La souveraineté au coeur du débat au PQ ce soir

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Radio-Canada avec La Presse Canadienne
De gauche à droite : Martine Ouellet, Bernard Drainville, Pierre Céré, Pierre Karl Péladeau et Alexandre Cloutier
De gauche à droite : Martine Ouellet, Bernard Drainville, Pierre Céré, Pierre Karl Péladeau et Alexandre Cloutier
C'est ce soir à Québec que se tient le troisième et peut-être le plus important des débats des candidats à la direction du Parti québécois. Les aspirants chefs devront en effet aborder la question de la souveraineté, le fondement du parti. L'éducation est l'autre thème abordé.
La députée de Vachon, Martine Ouellet, a déjà ouvert son jeu en décrétant que le favori, Pierre Karl Péladeau, ne peut plus se cantonner dans le « flou artistique » du discours péquiste des dernières années.
Mme Ouellet s'est engagée formellement à tenir un référendum sur l'indépendance du Québec dès le retour au pouvoir du PQ. 
Son rival dans la course et député de Lac-Saint-Jean, Alexandre Cloutier, estime aussi que M. Péladeau doit préciser ses intentions. Le jeune parlementaire souhaite déclencher un référendum dans un premier mandat après avoir obtenu l'appui signé d'un million de Québécois.
Le député de Saint-Jérôme, Pierre Karl Péladeau, s'est engagé récemment en politique dans un but précis. « Ce que je veux faire, c'est un pays. Ça, c'est clair. Ça, je ne changerai pas d'idée là-dessus! »
Le député de Marie-Victorin Bernard Drainville a pour sa part fixé l'indépendance à 2025 au terme d'un plan d'action présenté sur son site internet. 

Fin de la grève au Cégep du Vieux Montréal

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Mise à jour le jeudi 16 avril 2015 à 1 h 18 HAE
Le Cégep du Vieux Montréal
Le Cégep du Vieux Montréal 
Photo :  Thomas Gerbet
Les étudiants du Cégep du Vieux Montréal ont choisi très majoritairement de mettre fin à la grève qu'ils avaient commencée le 23 mars. Les cours reprennent ce matin.
Au terme d'une assemblée qui a duré plus de six heures, mercredi soir, 1260 personnes se sont prononcées en faveur d'un retour en classe et 440 pour la poursuite de la grève.
Au moment du vote, il y avait de très longues files d'attente dans le cégep, car les étudiants ont choisi le vote secret. Au total, l'opération a duré deux heures et demie.
« Avec un vote secret, on n'a pas huit recomptages à faire, a lancé Mathilde Blanchette, étudiante en soins infirmiers. Aussi, il n'y avait pas d'irrégularités par rapport aux gens qui changeaient de salle. Tant mieux pour ça! Mais même si j'ai voté pour le vote secret, je ne pensais pas que ce serait aussi long! »
L'assemblée générale s'est déroulée dans le calme et l'ordre.
« L'assemblée s'est très bien passée, explique Frédéric Pelchat-Décarie, un étudiant. On avait une présidente d'assemblée qui était très neutre et très impartiale tout au long de l'assemblée. On est enfin arrivés avec un vote secret. Honnêtement, je suis très satisfait! »
Retour sur la controverse
La grève avait été reconduite dans la controverse la semaine dernière au Vieux Montréal, à l'issue d'une assemblée où trois tours de vote ont été tenus à main levée.
Lors d'un premier vote, 1163 étudiants avaient voté contre la reconduction de la grève (1006 pour, 60 abstentions). Des étudiants ont cependant demandé un « recomptage », ce qui a mené à un second vote.
Lors de ce deuxième round, 1171 étudiants ont voté contre la reconduction (1104 pour, 41 abstentions). Même s'il s'agissait officiellement d'un « recomptage », 87 étudiants de plus ont participé à ce second scrutin.
L'affaire ne s'est cependant pas arrêtée là. Des étudiants ont demandé un nouveau scrutin, qui s'est soldé cette fois par un résultat positif pour les partisans de la grève : 1077 pour, 1037 contre et 34 abstentions.
Des étudiants s'étaient plaints des circonstances entourant ces votes et avaient déploré que des étudiants aient pu se déplacer d'une salle à l'autre pour voter.
Une assemblée générale spéciale avait ensuite été convoquée en réponse à une pétition d'étudiants. Elle a conclu qu'elle ne pouvait invalider le vote de grève adopté dans la controverse.
Le Vieux Montréal était un des bastions de la contestation étudiante lancée par le mouvement Printemps 2015 et l'Association pour une solidarité syndicale étudiante, l'ASSÉ.
Le cégep accueille plus de 6000 étudiants réguliers.
Avec les informations de Dominic Brassard

