vendredi, janvier 27, 2017

Les États-Unis et le Royaume-Uni travailleront ensemble, disent Trump et May

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PUBLIÉ AUJOURD'HUI À 7 H 06 | Mis à jour à 16 h 56
Donald Trump et Theresa May sourient tous les deux lors d'un point de presse conjoint à la Maison-Blanche
Donald Trump et Theresa May lors d'un point de presse conjoint à la Maison-Blanche Photo : Reuters/Carlos Barria

Un millier de migrants secourus vendredi en Méditerranée, un mort

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Publié le 27 janvier 2017 à 14h57 | Mis à jour à 14h57
Selon l'ONU, plus de 5000 personnes ont trouvé... (Photo Emilio Morenatti, AP)
Selon l'ONU, plus de 5000 personnes ont trouvé la mort l'an passé en tentant de traverser la Méditerranée pour gagner l'Europe, pour la plupart au large de la Libye. Il s'agit du bilan le plus lourd jamais enregistré.
PHOTO EMILIO MORENATTI, AP
Agence France-Presse
ROME
Environ mille personnes ont été secourues dans la journée de vendredi au cours de plusieurs opérations en Méditerranée et le corps sans vie d'une victime a aussi été récupéré, ont annoncé les gardes-côtes italiens dans un communiqué.
Les migrants, qui se trouvaient à bord de six canots pneumatiques et de trois barques en bois, ont été secourus lors de neuf opérations distinctes, notamment par deux navires des gardes-côtes et de l'ONG «Proactiva Open Arms».
Le corps sans vie a été récupéré dans l'un des canots pneumatiques, ont précisé les gardes-côtes.
Selon l'ONU, plus de 5000 personnes ont trouvé la mort l'an passé en tentant de traverser la Méditerranée pour gagner l'Europe, pour la plupart au large de la Libye. Il s'agit du bilan le plus lourd jamais enregistré.
L'hiver n'a pas mis un terme aux tentatives, contrairement aux années précédentes, mais a juste ralenti le rythme des départs.


