Information sur la politique 1

dimanche, mai 31, 2015

Péladeau dénonce l'attitude irrespectueuse de Barrette

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Publié le 31 mai 2015 à 05h00 | Mis à jour à 05h00
Pierre Karl Péladeau... (Photothèque Le Soleil, Pascal Ratthé)
PHOTOTHÈQUE LE SOLEIL, PASCAL RATTHÉ

Pierre Karl Péladeau

(Québec) Le chef du Parti québécois (PQ), Pierre Karl Péladeau, digère mal l'attitude du ministre de la Santé, Gaétan Barrette, à l'égard de la porte-parole du PQ en matière de santé, Diane Lamarre.
«Ce sont des primes qui sont là. On peut bien l'accuser [Mme Lamarre] de toutes sortes de maux, d'incompétence, etc., mais il s'agit de primes. Lorsque le travail de l'opposition est effectué correctement, on n'a pas à utiliser des termes irrespectueux», a souligné samedi M. Péladeau, de nouveau de passage dans Jean-Talon pour appuyer son candidat, Clément Laberge.
Rappelons que Mme Lamarre a déploré la semaine dernière le fait que les primes à la prise en charge de patients qui ont embarrassé l'ex-ministre Yves Bolduc font partie de l'entente intervenue entre le ministre de la Santé et les médecins de famille.
En entrevue au Devoir, le ministre Barrette avait réagi en affirmant que la députée de Taillon faisait preuve d'une «profonde incompétence» dans ce dossier, ajoutant qu'il n'avait «jamais rien entendu d'aussi stupide».
«Tristement, nous constatons que le gouvernement libéral n'a pas une attention particulière. Nous travaillons davantage dans la confrontation», a ajouté samedi le chef du PQ, de retour de Paris, où il a notamment assisté à l'intronisation de l'écrivain Dany Laferrière à l'Académie française.
«Une campagne solide»
De passage samedi au centre sportif de Sainte-Foy, M. Péladeau a participé en compagnie de ses enfants à la Fête mondiale du jeu.
Questionné à savoir s'il était confiant en vue des élections partielles du 8 juin, le chef du PQ a répondu qu'il travaillait «très fort». «Nous menons une campagne solide. J'ai l'occasion de rencontrer des électeurs et des électrices dans les deux circonscriptions [avec Chauveau]. J'ai eu de beaux échanges», a souligné M. Péladeau, réitérant que les candidats du PQ, soit M. Laberge et Sébastien Couture (Chauveau), n'étaient pas «parachutés» dans une circonscription. «C'est des candidats locaux qui comprennent très bien les enjeux des deux circonscriptions.»
M. Péladeau a participé en après-midi aux funérailles du journaliste Albert Ladouceur, qui avaient lieu à l'église La Nativité de Notre-Dame de Beauport.

PKP vante ses candidats «locaux»

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«Ce sont des candidats locaux, ce ne sont pas des parachutés. Ce sont des gens qui comprennent très bien les enjeux des deux circonscriptions», a-t-il affirmé, en compagnie de son candidat Clément Laberge.
Clément Laberge - Pierre-Karl Péladeau

«Ce sont des candidats locaux, ce ne sont pas des parachutés. Ce sont des gens qui comprennent très bien les enjeux des deux circonscriptions», a-t-il affirmé, en compagnie de son candidat Clément Laberge.


Pierre-Karl Péladeau a une fois de plus martelé que ses candidats pour les élections partielles dans Chauveau et Jean-Talon n'étaient pas des «parachutés», lors d’une brève sortie publique à Sainte-Foy, où les votes par anticipation débutent dimanche.
 
Après son passage au Shack Resto-Bar vendredi soir, le nouveau chef péquiste était au centre sportif de Sainte-Foy samedi matin en compagnie de ses enfants, où des jeux gonflables et plusieurs autres activités pour la famille avaient été organisés, dans le cadre de la journée mondiale du jeu.
 
«Ce sont des candidats locaux, ce ne sont pas des parachutés. Ce sont des gens qui comprennent très bien les enjeux des deux circonscriptions», a-t-il affirmé, en compagnie de son candidat Clément Laberge.
 
