Cinq États, dont le Panama, s’engagent pour la transparence fiscale

http://ici.radio-canada.ca/breve/

La décision de Bahreïn, du Liban, de Nauru, du Panama et de Vanuatu porte à 101 le nombre de pays et territoires ayant annoncé leur intention de mettre en oeuvre l'échange automatique d'informations fiscales. L'annonce de la volonté du Panama de se joindre aux efforts pour améliorer la transparence et combattre l'évasion fiscale survient deux mois après la publication des Panama Papers.

L'inquiétude monte chez les travailleurs du secteur pétrolier de Fort McMurray

http://ici.radio-canada.ca/nouvelles/economie/

PUBLIÉ AUJOURD'HUI À 5 H 09 | Mis à jour à 6 h 04
La mine Syncrude Aurora
Vue aérienne de la mine Syncrude Aurora de sables bitumineux dans la forêt boréale
 au nord de Fort McMurray. 
 
PHOTO : JIRI REZAC - GREENPEACE / JIRI REZAC
Michel Provencher
Michel Provencher   PHOTO : ICI RADIO-CANADA/RAPHAËL BOUVIER-AUCLAIR
Pour bien des employés du secteur pétrolier, la catastrophe naturelle à Fort McMurray a soufflé sur les braises de l'incertitude qui les habitent depuis un bon moment. Ces derniers mois, avec la chute des prix du pétrole, les pertes de revenus et les pertes d'emploi se sont multipliées.
Pour l'instant, il est difficile de mesurer l'impact économique qu'aura eu l'arrêt d'une partie de la production pétrolière en Alberta. La diminution de production est estimée à un million de barils de pétrole par jour depuis que le feu a atteint Fort McMurray la semaine dernière.

Si cela avait continué pendant un mois ou deux, il y aurait eu un effet considérable sur le produit intérieur brut.Rachel Notley, première ministre de l'Alberta
Déjà 18 655 personnes ont utilisé le code fourni par Ottawa en raison des feux de forêt pour faire une demande d'assurance-emploi. 
Pour les entrepreneurs qui reçoivent des contrats des grandes entreprises du secteur énergétique, la catastrophe à Fort McMurray s'ajoute aux inquiétudes.
Francis Leclerc est propriétaire d'une entreprise qui effectue des entretiens pour des compagnies du secteur pétrolier. Il craint que ces contraintes financières n'encouragent ses partenaires à diminuer leurs recours à des sous-traitants.

Déjà que beaucoup de compagnies opéraient avec peu de profits ou même avec des pertes, cela va augmenter leurs coûts.Francis Leclerc, propriétaire Northstar Oilfield Maintenance
Au cours des prochaines semaines, les gestes des grands joueurs de l'industrie et du gouvernement albertain seront suivis de près par les travailleurs du secteur pétrolier.
« Pour les projets des pétrolières, je pense que ça va être mis sur la glace », dit Francis Leclerc en évoquant de possibles projets d'expansion des entreprises énergétiques albertaines. 

