jeudi, novembre 12, 2015

QUÉBEC Des travaux de 60,5 millions à l’Assemblée nationale

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12 novembre 2015 17h06 | Jocelyne Richer - La Presse canadienne à Québec | Québec
Deux nouvelles salles de commission parlementaire seront aménagées dans le cadre de ce projet.
Photo: Source Assemblée nationale

Deux nouvelles salles de commission parlementaire seront aménagées dans le cadre de ce projet.
L’austérité budgétaire ambiante n’affecte pas l’Assemblée nationale, qui injectera 60,5 millions de fonds publics pour mener à bien divers travaux visant à réaménager les lieux et assurer une meilleure sécurité à ses occupants et visiteurs.
 
L’Assemblée nationale du Québec est une entité autonome, distincte du gouvernement, et n’a donc pas à se plier aux contraintes budgétaires de ce dernier. Elle n’a pas davantage besoin de son autorisation pour exécuter des travaux.
 
Les rénovations débuteront au printemps 2016 pour se compléter à l’été 2019. C’est le Bureau de l’Assemblée nationale (BAN), composé d’élus, qui encadrera tout le processus.
 
Cible trop facile
 
Le parlement était devenu vulnérable, une cible trop facile pour d’éventuels terroristes, a fait valoir le président de l’Assemblée nationale, Jacques Chagnon, pour justifier son projet, en conférence de presse, jeudi.
 
L’accueil des visiteurs laissait aussi à désirer, en raison d’infrastructures jugées vétustes et peu sécuritaires. Une nouvelle structure, plus vaste et fonctionnelle, sera érigée à l’extérieur du parlement, en sous-sol, sous l’escalier principal, et c’est là que devront converger les milliers de visiteurs qui fréquentent le parlement chaque année. Les contrôles de sécurité des visiteurs seront accrus.
 
De plus, deux nouvelles salles destinées aux commissions parlementaires seront construites sous le parlement.
 
L’accès au parlement, érigé en 1877, sera resserré par diverses mesures de contrôle.

POLITIQUE FÉDÉRALE Les conservateurs accusés d’avoir laissé des «coffres vides»

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12 novembre 2015 17h00 |La Presse canadienne | Canada
Le président du Conseil du Trésor, Scott Brison
Le président du Conseil du Trésor, Scott BrisonPhoto: Fred Chartrand Archives La Presse canadienne
Ottawa — Le nouveau gouvernement libéral laisse entendre qu’il pourrait devoir faire des ajustements pour remplir ses promesses électorales en matière de budget après avoir hérité de « coffres vides » des conservateurs.

Le président du Conseil du Trésor, Scott Brison, dit ne pas être surpris que le gouvernement Harper ait légué une si mince marge de manoeuvre fiscale.

Les conservateurs, dit-il, ont basé leur surplus projeté de 1,4 milliard de 2015-2016 sur une vente d’actifs unique et des prévisions de croissance optimistes.

M. Brison a fait ces commentaires après que le directeur parlementaire du budget (DPB) eut prévenu que l’affaiblissement de la croissance pourrait entraîner le Canada dans des déficits plus importants dès l’an prochain.

Les libéraux se sont engagés en campagne à cumuler des déficits d’un maximum de 10 milliards par année, durant trois ans, et de rétablir l’équilibre avant la prochaine élection.

Les libéraux ont gagné un mandat majoritaire le mois dernier, après avoir promis d’investir massivement dans les infrastructures pour créer des emplois et stimuler l’économie.

Les modalités pour l'accueil des 25 000 réfugiés syriens encore inconnues

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Publié par La Presse Canadienne le jeudi 12 novembre 2015 à 16h14.
Les modalités pour l'accueil des 25 000 réfugiés syriens encore inconnues
OTTAWA — Les provinces et municipalités devront attendre encore un peu avant de savoir comment le gouvernement de Justin Trudeau entend faire venir au pays et relocaliser les 25 000 réfugiés syriens qu'il a promis d'admettre au Canada d'ici la fin de l'année.
Le gouvernement libéral devait dévoiler les modalités de l'accueil à l'issue d'une réunion du cabinet jeudi matin, mais des annonces à cet effet ne devraient finalement pas avoir lieu avant «quelques jours».

Le ministre de l'Immigration, des Réfugiés et de la Citoyenneté, John McCallum, a ajouté une couche de confusion en indiquant que les 25 000 réfugiés proviendront d'une «combinaison» de parrainages privés et par l'État. La promesse de M. Trudeau en campagne était pourtant de 25 000 réfugiés entièrement parrainés par le gouvernement.

En point de presse en après-midi, M. Trudeau a indiqué que ce serait «un beau défi» de les accueillir, mais qu'il avait «énormément confiance» d'être en mesure de le faire.