Peña Nieto et Trump ne parleront plus du mur en public

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Publié le 27 janvier 2017 à 13h51 | Mis à jour à 18h36
Le président mexicain Enrique Peña Nieto et son homologue... (PHOT  YURI CORTEZ, ARCHIVES AFP)
Le président mexicain Enrique Peña Nieto et son homologue américain Donald Trump.
PHOT YURI CORTEZ, ARCHIVES AFP
Agence France-Presse
Les présidents américain et mexicain Donald Trump et Enrique Peña Nieto ont cherché vendredi à faire baisser la tension diplomatique au sujet du projet de mur à la frontière, tout en reconnaissant leurs divergences lors d'un entretien téléphonique.
La discussion est intervenue au lendemain de l'annulation par M. Pena Nieto de son voyage à Washington, initialement programmé le 31 janvier, où il devait rencontrer le nouveau locataire de la Maison-Blanche qui a réaffirmé son intention de construire le mur pour stopper l'immigration illégale vers les États-Unis et d'en faire payer le coût au Mexique.
Les deux chefs d'État se sont parlé durant une heure et ont constaté leurs divergences «très claires et très publiques» sur ce «sujet sensible», selon les deux gouvernements, qui ont qualifié la discussion de «productive et constructive» dans leur communiqué respectif.
Selon les autorités mexicaines, les deux chefs d'État ont convenu «de ne plus parler publiquement» pour le moment du sujet polémique, mais la Maison-Blanche n'a pas fait mention de cet engagement de Donald Trump.
«Ce fut une conversation très, très amicale» a indiqué Trump durant une conférence de presse conjointe avec la première ministre britannique Theresa May.
«Comme tout le monde le sait, le Mexique a mieux négocié» et nous «a tournés en ridicule» car le déficit commercial des États-Unis envers le Mexique s'élève à 60 milliards par an, a-t-il ajouté.
Le sujet du déficit commercial américain a également été abordé lors de la discussion avec le président mexicain. Les deux gouvernements ont également convenu de travailler ensemble pour lutter «contre le trafic de drogue et le flux illégal d'armes».
«Dans une impasse»
Donald Trump souhaite renégocier l'accord de libre-échange nord-américain, vieux de 23 ans, et avait enfoncé le clou tôt vendredi sur Twitter en accusant «le Mexique de profiter des États-Unis depuis trop longtemps».
«Des déficits commerciaux massifs et très peu d'aide sur la frontière poreuse, cela doit changer maintenant!», a écrit le 45e président des États-Unis dans l'un de ses tweets matinaux qu'il affectionne.
Jeudi, le porte-parole de la Maison-Blanche, Sean Spicer, avait évoqué la possible mise en place d'une taxe de 20% sur les produits mexicains pour financer la construction d'un mur à la frontière, promesse de campagne emblématique du magnat de l'immobilier.
Selon plusieurs analystes, la discorde diplomatique est la plus grave depuis des décennies.
La dernière crise majeure remonte à 1985, lorsqu'un cartel de drogue avait torturé et tué un fonctionnaire américain de l'agence américaine antidrogue (DEA) provoquant en représailles une brève fermeture de la frontière.
«C'est pire maintenant» commente à l'AFP Jesus Velasco, expert en relations américano-mexicaines à l'université de Tarleton au Texas.
«Trump met dos au mur l'administration Pena Nieto à tel point qu'il n'y a plus d'espace pour les négociations,» a-t-il commenté.
Le ministre mexicain de l'Économie Ildefonso Guajardo, qui a rencontré des responsables américains cette semaine à Washington, avait indiqué vendredi - avant le coup de fil entre les deux présidents -  que les deux pays étaient «dans une impasse».
Mais la ligne de communication reste ouverte, maintenant «la possibilité de trouver une solution» a-t-il ajouté.
Trump se met à dos un allié stratégique
En ciblant le Mexique, Donald Trump s'en prend à un partenaire stratégique qui pourrait répliquer en lançant une guerre commerciale et en limitant la coopération pour lutter contre l'immigration illégale, selon des analystes.
Le nouveau président américain a déclenché la plus grosse crise diplomatique entre les deux pays depuis des années en soutenant que le Mexique financerait la construction d'un mur sur la frontière de 3200 kilomètres, promesse emblématique de sa campagne.
Le président mexicain Enrique Pena Nieto a annulé son déplacement à Washington prévu la semaine prochaine tandis que la Maison-Blanche évoquait une hausse des tarifs douaniers sur les importations mexicaines pour financer ce mur.
Les deux chefs d'État se sont parlé vendredi, reconnaissant leurs divergences sur le paiement du mur, tout en cherchant à faire baisser la pression bilatérale.
Les deux gouvernements ont diffusé des communiqués très similaires à l'issue de l'entrevue. Mais la présidence mexicaine a indiqué qu'un engagement à ne plus parler «publiquement» du mur de la discorde avait été pris, ce dont n'a pas fait état la Maison-Blanche.
Pour Jesus Velasco, un expert en relations américano-mexicaine à l'université de Tarleton au Texas, la dernière crise majeure remonte à 1985, quand un cartel de drogue avait torturé et tué un fonctionnaire américain de l'agence anti-drogue (DEA), ce qui avait entraîné une brève fermeture de la frontière.
«C'est pire maintenant», a assuré M. Velasco à l'AFP.
Donald «Trump met dos au mur l'administration Pena Nieto à tel point qu'il n'y a plus d'espace pour les négociations», a-t-il estimé.
«Chanceux» d'avoir un ami au Sud
Encourageant le Mexique à se défendre face au magnat républicain, l'ancien président mexicain Felipe Calderon a affirmé que le gouvernement pourrait répliquer en matière de la lutte contre les cartels de drogue.
L'armée, par exemple, pourrait cesser de vérifier les chargements des camions qui franchissent la frontière, a-t-il suggéré.
«Il faut prendre des mesures pour leur faire comprendre que le soutien et la collaboration du Mexique n'est pas gratuite», a poursuivi M. Calderon sur Radio Formula.
Le Congrès américain a voté en 2008 l'attribution de 2,5 milliards de dollars pour l'Initiative Merida, un programme d'aide fournissant matériel et formation au Mexique pour l'aider à combattre le crime organisé.
Mais dans sa quête de fonds pour construire le fameux mur, M. Trump a ordonné à toutes les agences gouvernementales d'identifier dans les 30 jours les aides «directes et indirectes» perçues par le gouvernement mexicain.
«Jusqu'alors on a insisté sur la façon dont les États-Unis peuvent aider le Mexique à lutter contre le crime organisé», expliquait à l'AFP Duncan Wood, un responsable du Centre Wilson à Washington.
«Maintenant le Mexique doit dire: «Regardez, vous avez beaucoup de chance d'avoir une nation amie au sud, ça vaut la peine d'y réfléchir», a-t-il ajouté.
Symbole de cette coopération, le Mexique a extradé la semaine dernière vers les États-Unis, à la veille de l'investiture de Trump, le puissant narcotrafiquant Joaquin «El Chapo» Guzman.
Laisser passer les migrants
En dépit des propos de Donald Trump suggérant que le Mexique ne lutte pas contre les migrants illégaux, le Mexique et les États-Unis «ont l'une des coopérations (en la matière) les plus fructueuses au monde», selon M. Wood.
Sous la pression du président américain Barack Obama, après l'afflux d'enfants migrants en 2014, le Mexique avait renforcé sa frontière au sud, avec le Guatemala, pour empêcher l'immigration illégale.
L'an dernier, le Mexique a arrêté 147 370 migrants, contre 80 900 en 2013, selon des chiffres du ministère de l'Intérieur.
Le Mexique pourrait être désormais moins enclin à coopérer, et ainsi laisser les migrants centraméricains traverser la frontière, selon Velasco.
L'administration Trump a laissé entendre qu'elle pourrait imposer une taxe de 20% sur les importations en provenance du Mexique pour financer sa construction du fameux mur.
«Si les États-Unis imposent une telle taxe, le Mexique fera de même», a affirmé à l'AFP Luis de la Calle, un des négociateurs mexicains de l'Accord de libre-échange nord-américain (ALENA) dans les années 90, que M. Trump veut à présent renégocier voire abroger.
Calderon a indiqué que le Mexique pourrait montrer l'importance du commerce bilatéral en annulant les importations de blé américain, qui se montent à 10 millions de tonnes par an en moyenne.
L'ancien président pense que le Mexique doit «faire sentir à la base électorale de Trump le plus vite possible les effets d'une possible annulation» du commerce avec le Mexique.
Pendant ce temps, les Mexicains ont lancé une campagne sur Twitter pour boycotter les produits américains avec le hastag AdiosProductosGringos (Adieu les produits gringos).