M. Péladeau faisait une halte rapide à Sainte-Foy, avant de se diriger vers l’église La Nativité-de-Notre-Dame de Beauport, où se tiennent samedi après-midi les funérailles du journaliste sportif, Albert Ladouceur.

Autre manif contre l'austérité: 50 personnes interpellées

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Publié par La Presse Canadienne le dimanche 31 mai 2015 à 01h07. Modifié par Jean-François Cyr à 07h35.
Autre manif contre l'austérité: 50 personnes interpellées
Photo: archives PC
MONTRÉAL - Une cinquantaine de personnes ont été interpellées samedi soir lors d'une manifestation anti-austérité déclarée illégale par le Service de police de la Ville de Montréal.
D'abord, environ 75 personnes, selon André Leclerc du SPVM, s'étaient réunies au parc Émilie-Gamelin pour manifester. Ils se sont par la suite dirigées dans la station de métro Berri-UQAM, dont l'une des entrées est située au sud-ouest du parc.

Les policiers ont suivi le groupe qui a débarqué dans le secteur Hochelaga-Maisonneuve, dans l'est de la métropole.

A 20h30, la police a déclaré le rassemblement «illégal» alors que les gens déambulaient dans la rue.

Une cinquantaine de personnes, dont 12 ayant moins de 18 ans, ont été confinées par les policiers au coin des rues Dézéry et Ontario. Elles ont reçu une infraction pour ne pas avoir respecté le code de sécurité routière en entravant la circulation.

Personne n'a été blessé.

Quitter le Québec

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Jay Baruchel répond aux attentes
PHOTO AGENCE QMI, PHILIPPE-OLIVIER CONTANT

CA_Tania-Longpre
Nous avons tous déjà entendu des gens disant qu’ils quitteraient le Québec si jamais celui-ci se séparait du Canada, devenait un pays.
Je ne les crois pas vraiment, je pense qu’ils prendront le pont quand il sera là, si jamais il y est un jour.
Dans La Presse d’hier, un article relatant le déménagement à Toronto de l’acteur Jay Baruchel, où il expliquait les causes de son départ. «J’ai quitté Montréal à cause de la politique», mentionnait-il dans le Montreal Gazette, en expliquant que les élections de 2014 avaient été «traumatisantes.»
Effectivement, ce a été traumatisant, la première ministre aurait pu être assassinée, de même que de nombreux partisans, le soir de son élection.
Ah! Non! Ce n’est pas ça qui a traumatisé Baruchel! C’est que le PQ ait été élu! Démocratiquement en plus!
Je ne sais pas si Baruchel est trop occupé par ses tournages pour suivre l’actualité québécoise, mais faudrait-il lui rappeler que le PQ n’est demeuré que 18 mois à la tête de la province et que ce sont maintenant les Libéraux qui sont au pouvoir?
Baruchel va plus loin dans ses propos, en affirmant que le projet d’indépendance serait «fou» et que les débats autour du projet de Charte étaient «un dialogue ethnique empoisonné» (je reprends les traductions de la Presse d’hier.) Un dialogue empoisonné? C’est comme ça qu’il appelle un débat d’idées? D’ailleurs, il n’a peut-être pas eu le temps de se mettre au parfum de ce côté là non plus, mais faut-il lui apprendre que le projet a pris le chemin des Calendes grecques?
Ce genre de discours me rend perplexe. Qu’y a-t-il de fou dans le projet qu’ont certains de faire de la nation québécoise un pays? N’est-ce pas légitime que de vouloir donner un pays à un peuple? Est-ce que les Catalans sont fous? Les Écossais aussi? On peut être fédéraliste, et c’est un projet qui se tient, qui est légitime et qui est censé pour ceux qui le soutiennent, comme l’inverse est aussi vrai : vouloir se donner un pays n’est pas fou, c’est une façon de gérer ses lois, son territoire et de prendre sa place dans le monde.
Il conclut l’entrevue en disant que «Notre-Dame-de-Grâce (NDG) est situé dans une région “difficile” du monde.» Effectivement, on peut comparer le Québec à l’Ukraine, où les bombes tombent, où au Sud-Soudan, où la famine tue ou encore à la Syrie, où sévit l’état islamique. Famine, terrorisme, guerre et indépendance du Québec: même combat.
Assurément, une «région» comme le Québec, où les gens parlent français est vraiment dangereuse. Préserver sa culture est vraiment dévastateur.
Baruchel se plaint finalement de la soi-disant «fermeture» à l’autre du Québec.
Mais lui est tellement fermé au Québec qu’il le quitte.
Je me demande bien qui, dans ce cas, est le moins ouvert à l’autre...