Il a semblé contredire son ministre en indiquant «qu'autour» de 25 000 réfugiés seront bel et bien parrainés par le gouvernement, tout en signalant que ses troupes allaient «regarder toutes sortes de différentes façons d'amener ces gens».

Près de 10 000 réfugiés syriens ont été «enregistrés» par Ottawa et sont en attente de pouvoir fouler le sol canadien. Depuis janvier dernier, environ 6000 ont été admis grâce à des parrainages privés.

D'autre part, en marge d'une allocution devant la Chambre de commerce du Montréal métropolitain, le président et chef de la direction de Cogeco, Louis Audet, a livré un plaidoyer en faveur de l'arrivée annuelle de quelque 100 000 réfugiés par année.

Accompagné du rapporteur spécial des Nations unies pour les droits de l'homme et des migrants, François Crépeau, et du consul général d'Allemagne à Montréal, Walter Leuchs, M. Audet a adressé une liste de reproches au gouvernement conservateur précédent.

Pendant plusieurs années, à son avis, le Canada s'est tout simplement contenté de «regarder ailleurs».

«Cela fait deux ans que sur nos écrans de télévision, nous voyons des tragédies, des morts et des gens qui souffrent, a-t-il dit. Le Canada a fait preuve d'un immobilisme politique institutionnalisé.»

S'il salue l'attitude du nouveau gouvernement libéral depuis sa victoire le 19 octobre dernier, le président et chef de la direction de Cogeco a estimé qu'il était possible d'en faire encore plus.

M. Audet dit avoir utilisé son jugement pour identifier la cible de 100 000 migrants, rappelant que le pays avait été capable d'accueillir 70 000 réfugiés vietnamiens en 1979.

À ses côtés, M. Crépeau a estimé que la meilleure façon de faire serait de sélectionner directement les candidats dans des pays de transit comme la Turquie, la Jordanie et le Liban.

«Vous éliminez le marché des passeurs, a-t-il affirmé. Nous faisons la reconnaissance du statut de réfugié sur place et il est beaucoup plus facile de les faire venir ici de façon organisée.»

Pour que le Canada puisse de nouveau occuper un rôle important sur la scène internationale, M. Audet a aussi relayé l'idée du rapporteur spécial des Nations unies pour la tenue d'une conférence au pays sur ce dossier.

«Il faut reprendre notre place, a-t-il dit. Ça serait une belle façon d'offrir notre aide. Ensemble, l'Europe, l'Amérique du Nord, l'Amérique du Sud, l'Australie et la Nouvelle-Zélande pourraient élaborer une solution.»

Un double attentat fait 37 morts au Liban

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Par RédactionThe Associated Press

BEYROUTH – Un double attentat-suicide a fait au moins 37 morts jeudi dans un quartier chiite de Beyrouth, au Liban.
Un représentant de la Croix-Rouge libanaise a indiqué aux médias que 180 personnes ont aussi été blessées.
Les explosions se sont produites à quelques minutes d’intervalle à l’heure de pointe, dans le quartier de Burj al-Barajneh. Les attentats n’ont pas immédiatement revendiqués.
Le sud du Liban est un fief du groupe militant libanais du Hezbollah, qui combat aux côtés des forces syriennes dans ce pays. Ce n’est pas la première fois que le secteur est attaqué et des groupes sunnites ont menacé d’y perpétrer de nouvelles attaques.
Le premier kamikaze se serait donné la mort à l’extérieur d’une mosquée chiite et le deuxième à l’intérieur d’une boulangerie voisine.
Différentes sources rapportent la présence d’un troisième kamikaze qui a été retrouvé mort, les jambes arrachées mais le torse et sa ceinture d’explosifs intacts. Il pourrait avoir été tué par l’explosion du deuxième kamikaze.
Les hôpitaux du sud de Beyrouth demandent à la population de faire des dons de sang et d’éviter de se masser autour des portes pour ne pas interférer avec le travail des secouristes.
Le secteur a rapidement été bouclé par des soldats libanais et des miliciens du Hezbollah pour empêcher quiconque de s’approcher. Un photographe de l’Associated Press a notamment été apostrophé par un milicien en colère.
Le son des sirènes des ambulances pouvait toujours être entendu dans les rues de Beyrouth une heure après les attentats.

