Information sur la politique 1

lundi, mars 14, 2016

Lettre aux indépendantistes

http://service.vigile.quebec/

Et si on vendait l’indépendance
Comme si c’était un produit
Tribune libre de Vigile
lundi 14 mars
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Je n’ai pas l’habitude de m’exprimer dans des forums, mais les résultats de la dernière élection fédérale et la perspective d’une élection décisive en 2018 me forcent à sortir de ma réserve et exprimer mon opinion.
Vendons l’indépendance !
Et si on vendait l’indépendance comme si c’était un produit ? Faisons la promotion de l’indépendance comme on fait la promotion d’une mode. Mettons des slogans pro-indépendance sur des panneaux publicitaires surplombant le boulevard Décarie. Plaçons des annonces à la télé et la radio vantant les mérites de l’indépendance.
Bien que les indépendantistes soient actifs sur le web, les sites web et les réseaux sociaux n’attirent majoritairement que les convaincus et les politisés. Il nous faut un moyen de communication plus public, plus concret et plus réel, visible à tout le monde, incluant les apolitiques et les indécis. De toutes façons, le réel et le virtuel ne sont pas exclusifs. Un panneau peut porter l’adresse d’un site indépendantiste, et les indépendantistes peuvent prendre une photo du panneau et le poster sur leur page Facebook, sur YouTube, et ainsi de suite.
Bien sûr, il y a la question de l’argent. Je ne connais pas le coût d’un spot publicitaire à la télé, la radio ou sur un panneau, mais je sais que ce n’est pas donné. Il faudra donc faire une campagne de faible intensité mais de longue durée. De toute façon, si les annonces publicitaires sont rares, elles seront de ce fait même d’autant plus précieuses. Chacune serait donc un évènement en soi. Et si les canadians lancent une contre-campagne publicitaire, et ben, au moins on serait en train de discuter de la question nationale sur la place publique. Ce sera déjà une victoire, surtout que les fédéralistes tiennent à ne pas parler de cette question. Ils veulent le silence, pas un débat. On peut les comprendre, puisque que la vérité est du côté des indépendantistes (c’est peut-être notre seul avantage).
En plus, au niveau des perceptions l’inégalité des moyens peut jouer en faveur des indépendantistes. Tout le monde sait que les fédéralistes ont beaucoup d’argent. Une publicité bien léchée de leur part n’étonnerait personne. Cependant, une publicité modeste mais assumée des indépendantistes, financée par des contributions populaires, risquerait d’impressionner bien des gens. Des fois, ce ne sont pas les moyens qui comptent, mais le simple fait de résister.
Il semble que le PQ va mettre sur pied un institut de recherches sur l’indépendance du Québec. Je pense que c’est une très bonne initiative, mais je pense aussi qu’il y a des limites à produire des rapports savants bourrés de chiffres. Les publicités pour l’indépendance doivent être plus personnelles. Elles doivent démontrer que le Québec est une société colonisée (comme le démontre J. Maurice Arbour dans son essai «  Cessons d’être des colonisés !  », à lire absolument !), ainsi que les effets sur les individus de cette colonisation. Le francophone refoulé et cynique, l’anglophone francophobe, le Quebec bashing, sont des effets de cette colonisation.
