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vendredi, septembre 29, 2017

Les Québécois se bousculent en Catalogne

29 septembre 2017 | Christian Rioux à Barcelone | Europe
Des manifestants arborant le masque de Tweety, devenu un symbole d’opposition aux policiers, à Barcelone, jeudi
Photo: Josep Lago Agence France-Presse
Des manifestants arborant le masque de Tweety, devenu un symbole d’opposition aux policiers, à Barcelone, jeudi
Pendant trente ans, les Catalans ont eu les yeux tournés vers le Québec. Il semble que ce soit l’inverse aujourd’hui. À l’occasion du référendum sur l’indépendance de la Catalogne qui doit se tenir dimanche, et malgré l’incertitude qui pèse toujours sur sa tenue, de nombreux Québécois se bousculent ces jours-ci dans la capitale catalane.
 
À 48 heures du jour J, le député péquiste Stéphane Bergeron, représentant personnel du chef de l’opposition, Jean-François Lisée, est déjà à Barcelone. Il arrive directement du Kurdistan irakien, où la population a voté à 92 % pour l’indépendance. « Comme quoi l’indépendance n’est pas une idée du siècle dernier, comme le prétend Philippe Couillard », dit-il.
 
Alors que 16 000 étudiants ont défilé mercredi à Barcelone pour réclamer le droit de voter, on attendait aussi la chef du Bloc québécois, Martine Ouellette, et la porte-parole de Québec solidaire Manon Massé. Des rencontres sont déjà prévues avec plusieurs responsables politiques, notamment la très respectée présidente du Parlement catalan, Carme Forcadell i Lluís, fondatrice de la plateforme pour la défense de la langue catalane. Au moment d’écrire ces lignes, une rencontre avec le président catalan, Carles Puigdemont, n’était pas exclue.
 
À Barcelone, certains affirmaient que le chef du Parti québécois, Jean-François Lisée, pourrait lui-même faire le déplacement. Une rumeur aussitôt démentie par le principal intéressé au Devoir. Dimanche, Stéphane Bergeron visitera des bureaux de scrutin à Girone, un bastion nationaliste où Madrid aura certainement beaucoup plus de difficultés qu’à Barcelone à empêcher la population de voter.
 
Pas que des élus
 
Mais le référendum catalan n’intéresse pas que des élus. Des universitaires comme Jean-Rémi Carbonneau (Université du Québec à Montréal) et le constitutionnaliste Daniel Turp (Université de Montréal) n’ont pas voulu manquer l’événement. Le président de la Société Saint-Jean-Baptiste, Maxime Laporte, est aussi sur place, ainsi que l’ancienne présidente de la CSN Claudette Carbonneau. Une trentaine de Québécois de tous les horizons sont aussi arrivés depuis plusieurs jours sous la bannière du Réseau Québec-Monde, qui organise des séjours alliant tourisme et échanges politiques. Parmi eux, Jérémi Lepage, 20 ans, est venu avec quatre autres jeunes péquistes de la région de l’Estrie.
 
« Je n’étais pas né en 1995, au moment du référendum, dit-il. Mes parents m’en ont parlé. J’ai la nostalgie de cette époque où les Québécois se tenaient debout. Je ne voulais rater ce référendum pour rien au monde. Dimanche, c’est une occasion unique pour moi de vivre enfin un tel événement. » Depuis cinq jours, Jérémi a été frappé par la fierté qu’expriment les Catalans. « Ils ont été capables de ne pas se diviser et de se présenter unis. » Il est aussi surpris par la place qu’occupent les organisations nationalistes issues de la société civile. En Catalogne, la plupart des grandes manifestations ont été organisées par des organisations indépendantes des partis, comme Omnium Cultural et l’Assemblée nationale catalane (ANC) [qui n’a rien à voir avec le Parlement].
 
« J’aimerais qu’on tire des leçons de ce qui se passe ici, dit Jérémi. Au Québec, je sens que, comparativement aux Catalans, on est gênés de s’affirmer, on a peur de se prononcer et de prendre position. » Au cégep de Sherbrooke où il étudie la comptabilité, il passe pour un original. « J’ai des amis et des gens de ma famille qui ont même essayé de me dissuader de venir. Aujourd’hui, ce n’est pas bien vu de s’intéresser à la politique. Il y a beaucoup de cynisme. On a déjà connu des périodes plus fastes. »
 
Dimanche, que le référendum ait lieu ou pas, Jérémi sera avec son drapeau québécois parmi les centaines de milliers de personnes qui manifesteront sur la grande place de la Catalogne. En attendant de faire pareil un jour chez lui, dit-il.
Des étudiants prennent la rueBarcelone — Des dizaines de milliers de lycéens et d’étudiants en grève ont manifesté jeudi dans le centre de Barcelone pour défendre le référendum d’autodétermination que les dirigeants séparatistes de la Catalogne veulent organiser dimanche, en dépit de son interdiction. Les jeunes se sont donné rendez-vous devant l’Université de Barcelone, un bâtiment historique du centre de la ville de Gaudi, sur fond de tensions exacerbées entre Madrid et les autorités régionales à trois jours du scrutin. « Nous voterons ! Indépendance ! », ont scandé les manifestants. Ils étaient près de 16 000, selon la police, et 80 000, selon les organisateurs. Ils se sont dispersés en fin de journée sans incidents. Par ailleurs, la Garde civile a saisi jeudi près de 2,5 millions de bulletins de vote et trouvé une centaine d’urnes, au cours d’une perquisition à proximité de Barcelone, trois jours avant le référendum d’autodétermination interdit de dimanche. La police a ainsi trouvé des urnes pour la première fois depuis qu’elle multiplie les opérations en Catalogne pour saisir du matériel de vote afin d’empêcher le référendum, organisé par le gouvernement indépendantiste catalan et interdit par la Cour Constitutionnelle.Agence France-Presse