Grève générale contre l'austérité en Grèce

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Mise à jour le jeudi 12 novembre 2015 à 11 h 05 HNE
Près de 25 000 personnes participaient jeudi à trois manifestations dans la capitale grecque, selon la police.
Près de 25 000 personnes participaient jeudi à trois manifestations dans la capitale grecque,
 selon la police.
  Photo :  Michalis Karagiannis / Reuter

La Grèce a connu jeudi sa première grève générale en un an dans les secteurs public et privé, plus gros défi lancé au gouvernement d'Alexis Tsipras depuis qu'il a remporté les élections législatives anticipées de septembre en promettant d'atténuer l'impact d'années de récession et d'austérité.
Les forces de l'ordre ont fait brièvement usage de gaz lacrymogènes pour disperser des manifestants lançant des cocktails Molotov lors d'un rassemblement qui a réuni plusieurs milliers de personnes dans le centre d'Athènes.
Les protestataires entendaient marcher en direction du parlement, proche d'un hôtel où ont repris mercredi les discussions avec les créanciers internationaux de la Grèce sur le suivi des mesures d'austérité promises par le gouvernement Tsipras.
Les manifestants entendaient dénoncer de nouvelles hausses fiscales et de nouvelles réductions des retraites au moment où cinq années de rigueur ont sapé l'activité économique et le chômage touche un quart de la population active.
« Mon salaire ne me permet pas de subvenir à mes besoins essentiels. Mes étudiants meurent de faim. »— Dimitris Nomikos, un enseignant de 52 ans présent dans le cortège de la manifestation

« Ils sont en train de détruire le système de sécurité sociale. Je pense que nous ne toucherons jamais nos retraites », a déploré l'enseignant
De brèves échauffourées ont éclaté jeudi entre la police anti-émeute et de jeunes manifestants.
De brèves échauffourées ont éclaté jeudi entre la police anti-émeute et de jeunes manifestants.  Photo :  Alkis Konstantinidis / Reuter

Promesses non tenues
De nombreux avions étaient cloués au sol, les hôpitaux fonctionnaient à effectifs très réduits, les navires restaient à quai et les administrations sont restées fermées.
Le parti Syriza d'Alexis Tsipras avait remporté les élections législatives en janvier sur la promesse de mettre fin à l'austérité, mais après des mois de négociations le chef du gouvernement avait été contraint de revenir sur son engagement face au risque de voir la Grèce exclue de la zone euro.
Tsipras se trouve contraint de gérer une contradiction, celle de la mise en oeuvre de mesures imposées par les créanciers internationaux qu'il estime injustes, a expliqué Olga Gerovasili, porte-parole du gouvernement.
Dans le cortège, les manifestants ont dénoncé les promesses non tenues par Alexis Tsipras tandis que d'autres reprochaient à Syriza de mener une stratégie de double langage.

Libéraux chics et libéraux chiches (2)

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MARIO DUMONT
MISE à JOUR 
Canada's new Prime Minister Justin Trudeau speaks to the crowd outside Rideau Hall after the government's swearing-in ceremony in Ottawa Lorsque j’écrivais au lendemain de l’élection de Justin Trudeau que son côté dépensier servirait d’argument aux militants anti-austérité pour conspuer le gouvernement Couillard, je ne pensais pas que les choses iraient aussi vite.
Je n’en croyais pas mes yeux quelques jours plus tard de voir à la une duDevoir l’image d’une jeune manifestante dans une marche contre l’austérité qui tenait en ses mains quoi...? Une affiche électorale de Justin Trudeau. Elle l’avait bricolée pour y ajouter un slogan anti-austérité.
Encombrant pour les cousins libéraux de Québec de se faire dire: «Justin il a compris lui! Il faut investir dans notre avenir! Quitte à s’endetter!» Avec Justin Trudeau, qui va embaucher des fonctionnaires, emprunter pour construire des infrastructures et hausser les dépenses en culture, les libéraux du Québec feraient mieux de se préparer à entendre cette rengaine pro-Trudeau à satiété.
Réforme de l’aide sociale
Voici donc que cette comparaison entre libéraux chics et chiches m’inspire cette semaine une deuxième chronique, sur un tout autre aspect: l’incitation à aller travailler. Sam Hamad vient tout juste de déposer le projet de loi 70, dont l’un des objectifs consiste à pousser les demandeurs d’aide sociale pour une première fois à s’inscrire dans un parcours obligatoire visant la remise en emploi.
Le projet de loi est assez contraignant pour les demandeurs de prestations d’aide sociale qui n’ont pas de contrainte à l’emploi. Ils devront obligatoirement s’inscrire à une démarche appelée Objectif emploi, sous peine de pénalités financières. Les récalcitrants pourraient voir leur chèque d’aide sociale coupé de moitié, en cas de refus de chercher du travail.
Le ministre Hamad plaide que les nouveaux demandeurs d’aide sociale ont pour la plupart moins de 30 ans et qu’à cet âge, une personne en santé ne peut pas rester à ne rien faire dans une économie où plusieurs secteurs déplorent des pénuries de main-d’œuvre.
En résumé, les libéraux de Philippe Couillard sont prêts à faire face à la critique, car ils ont la conviction qu’il faut serrer la vis pour pousser des gens vers le marché du travail. Je crois qu’ils ont raison, surtout sachant qu’une personne qui commence à passer du temps sur l’aide sociale devient plus à risque d’y retourner souvent et longtemps.
Le bon Justin
Au même moment, sur cette même question de l’incitation au travail, les libéraux d’Ottawa s’apprêtent à aller dans la direction exactement inverse. Le programme géré par le fédéral, l’assurance-emploi, a été l’objet de réformes fort critiquées qui visaient précisément cet objectif: pousser les travailleurs à participer au marché de l’emploi.
Cela s’est fait autant sous l’impulsion de gouvernements libéraux avec Paul Martin que sous les conservateurs.
Pour donner suite aux critiques émanant en particulier de régions comme l’Atlantique, Justin Trudeau a promis des assouplissements aux règles tôt dans son mandat. Avec l’appui reçu dans les provinces de l’Atlantique (32 circonscriptions sur 32), le nouveau premier ministre a-t-il vraiment le choix de leur livrer la marchandise?
Encore une fois, des manifestants défenseurs des assistés sociaux scanderont des slogans anti-Couillard et feront référence à l’approche sociale généreuse du bon cousin Justin.