Trump signe un décret pour stopper l'entrée de «terroristes islamiques»

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Publié le 27 janvier 2017 à 16h56 | Mis à jour à 17h45
Donald Trump a signé plusieurs décrets au Pentagone,... (Photo REUTERS)
Donald Trump a signé plusieurs décrets au Pentagone, vendredi.
PHOTO REUTERS
Agence France-Presse
Le président des États-Unis Donald Trump a annoncé vendredi avoir pris un décret en matière d'immigration prévoyant des contrôles renforcés aux frontières destinés à stopper l'entrée éventuelle de «terroristes islamiques radicaux».
«Je mets sur pied de nouvelles mesures de contrôle pour maintenir hors des États-Unis les terroristes islamiques radicaux. Nous ne les voulons pas ici», a martelé le président américain lors d'une cérémonie au Pentagone d'investiture de son secrétaire à la Défense James Mattis.
Ce décret intitulé «protection de la nation contre l'entrée de terroristes étrangers aux États-Unis», était attendu depuis mercredi soir lorsque le journal Washington Post en avait publié une copie.
«C'est du lourd», s'est exclamé le 45e président des États-Unis devant des hiérarques militaires réunis au Pentagone.
«Nous voulons être surs que nous ne laissons pas entrer pas dans notre pays les mêmes menaces que celles que nos soldats combattent à l'étranger (...) Nous n'oublierons jamais les leçons du 11-Septembre» 2001, a proclamé M. Trump, en allusion aux attentats perpétrés aux États-Unis par le groupe Al-Qaïda.
Dans le détail et d'après le projet de décret publié mercredi par le Washington Post, mais que la Maison-Blanche n'avait pas rendu public vendredi soir, les autorités américaines bloqueraient pendant un mois l'arrivée de ressortissants de sept pays musulmans: Irak, Iran, Libye, Somalie, Soudan, Syrie et Yémen.
Ce texte prévoirait aussi l'arrêt complet pendant quatre mois du programme fédéral d'admission et de réinstallation de réfugiés de pays en guerre. Un programme humanitaire ambitieux créé par une loi du Congrès en 1980.
Les réfugiés syriens, qui ont fui par millions le conflit dans leur pays, mais dont seulement 18 000 ont été acceptés aux États-Unis depuis 2011, seraient, eux, définitivement interdits d'entrer.
Pour l'année budgétaire 2016 (du 1er octobre 2015 au 30 septembre 2016), les États-Unis, à l'époque gouvernés par Barack Obama, avaient admis précisément sur leur territoire 84 994 réfugiés, toutes nationalités confondues, dont un peu plus de 10 000 Syriens.
L'administration Obama, qui avait reconnu en septembre 2015 qu'elle pouvait faire davantage, s'était donnée l'objectif de 110 000 réfugiés acceptés pour l'année budgétaire 2017. L'administration Trump en viserait dorénavant seulement 50 000, toutes nationalités confondues, selon le projet de décret.
Le président républicain a été élu le 8 novembre sur des slogans de campagne nationalistes, isolationnistes et de lutte contre le «terrorisme islamique radical».
Un décret pour «reconstruire» l'armée
Donald Trump a signé vendredi au Pentagone un autre décret, cette fois pour «reconstruire» les forces armées des États-Unis, qui sont déjà les plus importantes du monde.
«Je vais signer un décret pour entamer une grande reconstruction des forces armées des États-Unis, pour développer un plan pour de nouveaux avions, de nouveaux navires, de nouvelles ressources et de nouveaux outils pour nos hommes et femmes en uniforme», a-t-il dit juste après la cérémonie de prise de fonctions de son nouveau secrétaire à la Défense, l'ancien général James Mattis.
Pendant sa campagne, le président Trump a promis de porter la flotte américaine à 350 navires et sous-marins dans les prochaines années, contre un objectif fixé à 310 navires par l'administration Obama, et un niveau actuel de 274 bateaux.
Il aussi promis d'augmenter le nombre d'avions de combat, et le nombre de soldats dans l'armée de terre (US Army), la branche la plus importante de l'armée américaine.
Les républicains estiment qu'après la baisse des budgets militaires sous l'administration Obama, et la charge qu'ont représentée les guerres d'Irak et d'Afghanistan, l'armée américaine a besoin de gros investissements pour retrouver la supériorité militaire qui était la sienne.
«Je pense que nous avons une remise à niveau à faire après beaucoup d'années d'usage intensif de nos matériels», avait déclaré pendant son audition au Sénat le général James Mattis, le secrétaire américain à la Défense.
«Cette remise à niveau n'a pu être faite. Nous avons aussi en ce moment un problème de maintenance, avec des bateaux qui restent en mer plus longtemps parce que ceux qui sont censés les relever ne sont pas prêts».
Les stratèges américains s'inquiètent également des investissements consentis par les Russes et les Chinois pour moderniser leur défense.
Les dépenses militaires américaines, de l'ordre de 3,3% du PIB aujourd'hui, restent toutefois sans égales à travers le monde.
Elles sont près de trois fois supérieures à celles de la Chine, la deuxième puissance militaire mondiale, et plus de huit fois supérieures à celles de la Russie, selon les chiffres de l'institut suédois Sipri, référence en la matière.

