mardi, novembre 01, 2016

Anticosti: Couillard est «la risée» du monde des affaires

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Anticosti: Couillard est «la risée» du monde des affaires
Philippe Couillard.Photo Archives / Agence QMI

Geneviève Lajoie




QUÉBEC - Le premier ministre Philippe Couillard est «la risée» du monde des affaires en raison de son attitude à l'égard du projet d'exploration des hydrocarbures sur Anticosti, selon l'opposition.
Pétrolia s'est adressée aux tribunaux pour forcer le gouvernement libéral à donner le feu vert aux travaux de préparation des forages sur l'île du golfe du Saint-Laurent.
L'entreprise québécoise accuse le premier ministre Philippe Couillard et son ministre de l'Environnement, David Heurtel, «d'ingérence» dans le processus d'émission des certificats d'autorisation, qui tardent à venir.
«Ça fait longtemps qu'on n'a pas vu un gouvernement ne pas respecter un contrat qui a été signé par le gouvernement. On a l'air d'une république de bananes, on envoie un très mauvais message non seulement à Pétrolia, mais à tous les investisseurs potentiels au Québec», a déploré mardi le chef caquiste François Legault.
Selon lui, la position adoptée par Philippe Couillard est «hypocrite» puisque le Québec importe 10 milliards $ de pétrole par an.
Le chef péquiste Jean-François Lisée estime lui aussi que le premier ministre a «causé un tort considérable à la réputation du Québec comme bon partenaire d'affaires».
S'il souhaite véritablement mettre fin au contrat conclut entre le gouvernement de Pauline Marois et Pétrolia, M. Couillard doit payer une compensation à l'entreprise au lieu de tergiverser de la sorte, croit le leader souverainiste.
AUSSI SUR CANOE.CA

Commandites: Jacques Corriveau reconnu coupable

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Michael Nguyen


Dernière mise à jour: 01-11-2016 | 13h46



MONTRÉAL - Jacques Corriveau, un proche de l'ancien premier ministre Jean Chrétien et acteur clé du scandale des commandites, a été reconnu coupable de de toutes les accusations qui pesaient contre lui, mardi, au palais de justice de Montréal.
Il était accusé de trafic d'influence, de fabrication de faux et de recyclage de produits de la criminalité.
Corriveau, 83 ans, n'a pas réagi en entendant le verdict, qui pourrait lui valoir un maximum de 10 années d'incarcération. Il s'est contenté d'écouter, avant de quitter la salle pour se rendre dans un cubicule avec son avocat, Me Gérald Soulière.
«Mon client est très déçu, c'est certain, a commenté Me Soulière en rappelant l'âge du coupable. Je dirais même qu'il est atterré.»

INFLUENCE

Selon la théorie de la Couronne, que le jury a retenue, toute l'affaire a commencé à la suite du référendum de 1995. Le gouvernement fédéral avait lancé le programme des commandites en débloquant un budget afin de faire de la promotion lors d'événements culturels, sociaux et sportif.
C'est là que Corriveau aurait utilisé son influence pour permettre l'octroi de contrats en échange d'une commission de 17,5 %. De 1997 à 2003, Corriveau aurait ainsi empoché plus de 7 millions $.
Notons que Corriveau était un proche du premier ministre de l'époque Jean Chrétien. Il pouvait allait souper et dormir au 24 Sussex (la résidence officielle du premier ministre), il tutoyait la femme de M. Chrétien, et il avait même embauché un fils de M. Chrétien dans sa propre compagnie.

PAS SURPRIS

Le procureur de la Couronne, Jacques Dagenais, n'a pas été surpris par le verdict.
«C'était une preuve plutôt blindée», a-t-il dit après le verdict, tout en rappelant que l'enquête de la Gendarmerie Royale du Canada avait duré six ans.
Le procureur a également rappelé qu'il était très important que Corriveau soit jugé par ses pairs, étant donné que le scandale des commandites touchait les contribuables.
«C'était le dernier chapitre (du scandale)», a ajouté Me Dagenais.
Reste toutefois à déterminer la peine à infliger à Corriveau. Une date à ce sujet sera fixée vendredi, au palais de justice de Montréal.

La campagne qui fait plus peur que l'Halloween

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Publié par 98,5 FM pour 98,5 fm le mardi 01 novembre 2016 à 10h06. Modifié à 10h29.

