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mercredi, mars 22, 2017

SQ: l'opposition accuse les libéraux de fermer les yeux

http://www.lapresse.ca/actualites/politique/politique-quebecoise/

Publié le 22 mars 2017 à 15h53 | Mis à jour à 15h53
Le premier ministre québécois Philippe Couillard... (Photo Clement Allard, archives La Presse canadienne)
Le premier ministre québécois Philippe Couillard
PHOTO CLEMENT ALLARD, ARCHIVES LA PRESSE CANADIENNE
PATRICE BERGERON
La Presse Canadienne
QUÉBEC
L'opposition accuse les libéraux de vouloir camoufler les liens occultes entre la Sûreté du Québec (SQ) et le gouvernement Charest.
Le chef caquiste François Legault a condamné, mercredi, le peu d'empressement du premier ministre Philippe Couillard à faire la lumière sur les plus récentes révélations concernant l'immunité accordée aux élus. L'opposition officielle a aussi reproché au gouvernement de refuser d'aller au fond des choses.
Un document judiciaire d'un enquêteur de la SQ révélait récemment que les élus du gouvernement Charest bénéficiaient d'une immunité et étaient informés des écoutes électroniques de la SQ.
L'affaire remonte à l'opération Diligence, une enquête amorcée en 2007 qui visait à contrer l'infiltration du crime organisé dans l'industrie de la construction, entre autres. Le président de la Fédération des travailleurs du Québec (FTQ) de l'époque, Michel Arsenault, avait été mis sous écoute électronique.
Le directeur général adjoint de la SQ de l'époque «avait informé le gouvernement de l'écoute électronique sur Michel Arsenault, cela avait pour but de protéger le premier ministre (Jean Charest) d'être piégé par Arsenault», peut-on lire dans la déclaration sous serment de l'enquêteur Patrick Duclos.
Selon François Legault, il est très grave que des hauts placés aient donné des informations à Jacques Dupuis quand il était ministre concernant l'écoute électronique de Jean Charest.
Les Québécois ont le droit de savoir, a soutenu M. Legault, qui a demandé la comparution de M. Dupuis en commission parlementaire ainsi que des dirigeants de la SQ, mais les libéraux ont refusé de se mouiller. Le premier ministre Philippe Couillard a dit que ce sera aux membres de la commission parlementaire de décider.
L'opposition officielle a à son tour proposé une motion pour faire entendre en commission parlementaire la SQ, le Directeur des poursuites criminelles et pénales (DPCP) ainsi que toute autre personne pertinente, mais les libéraux ont refusé d'en débattre.
Le PQ a accusé le gouvernement de bloquer toute tentative d'aller au fond des choses, en vue de s'assurer qu'il n'y ait pas d'ingérence politique.

samedi, juin 11, 2016

Une session à oublier pour les libéraux

http://www.lapresse.ca/actualites/politique/politique-quebecoise/

Publié le 11 juin 2016 à 05h00 | Mis à jour à 07h11
Les périodes de questions jusqu'à la fin de... (Photo Jacques Boissinot, archives La Presse Canadienne)
PHOTO JACQUES BOISSINOT, ARCHIVES LA PRESSE CANADIENNE
Les périodes de questions jusqu'à la fin de la session parlementaire auront porté sur les fausses balles du gouvernement Couillard.

