lundi, décembre 28, 2015

Turquie : un mineur en prison pour "insulte" à Erdogan

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Le jeune de 17 ans aurait insulté le président sur sa page Facebook. Il risque jusqu'à 4 ans d'emprisonnement pour "atteinte à l'image" du chef de l'État.



Publié le  | Le Point.fr
Le président turc Recep Tayyip Erdogan, photo d'illustration.
Le délit d'« insulte » au président peut coûter cher en Turquie. Un mineur de 17 ans a été inculpé et écroué par un tribunal du nord-ouest de la Turquie pour avoir insultéRecep Tayyip Erdogan, un délit passible d'une peine de prison, a rapporté lundi l'agence de presse Anatolie. Agissant sur la foi d'une dénonciation, le jeune homme, un ouvrier du bâtiment présenté par ses seules initiales, F. E., a  été arrêté à son domicile de Corlu et présenté devant un tribunal de cette même ville située dans la province de Tekirdag qui l'a formellement inculpé, précise l'agence.

Un symptôme de la dérive autoritaire

Le suspect est accusé d'avoir « insulté » l'homme fort du pays sur sa pageFacebook et sera poursuivi dans le cadre de l'article 299 du Code pénal turc qui punit toute personne qui « porte atteinte à l'image » du chef de l'État d'une peine maximale de quatre ans d'emprisonnement. Depuis son élection à la présidence en août 2014, Recep Tayyip Erdogan, dont les détracteurs dénoncent régulièrement la dérive autoritaire, a multiplié les poursuites sur la base de cette disposition, visant aussi bien des artistes et des journalistes que de simples particuliers. Plusieurs mineurs ont été poursuivis jusqu'à présent dans le cadre de cette loi controversée.

Les États-Unis en voie d'expulser des centaines de familles

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Publié le 24 décembre 2015 à 19h28 | Mis à jour le 24 décembre 2015 à 20h55
Le ministère de la Sécurité intérieure se prépare... (AP, Susan Walsh)
AP, SUSAN WALSH
Le ministère de la Sécurité intérieure se prépare à déporter «dès le début du mois de janvier» des centaines de familles en situation illégale aux États-Unis, selon le Washington Post.

Agence France-Presse
Washington
L'administration américaine projette d'expulser des centaines de familles originaires d'Amérique centrale en situation illégale, selon la presse américaine.
Les familles visées - au moins un mineur et un adulte - sont arrivées dans une vague d'immigration clandestine en provenance d'Amérique centrale à partir de 2014, cherchant à fuir la violence qui règne dans la région.
Les agents de l'immigration, appartenant au ministère de la Sécurité intérieure (DHS), se préparent à arrêter ces personnes et les déporter «dès le début du mois de janvier», indiquent leWashington Post et plusieurs autres médias, dont le Wall Street Journal.
Les familles visées - «des centaines, peut-être plus», selon le Washington Post - sont celles dont l'expulsion a déjà été ordonnée par un juge.
Interrogé par l'AFP, le DHS n'a pas voulu confirmer le plan d'expulsion. Mais une porte-parole du ministère, Gillian Christensen, a souligné que «la frontière américaine n'était pas ouverte à l'immigration illégale».
«Si des personnes viennent ici illégalement, ne peuvent bénéficier de l'asile ou d'autres formes de titres de séjour et font l'objet d'un ordre d'expulsion, elles seront renvoyées», a-t-elle déclaré.
Le plan d'expulsion a été «controversé» au sein de l'administration Obama et n'a pas encore reçu de feu vert final, a précisé le Washington Post.
Nouvel afflux
Mais le ministre de la Sécurité intérieure, Jeh Johnson, l'a d'autant plus défendu qu'un nouvel afflux de mineurs non accompagnés et de familles en provenance d'Amérique centrale est observé depuis l'automne 2015.
Plus de 12 500 migrants ont été arrêtés en «famille» en octobre et novembre, soit une hausse de 173 % sur les mêmes mois en 2014.
Pour les mineurs voyageant seuls, la hausse est de 106 %, avec 10 588 arrestations.
L'immigration clandestine est un thème sensible de la vie politique américaine, en particulier dans le camp républicain, où les candidats sont divisés sur l'attitude à adopter face aux sans-papiers, entre fermeté et attitude plus ouverte pour tenir compte de l'électorat hispanique.
Barack Obama de son côté a décidé il y a un an d'agir par décret, pour offrir à quelque cinq millions d'immigrants en situation irrégulière une perspective de régularisation.
L'an dernier, les agents de l'immigration ont reconduit 235 413 personnes à la frontière, selon les statistiques américaines.
Des dizaines de milliers de ressortissants du Salvador, du Guatemala et du Honduras ont fui leur pays pour rejoindre les États-Unis ces dernières années.
Ces trois nations ont les taux d'homicide parmi les plus élevés du monde, le Honduras arrivant au premier rang.
Le Salvador a connu une nouvelle accélération de la violence cette année, alimentée notamment par la guerre entre deux gangs, Mara Salvatrucha et Barrio 18.