Commotion cérébrale: Paradis transféré dans un hôpital montréalais

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Publié le 27 janvier 2017 à 16h37 | Mis à jour à 16h37
Pierre Paradis... (Photo Jacques Boissinot, archives La Presse canadienne)
Pierre Paradis
PHOTO JACQUES BOISSINOT, ARCHIVES LA PRESSE CANADIENNE
JOCELYNE RICHER
La Presse Canadienne
Québec
La commotion cérébrale dont a été victime l'ex-ministre Pierre Paradis paraît plus sévère que ce qui avait annoncé initialement, car il a dû être transféré dans un hôpital montréalais, vendredi, pour y subir des tests plus poussés.
Le député de Brome-Missisquoi, qui fait l'objet d'une enquête policière reliée à des allégations à caractère sexuel, n'a toujours pas pu être interrogé par la Sûreté du Québec, en raison de son état.
Ses médecins ont jugé vendredi qu'il n'était pas en état de s'entretenir avec les policiers, a confirmé vendredi une porte-parole de son bureau de comté.
Ils ont décrété qu'il devait être transféré dans un hôpital doté d'équipements plus sophistiqués, à Montréal, afin de déterminer plus précisément sa condition.
M. Paradis, amateur d'équitation, a fait une chute à cheval au début de la semaine dernière. Mercredi, son cabinet affirmait qu'il avait subi une commotion cérébrale «légère» et que ses médecins lui avaient recommandé de prendre quelques jours de repos.
Dure semaine pour M. Paradis, qui, parallèlement à ses ennuis de santé, a été expulsé du conseil des ministres et du caucus libéral, en raison de l'enquête policière en cours.
Cette enquête policière porterait sur des allégations à caractère sexuel faites par une ancienne employée du ministre Paradis.
Le député de Brome-Missisquoi ne fait cependant l'objet d'aucune accusation.
La plaignante a aussi expédié une lettre au cabinet du premier ministre, mercredi dernier, pour relater sa version des faits et décrire ce qu'elle reprochait à Pierre Paradis.
C'est à partir de ce moment que la décision a été prise d'expulser M. Paradis du cabinet, a indiqué vendredi matin en point de presse à Montréal le premier ministre Philippe Couillard.
Le premier ministre soutient avoir agi avec diligence dans ce dossier, contrairement à ce que prétend l'opposition.
«On a agi rapidement, à chaque fois qu'une information devenait disponible», a-t-il soutenu, refusant de révéler quoi que ce soit du contenu de la lettre de la plaignante.

Unilinguisme de Trudeau: 58 plaintes déposées au Bureau du commissaire aux langues

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Publié le 27 janvier 2017 à 15h19 | Mis à jour à 15h19
Le bureau a entrepris son enquête dans la... (PHOTO OLIVIER JEAN, ARCHIVES LA PRESSE)
Le bureau a entrepris son enquête dans la foulée de ces plaintes afin de déterminer si le premier ministre, en décidant de répondre en français à une question qui lui avait été posée en anglais lors de son passage dans les Cantons-de-l'Est la semaine dernière
PHOTO OLIVIER JEAN, ARCHIVES LA PRESSE
(OTTAWA) Le Commissaire aux langues officielles continue de recevoir des plaintes relativement aux faux pas linguistiques commis par le premier ministre Justin Trudeau à Sherbrooke la semaine dernière et à Peterborough il y a une dizaine de jours alors qu'il effectuait sa tournée pancanadienne.
Un porte-parole du bureau du Commissaire aux langues officielles, Nelson Kalil, a indiqué à La Presse vendredi qu'une soixantaine de plaintes ont été jusqu'ici été envoyées au chien de garde des deux langues officielles.
Il a indiqué que le bureau a entrepris son enquête dans la foulée de ces plaintes afin de déterminer si le premier ministre, en décidant de répondre en français à une question qui lui avait été posée en anglais lors de son passage dans les Cantons-de-l'Est la semaine dernière, entre autres, a enfreint la Loi sur les langues officielles. L'enquête ne vise pas le premier ministre lui-même, le Commissaire n'ayant pas le pouvoir d'enquêter sur un individu en particulier, mais le Bureau du conseil privé. Cet organisme se trouve être « le ministère du premier ministre ».
Le Commissaire se penche aussi sur le passage de M. Trudeau à Peterborough, où le premier ministre a répondu en anglais à une question qui lui avait été posée en français, car des plaintes à ce sujet ont aussi été acheminées au bureau du commissaire.
« Nous avons reçu jusqu'ici 58 plaintes. L'enquête porte sur les responsabilités du Bureau du Conseil privé et non sur les incidents en tant que tels. L'enquête devrait durer entre trois à six mois. Généralement, nous faisons des recommandations à l'institution visée par une enquête une fois que cette enquête est terminée », a indiqué M. Kalil.
Après avoir suscité la colère au sein de la minorité anglophone au Québec et avoir essuyé de nombreuses critiques sur les médias sociaux, Justin Trudeau a admis la semaine dernière qu'il aurait pu répondre «en partie en anglais» à la citoyenne de Sherbrooke qui lui avait posé deux questions en anglais. Il a plaidé que ce genre de séances de discussion ouverte exigent justement que les réponses aux préoccupations des citoyens soient claires.
«Les prochaines fois, je vais m'assurer d'amener un peu plus de bilinguisme», avait alors déclaré M. Trudeau.
- Avec La Presse canadiene

