La fin du monopole

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12 septembre 2015 |Michel David | Québec

Entendre Pierre Karl Péladeau annoncer la fin du monopole péquiste sur la souveraineté était assurément rafraîchissant. Aucun de ses prédécesseurs n’avait encore voulu reconnaître ouvertement la fin d’une hégémonie qui est depuis longtemps chose du passé. Ce n’est qu’un premier pas sur le chemin de l’unité dans la diversité que les souverainistes désespèrent de voir se réaliser un jour, mais il faut bien commencer quelque part.

Celle que Péladeau a choisie pour reprendre le dialogue, Véronique Hivon, estime que la grande erreur a été de considérer la question sous l’angle d’une alliance électorale dont personne ne voulait faire les frais plutôt que de miser sur les points de convergence. Dans toute négociation, on commence en effet par régler les points les moins litigieux, mais il vient néanmoins un moment où il faut bien s’attaquer au coeur du problème.

En réalité, l’intransigeance manifestée par les partis ne reflète pas les sentiments de leurs électeurs. Un sondage Léger Marketing-Le Devoir réalisé en juin 2013 indiquait que 80 % des péquistes, 75 % des partisans d’ON et 62 % des solidaires étaient disposés à voter pour un candidat souverainiste unique. Malgré l’exaspération qui se manifeste chaque fois que des représentants de la société se réunissent dans l’espoir de favoriser un rapprochement, les appareils des partis sont malheureusement incontournables.

Le cas d’Option nationale est relativement simple. Si le PQ s’engage à tenir un référendum dans un premier mandat, il y aura vraisemblablement fusion, comme le prévoient les statuts du parti. Du côté de Québec solidaire, Françoise David semble commencer à envisager un peu plus sereinement l’idée de discuter avec le PQ de PKP, mais il est difficile d’imaginer un quelconque « projet de société » commun aux deux partis. Une forme d’alliance ne peut être que ponctuelle et porter précisément sur la réalisation de la souveraineté, ce qui suppose qu’on s’entende sur la mécanique qui permettrait d’y accéder. Un référendum devrait-il porter précisément sur la souveraineté ou sur un projet de constitution ? Faudrait-il réunir une assemblée constituante ? Avant ou après un référendum ? Faudrait-il deux référendums distincts ?

Il ne s’agit pas là de simples détails, mais cela ne devrait pas constituer un obstacle insurmontable si la volonté politique y est. Le référendum sur l’entente de Charlottetown (1992) a également démontré qu’il est possible pour des partis distincts d’être chapeautés par le même comité parapluie tout en conservant leur identité propre. Les « libéraux pour le non », dirigés par Jean Allaire, avaient alors cohabité sans trop de heurts avec le PQ.


Tout cela sera cependant sans objet sans l’élection d’un gouvernement qui serait en mesure de tenir un référendum, et il est clair qu’une alliance électorale entre les partis souverainistes y contribuerait grandement.

M. Péladeau, qui a visiblement été marqué par sa visite en Catalogne, ne cesse de la donner en exemple. « Il y a deux partis qui sont souverainistes et ils sont ensemble justement pour faire en sorte d’atteindre l’objectif qui est le leur, c’est-à-dire que la Catalogne devienne un parti », a-t-il déclaré lundi.

En prévision de l’élection du 27 septembre prochain, la coalition Junts pel Si (Ensemble pour le Oui) vient de présenter une « feuille de route » qui, au bout de 18 mois, devrait en principe aboutir à une déclaration unilatérale d’indépendance par le Parlement catalan sans qu’il y ait eu référendum, l’état espagnol en ayant refusé la tenue. Madrid n’assistera certainement pas en spectateur à la division du pays, de sorte que la suite des événements paraît très incertaine, mais il est très possible que la coalition, qui mène actuellement dans les sondages, remporte l’élection.


Malgré l’enthousiasme de M. Péladeau, il y a une différence fondamentale avec le Québec. La Catalogne a un mode de scrutin proportionnel qui permet aux partis de la coalition d’additionner leurs voix. Au Québec, le mode de scrutin uninominal à un tour fait en sorte qu’ils se cannibalisent.

Jusqu’à présent, les efforts du Nouveau Mouvement pour le Québec (NMQ) pour favoriser une première candidature unique dans Laurier-Dorion, où la lutte entre le PQ et QS est la plus profitable aux libéraux, n’ont pas abouti.

