Information sur la politique 1

mardi, avril 28, 2015

Couillard nie avoir ciblé Snyder

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Couillard nie avoir ciblé Snyder
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Marc-André Gagnon
Le premier ministre Couillard se défend d’avoir ciblé Julie Snyder en modifiant le crédit d’impôt pour la production télévisuelle, de sorte que son entreprise, Productions J, ne peut plus en bénéficier.
«Non, il faut totalement enlever ça de la table», a assuré le chef libéral, lorsque questionné à ce sujet en marge de l’annonce de ses candidats aux éventuelles élections partielles dans Chauveau et Jean-Talon, mardi matin.
L’équité avec les producteurs indépendants, a expliqué le premier ministre, est « le seul critère » qui a motivé le gouvernement à apporter, avec le budget du 26 mars dernier, des changements au crédit d'impôt remboursable pour la production cinématographique et télévisuelle québécoise.
«Les producteurs indépendants souhaitaient un terrain de jeu plus égal», a expliqué M. Couillard, qui soutient que tant la ministre de la Culture, Hélène David, que le ministre des Finances, Carlos Leitao, ont fait l’objet de représentations du milieu culturel à cet effet.
Ceux qui, comme la conjointe de Pierre Karl Péladeau, Julie Snyder, reprochent aux libéraux d’avoir modifié ce crédit d’impôt voient le problème à l’envers, considère le premier ministre.

Marois influencée par PKP?

Lundi, La Presse rapportait qu’à la suite d’interventions passées de Pierre Karl Péladeau ou de TVA, le gouvernement péquiste de Pauline Marois avait accepté, en février 2014, de modifier les règles du crédit d'impôt pour la production télévisuelle.
Malgré l’avis défavorable des fonctionnaires, les changements apportés avaient fait en sorte qu’une société de production soit éligible au crédit d’impôt pour production télévisuelle, et ce même si elle est liée à un diffuseur, comme Productions J avec TVA, une filiale de Québecor, dont Pierre Karl Péladeau est toujours actionnaire de contrôle.
Pressé de questions par les journalistes en lien avec ce dossier, mardi matin, Philippe Couillard a refusé d’adresser des reproches à Pauline Marois.
En entrevue avec le quotidien Le Devoir, Julie Snyder s’est dite prête à poursuivre le gouvernement ni nécessaire afin de rétablir l’éligibilité de Productions J au crédit d’impôt.
«C’est une formule anti-Julie Snyder», a dénoncé celle qui affirme que son entreprise demeure indépendante, malgré son lien avec M. Péladeau et le fait que ses productions les plus connues sont toutes diffusées à TVA.
«C’est quoi? Soit je ferme ma compagnie, soit je me sépare de Pierre Karl», a déploré la conjointe du député de Saint-Jérôme et aspirant à la chefferie du Parti québécois.

Un « ministre du NPD » coupable de menaces de mort contre un juge

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Aux prises avec de graves problèmes psychiatriques, Michel Stubbins-Vézina a dit que les cordes qu’il avait en sa possession servaient à «empêcher les extra-terrestres de tuer ou de manger ses bébés».
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Aux prises avec de graves problèmes psychiatriques, Michel Stubbins-Vézina a dit que les cordes qu’il avait en sa possession servaient à «empêcher les extra-terrestres de tuer ou de manger ses bébés».
MISE à JOUR 
GATINEAU | Un schizophrène se disant membre d’une religion secrète et «ministre élu du NPD» a été trouvé coupable d’avoir menacé de tuer un juge au palais de justice de Gatineau.
Le 7 octobre dernier, Michel Stubbins-Vézina a marmonné «Je m’en viens tuer le juge» aux constables spéciaux à sa sortie des ascenseurs à l’étage des salles d’audience du palais de justice de Gatineau, répétant d’un ton ferme cette phrase à deux reprises au cours de son arrestation, en plus d’ajouter vouloir «rendre service au monde».
L’un des deux agents présents à cette date, Éric Saint-Jean, a confié qu’il avait estimé de prime abord la remar­que «anormale» et qu’il ne «pouvait pas avoir entendu ça».
Malgré ses problèmes psychiatriques, M. Stubbins-Vézina a été jugé apte à subir son procès.
Extraterrestres
Michel Stubbins-Vézina était entré au palais de justice avec un sac de sports à l’épaule et un accoutrement bizarre qu’il a qualifié lui-même de «déguisement de rapper», soit des shorts par-dessus un pantalon long, des lunettes fumées et deux casquettes sur la tête.
Les agents de sécurité ont trouvé sur lui une paire de ciseaux, un tournevis poinçon et plusieurs morceaux de corde entremêlés. Ils ont aussi saisi une balance électronique ainsi qu’une dizaine de comprimés de métamphétamine (speed).
Questionné sur la présence des morceaux de corde, l’homme de 25 ans, aux prises avec de graves problèmes psychiatriques, a dit qu’ils servaient à «empêcher les extraterrestres de tuer ou de manger ses bébés».
Ministre du monde
Le regard hagard tout au long de son procès, l’individu aux cheveux ras ornés d’un court mohawk a aussi tenu des propos incohérents lorsqu’on l’a appelé à témoigner à la barre. Il a dit qu’il était membre d’une religion secrète, les Illuminati, et qu’il avait été élu ministre du NPD qui le voyait comme un Dieu.
«Je vais être chef de tous les ministres au monde, car je vais effacer toutes les frontières», a-t-il soutenu lors de son témoignage, précisant toutefois que «tout n’était pas clair dans sa tête» et qu’il «entendait des voix».
Le juge Jean Roy a condamné Michel Stubbins-Vézina à une peine globale de sept mois de prison pour menaces, bris de probation ainsi que possession d’armes et de stupéfiants.
Le magistrat l’a toutefois acquitté des accusations de possession d’armes dans un dessein dangereux et de provocations à une personne associée au système judiciaire en raison de son état de santé mentale précaire.

