Hollande et Poutine s'entendent pour coopérer contre l'EI

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Mise à jour le jeudi 26 novembre 2015 à 12 h 36 HNE  Reuters

François Hollande et Vladimir Poutine ont affirmé jeudi soir à Moscou leur souhait commun d'intensifier les échanges de renseignements pour être plus efficaces dans leurs frappes contre le groupe armé État islamique (EI) en Syrie.
Au terme d'un dîner de travail, les présidents russe et français sont convenus de combattre l'EI en préservant les groupes armés locaux qui combattent déjà ce groupe terroriste. Jusqu'à récemment, les occidentaux accusaient Moscou de frapper les rebelles hostiles au président syrien Bachar Al-Assad.
« Nous allons augmenter les échanges d'informations et les renseignements de toute nature, et notamment entre nos forces », a expliqué François Hollande devant la presse au Kremlin.
« Les frappes contre l'EI seront intensifiées et feront l'objet d'une coordination pour augmenter leur efficacité notamment sur le transport du pétrole. »— François Hollande

« Troisièmement, les forces luttant contre l'EI et les groupes terroristes ne doivent pas être visés par nos avions, nous devons aller frapper les groupes terroristes et l'EI »,a-t-il ajouté.
Vladimir Poutine a de son côté indiqué que la Russie était prête à apporter « une contribution pratique à la formation d'une coalition antiterroriste très large, à savoir un front antiterroriste sous l'égide de l'ONU ».
Sur le sort de Bachar Al-Assad, les positions n'ont pas avancé d'un iota, le président russe refusant toujours de se rallier à l'avis des occidentaux qui considèrent le président syrien comme responsable de près de cinq ans de guerre civile et veulent le voir quitter le pouvoir.
« Le destin du président de la Syrie doit être à 100% entre les mains du peuple syrien. La seule armée capable de lutter contre l'EI, c'est l'armée syrienne de Bachar Al-Assad », a dit le chef du Kremlin.
François Hollande a évoqué l'idée de confier les pouvoirs exécutifs à un gouvernement d'union nationale indépendant, le temps d'une transition conduisant vers des élections.
État islamique, le règne de la terreur
Marathon diplomatique
Moscou a constitué une étape importante du marathon diplomatique engagé par le président français pour tenter de concentrer le combat contre l'EI, tenu pour responsable des pires attentats jamais commis à Paris, qui ont fait 130 morts le 13 novembre.
L'EI a également revendiqué avoir abattu le 31 octobre au-dessus du Sinaï un avion de ligne transportant des touristes russes, faisant 224 morts.
Outre ses voyages à Washington et Moscou, François Hollande en a appelé à la solidarité européenne. L'Allemagne a offert de participer aux missions de protection, de reconnaissance et de logistique aux opérations de lutte contre l'EI en Syrie et en Irak.
Si Vladimir Poutine s'est dit prêt à combattre un « ennemi commun », la « grande coalition unique » contre l'EI souhaitée par le président français a peu de chances de voir le jour en raison de réticences diverses et des tensions sur le terrain.
Poutine s'en prend aux Turcs
Le ton est monté mardi entre Moscou et Ankara, membre de l'OTAN, après la destruction d'un avion chasseur-bombardier russe abattu par les forces turques qui l'accusaient de violer leur espace aérien.
Jeudi soir, Vladimir Poutine a encore eu des mots durs pour les Turcs, qu'il a accusés de fermer les yeux sur le trafic de pétrole en provenance de zones contrôlées par l'EI.
François Hollande a considéré que l'incident « éminemment regrettable » de l'avion abattu appelait plus que jamais une meilleure coordination, sans perdre de vue l'objectif principal : « lutter contre l'EI ».
« Il est essentiel, dans cette zone et dans cette période, d'éviter tout risque et tout nouvel incident et de prévenir cette escalade. »— François Hollande

Vladimir Poutine en a appelé à la vigilance de Washington. « Nous sommes prêts à participer à une coalition dirigée par les États-Unis. Mais bien sûr des incidents comme la destruction de notre appareil et la mort de nos hommes (..) sont absolument inacceptables ».
Vladimir Poutine et François Hollande se retrouveront lundi prochain pour l'ouverture de la conférence mondiale sur le climat, qui réunira quelque 140 chefs d'État et de gouvernement dans la capitale française.