dimanche, février 05, 2017

Bloc québécois : Martine Ouellet se lance dans la course à la direction

http://ici.radio-canada.ca/nouvelle/

PUBLIÉ IL Y A 10 MINUTES | Mis à jour il y a 7 minutes

EN DIRECT -La députée péquiste de la circonscription de Vachon, Martine Ouellet a annoncé dimanche qu'elle se lance dans la course à la direction du Bloc québécois.
« On envoie 50 milliards d'argent des Québécois et des Québécoises au Canada année après année et je crois qu'il est important que l'on s'occupe de nos affaires. Et c'est pourquoi j'ai accepté l'invitation des militants et militantes », a-t-elle expliqué.
Devenir députée fédérale, ajoute-t-elle, aidera à la cause souverainiste. « Les pouvoirs que nous souhaitons rapatrier au Québec s'exercent actuellement à Ottawa. Donc pour pouvoir travailler ces pouvoirs-là, préparer leur rapatriement dans le gouvernement du Québec [...], je pense que c'est une belle place à Ottawa pour préparer l'indépendance du Québec », a-t-elle indiqué.
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Martine Ouellet

J’ai le goût de porter la voix des Québécois et des Québécoises. Martine Ouellet, députée de Vachon
La députée provinciale qui a perdu à deux reprises la course à la direction du Parti québécois réfléchissait à se lancer ou non dans la course à la chefferie du Bloc québécois.
Des militants bloquistes avaient sollicité sa candidature en décembre.
Le nouveau chef de la formation politique fédérale sera choisi le 22 avril prochain.

mercredi, mai 13, 2015

C'est parti: Début du vote pour désigner le nouveau chef du PQ

http://www.985fm.ca/national/nouvelles/

Publié par La Presse Canadienne le mercredi 13 mai 2015 à 08h17. Modifié par Charles Payette à 08h54.
C'est parti: Début du vote pour désigner le nouveau chef du PQ
Pierre Karl Péladeau, Alexandre Cloutier et Martine Ouellet/PC
MONTRÉAL - Les membres du Parti québécois pouvaient commencer, à 8h, ce matin, à soumettre leur vote à l'élection qui désignera la personne qui succédera à Pauline Marois au poste de chef du parti.
Trois candidats, qui sont tous députés à l'Assemblée nationale, sont dans la course: le député de Lac-Saint-Jean, Alexandre Cloutier; la députée de Vachon, Martine Ouellet et le député de Saint-Jérôme, Pierre Karl Péladeau.

Les membres peuvent voter par téléphone ou en utilisant l'Internet. Les premiers résultats seront connus vendredi après la fin du vote, à 17h00, lors d'un événement au Centre des congrès de Québec.

Si un deuxième tour de scrutin était nécessaire, le nouveau chef du parti serait connu le samedi 23 mai prochain. Ce deuxième tour sera requis si aucun des candidats ne recueille 50 pour cent plus un des votes exprimés; il aurait lieu du 20 mai à 8h00 au vendredi 22 mai à 17h00.

Seuls les membres en règle du Parti Québécois peuvent voter. Ils doivent avoir transmis leur fiche d'adhésion et la cotisation statutaire de 5 $ à la permanence nationale du PQ.

La présidence de la course à la direction a été placée sous la responsabilité d'un ancien ministre péquiste, Jacques Léonard.

lundi, mai 04, 2015

Course au PQ : un quatrième débat sans vagues

http://ici.radio-canada.ca/nouvelles/politique/

Mise à jour le dimanche 3 mai 2015 à 18 h 02 HAE   Radio-Canada avec La Presse Canadienne
Alexandre Cloutier, Pierre Céré, Martine Ouellet et Pierre Karl Péladeau après le débat à Rimouski
Alexandre Cloutier, Pierre Céré, Martine Ouellet et Pierre Karl Péladeau
après le débat à Rimouski
Les candidats dans la course à la direction du Parti québécois ont débattu pour une quatrième fois, à Rimouski cette fois, sur les enjeux liés à la culture et au développement régional. Les échanges étaient globalement consensuels.
Il s'agissait du premier débat depuis que Bernard Drainville s'est désisté il y a deux semaines et s'est rallié à Pierre Karl Péladeau.
Convergence sur le thème de la culture
En matière de culture, le ton des échanges était plutôt bon enfant. Les candidats sont d'accord entre eux pour dire que la souveraineté est le meilleur tremplin pour le développement et le rayonnement de la culture québécoise.
Alexandre Cloutier a rappelé par exemple ses propositions d'inviter des artistes dans les écoles, ou de réaffecter en culture la portion de la TVQ prélevée sur les produits culturels.
Martine Ouellet a insisté pour accroître l'accessibilité à la culture en région et augmenter l'offre d'information régionale.
« Il faut être indépendant. Quand on a un gouvernement à Ottawa qui remplace des toiles d'Alfred Pellan par des photos de la reine Élisabeth, c'est assez évident que le fédéral n'y croit pas vraiment, à la culture. »— Martine Ouellet