La campagne qui fait plus peur que l'Halloween

WASHINGTON - Tandis que les Américains se remettent des frayeurs fictives qu'ils se sont faits lundi soir pour fêter Halloween, ils suivent avec inquiétude une campagne présidentielle qui, déjà de bas niveau, va de pire en pire.
Après les insultes de Donald Trump envers des pans entiers de la population du pays et les allégations d’agressions sexuelles portées contre lui, Hillary Clinton est en effet entrée vendredi dans l’Histoire des Etats-Unis comme le seul candidat officiel à la présidence de l’un des deux grands partis à faire l’objet d’une enquête du FBI pendant sa campagne, pas une fois, mais deux.
« Nous sommes 320 millions d’habitants dans ce pays et on n’a pas trouvé mieux que ces deux-là ! », déplore au 98,5 FM Tim, un électeur indépendant de l’Idaho qui votera pour Gary Johnson, le candidat du parti libertarien.
Réagissant à la relance de l’enquête du FBI sur la messagerie personnelle qu’Hillary Clinton utilisait à des fins professionnelles quand elle dirigeait la politique étrangère des Etats-Unis, Gary Johnson estime pour sa part que ces « nouvelles révélations soulignent pourquoi l’Amérique doit avoir peur, et de Clinton, et de Trump ».
« Le choix offert par les partis démocrate et républicain se situe entre une candidate sous enquête du FBI et Donald Trump; les électeurs et le pays méritent mieux que ça », explique M. Johnson.
La peur est d’ailleurs le sentiment le plus souvent éprouvé par les Américains devant les deux principaux candidats à la Maison Blanche.
Le sondage le plus récent sur la question a été effectué mi-octobre par l’institut Edison Research. Dans cette étude d’opinion, 71% des sondés indiquent être « effrayés » par Hillary Clinton ou Donald Trump, ou par ces deux candidats. Les autres sentiments le plus souvent exprimés sont l’embarras (67%) et la colère (63%).
Dans ce même sondage, 52% des personnes interrogées expriment leur « mécontentement », à la fois, envers le candidat républicain et envers sa rivale démocrate. C’est 17 points de plus qu’en février. Par ailleurs, 37% seulement des Américains sont « fiers » du choix de candidats qui leur est proposé par les deux partis dominant la vie politique de leur pays.
Certains Américains se moquent des sources de leurs peurs!
Tout au long de la campagne, la peur a été le sentiment prépondérant des électeurs, comme l’ont montré plusieurs sondages effectués avant celui d’Edison Research.
Parmi ces sondages, une étude GfK publiée par l’Associated Press le 14 juillet, donc quelques jours avant les congrès d’investiture des partis républicain et démocrate, montrait que pas moins de 81% des personnes interrogées étaient « effrayées » par l’un des deux principaux candidats ou par les deux.
Selon un sondage de l’université Suffolk pour USA Today publié le 1er septembre, 60% des électeurs les plus susceptibles d’aller voter « se méfient » d’Hillary Clinton ou de Donald Trump.
Par des majorités encore plus larges, ces électeurs indiquent qu’ils auront « peur », que le scrutin soit gagné par la Démocrate ou par le Républicain. 80% des supporteurs de Donald Trump se disent « terrifiés » à l’idée d’une présidence d’Hillary Clinton et 62% de ceux d’Hillary Clinton font part du même sentiment devant la perspective d’une présidence Trump.
Clinton attaque le patron du FBI
Après la réouverture de l’enquête sur ses courriels, Hillary Clinton attaque l’intégrité du patron du FBI
La rhétorique enflammée de Clinton et Trump
Donald Trump et Hillary Clinton, les candidats à la Maison Blanche les plus impopulaires de l’histoire des Etats-Unis, sont condamnés chacun à faire du scrutin un referendum sur leur rival afin de mobiliser les électeurs. Dans cette optique, ils jouent sur la peur et alimentent celle du peuple américain par leur rhétorique enflammée.
Pour Donald Trump, Hillary Clinton est non seulement une « méchante femme », « véreuse », « corrompue » et « criminelle », mais aussi « le diable » qui « menace les fondations de la démocratie » et dont la présidence serait « un désastre total». « J’ai peur que le scrutin soit truqué », affirme le candidat du parti républicain.
Selon Hillary Clinton, Donald Trump est une « marionnette de Vladimir Poutine » en même temps qu’un « prédateur sexuel » qui « incite les gouvernements étrangers à espionner les Etats-Unis » et « monte une attaque sans précédent contre notre démocratie ». « Je suis le seul obstacle entre vous et l’apocalypse », lance même Madame Clinton à ses compatriotes.

