Information sur la politique 1

samedi, août 27, 2016

Jean-François Lisée veut un débat en région

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Jean-François Lisée veut croiser le fer avec les autres candidats à la chefferie du PQ dans un débat régional, au Saguenay-Lac-Saint-Jean, où se trouvent le plus grand nombre de membres à l’extérieur de la métropole.


Jean-François Lisée réclame un débat des candidats à la chefferie du Parti québécois au Saguenay-Lac-Saint-Jean.
«Ce serait important: c’est la région où il y a le plus de membres du Parti québécois», confie le candidat en précisant que le parti tente actuellement de faire passer de 7000 à 10 000 le nombre de membres au Saguenay-Lac-Saint-Jean.
«Sur 70 000 (au Québec), c’est la région, hors Montréal, la plus peuplée du PQ», fait valoir M. Lisée.
Déjà, deux débats des aspirants-chefs sont prévus à Montréal: un pour les jeunes et un autre pour le parti. Un autre débat est prévu en Estrie, et un dernier, à Québec.
«Pourquoi pas au Saguenay? questionne Jean-François Lisée.
«Les présidents de comté ont proposé un débat et ça n’a pas été retenu parce que deux candidats ont dit oui: moi et Paul (St-Pierre Plamondon). On a le temps de le faire et ce n’est pas compliqué à organiser», plaide-t-il.
« Un très grand désarroi »
Jean-François Lisée complète une tournée en région où il s’est présenté aux militants du parti.
«J’étais dans un 5 à 7 à Jonquière (jeudi) et sur 20 personnes, 15 n’avaient pas encore fait leur choix. Alexandre (Cloutier) a une grande longueur d’avance dans sa région et il faudrait que les membres aient accès aux autres», dit-il.
Au cours de sa visite en région, Jean-François Lisée dit avoir retrouvé la tradition nationaliste propre aux Saguenay-Lac-Saint-Jean, mais il dit aussi avoir senti «un très grand désarroi» des électeurs quant aux «ratés du développement régional», «une sorte de pessimisme sur l’avenir de la région et le laisser-aller du gouvernement Couillard», qui ressemble à ce que les Gaspésiens ont partagé avec lui.
«Son absence, son manque d’engagement dans les dossiers; ça sort très fort», confie M. Lisée à propos du député de Roberval, Philippe Couillard.
S’il est élu à la tête de son parti et que le Parti québécois prend le pouvoir, Jean-François Lisée promet qu’il comptera des ministres dans les régions.
«Des “ministrables” en région, on a l’embarras du choix», dit-il.
Le candidat dit avoir une «excellente relation» avec Sylvain Gaudreault, le député de Jonquière et actuel chef du parti par intérim.
Jean Tremblay
Durant son séjour en région, M. Lisée en a profité pour visiter le maire de Roberval, mais il s’est abstenu de se présenter à la mairie de Saguenay pour y rencontrer Jean Tremblay.
«J’ai choisi d’attendre le prochain maire», dit-il, en admettant que son parti ne partage peut-être pas les mêmes visions que celui du maire de Saguenay.

RONA L’indifférence coupable

http://www.ledevoir.com/politique/

L’ex-ministre Jacques Daoust savait qu’Investissement Québec allait vendre le bloc d’actions qu’il détenait dans Rona. Aujourd’hui, il l’avoue. Il a donc menti. Pour ce cafouillage, il a dû démissionner. Mais cette affaire met aussi en cause le jugement du premier ministre lui-même.

Tous le reconnaissent : Rona serait passée aux mains de Lowe’s même si Investissement Québec (IQ) avait toujours en main le bloc de 10 % d’actions acheté lors de la première tentative d’acquisition, en 2012, mais revendu sans tambour ni trompette en 2014.
 
La raison tient évidemment au fait que la dernière offre, contrairement à celle de 2012, a été bien accueillie par les administrateurs et les actionnaires de Rona. Même la Caisse de dépôt l’a jugée acceptable compte tenu du contexte très concurrentiel dans lequel Rona était appelée à combattre au cours des prochaines années.
 
De son côté, Investissement Québec a cru dès 2014 que le temps était venu de revendre son bloc d’actions en interprétant que Rona ne faisait plus partie des préoccupations du gouvernement.
 
Ce qui dérange dans cet enchaînement de faits, ce n’est pas qu’IQ ait agi comme il l’a fait, mais que personne au gouvernement ne se soit même demandé, en 2014, s’il ne valait pas mieux conserver les actions de Rona. Même au conseil d’IQ, la question s’est plutôt posée en termes de risque financier de détenir autant d’actions d’une société publique, et la décision de vendre fut prise alors que le sujet n’apparaissait pas à l’ordre du jour, a-t-on appris cette semaine.
 
Une fois cette décision prise, on a consulté le ministre, mais celui-ci maintient n’avoir jamais donné son accord parce qu’il n’avait pas à le faire. Quant au premier ministre, il n’aurait pas été consulté, ce qui est tout de même incroyable compte tenu de l’importance politique du dossier Rona au cours des années précédentes.
 