Pierre Céré a soutenu que « l'État ne peut pas tout, mais il peut beaucoup », et qu'il doit assurer une sécurité économique aux créateurs, en particulier en région.
Pierre Karl Péladeau a mis l'accent sur les centaines de millions qui vont au fédéral en matière de télécommunications, notamment pour les spectres de téléphonie, et il a rappelé son soutien à la culture en région à titre de mécène ou de dirigeant de Québecor.
« L'industrie culturelle représente des milliers d'emplois. Et derrière tout ça, il y a un système. Malheureusement, comme nous n'en avons pas l'entière maîtrise, nous ne sommes pas en mesure de nous engager fortement pour son épanouissement. »— Pierre Karl Péladeau

À ce sujet, Alexandre Cloutier a plaidé pour une stratégie globale de rapatriement des compétences au Québec.
« Est-ce qu'on peut arrêter de mettre nos énergies pour le rapatriement d'un seul pouvoir? C'est fini les négociations à la pièce. Notre raison d'être est d'avoir un pays et tous nos moyens. »— Alexandre Cloutier

Redonner du souffle aux régions
En matière de développement régional aussi, il n'y a pas eu de véritable prise de bec. L'animateur Gilles Gougeon a même dû rappeler qu'il s'agissait d'un débat, tellement les consensus étaient fréquents.
Les candidats se sont tous présentés comme les défenseurs des régions. Martine Ouellet dit vouloir rétablir les Centres locaux de développement (CLD), abolis par le gouvernement libéral. Pierre Karl Péladeau promet de son côté une constitution québécoise qui inclurait les droits et pouvoirs des régions. Alexandre Cloutier a proposé une politique nationale des transports et est revenu à la charge contre le développement du pétrole de schiste à Anticosti. Pierre Céré a mis quant à lui l'accent sur l'importance de transformer les ressources naturelles sur place et a rappelé son cheval de bataille, soit le rapatriement au Québec du programme d'assurance-emploi, ce qui profiterait aux régions, selon lui.
Dernier sprint
Par ailleurs, ce matin, l'organisation d'Alexandre Cloutier a fait circuler des chiffres basés sur une consultation téléphonique le plaçant deuxième derrière Pierre Karl Péladeau. L'équipe de Martine Ouellet a riposté en publiant des chiffres de son pointage la situant derrière le favori et plaçant M. Cloutier en troisième position.
Dans les points de presse après le débat, Mme Ouellet a accusé son adversaire d'utiliser de vieilles stratégies pour l'avantager en fin de course. « Les Québécois veulent autre chose que de la vielle politique. De quelqu'un pour qui le slogan est "Maintenant, autrement", je trouve que des fois ça a l'air souvent de "Maintenant, comme avant". »
M. Cloutier s'est défendu d'employer des stratégies déloyales. « Je n'ai pas fait connaître de pointage, j'ai fait connaître un sondage qui, de toute évidence, confirme une tendance à la hausse. Si j'avais fait connaître mon pointage, il serait encore nettement supérieur », a-t-il dit.
Les quatre candidats toujours en lice dans cette course à la succession de Pauline Marois seront convoqués pour un cinquième et dernier débat, jeudi, à Montréal. Les candidats Ouellet, Cloutier et Céré mettent les bouchées doubles en cette fin de course et misent beaucoup sur la tenue d'un possible second tour.
Seuls les membres en règle du PQ pourront se prononcer à partir du 13 mai. Le vote s'effectuera par téléphone et par Internet.
Les résultats du premier tour de scrutin seront dévoilés le 15 mai au Centre des congrès de Québec. Si un deuxième tour devait être nécessaire, les résultats seraient communiqués le 22 mai.

Chefferie PQ : Seconde place chaudement disputée

http://www.journaldequebec.com/

Pierre Karl Péladeau et Pierre Céré se sont donné la main, alors que le magazine Maclean’s rapporte un échange plutôt musclé entre les deux hommes, en février.
Pierre Karl Péladeau - Pierre Céré

En marge de la course à la chefferie, Alexandre Cloutier et Martine Ouellet se livrent à une guerre de chiffres

Geneviève Lajoie
Si le quatrième débat des aspirants chefs péquistes s'est déroulé sans affrontement, la seconde place est chaudement disputée en coulisses entre Alexandre Cloutier et Martine Ouellet.

La députée de Vachon a accusé son adversaire de Lac-Saint-Jean de faire de la «vieille politique» en publiant des «pointages» internes qui le place deuxième en marge du débat de dimanche, qui avait lieu à Rimouski.

Le première joute oratoire depuis l'abandon de Bernard Drainville a donné lieu à une discussion sans accrochage entre les quatre candidats restants à la chefferie du Parti québécois.

Les prétendants ont tour à tour dénoncer le «saccage» du gouvernement libéral dans le soutien aux régions. Les discours étaient au diapason aussi sur le thème de la culture.

Le ton était à ce point harmonieux que l'animateur Gilles Gougeon a même dû intervenir après que le magnat de la presse ait dit qu'il était tout à fait d'accord avec le candidat Pierre Céré pour que la transformation des ressources naturelles soit faite ici, au Québec.

«Je vous signale que c'est un débat!», a lancé le modérateur.

C'est plutôt en marge du débat que les candidats ont joué du coude. À moins de deux semaines du scrutin, les prétendants au trône péquiste se sont livrés à une guerre de chiffres. Alexandre Cloutier a sorti un sondage interne démontrant qu'un second tour est à portée de main.