Ces publicités devraient parler de libération, de liberté, de bons (les indépendantistes) et de méchants (les colonisateurs canadian et les francophones colonisés qui trahissent leur pays). Elles devraient laisser entendre que le fédéralisme canadien n’est pas un choix légitime car la fédération elle-même est illégitime. Elles doivent être drôles, décapantes, mordantes et baveuses (on pourra peut-être ressusciter le sketch de RBO «  Les rejets du patrimoine  »). Elles devraient non seulement encourager de la fierté pour le Québec, mais aussi un dégout envers le Canada. Bref, ces publicités devraient tenter de changer avant tout la culture du Québec, plutôt que de militer pour un parti ou un référendum. Enfin, je le répète, je sais que les publicités ne sont pas gratuites, mais peut-être que si la récolte des fonds visait quelque chose de concret, plutôt que des affaires qui ne concernent que les convaincus, ça délierait les cordons de certaines bourses. Bien sûr, cette collecte de fonds devrait permettre à ceux et celle qui le désire de faire une contribution complètement anonyme. Étant donné la mainmise fédéraliste sur l’économie, il faut se montrer compréhensif envers les personnes voulant l’anonymat par peur de représailles.
La démarche Catalane
Il me semble aussi que les indépendantistes devraient s’inspirer de la démarche Catalane vers son indépendance. C’est-à-dire qu’il faut privilégier une approche déclaratoire. Il faut déclarer son indépendance, simplement et unilatéralement. S’il faut un référendum, alors tenons le à la fin du processus, pas au début. Mais si les fédéralistes pleurnichent trop, alors disons-leur  : OK, nous allons tenir un référendum, mais seulement si le Canada promet, par écrit, qu’ils ne tricheront pas cette fois et que, s’ils trichent encore et qu’ils se font prendre, alors le Québec aura un droit de sécession automatique et immédiat. Dans l’éventualité très probable que le gouvernement fédéral refuse, il devra alors expliquer pourquoi il ne renonce pas à la tricherie.
Essentiellement, je dis qu’il faut être audacieux et de ne pas se sentir limité par les règles canadians qui sont conçues pour nous faire perdre. De toute façon, quand vient le temps de défendre la national unity, nous savons tous que la légalité canadienne ne vaut pas grand-chose. Et quand on se fait attaquer, il faut non seulement se défendre, mais aussi contre-attaquer. Nous pouvons contre-attaquer en se servant de la mauvaise foi, l’hypocrisie et la francophobie canadian érigés en système, et en la revoyant contre eux.
Par exemple, selon M. Arbour, la cour suprême du Canada invalida le droit de véto du Québec en 1981 en arguant que la constitution de 1867 ne fut ni un pacte, ni un contrat. On pouvait donc la modifier sans le consentement de toutes les parties, dont le Québec. Or, lors du règlement sur la sécession du Québec en 1998, la cour statua que le Québec ne pouvait se séparer sans le consentement de toutes les autre provinces puisque la constitution est un pacte et ne peut donc être modifiée sans le consentement de toutes les parties ! Ne pourrions-nous pas faire appel à une cour internationale pour trancher cette question ? Évidemment, on ne peut s’adresser à la cour suprême, ils font partie du problème ! Donc, si cette cour internationale trouve que la constitution de 1867 fut un pacte, alors la constitution de 1982 serait invalidée. Si elle trouve que la constitution n’est pas un pacte, alors le Québec pourra déclarer son indépendance unilatéralement. De plus, lors de la prochaine campagne électorale le PQ pourra promettre d’utiliser la clause nonobstant sans hésiter pour défendre les intérêts du Québec. S’il s’avère que cette promesse plait à l’opinion publique, le PQ pourra renchérir en promettant d’utiliser cette clause de façon préventive, pour tout et pour rien. Ca pourra attirer des votes de jeunes gens qui veulent tout simplement «  fourrer le système  ». Qui sait ? Ce sera peut-être une façon de tirer profit du cynisme ambiant.