Denis Lessard
DENIS LESSARD
La Presse
(Québec) ANALYSE - « Cela fait un peu désordre. » La formule lumineuse de Jean-François Lisée s'applique parfaitement en cette fin de session parlementaire où le gouvernement Couillard, constamment malmené, n'est pas parvenu à imposer son ordre du jour.
À quelques pouces du fil d'arrivée, de l'ajournement pour l'été, le leader parlementaire Jean-Marc Fournier en était réduit hier à redémarrer une nouvelle journée à l'Assemblée, pour faire adopter, finalement avec un bâillon, le projet de loi 100 sur l'industrie du taxi. Un amendement apporté à la onzième heure a fait éclater toutes les ententes convenues avec l'industrie du taxi et les partis de l'opposition.
Québec a eu beau multiplier les projets de loi, les annonces au cours des derniers jours, les périodes de questions jusqu'à la fin auront porté sur les fausses balles du gouvernement Couillard : la vente de Rona, les déboires de l'ex-ministre Sam Hamad et les rapports falsifiés du ministère des Transports. Retour sur quelques acteurs clés de cette session mouvementée.
L'image du général
Le premier ministre tient à maintenir le ton serein du chef de gouvernement. Quand les caméras sont parties, il est clair qu'il commence à en avoir assez. Il sort particulièrement éclopé de la saga des documents falsifiés au ministère des Transports.
Les voyants rouges avaient été allumés bien avant que l'affaire n'éclate au grand jour. Le défilé en commission parlementaire de Mmes Louise Boily et Annie Trudel a fait grand bruit, mais au bout du compte, de quoi parle-t-on ? De contrats scindés pour passer sous la barre des 25 000 $, de retraités qu'on réembauche comme consultants.
Quand ils sont évoqués dans les rapports du vérificateur, ces problèmes font bâiller les journalistes. Mais quand on y ajoute une sous-ministre contrôlante qui s'inquiète de son image, des employés politiques négligents et une bonne couche de mystère et d'opacité, avec des documents modifiés... tous les ingrédients sont là pour conférer à Philippe Couillard l'image d'un général qui a perdu le contrôle de son armée.
Les manœuvres de Robert Poëti dans le dossier... (Photo Jacques Boissinot, archives La Presse Canadienne) - image 2.0
Les manœuvres de Robert Poëti dans le dossier du MTQ lui auront valu la faveur du public.
PHOTO JACQUES BOISSINOT, ARCHIVES LA PRESSE CANADIENNE
L'affaire Poëti
Vaniteux... un peu, colérique... beaucoup. Robert Poëti n'a jamais accepté d'être évincé du Conseil des ministres, fin janvier, officiellement pour y faire entrer une femme de plus, Rita de Santis. Il doit fulminer quand il la voit, sans gouvernail, incapable de donner une réponse intelligible à l'Assemblée nationale.
Ses manoeuvres dans le dossier du MTQ lui auront valu la faveur du public, mais ce ne sera pas suffisant pour le ramener au Conseil des ministres. Les déboires de son analyste Annie Trudel au Ministère étaient prévisibles, la machine l'a rejetée comme un corps étranger. Louise Boily, l'auditrice du Ministère, a souligné publiquement que ses doléances ne parvenaient pas au ministre Poëti, bloquées par son chef de cabinet Martin Massé.
Dans les officines, les mandarins avancent que Mme Boily n'a jamais digéré que les vérificateurs qu'elle avait déployés en région deviennent des « professionnels en contrôle de processus », échappant du même coup à sa férule.
Hamad devra attendre
Personne ne peut douter de l'intégrité de Sam Hamad. Mais par manque de jugement et excès de candeur, il peut se mettre dans le pétrin.
C'est ce qui est arrivé dans le dossier Premier Tech, l'entreprise qui attendait des subventions de Québec. Enivré par son amitié avec le radioactif Marc-Yvan Côté, Hamad a tout fait pour aider la société - dont le projet tenait la route par ailleurs. Pour Hamad, « tout faire » a vite voulu dire trop faire. Le rapport du Commissaire à l'éthique est impitoyable. 