Trump compare le « E-mailgate » au scandale du Watergate
Pour Donald Trump, l’affaire des courriels d’Hillary Clinton est « le plus grand scandale depuis Watergate », un scandale qui provoqua la démission du président Richard Nixon
Le cauchemar d’Obamacare
À partir de ce mardi, tout juste une semaine avant les élections présidentielles et législatives, les millions d’Américains dont les employeurs ne proposent pas de couverture médicale ou qui sont des travailleurs indépendants peuvent souscrire une police d’assurance-maladie pour l’année 2017 sur le marché privé réglementé en partie par le gouvernement fédéral dans le cadre de l’Affordable Care Act, la loi de réforme du système de santé plus connue sous le surnom d’Obamacare.
Après le désistement de gros assureurs qui ne jugent pas ce marché assez rentable, l’Administration Obama annonce que les primes vont encore augmenter par rapport à cette année, et de 25% en moyenne !
Dans de nombreux Etats, les cotisations enregistreront des hausses encore plus sidérantes. Jusqu’à 145% d’augmentation en Arizona, un Etat traditionnellement républicain qu’Hillary Clinton espère disputer à Donald Trump.
En outre, l’Administration Obama reconnaît que dans certains Etats, les familles et individus n’auront pas de choix puisqu’une seule compagnie d’assurance participera au programme.
« C’est le système le plus fou du monde», avait lâché récemment Bill Clinton. Si elle est élue, Hillary Clinton promet de « réparer » Obamacare. Donald Trump veut « abolir cette loi et la remplacer par un bien meilleur système».
« Obamacare est en train d’échouer, comme de nombreux progressistes l’avaient prédit ; il faut instaurer un système universel et abordable de santé », déclare de son côté Jill Stein, la candidate des Verts à la Maison Blanche.
Le mécontentement des individus qui doivent, sous peine d’amende, acheter leur assurance sur le marché formé par Obamacare constitue l’un des facteurs importants du scrutin du 8 novembre (voir notre analyse dans le « Carnet de campagne » du 6 octobre).

À lire aussi

PATRICK LAGACÉ ESPIONNÉ La presse en liberté surveillée

http://www.ledevoir.com/societe/medias/

Le directeur du SPVM justifie les méthodes d’enquête employées, alors que la communauté journalistique s’indigne

Le chef du Service de police de la Ville de Montréal, Philippe Pichet
Le chef du Service de police de la Ville de Montréal, Philippe Pichet
Photo: Jacques Nadeau Le Devoir

Sur fond de crise politique, le Service de police de la Ville de Montréal (SPVM) s’est défendu lundi d’avoir traqué les communications du chroniqueur Patrick Lagacé en évoquant un cas« exceptionnel », sans pour autant éliminer la possibilité que d’autres journalistes soient placés sous surveillance policière.

« C’est un cas d’exception »« on a suivi toutes les règles », a martelé le chef du SPVM, Philippe Pichet, flanqué des assistants directeurs Bernard Lamothe et Claude Bussières pour rencontrer les journalistes. « L’enquête visait un de nos policiers et ne visait nullement M. Lagacé », a d’abord précisé le commandant Pichet. « C’est une situation très exceptionnelle et très sérieuse, qui a été traitée avec des moyens exceptionnels. »

Lundi matin, La Presse a révélé que son chroniqueur Patrick Lagacé avait été visé par 24 mandats de surveillance policière qui ont permis au SPVM d’obtenir les numéros entrants et sortants de son cellulaire entre les mois de janvier et juillet 2016. Le service de police a aussi obtenu l’autorisation de localiser le journaliste avec le GPS intégré dans son téléphone. Ces mesures ont été prises dans le cadre d’une enquête criminelle visant cinq policiers du SPVM soupçonnés, notamment, de fabrication de preuve. La majorité des mandats de surveillance ont été autorisés par la juge de paix Josée de Carufel.

D’autres journalistes épiés

Alertés, plusieurs journalistes ont questionné le chef Pichet sur la possibilité que d’autres reporters soient placés sous surveillance policière. « À ma connaissance, en ce moment, non[il n’y en a pas d’autres] », a répondu Philippe Pichet. Mais « s’il y a d’autres cas exceptionnels, présentement, avec les règles qui sont en place et la loi qui est en place, je ne peux pas écarter le fait qu’on va utiliser ces moyens-là », a-t-il ajouté.