«Je pense qu’on devrait donner nos augmentations de salaire aux enseignants, aux infirmières et aux gens des secteurs publics», dit Alexandre Cloutier

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MISE à JOUR 
periode des questions  Alors que les manifestations se multiplient, afin de protester contre les mesures austères du gouvernement libéral, un projet de loi est déposé à l'Assemblée nationale, afin d’augmenter le salaire des députés et du premier ministre.
Questionné sur le contexte au cours duquel ce projet de loi est déposé, le député de Lac-Saint-Jean, Alexandre Cloutier a fait cette déclaration surprenante:
«Moi je pense qu’on devrait donner, les députés, nos hausses de salaire aux enseignants, aux infirmières pis aux gens des secteurs publics.»
«Je le pense sincèrement! Je vous le dis comme je le pense, parce que ce n’est pas le bon timing», a indiqué Alexandre Cloutier.
«On offre 0 pour cent aux profs, on offre 0 pour cent aux infirmières, on offre 0 pour cent à nos fonctionnaires de la fonction publique. Qu’on prenne cet argent-là pis qu’on la redistribue», a-t-il proposé.
Le porte-parole de l’opposition officielle en matière d’éducation a aussi ajouté que les députés devraient être «solidaires» envers les travailleurs de l’État et que cette proposition devrait être «rejetée du revers de la main.»
«Le timing est mauvais. On aura amplement le temps de discuter des conditions de travail des députés dans un autre contexte», a-t-il expliqué.
«Il n’y a pas un travailleur au Québec qui accepterait d’être appauvri. Il n’y en a pas un! C’est la même chose pour les travailleurs de la fonction publique.»
Interrogé à savoir si le parti québécois allait voter contre ce projet de loi, le député Alexandre Cloutier, indique affirme que le parti ne «peut pas voter pour une augmentation de salaire à 30% par rapport aux enseignants et à tous les autres qui ont zéro.»
«Ça n’a juste aucun bon sens! Réglons la négo actuelle, faisons des offres qui sont décentes, arrêtons d’appauvrir notre fonction publique et on verra après», a-t-il conclu.
Une augmentation de salaire à coût nul
De son côté, le gouvernement soutient que ces augmentations de salaire se feront à coût nul pour les contribuables.
En effet, l’administration Couillard prévoit que ces hausses salariales seront épongées par les économies générées notamment par l’abolition des indemnités de départs des députés et par les modifications apportées au régime de retraite.

Eaux usées dans le fleuve: Barrette va continuer de boire l'eau du robinet

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GENEVIÈVE LAJOIE
MISE à JOUR 
Gaétan Barrette  Le déversement de huit milliards de litres d'eaux usées dans le fleuve ne représente pas un danger pour la santé des Québécois, assure le ministre Gaétan Barrette, qui continuera de boire l'eau du robinet.
«C'est un déversement quasiment homéopathique», a insisté le ministre de la Santé jeudi, à l'Assemblée nationale.
Les égouts de Montréal se déversent au rythme de 12 000 litres à la seconde, c'est peu comparé au débit du fleuve, qui est de 13 millions de litres d'eau à la seconde, plaide-t-il.
«L'homéopathie, c'est ça, c'est la dilution des choses, insiste M. Barrette. Il faut relativiser» le déversement.
Il ne nie pas qu'idéalement, un tel relâchement d'eaux usées dans le Saint-Laurent ne devrait pas se faire. Mais il n'y a pas d'autre solution.
Le ministre assure néanmoins que le déversement ne représente pas un danger pour la santé publique. «Les usines de traitement des eaux sont encore là, elle ne vont pas disparaitre et le temps va rapidement amoindrir ces effets là».
«Je vais continuer à boire de l'eau qui vient du robinet sur l'île de Montréal avec le plus grand des plaisirs, ce que je fais déjà abondamment», a-t-il renchéri.