Philippe Couillard veut ramener ce lieutenant de la première heure au Conseil des ministres, mais ce n'est pas pour demain. Il devra attendre le moment opportun.
Daoust dans la tourmente
Néophyte en politique, Jacques Daoust avait durement encaissé sa rétrogradation du Développement économique aux Transports. Puis il semblait avoir repris pied, jusqu'à ce que tout s'écroule autour de lui.
Il a dû avaler l'amendement de dernière minute sur l'industrie du taxi qu'a imposé le cabinet de Philippe Couillard  : le « projet pilote » pourra fonctionner avec deux types de chauffeurs, ce qui est contraire aux engagements pris par le ministre auprès de l'industrie et des partis de l'opposition.
Le dossier de l'aide à Bombardier n'est toujours pas réglé, on s'interroge sur le niveau de risque auquel s'exposerait Québec en cas d'échec sans bénéficier des gains si l'entreprise prospère.
Mais c'est le rôle de Jacques Daoust dans la vente des actions de Rona qui l'aura le plus touché. Deux ans plus tard, les procès-verbaux d'Investissement Québec, signés par son ami Louis Roquet, le président du conseil, le plongent dans l'embarras. On y a consigné que non seulement le ministre Daoust avait été informé de la vente, mais qu'Investissement Québec avait demandé sa bénédiction, lui qui soutenait n'en avoir jamais entendu parler.
Gaudreault s'impose
Depuis l'arrivée du député de Jonquière comme chef intérimaire du PQ, personne n'a versé de larmes sur le départ de Pierre Karl Péladeau. Gaudreault est autrement plus efficace que son prédécesseur à la période des questions à l'Assemblée nationale. Même s'il n'a pas la même prestance, qu'il porte obstinément des chemises à carreaux avec ses complets, il connaît au moins la joute parlementaire et il écoute la réponse avant de lancer une nouvelle question.
Ancien ministre des Transports, il a dû se garder une petite gêne dans la controverse des documents « falsifiés » - avec une pointe de démagogie, Bernard Drainville s'en est bien occupé. Mais quand Gaudreault a brandi en Chambre les procès-verbaux d'Investissement Québec qui incriminaient Jacques Daoust, les libéraux ont compris que la journée serait longue.
Legault sur une montée
Le chef de la CAQ entraîne son parti sur une montée lente mais sûre dans l'opinion publique. Ses interventions sur les sièges sociaux, l'emploi, l'éducation lui permettent de marquer des points. Les députés péquistes font parler d'eux surtout pour l'éventail des nuances de leur démarche référendaire. L'arrivée d'un chef au PQ, surtout s'il est un souverainiste mou, aura un impact négatif sur la popularité de la CAQ. Le vrai test de François Legault sera la partielle de Saint-Jérôme, la circonscription laissée vacante par Pierre Karl Péladeau, détenue auparavant par le caquiste Jacques Duchesneau. Philippe Couillard ne se pressera pas pour déclencher une partielle dans cette circonscription perdue d'avance. Legault doit faire oublier le résultat humiliant de son parti dans la partielle de Chicoutimi, où sa candidate n'a même pas eu assez de votes pour se faire rembourser ses dépenses électorales.
Un honneur pour David
La co-porte-parole de Québec solidaire en est à son dernier mandat. Elle aura l'honneur d'avoir fait adopter un projet de loi émanant d'un député, chose rare à l'Assemblée nationale. Sa loi empêchera les propriétaires d'évincer leurs locataires âgés. Sa collègue Manon Massé a également joué un rôle déterminant pour l'adoption d'un projet de loi permettant aux jeunes de changer d'identité sexuelle, une demande de longue date de la communauté LGBT.