Un salaire annuel de 3,9 millions $ pour la patronne de Desjardins

http://ici.radio-canada.ca/nouvelles/Economie/

Mise à jour il y a 42 minutes  La Presse Canadienne
La présidente et chef de la direction du Mouvement Desjardins, Monique Leroux
La présidente et chef de la direction du Mouvement Desjardins, Monique Leroux  Photo :  PC/Clément Allard

Les cinq membres de la haute direction du Mouvement Desjardins ont vu leur rémunération globale progresser de 7,3 % pour s'établir à 9,25 millions $ au cours de l'exercice 2015.
Sa présidente et chef de la direction, Monique Leroux, dont le deuxième et dernier mandat vient à échéance le 8 avril, a vu la sienne atteindre 3,9 millions $, en hausse de 6,6 %.
Le salaire total des hauts dirigeants tient compte de divers éléments, dont le salaire de base, les diverses primes ainsi que la valeur du régime de retraite.
En excluant la valeur du régime de retraite de Mme Leroux, celle-ci a touché une rémunération directe totale de 2,66 millions $ en 2015, année où les excédents de la coopérative ont frôlé les 2 milliards $.
Son salaire de base a été de 1,27 million $, en progression de 6,4 % comparativement à 2014.
Ces informations figurent parmi des documents déposés auprès des autorités réglementaires la semaine dernière par le plus grand groupe financier coopératif au pays.
Par ailleurs, Mme Leroux aura droit à une « allocation » de 571 612 $ qui lui sera versée à la fin de son mandat.
Un porte-parole, André Chapleau, a indiqué qu'il s'agissait de bénéfices antérieurs qui remontent avant son élection, en 2008, et auxquels la dirigeante du Mouvement Desjardins avait droit.
« Le conseil a décidé de lui remettre la somme, a-t-il expliqué au cours d'un entretien téléphonique. Ce n'est pas une indemnité de départ. »
Le montant octroyé à Mme Leroux jusqu'au 8 avril ainsi que pour la période de trois mois au cours de laquelle elle épaulera son successeur, qui sera élu ce samedi, sera divulgué l'an prochain.
Excédents de 1,96 milliard $
Le premier vice-président pour les services aux entreprises, Stéphane Achard, vient au deuxième rang derrière Mme Leroux au chapitre de la rémunération globale. Pour 2015, elle s'élève à près de 1,4 million $, en progression de 6,6 %. Son salaire direct total a été de 1,27 million $.
De son côté, le premier vice-président et chef des finances, Daniel Dupuis, a vu sa rémunération globale s'établir à 1,2 million $, en hausse de 6,8 %.
Par ailleurs, les salaires et avantages sociaux ont atteint 48,5 millions $ en 2015 au Mouvement Desjardins, ce qui représente une hausse de 8,6 % par rapport à 2014.
« Cette augmentation des frais associés au personnel s'explique notamment par la hausse de la charge de retraite et l'indexation annuelle des salaires », peut-on lire dans les documents.
Au cours de l'exercice 2015, le Mouvement Desjardins a vu ses excédents avant ristournes progresser de 23 % pour atteindre 1,96 milliard $.
Néanmoins, cela ne fera pas grimper les ristournes versées aux membres, qui, après avoir atteint 217 millions $ en 2015, devraient plutôt osciller dans une fourchette de 150 à 160 millions $.
Prochain président connu samedi
On connaîtra le successeur de Mme Leroux ce samedi, puisque le collège électoral de la coopérative se réunira à Lévis pour choisir entre les trois candidats ayant déposé leur candidature.
Il s'agit de l'homme d'affaires et ex-chef du Bloc québécois Daniel Paillé, de Guy Cormier, premier vice-président du réseau des caisses et des services aux particuliers, et de Robert Ouellette, premier vice-président aux technologies et au centre de services partagés.
C'est la première fois depuis 2000, soit depuis la mise en place du nouveau processus électoral, qu'un candidat externe tente de se faire élire aux commandes du Mouvement Desjardins.

La voix: Tim et Mary-Pier passent aux directs

http://www.lapresse.ca/la-tribune/arts/

Publié le 14 mars 2016 à 09h28 | Mis à jour à 09h28
Tim Brink... (Photo tirée de Facebook)
Tim BrinkPHOTO TIRÉE DE FACEBOOK

<p>Steve Bergeron</p>
STEVE BERGERON
La Tribune
(Sherbrooke) Tim Brink et Mary-Pier Guilbault, les deux derniers représentants de la région toujours en lice à La voix, sont passés aux directs hier soir, mais le chanteur originaire de Lennoxville a eu la tâche un peu plus ardue, puisqu'il a d'abord eu à remporter son Chant de bataille contre Rafaëlle Lafrance et Patricia Bernier.
Ce n'est qu'à la fin de la soirée que le sort de Tim a été connu, l'équipe d'Ariane étant la dernière à passer à cette épreuve. L'ancien chanteur du groupe Pete Moss a choisi d'interpréter (Everything I DoI Do It for You de Bryan Adams, en hommage à sa mère et à son défunt père.
Son interprétation est finalement celle qui a séduit le plus Ariane Moffatt et son mentor Marie-Pierre Arthur, devant L'amour a pris son temps par Patricia Bernier et Je suis venu te dire que je m'en vais par Rafaëlle Lafrance. Tim s'est ensuite joint au reste de son équipe pour une interprétation de Changes en hommage à David Bowie.
Volée par Marc Dupré après avoir perdu son duel contre Élie Haroun, Mary-Pier Guilbault n'a pas eu autant de sueurs puisque son coach l'a directement fait passer aux directs. Elle a ainsi pu participer à l'interprétation de Satisfaction des Rolling Stones en compagnie de ses cinq autres coéquipiers, de Marc Dupré et d'Alex Nevsky.
On a aussi pu apprendre que les deux finalistes figureront sur l'album de La voix cette année, la production ayant décidé de lancer un album double de 24 chansons, soit une pour chacune et chacune des 24 candidats s'étant qualifiés pour les directs. L'album sera en magasin vendredi.