John Kerry se blesse sérieusement en vélo en France: il est hospitalisé en Suisse

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Publié par Associated Press le dimanche 31 mai 2015 à 07h52.
John Kerry se blesse sérieusement en vélo en France: il est hospitalisé en Suisse
GENÈVE, Suisse — Le Secrétaire d'État américain John Kerry s'est infligé une blessure sérieuse à une jambe dans une chute à vélo, dimanche, en Haute-Savoie, en France.
Il a été transporté en hélicoptère dans un hôpital de Genève, en Suisse, où une fracture du fémur a été diagnostiquée.

L'accident est survenu près de Scionzier, à une quarantaine de kilomètres de la frontière suisse.

John Kerry était dans la région pour participer à des pourparlers nucléaires avec le ministre des Affaires étrangères de l'Iran. Il devait quitter dimanche pour Madrid, en Espagne, avant de se rendre à Paris. Tout son périple a été annulé.

M. Kerry rentrera aux États-Unis, où il recevra d'autres traitements, à Boston.

Selon le Département d'État, il ne devrait pas conserver de séquelles de sa blessure.

samedi, mai 30, 2015

PKP, le grand méchant loup

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PKP, PQ, Peladeau
PHOTO D'ARCHIVES

C’est tout ce que vous avez trouvé comme attaques ?

Richard Martineau
«Crier au loup», «Trop, c’est comme pas assez», «Quand on veut tuer son chien, on dit qu’il a la rage...»
Voici les expressions qui résument parfaitement la façon maladroite dont le PLQ et la CAQ s’en sont pris à Pierre Karl Péladeau, cette semaine.
Bugs Bunny
Il est tout à fait normal que les caquistes et les libéraux tirent à boulets rouges sur le nouveau roi du PQ. Après tout, comme le démontrent les récents sondages, il est l’homme à abattre, celui qui pourrait détrôner Philippe Couillard et détruire François Legault.
Mais l’attaquer de cette façon?
PKP est un nouveau venu en politique. S’il a fait des progrès au cours des derniers mois, il n’est pas encore en pleine possession de ses moyens. Pour utiliser une expression médicale, ses «fontanelles idéologiques» ne sont pas encore refermées.
On sent toujours le cerveau bouillant du businessman battre sous la carapace encore molle du politicien.
Au lieu d’effectuer des frappes chirurgicales et d’envoyer des flèches acérées dans les trous de son armure, ses adversaires ont décidé de tirer dessus à coups de mousquet.
On s’attendait à des attaques rappelant le film American Sniper: «On se cache, on épie patiemment notre cible, on attend le moment où il se montre le plus vulnérable et paf! on le foudroie.»
À la place, on a eu droit à Elmer Fudd, le chasseur nono qui court après Bugs Bunny.
Québec n’aura pas les Nordiques à cause de PKP?
PKP n’a pas à donner des leçons à Hydro-Québec, car les intérêts chargés par Vidéotron aux clients retardataires sont plus élevés que ceux de la société d’État?
Vraiment?
C’est tout ce que vous avez trouvé comme attaques?
Arriva ce qui devait arriver: ces attaques ont paru tellement grotesques qu’elles se sont retournées contre ceux qui les ont lancées.
Road Runner
Comme le coyote dans les dessins animés de Road Runner, le PLQ et la CAQ se sont retrouvés pris dans leur propre piège.
La grosse roche qu’ils ont lancée du haut de la falaise n’a pas écrasé le chef du PQ: elle a rebondi sur une branche et les a écrasés, eux.
Le Canadien de Montréal a réduit la théorie de François Legault en pièces et les gens se sont dit: «Mais quel est le rapport entre Hydro-Québec, qui est un monopole, et Vidéotron?»
C’est comme Pierre Moreau.
Il y a plusieurs questions à poser sur les liens entre Pierre Karl Péladeau et Québecor.
Mais au lieu de poser ces questions légitimes, le ministre des Affaires municipales a laissé sous-entendre que les journalistes du Journal de Montréal et du Journal de Québec se font dire quoi écrire par le chef du PQ.
Franchement, monsieur Moreau! Vous croyez vraiment ce que vous dites?
Je vous conseille de relire les textes des différents chroniqueurs du Journal. C’est loin d’être un concert unanime d’éloges pour le chef du PQ!
Le bonhomme Sept Heure
À force de vouloir dépeindre PKP comme un croque-mitaine et un Bonhomme Sept Heures, les caquistes et les libéraux ne servent pas leur cause: ils la desservent.