lundi, décembre 07, 2015

Impôt des particuliers: les libéraux vont de l'avant

http://www.lapresse.ca/actualites/politique/

Publié le 07 décembre 2015 à 16h24 | Mis à jour à 17h20
Ces mesures entreront en vigueur dès le 1er... (Photo d'archives)
PHOTO D'ARCHIVES
Ces mesures entreront en vigueur dès le 1er janvier 2016.
(Ottawa) Les libéraux de Justin Trudeau ont sous-estimé d'environ 1,2 milliard de dollars le coût total annuel de la baisse d'impôts promise aux contribuables de la classe moyenne.
Cela n'a pas empêché lundi le ministre des Finances Bill Morneau d'annoncer que le gouvernement libéral ira de l'avant avec sa promesse électorale de faire passer de 22 à 20,5 % le taux du deuxième palier d'imposition (revenus imposables de 45 282 $ à 90 563$) pour les particuliers et de créer une nouvelle tranche d'imposition de 33 % pour ceux dont le revenu dépasse 200 000 $. Il a déposé lundi une motion de voies et moyens aux Communes qui sera votée dès mercredi de sorte que les changements fiscaux puissent entrer en vigueur le 1er janvier 2016.
En campagne électorale, les libéraux avaient promis que la baisse d'impôts accordée aux contribuables de la classe moyenne serait entièrement financée par une hausse du fardeau fiscal des particuliers mieux nantis qui empochent un salaire annuel de 200 000 $ et plus.
Or les calculs du ministère des Finances démontrent que cela ne sera pas le cas. En effet, la réduction du fardeau fiscal privera le fisc d'environ 3,4 milliards de dollars en revenus tandis que la majoration des impôts pour les contribuables plus fortunés rapportera à l'État 2 milliards de dollars.
En ramenant de 10 000 $  à 5500 $ la limite annuelle de la cotisation à un Compte d'épargne libre d'impôts (CELI), comme les libéraux l'avaient promis, en rajustant le crédit d'impôts pour les dons de bienfaisance et en révisant les taux des impôts remboursables sur le revenu de placement des sociétés privées, le gouvernement Trudeau va chercher environ 400 millions de dollars de plus en revenus en 2016-2017.
Le manque à gagner total pour concrétiser cette promesse électorale s'élève donc à environ 1,2 milliard de dollars par année pour les cinq prochains exercices financiers.
«Notre gouvernement s'est engagé à investir pour assurer la croissance de notre économie, renforcer la classe moyenne et aider les gens qui travaillent fort pour qu'ils en fassent partie. Nous avons pris l'engagement de fournir une aide directe à ceux qui en ont le plus besoin. L'annonce d'aujourd'hui constitue une étape importante en ce qui concerne le respect de ces engagements »,  a affirmé le ministre Bill Morneau en conférence de presse.
En tout, neuf millions de contribuables auront droit à une réduction moyenne de 330 $ par année - l'allègement fiscal maximal s'élèvera à 679 $ par particulier. Dans le cas d'une famille dont les deux conjoints travaillent, la baisse d'impôt moyenne sera de 540 $ et pourrait atteindre un maximum de 1358$ par année.
Selon les données du ministère des Finances, on compte environ 319 000 contribuables qui empochent 200 000 $ et plus et qui verront donc le fisc fédéral puiser davantage dans leurs poches en 2016.
Cette refonte du régime fiscal pour les particuliers se butera vraisemblablement à l'opposition des conservateurs et des néo-démocrates.
Le projet de loi libéral est décrié comme étant inéquitable et mal ciblé par les partis d'opposition à Ottawa.
La chef intérimaire du Parti conservateur, Rona Ambrose, l'a critiqué lors de son allocution en réaction au discours du Trône qui a été livré vendredi dernier.
Le chef du Nouveau Parti démocratique (NPD), Thomas Mulcair, a pour sa part regretté qu'environ 70 % des Canadiens ne toucheraient pas un sou avec ces mesures fiscales.
Fort de sa majorité parlementaire, le Parti libéral du Canada (PLC) n'a pas besoin de l'appui des autres partis aux Communes pour faire adopter ses projets de loi.
- Avec la Presse canadienne

vendredi, octobre 23, 2015

Les libéraux plus soucieux de leur image que des Autochtones, selon le PQ

http://ici.radio-canada.ca/nouvelles/politique/

Le député Pascal Bérubé
Le député du PQ Pascal Bérubé  Photo :  PC/Jacques Boissinot
Au sein des partis d'opposition, nombreuses sont les voix qui s'élèvent pour reprocher à Québec, et à la ministre de la Sécurité publique en particulier, de n'avoir pas agi plus tôt dans le dossier des femmes autochtones de Val-d'Or qui aurait été victimes d'agressions sexuelles et d'abus de pouvoir aux mains de policiers de la Sûreté du Québec (SQ).
Au Parti québécois (PQ), on reproche à Lise Thériault d'avoir confié dans un premier temps l'enquête sur ces allégations à la SQ elle-même. Aux yeux du PQ, il a fallu que Radio-Canada diffuse un reportage sur cette affaire pour que la ministre se ravise et transfère l'enquête au Service de police de la Ville de Montréal (SPVM).
« On fait face à un gouvernement qui veut davantage préserver son image que venir en aide aux femmes autochtones », a dénoncé le député péquiste Pascal Bérubé.
De l'avis des députés péquistes Carole Poirier, Pascal Bérubé et Guy Leclair, « le laxisme du gouvernement dans le dossier est inacceptable ». Guy Leclair se demande pour sa part où est le ministre québécois des Affaires autochtones, Geoffrey Kelley.
« Était-il seulement au courant de la situation, demande M. Leclair. Son silence dans le dossier est troublant ». 
La CAQ réclame une commission d'enquête
À la Coalition Avenir Québec (CAQ), les porte-parole en matière de justice, Simon Jolin-Barrette, et en matière d'affaires autochtones, Mathieu Lemay, exigent sans délai l'instauration d'une commission d'enquête dans le dossier des présumés abus commis envers les femmes autochtones.
Pour la CAQ, le mandat de cette éventuelle commission doit englober tous les enjeux tels que la disparition et l'assassinat de femmes autochtones, de même que la violence conjugale et les agressions sexuelles dont certaines d'entre elles seraient victimes.
« Les nations autochtones doivent être consultées et impliquées dans la mise en place et l'exécution de cette commission d'enquête. »— SimonJolin-Barrette et Mathieu Lemay, députés de la CAQ