Gaétan Barrette goûte à sa médecine

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Publié le 13 mars 2016 à 22h59 | Mis à jour le 13 mars 2016 à 23h21
Diane Lamarre, porte-parole du PQ en matière de... (Karine Dufour)
KARINE DUFOUR
Diane Lamarre, porte-parole du PQ en matière de Santé, associe les attaques de Gaétan Barrette à de l'intimidation.

RICHARD THERRIEN
Le Soleil
(Montréal) CHRONIQUE / Gaétan Barrette croyait peut-être qu'il l'aurait facile à Tout le monde en parle. Certains diront qu'il a seulement goûté à sa propre médecine. Si «la virulence est la marque de commerce de la vie parlementaire», comme il l'affirme, ça devrait aller dans les deux sens.
C'était le duel qu'on attendait dimanche soir. Aux côtés du ministre Barrette, la porte-parole de l'opposition en matière de santé, Diane Lamarre, aurait pu se contenter de le laisser s'enfoncer. Mais elle a eu l'idée de lui reposer les questions auxquelles il refuse de répondre en chambre. Plus l'entrevue avançait, moins le ministre souriait. Il a fallu que Stéphane Bellavance se mêle du débat pour qu'il finisse par chiffrer son engagement en santé mentale, après avoir pris une gorgée de vin.
Diane Lamarre associe les récentes attaques de M. Barrette à de l'intimidation, et croit qu'une telle attitude peut décourager les femmes à se présenter en politique. «Ce n'est pas une façon de traiter une parlementaire», a-t-elle dit, recevant souvent l'approbation de l'assistance. Elle aurait voulu des excuses, elle n'en a pas eu. «Vous n'avez jamais accepté la critique», a-t-elle envoyé à M. Barrette, qui est clairement sorti perdant de ce débat.
Je comprends maintenant pourquoi Christiane Taubira est si populaire chez la gauche française, qui la voit déjà présidente de la République. L'ex-ministre de la Justice en France, qui a quitté son poste par conviction, tient un discours de tolérance cohérent, qui inspire. Sa seule présence dimanche a jeté un vent d'optimisme sur le plateau, ce qui vaut bien l'étoile du match.
Mme Taubira croit que l'initiative de son ancien gouvernement de retirer la nationalité française aux personnes reconnues coupables de terrorisme, raison pour laquelle elle a démissionné, ne réglera rien. Pour l'avenir, elle s'ouvre aux jeunes. «Je ne peux accepter la fatalité d'une jeunesse qui serait perdue, qui aimerait la mort plus que la vie, qui détesterait les autres. [...] Parce qu'il n'y a rien de normal dans ça.»
Alors qu'on parlerait justement d'intimidation verbale entre politiciens plus tard, Christiane Taubira a dénoncé vivement les insultes dont elle a été la cible, trop courantes en ce moment dans la politique française. «C'est d'une extrême violence et c'est très dangereux pour la cohésion sociale.» Elle n'a cependant pas voulu dire si elle se présentera pour la présidence, même si on la sent intéressée.
La carte du fou du roi : «Avec votre parcours inspirant, vous êtes la personne toute désignée pour donner des cours intensifs de féminisme à notre ministre de la Condition féminine.»
Gros coup de coeur pour Rosalie Taillefer-Simard, qui est venue avec son célèbre père René. Un remède à la déprime. Les deux partent en tournée au Québec pour le spectacle de René, qui n'était pas monté seul sur scène depuis 25 ans.
La belle Rosalie, à la bonne humeur contagieuse, sait danser même si elle n'entend pas la musique. La surdité ne l'a jamais arrêtée; elle peint et expose ses oeuvres, très colorées. On croyait que René Simard était l'être le plus sympathique au Québec? «Entre toi et moi, c'est parce qu'on n'avait pas rencontré sa fille», a écrit Dany.
Pénélope McQuade et Stéphane Bellavance ne pourront faire abstraction de l'affaire Jutra, le soir de ce qu'on a appelé le Gala du prochain. Même qu'ils videront le sujet dès le début du gala. On souhaite se concentrer sur le cinéma d'ici, pas sur la pédophilie du cinéaste. Devrait-on séparer l'homme de l'oeuvre, comme l'ont suggéré plusieurs? «En ce moment, ce n'est pas le temps pour l'oeuvre. En ce moment, c'est le temps pour les victimes», répond Pénélope McQuade. L'animatrice en a dit très peu sur son nouveau talk-showLes échangistes, mais a confirmé qu'il n'y aurait plus d'orchestre en studio.
Janette Bertrand aura 91 ans le 25 mars. Dans son livre La vieillesse par une vraie vieille, elle pourfend les résidences de personnes âgées, qui les ghettoïsent, alors qu'on devrait plutôt les intégrer à la société. Janette Bertrand n'aime pas Les détestables, l'émission de V, mais ne semble pas avoir compris le concept. «C'est pas ça, les vieux», dit-elle. C'est justement parce que «c'est pas ça, les vieux» que les victimes réagissent avec autant de surprise.
Au sujet de ses déclarations durant la campagne électorale provinciale, elle dit avoir été victime de la «mauvaise foi» des médias. «La menace intégriste est là pour rester», a-t-elle ajouté, nous rappelant qu'elle nous l'avait bien dit.
Touchant témoignage de trois mères d'enfants lourdement handicapés à la maison, qui ne reçoivent que 4000 $ alors qu'une famille d'accueil en reçoit 40 000 $. L'une d'elles, Marilyne Picard, réfléchit à «placer» son enfant parce que ça devient trop difficile. Ces mères ont du mal à se faire entendre et ont profité de la présence du ministre Barrette pour solliciter une rencontre, qu'il leur a promise. Mais ça aura pris une présence à la télé pour l'obtenir.