Bains au noir dans les CHSLD : « Ça va arrêter », dit Barrette

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Le ministre de la Santé et des Services sociaux du Québec, Gaétan Barrette
Photo :  PC/
Presse canadienne/
Jacques Boissinot
Le ministre de la Santé et des Services sociaux du Québec, Gaétan Barrette
La pratique des bains supplémentaires donnés au noir dans des centres hospitaliers de soins de longue durée (CHSLD) va cesser dès aujourd'hui, assure le ministre de la Santé du Québec, Gaétan Barrette.
« Ça va arrêter. Il va y avoir des directives qui vont partir aujourd'hui dans le réseau », a-t-il déclaré jeudi matin dans une entrevue accordée à l'émission C'est pas trop tôt, sur les ondes d'ICI Première.
La Coalition avenir Québec a révélé hier à l'Assemblée nationale que des préposés aux bénéficiaires de CHSLD des Laurentides se font payer au noir pour offrir un deuxième bain par semaine à certains aînés.
Selon le ministre Barrette, cette pratique pose deux problèmes : d'une part, les employés qui offrent ces services travaillent au noir, ce qui est illégal; d'autre part, ces employés se trouvent dans une situation de conflit d'intérêts.
Ces employés, précise-t-il, « pourraient être tentés de ne pas donner des soins le jour pour être payés le soir ».
« Ce qui est tout à fait reprochable, c'est le travail au noir, et l'évident conflit d'intérêts dans le contexte où les soins de base sont donnés. »— Gaétan Barrette ,ministre de la Santé

Gaétan Barrette affirme qu'il n'était pas au courant de cette situation, qui se produisait « au su et au vu » des dirigeants du réseau. « C'est ça qui est le plus reprochable », affirme-t-il.
Il a d'ailleurs fait savoir en entrevue qu'après vérification, cette situation ne se produisait pas que dans les CHSLD dans les Laurentides. « Non seulement c'est vrai là, mais c'est vrai ailleurs aussi », a-t-il laissé tomber, sans donner plus de détails.
Selon le ministre, les CHSLD sont en mesure de donner tous les sons d'hygiène de base requis. Cela « n'exige pas d'avoir un bain tous les jours », a-t-il ajouté, en rappelant notamment que le personnel est aussi formé pour offrir des soins « complets et adéquats à des patients dans un lit. »
Le réseau de la santé dispose d'assez d'argent pour offrir ces soins, estime-t-il, mais « l'application de ça n'est pas optimale ».

Le Cirque du Soleil, déjà vendu?

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Publié par La Presse Canadienne le mercredi 15 avril 2015 à 19h44. Modifié par Charles Payette le jeudi 16 avril 2015
Le Cirque du Soleil, déjà vendu?
Cirque du Soleil/
Wikipedia
MONTRÉAL - Une firme d'investissement américaine serait sur le point de racheter le Cirque du Soleil. Cette entente inclurait la participation de la Caisse de dépôt et placement et le plus grand fonds d'investissement chinois, selon le Globe and Mail.
Certaines sources bien informées ont confié au quotidien que le fondateur de l'organisation et principal actionnaire Guy Laliberté aurait accepté les conditions préliminaires d'une offre d'achat du géant américain et son partenaire minoritaire, le groupe Fosun de Shanghai.