Couronne nord: 5 perquisitions de l'UPAC

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MISE à JOUR 
L’UPAC procède en ce moment à cinq perquisitions sur la couronne nord de Montréal.
L'hôtel de ville de Blainville est parmi les endroits visés par l'opération. Une voiture de police s'y trouve d'ailleurs.
L’unité permanente anticorruption (UPAC) n’a pas souhaité donner d’adresse plus précise pour ne pas nuire à l’enquête. « Les perquisitions servent à recueillir des preuves pour ensuite mener les enquêtes », précise Anne-Frédérick Laurence, porte-parole de l’UPAC. Près de 70 policiers sont à pied d’œuvre pour réaliser les opérations. ​
Selon nos informations, une des perquisitions viserait une imprimerie à Blainville, sur le boulevard Michel-Bohec.

Julie Snyder se dit victime d’une vendetta

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La productrice pourrait poursuivre Québec pour rétablir son admissibilité à des crédits d’impôt

Julie Snyder est persuadée qu’on s’attaque à elle en raison de ses liens personnels avec Pierre Karl Péladeau.
Photo: Jacques Nadeau Le Devoir
Julie Snyder est persuadée qu’on s’attaque à elle en raison de ses liens personnels avec Pierre Karl Péladeau.
« Moi aussi, j'ai le droit de gagner ma vie. » Julie Snyder, la productrice, est blanche de colère. Des changements proposés au crédit d'impôt pour la production télévisuelle dans le plus récent budget Leitão menacent carrément la survie de « sa »...
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L'avocat de Duffy déterminé à mettre le Sénat devant ses contradictions

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Mise à jour le lundi 27 avril 2015 à 19 h 58 HAE
Nicole Proulx
Nicole Proulx
Le sénateur de l'Île-du-Prince-Édouard, Mike Duffy, n'a pas été le seul à réclamer des indemnités de dépenses pour sa maison d'Ottawa, comme le lui reproche la Couronne. Au 15e jour de son procès, son avocat n'a pas manqué de rappeler que la sénatrice Caroline Stewart-Olsen avait elle aussi profité d'allocations alors qu'elle représentait le Nouveau-Brunswick, mais vivait à Ottawa.
Un texte de Daniel ThibeaultTwitterCourriel
Donald Bayne, qui maintient que son client était en droit de réclamer des allocations de résidence pour sa maison d'Ottawa, a en outre rappelé que cette sénatrice conservatrice avait été membre du comité secret qui a mené l'enquête interne sur les dépenses au Sénat.
« Vous savez que la sénatrice Stewart-Olsen a réclamé une allocation de résidence après avoir été nommée au Sénat [en 2009]? » a-t-il demandé lors du contre-interrogatoire de Nicole Proulx, l'ex-responsable des finances du Sénat.
« Tout ce que je peux dire, c'est que les sénateurs reçoivent le formulaire et s'ils déclarent que leur résidence primaire est à plus de 100 km de la capitale et que cela leur cause des frais supplémentaires [...] les finances leur fourniraient le budget », s'est contentée de dire Nicole Proulx.
« Nous y reviendrons sûrement », a lancé Donald Bayne, qui entend bien interroger l'ex-directrice des communications de Stephen Harper. Celle-ci devrait être appelée à la barre des témoins durant ce procès.
Mike Duffy a réclamé quelque 90 000 $ en allocation de résidence pour sa maison d'Ottawa. Deux des 31 chefs d'accusations qui pèsent contre lui portent sur ces frais.
Privilège parlementaire invoqué
L'avocat de Mike Duffy a aussi voulu aborder un document rédigé par Jilll Anne Joseph, qui était à l'époque directrice des vérifications et de la planification au Sénat. Elle aurait rédigé un rapport concernant le lieu de résidence des sénateurs et se serait attardé particulièrement aux sénateurs Patrick Brazeau, Mac Harb et Mike Duffy.
La question a immédiatement suscité une réaction de la Couronne qui a objecté que le Sénat invoquait son privilège parlementaire, car le document en question n'est pas public. Le juge a retenu l'objection.
Si l'avocat de Mike Duffy désire obtenir plus de détails sur ce rapport, cela devra faire l'objet d'une autre audience uniquement sur le privilège invoqué par le Sénat.
Le Sénat a fait savoir qu'il n'entendait pas commenter le dossier afin de ne pas interférer dans le processus judiciaire en cours
Mike Duffy
Mike Duffy
Les règles administratives au coeur du contre-interrogatoire
L'avocat de Mike Duffy maintient que les règles du Sénat étaient floues avant les amendements apportés en 2013, et que son client croyait qu'il les respectait.
Donald Bayne a voulu s'attaquer rapidement à certaines déclarations faites par le témoin Nicole Proulx lors de l'interrogatoire la semaine dernière, concernant les règles relatives à la résidence et les dépenses admissibles.
« Vous avez dit à la police que les règles n'étaient pas compliquées ou vagues », a-t-il lancé à Nicole Proulx qui a répondu :« elles ne sont pas compliquées pour moi ».
Donald Bayne a donc commencé une révision minutieuse de passages des règles administratives du Sénat concernant les déclarations de résidences principales et la possibilité de réclamer une allocation pour vivre dans la région de la capitale nationale.
Nicole Proulx a fini par admettre que les documents ne mentionnaient aucune définition claire d'une résidence « primaire » ou « secondaire ».
L'avocat de Mike Duffy veut démontrer que les règles administratives de la chambre haute sont floues et laisse place à beaucoup d'interprétation. Il soutient aussi que le sénateur n'avait d'autre choix que de désigner sa résidence de l'Île-du-Prince-Édouard comme résidence principale, afin de répondre aux critères.
Toujours selon la défense, par le fait même, il avait droit aux allocations de résidence qu'il a perçue pour sa maison d'Ottawa.
Donald Bayne a également souligné que son client n'avait jamais tenté de cacher sa situation, en citant une lettre qu'il a envoyée au service des finances du Sénat dans laquelle il disait vivre dans sa maison de Kanata depuis sept ans.
Un témoin favorable à la Couronne, plaide la défense
Donald Bayne a également voulu souligner la relation amicale entre le témoin, la police et la Couronne.
Il a cité une série d'échanges par courriel dans lesquels Nicole Proulx s'adresse à l'enquêteur de la GRC par son prénom (Greg) et où elle lui souhaite de bonnes vacances.
La défense veut ainsi suggérer que le témoin a un préjugé favorable envers la Couronne et n'offre pas un point de vue objectif de l'affaire.
L'avocat a aussi souligné les préoccupations exprimées par cette dernière au sujet de la réputation du Sénat.
« Lors d'une rencontre avec la Couronne, a dit Bayne, avez-vous dit que vous étiez préoccupée par la façon dont votre administration était dépeinte? »
« On m'a dit que le procès n'était pas contre moi, a répondu Nicole Proulx, que j'étais seulement là pour fournir des faits. »
Mike Duffy fait face à 31 chefs d'accusation de fraude, d'abus de confiance et de corruption. Il a plaidé non coupable à toutes les accusations.