Céline Dion raconte sa nouvelle vie sans René

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Publié le 10 mai 2016 à 13h11 | Mis à jour le 10 mai 2016 à 13h11
Les drames qui touchent le coeur des Québécois ne manquent pas ces derniers... (PHOTO ARCHIVES LA PRESSE)
Céline DionPHOTO ARCHIVES LA PRESSE
DANIÈLE L. GAUTHIER
La Presse Canadienne
Montréal
Les drames qui touchent le coeur des Québécois ne manquent pas ces derniers temps et celui qu'a vécu Céline Dion récemment a été partagé non seulement par ses compatriotes mais par ses nombreux admirateurs partout sur la planète.
Nous l'avons vue, nous l'avons accompagnée lors des funérailles de son époux et gérant, René Angélil, décédé en janvier dernier. Il a fait de Céline Dion, une star internationale, et leurs trois enfants témoignent du grand amour qui les aura unis jusqu'à la fin.
Mais aujourd'hui, comment va Céline Dion? Comment a-t-elle réorganisé sa vie? Comment vit-elle ce double deuil? En tout cas, elle démontre, une fois de plus, ses capacités de résilience par son courage à poursuivre une carrière chargée et exigeante.
À Las Vegas, Marie-Claude Barrette s'entretiendra avec la femme, la veuve, la mère, l'artiste, qui doit composer avec ces nouvelles conditions de vie. En femme avisée, la chanteuse sait bien qu'elle doit demeurer forte pour ses enfants et pour honorer la mémoire de René Angélil. Une chose est sûre, elle aura toujours le soutien de ses admirateurs.
Céline maintenant, le mercredi 18 mai, 21h, à TVA.
Papa, où t'es? (air connu)
Il y a les enfants adoptés qui sont à la recherche de leur mère, et maintenant, nous sommes à l'époque où les enfants nés par procréation assistée avec donneur sont à la recherche de leur père. L'expérience vécue par les enfants adoptés n'aura pourtant pas servi à faciliter les choses pour les enfants issus de la procréation assistée.
Quoi de plus naturel, de plus fondamental pour un enfant que de savoir à qui il doit la vie? Ils sont des milliers à avoir été conçus avec assistance et en âge, aujourd'hui, de vouloir connaître leur géniteur. Mais ils se butent au consensus de l'anonymat. Même les tests d'ADN ne sont pas concluants et l'enfant n'a pas droit au dossier confidentiel. Pourtant, il serait intéressant et même nécessaire de connaître leur génétique. Certains, sous le choc, ont appris leur origine un peu tard. Une mère explique que son mari n'acceptait pas que la vérité se sache parce qu'il considérait la situation humiliante pour lui.
Mais tous les enfants rencontrés, et même leur mère, sont d'accord pour la levée de l'anonymat en cette matière. Certains donneurs ont accepté de révéler leur identité. En conséquence, Jonathan a pu retracer ses 30 demi-frères et soeurs et la fratrie se rencontre à l'occasion. Tous croient que le temps est venu d'ouvrir le jeu.
Né de sperme inconnu, le mercredi 18 mai, 9h30, à Canal Vie.
Qui sera l'élu parmi les favoris?
Le 18e Gala Les Olivier 2016, animé par François Morency, proviendra des studios de Radio-Canada, ce dimanche, 19h30. Un total de douze trophées seront remis et à la catégorie Olivier de l'année, les paris sont ouverts pour désigner qui de François Bellefeuille, Louis-José Houde, Martin Matte, P-A Méthot, François Pérusse, Stéphane Rousseau et Mike Ward remportera le titre accordé par le vote du public. Rappelons que Stéphane Rousseau se qualifie dans quatre catégories, avec son spectacle Un peu princesse.
Incursion dans le vaste monde de Michel Lemieux et Victor Pilon, un duo de concepteurs dont on entend peu parler et qui pourtant, a intégré des scènes absolument géniales au théâtre, dans des créations musicales, grâce à sa maîtrise de nouvelles technologies. Inclassables, Michel Lemieux et Victor Pilon savent produire l'immatériel, rendre l'imaginaire presque tangible dans des spectacles hallucinatoires. René Richard Cyr dira de ces infatigables innovateurs: «C'est comme un blender à ON».
Au-delà de l'image: le monde de Michel Lemieux et Victor Pilon, à Télé-Québec, le jeudi 19 mai, 20h.
Apprendre le français à l'âge adulte
Matt Zimbel est un musicien, auteur, animateur, réalisateur et, par goût du risque mais surtout pour amuser les copains, humoriste d'un soir, ce qui lui donne l'occasion de s'exercer à parler français. Et foi d'anglophone, apprendre le français à l'âge adulte n'est pas un travail aisé. Comment s'en sortira-t-il avec le mélange des genres et les temps de verbes? Et pourquoi un New-Yorkais s'embêterait-il avec l'imparfait du subjonctif quand il est si simple de tout mettre au passé?
Un Américain au Québec, le mardi 17 mai, 22h, au Canal D.
En vrac
À TVA: Arrive en campagne, une nouveauté à la programmation d'été, met en scène le chef Stefano Faita. Chaque semaine, il pilotera une famille urbaine pour qu'elle se familiarise avec la culture des produits alimentaires. La première, jeudi 19 mai, 19h, nous emmène à la Ferme Marcel Mailhot, qui cultive le brocoli que Stefano utilisera dans la préparation de pâtes aux brocolis et à la saucisse.
À TÉLÉ-QUÉBEC: Aux Francs-tireurs du jeudi 19 mai, 22h54, on rediffuse l'entrevue de Richard Martineau avec le mal-aimé Jean-François Mercier, qui se révèle un homme réfléchi et consciencieux. Et Benoît Dutrizac s'entretient avec trois thanatologues qui expliquent leur choix de carrière. Le vendredi 20 mai, 22h, la maison du 165 Eaton Place reprend vie avec la suite deMaîtres et valets, qui prennent un Nouveau départ.
À RDI: À noter que le documentaire sur l'écrivain américain mondialement connu et traduit dans une quarantaine de langues Philip Roth, prévu le jeudi 12 mai, est reporté au samedi 2 juin, 20h. L'auteur de Némésis, son dernier roman, affirme que sa carrière est terminée, il cesse d'écrire.
À TV5: Après un séjour auprès des pensionnaires d'un centre de désintoxication, Hugo Meunier partage durant 21 jours la vie des itinérants. Parmi ces sans-abri, des jeunes, des personnes atteintes de maladies mentales, des intoxiqués, des victimes de coups durs qui partagent tous la même prémisse: ils sont tous accablés par le malheur. Pas facile de côtoyer la misère humaine. Le mardi 17 mai, 21h.
À HISTORIA: Lisette Lapointe, invitée aux Grands Rendez-vous de Josélito, parle de sa vie avec Jacques Parizeau, récemment décédé, ainsi que de son passage en politique et de son départ fracassant en 2011, reprochant à Pauline Marois, alors chef du PQ, sa tendance à l'autoritarisme. Le mercredi 18 mai, 22h.