Affaire Paradis: le bureau de Couillard a laissé circuler la mauvaise version

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Publié le 27 janvier 2017 à 11h11 | Mis à jour à 11h11
Le bureau du premier ministre a alors renvoyé... (Le Soleil, Jean-Marie Villeneuve)
Le bureau du premier ministre a alors renvoyé toutes les questions au cabinet du ministre de l'Agriculture, qui a expliqué que M. Paradis était au repos en raison d'une commotion cérébrale à la suite d'une chute à cheval. Les faits n'ont été corrigés que vendredi matin, à l'effet que l'ex-ministre fait plutôt l'objet d'une enquête policière.
LE SOLEIL, JEAN-MARIE VILLENEUVE
<p>Simon Boivin</p>
SIMON BOIVIN
Le Soleil
(Québec) Le bureau de Philippe Couillard a sciemment laissé circuler une mauvaise version des raisons pour lesquelles Pierre Paradis était relevé de ses fonctions ministérielles.
Mercredi, un communiqué a annoncé que les responsabilités de l'Agriculture devaient être dévolues au ministre Laurent Lessard, sans donner de raison pour le retrait de M. Paradis. Le bureau du premier ministre a alors renvoyé toutes les questions au cabinet du ministre de l'Agriculture, qui a expliqué que M. Paradis était au repos en raison d'une commotion cérébrale à la suite d'une chute à cheval. Même si la chute est bien survenue, elle n'est pas responsable de sa démotion.
«Je veux être bien clair, la raison pour laquelle on lui a demandé de se retirer dans un premier temps du conseil des ministres, ce n'est pas pour cette raison-là, a déclaré Philippe Couillard, vendredi matin. C'est qu'on avait reçu une lettre de la personne qui désire être entendue.» 
Non seulement son bureau a référé les journalistes vers le cabinet de l'Agriculture, mercredi soir, mais jamais il n'a corrigé les faits avant vendredi matin. 
La décision de retirer ses fonctions à Pierre Paradis a donc été prise après la réception d'une lettre, le 24 janvier, signée par une ex-directrice de cabinet de M. Paradis, qui a porté plainte à la police pour des gestes à nature sexuelle. 
Le cabinet du premier ministre a été prévenu le 19 janvier par la Sûreté du Québec qu'un signalement concernant M. Paradis avait été fait. La lettre de la plaignante est parvenue au cabinet de M. Couillard le 24 janvier. Le lendemain, en après-midi, M. Paradis s'est vu retirer ses responsabilités -tout en demeurant ministre- et la version de la chute à cheval a été donnée. Il n'a été exclu du conseil des ministres et du caucus libéral que jeudi le 26 janvier, une fois que la SQ a confirmé au bureau de M. Couillard qu'une enquête allait être menée. 
La péquiste Agnès Maltais a soutenu que des «trous» subsistaient dans les explications du premier ministre et qu'il devait répondre aux questions par souci de transparence.

Israël: Benjamin Netanyahu de nouveau interrogé par la police

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Publié le 27 janvier 2017 à 09h46 | Mis à jour à 09h46
Benjamin Netanyahu fait l'objet depuis fin 2016 de... (Photo Amir Cohen, Reuters)
Benjamin Netanyahu fait l'objet depuis fin 2016 de deux enquêtes.
PHOTO AMIR COHEN, REUTERS
Agence France-Presse
Jérusalem
La police israélienne a interrogé de nouveau vendredi Benjamin Netanyahu pendant plusieurs heures pour des faits présumés de corruption, qui placent le premier ministre sous une pression grandissante, ont rapporté les médias.
C'est la troisième fois que M. Netanyahu répond aux questions des policiers d'une unité spécialisée, ont dit les médias. La police, comme les fois précédentes, s'est gardée de confirmer.
M. Netanyahu fait l'objet depuis fin 2016 de deux enquêtes: l'une pour des cadeaux luxueux que sa famille et lui sont soupçonnés d'avoir reçus de la part d'hommes d'affaires, l'autre pour avoir tenté de négocier une couverture journalistique plus favorable avec le patron du plus grand quotidien national payant. Il dément toute fraude.
Selon les médias, M. Netanyahu a reçu pendant sept ou huit ans des boîtes de cigares de choix de la part d'Arnon Milchan, homme d'affaires israélien, producteur hollywoodien et ami du premier ministre. La valeur totale de ces cigares s'élèverait à des dizaines de milliers de dollars.
L'homme d'affaires aurait également offert à l'épouse du premier ministre, Sara, du champagne d'une valeur d'une centaine de dollars la bouteille.
M. Netanyahu s'est défendu mercredi avec véhémence devant le Parlement. «Aucun délit n'a été commis», a-t-il dit, dénonçant les soupçons contre lui comme une «mauvaise plaisanterie».
«On a le droit d'accepter des cadeaux de la part de ses amis», a-t-il insisté.
«L'objectif est clair: faire tomber le gouvernement [...] que je dirige, et tous les moyens sont bons», a-t-il lancé.
«J'ai une nouvelle pour vous: je dirigerai encore l'État d'Israël dans de nombreuses années», a-t-il prédit.
Cependant, M. Netanyahu est menacé par deux autres dossiers, dont l'un porterait sur un important marché d'acquisition de sous-marins de guerre à l'Allemagne, rapportait cette semaine la chaîne Channel 10.
La transaction est suspecte de conflit d'intérêts, disent les médias israéliens. L'un des avocats personnels de M. Netanyahu, David Shimron, serait également le représentant en Israël de l'homme d'affaires israélien Miki Ganor, agent de l'entreprise allemande ThyssenKrupp Marine Systems, à laquelle Israël a acheté six sous-marins et qui pourrait lui en construire trois supplémentaires, disent-ils.
En outre, un rapport potentiellement dommageable pour M. Netanyahu menace de sortir prochainement sur la conduite de la guerre dans la bande de Gaza en 2014.
M. Netanyahu, 67 ans, est à la tête du gouvernement depuis 2009, après un premier mandat entre 1996 et 1999. Il a été soupçonné à plusieurs reprises par le passé, sans être inquiété.