La Cour suprême examine la légalité du mariage gai aux États-Unis

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Mise à jour le mardi 28 avril 2015 à 4 h 07 HAE  Reuters
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 Photo :  AFP/Josh Edelson
La Cour suprême américaine se réunit mardi matin à Washington pour une audience consacrée à l'examen de la constitutionnalité du mariage homosexuel aux États-Unis qui devrait mettre un point final à deux décennies de controverse.
Les neuf juges entendront pendant deux heures et demie les arguments des partisans et des adversaires du mariage gai sur les restrictions imposées actuellement dans les États du Michigan, du Kentucky, de l'Ohio et du Tennessee. Leur décision est attendue à la fin juin.
Trente-sept des 50 États américains, ainsi que la capitale Washington (District de Columbia), autorisent aujourd'hui le mariage gai, souvent à la suite de décisions de justice. Et les arrêts prononcés par la Cour suprême ces deux dernières années laissent augurer une décision favorable à la reconnaissance de la légalité de ce type d'union sur tout le territoire national, d'autant qu'une grande partie de l'opinion publique a basculé pour le mariage gai au cours de la dernière décennie.
Les juges doivent déterminer si les garanties offertes par la Constitution américaine sur l'égale protection de la loi s'appliquent au mariage gai. Dans le cas contraire, ils devront dire si les États qui l'interdisent doivent reconnaître les unions prononcées dans d'autres États, en vertu du principe constitutionnel selon lequel chaque État doit respecter les actes des autres États.
L'audience est programmée devant une salle comble de 400 places. Des files d'attente se sont formées dès vendredi devant le bâtiment de la Cour suprême à Washington. Le juge Anthony Kennedy, qui appartient au camp conservateur, a pris plusieurs décisions favorables aux droits des homosexuels depuis 1996.
Dans le dernier arrêt en date sur la question, en 2013, la Cour a jugé contraire à la Constitution, à une courte majorité de cinq voix contre quatre, une loi de 1996 sur l'octroi de prestations fédérales définissant le mariage comme l'union d'un homme et d'une femme.
Anthony Kennedy avait alors voté avec les quatre juges libéraux de la Cour et déploré que la loi américaine ne mette pas le mariage homosexuel sur un pied d'égalité avec le mariage hétérosexuel.
La décision ne tranchait pas explicitement la question de la constitutionnalité, mais les juridictions inférieures l'ont interprétée dans ce sens et ont commencé à invalider dans
certains États l'interdiction du mariage gai.
Ces États ont fait appel, mais la Cour suprême a refusé d'examiner leurs recours. L'audience de mardi est consacrée à une décision contraire de la Cour d'appel de Cincinnati qui a confirmé en novembre l'interdiction du mariage homosexuel dans l'Ohio, le Michigan, le Kentucky et le Tennessee.