Quelques heures plus tard, TVA a révélé que trois autres journalistes auraient fait l’objet de vérifications par le SPVM. « Il va falloir rappeler demain [mardi] », a déclaré un porte-parole du SPVM quand Le Devoir a tenté de le faire réagir sur ces allégations.

Selon Patrick Lagacé, le chef Philippe Pichet a « prouvé » dans sa conférence de presse « qu’il ne comprend pas grand-chose au rôle d’une presse libre dans une démocratie ».

« D’autres enquêtes criminelles dans ce pays, autrement plus importantes que celles qui nous occupent ici, ont fait l’objet de fuites à des journalistes. Et les policiers ont réussi à composer avec les articles sur ces enquêtes sans espionner de journalistes », a-t-il déclaré.

Le chroniqueur avait auparavant déclaré que « le fond du problème » reposait dans la décision de la juge de Carufel, qui a autorisé la majorité des mandats exigés par la section des enquêtes spéciales du SPVM. « Il y a de sérieuses questions à se poser parce que cette juge a pensé que c’était parfaitement acceptable d’espionner un journaliste pour identifier ses sources », a-t-il indiqué.

En réaction, la Cour du Québec a tenu à dissiper l’impression selon laquelle la juge de Carufel avait aveuglément estampillé les demandes de mandats de surveillance. « La formation continue dont les juges de paix et les magistrats bénéficient leur permet d’être à la fine pointe de la loi et de la jurisprudence, notamment en matière de perquisition visant les médias vu l’importance de la liberté de presse », a affirmé la porte-parole des Tribunaux du Québec, Caroline St-Pierre.

Martin Coiteux

À Québec, le ministre de la Sécurité publique, Martin Coiteux, s’est dit très préoccupé par la surveillance du chroniqueur de La Presse par le SPVM. « L’indépendance de la presse, la capacité de la presse à faire son travail, de révéler toutes les choses qui ont à être révélées pour notre démocratie, c’est très important », a-t-il déclaré dans un impromptu de presse.

Le ministre Coiteux s’est engagé à vérifier si « les politiques qu’utilisent les corps policiers lorsqu’ils demandent de tels mandats [ont été et sont] dûment respectées ». Il a dit avoir posé une « série de questions » à ce sujet à ses subalternes, mais s’est abstenu de casser du sucre sur le dos du SPVM ou de la juge de Carufel. « Si La Presse considère qu’elle doit utiliser des recours, elle doit le faire. Nous, comme gouvernement, on ne va pas s’immiscer dans les décisions judiciaires et les enquêtes policières », a-t-il affirmé.

La ministre des Relations internationales, Christine St-Pierre, a invité les journalistes à se concerter, puis à faire connaître au gouvernement, s’ils le jugent pertinent, des propositions pour renforcer la protection des sources journalistiques.

Protection des sources

De son côté, le Parti québécois a réclamé une loi sur la protection des sources journalistiques. Québec solidaire a plutôt appelé le gouvernement libéral à amender le projet de Loi facilitant la divulgation d’actes répréhensibles dans les organismes publics, car il « obligerait les lanceurs d’alerte à communiquer avec un corps de police avant de sortir publiquement ». L’affaire Lagacé doit donner lieu à une « réflexion sérieuse » sur les moyens de « réellement protéger » les lanceurs d’alerte, a aussi affirmé la Coalition avenir Québec.

La Fédération professionnelle des journalistes du Québec (FPJQ) s’est quant à elle dite « révoltée » par ce « nouveau cas d’entrave policière au travail des médias ». Elle a exhorté le gouvernement libéral à donner le coup d’envoi d’une « enquête publique sur l’octroi des mandats de surveillance concernant les journalistes » et, par l’intermédiaire de la ministre de la Justice, Stéphanie Vallée, de « manifester publiquement son inquiétude à l’égard du non-respect des droits fondamentaux des Québécois et de rappeler l’importance de protéger le travail journalistique afin que les citoyens puissent être informés »« Face à de telles attaques à notre démocratie, le gouvernement ne peut plus fermer les yeux », a indiqué la FPJQ.