Des appels robotisés réalisés auprès de 1917 personnes démontrent que le favori, Pierre Karl Péladeau, n'obtiendrait pas l'appui de 50% des militants et que le député de Lac-Saint-Jean suit de près en seconde position à seulement sept points d'écart.

Des chiffres aussitôt réfutés par le clan de Martine Ouellet, qui soutient que c'est plutôt la députée de Vachon qui arrive deuxième. La seule femme de la course accuse son adversaire Cloutier de faire de la «vieille politique» avec de telles stratégies. «De quelqu'un pour qui le slogan c'est maintenant autrement, je trouve que ça a l'air souvent du maintenant comme avant», a-t-elle lancé, au terme du débat de deux heures. 

Alexandre Cloutier veut démontrer pour sa part qu'un couronnement du favori PKP est loin d'être acquis. «Ça montre que le deuxième tour est bien réel que tout est possible et rien n'est jamais écrit d'avance. La conclusion de cette course est loin d'être écrite».

Le magnat de la presse a réclamé un mandat fort aux quelque 500 militants qui étaient réunis à l'Hôtel Rimouski. «Un mandat clair et fort, c'est certainement 50% plus un», a-t-il insisté.

Échange musclé

Péladeau aurait menacé Pierre Céré

En colère, l’aspirant-chef Pierre Karl Péladeau aurait menacé son adversaire Pierre Céré de «l’acheter», en février dernier.
 
C’est du moins ce que rapporte le magazine Maclean’s, dans une entrevue réalisée avec le seul candidat à la chefferie du PQ qui n’est pas député.
 
Citizen Kane
 
En marge d’un Conseil national à Laval, Pierre Céré avait causé toute une commotion en comparant PKP à Citizen Kane, un personnage cinématographique incarnant un magnat de la presse qui caresse des ambitions politiques.
 
Dans les heures qui ont suivi, il y a eu un échange musclé entre les deux hommes. Pierre Céré a rapporté des pans de la discussion au Maclean’s. «Il (PKP) a dit: Toi, mon tabarnak, je vais t’acheter. Combien tu coûtes?»
 
H­­­ier, M. Céré n’a pas nié les propos rapportés par le magazine. «Ce n’est pas tout à fait les mots», s’est-il limité à dire.
 
« Ce n’est pas moi »
 
Le baron de la presse n’a pas voulu s’épancher sur le sujet. «Je ne peux pas nier quoi que ce soit, ce n’est pas moi qui tiens ces propos-là, c’est Pierre Céré qui les tient», a-t-il dit. 

dimanche, mai 03, 2015

Course au PQ : 4e débat, sans Bernard Drainville

http://ici.radio-canada.ca/nouvelles/politique/

Mise à jour le dimanche 3 mai 2015 à 5 h 41 HAE   La Presse Canadienne
Pierre Karl Péladeau et Alexandre Cloutier lors du débat de Québec pour la direction du PQ
Pierre Karl Péladeau et Alexandre Cloutier lors du débat de Québec pour la direction du PQ  Photo :  PC/Jacques Boissinot
C'est sans Bernard Drainville que se déroulera le quatrième débat de la course à la direction du Parti québécois dimanche après-midi, à Rimouski.
Il y a deux semaines, M. Drainville s'est désisté et s'est rallié à Pierre Karl Péladeau dans cette course à la succession de Pauline Marois.
Les quatre candidats toujours en lice, Martine Ouellet, Alexandre Cloutier, Pierre Céré et M. Péladeau, échangeront dimanche sur plusieurs sujets, dont le développement des régions. Un cinquième et dernier débat aura lieu jeudi à Montréal.
Le vote débutera le 13 mai. Il s'effectuera par téléphone et par Internet. Seuls les membres en règle pourront se prononcer.
Les résultats du premier tour de scrutin seront dévoilés le 15 mai au Centre des congrès de Québec. Si un deuxième tour devait être nécessaire, les résultats seraient communiqués le 22 mai.

dimanche, avril 26, 2015

Martine Ouellet n'exclut pas une alliance avec Alexandre Cloutier

http://ici.radio-canada.ca/nouvelles/Politique/

Mise à jour le dimanche 26 avril 2015 à 13 h 18 HAE
La candidate à la direction du PQ, Martine Ouellet
La candidate à la direction du PQ, Martine Ouellet  Photo :  Radio-Canada
La candidate dans la course à la direction du Parti québécois Martine Ouellet ne ferme pas la porte à une alliance avec son rival Alexandre Cloutier. Mais pas question d'abandonner avant le premier tour. 
« On continue la campagne jusqu'au bout. Si on veut avoir un deuxième tour, il faut un maximum d'équipes sur le terrain au premier tour. On verra ensuite au deuxième tour », a dit Martine Ouellet, qui a remis ce matin son deuxième chèque de 10 000 $ pour officialiser sa candidature.
Premier dans les sondages, Pierre Karl Péladeau semble imbattable pour le moment. Alexandre Cloutier serait deuxième.
En entrevue aux Coulisses du pouvoir, Alexandre Cloutier n'a pas exclut une alliance avec Martine Ouellet pour lui permettre d'obtenir davantage d'appuis. « Évidemment, je souhaite travailler avec tous et chacun, dit-il. Tout le monde qui a envie de se joindre à moi est le bienvenu. »
Le premier tour aura lieu entre le 13 et le 15 mai prochain. Si aucun des candidats ne recueille plus de 50 % des votes, un deuxième tour se tiendra entre le 20 et le 22 mai.
La course à la direction se fait maintenant à quatre. Plus tôt cette semaine, Bernard Drainville s'est rangé derrière Pierre Karl Péladeau. Il dit avoir pris cette décision « pour l'unité du parti », et parce « qu'il n'avait pas le goût de [se] battre pour être deuxième ».