ExoMars entame son voyage vers la planète rouge

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Publié le 14 mars 2016 à 08h49 | Mis à jour à 08h49
C'est la deuxième fois que l'Europe part à... (Photo Shamil Zhumatov, Reuters)
PHOTO SHAMIL ZHUMATOV, REUTERS
C'est la deuxième fois que l'Europe part à l'assaut de la planète rouge. En 2003, elle avait lancé avec succès Mars Express, qui a rempli sa mission scientifique.

KIRILL KUDRYAVTSEV
Agence France-Presse
BAÏKONOUR
La mission russo-européenne ExoMars 2016 est entrée en orbite lundi, entamant la première partie de son long voyage depuis le cosmodrome de Baïkonour vers la planète rouge, où elle doit trouver de potentielles preuves d'activités biologiques à sa surface.
Cette mission, montée malgré les tensions persistantes et les sanctions réciproques adoptées entre l'Union européenne et la Russie, permet aux Européens de repartir à l'assaut de Mars après un premier succès en 2003 et à Moscou de concrétiser son rêve d'explorer un jour la planète rouge.
La fusée Proton transportant une sonde capable de détecter des gaz à l'état de trace, baptisée TGO (Trace Gaz Orbiter), et un atterrisseur test nommé Schiaparelli, a décollé à 9 h 31 GMT, l'heure prévue, des steppes du Kazakhstan.
ExoMars est actuellement en orbite autour de la terre et va allumer trois fois ses propulseurs pour prendre la vitesse nécessaire afin de s'élancer vers Mars, selon l'Agence spatiale européenne (ESA).
Un voyage de sept mois avec un trajet de 496 millions de kilomètres attend désormais la mission, au terme duquel l'atterrisseur se séparera de la sonde le 16 octobre pour se poser sur la planète rouge trois jours plus tard.
Après avoir largué l'atterrisseur, la sonde TGO entrera dans une orbite elliptique et ralentira très progressivement pour se placer sur une orbite circulaire à 400 km d'altitude.
Ce « grand nez dans l'espace » devra alors rechercher des gaz à l'état de trace dans l'atmosphère de la planète, notamment ceux à base de carbone comme le méthane, qui intéresse les scientifiques, car sur Terre, il est à 90 % d'origine biologique. En outre, sa durée de vie est limitée.
Sa détection par TGO pourrait donc constituer un indice possible de la présence actuelle d'une vie micro-organique sur Mars.
La sonde analysera « s'il est d'origine biologique ou bien s'il est le résultat d'un processus géologique », avait expliqué Jorge Vago, responsable scientifique de la mission ExoMars pour l'Agence spatiale européenne (ESA).
Le module Schiaparelli, qui porte le nom d'un astronome italien du XIXe siècle, aura, lui, pour fonction d'apprendre aux scientifiques comment atterrir sur Mars. Pesant près de 600 kilos, il a la taille d'une petite voiture. Dépourvu de panneaux solaires, il ne vivra que deux à quatre jours.
« Grande responsabilité »
Dans un premier temps envisagée aux côtés des Américains, la mission ExoMars 2016 a finalement été montée en collaboration avec la Russie après la défection de la NASA pour raisons budgétaires en 2011.
Elle doit être suivie d'une autre mission russo-européenne, ExoMars 2018, qui enverra un véhicule rechercher des traces de vie passée sur Mars en explorant notamment une zone où se trouvent des argiles très anciennes. Prévue pour 2018, elle pourrait toutefois être retardée.
C'est la deuxième fois que l'Europe part à l'assaut de la planète rouge. En 2003, elle avait lancé avec succès Mars Express, qui a rempli sa mission scientifique.
Mais le petit atterrisseur britannique Beagle 2 largué par Mars Express n'a jamais donné signe se vie. Il a été repéré, onze ans après, partiellement déployé sur la surface de la planète.
Héritière de l'Union soviétique qui avait envoyé le premier homme dans l'espace et le premier robot sur la Lune, la Russie rêve pour sa part d'explorer Mars et de renouer avec ses succès passés malgré la crise économique et des revers cuisants ces dernières années.
Les ambitions russes avaient tourné court dans un premier temps lorsqu'en 2011, la sonde Phobos-Grunt, première tentative russe d'exploration interplanétaire depuis l'échec en novembre 1996 de la sonde mars 96, avait fini sa course dans l'océan Pacifique.
ExoMars a permis aux scientifiques russes de reprendre espoir, à l'aube d'un partenariat avec l'Agence spatiale européenne (ESA). « C'est une grande responsabilité, et pour l'Europe aussi », s'était félicité en février le directeur de l'Institut de recherches spatiales à Moscou, Lev Zeleni.
L'« Objectif Mars » avait également été le sujet d'expériences menées par l'astronaute américain Scott Kelly et le cosmonaute russe Mikhaïl Kornienko, de retour sur Terre le 2 mars après quasiment un an en orbite.