Indonésie Le tribunal pressé d'exécuter le Français condamné à mort

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Première publication 28 avril 2015 à 05h13
Agence France-Presse
À lire aussi:
Le Parquet général d'Indonésie a indiqué mardi qu'il n'attendrait «pas trop longtemps» pour exécuter Serge Atlaoui si laprocédure en cours du Français condamné à mort pour trafic dedrogue était rejetée par la cour administrative de Jakarta.
(Crédit photo: Archives Agence France-Presse)
Interrogé par l'AFP qui lui demandait si dans l'hypothèse d'un rejet du recours en justice le Français serait exécuté cette année, le porte-parole du parquet, Tony Spontana, a répondu: «Bien entendu. Nous ne voulons pas attendre trop longtemps».
Serge Atlaoui, 51 ans, a été retiré au dernier moment de la liste des neuf condamnés à mort, parmi lesquels huit étrangers -- d'Australie, du Brésil, des Philippines et du Nigeria - et un Indonésien, qui devraient être fusillés dans la nuit de mardi à mercredi. Les autorités avaient invoqué le recours en cours du Français, pour lequel aucune date n'a été fixée pour le moment.
(Crédit photo: Archives Agence France-Presse)
La procédure en cours va prendre encore «au moins deux semaines», a ajouté le porte-parole du Parquet général, institution chargée des exécutions.
En cas de rejet, «nous n'attendrons pas trop longtemps pour l'exécuter», a-t-il insisté, réaffirmant que le Français serait exécuté seul.
Six détenus dans le couloir de la mort - dont cinq étrangers - avaient été fusillés en janvier.
Neuf autres attendent une exécution imminente. Une troisième liste est en préparation.
À la question de savoir pourquoi le Parquet général envisage d'exécuter le Français seul s'il devait perdre son recours, Tony Spontana a répondu que c'était une pratique courante:
«Nous avons exécuté 27 personnes depuis 2000, la plupart d'entre elles individuellement».
Condamné en 2007 pour un trafic de drogue qu'il a toujours nié, Serge Atlaoui conteste devant la justice l'absence de motivation dans le rejet de son recours en grâce par le président indonésien, Joko Widodo. Un recours a été rejeté en première instance, avant que le Français ne fasse appel.
Sa demande de procès en révision devant la Cour suprême a été rejetée le 21 avril.
Intransigeant sur la peine de mort pour les condamnés à mort pour trafic de drogue, le président indonésien est resté sourd à toutes les pressions diplomatiques contre l'application de la peine capitale et indifférent à tous les appels à la clémence.

Dernière visite de familles de condamnés

Des familles de condamnés à mort étrangers en Indonésie effectuaient mardi avec angoisse et tristesse leur dernière visite auprès de leurs proches avant l'exécution dans les prochaines heures de neuf détenus, en dépit de l'intensification des pressions internationales contre la peine capitale.
Les condamnés avaient reçu une notification d'exécution avec un préalable d'au moins 72 heures qui leur a été remise samedi en fin de journée. Les exécutions ont lieu habituellement peu après minuit (07H00 GMT) et des médias australiens ont publié des photos de croix mortuaires destinées aux cercueils des condamnés, avec la date du mercredi 29.04.2015.
(Crédit photo: Agence France-Presse)
Les proches de deux condamnés australiens, Myuran Sukumaran, 34 ans, et Andrew Chan, 31 ans, n'ont pas pu contenir leur émotion mardi en arrivant à la ville portuaire de Cilacap reliant l'île de la «prison de la mort», certains éclatant en sanglots, d'autres criant «clémence».
Chan a épousé la veille sa compagne indonésienne lors d'une cérémonie en présence de membres de la famille et d'amis au complexe pénitentiaire, son dernier souhait.
La famille de la condamnée philippine Mary Jane Veloso est également arrivée à Cilicap pour rendre une dernière visite à cette domestique de 30 ans, mère de deux jeunes garçons, qui a répété avoir été victime d'un réseau international de trafiquants de drogue, sans faire de déclarations aux journalistes sur place.
Parmi eux, le prêtre philippin Harold Toledano leur a donné à chacun une bénédiction avant qu'ils ne se rendent sur l'île: «La famille était si silencieuse. C'est vraiment très triste. Nous voyons une profonde douleur», a-t-il déclaré à l'AFP.
Le président philippin Benigno Aquino était intervenu la veille pour demander la clémence de son homologue indonésien, et le champion de boxe philippin Manny Pacquiao, star dans son pays et très populaire en Indonésie, a interpellé dans une vidéo Joko Widodo, surnommé Jokowi, en le suppliant de ne pas exécuter Mary Jane Veloso. En vain.
Jokowi a rejeté l'appel à la clémence de son homologue après avoir consulté le procureur général indonésien, Prasetyo, qui a été catégorique: «nous n'allons pas changer d'avis».
Après avoir remporté la présidentielle l'été dernier et pris ses fonctions en octobre, Jokowi a rejeté toutes les demandes de grâce de condamnés à mort pour trafic de drogue, estimant que son pays étant dans une situation d'urgence face à ce fléau, et avait besoin d'une «thérapie de choc».
La peine capitale est une sanction courante dans d'autres pays d'Asie du Sud-Est, tels la Malaisie, le Vietnam, la Thaïlande et Singapour, où le trafic de drogue et la possession de petites quantités de drogue sont passibles d'une condamnation à mort.

Certains sons déclenchent des convulsions chez les vieux chats

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Certains sons déclenchent des convulsions chez les vieux chats
Crédit photo : archives TVA Nouvelles

Agence France-Presse
Une enquête internationale a déterminé que certains sons aigus comme le crissement d'une feuille d'aluminium ou le tintement d'une cuillère contre un bol de céramique semblent provoquer des convulsions surtout chez les vieux chats.

Cette recherche a été entreprise par des vétérinaires spécialistes en neurologie au Royaume-Uni et aux États-Unis à la demande du groupe caritatif International Cat Care.

«Nous avons reçu des centaines de réponses de partout dans le monde de personnes ayant remarqué que leur chat avait des convulsions déclenchées par certains types de sons», écrivent les auteurs de cette recherche publiée lundi dans le Journal of Feline Medicine and Surgery.

Ces propriétaires de chats ont également indiqué que leurs vétérinaires n'avaient aucune information au sujet de ce trouble et le plus souvent ne pensaient pas qu'un son puisse provoquer des convulsions.

Au terme de cette enquête, ces chercheurs dont Mark Lowrie et Laurent Garosi du centre de soins vétérinaires Davies Veterinary Specialists à Londres ont conclu que ce syndrome était une réalité. Ils ont compilé et examiné des informations provenant de 96 cas, analysant le type et la durée des convulsions et les sons les ayant déclenchées chez ces chats.

