti libéral, que pensent les Canadiens de Justin Trudeau?
Plus d'un an après l'arrivée au pouvoir du Parti libéral, que pensent les Canadiens de Justin Trudeau?
 Photo : Radio-Canada

Obama met fin au régime spécial d'immigration pour les Cubains

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Publié le 12 janvier 2017 à 18h25 | Mis à jour le 12 janvier 2017 à 20h53
Barack Obama lors de son passage à La... (PHOTO REUTERS)
Barack Obama lors de son passage à La Havane, en mars dernier.
PHOTO REUTERS
JEROME CARTILLIER
Agence France-Presse
Washington
Le président Barack Obama a annoncé jeudi, avec effet immédiat, la fin d'un dispositif en place depuis des décennies accordant un permis de séjour aux immigrants clandestins cubains arrivés sur le territoire américain.
Deux ans après le début du spectaculaire rapprochement entre Washington et La Havane, l'abrogation de ce régime spécial répond à une demande de longue date du régime communiste qui y voyait une incitation à l'exil de ses ressortissants.
Cette décision, prise à huit jours du départ de Barack Obama de la Maison-Blanche, est un moyen pour le président démocrate de cimenter un peu plus un rapprochement sur lequel son successeur républicain Donald Trump s'est montré réservé.
«Aujourd'hui, les Etats-Unis franchissent des étapes importantes pour normaliser les relations avec Cuba (...) en mettant fin à la politique connue sous le nom de «pieds secs, pieds mouillés» qui avait été mise en place il y a plus de 20 ans et avait été conçue pour une époque différente», a indiqué M. Obama dans un communiqué.
Cette démarche signifie que «nous traitons désormais les immigrants cubains de la même façon que les immigrants d'autres pays», a-t-il ajouté.
Désormais, les Cubains qui tentent d'entrer illégalement aux États-Unis et ne répondent pas aux critères d'assistance humanitaire «seront expulsés», a explicité la Maison-Blanche.
Cette mesure a été qualifiée d'étape «importante» par le gouvernement cubain.
«Au terme de près d'un an de négociations (...) cet engagement doit contribuer à la normalisation des relations migratoires, marquées depuis la victoire de la révolution (castriste en 1959) par l'application de politiques agressives par les administrations américaines successives, qui ont encouragé la violence, la migration clandestine et le trafic de personnes, provoquant de nombreuses morts d'innocents», a relevé La Havane dans un communiqué.
Dans le même temps, les autorités cubaines se sont engagées à accepter le retour de Cubains expulsés du territoire américain de la même manière qu'elles le faisaient jusqu'ici pour les personnes interceptées en mer.
La Maison-Blanche a justifié cette annonce surprise par la nécessité de discrétion dans les négociations.
«Les discussions étaient très délicates. Nous ne voulions pas provoquer un exode de masse depuis Cuba en anticipation d'un changement de politique», a expliqué Jeh Johnson, ministre de la Sécurité intérieure, lors d'une conférence téléphonique.
L'inconnue Trump sur le dégel 
Depuis une loi entrée en vigueur en 1966 en pleine Guerre froide, les émigrants cubains se voyaient offrir des facilités d'installation aux États-Unis avec la possibilité d'obtenir une résidence permanente au bout d'un an.
Après l'exode massif de la «crise des balseros» (de «balsas», les embarcations de fortune servant à prendre la mer) en 1994, les deux pays avaient conclu un accord migratoire prévoyant la délivrance par les États-Unis de 20 000 visas par an et le rapatriement à Cuba des immigrants illégaux interceptés en mer.
La combinaison de cet accord et de la loi migratoire a débouché sur la politique connue sous le nom de «pieds secs, pieds mouillés», selon laquelle les autorités acceptaient les immigrants qui touchaient terre et renvoyaient à Cuba ceux récupérés en mer.
Jusqu'à ce jour, une fois parvenus à un poste frontière américain, le processus ne prenait généralement que quelques heures avant que les migrants Cubains ne soient autorisés à entrer sur le territoire des États-Unis.
Donald Trump, qui prendra ses fonctions le 20 janvier, a laissé plané le doute sur la position qu'il entendait adopter sur le dossier cubain.
Fin novembre, l'homme d'affaires avait menacé d'un tweet de mettre fin au dégel si La Havane n'offrait pas davantage de contreparties sur les droits de l'homme ou sur l'économie de marché.
Le président élu a par ailleurs qualifié Fidel Castro, décédé le 25 novembre à 90 ans, de «dictateur brutal qui a opprimé son peuple pendant près de six décennies». Des propos qui tranchaient avec ceux de Barack Obama qui avait qualifié Fidel Castro de «figure singulière» dont «l'Histoire jugera de l'impact énorme».