Quelqu’un devra faire un geste. M. Péladeau pourrait envoyer un puissant signal de sa réelle volonté de faire l’unité des souverainistes en renonçant à y présenter un candidat. Il est assez paradoxal que le PQ ait accepté de s’effacer devant une candidate aussi inconditionnellement fédéraliste que Fatima Houda-Pépin dans l’espoir de battre Gaétan Barrette dans La Pinière, mais qu’il refuse de laisser le champ libre à un souverainiste dans Laurier-Dorion, où le candidat de QS a recueilli près du double des voix de son adversaire péquiste en avril 2014.

Pour Marine Le Pen, "les clandestins deviennent exigeants et arrogants"

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La présidente du FN dénonce le comportement des migrants à Calais, "où ils manifestent presque quotidiennement", et conteste qu'il s'agisse de réfugiés.


Publié le  | Le Point.fr
Devant 250 fidèles, Marine Le Pen a estimé que "l'UMPS se couchait devant les exigences communautaristes."
Marine Le Pen

« Les routiers voient leur outil de travail chaque jour menacé, saccagé, par des clandestins ne reculant devant rien et devenant même arrogants et exigeants, comme à Calais, où ils manifestent presque quotidiennement », a déclaré la candidate aux régionales dans le Nord-Pas-de-Calais-Picardie lors d'un discours devant la permanence de son parti à Hénin-Beaumont axé sur les régionales et l'immigration.
« Nous avons constaté l'étendue des dégâts due à l'ouverture totale des frontières, en effet, les camps illégaux se sont multipliés ces dernières années [...] Nous avions annoncé que l'immigration clandestine se métastaserait dans toute la région si nous ne prenions pas de mesures fermes au niveau national », a-t-elle ajouté.
Marine Le Pen a par ailleurs réagi à l'annonce du ministre de l'Intérieur, Bernard Cazeneuve, d'accorder une aide aux communes qui mettraient en place des dispositifs d'hébergement pour les réfugiés de 1 000 euros par place supplémentaire. « C'est profondément scandaleux », a-t-elle dit, « une fois de plus [...], les Français derniers servis ».

« On est chez nous ! On est chez nous ! »

En outre, elle a estimé que « l'UMP-PS se couch[aient] devant les exigences communautaristes ». « Or, céder au communautarisme, c'est mettre à mal notre unité nationale et lancer un signal aux intégrismes islamistes [...] Je le répète, ceux qui ne veulent pas respecter nos règles de vie doivent quitter la France », a-t-elle poursuivi.
Elle a été acclamée par quelque 250 sympathisants venus écouter son discours. « On est chez nous ! On est chez nous ! » pouvait-on entendre dans le public. Elle a par ailleurs affirmé une nouvelle fois que la France était « confrontée à une immigration économique et non pas à une immigration de réfugiés politiques, car si c'était des réfugiés politiques nous aurions 75 % de femmes et d'enfants et 25 % d'hommes, et pas l'inverse ».
Marine Le Pen a traversé la grande braderie d'Hénin-Beaumont en compagnie de Steeve Briois, le maire FN de la ville, et de Florian Philippot, l'un des vice-présidents du Front national, avant de prononcer son discours. Elle doit entrer officiellement en campagne le 20 septembre.

Affrontements très violents sur l'esplanade des Mosquées à Jérusalem

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Des affrontements ont éclaté dimanche matin sur l'esplanade des Mosquées, dans la vieille ville de Jérusalem, entre la police israélienne et des musulmans.


Publié le  - Modifié le  | Le Point.fr
Des affrontements entre la police et des musulmans sur l'esplanade des Mosquées, photo d'illustration.