TVA dénonce le «chèque en blanc» de 675 millions à Radio-Canada

http://affaires.lapresse.ca/economie/medias-et-telecoms/

Publié le 10 mai 2016 à 12h15 | Mis à jour le 10 mai 2016 à 13h26
«Cette injection de fonds a été faite sans... (PHOTO ROBERT SKINNER, LA PRESSE)
PHOTO ROBERT SKINNER, LA PRESSE
«Cette injection de fonds a été faite sans consultation préalable avec les joueurs de l'industrie, dont les diffuseurs privés, et nous craignons que ceci fasse basculer un équilibre qui était déjà précaire entre le diffuseur public et le reste de l'industrie», a fait valoir Julie Tremblay, jeudi matin, pendant l'assemblée annuelle des actionnaires de Groupe TVA.

MAXIME BERGERON
La Presse
La présidente de Groupe TVA dénonce le «chèque en blanc» de 675 millions de dollars fait par le gouvernement fédéral à la Société Radio-Canada, quelques semaines après l'annonce d'un réinvestissement massif dans les coffres du diffuseur public.
«Cette injection de fonds a été faite sans consultation préalable avec les joueurs de l'industrie, dont les diffuseurs privés, et nous craignons que ceci fasse basculer un équilibre qui était déjà précaire entre le diffuseur public et le reste de l'industrie», a fait valoir Julie Tremblay, jeudi matin, pendant l'assemblée annuelle des actionnaires de Groupe TVA.
La dirigeante s'est dite «préoccupée par le fait qu'aucune nouvelle mesure d'imputabilité n'accompagne cette injection d'argent, ce qui constitue un chèque en blanc à Radio-Canada pour accentuer la concurrence déjà injuste qu'elle mène aux diffuseurs privés».
Selon Julie Tremblay, le nombre impressionnant d'annonces faites par la SRC depuis trois mois --une trentaine-- vient confirmer les pires craintes de TVA.
Elle a donné l'exemple de plusieurs séries américaines récemment achetées par Radio-Canada, dont Empire et Unreal, à un prix hors de portée pour les diffuseurs privés. 
Groupe TVA à annoncé jeudi une perte nette de 7,4 millions de dollars au premier trimestre, presque deux fois plus faible que celle enregistrée un an plus tôt.

L'EI frappe à Bagdad: au moins 52 morts

http://www.lapresse.ca/international/dossiers/le-groupe-etat-islamique/

Publié le 11 mai 2016 à 06h09 | Mis à jour à 08h44
Le kamikaze a fait exploser sa voiture piégée dans... (PHOTO AHMAD AL-RUBAYE, AFP)
Le kamikaze a fait exploser sa voiture piégée dans le quartier chiite de Sadr City.PHOTO AHMAD AL-RUBAYE, AFP
Agence France-Presse
Bagdad
Le groupe djihadiste État islamique (EI) a revendiqué l'attentat-suicide qui a fait 52 morts mercredi près d'un marché à Bagdad, selon un dernier bilan.
Ces nouvelles violences à Bagdad interviennent alors que... (Photo Khalid Mohammed, AFP) - image 1.0
Ces nouvelles violences à Bagdad interviennent alors que l'Irak est en proie à une grave crise politique depuis plus d'un mois.
PHOTO KHALID MOHAMMED, AFP
Dans un communiqué mis en ligne sur l'internet, l'organisation ultra-radicale sunnite a indiqué qu'un de ses kamikazes, identifié comme «Abou Souleimane al-Ansari», a fait exploser sa voiture piégée dans le quartier chiite de Sadr City. Un précédent bilan faisait état de 34 tués et au moins 54 blessés.
L'attentat qui s'est produit vers 10h locales n'a pas été revendiqué dans l'immédiat.
L'EI s'est emparé en 2014 de larges pans du territoire irakien.
L'organisation a mené plusieurs attaques meurtrières ces dernières semaines dans le grand Bagdad. Mais elle a perdu du terrain face à l'avancée des forces irakiennes, soutenues par la coalition internationale sous commandement américain.
La dernière attaque revendiquée par l'EI remontait au 1er mai lorsque deux voitures piégées avaient explosé dans la ville de Samawa, une région à prédominance chiite dans le sud de l'Irak, faisant au moins 33 morts.
Ces nouvelles violences à Bagdad interviennent alors que l'Irak est en proie à une grave crise politique depuis plus d'un mois, de nombreux partis s'opposant au projet du premier ministre de mettre en place un gouvernement de technocrates par peur de perdre leurs privilèges.
Excédés, des milliers d'Irakiens - partisans du dignitaire chiite Moqtada Sadr pour la plupart - avaient organisé des sit-in et des manifestations qui ont culminé avec l'invasion de la Zone verte ultrasécurisée de Bagdad et l'occupation durant plusieurs heures du Parlement.
Les postes-clés au gouvernement sont depuis des années partagés sur la base de quotas politiques et confessionnels et Moqtada Sadr, tout comme le premier ministre Haider al-Abadi, souhaite une nouvelle équipe gouvernementale composée de technocrates, capable de mener de manière plus efficace des réformes cruciales pour lutter contre la corruption.
Cette crise est suivie avec inquiétude par les États-Unis qui craignent qu'elle « ne détourne » les autorités de la lutte contre l'EI.