Denis Coderre

À Montréal, le maire Denis Coderre s’est dit préoccupé par la surveillance dont a fait l’objet Patrick Lagacé, allant même jusqu’à qualifier cette pratique d’« inacceptable ». Il a néanmoins réitéré sa confiance à l’endroit de Philippe Pichet, qu’il n’entend pas démettre de ses fonctions, comme l’a réclamé l’opposition à l’Hôtel de Ville.

« Ce n’est pas à moi de m’immiscer dans les affaires judiciaires, d’autant plus que je ne me mêle jamais d’opérations policières. J’ai parlé à M. Pichet. Je lui ai dit que j’étais préoccupé par cette situation-là. Je ne lui demande pas ce qui s’est passé. Il n’a pas à me dire ça, de toute façon, a expliqué le maire. Ce n’est pas banal ce qui s’est passé. […] Il ne faut pas prendre ça à la légère. »

Plus tôt, Patrick Lagacé a évoqué l’influence qu’a pu avoir le pouvoir politique montréalais dans la décision de le traquer. « Il règne un climat de paranoïa à l’Hôtel de Ville depuis que le maire Coderre le dirige. Je ne dis pas qu’il a demandé à la police de m’espionner. Mais la mairie entretient un climat de suspicion qui encourage à poser des gestes inquiétants et sans précédent », a-t-il avancé.

Selon Projet Montréal, l’enquête du SPVM sur ses policiers — parmi lesquels se trouve Fayçal Djelidi, qui fait face à des accusations de parjure, de tentative d’entrave à la justice et d’obtention de services sexuels moyennant rétribution — n’explique peut-être pas la décision de traquer le journaliste Lagacé. « Est-ce vraiment l’affaire Djelidi qui est en cause ou est-ce l’image de la police et celle de l’administration municipale qui sont en cause ? On veut une enquête », a demandé le chef de l’opposition, Luc Ferrandez.

Les critères établis par la Cour suprême
La Cour suprême du Canada a établi neuf critères dont les juges de paix doivent tenir compte avant d’attribuer un mandat de perquisition. Les voici.
 
1. Satisfaire aux exigences du Code criminel quant à la délivrance d’un mandat de perquisition.
 
2. Une fois ces conditions remplies, examiner toutes les circonstances pour déterminer si le juge peut décerner un mandat ;
 
3. S’assurer d’avoir bien pondéré l’intérêt de l’État à découvrir et à poursuivre les criminels et le droit des médias à la confidentialité des renseignements dans le processus de collecte et de diffusion des informations ;
 
4. Déterminer si l’affidavit présenté à l’appui de la demande contient suffisamment de détails pour permettre un bon exercice du pouvoir discrétionnaire en ce qui concerne l’attribution d’un mandat de perquisition ;
 
5. S’assurer que l’affidavit indique s’il y a d’autres sources de renseignements raisonnables et, le cas échéant, s’assurer qu’elles ont été consultées et que tous les efforts raisonnables pour obtenir les renseignements ont été épuisés ;
 
6. Déterminer si le média a rendu publics, en tout ou en partie, les renseignements recherchés. Si oui, cela favorisera l’attribution du mandat de perquisition.
 
7. Une fois le mandat décerné, examiner l’imposition de certaines conditions à son application, afin que le média ne soit pas indûment empêché de publier ou de diffuser les informations ;
 
8. Tenir compte de la possibilité d’invalider un mandat après son attribution s’il ressort que les autorités ont omis de communiquer des renseignements pertinents qui auraient pu influer sur la décision de décerner le mandat ;
 