Québec solidaire se rendra sur place
Manon Massé, députée de Québec solidaire, estime louable la décision du gouvernement de Philippe Couillard de confier l'enquête au SPVM. Mais elle se demande du même souffle si l'intérêt de Québec pour la question ne fera pas place rapidement à « l'indifférence ».
Mme Massé se questionne de surcroît sur les raisons qui ont poussé Lise Thériault à retirer l'enquête des mains de la SQ cinq mois après qu'elle eut appris l'existence des allégations.
« Mais pourquoi pas plus tôt? Parce que ce n'était pas passé à la télévision? », a-t-elle souligné.
Québec solidaire assure qu'il fera preuve de vigilance dans ce dossier. La semaine prochaine, le député Amir Khadir se rendra dans la région de Val-d'Or afin de voir comment le parti peut à l'avenir porter les demandes des femmes autochtones jusqu'à l'Assemblée nationale.

vendredi, octobre 02, 2015

Sondage: les Libéraux en tête

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Publié par Charles Payette pour (Québec) CogecoNouvelles le vendredi 02 octobre 2015 à 05h12. Modifié à 07h57.
Sondage: les Libéraux en tête
Justin Trudeau/Cogeco Nouvelles
QUÉBEC - Les libéraux de Justin Trudeau sont passés en tête dans les intentions de vote au Canada, alors qu'une lutte à deux se dessine en vue des prochaines élections.

Si des élections avaient lieu aujourd'hui le Parti libéral récolterait 32 % de la faveur populaire. Le Parti conservateur de Stephen Harper suit de près avec 30 %. Le NPD poursuit sa descente et ne récolte plus que 26 % des intentions de vote.
Léger Marketing pense que de tels résultats aux élections du 19 octobre mèneraient à un gouvernement minoritaire.
Toujours selon le sondage Léger-Le journal de Montréal-Le Devoir, au Québec, les troupes de Thomas Muclair dominent toujours avec 28 % ; le parti a toutefois perdu 10 points en une semaine. Le Bloc québécois est maintenant à 24 %, à égalité avec le Parti libéral. Les Conservateurs ferment la marche avec 21 % de la faveur populaire.
Le sondage réalisé entre les 28 et 30 septembre ajoute que 43 pour cent des électeurs peuvent encore changer d'idée.
Le sondage a été mené par Internet auprès 2107 électeurs canadiens, dont 999 au Québec, pour Le Devoir, Le Journal de Montréal et le réseau TVA.

samedi, septembre 26, 2015

Élections Canada 2015 Les libéraux présentent leur cadre financier sans Justin Trudeau pour le défendre

http://ici.radio-canada.ca/sujet/

Justin Trudeau, à Brampton, le 25 septembre
Justin Trudeau, à Brampton, le 25 septembre  Photo :  PC/Adrian Wyld