Dieudonné échoue à entrer au Canada

http://www.lapresse.ca/arts/spectacles-et-theatre/humour-et-varietes/

Publié le 10 mai 2016 à 11h39 | Mis à jour le 10 mai 2016 à 19h15
Selon Le Point, Dieudonné M'Bala M'Bala a écopé aujourd'hui... (PHOTO ARCHIVES THE NEW YORK TIMES)
PHOTO ARCHIVES THE NEW YORK TIMES
Selon Le Point, Dieudonné M'Bala M'Bala a écopé aujourd'hui de deux mois de prison avec sursis et 10 000 euros d'amende pour des délits d'injure raciale et provocation à la haine.

Le polémiste français Dieudonné aurait échoué à entrer sur le territoire canadien, selon une publication sur sa page Facebook officielle.
La photo accompagnant la publication sur la page... (PHOTO TIRÉE DE FACEBOOK) - image 1.0
La photo accompagnant la publication sur la page officielle de Dieudonné. 
PHOTO TIRÉE DE FACEBOOK
«Petit contre temps je dois faire un aller-retour, mais je reviens... Je serai à Montréal demain», aurait-il déclaré, selon un message sur le réseau social.
Le message est accompagné d'une photo du polémiste dans un bureau de l'Agence des services frontaliers du Canada.
Dieudonné prévoit une série de 13 spectacles au Québec, dont 10 à Montréal.
Et le jour même de son arrivée, le polémiste Dieudonné vient d'ajouter une nouvelle condamnation à sa collection.
Selon Le Point, Dieudonné M'Bala M'Bala a écopé aujourd'hui de deux mois de prison avec sursis et 10 000 euros d'amende pour des délits d'injure raciale et provocation à la haine.

Sa condamnation serait liée à des passages antisémites dans son avant-dernier spectacle. Il y évoque «le rôle qu'il attribue aux juifs dans la traite des Noirs et ironisé sur le génocide commis par les nazis», selon Le Point.
En matière de condamnations de justice, le tableau de chasse de Dieudonné est bien rempli: on en dénombre au moins une quinzaine en France, dont une pour «apologie du terrorisme». Après les attentats de janvier 2015, il avait dit «se sentir Charlie Coulibaly», du nom de l'un des attaquants.

Frappes contre des trafiquants de cocaïne de la mafia montréalaise

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DERNIÈRE HEURE
Publié le 11 mai 2016 à 06h49 | Mis à jour à 08h03
Une vingtaine d'individus sont visés et plusieurs perquisitions... (Photo Lee Brown, archives La Presse Canadienne)
PHOTO LEE BROWN, ARCHIVES LA PRESSE CANADIENNE
Une vingtaine d'individus sont visés et plusieurs perquisitions sont effectuées, en particulier à Laval, dans l'est de Montréal, à Saint-Jean-sur-Richelieu et même en Ontario.

DANIEL RENAUD
La Presse
La Gendarmerie Royale du Canada, assistée d'autres corps de police, mène depuis tôt ce matin une opération contre des importateurs et des trafiquants de cocaïne liés à la mafia montréalaise. Selon nos informations, il s'agit d'une nouvelle phase de l'enquête Clemenza, qui s'est déroulée en 2010-2011, et qui visait plus particulièrement les clans de Raynald Desjardins et de Giuseppe De Vito.
L'opération de ce matin découlerait d'importations au Canada, par camions, de plus de 200 kilos de cocaïne provenant du Mexique et des États-Unis. Les suspects sont également soupçonnés d'avoir comploté pour importer au Canada plus de mille kilos de cocaïne au cours des dernières années. Plus de 2 millions de dollars, devant servir, selon la police, à financer les importations, ont aussi été saisis.
Une quinzaine d'individus sont visés et plusieurs perquisitions sont effectuées, en particulier à Laval, dans l'est de Montréal, à Saint-Jean-sur-Richelieu et même en Ontario. Parmi les individus accusés, on retrouve notamment Liborio Cuntrera, 47 ans, fils du « Seigneur de Saint-Léonard », et Agostino Cuntrera, assassiné en 2010, a été arrêté. Selon nos informations, Liborio Cuntrera siègerait sur la table de direction qui dirige la mafia montréalaise depuis la mort naturelle de Vito Rizzuto en décembre 2013. Un autre individu appréhendé est Marco Pizzi, 46 ans, considéré par la police comme un important importateur de cocaïne de la mafia. Le clan de Vittorio Mirarchi, jeune protégé de Raynald Desjardins, est aussi particulièrement visé dans la frappe de ce matin.
La première phase de l'enquête Clemenza a eu lieu bien malgré elle, en décembre 2011, lorsque le caïd Raynald Desjardins, son jeune protégé, Vittorio Mirarchi et des membres de sa garde rapprochée ont été arrêtés pour le meurtre de l'aspirant parrain Salvatore Montagna commis un mois plus tôt à Charlemagne. Les enquêteurs de Clemenza avaient intercepté les communications des suspects et remis les informations à leurs collègues des Crimes contre la personne de la Sûreté du Québec qui enquêtaient sur le meurtre de Montagna. La deuxième phase de Clemenza a eu lieu en mai 2014 et a visé plus particulièrement le clan De Vito.
Raynald Desjardins et Vittorio Mirarchi sont actuellement détenus à Bordeaux, en attente de sentence après avoir plaidé coupable de complot relativement au meurtre de Montagna. Giuseppe de Vito lui, a été tué par empoisonnement au cyanure dans sa cellule du pénitencier de Donnacona en juillet 2013.
Les suspects doivent comparaitre par vidéoconférence cet après-midi au palais de justice de Montréal.