Trump: le Mexique profite des États-Unis «depuis trop longtemps»

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Publié le 27 janvier 2017 à 09h54 | Mis à jour à 09h54
«Des déficits commerciaux massifs et très peu d'aide... (Photo Jonathan Ernst, Reuters)
«Des déficits commerciaux massifs et très peu d'aide sur la frontière poreuse, cela doit changer maintenant!», a écrit Donald Trump dans l'un de ses tweets matinaux qu'il affectionne.
PHOTO JONATHAN ERNST, REUTERS
Agence France-Presse
Washington
En pleine poussée de fièvre entre Washington et Mexico, le nouveau président américain Donald Trump a enfoncé le clou vendredi sur Twitter en accusant «le Mexique de profiter des États-Unis depuis trop longtemps».
«Des déficits commerciaux massifs et très peu d'aide sur la frontière poreuse, cela doit changer maintenant!», a écrit le 45eprésident des États-Unis dans l'un de ses tweets matinaux qu'il affectionne.

Mexico has taken advantage of the U.S. for long enough. Massive trade deficits & little help on the very weak border must change, NOW!
Jeudi, Donald Trump avait envisagé la mise en place d'une taxe de 20% sur les produits mexicains pour financer la construction d'un mur à la frontière, promesse emblématique du magnat de l'immobilier.
Le porte-parole de la Maison Blanche Sean Spicer avait évoqué cette taxe de 20%. «En faisant cela, nous pouvons récolter 10 milliards de dollars par an et facilement payer pour le mur grâce à ce seul mécanisme», avait-il déclaré.
Mais M. Spicer avait fait en partie machine arrière dans la soirée en affirmant qu'il s'agissait seulement d'une proposition parmi d'autres, destinée à illustrer les multiples modes possibles de financement. Donald Trump a maintes fois promis que Mexico finirait par payer pour le mur, d'une manière ou d'une autre.
À cet effet, la conseillère du président, Kellyanne Conway, a insisté vendredi sur CBS sur cette taxe douanière: «L'une des possibilités est de taxer les importations en provenance du Mexique, entre 5% et 20%».
Les États-Unis ont enregistré en 2016 un déficit commercial avec le Mexique de l'ordre de 60 milliards de dollars.
Quant à la justification de l'érection d'un mur, Mme Conway a jugé qu'«il fallait arrêter le flot transfrontalier de personnes et de drogues».
En pleine discorde sur ce mur et sur la renégociation de l'accord de libre-échange en Amérique du Nord (ALENA), le président mexicain Enrique Peña Nieto a annulé sa visite à Washington qui était prévue la semaine prochaine.

Entretien téléphonique samedi entre Poutine et Trump

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Publié le 27 janvier 2017 à 06h32 | Mis à jour à 06h32
Un panneau d'affichage montre le président Trump et... (Stevo Vasiljevic, REUTERS)
Un panneau d'affichage montre le président Trump et Poutine ensemble, à Danilovgrad au Montenegro, fin novembre.
STEVO VASILJEVIC, REUTERS
Agence France-Presse
Le président russe Vladimir Poutine et son homologue américain vont s'entretenir samedi par téléphone pour la première fois depuis l'investiture de Donald Trump, a annoncé vendredi le porte-parole du Kremlin Dmitri Peskov.
« Je confirme qu'un entretien téléphonique est prévu samedi (entre MM. Poutine et Trump, NDLR) », a déclaré M. Peskov lors d'une conférence de presse.
L'appel entre les deux dirigeants aura lieu en soirée, heure de Moscou, a-t-il précisé.
Il s'agira de leur premier contact officiel par téléphone depuis l'investiture de Donald Trump, le 20 janvier.
Les deux chefs d'État s'étaient entretenus une première fois par téléphone en novembre, peu après l'élection de M. Trump, et avaient convenu de la nécessité de « normaliser » les relations entre Moscou et Washington, mises à mal notamment par la crise ukrainienne.
« Habituellement, lors de ce type de contact, un échange de points de vue a lieu sur les principaux paramètres actuels des relations bilatérales », a déclaré M. Peskov, ajoutant que M. Poutine comptait féliciter son homologue américain pour son investiture.
« Concernant la levée de sanctions, on n'en sait rien et de ce que j'ai compris, les sources (qui l'évoquent) sont anonymes. Je ne sais pas en quelle mesure elles correspondent à la réalité », a affirmé le porte-parole.
« C'est le premier contact téléphonique après l'investiture du président Trump, il y a peu de chance que cela mène à une conversation de fond sur tous les sujets », a-t-il souligné avant de prévenir : « Soyez patients. »
Durant toute la campagne électorale, Donald Trump, élu 45e président des États-Unis, a été accusé par la candidate démocrate Hillary Clinton d'être la « marionnette » de Vladimir Poutine.
Moins d'un mois avant son départ de la Maison-Blanche, l'ancien président des États-Unis, Barack Obama, a pris fin décembre des mesures de représailles contre Moscou, accusé d'avoir cherché à peser sur la campagne électorale américaine en faveur de Donald Trump.
De son côté, M. Trump a plusieurs fois loué les qualités de dirigeant de Vladimir Poutine et dit espérer avoir une « très bonne relation » avec lui.
Le président russe a pour sa part déjà qualifié M. Trump d'« homme brillant et plein de talent », disant apprécier le fait qu'il soit » prêt à rétablir entièrement les relations russo-américaines ».