10e congrès de Québec solidaire à Montréal

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Publié par La Presse Canadienne le samedi 30 mai 2015 à 05h04. Modifié par Jean-François Cyr à 07h46.
10e congrès de Québec solidaire à Montréal
Les deux porte-paroles de Québec Solidaire, Amir Khadi et Françoise David/
Photo : PC/Jacques Boissinot
MONTRÉAL - Québec solidaire tient ce week-end à Montréal son 10e congrès, au cours duquel les militants seront appelés à définir le programme du parti en lien avec les femmes, les familles et la diversité sexuelle et de genre.
Le congrès accueille notamment samedi des participantes de la «Marche du pain et des roses», qui célèbre son 20e anniversaire cette année. Pour Québec solidaire, il s'agit d'une occasion de contempler le chemin parcouru par le mouvement féministe, mais aussi de continuer à lutter pour l'égalité.

Selon le député Amir Khadir, les politiques d'austérité du gouvernement libéral sont «un grand bond en arrière» pour les Québécoises et les familles. Il soutient que ce sont surtout les femmes qui sont affectées.

Le député de Mercier affirme que le gouvernement Couillard investit dans des secteurs d'emplois occupés massivement par les hommes, mais s'attaque à l'éducation et à la santé, «portées à bout de bras par les femmes».

Parmi les dossiers à l'étude cette fin de semaine, on retrouve le travail du sexe, les droits des personnes trans, les agressions à caractère sexuel, la parité dans les institutions publiques, le scrutin proportionnel et une Politique nationale d'éducation pour les enfants de 0-5 ans.

Québec solidaire, qui compte maintenant plus de 10 000 membres, dit s'engager à combattre la discrimination sur toutes les tribunes.

vendredi, mai 29, 2015

Le démantèlement

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MISE à JOUR 
Hier, Dany Laferrière était intronisé à l’Académie française. Aujourd’hui Clément Duhaime, ce super diplomate québécois — un des seuls à avoir atteint de tels sommets en nous représentant à l’étranger —, reçoit un doctorat honoris causa de l’Université de Montréal pour l’ensemble de son œuvre franco-québécoise et francophone.
Il est par conséquent paradoxal de constater que la relation entre Paris et Québec s’est refroidie depuis l’arrivée du gouvernement Couillard.
Cruelle absence
L’absence du premier ministre du Québec à la grande marche républicaine qui a suivi les attentats de Charlie Hebdo témoignait d’une absence de sensibilité, d’autant plus curieuse que Philippe Couillard se trouvait à ce moment-là en Europe.
Mais il y a plus significatif. Le gouvernement du Québec a décidé de tripler d’un coup les frais de scolarité des étudiants français qui, nombreux, viennent compléter ici leur formation. Ce que Jean Charest avait toujours refusé de faire malgré l’insistance du Conseil du trésor, parce qu’il voyait dans ces étudiants d’excellents futurs émigrants ou de formidables ambassadeurs du Québec en France.
Pour en ajouter une couche, le gouvernement du Québec a amputé le budget de l’Office franco-québécois pour la jeunesse de 30 %, rapetissant ainsi un joyau, né en 1968, qui a toujours su s’adapter aux conditions nouvelles de nos échanges et dont les résultats sont tangibles et quantifiables.
Pourtant, le Québec et la France ont toujours autant besoin l’un de l’autre. C’est en France que nos artistes ont l’occasion de s’imposer à l’étranger
Enfin, il a diminué, proportionnellement plus qu’ailleurs dans le réseau, la voilure de son vaisseau amiral, la Délégation générale du Québec à Paris.
La France, de son côté, a réduit significativement son aide financière à l’Association Québec-France, ce qui force l’organisme citoyen qui donnait une considérable valeur ajoutée à notre relation à mettre la clé dans la porte le 30 juin.
Paris a également vendu la maison Kent dans laquelle elle logeait son Consulat général, au cœur même du centre historique de Québec, à quelques pas du lieu de fondation de la ville par Champlain.
L’axe Québec-France
Pourtant, le Québec et la France ont toujours autant besoin l’un de l’autre. C’est en France que nos artistes ont l’occasion comme ailleurs, mais souvent plus qu’ailleurs, de s’imposer à l’étranger.
Parlez-en à Xavier Dolan, Pierre Lapointe, au jeune David Thibault, à Denis Marleau et à des dizaines d’autres.
Et c’est au Québec que viennent chaque année 400 000 touristes français, deuxième contingent de touristes étrangers, derrière les Américains, que des entreprises comme Ubisoft choisissent de faire affaire en Amérique. C’est au sein de la Francophonie institutionnelle que les deux gouvernements prennent ensemble des mesures pour le développement de la langue française comme grande langue internationale ou encore en faveur de l’exception culturelle et du multilinguisme, indispensables dans un monde aujourd’hui multipolaire.
En un mot comme en cent, il faudra à Québec et à Paris, pour poser à nouveau des gestes forts, des changements à la tête de nos deux États, c’est-à-dire la présence au plus haut niveau d’hommes et de femmes politiques qui croient à la nécessité et à l’avenir de la relation historique entre la France et le Québec.