Des plaintes déposées à l'UPAC, mais pas d'enquête

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EXCLUSIF
Publié le 11 mai 2016 à 05h00 | Mis à jour à 05h00
Des soupçons de trucage d'offres, de corruption, de... (PHOTO ULYSSE LEMERISE, COLLABORATION SPÉCIALE)
PHOTO ULYSSE LEMERISE, COLLABORATION SPÉCIALE
Des soupçons de trucage d'offres, de corruption, de fractionnement de contrats et de fabrication de faux documents au MTQ sont quelques-unes des informations transmises à l'Unité permanente anticorruption. Sur notre photo, l'UPAC mène une perquisition à l'hôtel de ville de L'Assomption en 2014.

L'Unité permanente anticorruption (UPAC) a été alertée officiellement au moins à deux reprises, depuis deux ans, par des employés en autorité au ministère des Transports concernant de possibles irrégularités dans l'attribution des contrats et, plus largement, sur la gestion du Ministère, a appris La Presse.
Des soupçons de trucage d'offres, de corruption, de fractionnement de contrats et de fabrication de faux documents sont quelques-unes des informations transmises à l'UPAC, avec documents à l'appui. L'UPAC a été contactée d'abord à l'automne 2014, puis au cours des derniers mois.
Selon trois des quatre sources proches du dossier jointes par La Presse - qui ont toutes demandé à ne pas être identifiées -, l'UPAC n'a pas jugé opportun d'ouvrir une enquête, estimant qu'il s'agit de problèmes de nature administrative. Une source policière ajoute que l'UPAC ne touche pas au MTQ, qui est un partenaire.
Le 13 avril dernier, le grand patron de l'UPAC Robert Lafrenière a prononcé un discours devant les invités de l'Institut de la gestion financière, à Québec. M. Lafrenière y a vanté le partenariat entre son organisation et le MTQ, ce qui a inquiété une personne dans l'assistance bien au fait des possibles irrégularités au sein du MTQ.
Informations privilégiées
Par ailleurs, deux des informateurs de La Presse soutiennent que la nature des plaintes et certaines indications sur leurs auteurs sont connues de la haute direction du MTQ. On souligne que la situation apparaît d'autant plus inquiétante que le gouvernement du Québec s'apprête à adopter le projet de loi 87 sur les lanceurs d'alerte afin de protéger ces derniers de toutes représailles.

L'UPAC a réagi en donnant l'assurance qu'il n'y a eu aucun échange de renseignements avec le MTQ. «On ne discute pas des informations qu'on nous donne. Et on respecte les règles de confidentialité pour tous les dossiers», a indiqué la porte-parole Anne-Frédérick Laurence.
Cette dernière n'a pas confirmé ni infirmé, par ailleurs, que l'UPAC avait reçu des plaintes concernant le MTQ.
Du côté du MTQ, la porte-parole Sarah Bensadoun soutient que le Ministère n'a reçu aucune information concernant des plaintes déposées à l'UPAC, ni de leur nature ni de leurs auteurs. De toute façon, a-t-elle insisté, il s'agit d'un processus confidentiel entre les mains de l'UPAC.
Une des sources de La Presse a souligné que la situation actuelle rappelle celle qu'a vécue l'ex-haut fonctionnaire du MTQ, François Beaudry, l'un des premiers divulgateurs d'un système de collusion dans la grande région de Montréal.
En 2003, M. Beaudry, qui était alors conseiller au bureau du sous-ministre des Transports, apprend 24 heures à l'avance, grâce à un informateur, le nom des soumissionnaires gagnants pour des contrats octroyés à Laval.
François Beaudry informe la haute direction du MTQ qui transmet le dossier à la Sûreté du Québec, et tout s'arrête là jusqu'à ce que les médias s'en mêlent; M. Beaudry a révélé le pot aux roses à Radio-Canada en 2009.
Commission parlementaire
Les députés de l'Assemblée nationale auront l'occasion la semaine prochaine de s'intéresser particulièrement à la gestion du MTQ. La Commission de l'administration publique devrait convoquer une audition sur la gestion administrative et les engagements financiers du MTQ. Il s'agit entre autres de faire le suivi du chapitre 5 du rapport du Vérificateur général de l'automne dernier, concernant l'entretien et l'inspection du réseau routier.
La sous-ministre Dominique Savoie devrait être appelée à répondre aux préoccupations des élus notamment sur l'estimation des coûts des projets du MTQ ainsi que sur l'octroi des contrats de services professionnels sur la base de normes qualitatives. D'autres thèmes pourraient être abordés, comme les audits internes.
En décembre dernier, La Presse avait révélé qu'un rapport d'audit interne tendait à démontrer que le MTQ était loin d'avoir tourné la page sur les années sombres mises au jour par le rapport Duchesneau et la commission Charbonneau: 39 des 40 dossiers contractuels vérifiés ne respectaient pas le processus officiel d'adjudication des contrats. À la suite de ce rapport, la sous-ministre a apporté des changements majeurs au sein des équipes d'audit interne.
- Avec la collaboration de Daniel Renaud, La Presse