Aide sociale: les libéraux s'attaquent aux plus démunis, dit PKP

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Aide sociale: les libéraux s'attaquent aux plus démunis, dit PKP
Pierre Karl Péladeau.Photo Archives / Agence QMI

Geneviève Lajoie

Dernière mise à jour: 11-11-2015 | 18h37
QUÉBEC - Le gouvernement Couillard décrète le retour des «Boubous Macoutes» avec ses nouvelles mesures visant les futurs assistés sociaux, dénonce le chef péquiste Pierre Karl Péladeau.
Avec son projet de loi 70, le ministre Sam Hamad veut obliger les nouveaux demandeurs d'aide sociale aptes au travail à suivre une formation d'intégration en emploi, sous peine de voir leur chèque amputé. Plus encore, les participants devront accepter «tout emploi convenable» qui leur est proposé, même si ce job se trouve à plusieurs centaines de kilomètres de leur domicile.
«Le gouvernement libéral a décidé de faire porter tout le poids de l'austérité aux plus démunis de la société. Ils en sont rendus à cibler les jeunes. [...} Le modèle du gouvernement semblait être celui du gouvernement conservateur à Ottawa, qui a causé un tort immense aux chômeurs», a dénoncé mercredi le leader souverainiste.
Selon le chef du Parti québécois, le gouvernement libéral compense ses lacunes économiques en s'attaquant aux plus vulnérables.
«Est-ce que le gouvernement exigera qu'une famille déménage sous la menace d'être coupée? Que feront les parents qui ont des enfants à l'école, s'ils sont contraints d'accepter un emploi à des centaines de kilomètres? C'est un plan économique dont le Québec a besoin, pas le retour des Boubous Macoutes!», a insisté M. Péladeau.

LA «MISÈRE NOIRE»

Pour la députée de Québec solidaire, Françoise David, les mesures que propose le ministre Sam Hamad sont inadmissibles. Elle rappelle qu'une personne seule vivant de l'aide sociale ne reçoit que 616 $ par mois.
«On parle ici de gens qui vivent déjà dans une grande pauvreté. Ce à quoi on va contraindre certains d'entre eux, c'est à la misère noire!»
Elle croit que le projet de loi 70 ne passera pas le test des chartes. «Toute personne a le droit de vivre dans la dignité, et ce projet de loi là, c'est une atteinte à la dignité des personnes», plaide-t-elle.
De son côté, la Coalition avenir Québec (CAQ) s'est dite favorable à l'idée d'inciter les personnes aptes à travailler à se trouver un emploi. Le deuxième groupe d'opposition croit toutefois que le gouvernement aura de la difficulté à forcer des assistés sociaux à accepter un emploi situé loin de chez eux.
«Faire travailler les gens qui sont aptes à travailler, je pense que c'est une bonne chose, a réagi le leader parlementaire de la CAQ, François Bonnardel. Ce qui, selon moi, va être difficilement applicable, c'est comment on va dire aux gens: "Bien, écoute, on vient de te trouver une job à 150 kilomètres de chez vous, à 200 ou à 75, il faut que tu déménages." J'ai hâte de voir comment le gouvernement va être capable d'appliquer ça.»

ASSISTÉS SOCIAUX DE PÈRE EN FILS

Sam Hamad soutient que les mesures qu'il propose visent à empêcher les jeunes de «tomber» dans la pauvreté. Le ministre de l'Emploi et de la Solidarité sociale veut également mettre fin au phénomène des assistés sociaux de père en fils.
«Nous allons compenser l'effort. Nous allons aider tous les jeunes qui arrivent à l'aide sociale pour briser le cycle vicieux de l'aide sociale. Vous savez, quand je suis un enfant d'une famille de l'aide sociale, je m'en vais demander l'aide sociale, c'est inacceptable.»
-Avec la collaboration de Louis Gagné
AUSSI SUR CANOE.CA

«Apprendre à s'aimer» : Jean-Thomas Jobin, toujours dans son monde

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JEANTHOMAS JOBIN
Jean-Thomas Jobin