De violents heurts ont opposé dimanche sur l'esplanade des Mosquées à Jérusalem des musulmans aux forces de l'ordre israéliennes, qui ont expulsé pour la première fois la garde jordanienne positionnée sur le site sacré ultra-sensible, à quelques heures des célébrations du nouvel an juif. Depuis plusieurs jours, Palestiniens et Arabes israéliens assuraient redouter des affrontements à l'occasion des fêtes juives. La tension était montée après l'interdiction cette semaine par la Défense israélienne des « mourabitoune », un groupe de « sentinelles » musulman qui affirme défendre le troisième lieu saint de l'islam, également le site le plus sacré du judaïsme.
À l'occasion de la nouvelle année du calendrier juif, et comme le leur autorise le statu quo - des règles tacites héritées du conflit de 1967 -, des groupes de juifs se sont rendus sur l'esplanade. De 7 h 30 à 11 heures tous les matins - à l'exception du vendredi, jour de la grande prière musulmane et du samedi, chômé chez les juifs -, les visiteurs non-musulmans sont autorisés à y entrer. Une heure avant leur venue, la police israélienne a investi la mosquée al-Aqsa, où se trouvaient des dizaines de musulmans, ont indiqué des témoins. Des policiers postés sur le toit ont brisé les vitres, des pièces d'antiquité, pour y tirer des grenades lacrymogènes et assourdissantes, ont-ils ajouté. « Les commandos spéciaux sont entrés jusqu'au pied de la chaire où l'imam prononce le sermon », a affirmé à l'AFP Mahmoud Abou Atta, un militant en contact avec les musulmans qui se trouvaient à l'intérieur lorsque la police est intervenue.
Alors que les affrontements se poursuivaient, et sous des colonnes de fumée provoquées par les tirs, plusieurs groupes de visiteurs non-musulmans sont entrés depuis la porte des Maghrébins, la seule réservée aux non-musulmans, tandis que toutes les autres portes étaient fermées par la police israélienne. Parmi eux se trouvait le ministre de l'Agriculture Uri Ariel, un colon habitué aux coups d'éclat, selon les médias israéliens et les manifestants.

Le directeur d'al-Aqsa arrêté

La police israélienne a accusé « des manifestants masqués » d'avoir lancé depuis la mosquée « des pierres et des pétards vers les policiers ». Aux abords de l'esplanade, des policiers déployés en nombre ont pourchassé les manifestants et plusieurs journalistes ont été molestés, dont un photographe de l'AFP. Vingt personnes ont été hospitalisées à l'issue des heurts sur et autour de l'esplanade, a indiqué le Croissant-Rouge palestinien à l'AFP.
À la mi-journée, le calme est revenu et un photographe de l'AFP a vu des dizaines de fidèles déblayer le sol de la mosquée, recouvert de bris de verre, de pierres, et des tapis brûlés. Une porte en bois peint en vert gisait au sol, tandis que des balles en caoutchouc jonchaient l'esplanade.
Le président palestinien Mahmoud Abbas a condamné une « attaque » et des « agressions de fidèles », réaffirmant qu'al-Aqsa et les lieux saints étaient une « ligne rouge » à ne pas franchir. L'organisation des Biens religieux (Waqf), qui gère le site, a dénoncé l'expulsion par les forces israéliennes des gardes positionnés sur l'esplanade par la Jordanie, gardienne du lieu saint selon le statu quo de 1967. « C'est la première fois qu'ils évacuent tous les gardes », a indiqué à l'AFP Firas al-Dibs, porte-parole du Waqf. « Le directeur de la mosquée Al-Aqsa, Omar Kaswani, a été blessé et arrêté », a-t-il ajouté.

Le statu quo en péril

En novembre 2014, la Jordanie, seul pays arabe avec l'Égypte à avoir signé un traité de paix avec Israël, avait rappelé son ambassadeur durant trois mois pour protester contre l'incursion de la police dans al-Aqsa et la fermeture d'une journée du lieu saint, un événement exceptionnel. Dimanche, Amman a appelé le gouvernement israélien à « cesser les provocations » et a dénoncé « des tentatives répétées de modifier le statu quo ». Le Caire a également condamné une « escalade inacceptable ».
Le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu a réaffirmé vouloir « maintenir le statu quo », mais a prévenu : « Il est de notre pouvoir et de notre devoir d'agir contre les émeutiers pour permettre la liberté de culte sur ce lieu saint. »
Ezzat al-Richq, haut dirigeant du Hamas en exil, a dénoncé « un crime de guerre qui vise à entériner le plan israélien de division d'al-Aqsa », tandis qu'à Gaza 500 jeunes ont manifesté à l'appel du mouvement islamiste. Israël cherche à diviser l'esplanade « géographiquement ou via des créneaux horaires séparés », avait déjà accusé vendredi le président palestinien Mahmoud Abbas. C'est de l'esplanade des Mosquées qu'était partie la deuxième Intifada, en réaction à la venue de l'ex-Premier ministre Ariel Sharon en septembre 2000 sur ce site