Le film irlando-canadien Room rafle neuf prix Écrans canadiens

http://ici.radio-canada.ca/nouvelles/arts_et_spectacles/

 Mise à jour le dimanche 13 mars 2016 à 23 h 05 HAE  La Presse Canadienne
Jacob Tremblay, 9 ans, a été récompensé pour son rôle dans Room.
acob Tremblay, 9 ans, a été récompensé pour son rôle dans Room.  Photo :  PC/PC / Peter Power
Le film irlando-canadien Room a été couronné à la soirée des prix Écrans canadiens, dimanche, remportant les honneurs dans les catégories les plus prestigieuses, dont celle du meilleur film de l'année.
Le long métrage aura reçu neuf prix en tout, incluant ceux de la meilleure actrice, du meilleur acteur et de la meilleure réalisation.
Brie Larson, qui n'était pas présente à la cérémonie, a été sacrée meilleure actrice pour son rôle d'une jeune mère tenue captive dans une chambre avec son fils. Les actrices québécoises Karelle Tremblay et Céline Bonnier étaient en lice dans cette catégorie pour les films Les Êtres chers et La passion d'Augustine, respectivement. Larson a également été préférée à Hadas Yaron, qui assumait le rôle féminin principal dans Félix et Meira.
Le petit Jacob Tremblay, neuf ans, a été récompensé pour son rôle aux côtés de Brie Larson. Très à l'aise sur scène, le jeune acteur a tenu à saluer le vétéran Christopher Plummer, 86 ans, qui était également en nomination pour le film Remember. Le comédien québécois Maxime Gaudette est également reparti bredouille.
Room a aussi raflé le prix de la meilleure réalisation contre les films québécois Les Êtres chers etFélix et Meira. La statuette du réalisateur Lenny Abrahamson, qui n'était pas sur place, a été récupérée par la scénariste Emma Donoghue, qui, plus tôt, était venue cueillir le prix de la meilleure adaptation pour le même film.
Le film Brooklyn, une coproduction du Royaume-Uni, du Canada et de l'Irlande, a quant à lui reçu deux prix. Le Québécois Yves Bélanger a notamment remporté le trophée pour les meilleures images. Le drame de guerre Hyena Road aura pour sa part gagné trois prix.
Les artisans des films québécois Les Êtres chersFélix et Meira et Guibord s'en va-t-en guerre sont donc repartis les mains vides dimanche soir malgré leurs nombreuses nominations.
Le succès québécois La Guerre des tuques 3D a toutefois reçu le prix Écran d'or Cinéplex, remis au film qui a enregistré les plus grosses recettes de l'année.
L'équipe de 19-2 monte sur scène.L'équipe de 19-2 monte sur scène.  Photo :  PC/PC / Peter Power
Dans le volet télévision, seules des productions anglophones sont nommées (l'Académie récompense les séries québécoises au gala des prix Gémeaux). La comédie Schitt's Creek, qui partait avec une longueur d'avance avec ses 14 nominations, a été plusieurs fois récompensée. La série a été sacrée meilleure comédie et ses acteurs principaux, Eugene Levy et Catherine O'Hara, ont été reconnus pour leur travail.
Eugene Levy sera monté deux fois sur scène puisqu'il est l'un des créateurs de la série avec son fils, Daniel.
L'adaptation anglophone de la série québécoise 19-2, a remporté le prix de la meilleure série dramatique, contre notamment Orphan Black, dont les acteurs principaux, Ari Millen et Tatiana Maslany ont reçu des trophées.
Le gala a également rendu hommage à l'acteur canadien Martin Short, qui a reçu un prix pour l'ensemble de sa carrière.
« Il y a tant de gens que je voudrais remercier, mais la réalité, c'est que j'ai tout fait moi-même », a-t-il rigolé, avant de saluer sa famille et plus particulièrement ses enfants et sa défunte femme, Nancy.
La cérémonie des prix Écrans canadiens, qui récompensent les films, les séries télévisées et les médias numériques au Canada, avait lieu à Toronto au Sony Centre for the Performing Arts. Le gala était animé par l'humoriste Norm MacDonald.
La productrice Kim McCraw (gauche) et le réalisateur Philippe Falardeau (droite)La productrice Kim McCraw (gauche) et le réalisateur Philippe Falardeau
 (droite)  Photo :  PC/Chris Young