samedi, avril 18, 2015

L’État québécois, en mieux

http://www.ledevoir.com/politique/

Dans son livre à paraître, Martine Ouellet propose une deuxième révolution tranquille

18 avril 2015 | Marco Bélair-Cirino - Correspondant parlementaire à Québec | Québec
Martine Ouellet
Photo: Martine Ouellet
À l’heure où le « modèle québécois » subit les assauts de l’« austérité », la députée de Vachon, Martine Ouellet, appelle les Québécois à « se réapproprier » l’État québécois.
 
« On est mûr au Québec pour une deuxième révolution tranquille », lance l’ex-ministre des Ressources naturelles, dans un entretien avec Le Devoir. Cette seconde révolution tranquille devrait déboucher ni sur plus d’État ni sur moins d’État, mais sur « mieux d’État » : « un État plus agile, plus expert », selon Mme Ouellet.
 
La candidate à la direction du Parti québécois lancera dans quelques jours — lundi à Montréal et mardi à Québec — l’essai intitulé Mieux d’État (Somme toute), dans lequel elle propose différentes mesures afin de réhabiliter l’État québécois aux yeux de la population québécoise. La femme politique de 46 ans souhaite contribuer à dissiper le « cynisme ambiant » envers l’administration publique — et qui « fait l’affaire de ceux qui veulent le saccager ». « J’invite les citoyens de tous les horizons à se réapproprier leur État parce qu’il leur appartient… et il est beau ! Plus on va l’investir, plus il va nous ressembler et travailler pour nous », affirme l’ingénieure mécanique, détentrice d’une maîtrise en administration des affaires (MBA).
 
À ses yeux, il est urgent de s’atteler à la tâche de dissiper le « discours » dominant selon lequel « l’État est trop gros, l’État est inefficace ». « On a des médias qui sont alignés [sur le modèle du] néolibéralisme », déplore-t-elle, tout en montrant notamment du doigt Québecor — dont l’actionnaire de contrôle est le favori de la course à la chefferie du PQ, Pierre Karl Péladeau.
 
Martine Ouellet s’engage à ne pas rétrécir la taille de l’État et à ne pas alourdir le fardeau fiscal des Québécois — ou, du moins, de ceux dont le revenu ne se compte pas en centaines de milliers de dollars.
 
En revanche, elle ne se gênera pas pour réinstaurer la taxe sur le capital des établissements financiers si elle se voit confier les rênes du pouvoir. Selon la défenseure d’une « social-démocratie verte », « l’austérité a été créée de toutes pièces » par le gouvernement de Jean Charest. En abolissant progressivement la taxe sur le capital des établissements financiers, l’ancien chef du gouvernement a privé l’État de plus de 1,5 milliard de dollars de revenus, ce qui a précipité le Québec dans une spirale de déficits structurels, explique-t-elle.
 
L’État québécois n’en demeure pas moins mûr pour un changement de « culture organisationnelle », affirme l’ancienne gestionnaire chez Hydro-Québec. Martine Ouellet milite en faveur de l’attribution d’une « plus grande autonomie » aux employés de l’État.« On a des gens qui sont capables d’apporter une plus grande contribution. »
 
Elle voit d’un mauvais oeil la Commission permanente de révision des programmes, estimant que « ça appartient à chacun des ministères » de passer au peigne fin les programmes gouvernementaux.
 
Mme Ouellet voit dans l’État le garant du « développement économique intelligent » du Québec. Dans cet esprit, le gouvernement doit exprimer sur-le-champ ses réticences à l’égard de projets toxiques comme l’exploitation du gaz de schiste — ou, à tout le moins, s’abstenir de s’y associer, selon elle. « [Il faut] arrêter de traiter tous les projets de la même façon, parce que les mauvais projets viennent salir la réputation de l’ensemble des projets ».
 
Par exemple, « d’aucune espèce de façon » le projet d’oléoduc Énergie Est ne s’inscrit dans une politique de développement économique intelligent. « C’est insensé. Peu importe les redevances offertes, ça ne sera jamais suffisant pour payer [les dépenses encourues en cas d’]accident dans le fleuve Saint-Laurent. » Un gouvernement Ouellet « prendr [ait] le parti des citoyens » et « dir [ait] : « Non, ça ne se passera pas chez nous » », fait-elle valoir.
 
L’État doit également « partager » le maximum d’« information avec la population », afin de« susciter le débat » populaire sur différentes orientations qu’il entend prendre. Lors de 28 années de militantisme au PQ, Martine Ouellet s’est servie de « bilans annuels » produits par différents ministères, afin de jeter les bases notamment de la Politique nationale de l’eau (2002). « Ça n’existe plus », se désole-t-elle.
 
Les Québécois doivent être maîtres du « demi-État » du Québec, et ce, d’ici à ce qu’ils récupèrent l’autre demi. « On ne peut plus se limiter au rôle d’une province », soutient Martine Ouellet. Elle est la seule des cinq candidats à la chefferie du PQ à promettre la tenue d’un référendum sur l’indépendance du Québec au cours des quatre années qui suivront l’élection d’un gouvernement majoritaire du PQ.
 