Les scientifiques auraient probablement un plaisir fou à étudier le cerveau de Jean-Thomas Jobin. À comprendre d’où arrivent ses raisonnements complètement déjantés, ses comparaisons sans queue ni tête, sa gentille autodérision et ses exemples imagés, loufoques, à la fois bon enfant et ô combien songés.
Avec Apprendre à s’aimer, son troisième one man show, l’humoriste est encore dans son monde. Ce monde tellement absurde dans lequel il nous entraîne depuis qu’on le connaît. Beaucoup plus chaleureux, accessible et drôle que son deuxième spectacle,Soulever des CorneliuApprendre à s’aimer est un bel objet, divertissant, qui pourrait interpeller autant le jeune lecteur d’Urbania que certains baby boomers du 450.
Bizarre, Jean-Thomas Jobin arrive même à l’être sans le vouloir et à se placer dans des situations gênantes malgré lui. Mercredi, alors qu’il se commettait en première montréalaise, dans la petite salle du Gesù, Jean-Thomas a fait monter sur scène une spectatrice pour une séance de voyance bien particulière – autrement dit, à la sauce Jean-Thomas Jobin.
Tout à son texte, notre comique n’a pas semblé trop remarquer que sa «victime» avait du mal à se rendre jusqu’à lui… 
jusqu’à ce qu’il réalise que celle-ci avait la jambe entourée d’une attelle. Sous les rires compatissants de la petite foule, le malaise s’est étiré jusqu’à ce que la jeune femme dévoile à Jean-Thomas que son état n’était pas temporaire. Le pauvre bougre aurait probablement voulu ramper derrière son rideau…
On percevait d’ailleurs une nervosité palpable chez l’artiste, qui a été frappé d’un trou de mémoire au détour d’une petite histoire. Mais, soyons indulgents, il lance un spectacle aux cinq ans…
Entouré de moutons
Devant Jean-Thomas Jobin, on ne se bidonne pas toujours à s’en faire mal aux côtes – quoique certains gags d’Apprendre à s’aimer sont vraiment excellents et ont déclenché quelques fous rires sentis, mercredi -, mais on s’étonne toujours de ses trouvailles originales qui, on le redit, ne peuvent germer que de son esprit un brin tordu, mais surtout allumé.
On s’amuse ferme, on lève les yeux au ciel, on sourit en coin, on cherche les liens ; Jean-Thomas Jobin gagne le pari de nous mettre les neurones à «off» autant qu’il arrive à nous les stimuler. Un exploit digne d’un travaillant, qui consacre beaucoup de labeur à son matériel.
À la façon d’une conférence de croissance personnelle, Apprendre à s’aimer est divisé en tableaux, chacun titrés d’un principe essentiel à l’estime de soi, du genre «Prends conscience de tes lacunes», «Laisse tomber ta façade», «Accomplis-toi dans ton travail», «Donne de l’amour», etc.
Jean-Thomas Jobin fait son entrée après des extraits de Ce soir l’amour est dans tes yeux et une relecture de Que je t’aime, rebaptisée Que je m’aime, résonnant dans l’obscurité. Après quoi, la lumière jaillit, laissant apparaître un Jean-Thomas entouré de moutons inanimés, et d’une table basse sur laquelle repose un bibelot de hibou. L’hôte se tient debout devant une petite exposition de taches de Rorschach, qu’il prendra soin de nous expliquer soigneusement quelques minutes plus tard.
«Savez-vous d’où il vient, ce mouton-là? De Bêêê-Comeau!» Le signal est donné, on sait qu’on n’aura affaire à aucune méchanceté, mais à plusieurs cocasseries tout au long de la soirée.
Jean-Thomas se présente comme une émule de Jean-Marc Chaput, et s’exerce d’abord à faire répéter au public des phrases d’encouragement.
«Hey toi! Aime-toi donc! T’es capable! Tu le mérites!». Ses mantras se corseront lorsqu’il s’adressera uniquement aux femmes, puis aux hommes : «Mon corps me plait! Je m’auto-donne chaud! On dirait un mot japonais!»
Coming-out
Jean-Thomas Jobin est capable de tracer une parenté entre Barack Obama et la Compagnie Créole, de renommer le Père Fouras, le «Père il fit l’amour», de raconter qu’à l’Halloween, il s’est déguisé en énorme bonbon et a distribué des costumes aux enfants qui sonnaient à sa porte, et s’imaginer prendre sa retirer du monde de l’humour pour aller vivre sur une ferme.
«Je prends ma retraite parce que j’avais des détracteurs, maintenant j’ai des tracteurs…»
Justement, à un correspondant qui lui écrit des insultes, Jean-Thomas répond : «C’est fou comme je m’ennuie de la mère de Beroff dans 19-2!», et enchaîne en entonnant «sa» version d’un hymne national, où il est question de mamelons érogènes.
À brûle-pourpoint, au début de son monologue, entre deux blagues, il lance au parterre : «Comment vous voulez qu’on s’arrange, pour l’ovation?» Totalement décousu et trop terre-à-terre, comme on l’aime.
Ses boutades à caractère sexuel sont crues, mais débitées avec une candeur qui frôle la douce inconscience. Il évoque les rapports hommes-femmes à l’aide d’un croissant et d’une banane, et relate à quel point il a du mal à combler sa copine au lit et à faire dudirty talk.
Sympathique moment lorsqu’il s’aventure à communiquer des anecdotes de sa vie personnelle, en parlant des charmants défauts de sa mère (une maman poule!) et de son père, et lorsqu’il détaille comment il a eu la piqûre de l’humour absurde, c’est-à-dire en regardant les chroniques plein-air de Marc Labrèche à la défunte émissionBeau et chaud. Il a fait son «coming out» aux membres de sa famille en leur révélant qu’il était né par césarienne…
Ah oui, et Jean-Thomas nous annonce sans préambule qu’il a eu une relation amoureuse avec la dame des publicités de SSQ Auto, qui répète inlassablement «Je note», et il termine avec une chanson-hommage à ses admirateurs, sur l’air de Ça, bergers.
À n’en pas douter, Jean-Thomas Jobin est véritablement un «individu vraiment pas clair», comme il s’autoproclame lui-même…
Lisez ici notre entrevue récente avec Jean-Thomas Jobin.