Les villes ne pourront décréter les conditions de travail

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EXCLUSIF
Publié le 11 mai 2016 à 05h00 | Mis à jour à 05h00
Suzanne Roy, présidente de l'Union des municipalités, lors... (ARCHIVES PC)
Suzanne Roy, présidente de l'Union des municipalités, lors de
 la signature du pacte fiscal 2016-2019 en septembre dernier.
ARCHIVES PC

DENIS LESSARD
La Presse
(Québec) Les villes ont accepté des compressions dans le pacte municipal de l'automne 2015, mais ce qu'elles attendaient en retour n'arrivera pas. Québec n'a pas l'intention de leur accorder le pouvoir de décréter les conditions de travail de leurs employés, même si les négociations débouchent sur un cul-de-sac.
En septembre dernier, les représentants des villes, l'Union des municipalités et la Fédération québécoise des municipalités, avec les villes de Québec et Montréal, avaient pourtant accepté d'encaisser 1,2 milliard de compressions sur quatre ans, contre le pouvoir d'imposer les conditions de travail au terme d'un corridor étroit balisant les négociations avec leurs employés.
Or, le ministre des Affaires municipales Martin Coiteux a clairement indiqué qu'il n'avait pas l'intention de conférer un tel pouvoir aux villes, a indiqué Marc Ranger, directeur adjoint du Syndicat canadien de la fonction publique. « Dans des réunions privées, il nous l'a dit clairement à plusieurs reprises, qu'il ne voulait pas donner aux villes le pouvoir de décréter. Il voulait prendre son temps et examiner toutes les avenues », de souligner le syndicaliste. Relancé hier, le ministre Coiteux a répondu évasivement à une question précise sur le droit des villes d'éventuellement décréter les conditions de travail. « On va respecter l'ensemble de nos engagements », a-t-il soutenu. « J'ai toujours dit qu'on va moderniser le cadre de négociations, et on va le faire », s'est limité à dire le ministre.
Relancé hier, le ministre Coiteux a répondu évasivement à une question précise sur le droit des villes d'éventuellement décréter les conditions de travail. «On va respecter l'ensemble de nos engagements», a-t-il soutenu. «J'ai toujours dit qu'on va moderniser le cadre de négociations, et on va le faire», s'est limité à dire le ministre.
Lors de la signature du pacte fiscal en septembre dernier, le ministre Pierre Moreau avait cautionné le droit des villes de décréter ultimement les conditions de travail. «À la fin de la journée, la décision sera prise par les élus, et non par un arbitre non élu», avait-il soutenu.
En février, Philippe Couillard allait dans le même sens. À une question sur le pouvoir de décréter des villes, il avait soutenu sans détour «le travail est en cours, il va continuer. On va remplir cet engagement, on va aller de l'avant dans la direction qu'on a indiquée».
«Prendre des décisions»
Lors de sa première rencontre avec le maire de Québec, Régis Labeaume, le ministre Coiteux disait que son «engagement est de revoir comment les négociations fonctionnent dans le domaine municipal», Québec veut arriver à « des négociations de bonne foi, de part et d'autre». «Si, au bout du compte, la bonne foi n'existe pas, il faut qu'on puisse prendre des décisions», avait insisté le maire Labeaume.
Le texte qu'ont signé Québec et les villes en septembre 2015 était bien ambigu toutefois: «Dans un contexte de redéfinition des relations Québec-municipalités et d'accroissement de l'autonomie municipale en matière de relations du travail, le gouvernement examinera en consultation avec les intervenants du milieu municipal certains éléments du processus de négociation collective [...] du champ d'application de la Loi sur les relations de travail.»
Québec s'était engagé, insiste l'UMQ
«Sur le principe de décréter les conditions de travail, on n'a pas eu d'indications contraires pour l'instant. Il y a deux jours, le ministre Coiteux a, auprès de nous, réitéré les engagements de l'entente», a souligné Suzanne Roy, présidente de l'Union des municipalités. «Les attentes des municipalités sont là, elles sont claires, c'est la possibilité de décréter [les conditions de travail]», a-t-elle déclaré.
Le gouvernement se retrouvera très bientôt devant ses partenaires de septembre dernier - le premier ministre Couillard doit s'adresser demain au congrès annuel de l'Union des municipalités, M. Coiteux suivra le lendemain. Aujourd'hui même, le ministre Coiteux a une annonce à faire avec la présidente de l'UMQ, Suzanne Roy sur un rapport touchant à l'allègement de la réglementation municipale.
Dès le début, Québec savait qu'il s'avançait sur un terrain légalement précaire. Le gouvernement Couillard était certain de se faire débouter par les tribunaux. Dans des causes provenant de Colombie-Britannique et de Saskatchewan, la Cour suprême a confirmé la légitimité du droit de grève des employés municipaux. Ce droit de grève fait partie intégrante du droit de négocier. Sa suspension suppose la mise en place d'un mécanisme d'arbitrage impartial.
Québec travaille sur une série d'hypothèses quant à un processus d'arbitrage qui aurait à trancher des litiges entre les villes et leurs employés. Les syndicats soupçonnent le retour à une idée ancienne, le «last best offer», où l'arbitre aurait à choisir entre l'ultime proposition patronale ou syndicale. Le Nouveau-Brunswick vient d'opter pour cette voie.
Mais du point de vue de Québec, cette façon de faire, d'y aller en bloc d'un côté ou de l'autre, comporte le risque de faire entrer dans les conventions des dispositions injustifiables. Le mécanisme d'arbitrage pour le monde municipal pourrait tenir compte des intérêts des contribuables, ce qui n'est pas prévu actuellement par le Code du travail.