Mme Ouellet croise les doigts afin que son essai Mieux d’État contribue à « revaloriser » le rôle de l’État, mais également celui du « Politique ». « On n’est pas tous pareils. »

vendredi, avril 17, 2015

Drainville durcit le ton face à PKP

http://www.ledevoir.com/politique/

Le troisième débat des aspirants chefs du PQ a donné lieu à de vifs échanges

Bernard Drainville a recommandé aux militants de ne pas céder « à la tentation de s’accrocher à un sauveur » qui pourrait n’être qu’« un mirage ».
Photo: Jacques Boissinot
La Presse canadienne
Bernard Drainville a recommandé aux militants de ne pas céder « à la tentation de s’accrocher à un sauveur » qui pourrait n’être qu’« un mirage ».
Il était question d’entrée de jeu d’indépendance et Bernard Drainville, se posant en réaliste, a voulu pousser les autres candidats dans leurs derniers retranchements, à commencer par Pierre Karl Péladeau, lors du troisième débat de la course à la chefferie du Parti québécois.
 
Jusqu’ici, les candidats n’ont pas voulu « trop se maganer », a souligné Bernard Drainville, devant plus de 500 militants réunis au théâtre Impérial. Mais le candidat, avec une vigueur qui a été accueillie par des huées à l’occasion, a insisté pour obtenir des réponses. Animé par Gilles Gougeon, le débat a été relevé, et les échanges ont parfois été vifs.
 
« Dans quoi veux-tu nous embarquer », a-t-il lancé à Pierre Karl Péladeau. L’indépendance est une chose trop importante pour que quiconque demande « un chèque en blanc ».
 
Pierre Karl Péladeau a soutenu que le PQ a trois ans pour convaincre l’électorat « des bénéfices de l’indépendance, le meilleur moyen d’enrichir les Québécois. Il faut premièrement gagner les élections en ralliant les souverainistes qui se retrouvent en grand nombre à Québec solidaire et à la Coalition avenir Québec », a-t-il dit.
 
Et il y a cet Institut de recherche appliquée sur l’indépendance qu’il entend mettre sur pied, ce qui a amené Pierre Céré à parler d’un « institut de mathématique quantique sur la souveraineté », ce qui a fait rire l’assistance. Pierre Karl Péladeau a terminé la soirée en réitérant sa volonté « de faire du Québec un pays », la même expression qu’il a employée lors de son entrée en politique, mais sans le poing levé.
 
Dans son allocution de clôture, Bernard Drainville n’y est pas allé de main morte en visant Pierre Karl Péladeau sans le nommer, recommandant aux militants de ne pas céder « à la tentation de s’accrocher à un sauveur » qui pourrait n’être qu’« un mirage », de choisir un chef capable de faire gagner le PQ « au jour un », « quelqu’un capable de répondre aux journalistes tous les jours sans s’enfarger ».
 
Bernard Drainville est le seul candidat à envisager de ne pas tenir de référendum dès le premier mandat d’un gouvernement péquiste, ce qu’Alexandre Cloutier a qualifié de stratégie du « on verra »,ou des conditions gagnantes. « Ça ne nous mène nulle part », a dit celui qui propose d’ouvrir un registre pour recueillir un million de signatures avant le prochain référendum. Alexandre Cloutier s’est dit le mieux placé pour rassembler les souverainistes et les mobiliser. « Ce n’est pas une politique, l’enthousiasme », a répliqué Bernard Drainville.
 
Pour Martine Ouellet, il n’y a pas de temps à perdre. Le Québec, en restant au sein du Canada, essuie des reculs. « L’ambiguïté nous a coûté cher », a dit la candidate, elle qui refuse « le discours flou, mou et ambigu » et le « leadership des sondages ».
 
Pour Pierre Céré, qui a cité son directeur de l’organisation, âgé de 22 ans, « il faut sauver le PQ ». La défaite du 7 avril n’est pas un accident de parcours. Il existe « des fissures importantes » avec la jeunesse et les communautés culturelles. Il faut « bâtir des majorités au-delà de la politique partisane » et sortir de la « surenchère » à savoir qui sont les plus indépendantistes.
 
Investir dans l’éducation
 
Les candidats ont tous critiqué sévèrement les coupes en éducation faites par le gouvernement du Québec et celle faites dans la recherche par le gouvernement fédéral. Ils ont tour à tour défendu l’idée voulant qu’il soit « essentiel » de « réinvestir massivement »dans le système d’éducation du Québec pour mieux soutenir les enseignants, contrer le décrochage scolaire et mieux accompagner les élèves ayant des troubles d’apprentissage.
 
La gratuité scolaire a été remise sur la table par Pierre Céré, puis appuyée par Alexandre Cloutier « pour les familles les moins bien nanties du Québec ». Mais où aller chercher l’argent pour réinvestir dans l’éducation ? M. Péladeau s’est retrouvé à part du lot lorsqu’a été abordée cette question. Alors que ses adversaires refilent la facture aux banques et aux entreprises, M. Péladeau craint qu’une telle procédure ne fasse fuir les banques. « Les taxes sur les banques et les entreprises étaient là avant et elles ne sont pas parties. Il faut arrêter ce chantage », s’est outrée Martine Ouellet.
 