Ainsi certains de ces félins souffrent bien de crise d'épilepsie réflexe provoquée par des sons, un phénomène également connu chez les humains.

Ces chats perdent conscience avec un raidissement du corps et sont agités de mouvements réflexes souvent pendant plusieurs minutes.

Ces vétérinaires ont baptisé ce nouveau syndrome d'épilepsie réflexe féline audiogénique (FARS).

Ils ont déterminé que ce syndrome se produisait chez des chats avec et sans pédigrée. Parmi les félins de race, le chat birmanparaît être de loin le plus touché. Ce syndrome affecte également davantage les plus vieux chats âgés en moyenne de 15 ans.

Les sons qui provoquent le plus souvent ce syndrome sont le crissement d'une feuille de métal (79 cas), le tintement d'une cuillère de métal frappant un bol en céramique (72 cas), le froissement d'une feuille de papier ou d'un sac en plastique (71 cas), le bruit fait en tapant sur un clavier d'ordinateur (61 cas), le bruit des pièces de monnaie ou des clés qui se heurtent (59 cas), frapper un clou avec un marteau (38 cas) et même le claquement de la langue du propriétaire du chat (24 cas).

Ces chercheurs précisent que des recherches sont en cours pour déterminer l'origine génétique de ce trouble ainsi que sur un traitement. Mais l'antiépileptique Keppra (lévétiracetam) paraît très efficace, précisent-ils.

Les étudiants de Maisonneuve accusés de terrorisme de retour en cour en juin

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Publié par La Presse Canadienne le lundi 27 avril 2015 à 20h07. Modifié par Léandre Drolet à 21h26.
Les étudiants de Maisonneuve accusés de terrorisme de retour en cour en juin
MONTRÉAL - Les deux jeunes étudiants du collège de Maisonneuve accusés de quatre chefs liés au terrorisme subiront leur enquête sur cautionnement au début de juin.
El Mahdi Jamali a comparu en personne, lundi matin, au palais de justice de Montréal, alors que sa copine, Sabrine Djermane, était représentée par son avocate.
Les avocats ont convenu lundi matin de tenir des audiences sur la libération sous caution des accusés les 5, 8 et 9 juin.

Les deux jeunes de 18 ans ont plaidé non coupable, le 20 avril, aux accusations d'avoir tenté de quitter le Canada en vue de commettre un acte terroriste à l'étranger, de possession d'une substance explosive dans un but criminel, d'avoir facilité un acte terroriste, et d'avoir commis un acte au profit ou sous la direction d'un groupe terroriste.

Les accusés avaient d'abord été arrêtés et détenus par la Gendarmerie royale du Canada (GRC), le 14 avril, «par mesure préventive», les autorités craignant qu'ils ne commettent un crime de nature terroriste. La Couronne a finalement décidé, six jours plus tard, de porter quatre accusations criminelles contre les deux étudiants.

Le procureur fédéral au dossier, Richard Roy, a déjà indiqué que la Couronne s'objecterait à la libération sous caution des deux jeunes, parce qu'ils représenteraient un danger pour le transport aérien et pour la société, et que «dans l'intérêt de la justice», ils devraient demeurer en détention pour la suite des procédures.

La GRC a indiqué que l'enquête, qui aura été très courte, avait été déclenchée à la suite d'un «signalement de la communauté». Radio-Canada a soutenu la semaine dernière que c'était la soeur de Sabrine Djermane qui avait informé la police d'un complot présumé.

L'avocat de Jamali, Marc Giroux a passé plus d'une heure à discuter avec les parents du jeune homme après sa brève comparution.

«Les parents sont toujours affectés, peu importe la nature des crimes. À titre de parent, on est toujours très affecté par des accusations, surtout par des accusations criminelles», a-t-il confié aux journalistes.

Me Roy a affirmé que «selon toute vraisemblance», la Couronne appellerait au moins un témoin à la barre.

Les parents de Jamali devraient aussi témoigner puisqu'il vivait sous leur toit, a fait remarquer Me Giroux. «Je présume que les parents vont témoigner en faveur de leur fils», a-t-il indiqué.

La preuve des prochaines audiences sera probablement frappée d'une ordonnance de non-publication.

Népal: le Canada bonifie son aide sur fond de critiques

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Publié par La Presse Canadienne le lundi 27 avril 2015 à 19h31. Modifié par Charles Payette le mardi 28 avril 2015
Népal: le Canada bonifie son aide sur fond de critiques
Christian Paradis.
OTTAWA - Le gouvernement fédéral se défend d'avoir failli à porter assistance de façon adéquate aux Canadiens se trouvant au Népal et annonce qu'il fournira des ressources additionnelles pour aider le pays à se relever du séisme survenu samedi.
Un reportage de Philippe-Vincent Foisy.
 
 
 
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Dans la foulée de la catastrophe, Ottawa s'est engagé à verser une somme équivalente aux dons faits par les citoyens à un fonds créé spécifiquement pour aider les Népalais, a annoncé lundi le ministre du Développement international, Christian Paradis.

«Pour chaque dollar admissible donné par des Canadiens à des organismes de bienfaisance enregistrés (...), le gouvernement mettra de côté un dollar», a-t-il indiqué en point de presse, précisant que cette offre, rétroactive au 25 avril, était valable jusqu'au 25 mai.

Le Canada enverra également du matériel de secours — couvertures, bâches, trousses d'hygiène, etc. — dans la région, ce qui s'ajoute aux 5 millions $ d'aide humanitaire consentis jusqu'à présent.

