mercredi, janvier 06, 2016

Guy Turcotte veut un nouveau procès

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MICHAEL NGUYEN
MISE à JOUR 
  Guy Turcotte réclame un troisième procès, un mois après avoir été déclaré coupable des meurtres non prémédités de ses deux enfants de 3 et 5 ans.
Guy Turcotte« Le juge de première instance a donné des directives de nature à semer la confusion dans l’esprit du jury quant à l’effet de l’intoxication sur la défense de non-responsabilité criminelle », peut-on lire dans la demande d’appel déposée devant le plus haut tribunal de la province.
L’ex-cardiologue de 43 ans, qui a tué de 46 coups de couteau ses enfants Anne-Sophie et Olivier, en février 2009 à Piedmont dans les Laurentides, soulève deux autres arguments dans la brève requête d’à peine deux pages.
Il affirme en effet, par le biais de ses avocats, que le juge André Vincent a fait une erreur en disant au jury qu’il ne devait pas tenir compte de l’effet de la crise suicidaire sur l’état mental du meurtrier au moment des événements.
« Le juge de première instance a erré dans ses directives relatives à la notion de ‘savoir que [les actes commis par (Turcotte) étaient mauvais] », peut-on également lire dans le document de cour.
Rappelons que lors du procès qui s’est tenu de septembre à décembre dernier, Turcotte avait plaidé la non-responsabilité criminelle pour cause de troubles mentaux. Dans les semaines précédant le drame, il avait appris que sa femme à l’époque le trompait, et tous les psychiatres l’ont diagnostiqué avec un trouble de l’adaptation avec humeur anxieuse et dépressive.
Cette défense avait fonctionné lors du premier procès en 2011, mais la Cour d’appel avait infirmé le jugement et ordonné la tenue d’un second procès, à la demande de la Couronne. Au second procès, un jury composé de 11 citoyens avait rejeté les arguments, le déclarant coupable de meurtres non prémédités.
Notons que malgré cet avis d’appel, Turcotte devrait tout de même écoper de sa sentence dans neuf jours, au palais de justice de Saint-Jérôme. Il a automatiquement écopé d’une peine de prison à vie, mais il reste à savoir combien d’années il devra purger avant d’être admissible à une libération conditionnelle.
La Couronne réclame au moins 20 ans de pénitencier au minimum.
« C’est difficile d’imaginer des circonstances plus graves, plus sérieuses, plus horribles que le présent cas », avait plaidé Me René Verret de la poursuite.
Me Pierre Poupart de la défense avait quant lui suggéré une peine « de moins de 15 ans, et plus proche de 10 ans que 15 ».

Début des travaux préliminaires de l’enquête nationale sur les femmes autochtones

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Les Canadiens sont invités à s’exprimer dès maintenant grâce au sondage mis en ligne


6 janvier 2016 | Marie Vastel - Correspondante parlementaire à Ottawa | Canada
L’objectif du gouvernement fédéral est de recueillir les points de vue des survivantes, des proches des victimes et des intervenants de première ligne.
Photo: Jacques Nadeau Le Devoir
L’objectif du gouvernement fédéral est de recueillir les points de vue des survivantes, des proches des victimes et des intervenants de première ligne.

Le premier pan de l’enquête nationale sur les femmes autochtones disparues ou assassinées, annoncée en grande pompe cet automne par le gouvernement libéral, se met en branle. Ottawa consultera les proches des victimes et celles qui ont survécu à la violence commise à leur endroit, afin d’arrimer le mandat de son enquête pour qu’il réponde à leurs attentes. La première de ces préconsultations se tient justement ce mercredi, en Ontario.

Au fil des trois prochaines semaines, les ministres libérales Carolyn Bennett (Affaires autochtones) et Patty Hajdu (Condition féminine) tiendront huit rencontres avec ceux et celles qui ont été directement touchés par ce fléau. Les préconsultations du fédéral débutent ce mercredi à Thunder Bay, pour se diriger ensuite vers les Territoires du Nord-Ouest, le Yukon, la Colombie-Britannique et la Nouvelle-Écosse, en passant par le Québec. Des rencontres sont prévues dans la vieille capitale et à Montréal, les 21 et 22 janvier. Les discussions guideront le gouvernement fédéral, le moment venu, afin de dresser les paramètres de l’enquête nationale promise par le premier ministre Justin Trudeau en campagne électorale.