Le ministre de la Justice Peter MacKay quitte la vie politique

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Le ministre canadien de la Justice, Peter MacKay
Le ministre canadien de la Justice, Peter MacKay  Photo :  PC/Sean Kilpatrick
Le ministre de la Justice et député de Nova-Centre, Peter MacKay, quitte la vie politique. M. MacKay était député du Parti conservateur depuis 1997. Il annoncera cet après-midi qu'il ne sollicitera pas de nouveau mandat.
D'autres informations suivront.

Les employés fédéraux devront fournir leurs empreintes digitales

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Délais pour trouver les criminels
PHOTO LE JOURNAL DE MONTRÉAL, BEN PELOSSE

MISE à JOUR 
Les employés fédéraux devront fournir leurs empreintes digitales pour que le gouvernement vérifie leurs antécédents judiciaires, d’ici juillet.
Ottawa, qui avait déjà annoncé vouloir resserrer les normes de sécurité et la surveillance autour de ses employés en mars dernier, entend ainsi passer à l’action dès cet été, rapporte La Presse vendredi.
Parmi les mesures prévues, le gouvernement souhaite mieux coordonner la sécurité entre les ministères et organismes fédéraux et avoir recours plus souvent à des tests de détecteurs de mensonges pour les employés à haute fonction.
Le Conseil du Trésor avait également mentionné, en mars, vouloir effectuer des enquêtes de crédit pour certains fonctionnaires.
La Gendarmerie Royale du Canada (GRC), chargée de la vérification des antécédents, estime que la prise d’empreintes permettra d’éviter plus facilement les erreurs que les vérifications par nom, explique-t-elle dans le quotidien. Le corps policier assure d’ailleurs qu’il ne créera pas de base de données avec ces informations, mais les détruira dès que la vérification sera terminée.
Ces nouvelles directives avaient soulevé des inquiétudes de la part des syndicats qui estimaient, en mars, que ces mesures pouvaient violer la vie privée de leurs membres. Le commissaire à la protection de la vie privée avait lui aussi exprimé des préoccupations.

jeudi, mai 28, 2015

Le cas François Legault

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Philippe Couillard, Asemblee Nationale, premier ministre, parlem
PHOTO LE JOURNAL DE QUÉBEC, SIMON CLARK