Marois appelle Couillard à ne pas « laisser tomber » les services de garde

http://ici.radio-canada.ca/nouvelles/Politique/

Mise à jour le lundi 14 mars 2016 à 8 h 00 HAE
L'ex première ministre du Québec, Pauline Marois
L'ex première ministre du Québec, Pauline Marois  Photo :  Radio-Canada/Stéphanie Dufresne

L'ancienne première ministre du Québec, Pauline Marois, interpelle Philippe Couillard, dans une capsule vidéo de la centrale syndicale CSN, pour qu'il se porte à la défense du réseau des services de garde publics.
« M. le premier ministre, vous avez entre les mains un véritable joyau », plaide l'ex-leader péquiste, qui avait mis sur pied les centres de la petite enfance (ou CPE) en 1997, alors qu'elle était ministre de l'Éducation dans le gouvernement de Lucien Bouchard.
Mme Marois effectue cette sortie publique dans le cadre d'une série de sept capsules vidéo de la CSN pour dénoncer les compressions budgétaires du gouvernement Couillard.
« Ce joyau a permis de faire reculer la pauvreté chez les femmes chefs de famille monoparentale, chez les femmes immigrantes, chez les familles », poursuit Mme Marois dans la vidéo. « Et il a assuré une égalité de service et une égalité des chances pour tous nos petits et il offre des programmes de qualité à ceux et celles qui sont notre avenir et notre espoir. »
« M. Couillard, ne les laissez pas tomber. »— Pauline Marois

La capsule vidéo fait partie d'une campagne de la centrale syndicale qui mise sur la popularité de sept personnalités des milieux artistique et politique pour faire pression sur le gouvernement libéral de Philippe Couillard.
La CSN fait également circuler des dizaines de milliers de cartes postales dans les familles québécoises et dans certains milieux de travail - notamment dans les CPE - afin de les déposer à l'Assemblée nationale à la veille du dépôt du budget provincial.
Le gouvernement Couillard a imposé des compressions budgétaires de 120 millions de dollars dans le réseau des CPE en plus d'en avoir augmenté les tarifs, qui sont désormais modulés selon les revenus des ménages.

Le spectre de la violence plane sur les élections aux États-Unis

http://ici.radio-canada.ca/nouvelles/International/

 Mise à jour le lundi 14 mars 2016 à 0 h 40 HAE  La Presse Canadienne
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Marco Rubio et Donald Trump  Photo :  Jim Young / Reuters