Les libéraux n’ont pas encore précisé à quel moment la commission d’enquête entamera véritablement ses travaux. Le gouvernement veut d’abord prendre le temps de mener ces préconsultations et d’entendre tous ceux qui voudront s’exprimer, a-t-on indiqué mardi. D’autres dates de rencontres seront d’ailleurs ajoutées lorsqu’elles auront été confirmées, précise le site Internet du ministère des Affaires autochtones. L’objectif étant de parcourir le Canada en entier, on peut présumer que les ministres s’arrêteront également dans les Prairies, notamment au Manitoba, où la capitale, Winnipeg, est la ville qui compte la plus importante proportion de population autochtone au pays.

Ces consultations préliminaires ne devraient toutefois pas s’étirer. Car tant le gouvernement que les communautés autochtones souhaitent que l’enquête formelle se mette en branle le plus rapidement possible. « Il ne faut pas éterniser le processus [de préconsultations], parce que c’est un mandat de quatre ans », expliquait mardi le chef de l’Assemblée des Premières Nations du Québec et du Labrador, Ghislain Picard. « Il faut surtout s’assurer que le processus puisse trouver sa conclusion dans le cadre du mandat actuel du présent gouvernement. » Le précédent gouvernement conservateur a refusé pendant des années de tenir une enquête nationale sur les femmes autochtones disparues ou assassinées. Mi-décembre, au moment d’annoncer cette première ronde de préconsultations, la ministre Carolyn Bennett avait affirmé qu’elle espérait annoncer les dates du début de l’enquête au printemps.

Le chef Picard a salué la main tendue par les ministres fédérales aux communautés autochtones et aux familles des victimes. Ces premières consultations permettront selon lui de « préciser les attentes des familles ». Et il prédit par exemple que les proches de victimes disparues risquent de réclamer non seulement une étude de la situation, mais aussi qu’au terme de l’exercice les enquêtes sur la disparition de leurs proches soient relancées et que des poursuites ou des accusations s’ensuivent.

L’Assemblée des Premières Nations avait justement réclamé que les communautés autochtones et les familles de victimes participent à l’élaboration des paramètres de l’enquête nationale. « Après des années de déni et de tergiversations, j’espère que nous pourrons réaliser de véritables progrès afin d’obtenir justice pour les familles et instaurer un climat de sécurité pour tous nos peuples », avait réagi le chef national de l’APN, Perry Bellegarde, en décembre à la suite de l’annonce libérale.

Les Canadiens aussi sondés

Le fédéral tiendra en outre compte de l’avis des Canadiens, qui sont invités à se prononcer au moyen d’un sondage mis en ligne mardi sur le site du ministère des Affaires autochtones. Les répondants pourront partager leur opinion quant aux personnes qui devraient être entendues lors de l’enquête nationale, celles qui devraient la présider, les questions qui devraient y être abordées et l’échéancier qui devrait être fixé.

« Nous voulons entendre ce que les Canadiens ont à dire sur cet enjeu important », a fait valoir la ministre Bennett par voie de communiqué. « Nous devons connaître le point de vue de tous les Canadiens, et en particulier celui des survivantes, des membres des familles et des proches des victimes, des organisations autochtones ainsi que des provinces et territoires, afin de pouvoir définir la meilleure marche à suivre possible pour l’enquête. »

CORÉE DU NORD Premier essai «réussi» de bombe à hydrogène

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La revendication – encore à prouver – décuple les enjeux autour de son programme nucléaire interdit


6 janvier 2016 01h29 | Giles Hewitt - Agence France-Presse à Séoul | Actualités internationales
À Séoul, des passants jettent un oeil sur les premiers reportages faisant état de l’essai par la Corée du Nord d’une bombe à hydrogène, mercredi matin.
Photo: Jung Yeon-Je Agence France-Presse
À Séoul, des passants jettent un oeil sur les premiers reportages faisant état de l’essai par la Corée du Nord d’une bombe à hydrogène, mercredi matin.
La Corée du Nord a affirmé avoir mené mercredi son premier essai réussi de bombe à hydrogène, une revendication qui décuplerait, si elle était vérifiée, les enjeux autour du programme nucléaire interdit de cet État hermétique.