Procès: Guy Turcotte aurait bu du lave glace peu avant de se faire arrêter

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Publication: 
GUY TURCOTTE
Guy Turcotte aurait bu du lave-glace moins d'une heure avant de se faire arrêter par la police, a témoigné à son procès un toxicologiste médical qui a expliqué que dans la majorité des cas, cette substance n'a pas d'effet sur le cerveau - et lorsqu'il y en a, ils sont très légers.
Voilà certaines des conclusions du docteur Martin Laliberté, déclaré par le tribunal expert en médecine d'urgence et en toxicologie médicale.
L'homme exerce la médecine à temps plein et est consultant au centre anti-poison et au bureau du coroner.
Guy Turcotte est accusé du meurtre prémédité de ses deux enfants, Olivier, cinq ans, et Anne-Sophie, trois ans. Il présente une défense de non-responsabilité criminelle pour cause de troubles mentaux.
L'accusé a témoigné avoir voulu se suicider le soir du 20 février 2009 et avoir bu du lave-glace dans ce but. Se "voyant" mourir, il a soudainement décidé de tuer ses enfants pour leur épargner la souffrance de retrouver son cadavre le lendemain, a-t-il ajouté. Il dit ne pas tout se rappeler de ce qui s'est passé ce soir-là.
De plus, selon les experts de la défense _ les docteurs Louis Morissette et Dominique Bourget _ le jugement de Guy Turcotte le soir du 20 février 2009 était perturbé et altéré, principalement en raison de la maladie mentale dont il souffrait.
Mais la docteure Bourget avait indiqué dans un premier rapport écrit en 2011 qu'"il est clair que l'intoxication au méthanol est susceptible de causer une perturbation du jugement et une altération de la conscience". Dans un second rapport de 2015, la question du méthanol avait presque entièrement été évacuée.
Mercredi, le docteur Laliberté a expliqué que le méthanol, contenu dans le lave-glace, n'est pas toxique en soi. Il le devient quand le corps le transforme en acide.
Les effets toxiques du méthanol peu de temps après l'ingestion, sont des nausées, des vomissements et des crampes abdominales. "C'est à peu près tout initialement", a dit le docteur Laliberté.
Après l'absorption, cela prend de 12 à 24 heures avant que le méthanol ne devienne un acide toxique. À ce moment, la personne affectée peut avoir une respiration difficile, devient comateuse, somnolente, et a une vision trouble. Éventuellement, sans traitement, elle peut en mourir.
"Le méthanol dans la majorité des cas n'a pas d'effets sur le cerveau. S'il y a des effets, ils sont très légers", a expliqué le docteur au jury de 11 personnes.
Dans son rapport, il écrit: "Dans la majorité des cas, le méthanol ne causera initialement aucun effet significatif au niveau de l'état de conscience même avec des concentrations sanguines plusieurs fois supérieures à celles nécessitant un traitement en milieu hospitalier."
Il a cité un cas d'un patient, qui avait dans son sang 692 mg par 100 ml de sang - plus du double du taux de Guy Turcotte. Il n'avait pas de problème de conscience, que de petites difficultés d'allocution.
L'expert a ensuite fait des calculs pour comparer le taux de méthanol qu'avait Guy Turcotte lorsqu'il a été hospitalisé au lendemain des meurtres.
Son taux était de 356 mg de méthanol dans 100 ml de sang à 12h27 et de 395 mg à 14h42. Parce que le taux a augmenté avec le passage du temps _ au lieu de diminuer _ cela fait dire à l'expert que l'accusé avait encore du méthanol non absorbé dans son tube digestif
à son arrivée à l'urgence. Et qu'il a été absorbé peu après, faisant grimper son taux.
Le méthanol prend de 30 à 90 minutes à être absorbé par le tube digestif, dit-il.
Donc, il a bu du méthanol au maximum 90 minutes avant, vers 11h du matin, a tranché l'expert.
Guy Turcotte a été placé en état d'arrestation à 11h41.
La Couronne a entamé sa contre-preuve mardi, visant à répliquer aux experts de la défense sur l'état mental de l'accusé.
Son dernier témoin était le docteur Laliberté, qui sera contre-interrogé jeudi matin.
Après cette étape, les plaidoiries des avocats pourront commencer, possiblement lundi matin.