Selon ces mêmes personnes, M. Laliberté et ses conseillers ont été contraints à vendre leur organisation à un prix moins élevé que prévu étant donné les difficultés financières qu'elle traverse.

Le Globe and Mail avait rapporté en mars que M. Laliberté avait l'intention de garder 10 pour cent de ses parts dans l'entreprise. Le Montréalais et ami personnel du fondateur Mitch Garber aurait l'intention de se présenter à la direction ou à la vice-direction du Cirque, selon le journal.

Le premier ministre du Québec Philippe Couillard avait interpellé directement Guy Laliberté pour qu'il s'assure de conserver à Montréal le siège social et les employés locaux du Cirque du Soleil.

Le quartier général du cirque dans la métropole emploie 1400 personnes.

«Souvenons-nous de l'histoire du début du Cirque du Soleil, c'est beaucoup les gouvernements, le gouvernement du Québec qui l'a soutenu, donc les contribuables», avait dit M. Couillard, en mars, faisant allusion à la subvention de 1,5 million $ consentie à la troupe de M. Laliberté par le gouvernement de René Lévesque.

Deux autres élèves de Maisonnneuve soupçonnés de planification terroriste

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Publié par La Presse Canadienne le jeudi 16 avril 2015 à 07h08. Modifié par Charles Payette à 08h35.
Deux autres élèves de Maisonnneuve soupçonnés de planification terroriste
Cogeco Nouvelles
MONTRÉAL - Deux jeunes Montréalais soupçonnés d'avoir planifié une attaque terroriste ont comparu à Montréal, mercredi, et resteront détenus par mesure préventive au moins jusqu'à lundi.

Les deux cégepiens sont soupçonnés d'avoir voulu rejoindre des djihadistes en Syrie.
C'est ce que soutient La Presse, qui indique que Jamali faisait la promotion des activités de l'imam Adil Charkaoui.
La procureure du gouvernement fédéral Lyne Décarie n'a pas voulu commenter davantage sur les preuves déposées contre les suspects, El Mahdi Jamali et Sabrine Djaermane, tous deux âgés de 18 ans, qui ont été arrêtés mardi.
Me Décarie réclamera la signature d'un engagement à ne pas troubler l'ordre public, qui imposerait des conditions sévères aux jeunes adultes. Aucune accusation ne pèse contre eux pour l'instant, mais une enquête est cours.

«C'est un outil préventif du Code criminel utilisé par les policiers, qui ont des motifs raisonnables de craindre qu'une personne va commettre des infractions terroristes», a-t-elle expliqué.

L'avocat de M. Jamali Marc Giroux a affirmé à sa sortie du Palais du Justice qu'il n'avait jamais été confronté à un tel cas. Selon lui, dans les derniers mois, les forces policières sont plus sensibles à cette réalité.

«Avec ce qui s'est passé au Parlement canadien, ce qui s'est passé à Saint-Jean sur Richelieu, les policiers sont sensibles à cette réalité et c'est normal. Je ne dis pas que c'est une procédure justifiée, mais cela dit, le comportement de la police est représentatif de la société dans laquelle on vit», a-t-il confié aux journalistes.

Me Giroux a indiqué que son client était plutôt mécontent d'être détenu et de se voir imposer des conditions auxquelles il n'est pas habitué. Sa famille, qui était présente en cours, avait l'air surprise des événements, selon lui, et ils sont bien évidemment insatisfaits de ce qui arrive à leur proche.

«Ce n'est jamais une bonne expérience de voir que ton enfant est détenu, peu importe la nature de l'accusation», a-t-il ajouté.

L'homme et la femme retourneront en cour lundi pour leur audience de remise en liberté sous caution.

Dans les dernières semaines, deux autres Montréalais ont accepté de se soumettre aux conditions de l'engagement à ne pas troubler l'ordre public.
Avec La Presse et La Presse Canadienne

COURSE AU PQ La partie n’est pas gagnée, scandent les adversaires de PKP

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16 avril 2015 | Marco Bélair-Cirino - Correspondant parlementaire à Québec | Québec
Pierre Karl Péladeau
Photo: Paul Chiasson
La Presse canadienne
Pierre Karl Péladeau
Les membres du Parti québécois sont plus divisés qu’il n’y paraît. Le favori de la course à la direction, Pierre Karl Péladeau, échouera à mettre la main sur au moins 50 % des votes le 15 mai, ce qui nécessitera la tenue d’un deuxième tour de scrutin, sont persuadés Bernard Drainville, Martine Ouellet et Alexandre Cloutier.
 