De deux choses l’une : ou le premier ministre savait et il a donné son accord, comme le soutient l’opposition qui demande à entendre son chef de cabinet en commission parlementaire. Dans ce cas, il faudra conclure que M. Couillard n’a pas dit la vérité. Ou le premier ministre n’a pas été informé des intentions d’IQ, comme il l’affirme, et cela est aussi inquiétant.
 
Techniquement, le conseil d’administration d’IQ n’avait pas à obtenir l’autorisation du ministre ou du premier ministre puisque les actions avaient été acquises à même les « fonds propres » de l’organisme. En revanche, IQ se devait de consulter en haut lieu étant donné la teneur éminemment politique de l’achat initial.
 
D’ailleurs, les membres du conseil l’ont compris puisqu’ils ont inscrit la mention « sous réserve de la consultation préalable du ministre » dans la résolution prévoyant la vente des actions. Et ce qu’ils ont fait, comme le chef de cabinet du ministre Daoust, Pierre Ouellet, l’a reconnu. M. Daoust aurait même commenté la décision d’IQ en disant : ils vivront avec les conséquences.
 
Comment peut-on se laver les mains de la sorte quand on est ministre responsable ? Voilà qui force à s’interroger sur la cohérence de ce gouvernement en matière d’intervention économique.
 
Rona n’est évidemment pas une entreprise que l’on qualifierait de stratégique justifiant une intervention d’exception. Mais on peut tout de même s’inquiéter de la perte éventuelle d’un autre siège social malgré les promesses de l’acquéreur. La vente de Provigo est là pour nous le rappeler.
 
Si l’on ne doit donc pas s’attendre à ce que l’État intervienne lourdement lors de transactions commerciales entre parties consentantes, il faut tout de même se demander ce que le gouvernement Couillard attend pour adopter certaines des mesures préventives qui ont été proposées il y a plus de deux ans par le Groupe de travail sur la protection des entreprises québécoises.
 
M. Couillard aime répéter que nous vivons dans une économie ouverte où les CGI et Couche-Tard réussissent très bien. Cela ne nous empêche pas d’être inquiets devant le risque appréhendé d’assister, impuissants, au départ de sièges sociaux stratégiques comme ceux de SNC-Lavalin, de CAE ou de CGI. A-t-on réfléchi à cette éventualité ? Si oui, qu’attend-on pour agir ?

Vito Rizzuto aurait voulu faire torturer Ducarme Joseph

http://www.lapresse.ca/actualites/justice-et-affaires-criminelles/

Publié le 27 août 2016 à 05h00 | Mis à jour à 07h15
Le parrain Vito Rizzuto est mort d'une maladie... (Photo Edouard Plante-Fréchette, archives La Presse)
PHOTO EDOUARD PLANTE-FRÉCHETTE, ARCHIVES LA PRESSE
Le parrain Vito Rizzuto est mort d'une maladie à la fin de l'année 2013, mais il semble avoir laissé des volontés à accomplir pour venger le meurtre de son fils

C'est une nouvelle indication, s'il en fallait encore, que la vengeance d'un parrain peut être terrible : l'ancien chef de la mafia Vito Rizzuto aurait donné l'ordre à ses troupes de capturer vivant l'ancien chef de gang de rue Ducarme Joseph, afin de le torturer pour venger la mort de son fils, selon de nouveaux documents judiciaires.
Les documents, rendus publics hier à la suite des démarches d'avocats de plusieurs médias dont La Presse, relatent certaines informations parvenues aux oreilles des policiers dans le cadre de l'enquête Magot-Mastiff, qui a décapité le crime organisé montréalais le 19 novembre dernier.
Plusieurs accusés liés aux Hells Angels, à la mafia et aux gangs de rue sont en attente de procès dans ce dossier. Les allégations de l'Escouade régionale mixte de lutte contre le crime organisé de Montréal dans cette affaire n'ont pas encore été testées devant les tribunaux.
« Pour le faire souffrir »
Les documents reviennent sur le sort de Ducarme Joseph, ancien chef de gang du quartier Saint-Michel connu comme l'exécuteur de basses oeuvres de certains acteurs en périphérie du crime organisé. Joseph était soupçonné d'avoir participé à l'assassinat du fils de Vito Rizzuto, Nick Junior, abattu devant le bureau d'un de ses partenaires d'affaires de l'industrie de la construction en décembre 2009.
Vito Rizzuto est mort d'une maladie à la fin de l'année 2013, mais il semble avoir laissé des volontés à accomplir pour venger le meurtre de son fils.
En août 2014, Ducarme Joseph a été abattu de plusieurs balles dans le quartier Saint-Michel. Selon nos informations, quelqu'un aurait même pris soin de le défigurer avant d'abandonner sa dépouille.
Les documents de l'enquête Magot-Mastiff relatent qu'une source fiable a raconté aux policiers quelques jours plus tard que le meurtre du caïd était un « contrat des Italiens » et que « Vito [Rizzuto] le voulait vivant pour le faire souffrir ».
Selon cette même source, « environ dix équipes » de fiers-à-bras cherchaient Ducarme Joseph pour le compte de la mafia.
UNE AUTRE COMMANDE
Les documents de l'enquête reviennent par ailleurs sur un autre meurtre dans le milieu du crime organisé, celui de Gaétan Gosselin, beau-frère du caïd Raynald Desjardins.
Desjardins faisait partie d'un groupe qui avait tenté de prendre la tête de la mafia pendant que Vito Rizzuto purgeait une peine de prison aux États-Unis. Son beau-frère a été tué devant chez lui en janvier 2013, peu après la sortie de prison de Vito Rizzuto.
La police affirme avoir découvert que ce meurtre avait été lui aussi commandé par le clan Rizzuto.
- Avec la collaboration de Daniel Renaud