Les libéraux présenteront finalement leur cadre financier cet avant-midi. Les adversaires de Justin Trudeau le pressent depuis des semaines de chiffrer ses promesses.
Ce sont les candidats Ralph Goodale, John McCallum et Jean-Yves Duclos qui présenteront les chiffres du Parti libéral.
Justin Trudeau a choisi de rester loin des médias jusqu'à lundi, jour du débat Munk. « Comme vous savez, au moment de la préparation de débats, les politiciens ont du travail à faire. Moi, effectivement, je passe un peu de temps avec ma famille aussi cette fin de semaine, parce que ça fait un long stretch que je ne suis pas avec eux pour du temps de qualité », a-t-il expliqué vendredi en point de presse à Brampton, en Ontario.
D'ici là, c'est son équipe économique qui prendra le relais, a-t-il poursuivi. « Nous allons avoir énormément de détails dans notre annonce demain et j'ai bien hâte de prendre des questions dans les jours et les semaines à venir sur comment le Parti libéral va renforcer la classe moyenne, va aider ceux qui veulent se joindre à la classe moyenne, et vont investir dans l'avenir de nos communautés », a ajouté M. Trudeau.
Le chef libéral s'est engagé à réaliser des déficits « modestes » durant trois ans seulement afin d'investir dans les infrastructures. Ces déficits doivent s'élever à 10 milliards de dollars les deux premières années d'un mandat libéral, et être moindre la dernière année.
Questionné vendredi sur le dévoilement du cadre financier libéral, le chef néo-démocrate Thomas Mulcair s'est moqué de son adversaire en demandant s'il s'agissait « du cadre financier qu'il dit avoir déjà publié? ». M. Mulcair a répété ses accusations selon lesquelles Justin Trudeau dit tout et son contraire, notamment en ce qui concerne les déficits et le cadre financier. « Qu'il publie ces chiffres, on va les regarder. Mais je ne sais pas pourquoi il se cacherait pour ne pas répondre aux questions pendant plusieurs jours après les avoir publiés », a-t-il ajouté plus sérieusement.

mercredi, mai 27, 2015

Les libéraux s'en prennent à Vidéotron, une des entreprises de PKP

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Publié par La Presse Canadienne le mercredi 27 mai 2015 à 12h20. Modifié par Danielle Arsenault à 12h55.
Les libéraux s'en prennent à Vidéotron, une des entreprises de PKP
Pierre Arcand
QUÉBEC - Le gouvernement Couillard balaie du revers de la main les critiques contre Hydro-Québec en attaquant de front Vidéotron, une des entreprises du chef péquiste Pierre Karl Péladeau.
Dans un débat en Chambre, mercredi, le ministre des Ressources naturelles et de l'Énergie, Pierre Arcand, s'en est ainsi pris directement au géant québécois des télécommunications, ainsi qu'au conglomérat Québecor. C'est la première fois que les libéraux éclaboussent le fleuron de l'empire de PKP, une de ses entreprises les plus rentables.

Le ministre répondait au porte-parole péquiste en matière d'Énergie, Bernard Drainville, qui, à la période de questions, accusait Hydro-Québec d'agir en «Shylock» en imposant des taux d'intérêt de 14,4 pour cent pour des comptes payés en retard.

M. Arcand a saisi la balle au bond en demandant combien Vidéotron et Québecor Média facturaient en taux d'intérêt à leurs clients mauvais payeurs, visant ainsi le conglomérat du nouveau chef péquiste. «Je serais curieux de savoir ce que Vidéotron, Québecor Média, l'ensemble de ces entreprises-là, chargent (sic) lorsque les clients sont en retard», a-t-il dit.

Du temps où il était président du conseil d'administration d'Hydro, M. Péladeau ne semblait pourtant pas se formaliser des taux d'intérêt de la société d'État, a ajouté le ministre.

M. Drainville est revenu à la charge en dénonçant les pratiques d'Hydro envers sa clientèle, au même moment où la société d'État a liquidé des équipements de 79 millions $ pour moins de 75 000 $, selon le dernier rapport de la vérificatrice générale.

«Ils (les libéraux) égorgent du monde et ils sont heureux de ça, vous chargez (sic) des taux usuraires de shylock», a lancé le député de Marie-Victorin.

Non démonté, le ministre en a même rajouté en affirmant que le géant des télécommunications faisait bien pire. «Dans le cas de Vidéotron, quand les clients sont en retard, c'est 19,56 pour cent», a-t-il lancé.

En point de presse peu après, avant de se rendre à la séance du conseil des ministres, M. Arcand s'est défendu de vouloir discréditer une grande entreprise québécoise. Il a assuré que son attaque visait l'opposition péquiste.