Le Conseil de sécurité nationale de la Corée du Sud voisine a « condamné avec force » cet essai. Le premier ministre japonais Shinzo Abe a parlé de « grave défi » aux efforts mondiaux de non prolifération nucléaire et de « sérieuse menace » contre le Japon.

De leur côté, les États-Unis ont promis de répondre à toutes les «provocations» de la Corée du Nord, tout en se disant incapables de confirmer si ce pays avait bien effectué un essai de bombe à hydrogène, comme il le prétend.
De leur côté, les États-Unis ont promis de répondre à toutes les « provocations » de la Corée du Nord, tout en se disant incapables de confirmer si ce pays avait bien effectué un essai de bombe à hydrogène, comme il le prétend.

« Nous avons été avertis qu’il y a eu une activité sismique dans la péninsule coréenne, près d’un centre d’essais nucléaires nord-coréen, a déclaré le porte-parole du Conseil de sécurité nationale de la Maison-Blanche, Ned Price, dans un communiqué diffusé dans la nuit de mardi à mercredi. Nous surveillons et continuons d’évaluer la situation en coordination étroite avec nos partenaires régionaux. »

« Nous ne pouvons pas confirmer ces affirmations pour le moment », mais « nous condamnons toute violation des résolutions du Conseil de sécurité de l’ONU et appelons à nouveau la Corée du Nord à respecter ses obligations et ses engagements internationaux. »

« Le premier essai de bombe à hydrogène de la République a été mené avec succès à 10 h »(heure locale), a annoncé la télévision officielle nord-coréenne, précisant que l’engin était« miniaturisé ». « Avec le succès parfait de notre bombe H historique, nous rejoignons les rangs des États nucléaires avancés ».

Une bombe à hydrogène, ou bombe thermonucléaire, utilise la technique de la fusion nucléaire et produit une explosion beaucoup plus puissante qu’une déflagration due à la fission, générée par les seuls uranium ou plutonium.

Pyongyang a testé trois fois la bombe atomique A, qui utilise la seule fission, en 2006, 2009 et 2013, ce qui lui a valu plusieurs volées de sanctions internationales.

Scepticisme
 
Le mois dernier, le dirigeant nord-coréen Kim Jong-Un avait laissé entendre que son pays avait mis au point une bombe H, une déclaration largement mise en doute par les spécialistes internationaux.

Le scepticisme n’était pas moins grand après les annonces de mercredi.

« Cette arme avait probablement la taille de la bombe américaine d’Hiroshima mais ce n’était pas une bombe à hydrogène. On a affaire à de la fission », a assuré à la BBC Bruce Bennett, analyste spécialiste de la défense chez la Rand Corporation. « Le “bang” qu’ils auraient obtenu aurait été 10 fois supérieur à ce qu’ils ont obtenu ».

Les premiers soupçons sur un nouvel essai nord-coréen ont été émis par des sismologues qui ont détecté un séisme de magnitude 5,1 près du principal site d’essais nucléaires de la Corée du Nord, dans le nord-est du pays.

La plupart des spécialistes estimaient que Pyongyang était à des années de pouvoir développer une bombe thermonucléaire, mais étaient divisés quant à ses capacités de miniaturiser l’arme atomique, étape décisive dans la production d’ogives nucléaires.

Sanctions internationales
 
Bombe H ou pas, ce quatrième essai nucléaire nord-coréen constitue un affront flagrant envers les ennemis comme les alliés de Pyongyang, qui l’ont averti que le prix à payer pour la poursuite de son programme nucléaire serait très élevé.