Près de 2000 réfugiés arriveront à Montréal au cours de la semaine

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Publié le 27 décembre 2015 à 16h58 | Mis à jour le 27 décembre 2015 à 19h48
Plus de 1700 réfugiés syriens sont déjà arrivés... (PHOTO MARK BLINCH, REUTERS)
PHOTO MARK BLINCH, REUTERS
Plus de 1700 réfugiés syriens sont déjà arrivés au Québec depuis le début de l'année, sur le total de 3650 que le gouvernement souhaite recevoir en 2015.
La Presse Canadienne
MONTRÉAL
Près de 2000 nouveaux réfugiés syriens devraient arriver à Montréal au cours de la semaine, a annoncé le gouvernement québécois, dimanche.
Six avions transportant des réfugiés syriens sont attendus à l'aéroport Pierre-Elliott-Trudeau de Montréal entre le 28 et le 31 décembre, indique un communiqué du ministre suppléant de la Sécurité publique, Pierre Moreau, et de la ministre de l'Immigration, Kathleen Weil.
Chaque avion devrait transporter environ 300 personnes en provenance du Liban ou de la Jordanie. Les réfugiés voyageront à bord d'avions nolisés coordonnés par le gouvernement fédéral.
La plupart de ces réfugiés sont parrainés par des proches ou des organismes, précise-t-on. Une centaine de réfugiés pris en charge par l'État pourraient également arriver au Québec d'ici la fin de l'année.
Le gouvernement souligne qu'un certain nombre de réfugiés qui atterriront à Montréal seront en transit avant d'être redirigés vers leur province d'accueil.
Après avoir franchi les douanes et s'être soumis aux mesures de sécurité du gouvernement fédéral, les réfugiés seront dirigés vers le Centre de bienvenue, où ils seront accueillis par différents responsables gouvernementaux.
Plus de 1700 réfugiés syriens sont déjà arrivés au Québec depuis le début de l'année, sur le total de 3650 que le gouvernement souhaite recevoir en 2015. Il prévoit en accueillir le même nombre en 2016.

Les députés québécois pourraient s'accorder une généreuse hausse salariale

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Publié le 27 décembre 2015 à 17h11 | Mis à jour le 27 décembre 2015 à 23h19
Le gouvernement du Québec songe à présenter un projet de loi qui augmenterait... (Photothèque Le Soleil)
PHOTOTHÈQUE LE SOLEIL

SIDHARTHA BANERJEE
La Presse Canadienne
Montréal
Le gouvernement du Québec songe à présenter un projet de loi qui augmenterait de manière substantielle le salaire de base des membres de l'Assemblée nationale et en ferait les politiciens provinciaux les mieux payés du pays.
Ce projet découle essentiellement des recommandations formulées dans un rapport de l'ancienne juge de la Cour suprême Claire L'Heureux-Dubé sur la manière d'améliorer la rémunération des députés.
En vertu de la législation proposée, le salaire de base passerait de 90 000 $ à 140 000 $, mais la hausse n'entrerait pas en vigueur avant 2018 et seulement si le projet est adopté à l'unanimité par l'Assemblée nationale.
Le leader parlementaire du gouvernement libéral, Jean-Marc Fournier, affirme que cette généreuse augmentation ne représenterait pas un fardeau supplémentaire pour les contribuables puisqu'elle serait accompagnée de l'obligation pour les politiciens d'assumer une plus grande responsabilité concernant le financement de leur régime de retraite.
Selon M. Fournier, les économies réalisées grâce à cette modification atteindraient 400 000 $ par année, soit 4 millions $ sur une période de 10 ans.
Il soutient que la hausse pourrait être contrebalancée en supprimant 16 000 $ en revenus exonérés d'impôts, en faisant passer la contribution des députés à leur régime de retraite de 21 à 40 %, en éliminant certaines allocations et en apportant des changements à l'assurance collective.
Mais cette proposition survient dans la foulée de l'adoption de mesures d'austérité et d'importantes compressions budgétaires ayant eu un impact sur les services à la population et alors que les négociations pour le renouvellement des conventions collectives du secteur public sont extrêmement tendues.
De plus, certains députés d'autres provinces comme l'Alberta, la Nouvelle-Écosse et le Nouveau-Brunswick ont voté en faveur d'un gel de leurs salaires pour 2015 ou même d'une réduction.
Les partis de l'opposition à Québec croient que la décision d'augmenter le salaire des politiciens ne serait pas bien accueillie par la population, le leader parlementaire du Parti québécois, Bernard Drainville, allant même jusqu'à qualifier l'idée «d'indécente».
«Comment les membres de l'Assemblée nationale pourraient-ils justifier la hausse de leur salaire lorsque les enseignants, les infirmières et les autres travailleurs de la fonction publique se font offrir si peu? demande-t-il. J'ai peur que les contribuables ne fassent pas grand cas des conclusions du rapport et qu'ils ne voient qu'une grosse augmentation accordée dans le contexte actuel.»
Avec un salaire de base de 90 000 $, les députés québécois se situent présentement dans la moyenne nationale. Quatre provinces canadiennes offrent à leurs politiciens des salaires de plus de 100 000 $, les mieux payés étant les Albertains avec 127 000 $.
«Pas logique»
De son côté, la Coalition Avenir Québec (CAQ) reproche au projet de loi de ne pas respecter les résultats d'un vote tenu en 2014 durant lequel les députés avaient accepté d'assumer 50 % du financement de leur régime de retraite.
«Nous avons adopté des lois au cours des derniers mois, particulièrement dans le monde municipal, en vertu desquelles les employés sont responsables de 50 % de leur retraite», explique Benoit Charette, le porte-parole de la CAQ en matière de réforme des institutions démocratiques.
«Nous croyons que ce n'est pas logique d'exiger que les autres fassent des sacrifices que nous ne sommes pas prêts à faire nous-mêmes.»
Au début du mois de décembre, l'Assemblée nationale avait supprimé les indemnités de transition pour les députés qui démissionnent en cours de mandat, sauf pour des raisons de santé.
Cette décision faisait suite du départ de nombreux politiciens, qui ont empoché de généreuses primes même si c'était leur choix de quitter leur poste.