Le député de Rosemont, Jean-François Lisée, avait pourtant donné gagnant PKP. « Cette course est terminée », avait-il dit il y a un mois et demi. Aurait-il eu tort ?
 
« Si vous pensez que, le soir du vote, cela va être un résultat comme celui que vous voyez dans les sondages depuis des mois, oubliez ça », a déclaré le député de Marie-Victorin, Bernard Drainville, lors d’une conférence de presse mercredi. Pour preuve, il pointe des sondages internes.
 
M. Drainville a été appelé à commenter le sondage Léger-Le Devoir publié dans notre édition de samedi. Avec 9 % des intentions de vote, il figurait au troisième rang, derrière Pierre Karl Péladeau (59 %) et Alexandre Cloutier (13 %). Martine Ouellet et Pierre Céré obtiennent l’appui de respectivement 4 % et 1 % des sympathisants.
 
M. Drainville a discrédité les coups de sonde effectués auprès de soi-disant « sympathisants » du PQ, dont la vaste majorité ne votera pas en vue de l’élection du successeur de Pauline Marois à la tête du PQ en mai. « Ils prennent 1000 personnes, ils identifient 200 sympathisants péquistes et ils élisent le chef à partir de cet échantillon. Depuis des mois, les sondages élisent le prochain chef — c’est toujours le même qui sort en premier — avec un échantillonnage de 10 ou 15 membres [du PQ]. C’est ça qu’on fait. Ben, ce n’est pas ça qui va se passer », a-t-il promis à la veille du troisième débat officiel des cinq candidats à la chefferie du PQ.
 
Date limite
 
Les équipes des différents candidats mettaient les bouchées doubles afin de faire le plein de nouveaux membres au cours des derniers jours. Les sympathisants du PQ avaient jusqu’à mercredi pour acheter une carte de membre du PQ, assortie d’un droit de vote au scrutin de mai.
 
En « blitz », l’équipe de PKP a notamment envoyé une salve de textos en début de semaine aux personnes qui ont inscrit leurs coordonnées sur son site Web. « Encore deux jours pour convaincre votre famille et vos amis de voter PKP […] Merci ! Chaque vote compte », était-il écrit.
 
L’entourage de M. Péladeau dit être derrière la vente de plus de 10 000 cartes de membres du PQ. Si c’est le cas, il serait sacré grand champion du recrutement. D’autres candidats n’en croient pas leurs yeux. De leur côté, ils auraient réussi à convaincre moins de 2000 personnes chacun à adhérer au PQ.
 
Le PQ ne rééditera pas l’exploit de la course de 2005, qui s’est soldée par l’élection d’André Boisclair. Le parti comptait environ deux fois plus de membres comparativement à aujourd’hui : 140 000 membres (2005) contre 70 000 membres (2015), selon des données non officielles.

AFRIQUE DU SUD Les violences xénophobes reprennent à Durban

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16 avril 2015 | Claudine Renaud - Agence France-Presse à Durban | Actualités internationales
Un immigrant était prêt mardi à faire face aux violences à Durban.
Photo: Agence
 France-Presse
Un immigrant était prêt mardi à faire face aux violences à Durban.
L’ANC, le parti au pouvoir en Afrique du Sud, et le prince traditionnel des Zoulous ont condamné mercredi les violences xénophobes qui ont secoué la ville de Durban depuis plusieurs jours et menacent de s’étendre de nouveau à Johannesburg.
 
« Quelle que soit la cause de ces actes barbares, le Congrès National Africain [ANC] les considère comme des actes criminels contre des populations vulnérables et sans défense, qui ont cherché refuge, réconfort et prospérité économique dans notre pays », a déclaré l’ANC dans un communiqué, qui appelle tous les Sud-Africains à condamner sans réserve ces exactions.
 