MISE à JOUR 
C’est plus fort que lui, dès qu’il commence à prendre un peu de hauteur, on dirait que le chef de la CAQ est pris de vertige et qu’il sent une irrépressible envie de nous ramener au sous-sol de la démagogie politique.
Ainsi en est-il de sa dernière déclaration :
«Le fait que M. Péladeau soit un indépendantiste, on le sait très bien, que ce soit les propriétaires de Toronto, les propriétaires du Canadien, c'est pas des indépendantistes et ils n'aiment pas ça l'indépendance du Québec»
Je croyais pour ma part qu’il retiendrait la leçon des dernières élections, celle du dernier débat télévisé, où il a offert de loin la meilleure performance des chefs présents. Ayant préparé des élus à une vingtaine de débats moi-même, j’ai reconnu un homme libéré de l’obligation qu’il se fait d’être populiste. En évitant les formules démagogiques et populistes, en livrant le fond de sa pensée, sincèrement, il a gagné le débat.
Il y a deux François Legault, on dirait. Celui qui en lançant la CAQ faisait un plaidoyer pour que l’éducation soit au premier rang de nos priorités et qui caracolait au sommet des sondages. Et celui qui pour gagner, se croit obliger de s’associer à Jacques Duchesneau pour salir André Boisclair. Ce qui le faitdégringoler.
Il y a le François Legault du Projet Saint-Laurent, un livre qui contient des passages inspirants, comme lorsqu’il livre un plaidoyer pour le « beau » en architecture, une préoccupation qui l’honore. Et puis, il y a le chef caquiste qui fait référence à Julie Snyder en l’appelant la « femme de quelqu’un d’autre », un dérapage qui le déshonore.
Cet automne, j’ai entendu le chef caquiste à une radio de Québec (une de celles que nous ne pouvons soupçonner de sympathies gauchistes ou syndicale) plaider contre le gel salarial imposé aux fonctionnaires. Mauvaise politique, disait-il, soulignant que les fonctionnaires québécois sont moins bien payés que les fonctionnaires municipaux, fédéraux et que les employés correspondants dans le privé. Je me disais : « Bon. En voilà un qui a le courage d’aller à l’encontre des préjugés. » 
Et nous revoici encore une fois avec l’autre Legault, le petit populiste, qui essaie de sauver le comté de Chauveau en disant aux gens de Québec que les Nordiques ne reviendront pas parce que PKP veut réaliser l’indépendance. Encore une fois, en voulant marquer un point facile, il se tire douloureusement dans le pied.
Et vous, qu’en pensez-vous amis lecteurs? Aimez-vous mieux le Legault populiste qui tire le débat vers le bas ou le Legault haut, capable de revêtir les habits d’un homme d’État? *

* Vous remarquerez la rime, que j'ai ciselé en hommage à ce plaidoyer pour le beau, du Legault haut. 

PKP veut «faire DE Québec un pays»

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PKP veut «faire DE Québec un pays»
PHOTO LE JOURNAL DE QUÉBEC, STEVENS LEBLANC

Pierre Karl Péladeau a offert une entrevue à Paris Match lors de sa première visite à l’étranger à titre de chef du Parti québécois (PQ) et de l’opposition officielle.
En plus de le rebaptiser Pierre-Karl Péladeau pour l’occasion, le magazine français avance que la principale ambition politique du député de Saint-Jérôme est de «faire DE Québec un pays». Qui aurait cru que Pierre Karl Péladeau voulait faire de la ville de Québec un État souverain?
La populaire animatrice Julie Snyder, de laquelle Pierre Karl serait tombé follement amoureux lors d’un vol entre Montréal et Paris, ferait quant à elle carrière en journalisme. L’Été indien, l’émission qu’anime la démone blonde en compagnie de Michel Drucker, constituerait d’ailleurs un exemple probant de la «grande proximité» qui «existe depuis des décennies» entre la France et le Québec.

Le couple se mariera le 15 août prochain
PKP veut «faire DE Québec un pays»
PHOTO D'ARCHIVES
Paris Match nous apprend d’ailleurs que c’est le vétéran animateur Michel Drucker qui agira comme témoin lors du mariage de Pierre Karl et Julie le 15 août prochain. «Il vient de me dire qu’il accepte!», a lancé le futur marié.
L’entrée de Dany Laferrière à l'Académie
Le chef du PQ était de passage chez nos cousins français pour assister àl’entrée de Dany Laferrière à l’Académie française. L’écrivain est effectivement devenu, cette semaine, le premier Haïtien et le premier Québécois à occuper un fauteuil de l'Académie.

En route réception 1er Québécois immortel Académie française. Dany et Julie ont travaillé ensemble. Le Qc est fier.