Le fait que les précédentes sanctions internationales n’aient pas empêché la Corée du Nord de procéder à un quatrième test devrait susciter des appels à des réactions plus dures cette fois-ci.

Le président américain Barack Obama avait qualifié en 2014 la Corée du Nord « d’État paria » et promis des sanctions plus fermes en cas de nouvel essai.

La réaction de la Chine, principal allié de Pyongyang, sera observée de près. Pékin a fait pression par le passé pour limiter la portée des sanctions contre la Corée du Nord, mais semblait s’impatienter ces derniers temps du refus de Pyongyang d’abandonner son programme nucléaire.

Selon les spécialistes, la capacité de Pékin de peser sur son allié est contrebalancée par ses craintes de voir ce pays s’effondrer et que naisse à sa frontière une Corée réunifiée soutenue par les États-Unis.

Pékin est à la manoeuvre pour une reprise des pourparlers à six (Corée du Nord, Corée du Sud, États-Unis, Russie, Chine, Japon) sur le programme nucléaire nord-coréen, au point mort depuis 2008.

Après son dernier essai nucléaire, Pyongyang avait redémarré un réacteur nucléaire considéré comme sa principale source de plutonium de qualité militaire, sur son site de Yongbyon. Ce réacteur était fermé depuis 2007, dans le cadre d’un accord échangeant désarmement contre aide humanitaire.

D’après les spécialistes, ce réacteur est capable de produire environ six kilogrammes de plutonium chaque année, de quoi fabriquer une bombe nucléaire.

Les experts estiment que Pyongyang a actuellement suffisamment de plutonium pour fabriquer jusqu’à six bombes. Ils ne savent toujours pas si Pyongyang avait utilisé de l’uranium ou du plutonium comme matière fissile lors de son essai de 2013.

La juge dont le mari avait publié à son insu des photos d'elle, nue, se confie

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Publié par La Presse Canadienne le mardi 05 janvier 2016 à 18h12. Modifié par Jacques Thériault à 19h17.
La juge dont le mari avait publié à son insu des photos d'elle, nue, se confie
WINNIPEG - Une juge du Manitoba dont le mari avait publié à son insu des photos d'elle, nue, sur internet, soutient que les procédures du Conseil canadien de la magistrature ont été pour elle comme des agressions sexuelles répétées.
Lori Douglas, qui était juge en chef adjointe du Manitoba lorsque le scandale a éclaté, s'est confiée récemment à la revue Canadian Lawyer, qui en fait sa une du numéro de janvier.

Selon Mme Douglas, savoir que les employés du Conseil canadien de la magistrature pouvaient consulter les photos, pendant les audiences disciplinaires, s'apparentait «aux tortures infligées aux femmes en temps de guerre».

«Ça me faisait très, très, très mal — atrocement — de savoir que les personnes qui m'interrogeaient avaient vu ces photos», dit-elle au magazine des avocats canadiens. Dans le même article, elle soutient que si elle avait été un homme, les réactions à ces photos n'auraient pas été pareilles.

L'ex-juge affirme qu'elle-même n'a rien fait de mal dans cette affaire, et que le Conseil aurait dû prendre sa défense plutôt que de la traîner dans une sordide procédure disciplinaire. «Personne n'a pris ma défense. Si ça avait été un homme, le Conseil aurait dit: 'Pauvre Joe: il a marié une folle'», cite le magazine.

Mme Douglas n'a pu être jointe par La Presse Canadienne pour commenter davantage et son avocat n'a pas retourné notre appel.

Johanna Laporte, porte-parole du Conseil canadien de la magistrature, a indiqué que l'article du Canadian Lawyer est lu attentivement par la direction mais on n'a pas encore décidé si l'organisme offrirait une réplique.

Le Conseil de la magistrature reprochait à Mme Douglas d'avoir omis d'évoquer cette affaire lorsqu'elle a présenté sa candidature pour devenir juge en 2004, et que ces photographies pouvaient miner la confiance de la population dans le système judiciaire.