Présidentielle française: Fillon opposé à accueillir plus de réfugiés

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Publié le 14 janvier 2017 à 08h19 | Mis à jour à 08h19
François Fillon est actuellement favori des sondages pour succéder... (PHOTO Reimar Ott, ARCHIVES REUTERS)
François Fillon est actuellement favori des sondages pour succéder à François Hollande comme chef d'État français au printemps.
PHOTO REIMAR OTT, ARCHIVES REUTERS
Agence France-Presse
BERLIN
Le candidat de la droite française à l'élection présidentielle, François Fillon, refusera en cas de victoire d'accueillir davantage de réfugiés qu'à l'heure actuelle, malgré les appels à la solidarité de l'Allemagne, a averti l'un de ses proches conseillers, Bruno Le Maire.
«Un président Fillon n'accepterait pas plus de réfugiés que dans les proportions actuelles parce que la France n'est pas politiquement et économiquement en mesure de le faire», a déclaré M. Le Maire, chargé des affaires européennes et internationales dans l'équipe de campagne du candidat, dans un entretien publié samedi par le quotidien allemand Bild, le plus lu du pays.
Interrogé sur le point de savoir si la France pourrait faire un effort dans ce domaine en direction de l'Allemagne qui souhaite davantage de solidarité de ses partenaires européens, M. Le Maire a répondu: «En aucun cas».
Au cours des onze premiers mois de l'année 2016, la France a enregistré près de 78 000 demandes d'asile, en hausse de 10% par rapport à la même période l'année précédente.
Sur l'ensemble de 2016, l'Allemagne a, quant à elle, accueilli 280 000 nouveaux demandeurs d'asile, après un record de 890 000 en 2015, lorsque la chancelière Angela Merkel a ouvert les portes du pays aux migrants, dont beaucoup fuyaient la guerre civile en Syrie.
M. Fillon, actuellement favori des sondages pour succéder à François Hollande comme chef d'État français au printemps, doit se rendre à Berlin le 23 janvier pour rencontrer Angela Merkel. Bruno Le Maire est venu ces derniers jours à Berlin préparer ce déplacement en rencontrant ses principaux ministres.
La chancelière conservatrice se plaint régulièrement du manque de soutien à ses yeux de ses partenaires européens sur la question migratoire. «Nous avons besoin d'une responsabilité commune pour nos obligations humanitaires et elle fait grandement défaut actuellement dans l'Union européenne», a-t-elle regretté lundi.
Sur le plan intérieur, elle  est également très critiquée par ses alliées conservateurs bavarois de la CSU, vent debout contre sa politique de la main tendue et qui plaident pour un «plafond» annuel de 200 000 réfugiés accueillis en Allemagne, chose que la chancelière rejette catégoriquement.
Samedi, à l'issue d'une réunion de son parti CDU dans l'ouest de l'Allemagne, elle a reconnu un «désaccord» sur ce point avec ses alliés. Pour autant, cela ne signifie pas «que l'on ne peut pas mener ensemble la campagne» législative de 2017 autour d'un programme commun, a-t-elle estimé lors d'une conférence de presse.
Un autre candidat à la présidentielle, Emmanuel Macron, avait, lui, rendu hommage à la politique d'accueil des réfugiés d'Angela Merkel, à l'occasion d'une visite mardi à Berlin, la félicitant pour avoir «sauvé nos valeurs communes en prenant en charge des réfugiés en souffrance».
Samedi, dans un entretien à Die Welt, il a toutefois critiqué la chancelière pour l'accord UE-Turquie sur les réfugiés de 2016 que la chancelière aurait négocié «en solitaire» avec Ankara.