En route pour le quai de Conti à l'Académie Francaise pour la reception de notre fier compatriote Dany Laferriere.
PKP a d'ailleurs tenu à rappeler que sa fiancée «connaît bien Dany», puisqu’ils ont déjà travaillé ensemble. «Dany était chroniqueur», précise-t-il.
M. Péladeau a profité de son séjour de quelques heures dans l’Hexagone pour rencontrer le premier secrétaire du Parti socialiste français, Jean-Christophe Cambadélis. «Amitié historique renouvelée avec le premier secrétaire du PS, J.C. Cambadélis», peut-on lire sur son fil Twitter.
Amitié historique renouvelée avec le premier secrétaire du PS, J.C. Cambadélis @partisocialiste @partiquebecois

La «prime Bolduc» de retour?

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Publié par 98,5 fm pour 98,5fm Sports le jeudi 28 mai 2015 à 12h18.
La «prime Bolduc» de retour?
La députée de Taillon, Diane Lamarre / Assemblée nationale
(Cogeco Nouvelles) - Le Parti québécois dénonce le retour de la généreuse prime à la prise en charge de patients pour les médecins.

Ce boni avait mis dans l'embarras l'ancien ministre libéral Yves Bolduc et avait été réexaminé par la suite.
Or, la nouvelle entente avec les omnipraticiens prévoit en effet le retour de cette prime controversée, accordée aux médecins pour chaque nouveau patient inscrit.
C'est ce qu'a dévoilé la porte-parole péquiste en matière de santé, Diane Lamarre, à l'Assemblée nationale jeudi.
Selon des chiffres du gouvernement présentés l'an dernier, les primes ont coûté 16 millions en 2011-2012 et 34,5 millions en 2012-2013.
Yves Bolduc avait empoché 215 000$ lorsqu'il était simple député, alors qu'il avait accueilli 1500 nouveaux patients. Il avait ensuite redonné près de 55 000$ pour les patients qu'il n'avait pu suivre au moins 18 mois, même si le minimum prévu était de 12 mois.

L'arrogance libérale

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Charest Couillard
PHOTO AGENCE QMI, JOËL LEMAY