9. Tenir compte de la possibilité d’invalider une perquisition effectuée de manière abusive.
 
Marie-Michèle SiouiLe Devoir

Clinton sort l'argument nucléaire pour répondre aux attaques de Trump

http://www.lapresse.ca/international/dossiers/maison-blanche-

Publié le 31 octobre 2016 à 16h25 | Mis à jour le 01 novembre 2016 à 06h33
«Imaginez-le dans le Bureau ovale, confronté à une... (PHOTO AP)
«Imaginez-le dans le Bureau ovale, confronté à une vraie crise»,
a déclaré Hillary Clinton à Cincinnati,
dans l'Ohio, l'un des États qui pourraient basculer du côté républicain.
PHOTO AP
JENNIE MATTHEWAVEC IVAN COURONNE
Agence France-Presse
Cincinnati et Washington
Bousculée par le nouvel épisode de l'affaire de ses courriels, la candidate démocrate à la Maison Blanche Hillary Clinton est revenue lundi à une recette éprouvée: dénoncer le danger représenté selon elle par un Donald Trump à la tête de l'arsenal nucléaire américain.
À huit jours de la fin du vote pour élire le successeur de Barack Obama, le 8 novembre, le candidat républicain a quant à lui chassé sur les terres démocrates, dans l'espoir de profiter de la relance il y a trois jours par le directeur du FBI des investigations sur la messagerie privée utilisée par Hillary Clinton lorsqu'elle dirigeait la diplomatie de 2009 à 2013. Une affaire qui avait été classée en juillet, et qui revient empoisonner la fin de campagne.
«Si Hillary est élue, elle fera l'objet d'une enquête pénale prolongée, et probablement d'un procès pénal», a déclaré Donald Trump lors d'une réunion à Grand Rapids, dans le Michigan, un Etat gagné par Barack Obama. «C'est elle la seule responsable».
«Son élection enfoncerait l'État et notre pays dans une crise constitutionnelle», a-t-il affirmé.
Quelques heures plus tard, le milliardaire new-yorkais clamait avoir le vent en poupe, martelant son message anti-système.
«Dans huit jours, vous obtiendrez le changement que vous avez attendu toute votre vie», a-t-il dit à Warren.
La démocrate, elle, a appelé les électeurs au sang-froid dans cette ultime tempête.
L'ancienne secrétaire d'État a dénoncé l'impulsivité supposée du milliardaire.
«Imaginez-le dans le Bureau ovale, confronté à une vraie crise», a déclaré Hillary Clinton à Cincinnati, dans l'Ohio (nord), l'un des États qui pourraient basculer du côté républicain.
«Imaginez-le-nous empêtrer dans une guerre parce que quelqu'un l'aurait froissé. J'espère que vous aurez cela en tête en glissant votre bulletin dans l'urne», a-t-elle lancé.
Elle s'est prévalue du soutien de dix ex-officiers chargés du lancement des missiles balistiques nucléaires, qui ont écrit une lettre ouverte contre Donald Trump. L'un d'eux, Bruce Blair, l'a présentée sur scène lors d'une réunion.
Gageure pour Trump
Les sondages se sont nettement resserrés depuis deux semaines, mais la déclaration surprise du directeur du FBI vendredi ne semble pas avoir rebattu les cartes, selon les premières enquêtes d'opinion.
Une enquête NBC publiée lundi crédite la démocrate de 47% des intentions de vote contre 41% pour le républicain. Une autre, réalisée elle entièrement ce week-end, lui donne trois points d'avance.
Pour le milliardaire, le scénario d'une victoire reste le plus difficile.
Sa «base» d'États conservateurs est moins riche en grands électeurs que celle de la démocrate. Les Américains éliront le 8 novembre des grands électeurs État par État, qui désigneront ensuite le président.
Ce qui explique les déplacements du républicain au Nouveau-Mexique, dans le Michigan et le Wisconsin, trois États gagnés par Barack Obama et ainsi peints en bleu, la couleur démocrate, sur les cartes électorales.
«Donald Trump doit remporter un État bleu ou deux, en plus de gagner tous les États où l'issue est incertaine», dit à l'AFP Larry Sabato, politologue de l'université de Virginie.
«Il doit gagner presque tout», résume cet expert.
Feu sur le FBI
Le camp Clinton a redoublé ses attaques lundi contre ce qu'il estime être une interférence politique de James Comey qui, selon eux, n'avait pas à informer le Congrès du fait que ses enquêteurs avaient découvert de nouveaux courriels susceptibles d'être pertinents dans l'affaire de la messagerie, close en juillet.
Comme secrétaire d'État, Hillary Clinton a communiqué via un serveur privé au lieu d'un compte gouvernemental sécurisé. Les enquêteurs ont estimé en juillet que des poursuites n'étaient pas justifiées, malgré une «négligence extrême».
«Le dossier est vide», a assuré Mme Clinton. «Je suis certaine qu'ils parviendront à la même conclusion que lorsqu'ils avaient analysé mes courriels l'an dernier».
Son directeur de campagne est allé plus loin en dénonçant un «deux poids, deux mesures» flagrant de la part de M. Comey.
Il a cité un article de la chaîne CNBC rapportant que le directeur du FBI s'était opposé au communiqué publié début octobre par le gouvernement américain et qui a désigné la Russie pour des tentatives d'interférences dans le processus électoral américain, via le piratage du parti démocrate.
«Que le directeur Comey soit plus discret concernant un État étranger que pour la candidate démocrate à la présidence est absolument choquant», a dénoncé Robby Mook.