A PONTOISE DEUX FEMEN PERTURBENT LE SALON DE LA FEMME MUSULMANE

http://www.parismatch.com/Actu/Societe/

Le 13 septembre 2015 | Mise à jour le 13 septembre 2015



Deux Femen perturbent le salon de la femme musulmane
Inna Shevchenko, porte-parole des Femen,
 pose devant le logo du mouvement en 2013.
© Charles Platiau / Reuters

Deux militantes du mouvement féministe Femen ont fait irruption au salon de la femme musulmane à Pontoise dans le Val-d’Oise, samedi.
Les Femen ont pris pour cible un «salon de la femme musulmane» organisé à Pontoise, dans le Val-d'Oise. Samedi, peu avant la fermeture du salon vers 20h30, deux militantes du groupe féministe sont montées sur scène dénudées. Quelques secondes plus tard, les deux femmes ont été sorties manu militari par le service de sécurité avant d’être remises à la police. Le parquet de Pontoise a indiqué à l’AFP que les deux militantes ont été «entendues samedi soir» et que l’enquête et les auditions vont se poursuivre pour savoir ce qu’il s’est passé tout en précisant que leur garde à vue avait été «levée pendant la nuit». Toujours selon l’AFP, les organisateurs du salon ont prévu de porter plainte suite à l’incident.
FEMEN au Salon du pr
Inna Shevchenko, porte-parole des Femen à Paris a raconté à l’AFP que les deux militantes sont montées sur scène alors «que deux imams étaient en train de parler de la question de savoir s’il faut battre ou non sa femme». Peu de temps après les événements, les Femen ont publié un communiqué sur leur page Facebook. Pour elles, ce salon représente «7000m2 dédiés à l'asservissement de la Femme, un grand forum du "sois soumise et tais toi" rythmé par des ateliers pour apprendre à cuisiner, à s’habiller (ou disons à se couvrir), à se tenir dignement, et à obéir à son père, frère ou mari en toutes circonstances, et des conférences animées par la pire engeance islamiste de France qui diffuse impunément ses appels au viol, à la discrimination et à l’esclavagisme moderne». Paris Match a tenté de contacter les organisateurs du salon, qui demeuraient injoignables.
A leur montée sur scène, les deux féministes ont crié des slogans qui étaient également inscrits sur leur dos et leurs seins en arabes et en français : «Personne ne soumet, personne ne me possède, je suis ma propre prophète». Toujours selon Inna Shevchenko, aussitôt des insultes ont fusé dans la salle : «Sales putes, il faut les tuer», auraient lancé des personnes présentes. «Une quinzaine d’hommes ont sauté sur la scène et leur sont tombées dessus», a précisé Inna Shevchenko. 
Avant même sa tenue, le salon faisait déjà polémique. Une pétition contre le salon controversé avait recueilli près de 6000 signatures sur la plateforme Change.org. Son initiateur dénonçait la présence parmi les invités de «prédicateurs fondamentalistes tels que Nader Abou Anas, connu pour avoir légitimé le viol conjugal et plus largement la soumission de la femme». 

Le SNP veut tenir un second référendum sur l'indépendance de l'Écosse

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 Mise à jour le dimanche 13 septembre 2015 à 5 h 31 HAE  Reuters
La première ministre écossaise et chef du SNP, Nicola Sturgeon
La première ministre écossaise et chef du SNP, Nicola Sturgeon  Photo :  Reuters/Russell Cheyne