Mercredi dans la journée, la situation s’était calmée à Durban après plusieurs jours de violence qui ont fait au moins six morts, dont un Éthiopien brûlé vif dans l’attaque de sa maison. Comme à Soweto en janvier, les violences avaient démarré par le pillage d’échoppes tenues par des étrangers.
 
Rencontré dans le camp où les autorités ont regroupé par sécurité les étrangers chassés de chez eux, Tarcisse Balole, 34 ans, a 36 points de suture sur le crâne et la main gauche plâtrée, après avoir été passé à tabac vendredi, dans son échoppe d’épices.
 
Venu de RDCongo en 2006, il témoigne de ce que ses agresseurs lui ont dit : « Nous allons venir vous tuer. » « Ils ont tout pris dans mon appartement, et après m’être réveillé à l’hôpital, j’ai décidé de venir ici », dans le camp de « réfugiés ».
 
Le roi condamne
 
Mercredi, le prince Thulani Zulu, leader traditionnel zoulou, s’est efforcé lui aussi d’apaiser les tensions : « Je parle au nom du roi et de la famille royale. Ce qui se passe actuellement, le roi le condamne dans les termes les plus fermes », a dit Thulani Zulu, au nom du roi Goodwill Zwelithini, chef spirituel de 12 millions de Zoulous. Ce dernier a été accusé d’avoir attisé les violences par des déclarations en mars où il estimait que les immigrants illégaux devaient « faire leurs bagages et quitter le pays ».
 
La tension a par ailleurs gagné depuis quelques jours Johannesburg, où vivent de très importantes communautés étrangères africaines, et où les flambées de violence xénophobes sont récurrentes. Dans la matinée, des commerçants du centre-ville de la capitale économique du pays avaient baissé leurs rideaux de fer, des rumeurs courant sur les réseaux sociaux que les étrangers allaient être la cible d’attaques. Quelques échauffourées ont eu lieu en ville.
 
« Ça fait 15 ans que je suis là, a déclaré Milion Kassa, un commerçant éthiopien de 34 ans.Qu’est-ce qu’on a fait de mal, sinon travailler dur pour améliorer notre vie ? Est-ce que la police nous protège ? Non. À Soweto, ils étaient là à regarder pendant que les gens pillaient les magasins », accuse-t-il, dans une référence aux violences qui avaient fait six morts à Soweto en début d’année.
 
Également rencontré en centre-ville, Mkululi White, responsable d’une ONG de défense des étrangers, expliquait : « Nous essayons d’éduquer nos concitoyens et de leur montrer l’impact de ce qu’ils font sur l’économie. Beaucoup d’étrangers ont des commerces légaux, ils payent des impôts, ils vont vivre notre économie. Nous ne pouvons pas tolérer ce qui se passe. »
 
Inquiétudes
 
Le premier ministre de la province de Durban, le Kwazulu-Natal, a indiqué avoir parlé avec la présidente de la commission de l’Union africaine : « Mme Nkosazana Dlamini-Zuma [elle-même sud-africaine] nous a appelé au téléphone et elle nous a dit qu’elle était inquiète, personnellement, et que l’UA était inquiète aussi. »
 
Certains pays frontaliers de l’Afrique du Sud ont pris des mesures pour rapatrier ceux de leurs ressortissants qui en font la demande. Le ministre mozambicain des Affaires étrangères Oldemiro Baloi a annoncé dès mardi « la mise en place de camps de transit et de logement pour les victimes de ces violences ». Le gouvernement de Maputo, a-t-il ajouté, « a demandé aux autorités sud-africaines de prendre des mesures rapides et sévères contre ceux qui s’attaquent aux ressortissants étrangers ».
 
Lundi, c’est le Malawi qui avait annoncé qu’il rapatrierait ses concitoyens si nécessaire. Plusieurs millions d’étrangers africains, dont 1,5 millions de Mozambicains, vivent en Afrique du Sud.