Dans le cadre d'une élection présidentielle américaine normale, l'attention des médias et du public serait maintenant concentrée sur la transition des favoris des courses à l'investiture démocrate et républicaine vers le centre ainsi que sur leurs efforts pour adapter leur message à l'électorat général.
Alors que cinq États se préparent à tenir des primaires d'une importance cruciale, les talk-shows de ce dimanche traitaient de sujets beaucoup plus sombres.
En entrevue au réseau CNN, un Marco Rubio soupirant et hochant de la tête a philosophé sur la mort, tant sur le plan figuratif que littéral.
Il a dit craindre que quelqu'un ne finisse par perdre la vie durant un rassemblement. Et il a laissé entendre que l'ascension de Donald Trump avait injecté un poison dans la politique qui, s'il n'était pas rapidement évacué, pourrait même tuer la démocratie américaine.
« Nous allons perdre notre république. Toutes les règles qui ont déjà régi nos discours ont été balayées. Et nous avons pris une direction très dangereuse. »— Le candidat républicain Marco Rubio

Les affrontements survenus dernièrement à un événement organisé par la campagne de M. Trump étaient dignes du tiers monde, selon lui.
Lorsque l'animateur lui a demandé s'il avait peur que quelqu'un meure durant l'un de ces rassemblements, il a répliqué : « C'est l'impression que cela donne. Il semble que nous sommes rendus à un point où, maintenant, tout le monde se déteste en Amérique. »
Un partisan de Donald Trump (à droite) crie contre un opposant au candidat à l'investiture républicaine.Un partisan de Donald Trump (à droite) crie contre un opposant au 
candidat à l'investiture républicaine. 
 Photo :  Kamil Krzaczynski / Reuters
Le plus récent catalyseur de toute cette rage a été l'arrivée de manifestants à un événement planifié par M. Trump à Chicago. Lorsque les organisateurs ont compris ce qui se passait, ils ont annulé le rassemblement. Cela a provoqué une confrontation entre détracteurs et partisans de l'homme d'affaires devenu politicien.
Les opposants de Donald Trump se font de plus en plus envahissants dans leurs tentatives de perturber les événements du favori républicain, qu'ils considèrent comme un xénophobe et un fauteur de troubles.
Au départ, les manifestations se déroulaient principalement à l'extérieur. Au New Hampshire, un contestataire a fait le piquet devant un aréna, vêtu d'un drap rappelant la tenue des membres du Ku Klux Klan. Plus tard en Caroline du Sud, des manifestants ont exhorté les républicains à « jeter Trump aux toilettes » à grand renfort de slogans et d'images un brin scatologiques. Ces protestations ont toutefois commencé à s'aventurer à l'intérieur et sont devenues de plus en plus dérangeantes.
Lors de certains événements, les fidèles de Donald Trump ont été avisés que le droit de manifester était protégé par le premier amendement de la Constitution américaine, qu'ils ne devaient frapper personne et se contenter de scander le nom du milliardaire jusqu'à ce que les agents de sécurité interviennent et expulsent les contestataires.
Mais M. Trump a lui-même été accusé d'être allé à l'encontre de ces directives pacifistes.
Un manifestant arrêté lors d'un discours de Donald Trump en OhioUn manifestant arrêté lors d'un discours de Donald Trump en Ohio  
Photo :  William Philpott / Reuters
Ses adversaires l'ont prouvé grâce à une publicité comportant plusieurs vidéos de Donald Trump en train de dire : « Donne-lui un coup de poing au visage [...] bats-le jusqu'au sang [...] qu'il sorte sur une civière [...] je vais payer les frais juridiques. »
La campagne de l'homme d'affaires a en effet songé à régler les honoraires d'avocat d'un partisan ayant attaqué un manifestant et a défendu l'un de ses directeurs soupçonnés d'avoir intimidé une journaliste et de l'avoir saisie violemment par le bras au point d'y laisser une ecchymose.
Cela n'empêche cependant pas Donald Trump de soutenir que c'est lui, la personne lésée, dans cette histoire.
Il a reproché aux fidèles de Bernie Sanders d'essayer de faire capoter ses rassemblements et a publié un avertissement sur Twitter, dimanche : « Sois prudent Bernie, ou mes partisans vont se présenter aux tiens! »
M. Trump s'est plaint de ne pas avoir droit au même traitement de la part des médias que son rival démocrate.
« Si [mes partisans] allaient aux rassemblements de Bernie et faisaient la même chose, vous seriez tellement fâchés contre moi », a-t-il affirmé lors d'une interview à Face The Nation sur les ondes de CBS.
« Si les gens allaient à leurs rassemblements et perturbaient leurs rassemblements comme les miens sont perturbés, la presse se rangerait de leur côté », a-t-il répété avant d'ajouter qu'il n'approuvait pas du tout le recours à la violence.