Projet de loi 20: Universalité n'égale pas gratuité, dit le ministre de la Santé

http://quebec.huffingtonpost.ca/

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GAETAN BARRETTE

L'adoption du projet de loi 20, qui vient notamment encadrer les frais accessoires imposés par les médecins aux patients, relance le débat sur la gratuité des soins. Le ministre de la Santé, Gaétan Barrette, se défend d'encourager la privatisation du système de santé avec cette nouvelle mesure et insiste pour distinguer universalité et gratuité.
En entrevue sur ICI Radio-Canada Première mercredi, il a affirmé qu'il y a deux façons de voir l'universalité.
« Il y en a qui disent que c'est gratuit pour tout le monde, mais l'universalité, est-ce que ça peut être aussi l'équité pour tout le monde, donc un appui variable par l'État d'un service médical? »
— Gaétan Barrette, ministre de la Santé
Selon le ministre, l'assurance maladie a plutôt été créée pour que « quiconque a un problème de santé n'ait pas de freins pour avoir accès à des soins ».
« Quand cela a été mis en place, c'était parce qu'il y avait des gens pauvres qui n'avaient pas les moyens de se faire traiter pour le cœur ou bien un cancer », a plaidé le ministre de la Santé.
Le ministre Barrette assure que le système de santé demeurera public, mais qu'il est primordial d'en réviser les priorités, selon la capacité de payer du gouvernement, ce qui explique notamment pourquoi Québec vient mettre un terme à la gratuité du programme de procréation médicalement assistée pour favoriser les crédits d'impôt.
Le ministre enchaîne avec l'exemple de la vasectomie en mentionnant que les Québécois devront débattre à savoir s'ils veulent conserver la gratuité de ces soins qui sont « non médicalement nécessaires ».
« On a une population vieillissante. Faudrait-il plutôt avoir plus de soins à domicile pour les personnes âgées? Plus de médicaments accessibles pour le cancer? »
— Gaétan Barrette
Selon le ministre, le Québec « fonce dans un mur » et il faut l'éviter en révisant la notion d'universalité des soins de santé.
Encadrement des frais accessoires
Le ministre assure qu'il ne « privatise rien » avec l'amendement ajouté au projet de loi 20 afin de « formaliser », soit légaliser, les frais accessoires.
« Je regarde ce qui est prévu ou toléré par la loi et je viens l'encadrer parce qu'il y a des abus. Les gens ne contestent pas ces frais », fait-il valoir.
De son côté, le leader péquiste considère qu'il s'agit d'un « recul historique pour l'accès aux soins et services de santé ».
Pierre Karl Péladeau dénonce le fait que ce sont les médecins spécialistes qui recevront les recettes des frais accessoires payés par les patients.
« Nous privons des milliers de Québécois des soins de santé auxquels ils ont droit, en leur facturant 50 millions de dollars pour des services déjà financés par les taxes et les impôts. »
— Pierre Karl Péladeau
Pour le moment, la liste des frais accessoires ainsi que leur coût n'a pas été dévoilée par le Ministère.
L'attaché de presse du ministre a répondu à Radio-Canada que le ministère de la Santé tranchera premièrement sur ce qui est un frais accessoire. Puis, une firme indépendante se chargera de déterminer le prix coûtant de ces frais.
Lorsque la liste sera définitive, elle sera rendue publique. Ainsi, un patient pourra se référer à la liste si un médecin lui demande des frais trop élevés. Le médecin sera pénalisé, et le patient remboursé par la RAMQ.