Le droit de grève des étudiants a été défendu par MM. Péladeau et Céré. M. Péladeau a réitéré que le droit de grève étudiant n’a pas à être encadré par l’État, puisque « le mouvement étudiant est souverain ».
 
Indépendant… et vert
 
Les candidats, plus particulièrement Martine Ouellet, Alexandre Cloutier, Bernard Drainville et Pierre Céré, ont réaffirmé qu’un Québec indépendant serait un Québec « vert » et souhaitent « s’éloigner du pétrole étranger ». Le moteur électrique, l’opposition aux projets de pipeline, de pétrole de schiste et aux sables bitumineux, la proactivité pour lutter contre les changements climatiques, la social-démocratie verte… ces expressions sont ressorties tout au long du débat. Pierre Karl Péladeau s’est montré moins bavard sur ce sujet.

jeudi, avril 16, 2015

La souveraineté au coeur du débat au PQ ce soir

http://ici.radio-canada.ca/nouvelles/politique/

Radio-Canada avec La Presse Canadienne
De gauche à droite : Martine Ouellet, Bernard Drainville, Pierre Céré, Pierre Karl Péladeau et Alexandre Cloutier
De gauche à droite : Martine Ouellet, Bernard Drainville, Pierre Céré, Pierre Karl Péladeau et Alexandre Cloutier
C'est ce soir à Québec que se tient le troisième et peut-être le plus important des débats des candidats à la direction du Parti québécois. Les aspirants chefs devront en effet aborder la question de la souveraineté, le fondement du parti. L'éducation est l'autre thème abordé.
La députée de Vachon, Martine Ouellet, a déjà ouvert son jeu en décrétant que le favori, Pierre Karl Péladeau, ne peut plus se cantonner dans le « flou artistique » du discours péquiste des dernières années.
Mme Ouellet s'est engagée formellement à tenir un référendum sur l'indépendance du Québec dès le retour au pouvoir du PQ. 
Son rival dans la course et député de Lac-Saint-Jean, Alexandre Cloutier, estime aussi que M. Péladeau doit préciser ses intentions. Le jeune parlementaire souhaite déclencher un référendum dans un premier mandat après avoir obtenu l'appui signé d'un million de Québécois.
Le député de Saint-Jérôme, Pierre Karl Péladeau, s'est engagé récemment en politique dans un but précis. « Ce que je veux faire, c'est un pays. Ça, c'est clair. Ça, je ne changerai pas d'idée là-dessus! »
Le député de Marie-Victorin Bernard Drainville a pour sa part fixé l'indépendance à 2025 au terme d'un plan d'action présenté sur son site internet. 

COURSE AU PQ La partie n’est pas gagnée, scandent les adversaires de PKP

http://www.ledevoir.com/politique/

16 avril 2015 | Marco Bélair-Cirino - Correspondant parlementaire à Québec | Québec
Pierre Karl Péladeau
Photo: Paul Chiasson
La Presse canadienne
Pierre Karl Péladeau
Les membres du Parti québécois sont plus divisés qu’il n’y paraît. Le favori de la course à la direction, Pierre Karl Péladeau, échouera à mettre la main sur au moins 50 % des votes le 15 mai, ce qui nécessitera la tenue d’un deuxième tour de scrutin, sont persuadés Bernard Drainville, Martine Ouellet et Alexandre Cloutier.
 
Le député de Rosemont, Jean-François Lisée, avait pourtant donné gagnant PKP. « Cette course est terminée », avait-il dit il y a un mois et demi. Aurait-il eu tort ?
 
« Si vous pensez que, le soir du vote, cela va être un résultat comme celui que vous voyez dans les sondages depuis des mois, oubliez ça », a déclaré le député de Marie-Victorin, Bernard Drainville, lors d’une conférence de presse mercredi. Pour preuve, il pointe des sondages internes.
 
M. Drainville a été appelé à commenter le sondage Léger-Le Devoir publié dans notre édition de samedi. Avec 9 % des intentions de vote, il figurait au troisième rang, derrière Pierre Karl Péladeau (59 %) et Alexandre Cloutier (13 %). Martine Ouellet et Pierre Céré obtiennent l’appui de respectivement 4 % et 1 % des sympathisants.
 
M. Drainville a discrédité les coups de sonde effectués auprès de soi-disant « sympathisants » du PQ, dont la vaste majorité ne votera pas en vue de l’élection du successeur de Pauline Marois à la tête du PQ en mai. « Ils prennent 1000 personnes, ils identifient 200 sympathisants péquistes et ils élisent le chef à partir de cet échantillon. Depuis des mois, les sondages élisent le prochain chef — c’est toujours le même qui sort en premier — avec un échantillonnage de 10 ou 15 membres [du PQ]. C’est ça qu’on fait. Ben, ce n’est pas ça qui va se passer », a-t-il promis à la veille du troisième débat officiel des cinq candidats à la chefferie du PQ.
 
Date limite
 
Les équipes des différents candidats mettaient les bouchées doubles afin de faire le plein de nouveaux membres au cours des derniers jours. Les sympathisants du PQ avaient jusqu’à mercredi pour acheter une carte de membre du PQ, assortie d’un droit de vote au scrutin de mai.
 
En « blitz », l’équipe de PKP a notamment envoyé une salve de textos en début de semaine aux personnes qui ont inscrit leurs coordonnées sur son site Web. « Encore deux jours pour convaincre votre famille et vos amis de voter PKP ! […] Merci ! Chaque vote compte », était-il écrit.
 