Les audiences ont duré des années et coûté au moins 3 millions $, sans compter le salaire de Mme Douglas, qui était en congé payé pendant toutes les procédures. Elle a finalement pris sa retraite en mai dernier après avoir conclu une entente avec le Conseil de la magistrature.

L'ex-mari de Mme Douglas, Jack King, mort en 2014, avait pris des photos d'elle et les avait publiées sur internet à son insu en 2003. Me King les avait aussi montrées à un client, Alexander Chapman, pour l'inciter à avoir des relations sexuelles avec elle. Estimant qu'il s'agissait de harcèlement sexuel, M. Chapman a finalement touché 25 000 $ pour détruire les photos et abandonner sa poursuite. Mais il a conservé les photos et les a rendues publiques en 2010.

«J'ai perdu mon emploi. J'ai perdu ma vie. J'ai perdu ma réputation, rappelle Mme Douglas au magazine. Mis à part mon fils, je n'avais plus beaucoup de motifs de continuer.»

Un «pur et dur» à la CAQ

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MICHEL HÉBERT
MISE à JOUR 
François Legault ne pouvait rêver de commencer l’année sur une meilleure note. Le pur et dur Stéphane Gobeil quitte le PQ pour se joindre à la CAQ. Avec une belle profession de foi, en plus! Nationalisme et prospérité! 
Ce transfuge est plus important qu’il n’y paraît. M. Gobeil est ce qu’on appelle un vieux routier de la politique. Un apparatchik de longue date. Un vieux de la vieille du mouvement souverainiste. Un vétéran de l'invisible. Un barbouze de l'indépendance.
Il a côtoyé Gilles Duceppe durant des années, s’est joint ensuite au clan de Pauline Marois. Il a écrit des discours, des mémoires, etc, et pondu un livre intitulé «Un gouvernement de trop», vite devenu une bible chez les indépendantistes.
Ce transfuge-là, ce n’est pas n’importe qui. M. Gobeil était au cœur de l’argumentaire souverainiste depuis plusieurs années. Il en sait des choses. Et plus qu’il ne pourra jamais en dire, à moins d’écrire ses mémoires...
Je crois, comme mon collègue Daniel Leblanc du Globe and Mail, qu’il se «passe quelque chose» au PQ pour qu'un tel personnage passe à la CAQ. Un pur et dur ne lève pas les feutres sans raison majeure.
Certains avancent que d’autres feront comme lui. Qu’ils ne croient pas que le PQ puisse être sauvé du naufrage par PKP. 2018, c'est le mur. La date de péremption.
Les humeurs varient dans les officines. Pas vraiment nourries par la colère. Personne ne peut pointer du doigt quelqu'un ou quelque chose. C'est comme s'il y avait quelque chose dans l'air. Comme si l’atmosphère était contaminée par l’éventualité d’une catastrophe... Et la certitude que le pays, ce n’est certainement pas pour demain, voire après demain.
Vous me direz que ce ne sont que des racontars. Évidemment, et plusieurs voudront fermer les yeux et les oreilles. Pour continuer de jongler dans leur montgolfière en criant «PAYS»! Et en crachant sur les chroniqueurs qui n'ont pas bu le Kool-Aid...
Tout de même, depuis quelque temps, plusieurs sont partis, et pas les moindres. Stéphane Bédard, bien sûr. Mais aussi plusieurs membres du personnel politique, soit remerciés, soit partis d’eux-mêmes. C'étaient des pros, eux aussi. Des gens d'expérience, qui avaient tout donné durant des années. Pas des militants éphémères... Tout ça empoisonne l’ambiance.
Depuis les dernières élections fédérales, ce n’est pas la joie chez les indépendantistes. Blessé, M. Duceppe est invisible depuis des mois. Quant au Bloc, à quoi et à qui pourrait-il servir avec dix députés absents des débats parlementaires... Il faut se rappeler ce qu'était le Bloc pour mesurer l'ampleur des pertes... Le Bloc n'a plus d'influence à Ottawa. 
Alors, dans ce contexte, devant ce que Parizeau appelait un «champ de ruines», qui croit sérieusement à l'éventualité d'un troisième et fatidique référendum dans un avenir prochain? Un troisième référendum...
L'incertitude et la fatigue expliquent sans doute l’envie de miser sur autre chose.
Un indépendantiste au PLQ, ce serait impensable mais un indépendantiste à la CAQ, alors là, avec Stéphane Gobeil qui ouvre la porte, tout devient possible...
Ça ne change pas le monde, bien évidemment. Stéphane Gobeil, ce n'est pas comme si Alexandre Cloutier ou Jean-François Lisée faisait défection. Mais c'est tout ce qui fallait à la CAQ pour partir l'année 2016 de bonne humeur...