Une manifestation anti-Trump se prépare à Washington

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Publié le 14 janvier 2017 à 07h37 | Mis à jour à 07h37
Une affiche appelle les contestataires à manifester lors... (PHOTO PAUL J. RICHARDS, ARCHIVES AFP)
Une affiche appelle les contestataires à manifester lors de la cérémonie d'investiture du président Donald Trump prévue le 20 janvier, à Washington.
PHOTO PAUL J. RICHARDS, ARCHIVES AFP
Agence France-Presse
Des centaines de milliers d'Américains se préparent à marquer leur rejet de l'arrivée de Donald Trump à la Maison-Blanche par des manifestations dans tous les États-Unis, mais surtout en convergeant vers Washington pour un rassemblement historique.
Une minorité d'entre eux - quelques milliers - veulent croire qu'ils parviendront à perturber la cérémonie d'investiture du président désigné le 20 janvier, où quelque 800 000 partisans du milliardaire sont attendus sous la haute surveillance de 28 000 membres des forces de l'ordre.
Mais le grand rendez-vous des contestataires sera le lendemain, samedi 21, pour une « Marche des femmes » qui a elle été autorisée par les autorités.
Cette initiative trouve sa genèse dans un simple appel posté sur Facebook qui a fait tache d'huile. Il émane de Teresa Shook, une avocate à la retraite vivant jusque-là dans un anonymat paisible à Hawaii.
Consternée par le résultat de la présidentielle, cette grand-mère avait suggéré à ses contacts Facebook : « Et si les femmes défilaient massivement à Washington autour de l'investiture ? ».
Ayant obtenu 40 réponses à son appel, Mme Shook était allée se coucher. À son réveil, le nombre avait bondi à 10 000. L'effet boule de neige ne faisait que commencer.
Sur la page dédiée à l'événement sur le réseau social, près de 190 000 personnes ont désormais annoncé leur intention de participer à la marche, 253 000 supplémentaires se disant intéressées.
Difficile de savoir combien de manifestant(e)s effectueront réellement le déplacement, un froid glacial n'étant pas à exclure à cette époque.
Réseaux sociaux mobilisés
Mais certains signes laissent penser à une vaste mobilisation. Notamment l'ampleur prise par l'initiative sur les réseaux sociaux avec des hashtags comme WhyImarch, womensmarch ou NotMyPresident.
Le ralliement de diverses célébrités est une autre indication. Les chanteuses Katy Perry et Cher, l'actrice Scarlett Johansson ont annoncé leur participation.
Au moins 1200 autocars ont demandé la permission de stationner au stade RFK de la capitale fédérale le 21 janvier, bien davantage que pour l'investiture la veille.
La « Marche des femmes » se garde de se présenter comme un rassemblement anti-Trump : selon un communiqué vendredi, il s'agit d'un « mouvement impulsé par les femmes rassemblant des personnes de tous les sexes, âges, races, cultures et étiquettes politiques », au nom de l'« humanité partagée », la « résistance » et la « liberté ».
Dans le détail, l'initiative est soutenue par des dizaines d'organisations progressistes dont les valeurs sont à l'antithèse de celles du vainqueur de la présidentielle.
On y trouve des défenseurs des droits civiques, des immigrés, des musulmans, des militants de l'environnement, de l'avortement, de la contraception, des drogues douces, des féministes, des pacifistes, des homosexuels, des Amérindiens, bref un mélange de citoyens inquiets.
La marche est désormais officiellement soutenue par Amnestie internationale et Planned Parenthood, le plus grand réseau de planification familiale du pays.
Les Afro-Américains devraient se faire entendre, avec la présence de Black Lives Matter, une association spécialisée dans la dénonciation des abus policiers. Jugeant Black Lives Matter trop radical, certains ont exclu de participer à la Marche des femmes.
Donald Trump peut par ailleurs s'attendre à se voir rappeler ses propos sexistes qui ont défrayé la campagne présidentielle.
Protester en tricotant
Une initiative baptisée Pussyhat project fédère des adeptes du tricot et du crochet pour confectionner des chapeaux de maille rose avec des oreilles de chat pour les manifestantes.
Le terme « pussy » désigne en anglais l'animal domestique, ou le sexe féminin, Donald Trump ayant employé ce terme vulgaire dans une vidéo qui a choqué.
Du fait du court délai de préparation, la « Marche des femmes » s'est révélée être un véritable défi logistique, à la fois pour les organisateurs et les autorités de la capitale fédérale, déjà sur les dents.
Elle devrait débuter sur Independence Avenue à 10 h du matin près du Capitole et se dérouler sur 2 kilomètres le long du National Mall, l'esplanade bordée par les principaux musées et mémoriaux de Washington.
Les organisatrices annoncent environ 300 « marches soeurs » dans d'autres villes du pays dont New York, Boston, Los Angeles et Seattle, ainsi qu'au-delà des frontières des États-Unis.
Des poètes et écrivains dans une trentaine d'États d'Amérique et plusieurs villes du globe ont eux annoncé des lectures publiques en dénonciation de Trump. Dans une pétition, des centaines d'artistes et critiques d'art s'engagent eux à faire grève le 20 janvier.