La dette de campagne de Péladeau se creuse

http://www.lapresse.ca/actualites/politique/politique-quebecoise/

EXCLUSIF
Publié le 27 août 2016 à 05h00 | Mis à jour à 07h24
Pierre Karl Péladeau a quitté la tête du... (Photo Jacques Boissinot, archives La Presse Canadienne)
PHOTO JACQUES BOISSINOT, ARCHIVES LA PRESSE CANADIENNE
Pierre Karl Péladeau a quitté la tête du Parti québécois (PQ) en mai dernier, un an après y avoir été élu par les militants.

La dette contractée en vue de la campagne à la direction du PQ de Pierre Karl Péladeau se creuse, un an et demi après sa victoire sans appel, a constaté La Presse sur la base de documents financiers officiels.
Selon le rapport remis plus tôt ce mois-ci au Directeur général des élections (DGEQ), la campagne victorieuse a entraîné des débours en intérêts sur son emprunt bancaire de 120 000 $ plus importants que les contributions engrangées pendant les trois derniers mois.
Une facture de 5300 $ datant de plus d'un an demeure impayée, selon le document.
Le trimestre précédent, l'organisation avait pu rembourser 5000 $ de sa dette de 125 000 $.
Pierre Karl Péladeau a quitté la tête du Parti québécois (PQ) en mai dernier, un an après y avoir été élu par les militants. Il a alors expliqué qu'il avait « choisi [sa] famille ».
Mais malgré son départ, sa dette de campagne demeure. Son organisation a jusqu'en mai 2018 pour effacer l'ardoise, faute de quoi l'ex-chef sera personnellement passible de plusieurs milliers de dollars d'amende pour infraction à la Loi électorale.
La tâche est compliquée par le fait que chaque donateur ne peut verser qu'au maximum 500 $ par course à la direction, don qui n'est pas renouvelable d'année en année. L'organisation doit donc trouver des individus qui n'ont pas encore donné à M. Péladeau ou encore solliciter des donateurs qui n'ont pas versé le montant maximal.
LOURDES AMENDES POSSIBLES
Toute dette non remboursée « à l'expiration de la période de 36 mois suivant le jour du scrutin est réputée être une contribution dont seul le candidat est imputable », a indiqué le DGEQ à La Presse en citant la Loi électorale. Une telle contribution est illégale si elle dépasse 500 $. La situation pourrait entraîner une « amende minimale de 5000 $ », a indiqué Alexandra Reny, porte-parole du DGEQ, par courriel. L'amende maximale est de 20 000 $ et le DGEQ peut aussi augmenter l'amende du montant de la contribution illégale.
En date du 12 août dernier, la dette de la campagne de M. Péladeau s'élevait à 129 392 $. Au cours des trois mois précédents, 600 $ en dons avaient été reçus et 950 $ avaient dû être versés en « intérêts sur emprunts ».
Il y a un an, en août 2015, la dette de la campagne de M. Péladeau s'élevait à 132 000 $. L'ensemble de la campagne a coûté 355 000 $ au candidat, contre 241 000 $ pour l'ensemble de ses opposants réunis.
UNE FACTURE IMPAYÉE
Le dernier rapport financier de la campagne de Pierre Karl Péladeau mentionne qu'une réclamation de 5382,18 $ demeurait impayée à la fin de l'exercice financier, le 12 août dernier. Le rapport précédent précise qu'il s'agit d'une facture datée du 29 mai 2015, établie par le Groupe B-15 pour des services de « logistique d'évènements ».
Le propriétaire de l'entreprise, Jean-Philippe Roy, n'a pas voulu discuter de la situation avec La Presse. « Je n'aime pas vraiment votre journal, donc je n'ai pas vraiment rien à vous dire », a-t-il dit. A-t-il renoncé à cette dette ? « J'ai renoncé à vous parler », a-t-il répondu. M. Roy a contribué à la campagne de M. Péladeau à la hauteur de 500 $, selon les registres du DGEQ.
Il n'a pas été possible de joindre M. Péladeau, hier. Le Parti québécois et l'aile parlementaire du Parti québécois n'ont pas voulu commenter la situation. Le représentant financier de la campagne de M. Péladeau, Daniel Goupil, n'a pas donné suite aux appels de La Presse.