MISE à JOUR 
Les libéraux de Philippe Couillard ont manifestement décidé de se faire plaisir en jouant la « game » parlementaire, sans se soucier de ce que pense la population. Sans se soucier des « vraies affaires », comme dirait l’autre. Ça fait penser à cette déclaration de l’ancien président de la Fed, Allan Greenspan, qui parlait d’exubérance irrationnelle en référence à la bulle boursière de 2000. L’arrogance de ceux qui se croient les éternels maîtres du monde.
Ça commence avec cette lettre de Fatima Houda-Pépin, qui les avertit que face à PKP et sa volonté de faire la souveraineté, le « vide fédéraliste » ne fait pas le poids :
« Et cette bataille ne se gagnera pas par la peur ou les slogans. C’est par les idées et les actions concrètes qu’il faut la mener. Nous le devons à nous-mêmes et aux générations futures. »
Les libéraux ont balayé de la main son opinion. Patrice Servant, mon coloc de bloque, est allé dans le même sens que Fatima:
« Le Parti libéral devra éviter l’arrogance et lui préférer la réflexion. Être le parti qui n’est pas déconnecté ne suffit pas. Se définir comme étant le contraire de l’autre, c’est quand même se définir en fonction de l’autre. Le Parti libéral doit lui aussi reprendre contact avec ses racines pour représenter autre chose que la non-souveraineté. »
***
Et puis, il y a l’affaire de PKP et de son conglomérat. Je ne m’étendrai pas sur le fond, sauf pour dire qu’il s’agit d’une vraie question, qui va bien au-delà de la joute partisane. Les libéraux ont choisi d’y aller à fond de train et la population l’a bien noté. Ils s’en défendent, mais ils se sont déjoués eux-mêmes à la période des questions.
Bernard Drainville a questionné (allez voir, ça vaut la peine) la politique d’Hydro-Québec de charger 14% d’intérêt aux gens qui ne payent pas à temps leur compte. Le ministre libéral a répondu que c’était pratique courante et que d’ailleurs, l’ancien président d’Hydro, PKP lui-même, ne s’y était pas objecté. Jusque là, c’est de bonne guerre, mais de mauvaise politique.
Au lieu de prendre le parti des clients d’Hydro, soit la TOTALITÉ de la population, le ministre Arcand a défendu la pratique de la société d’État. Réflexe de gouvernement en fin de régime...
Le dérapage s’en venait. En réponse à une autre question, le ministre libéral a comparé le taux chargé par Hydro à celui de Vidéotron, en visant directement le chef du PQ dans une envolée partisane qui a soulevé les députés libéraux, triomphants. Cette ovation rappelait la fois où les libéraux avaient ovationné Tony Tomassi, comme un Pavarotti libéral. 
Comparer les cas de Vidéotron et d’Hydro est évidemment grossier. Se passer de câble, ça se conçoit. Se passer d’électricité, c’est inconcevable. Hydro est un monopole, dont on ne peut s’échapper. Vidéotron a des concurrents. Les libéraux le savaient bien. 
En évoquant ainsi Vidéotron en réponse à une question qui affecte très réellement les Québécois, et donc une « vraie affaire », ils se sont dénudés. Sont alors apparues en toute clarté l’arrogance et la partisannerie crasse.
***
Pendant ce temps-là, notre premier ministre quêtait une audience papale à Rome. Il a eu droit à 45 secondes. Même Stephen Harper lui accorde plus de temps que ça. Mais je peux comprendre le Pape. Le Québec est une province et personne n’a beaucoup de temps à accorder à une province. Ça n’a pas empêché le chef libéral de nous en lancer une bonne, en misant sur le « sale petit secret du Parti libéral ».
En gros, M. Couillard a lancé une œillade racoleuse aux catholiques québécois, les plus conservateurs d’entre eux. Demain, il n’hésitera pas à poser comme le chef d’un parti ouvert sur le monde, aux valeurs libérales, tolérantes et modernes, même si le No.2 du Vatican a qualifié le vote irlandais en faveur du mariage gay de « défaite pour l’humanité ».
Ça prend une sérieuse dose d’arrogance pour affirmer une chose et son contraire avec autant de flegme.
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Cette arrogance libérale a quelque chose d’intriguant. Surtout quand on constate dans un sondage que plus des 2/3 des Québécois sont insatisfaits de leur gouvernement. Qu’ils tirent de l’arrière par 19 points sur le PQ chez les francophones, au 3e rang derrière la CAQ. Normalement, dans une telle situation, un parti politique devrait faire preuve d’humilité, se montrer à l’écoute de la population. Et surtout, éviter à tout prix l’arrogance.
Je crois bien avoir une réponse. Résidant pendant une décennie en Outaouais, j’ai pu constater que les libéraux se foutaient complètement de la population de la place. Si vous cherchez les pires services de santé au Québec, la région la plus négligée, ne cherchez plus, c’est l’Outaouais. Il s’agit aussi d’une région où l’élection de députés libéraux est automatique. J’ai donc vu de première main les dommages causés par un monopole politique.
On sait que les libéraux partent, avant chaque élection, avec une récolte assurée d’une cinquantaine de sièges, grâce à leur mainmise sur le vote anglophone. En 2012, en fin de régime, rongé par la corruption, à bout de souffle, le Parti libéral a récolté 50 sièges! En 2014, ils formaient un gouvernement majoritaire. C’est ce qui faisait dire ceci à Mario Dumont :
« Avec l'immigration et le vieillissement de la population, les Libéraux ont de plus en plus de comtés sûrs.  Avec une base de bientôt 50 comtés...qui pourra encore les battre? Pour combien de temps les libéraux sont-ils maintenant au gouvernement?  Grosse question. Depuis quelques années, je m’étais fait à l’idée qu’à partir du milieu des années 2020, le Parti libéral était destiné à s’installer au pouvoir pour une très longue période. Quand je dis longue, je parle de ne plus revoir d’autre parti au pouvoir de mon vivant. J’ai 43 ans. »
La voilà, la source de l’arrogance des libéraux. Ils considèrent que, quoiqu’ils fassent et quoiqu’ils disent, ils vont gagner. Que le pouvoir leur appartient. Un monopole libéral sur le pouvoir politique fondé sur le vote anglophone, le vote des aînés et la division du vote antilibéral organisé par Québec solidaire.
Le plus grand risque pour l’avenir du Québec, à tous points de vue, c’est ce monopole politique des libéraux.
Qui saura le casser?