Nicolas Marceau renonce à briguer la direction du PQ

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Publié le 11 mai 2016 à 07h48 | Mis à jour à 07h48
Le porte-parole en matière de finances du Parti... (PHOTO MARCO CAMPANOZZI, ARCHIVES LA PRESSE)
Le porte-parole en matière de finances du Parti québécois, Nicolas Marceau,
envisageait de briguer la direction du Parti québécois.

PHOTO MARCO CAMPANOZZI, ARCHIVES LA PRESSE


La Presse Canadienne


Le député Nicolas Marceau ne sera pas candidat à la direction du Parti québécois (PQ).


M. Marceau était en réflexion depuis la démission de Pierre Karl Péladeau la semaine dernière.


Mercredi, sur sa page Facebook, le député de Rousseau, un ancien ministre des Finances, a annoncé qu'il ne serait pas candidat.


Véronique Hivon, députée de Joliette, est la seule candidate entrée officiellement dans la course. Le député de Lac-Saint-Jean, Alexandre Cloutier, qui a terminé deuxième lors de la dernière course, doit annoncer vendredi qu'il se lance.
À DÉCOUVRIR SUR LAPRESSE.CA



Politique québécoise
PQ: Nicolas Marceau plaide pour une candidature économique


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Sophie Grégoire Trudeau au Soleil: «J'ai besoin d'aide!»

http://www.lapresse.ca/le-soleil/actualites/chroniques/gilbert-lavoie/

Publié le 09 mai 2016 à 22h25 | Mis à jour le 10 mai 2016 à 07h15
Sophie Grégoire Trudeau, qui s'est impliquée dans plusieurs... (Le Soleil, Yan Doublet)
LE SOLEIL, YAN DOUBLET
Sophie Grégoire Trudeau, qui s'est impliquée dans plusieurs causes au cours des dernières années, est inondée de demandes. «C'est difficile de choisir parce que c'est touchant, les gens qui veulent ton aide. C'est épouvantable les lettres que je reçois, les personnes qui souffrent», a-t-elle confié au Soleil.