Barack Obama inonde les réseaux avec ses larmes sur les armes

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Publié mercredi 6 janvier 2016 à 09:02, modifié mercredi 6 janvier 2016 à 13:24.
Les pleurs du président Barack Obama 
Emotion sincère, geste calculé ou réaction de mauviette? Les pleurs du président lors de sa conférence de presse de mardi sur son offensive désespérée pour mieux contrôler le commerce et le port d'armes aux Etats-Unis divisent autant que le personnage lui-même
C’est le perpétuel et sans doute dernier combat de sa deuxième présidence: tour à tour ému et pugnace, Barack Obama a souligné ce mardi «l’urgence absolue» d’agir sur les armes à feu aux Etats-Unis. Il ne quittera pas la Maison-Blanche à la fin de 2016 avant de dénoncer, encore et encore, l’inaction de ses adversaires républicains, majoritaires dans les deux chambres du Congrès américain, qui refusent de légiférer sur ce thème.
Et vint alors le momentum: évoquant la fusillade de Sandy Hook en décembre 2012 (26 morts, dont 20 enfants), l’un des pires carnages jamais commis dans un établissement scolaire, soudain Obama s’est figé, a porté sa main droite à son œil gauche, où les larmes ont coulé. Elles ont fait le tour du Web en quelques minutes, avec des commentaires sur YouTube qui oscillent entre «la poupée qui pleure» et «le poisson pétant de santé qui nage dans une mer empoisonnée», à l’aune de ces métaphores que les Américains chérissent tant:
Alors: sincère, pas sincère, cette forme de communication politique? Calculée? Opportun, pas opportun, ce déferlement lacrymal? Les avis sont très partagés. Le Soir de Bruxelles – qui fait remarquer que ce n’est pas la première fois que ça lui arrive, au président – suscite notamment ces deux commentaires d’internautes, via Facebook: Ajax Telamonos n’est «personnellement […] pas fan de ce genre d’épanchement», tandis que Jeff Bauche trouve «splendide» qu’un président soit «proche de ses émotions jusqu’à pleurer pour de justes causes».
Voilà pour les avis posés, modérés, qui résument les réactions habituelles face à certains politiques qui ne peuvent s’empêcher de pleurer en public dans des moments de grande joie ou de recueillement, comme Laurent Fabius lors de la COP21 ou Vladimir Poutine à l’écoute de l’hymne national russe en Mongolie – et même un Otto Stich financièrement incompris par le Conseil des Etats, en 1995.

Réactions des candidats à la Maison-Blanche

La différence, en l’occurrence, c’est que les Etats-Unis vont bientôt entrer dans le vif de la campagne pour la Maison-Blanche. Et que selon la loi qu’Obama entend encore faire entrer en vigueur par décret présidentiel, «tout le monde dans le domaine de la vente des armes à feu doit obtenir une licence et effectuer des vérifications des antécédents ou faire l’objet de poursuites pénales». Ce sur quoi s’écharpent démocrates et républicains.
Les réactions des candidats n’ont donc pas tardé. Sur sa page Facebook (FB), Hillary Clinton a écrit: «Dans un an, un nouveau président va entrer dans le bureau Ovale de la Maison-Blanche, et ils pourront soit continuer à travailler pour mettre fin à la violence due aux armes à feu aux Etats-Unis, soit annuler les progrès faits par le président Obama.» Tandis que sur l’autre bord, Jeb Bush promet, également sur FB, «d’abroger ces décrets».