L'appareil C-17 qui est actuellement en route vers la région pour livrer ces articles sera également disponible pour évacuer des Canadiens, a ajouté M. Paradis, qui était accompagné de ses collègues Rob Nicholson (Affaires étrangères) et Jason Kenney (Défense) dans le foyer des Communes.

Les trois hommes ont esquivé les multiples questions sur les critiques formulées par certains ressortissants canadiens se trouvant au Népal, se contentant de dire que l'annonce de lundi montrait que le gouvernement déployait tous les efforts requis.

Le tremblement de terre de samedi, d'une magnitude de 7,8 et dont l'épicentre se trouvait près de la capitale de Katmandou, a été le pire à frapper la nation de l'Asie du Sud-Est de 31 millions d'habitants en plus de 80 ans. Il a fait plus de 4000 morts.

Au moment où la terre a tremblé, 462 Canadiens avaient déclaré s'y trouver, selon le ministère des Affaires étrangères, qui a néanmoins prévenu qu'il s'agissait là d'une estimation puisque l'inscription n'est pas obligatoire.

Selon l'épouse de Bryan Prince, un Ontarien qui se trouvait dans la capitale au moment où la terre a tremblé, le gouvernement canadien a réagi à la catastrophe de manière lamentable.

«Je suis horrifiée (par la réaction d'Ottawa); c'est le seul terme que je peux utiliser. Il n'y a absolument aucune aide», a laissé tomber Joan Keating en entrevue téléphonique avec La Presse Canadienne, lundi après-midi.

Son mari et le frère de ce dernier, qui avaient trouvé refuge sur le terrain du consulat canadien à Katmandou, en ont été poliment chassés après deux nuits, s'est-elle désolée à l'autre bout du fil.

«On leur a essentiellement demandé de quitter le consulat en leur disant de trouver un endroit à aire ouverte, loin des immeubles, et de dormir là», a relaté Mme Keating, dont l'époux devrait finalement prendre le chemin du retour jeudi matin.

D'autres citoyens canadiens ont également critiqué la lenteur — et la timidité — de la réaction du gouvernement Harper dans la foulée de cette catastrophe naturelle.

Mais pour le ministre fédéral de la Défense, «on n'a jamais vu une réaction aussi rapide» dans une situation de la sorte.

«Il y a eu un important tremblement de terre qui a fermé l'aéroport pendant une certaine période. Je crois que les personnes raisonnables comprennent», a plaidé Jason Kenney.

Le ministre a souligné au passage que le Canada n'a pas d'ambassade au Népal, et que le consulat canadien dans ce pays attend donc du renfort en provenance de New Delhi, en Inde.

Le personnel en poste dans la capitale indienne a bien tenté de se rendre sur place pour leur prêter main forte, mais en vain, a pour sa part expliqué le ministre Nicholson.

«Ils ont tenté à deux reprises d'atterrir à l'aéroport de Katmandou, et on leur a refusé les deux fois. Mais nous sommes déterminés à faire en sorte qu'ils y arrivent», a-t-il déclaré lundi.

Il n'est pas exclu que le C-17 en route vers le Népal soit confronté au même problème, a prévenu M. Kenney.

Le chef du Parti libéral du Canada, Justin Trudeau, estime que les lacunes décriées par certains ressortissants canadiens sont les conséquences tangibles des compressions budgétaires imposées par le gouvernement Harper.

«Depuis des années, le gouvernement conservateur est en train de réduire nos effectifs à l'international, de couper les ambassades, de couper le nombre de diplomates qu'on a partout dans le monde», a-t-il regretté en point de presse en marge d'un discours à Ottawa.

Le gouvernement a donc rendu, au fil des ans, «un petit peu plus difficile» l'accès à des ressources canadiennes à l'international, a déploré M. Trudeau.

La porte-parole du Nouveau Parti démocratique (NPD) en matière d'affaires étrangères, Hélène Laverdière, est du même avis et rappelle que le gouvernement a fermé, en 2013, son Bureau canadien de coopération (BCC) à Katmandou.

«C'est certain que s'ils avaient été là, ça aurait certainement pu aider à faire face au défi actuel», a-t-elle suggéré.

Et le résultat, aujourd'hui, c'est que les Canadiens sur place «se sentent laissés à l'abandon par le gouvernement canadien», a affirmé Mme Laverdière, signalant que des collègues députés lui avaient fait suivre des messages de concitoyens «désespérés face à la situation».

L'offre de rapatriement faite lundi par trois ministres est cependant un pas dans la bonne direction, a-t-elle reconnu.

Le gouvernement fédéral a par ailleurs eu le bon réflexe an annonçant aux Canadiens qu'il égalerait les dons faits par les citoyens, s'est réjoui Michel Léveillé, directeur général de la Croix-Rouge canadienne pour la division du Québec.

«C'est très intéressant parce que ça donne un véritable effet de levier. De toutes les initiatives faites dans le passé, le don jumelé, qu'on avait vu pour le tsunami en 2004 et lors du tremblement de terre en Haïti en 2010, le don jumelé est celle qui a eu le plus d'effet levier», a-t-il expliqué.

Pour ce qui est de l'intervention sur le terrain, la Croix-Rouge est «en train de mobiliser (son) personnel médical (...) formé pour participer au déploiement de son hôpital de campagne dans les prochaines heures, sinon dans les prochains jours», a-t-il poursuivi.

Népal: on craint maintenant un bilan de 10 000 victimes

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Publié par Associated Press le lundi 27 avril 2015 à 07h41. Modifié par Charles Payette le mardi 28 avril 2015
Népal: on craint maintenant un bilan de 10 000 victimes
AP
KATMANDOU, Népal - Le bilan du séisme au Népal pourrait atteindre jusqu'à 10 000 morts, selon ce qu'a affirmé aujourd'hui le Premier ministre népalais, Sushil Koirala.