GILBERT LAVOIE
Le Soleil
(Québec) CHRONIQUE / «Je voudrais être partout, mais je ne peux pas. J'ai trois enfants à la maison, puis j'ai un mari qui est premier ministre. J'ai besoin d'aide. J'ai besoin d'une équipe pour m'aider à servir les gens.»
Sophie Grégoire Trudeau était à Donnacona, lundi, aux côtés de 4600 adolescentes pour le lancement d'une activité de Filleactive, un organisme qui fait la promotion d'un mode de vie sain et actif. Elle en est devenue la porte-parole.
Mais la conjointe du premier ministre, qui s'est impliquée dans plusieurs causes au cours des dernières années, est inondée de demandes. «C'est difficile de choisir parce que c'est touchant, les gens qui veulent ton aide. C'est épouvantable les lettres que je reçois, les personnes qui souffrent. Tu te dis : je vais essayer de transmettre un message qui va rejoindre le plus de gens possible.»
En attendant, Sophie Grégoire Trudeau n'a pas de local à sa disposition à l'édifice Langevin qui abrite le bureau du premier ministre. «J'ai un bureau chez nous sur ma table à dîner. On veut dépoussiérer un peu les vieilles méthodes patriarcales et on veut moderniser l'appareil qui nous permet de servir les gens, parce que les gens veulent qu'on le modernise. Ça, c'est clair dans notre tête. J'ai une personne qui m'aide à recevoir les demandes, à leur répondre, et on en a plus qu'on peut en traiter.»
Pourquoi avoir choisi Filleactive? Elle ne connaissait même pas la fondatrice, Claudine Labelle, une ancienne athlète d'élite qui a créé l'organisme en 2007 pour stimuler les adolescentes de 12 à 17 ans à prendre leur santé en main.
Mais elle a lu son histoire qui l'a touchée : «Je prends souvent mes décisions non seulement sur l'ouverture du coeur, mais aussi sur les faits. Or c'est un fait que les jeunes Canadiennes ne bougent pas assez. C'est un fait que les jeunes Canadiennes ont de la misère à construire une estime d'elles-mêmes sur des valeurs profondes et non pas sur ce qu'on nous présente dans notre culture de compétition, d'individualisme et de comparaison.»
Sophie Grégoire Trudeau a connu des problèmes de désordre alimentaire pendant son adolescence. Elle en a contre certains messages des médias sociaux : «Tu dois avoir l'air de ça, tu dois te comporter comme ça pour être femme ou pour être un gars. Tout ce qui nous restreint dans notre liberté, dans l'expression de ce qu'on est, c'est au détriment de l'être humain.»
Elle en a également contre la normalisation de la violence par rapport à la femme dans les cours d'école. «Il y a une culture non seulement de haine envers soi-même, de comparaison et de compétition, mais aussi de violence envers la femme qui est reliée à la pornographie, aux images d'hypersexualisation dans les médias. Les jeunes filles se retrouvent dans un endroit où elles ne savent pas où grandir, entre étant appelées une prude ou une fille facile.»
Selon elle, les jeunes hommes ont besoin de modèles masculins et féminins pour être interpellés vers les changements qui s'imposent. Comment compte-t-elle faire pour passer ses messages? Elle répond que même si elle allait dans 200 écoles, ce qui «n'est vraiment pas possible», cela ne suffirait pas. «Il y a moyen de transmettre une connexion sincère et une conversation sincère, et là les nouvelles technologies nous aident. Alors j'espère pouvoir les utiliser au maximum.»

Sophie Grégoire Trudeau sur...

Les autochtones
«La cause des femmes autochtones, la cause autochtone point, me touche profondément. Je me souviendrai toujours d'un matin où j'ai appelé mon mari et où je n'étais pas en possession de mes pleurs. Et j'ai dit : "Ça ne se peut pas, ça peut pas continuer comme ça." C'était à cause d'une jeune femme autochtone qui avait été violée et laissée pour morte dans une rivière. C'est notre soeur, c'est nos enfants. Je ne suis pas capable, je suis juste pas capable! Mais on est sur la voie de reconstruction de cette grande relation brisée.»
Les changements climatiques
«Est-ce que ça m'inquiète de voir les grandes corporations qui polluent au détriment des pauvres qui n'ont rien à voir avec la pollution environnementale? Mais bien sûr, et mon mari porte très bien ce message-là. On partage les mêmes valeurs par rapport à ça. C'est clair que les grands problèmes environnementaux nous touchent, non seulement mon chum comme politicien, mais comme êtres humains, des êtres humains amoureux de la nature et de plein air. Ça vient nous chercher creux. Les grands sommets, c'est extraordinaire. Il faut que les grandes instances qui ont de l'influence se réunissent et il y a quand même de bonnes conclusions qui en sont sorties. Ce n'est pas moi, la politicienne, mais j'ose espérer que les gens vont être à la hauteur de leur parole.»
La conciliation travail-famille
«Il y a toujours un prix à payer. Il faudrait que ce prix-là soit moins gros. La femme est encore l'éducatrice centrale de sa famille, le noyau familial, celle qui transmet beaucoup de valeurs aux enfants. Il y a encore un tabou : quelqu'un qui reste à la maison aujourd'hui et qui ne travaille pas à l'extérieur. Ma mère s'est fait poser cette question-là quand elle a arrêté de travailler comme infirmière. Elle nous disait que lorsqu'elle allait dans les soirées pour accompagner mon père dans son travail, les gens la regardaient en voulant dire : "Ben là, on n'a rien à lui dire, elle, si elle reste à la maison..." Voyons donc, comme si ça enlevait un peu d'intelligence et d'intérêt pour la personne à qui on parle!»
Le féminisme
«Ça me fait tellement sourire, cette question-là, parce que pour moi, le mot féministe, ça veut tout simplement dire être au courant, avoir la connaissance de ce qui se passe sur la planète par rapport au déséquilibre hommes-femmes qui est flagrant. Est-ce qu'on peut ne pas être féministe quand on connaît les faits? J'ai de la misère à comprendre ça.»
Le français
«Je suis une amoureuse de la langue française. J'aime beaucoup écrire des chansons, des poèmes, je le fais régulièrement, je suis inspirée constamment.»