Une proposition ouvrant la voie à un second référendum d'autodétermination figurera dans le programme du Parti nationaliste écossais (SNP) pour les élections locales de 2016, indique sa chef de file Nicola Sturgeon dans un entretien accordé au Sunday Herald.
Le premier ministre britannique David Cameron a exclu la tenue d'une nouvelle consultation sur l'indépendance de l'Écosse malgré le succès du SNP aux élections législatives britanniques du 7 mai, estimant que les Écossais avaient catégoriquement rejeté l'indépendance le 18 septembre 2014. Le « non » l'avait alors emporté avec 55 % des voix.
Lors des législatives du 7 mai, le SNP a remporté 56 des 59 sièges réservés à l'Écosse à la Chambre des communes.
« Notre programme expliquera notre position concernant les circonstances dans lesquelles, et le calendrier possible selon lequel, un second référendum pourrait être approprié », déclare Nicola Sturgeon dans l'interview. « Ce sera ensuite aux gens d'accepter s'ils votent pour ce programme. »
Selon le Sunday Herald, qui cite des sources proches de la dirigeante, la liste des cas d'organisation d'un second référendum sera limitée. Il pourrait par exemple y avoir la possibilité d'une consultation populaire en cas d'événement dramatique comme une « guerre illégale » dans laquelle s'engagerait David Cameron.
Après l'élection samedi de Jeremy Corbyn à la tête du Parti travailliste, Nicola Sturgeon a estimé que si le Labour ne faisait pas la preuve rapidement de sa capacité à battre les conservateurs de David Cameron aux prochaines élections législatives, le désir d'indépendance des Écossais pourrait être encore plus grand.
« Si le Labour ne peut rapidement démontrer qu'il a une chance crédible de remporter les prochaines élections générales au Royaume-Uni, encore plus de gens en Écosse risquent de conclure que l'indépendance est la seule alternative au maintien d'un gouvernement Tory (conservateur) », a déclaré Nicola Sturgeon.
« La réalité aujourd'hui est qu'à un moment où le pays a besoin d'une opposition solide aux Tories, Jeremy Corbyn dirige un parti profondément et très âprement divisé », a-t-elle ajouté.
La chef du SNP a aussi à plusieurs occasions évoqué la possibilité d'un second référendum d'autodétermination pour l'Écosse dans le cas où le Royaume-Uni voterait oui à la sortie de l'UE lors du référendum prévu en 2017 et que les Écossais auraient, dans ce cadre, voté eux pour le maintien dans l'UE.

Une mère du Missouri arrêtée: ses enfants vivaient dans une grotte

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Publié le 12 septembre 2015 à 17h32 | Mis à jour le 12 septembre 2015 à 17h32
La femme de 24 ans a été accusée... (Photo AP)
PHOTO AP

La femme de 24 ans a été accusée d'avoir mis des mineurs en danger.

Associated Press
Kansas City
Une Américaine a été arrêtée après que des policiers eurent découvert que ses enfants de 4 et 6 ans vivaient dans une caisse en bois placée au fond d'une grotte à Kansas City, au Missouri.
La femme de 24 ans a été accusée, vendredi, d'avoir mis des mineurs en danger.
Les enquêteurs du comté de Jackson fouillaient le réseau de grottes situés à l'est de la ville dans le cadre d'une investigation sur un réseau de véhicules volés lorsqu'ils sont tombés sur les gamins, jeudi.
Les petits étaient seuls dans une caisse de 2,4 mètres sur 3 ayant des bancs d'auto pour tout mobilier.
Selon les procureurs, les enfants étaient peu vêtus, pieds nus et couverts de saleté. Le plus jeune était en train de manger des nouilles ramen sèches à même le paquet lorsque les agents ont fait irruption dans la grotte.

Ouverture du Centre Vidéotron: une âme et un coeur à bâtir

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Publié le 13 septembre 2015 à 10h00 | Mis à jour à 10h00