Le plus récent décompte fait état de 4 349 morts et près de 8 000 blessés après le séisme de magnitude 7,9 qui a frappé samedi la région de Katmandou.
L'ONU a de son côté indiqué que huit millions de personnes sont touchées par la catastrophe dans ce pays de près de 28 millions d'habitants. Les besoins les plus pressants sont l'obtention de tentes et de médicaments.
Un communiqué diffusé sur Facebook par la police népalaise fait état de 7180 blessés. Cela ne tient pas compte des 18 personnes emportées par l'avalanche, des 61 personnes tuées en Inde voisine et des 25 morts rapportés par la Chine au Tibet.
Émilie-Anne Leroux raconte
En entrevue au 98,5FM, lundi matin, Émilie-Anne Leroux, une Montréalaise qui se trouve au Népal, a raconté son expérience à l'animateur Paul Arcand.
«J'étais dans un taxi et quand il s'est arrêté, j'ai compris que ce n'était pas un problème de voiture, a-t-elle témoigné. Toute la terre au complet brassait. Le chauffeur a été très gentil, il m'a dit quoi faire. On s'est tenu après les rampes de la rue pour pouvoir s'empêcher de tomber. Ça brassait tellement, je dirais que ç'a duré une minute, environ.»
Au moment du tremblement de terre, elle se dirigeait vers l'aéroport. Elle devait prendre un avion pour rentrer au pays afin de se rendre au chevet de son père.
Mme Leroux, qui était au Népal pour son emploi à l'Organisation internationale pour les migrations, a su qu'elle ne pourrait pas quitter le pays avant le 2 mai.L'établissement est bondé, selon elle. Des immenses files de gens encombrent l'aéroport et certaines personnes ont même établi un campement à l'extérieur.
Tout manque
Dans la capitale, Katmandou, les abris, le carburant, la nourriture, l'électricité et les médicaments faisaient tous gravement défaut lundi, et la situation serait encore plus dramatique dans les campagnes.

Le principal dirigeant du district de Gorkha, où la secousse de magnitude 7,8 était centrée, Udav Prashad Timalsina, a fait état de villages où 70 pour cent des maisons auraient été anéanties. «Il y a des gens qui sont sans abri et sans vivres», a-t-il dit.

Le groupe humanitaire World Vision dit que ses employés ont pu se rendre jusqu'à Gorkha, mais qu'il demeure difficile de brosser un portrait exact de la situation dans les villages. Même quand les routes sont dégagées, a dit World Vision, il faut parfois marcher pendant trois jours pour rejoindre les régions les plus reculées.

Certains chemins et sentiers ont été bloqués par des glissements de terrain, a indiqué le groupe dans un courriel transmis à l'Associated Press. «Dans les villages que nous avons rejoints, les besoins immédiats sont grands, y compris de besoins de recherche et sauvetage, des vivres, des couvertures, des bâches et des traitements médicaux».

M. Timalsina a confirmé la mort de 223 personnes dans le district de Gorkha, mais il a prévenu que ce bilan risque de s'alourdir puisque des milliers d'autres personnes sont blessées.

Il s'est plaint de ne pas avoir reçu suffisamment d'aide du gouvernement central, mais le porte-parole militaire Jagdish Pokhrel, qui était clairement épuisé, a dit que les 100 000 soldats de l'armée népalaise ont été mobilisés pour les opérations de secours.

«Nous avons 90 pour cent de l'armée qui participe aux opérations de recherche et sauvetage, a-t-il dit. Nous concentrons nos efforts là-dessus, sur sauver des vies.»

La secousse de samedi a provoqué une avalanche qui a enseveli une partie du camp de base sur le mont Everest, où des alpinistes étrangers s'apprêtaient à se lancer à l'assaut du toit du monde.

Plus d'une dizaine de pays et de nombreuses organisations caritatives ont envoyé de l'aide, mais le secrétaire général du gouvernement et le responsable des opérations de secours, Lila Mani Poudyal, a dit que le Népal a besoin d'encore plus d'aide. Il a dit que les secours sont ralentis par le fait que plusieurs ouvriers - des conducteurs de camions, des employés du réseau électrique, des travailleurs dont on a besoin pour dégager les débris - sont rentrés chez eux pour être avec leurs proches et refusent maintenant de travailler.

«Nous demandons des tentes, de la nourriture sèche, des couvertures, des matelas et 80 médicaments différents dont le ministère de la Santé dit avoir désespérément besoin, a dit M. Poudyal aux journalistes. Nous n'avons pas les hélicoptères dont nous avons besoin ou l'expertise pour secourir les gens coincés (dans les décombres).»

Au fur et à mesure que les victimes sont secourues, a-t-il ajouté, les besoins d'aide augmentent.

«Maintenant nous avons spécialement besoin de (médecins orthopédistes), de spécialistes des nerfs, d'anesthésistes, de chirurgiens et d'ambulanciers, a-t-il lancé. Nous demandons aux gouvernements étrangers d'envoyer ces spécialistes et des équipes d'experts.»

M. Poudyal estime que des dizaines de milliers d'autres sinistrés sont maintenant sans-abri. «Nous ressentons un stress et une pression énormes, a-t-il dit. Nous n'avons pas été en mesure de rejoindre à temps les gens qui ont besoin d'aide.»