Vidéotron est devenu au fil des années l'entreprise la plus florissante du groupe Québecor. Au premier trimestre, les revenus de télécommunications de Québecor, en grande majorité générés par Vidéotron, ont été de 762,5 millions $, sur des revenus totaux de 948,6 millions $ pour l'ensemble de Québecor.

Vidéotron se targue d'avoir près de 1,8 million d'abonnés à son service de télédistribution, soit un taux de pénétration de plus 63 pour cent dans les résidences et les entreprises québécoises. L'entreprise a 1,5 million d'abonnés à son service de téléphonie mobile.

vendredi, mai 22, 2015

La CAQ craint que les libéraux aient quelque chose à cacher

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Les candidats de la Coalition avenir Québec dans Chauveau, Jocelyne Cazin, et dans Jean-Talon, Alain Fecteau, sont entourés des députés Éric Caire et Marc Picard.
PHOTO JOURNAL DE QUÉBEC, MARC-ANDRÉ GAGNON

Les candidats de la Coalition avenir Québec dans Chauveau, Jocelyne Cazin, et dans Jean-Talon, Alain Fecteau, sont entourés des députés Éric Caire et Marc Picard.

Marc-André Gagnon
Les libéraux n’aurait pas dû reporter le dévoilement du plan de réaménagement de la tête des ponts, croit la Coalition avenir Québec, qui craint de mauvaises surprises après les élections partielles de Chauveau et Jean-Talon.

«Étant donné qu’on ne l’a pas vu, c’est difficile de savoir qu’est-ce que ça cache», a indiqué le candidat de la CAQ dans Jean-Talon, Alain Fecteau. En général, quand les gens ne veulent pas montrer quelque chose c’est qu’ils ont peur.»
Le grand projet de réaménagement de la porte d’entrée de la Capitale-Nationale devait être annoncé le 28 avril dernier. Une session de travail technique avait également été prévue en marge d’une conférence de presse qui devait se dérouler à l’Aquarium de Québec.
La présentation a été annulée la veille, sous prétexte d’un conflit d’horaire. Quelques heures plus tard, les libéraux convoquaient les médias à l’annonce de leurs candidats dans Chauveau et Jean-Talon, à la même case horaire. Les libéraux avaient justifié de reporter la présentation après les élections partielles par crainte que le gouvernement soit accusé d’instrumentaliser le ministère des Transports.
«Je ne pense pas que ça serait une instrumentalisation du ministère des Transports», croit le candidat caquiste dans Jean-Talon.
«La transparence exige que lorsqu’il y a un plan, qu’il soit partagé avec la population et qu’on puisse le commenter et aller au fond des choses. [...] Il aurait été préférable qu’ils l’annoncent», a continué M. Fecteau, en conférence de presse avec la candidate Jocelyne Cazin ainsi que les députés caquistes Éric Caire et Marc Picard.
Dans Jean-Talon, le réaménagement du secteur de la tête des ponts aura une incidence importante sur la congestion, en particulier si le projet de gratte-ciel Le Phare se concrétise, a relaté M. Fecteau.

Henri-IV

La candidate caquiste dans Chauveau, Jocelyne Cazin, en a profité pour réitérer l’opposition de la CAQ à l’aménagement d’une voie réservée sur l’autoroute Henri-IV, dont la phase préparatoire des travaux d’élargissement a débuté l’automne dernier.
L’aménagement éventuel d’une voie réservée sur l’autoroute Henri-IV avait été très critiqué sous le gouvernement Marois. Les libéraux s’étaient positionnés en faveur de cette voie réservée, mais dans la mesure où le covoiturage y serait permis, comme c’est le cas sur l’autoroute Robert-Bourassa.
«Ce n’est pas un compromis acceptable», a signalé le député de La Peltrie, Éric Caire.

mardi, mai 05, 2015

Les libéraux de nouveau portés au pouvoir à l'Île-du-Prince-Édouard

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Publié par La Presse Canadienne le lundi 04 mai 2015 à 22h58. Modifié par 98,5 Sports à 23h10.
Les libéraux de nouveau portés au pouvoir à l'Île-du-Prince-Édouard
CHARLOTTETOWN - Les électeurs de l'Île-du-Prince-Édouard ont élu pour un troisième mandat consécutif le Parti libéral à la tête du gouvernement provincial lundi soir, lors d'un scrutin qui a résulté en une victoire surprise pour le chef du Parti vert.
Les libéraux, menés par le premier ministre Wade MacLauchlan, ont vu leur majorité réduite légèrement par rapport aux 20 sièges qu'ils détenaient avant le déclenchement de l'élection. Ils ont ainsi remporté 18 sièges, les progressistes-conservateurs huit et les verts, un.