Le Chili ravagé par les feux de forêt

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Publié le 26 janvier 2017 à 20h25 | Mis à jour le 27 janvier 2017 à 08h18
Les incendies frappent en particulier des localités rurales... (PHOTO AFP)
Les incendies frappent en particulier des localités rurales où vivent pour l'essentiel des agriculteurs et des éleveurs de bétail.
PHOTO AFP
GIOVANNA FLEITAS
Agence France-Presse
SANTIAGO DU CHILI
Dix morts, des milliers de personnes évacuées, des villages rasés : le Chili est confronté à des feux de forêt qualifiés par la présidente Michelle Bachelet de « pire désastre forestier » de l'histoire du pays.
Les flammes se sont propagées depuis un peu plus d'une semaine dans sept régions du centre et du sud du pays, attisées par des températures très élevées et des vents violents, ravageant près de 290 000 hectares.
Vendredi, le gouvernement chilien a annoncé que cinq personnes, soupçonnées d'être à l'origine de certains feux, avaient été arrêtées. Elles ont été interpellées dans les localités de Chepica et Linares, à quelque 280 km au sud de Santiago dans la région de Maule, l'une des plus touchées par les incendies.
Selon le gouvernement chilien, deux pompiers, deux policiers, trois pompiers forestiers (« brigadistes ») et trois habitants des zones sinistrées ont trouvé la mort.
Dans la région de Maule, plusieurs localités ont pu être secourues à temps. « Heureusement, on a pu évacuer tout le monde et nous n'avons pas de pertes à déplorer, sauf des dégâts matériels », a déclaré Michelle Bachelet dans une conférence de presse.
La présidente a décrété l'état de catastrophe dans les régions de O'Higgins, Maule, Biobio et Araucania.
De nouveaux foyers menacent l'agglomération de Gran Concepcion, une des zones les plus peuplées du centre et du sud du pays, avec plus d'un million d'habitants.
Sur 142 foyers déclarés au niveau national, 51 étaient maîtrisés et 14 ont été éteints, selon le dernier bilan de la Corporation nationale forestière (Conaf), responsable de la gestion des forêts.
Les incendies frappent en particulier des localités rurales où vivent pour l'essentiel des agriculteurs et des éleveurs de bétail.
D'importantes entreprises forestières ont également été touchées, principalement dans la région de Maule, où les flammes ont ravagé 160 000 hectares, constitués pour l'essentiel de pins et d'eucalyptus.
Pertes économiques « considérables »
Les pertes économiques occasionnées par cette catastrophe « sont considérables et incalculables », a déclaré le ministre de l'Agriculture, Carlos Furche, tout comme les conséquences pour la faune et la flore.
Plus de quatre mille personnes, pompiers, enquêteurs, carabiniers, militaires et civils, sont mobilisées pour venir à bout des incendies.
Michelle Bachelet a annoncé qu'une enquête serait ouverte pour déterminer les causes de ces incendies.
Elle a rencontré des représentants d'entreprises qui se sont mis d'accord pour créer une alliance public-privé afin de faire face à cette catastrophe et de reconstruire les zones détruites par le feu.
« La multiplicité des foyers ne nous permet pas d'écarter qu'il y a ici une dimension intentionnelle », a estimé la présidente.
L'aide internationale commence à se mobiliser. Des spécialistes français et des volontaires colombiens sont arrivés jeudi au Chili pour gagner la région de Biobio et lutter contre le feu avec les volontaires déjà sur place, ainsi que de l'aide d'Argentine, du Brésil, d'Espagne, des États-Unis, du Mexique, de Russie ou encore du Pérou.
Un bombardier d'eau d'une capacité de plus de 73 000 litres d'eau et affrété par une fondation privée américaine a commencé jeudi sa deuxième journée de rotations pour combattre les flammes dans les zones les plus touchées.
Les conditions météorologiques restaient extrêmes jeudi dans le centre-sud de ce pays tout en longueur, coincé entre les Andes et le Pacifique.
Des vents violents continuent de souffler et les températures sont élevées, supérieures à 38 degrés, depuis plus de dix jours, autant de facteurs qui favorisent l'avancée des flammes. Il faut ajouter à cela une sécheresse persistante.
Santiago a enregistré mercredi un record historique avec 37,4 degrés.
L'atmosphère de la capitale chilienne, également affectée, s'est dégradée encore en raison du nuage de fumée provoqué par les incendies.