L'arrivée de vols d'aide a causé des problèmes importants au petit aéroport de Katmandou. Quatre appareils de l'armée de l'air indienne transportant des biens d'urgence et des secouristes ont dû rentrer à New Delhi en raison de la congestion à l'aéroport. Ils tenteront de nouveau de se poser au Népal au cours des prochaines heures.

Le Canada, le Royaume-Uni, l'Espagne, la Russie, la Chine, le Japon, la France, Singapour, la Suisse et Israël envoient aussi de l'aide. La Banque asiatique de développement a annoncé lundi un prêt d'urgence de 3 millions $ US pour le Népal. Un montant additionnel de 200 millions $ US sera débloqué pour reconstruire le pays.

L'Inde a envoyé à elle seule six hélicoptères, sept camions, sept équipes médicales et sept équipes de recherche et sauvetage. Les secouristes indiens ont déjà secouru 10 personnes et récupéré 40 corps.

Plus de 1000 personnes ont été tuées seulement dans la capitale, Katmandou, où un calme irréel régnait lundi. Des dizaines de milliers de familles ont passé une deuxième nuit consécutive à la belle étoile, par crainte des répliques qui se multiplient. Les sinistrés se sont installés dans des parcs, des places publiques et même sur un terrain de golf.

L'administrateur en chef du district de Katmandou, Ek Narayan Aryal, a dit que des tentes et de l'eau potable étaient distribuées lundi dans dix emplacements à travers la ville. «Il y a eu plus de 100 séismes et répliques, ce qui complique les opérations de secours, a-t-il dit. Même les secouristes ont peur­ et se sauvent.»

Des pharmacies, des boulangeries et d'autres commerces ont rouvert leurs portes lundi matin. De longues files se sont formées devant les stations d'essence. L'alimentation électrique et les services téléphoniques et Internet demeurent fragiles.

Une Québécoise de 31 ans qui dort à l'extérieur depuis deux jours, Pierre-Anne Dubé, a dit que la plus belle expérience de sa vie - une randonnée jusqu'au camp de base de l'Everest - s'est transformée en cauchemar.

«Nous ne pouvons pas rejoindre l'ambassade­. Nous voulons nous en aller. Nous avons peur. Il n'y a pas de nourriture. Nous n'avons rien mangé depuis le tremblement de terre et nous ne savons rien de ce qui se passe», a-t-elle dit.

Il s'agit du pire séisme à frapper le Népal en 80 ans.
Avec Associated Press

Des émeutes à Baltimore après les funérailles de Freddie Gray

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Publié par Associated Press le lundi 27 avril 2015 à 21h43. Modifié par Charles Payette le mardi 28 avril 2015
Des émeutes à Baltimore après les funérailles de Freddie Gray
BALTIMORE - Le gouverneur de l'État du Maryland a déclaré l'état d'urgence et a déployé la Garde nationale lundi soir, à Baltimore, après que des émeutes violentes eurent éclaté dans la ville.

Larry Hogan a ordonné ces nouvelles mesures à la demande de l'administration de la ville, qui a été secouée par un soulèvement quelques heures après les funérailles de Freddy Gray.
L'Afro-Américain est mort mystérieusement des suites d'une fracture des vertèbres cervicales subie pendant sa détention dans un poste de police, plus tôt ce mois-ci.

Pour sa part, la mairesse de Baltimore, Stephanie Rawlings-Blake, a imposé un couvre-feu. Elle a affirmé que des «voyous» tentaient de profiter de la situation pour semer le chaos et inciter la population à la violence. Le couvre-feu s'étendra de 22 h à 5 h, à compter de mardi. Il sera en vigueur pendant une semaine entière.

En fin d'après-midi, des affrontements ont eu lieu entre les policiers et les manifestants, qui étaient armés de pierre et de briques. Les agents, munis de boucliers et de casques, tentaient de disperser la foule en l'aspergeant de gaz poivré.

Quinze policiers ont été blessés, a indiqué le porte-parole de la police Eric Kowalczyk. Certains d'entre eux ont eu des fractures. Deux agents étaient toujours hospitalisés.

Plus de deux dizaines de personnes ont été arrêtées pour avoir pillé des commerces, incendié des automobiles ou lancé des briques à des policiers.

Des reportages télévisés montraient des manifestants qui pillaient des commerces et des voitures de police incendiées. Une pharmacie et un immeuble en construction ont également été la proie des flammes.

Le président américain Barack Obama s'est dit prêt à aider la ville de Baltimore si elle le juge nécessaire. M. Obama s'est entretenu plus tôt avec la mairesse Stephanie Rawling-Blake pour lui communiquer son engagement.

Peu après les émeutes, quelques 200 personnes, des hommes pour la plupart, ont marché bras dessus, bras dessous dans le secteur. Parmi eux, le représentant Elijah Cummings. Alors qu'ils déambulaient vers l'avenue Fulton et qu'il s'approchaient d'une ligne de policiers, ils se sont mis à genoux. Une fois relevés, ils sont venus au face-à-face avec les policiers déployés en étroite formation.

Des résidants du quartier ont pris des photos de leur balcon. Certains applaudissaient.

Par ailleurs, les problèmes de sécurité ont forcé les Orioles de Baltimore à annuler leur match de baseball contre les White Sox de Chicago. La direction de l'équipe a annoncé cette décision une demi-heure avant le coup d'envoi du duel qui devait avoir lieu lundi soir.

Le décès de Freddy Gray survient en plein débat sur l'utilisation de la force par les policiers auprès de citoyens noirs. La famille de M. Gray s'est d'ailleurs dite surprise des événements et a fait un appel au calme par la voix de son avocat, Billy Murphy.

«Ils ne veulent pas que ce mouvement national soit entaché par la violence», a-t-il affirmé.