M. MacLauchlan s'est adressé aux partisans libéraux à Stanhope, où il a regardé les résultats électoraux qui ont produit bon nombre de courses très serrées dans les circonscriptions.

«Cela fut une très intéressante soirée dans la province, une qui nous a menés, je crois, bien plus loin en soirée que les gens ne l'avaient prévu. Je crois que cela indique qu'une ère fort intéressante est devant nous, en ce qui concerne la politique à l'Île-du-Prince-Édouard, et nous avons bien hâte d'en faire partie», a déclaré M. MacLauchlan, 60 ans, un ancien recteur de l'Université de l'Île-du-Prince-Édouard.

Les citoyens de la province se rappelleront de cette élection comme celle qui a résulté en une avancée marquée pour le NPD et le Parti vert alors qu'ils ont obtenu plus de 20 pour cent du vote populaire.

La victoire du chef Peter Bevan-Baker pour le Parti vert dans la circonscription de Kellys Cross-Cumberland est une première pour le parti à l'Île-du-Prince-Édouard.

«La dixième fois a été la bonne», a déclaré M. Bevan-Baker, un dentiste de Hampton, qui gère une clinique, un café et un centre communautaire dans une église historique restaurée. «Si vous n'avez pas de succès la première fois, essayez, essayez, essayez, essayez, essayez, essayez de nouveau!», a-t-il lancé.

M. MacLauchlan a reconnu qu'une page d'histoire avait été écrite par le chef Bevan-Baker.

«Peter Bevan-Baker est un homme pour qui j'ai beaucoup de respect», a-t-il dit aux journalistes lors d'une célébration à Charlottetown. «Il s'agit de quelqu'un qui, je crois, fera une contribution importante à la province».

Il s'agissait de la première campagne provinciale pour le chef du NPD Mike Redmond, qui n'a pas été victorieux dans son comté.

Le chef des conservateurs Rob Lantz a augmenté de 5 le nombre de sièges détenus par son parti, mais il a perdu le sien dans la circonscription de Charlottetown-Brighton par 24 votes, laissant en suspens des questions sur son avenir politique.

Quatre circonscriptions ont été gagnées par moins de 100 votes, incluant une victoire libérale remportée par seulement deux voix.

Lorsque l'Assemblée législative a été dissoute pour l'élection il y a quatre semaines, les libéraux détenaient 20 sièges, les conservateurs trois, il y avait un indépendant et trois sièges étaient vacants.

Les partis d'opposition ont utilisé la campagne électorale, qui a duré un mois, pour remettre en question les actions des libéraux, après que le gouvernement eut été accusé de ne pas avoir rendu de comptes au sujet de problèmes avec un programme pour les immigrants investisseurs et une tentative pour devenir l'autorité régulatrice du jeu sur Internet pour le pays.

Mais les libéraux se sont présentés avec un nouveau chef, soit Wade MacLauchlan, qui est devenu le leader du parti et premier ministre à la fin du mois de février, après la démission de Robert Ghiz, qui avait été près de huit ans au pouvoir.

Même avant le début de la campagne, le chef MacLauchlan a agi rapidement pour régler les défis auxquels son gouvernement faisait face.

Il a commencé en présentant une série de réformes sur les conflits d'intérêts, visant à améliorer la transparence du gouvernement et sa reddition de comptes.

Ce geste est survenu après une enquête de trois ans de la GRC au sujet d'allégations de fraude entourant le programme d'immigrants investisseurs, que la police a clos en janvier, sans déposer d'accusations.

Malgré les défis, l'ancien académique — le premier politicien ouvertement gai à se faire élire comme premier ministre dans la province — était perçu comme le favori dans cette course depuis le début.