À DÉCOUVRIR SUR LAPRESSE.CA

Le SPVM s'est intéressé à trois autres journalistes

http://www.lapresse.ca/actualites/justice-et-affaires-criminelles/

Publié le 01 novembre 2016 à 07h05 | Mis à jour à 07h05
La section des Enquêtes spéciales de la police, chargée... (PHOTO MARCO CAMPANOZZI, LA PRESSE)
PHOTO MARCO CAMPANOZZI, LA PRESSE
La section des Enquêtes spéciales de la police, chargée de réprimer le crime au sein même des forces de l'ordre, cherche à savoir qui, à l'interne, parle aux journalistes.

La Presse
Le Service de police de la ville de Montréal (SPVM) a fouillé les registres téléphoniques de ses employés pour savoir s'ils avaient tenté de contacter trois autres journalistes, selon le Journal de Montréal.
Le SPVM a ainsi cherché à identifier les interlocuteurs au sein même de ses forces parlant au journaliste indépendant Fabrice de Pierrebourg, anciennement à La Presse, à Félix Séguin, du Bureau d'enquête du Journal de Montréal et à Monic Néron, du 98,5 FM.
Hier, on a appris que le iPhone du chroniqueur Patrick Lagacé était visé par au moins 24 mandats de surveillance afin d'analyser ses appels entrants, sortants, ses textos et d'activer son GPS. Or, dans le cas présent, ce sont plutôt les registres téléphoniques des employés du SPVM qui ont été épluchés, afin de savoir si certains avaient contacté ces trois journalistes. Le tout dans un contexte de chasse aux sources au SPVM. En effet, la section des Enquêtes spéciales de la police, chargée de réprimer le crime au sein même des forces de l'ordre, cherche à savoir qui, à l'interne, parle aux journalistes.
La police a ainsi fait « des vérifications très poussées pour savoir qui vous [aux médias] parlait », a confié un inspecteur-chef au Bureau d'enquête du Journal de Montréal.
« Ils traquent les policiers qui nous parlent, il faut redoubler de prudence et protéger nos sources ; ça s'arrête là, a commenté la journaliste Monic Néron au Journal de Montréal. Je n'arrivais pas à croire qu'on oserait nous épier. C'est profondément troublant. »

LOUIS-JOSÉ HOUDE REVIENT SUR LE MALAISE AVEC DENIS CODERRE À L’ADISQ 2016







Dimanche soir, lors du Gala de l’ADISQ, l’animateur a fait un gag en ouverture qui a été malencontreusement associé au maire de Montréal.
En entrevue à En mode Salvail, Louis-José Houde est revenu sur les circonstances de la blague qui a provoqué un malaise important dans la salle de la Place des Arts dimanche soir.
L’humoriste a lancé : « Le Félix pèse 7 livres, c’est 392 livres de plus que … » Et la caméra a alors permuté vers le visage de Denis Coderre.
L’animateur avait l’air à ne pas savoir ce qui venait de se passer, déstabilisé de constater l’hilarité et l’effervescence de la foule.
« Je veux le dire officiellement, c’est une erreur, c’est vraiment un problème technique, un mauvais hasard. Les hasards, ça existe, les gens gagnent à la loterie alors qu’ils ont une chance sur 20 millions », se défend-il.
« Jamais Éric, autour d’une table, je n’aurais cautionné ça. Jamais j’aurais dit autour d’une table : « OK, 392 livres, pi on va shooter le maire Coderre; jamais. Ni moi ni personne à l’ADISQ n’aurait dit ça. »
« Pour M. le maire, je suis désolé. On est toujours content que nos élus viennent voir ces galas-là. J’étais content que le maire Coderre soit là. »
« Si ça avait fait partie du scénario, j’aurais punché là-dessus, j’aurais fait un gag. Je n’aurais pas dit : « que ce passe-t-il? » pendant huit secondes. J’aurais été drôle dans la mesure du possible. »
Louis-José Houde a mentionné qu’il n’avait pas de moniteurs pour voir ce qui se passait à l’écran, donc il était complètement dans le néant lorsque l’erreur s’est produite.