Une décision sur le cannabis qui fait jaser

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Publié le 27 novembre 2015 à 21h18 | Mis à jour le 27 novembre 2015 à 21h18
Jeudi, le juge Pierre Chevalier a ouvertement dénoncé les... (Yan Doublet, Archives Le Soleil)
YAN DOUBLET, ARCHIVES LE SOLEIL
Jeudi, le juge Pierre Chevalier a ouvertement dénoncé les lois actuelles et donné une sentence symbolique à un homme accusé de possession de 30 petits plants de cannabis.

La sortie spectaculaire - sur le banc - du juge Pierre Chevalier concernant les lois «ridicules et désuètes» sur le cannabis au Canada a fait beaucoup parler, vendredi, au palais de justice de Gatineau.
La veille, le magistrat a ouvertement dénoncé les lois actuelles et donné une sentence symbolique à un homme accusé de possession de 30 petits plants de cannabis.
Dans les couloirs du palais de justice de Gatineau, des opinions divergentes se faisaient entendre. Du côté de la Couronne, on jongle avec l'idée d'aller en appel de cette décision. De l'autre côté, des avocats de la défense se montraient extrêmement satisfaits des propos tenus par le juge Chevalier.
Jeudi, le magistrat a imposé une amende de 1$ à un homme coupable de production de cannabis. Cet homme avait tenté sans succès d'obtenir une prescription d'un médecin pour en posséder légalement.
«On est dans une société où on accuse les gens de possession et consommation de marijuana alors que plus que la moitié de la population en a déjà consommé. Ce sont des lois qui sont désuètes et ridicules», a lancé le juge, qui a rappelé que l'accusé avait besoin de cannabis pour des raisons médicales.
Vendredi, le procureur en chef des poursuites criminelles et pénales de l'ouest du Québec, Me Martin Côté, a affirmé qu'il était trop tôt pour prendre une décision finale sur un éventuel appel de cette décision.
Devant le même juge, vendredi, un procureur de la Couronne a effleuré la possibilité de demander à ce que le magistrat se récuse dans un autre dossier de drogue à cause de sa récente déclaration. Cette idée a été abandonnée et l'audience a suivi son cours normal.
Le Conseil de la magistrature du Québec n'a pas voulu commenter ni indiquer si une plainte avait été faite, vendredi.
Le Barreau de l'Outaouais, ainsi que les bureaux des ministres de la Justice du Québec et du Canada, Stéphanie Vallée et Jody Wilson-Raybould, n'ont pas donné suite à nos demandes d'entrevue.

L'auteur de la fusillade au Colorado est en détention

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Publié le 28 novembre 2015 à 11h55 | Mis à jour à 11h55
Les policiers poursuivent leur enquête entourant les événements... (David Zalubowski, Associated Press)
DAVID ZALUBOWSKI, ASSOCIATED PRESS
Les policiers poursuivent leur enquête entourant les événements de vendredi dans une clinique de planification familiale de Colorado Springs.