Donald Trump reçoit Theresa May pour aborder l'ère post-Brexit

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Publié le 27 janvier 2017 à 08h05 | Mis à jour à 08h05
La première ministre britannique Theresa May descend de l'avion... (Jose Luis Magana, AP)
La première ministre britannique Theresa May descend de l'avion qui l'a menée aux États-Unis pour y rencontrer Donald Trump.
JOSE LUIS MAGANA, AP
JEROME CARTILLIER
Agence France-Presse
Washington
À peine installé à la Maison-Blanche, Donald Trump reçoit vendredi Theresa May pour évoquer les liens commerciaux post-Brexit et donner une impulsion différente à « la relation spéciale » entre les États-Unis et le Royaume-Uni.
En devenant le premier dirigeant étranger reçu dans le Bureau ovale par le nouveau président républicain, la première ministre britannique réussit un coup diplomatique.
Mais elle sait aussi que ses faits et gestes seront scrutés à la loupe par les alliés des États-Unis qui s'interrogent sur l'attitude à adopter face au nouveau président américain arrivé au pouvoir avec comme slogan en bandoulière : « l'Amérique d'abord ».
Comme l'a montré l'entrée en matière, tendue et chaotique, de l'administration Trump avec le voisin mexicain autour du projet d'un mur à la frontière, la diplomatie américaine entre dans une ère nettement plus imprévisible.
Les Européens en particulier sont clairement méfiants vis-à-vis de celui qui a vu dans le Brexit une nouvelle « fantastique ».
L'administration Trump est un « défi » pour l'UE a lancé le président français François Hollande quelques heures avant l'arrivée de Theresa May à la Maison-Blanche.
Les deux dirigeants s'exprimeront lors d'une conférence de presse commune à 13 h (18 h GMT) qui sera aussi la première de Donald Trump en tant que président de la première puissance mondiale.
« Parfois, les contraires s'attirent », a confié, dans une étonnante formule, Theresa May, fille de pasteur réservée, évoquant sa future rencontre avec l'exubérant et imprévisible homme d'affaires septuagénaire.
Sa décision de se rendre à Washington une semaine après la prestation de serment du magnat de l'immobilier a suscité une controverse au Royaume-Uni où les propos de ce dernier sur les musulmans, les femmes ou encore l'usage de la torture ont du mal à passer.
Le Royaume-Uni espère que les discussions sur un futur accord commercial avec Washington démarrent rapidement, mais sa marge de manoeuvre reste limitée tant que le divorce avec l'Union européenne n'est pas prononcé.
Le Royaume-Uni peut « discuter » d'un éventuel accord de libre-échange avec un pays tiers, mais pas « négocier » tant qu'il reste membre de l'UE, lui a fermement rappelé la Commission européenne.
ONU et OTAN à l'agenda
« Je n'ai pas encore de secrétaire au Commerce », a souligné jeudi Donald Trump dénonçant l'obstruction de ses adversaires démocrates qui retardent la confirmation par le Sénat de son candidat, Wilbur Ross.
« Ils veulent parler échanges, alors je m'en occuperai moi-même, ce n'est pas un problème », a-t-il ajouté, amusé.
À la veille de son tête-à-tête avec l'homme d'affaires novice en politique, Mme May a profité d'un discours devant les élus républicains rassemblés à Philadelphie pour poser quelques balises.
Oui, il est impératif de réformer les Nations unies, mais elles restent « vitales ». Oui, les grandes organisations internationales, de la Banque mondiale au Fonds monétaire international, sont imparfaites, mais elles jouent un rôle central.
Et l'OTAN, a-t-elle souligné, reste « la pierre angulaire de la défense de l'Occident ».
Mais c'est sur la Russie de Vladimir Poutine, pour lequel Donald Trump ne cache pas une forme d'admiration, que Theresa May a été le plus explicite.
« Quand on parle de la Russie, il est sage comme souvent de prendre exemple sur le président (Ronald) Reagan qui, dans ses négociations avec son homologue russe d'alors Mikhaïl Gorbatchev, avait l'habitude de suivre cet adage "faites confiance, mais vérifiez" ».
« Avec le président Poutine, mon conseil c'est "coopérez, mais prenez garde" », a-t-elle ajouté.
Les présidents Trump et Poutine pourraient s'entretenir pour la première fois samedi par téléphone depuis l'entrée en fonction de Donald Trump, a annoncé vendredi matin le porte-parole du Kremlin Dmitri Peskov.
La conférence de presse dans les salons de la Maison-Blanche sera, en elle-même, un rendez-vous de taille pour le nouveau président.
Grand adepte de Twitter qu'il utilise quotidiennement, Donald Trump ne s'est plié à l'exercice qu'une seule fois au cours des six derniers mois.
La dernière, le 11 janvier dans le lobby à la Trump Tower de New York, il s'en était pris avec virulence aux médias.
Les mêmes médias ont été accusés par avance par Donald Trump de ne pas couvrir la « marche pour la vie » vendredi des militants antiavortement à Washington.
Les participants, venus de tous les États-Unis, entendent faire une démonstration de force de ce défilé qui démarrera tout près de la Maison-Blanche, où sera reçue Theresa May.