LE SOLEIL, PASCAL RATTHÉ

(Québec) «Le Colisée possédait une âme et avait une histoire. Maintenant, c'est au tour de l'amphithéâtre de bâtir cette âme et son coeur.»
L'ancien joueur des Remparts et des Nordiques, Guy Lafleur, était ému samedi de voir la page d'histoire du Colisée Pepsi se tourner vers un nouveau chapitre intitulé le Centre Vidéotron. Il se disait notamment touché par le fait que l'antre des Nordiques allait probablement disparaître du paysage au cours des prochaines années.
«Ça me fait de la peine», a-t-il confié au Soleil en regardant le vieux bâtiment, quelques minutes après un bain de foule.
Que de beaux souvenirs qui se terminent pour celui qui portait le numéro 4 chez les Remparts, qu'il avait menés à la conquête de la Coupe Memorial en 1970-1971. Cette année-là, il avait d'ailleurs récolté 209 points, soit 130 buts et 79 passes.
«Être ici aujourd'hui, ça me rappelle les belles années des Remparts», a-t-il d'ailleurs reconnu. Tout de même, il se console lorsqu'il se tourne vers le nouvel amphithéâtre.
«C'est extraordinaire comme édifice. C'est le début d'une nouvelle ère», a ajouté celui qui a eu la chance de le visiter au mois de février dernier. «Je suis persuadé que c'est le plus bel amphithéâtre dans la Ligue nationale et c'est certain qu'il va y avoir une équipe [de la LNH].»
Guy Lafleur aurait bien aimé avoir accès à des installations sportives comme aujourd'hui lorsqu'il évoluait dans les rangs professionnels. «Si tu regardes les nouveaux amphithéâtres à travers les villes, c'est de toute beauté. C'est ultramoderne. À l'époque, nous jouions dans des arénas complètement différents. Nous avons quand même connu du bon hockey dans notre jeunesse. Nous avons été choyés. Aujourd'hui, c'est une nouvelle génération, avec de nouveaux buildings
Comme plusieurs autres anciens joueurs de la LNH présents sur le site, il s'est fait un plaisir de signer de nombreux autographes. Et même après 24 ans loin des patinoires professionnelles, celui qui était surnommé le «Démon blond» est toujours aussi couru par les amateurs de hockey. Une centaine de personnes faisaient la file pour pouvoir notamment lui serrer la pince ou prendre une photo avec leur idole de jeunesse, qui célébrera ses 63 ans dimanche prochain.
«Énorme pour Québec»
Pour Michel Goulet, qui a joué109 parties avec les Remparts, le nouvel amphithéâtre va «changer» le portrait de la Ville de Québec. «Cela démontre le sérieux des gens», se réjouissait-il après un30 minutes de séance d'autographes. «C'est énorme pour Québec. Tu vas avoir de très beaux spectacles. L'intérieur de l'amphithéâtre est de toute beauté. Cela ressemble énormément à celui des Penguins de Pittsburgh.»
Comme notamment Guy Lafleur, Simon Gagné, Marc-Édouard Vlasic et Marc Tardif, Goulet a vu son chandail être hissé samedi dans les hauteurs du Centre Vidéotron. «C'est le fun d'amener l'histoire dans le nouvel édifice. C'est plaisant de voir qu'on se souvient. Ça fait chaud au coeur. Le retour des Nordiques va permettre de faire revivre le hockey, la passion des gens, leur amour pour le sport. Pour moi, ça prend un club de la LNH pour revivre tout ça.»

Comme le Château Frontenac

Enfiler ses patins pour dompter la glace du nouvel amphithéâtre lors d'un match de hockey professionnel aurait été un rêve pour Marian Stastny. L'ancien joueur des Nordiques a toutefois pu le réaliser en partie, samedi, lors de l'inauguration du Centre Vidéotron.
Il a sauté quelques minutes sur la nouvelle glace en compagnie d'anciens joueurs, comme Guy Lafleur et Michel Goulet, qui ont marqué l'organisation des Remparts et des Nordiques. Le numéro 18 y est même allé de quelques bons lancers au filet. «C'est une journée dont je vais me souvenir toute ma vie. C'est extraordinaire», a confié au Soleil Marian Stastny, qui a soulevé à nombreuses reprises dans les années 80 la foule du Colisée Pepsi en compagnie de ses deux frères, Peter et Anton.
«J'ai encore beaucoup de sentiments pour le Colisée, mais ce n'est pas comparable avec le nouveau Centre», a ajouté celui qui connaît depuis quelque temps des ennuis de santé. «C'est tellement magnifique et spectaculaire. C'est un monument pour Québec, de la même façon que le Château Frontenac.»
Selon l'ancien porte-couleurs du Fleurdelisé, Québec mérite maintenant son équipe. «Le hockey joue ici un rôle très important dans la société. Aujourd'hui, nous avons heureusement nos Remparts. Espérons aussi que nous allons avoir une équipe de la Ligue nationale de hockey très bientôt. Je suis très fier des gens qui ont décidé de bâtir un nouveau Colisée. Il est magnifique.»
Marian Stastny a joué avec les Nordiques de 1981 à 1985, inscrivant 241 points en252 matchs.