SADIE GURMAN
Associated Press
Colorado Springs, Colorado
Robert Lewis Dear, de la Caroline du Nord, est en détention après avoir ouvert le feu dans une clinique de planification familiale de Colorado Springs, tuant sur le coup trois personnes, dont un policier.
L'homme de 57 ans a fait irruption dans une clinique de l'organisme Planned Parenhood, vendredi, forçant les patients et le personnel à se réfugier dans des pièces fermées à clé et à se cacher derrière des tables.
Le tireur a tenu en haleine les policiers pendant plusieurs heures avant de se rendre. Cinq heures après les premiers coups de feu, les policiers ont escorté à l'extérieur du bâtiment un homme arborant un chandail blanc.
Selon les dossiers de la prison, le suspect comparaîtra en cour lundi.
Les policiers n'ont pas fourni d'autres détails sur les motifs du tireur, à savoir s'ils sont liés, ou non, à l'organisme Planned Parenhood, qui dispense plusieurs services de santé, dont des avortements.
La lieutenante Catherine Buckley de la police de Colorado Springs a affirmé vendredi qu'ils ne disposaient pas d'information sur la «mentalité, les idées ou l'idéologie» de l'homme.
Planned Parenthood a indiqué que tous ses employés étaient sains et saufs. Les responsables de la clinique disent ne pas connaître les circonstances exactes et les motifs de cette attaque.
Le président Barack Obama a déclaré samedi que de tels événements n'étaient «pas normaux» et qu'ils ne devraient pas «devenir normaux». «Nous devons faire quelque chose quant à la facilité d'accès aux armes à feu dans nos rues à des gens qui ne devraient pas en posséder. Point. Assez c'est assez», a-t-il tranché dans un communiqué.
Le président américain n'a pas caché son impatience pour resserrer les lois sur l'accès aux armes à feu dans la foulée de nombreuses fusillades tragiques survenues dans les derniers mois.
Le service de police de l'université du Colorado, à Colorado Springs, a identifié le défunt policier comme étant Garrett Swasey, 44 ans. Le policier, qui travaillait depuis six ans à Colorado Springs, était marié et père de famille, selon le site Internet de son église.
On ne savait pas encore qui sont les deux civils tués dans l'attaque. Cinq autres policiers et quatre civils étaient toujours hospitalisés, mais leur état de santé est bon, a assuré la police.
«Cela aurait pu être bien pire si ce n'était pas de l'héroïsme de nos policiers qui ont coincé la personne dans l'édifice», a déclaré le chef des pompiers de Colorado Springs, Chris Riley.
Des témoins ont parlé d'une scène chaotique lorsque les premiers de coups de feu ont retenti juste avant midi.
Lorsque le tireur s'est rendu aux autorités, les policiers ont fouillé l'édifice et examiné des «items» qu'avait laissé le suspect à l'extérieur. Les policiers n'ont pas encore révélé ce qui a été trouvé sur les lieux.

Couillard: les démocraties en «état de guerre» contre le terrorisme

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Publié par Léandre Drolet pour CogecoNouvelles le samedi 28 novembre 2015 à 08h13. Modifié à 08h32.
Couillard: les démocraties en «état de guerre» contre le terrorisme
Philippe Couillard./PLQ
PARIS - Les démocraties sont placées dans «un état de guerre» contre le terrorisme, a soutenu le premier ministre du Québec, Philippe Couillard, après une rencontre avec le premier ministre français, Manuel Valls, à Paris.

À la veille de l'ouverture de la Conférence des Nations unies sur les changements climatiques, le thème de l'environnement s'est fait damer le pion par celui de la sécurité.
Deux semaines après les attentats qui ont semé la consternation dans la Ville lumière, la lutte contre le terrorisme et la radicalisation prennent le dessus dans les discussions politiques.
À Matignon, où il a rencontré M. Valls, M. Couillard a salué «la vigueur et la force de l'intervention de la république francaise dans ce combat-là», tout en faisant valoir qu'il fallait continuer à laisser la porte ouverte à l'immigration.
M. Valls a indiqué qu'il fallait «une riposte qui soit aussi coordonnée, mondiale, efficace» pour venir à bout du groupe État islamique.
Paris accueille dès dimanche et jusqu'au 11 décembre, la 21e Conférence des parties (COP21) dont l'objectif est d'arriver à un accord universel qui permettrait de maintenir le réchauffement de la planète sous la barre des 2 degrés Celsius.
Pas moins de 40 000 personnes sont attendues au Bourget, dont 150 chefs d'État ou de gouvernement qui s'y sont donné rendez-vous lundi.
Dimanche, M. Couillard rencontrera le président François Hollande.
Québec a confirmé sa cible de réduction des gaz à effet de serre de 37,5 pour cent d'ici 2030, par rapport à 1990.