L’entourage de M. Péladeau dit être derrière la vente de plus de 10 000 cartes de membres du PQ. Si c’est le cas, il serait sacré grand champion du recrutement. D’autres candidats n’en croient pas leurs yeux. De leur côté, ils auraient réussi à convaincre moins de 2000 personnes chacun à adhérer au PQ.
 
Le PQ ne rééditera pas l’exploit de la course de 2005, qui s’est soldée par l’élection d’André Boisclair. Le parti comptait environ deux fois plus de membres comparativement à aujourd’hui : 140 000 membres (2005) contre 70 000 membres (2015), selon des données non officielles.

lundi, mars 30, 2015

Course à la direction du PQ : pas de tir groupé contre Péladeau au deuxième débat

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Mise à jour le dimanche 29 mars 2015 à 17 h 03 HAE   Radio-Canada avec La Presse Canadienne
Les cinq candidats à la direction du Parti québécois se sont affrontés dimanche sur les thèmes de la santé, des services sociaux et de l'environnement au deuxième débat officiel organisé par la formation. Le candidat favori dans les sondages, Pierre Karl Péladeau, a subi moins d'attaques de la part de ses adversaires que lors du premier débat.
Réunis au Cégep de Sherbrooke, Alexandre Cloutier, Martine Ouellet, Pierre Karl Péladeau, Bernard Drainville et Pierre Céré tentaient de se démarquer dans cette course à la succession de Pauline Marois.
Sur plusieurs sujets, les positions des candidats convergent.

Améliorer l'accès aux soins de santé
Dans le domaine de la santé, les candidats s'entendent sur plusieurs points : limiter la place du privé, favoriser la prévention, améliorer l'accès aux services de première ligne et défendre le champ de compétence du Québec face à Ottawa.
Certains, comme Bernard Drainvile, ont dit vouloir plus de superinfirmières; d'autres, notamment Martine Ouellet, veulent améliorer l'accès aux CLSC et augmenter le nombre d'infirmières dans les soins de première ligne.
Alexandre Cloutier veut mettre l'accent sur le dossier informatique. Pour sa part, Pierre Karl Péladeau ne veut pas de « tutelle » de la part d'Ottawa. Pierre Céré affirme vouloir consulter les travailleurs de la santé pour « reconstruire » le système.
Il y a eu peu de prises de bec entre les candidats. Martine Ouellet a noté que la position de Pierre Karl Péladeau avait évolué - lui qui prônait une plus grande concurrence entre le privé et le public - et lui a demandé s'il était d'accord pour qu'il y ait moins de privé en santé.
« C'est une question qu'il faudra regarder », a répondu M. Péladeau. « Mais une chose est sûre, je ne suis pas pour plus de privé en santé », dit-il.

Divergences au sujet du pétrole
La question de l'exploitation et du transport du pétrole a aussi retenu l'attention. Tous les candidats, sauf Pierre Karl Péladeau, s'opposent au projet de pipeline Énergie Est de TransCanada, qui doit transporter du pétrole albertain jusqu'au Nouveau-Brunswick en traversant le Québec notamment.
M. Péladeau a par ailleurs déclaré que le pétrole est un atout majeur pour la souveraineté. Il a cité l'exemple de la Norvège qui s'est constitué un fonds souverain avec cette ressource. « On ne peut mettre de côté [cette option] » pour un Québec souverain, selon lui. Toutefois, il faut tenir compte de l'acceptabilité sociale pour tout projet, a-t-il soutenu, précisant miser sur une consultation.
Martine Ouellet désire protéger l'ensemble de l'île d'Anticosti. « Il faut arrêter les travaux et faire un BAPE pour l'ensemble de l'île », parce que, dit-elle, la prochaine étape des travaux sera celle des forages comportant de la fracturation hydraulique.
Alexandre Cloutier et Pierre Céré se sont quant à eux opposés à l'exploitation du pétrole de schiste sur l'île d'Anticosti.
Pour sa part, Bernard Drainville ne ferme pas la porte à l'exploitation de cette ressource, dans l'optique où elle peut faire partie d'une transition graduelle vers les énergies renouvelables.
Péladeau fait acte d'humilité
En concluant le débat, M. Péladeau a affirmé qu'il avait sous-estimé les exigences de la vie publique. « Cette campagne est exigeante, mais comporte son lot de découvertes et d'enrichissements », a-t-il dit.
Il a affirmé dans sa déclaration de clôture vouloir faire une « confidence » aux Québécois. « Je ne croyais pas que la vie publique pouvait être aussi exigeante. Je le vois bien depuis que je suis député de Saint-Jérôme. »
Semblant faire allusion à cette controverse, Pierre Céré a quant à lui lancé un appel pour que le PQ cesse son « ethnocentrisme ». En point de presse, ce dernier a aussi souligné qu'aucun candidat n'a abordé le thème de la grève étudiante qui a cours en ce moment.
Notre dossier
Quelque 500 personnes assistaient au débat. La joute était animée par Gilles Gougeon.
Le premier débat le 11 mars à Trois-Rivières portait sur l'économie. À cette occasion, le ton entre les aspirants-chefs avait été courtois. Pierre Karl Péladeau, perçu comme le meneur dans cette course, avait été la cible de quelques attaques de ses adversaires.
Trois autres débats auront lieu : le 16 avril à Québec, le 3 mai à Rimouski et le 7 mai à Montréal.