Recensement national des sans-abris: Ottawa ira de l'avant, malgré les réticences des villes

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Mise à jour le mercredi 6 janvier 2016 à 1 h 21 HNE   La Presse Canadienne
Un sans-abri demande la charité
Un sans-abri demande la charité  Photo :  Istock

Le gouvernement fédéral ira de l'avant ce mois-ci avec le dénombrement national de personnes sans abri, malgré l'opposition de municipalités craignant que le moment choisi ne donne des résultats erronés.
C'est la première fois qu'Ottawa tentera de coordonner une démarche entreprise par plusieurs villes dans différentes régions du pays.
Au cours d'une rencontre nationale, en mai, les municipalités avaient averti le précédent gouvernement conservateur qu'elles n'auraient pas le temps de rassembler toutes les ressources pour recenser tous les itinérants vivant chez elles à un moment précis.
Plusieurs villes n'ont jamais réalisé un tel dénombrement et celles qui l'ont fait ont utilisé des méthodologies différentes, compliquant la comparaison des résultats à l'échelle du pays.
Le gouvernement fédéral voulait obtenir les détails sur la taille et la composition de la population d'itinérants dans le courant du mois de janvier, mais a fait face à des critiques virulentes lors du dévoilement du plan aux représentants de 49 localités dans une rencontre en mai 2015.
Manque de temps et enjeu de précision
« Il y avait un soutien universel pour un recensement national et coordonné. Ce n'est pas que les gens ne voulaient pas le faire », a dit le président de l'Alliance canadienne pour mettre fin à l'itinérance, Tim Richter.
« L'opposition résidait davantage dans le moment choisi et le temps accordé pour l'organiser », a-t-il expliqué.
Des villes déploraient ne pas avoir suffisamment de temps pour mettre toutes les ressources en place pour recenser chaque sans-abri dans la ville ou région durant une période de 24 heures.
Certaines villes, comme Toronto et Vancouver, ont pris plus d'une année pour planifier un tel dénombrement, soit beaucoup plus que les sept mois que le gouvernement fédéral accordait aux municipalités en mai dernier.
Certaines municipalités s'inquiètent aussi qu'un recensement en janvier ne puisse pas donner un portrait précis du phénomène puisque les froides températures peuvent pousser un certain nombre de sans-abris à se réfugier dans un gîte.
Les femmes et les enfants, « qui pourraient se tourner vers une solution de refuge non sécuritaire ou échanger des faveurs sexuelles contre un toit plutôt que de dormir à l'extérieur », seraient particulièrement sous-évalués, ont également affirmé des responsables municipaux.
Depuis ce temps, le gouvernement fédéral a prolongé la période de recensement, accordant aux 30 municipalités devant prendre part à l'initiative fédérale jusqu'à la fin avril pour recueillir les statistiques sur la taille et la composition de la population de sans-abris durant une période de 24 heures.
1 million de dollars versés aux villes 
La porte-parole d'Emploi et développement social Canada, Julia Sullivan, a indiqué que le gouvernement fédéral fournissait aussi un financement de 1 million de dollars pour aider les villes à payer les coûts du dénombrement.
Seulement deux des 30 municipalités concernées,Thunder Bay et la région de York, en Ontario, ont annoncé à quel moment se tiendrait le dénombrement, et dans les deux cas, cela se ferait avant la fin du mois.
Toronto ne prendra pas part à l'opération, car elle planifie un dénombrement organisé localement l'an prochain. Le Ottawa Citizen a rapporté que la capitale fédérale ne participerait pas non plus, estimant que la Ville compte déjà suffisamment de statistiques précises sur la situation locale de l'itinérance.
Une note interne obtenue par La Presse Canadienne en vertu de la Loi sur l'accès à l'information et rédigée pour l'ancienne ministre d'État au développement social de l'époque, la conservatrice Candice Bergen, résume les points de la démarche fédérale.
Cette démarche doit permettre aux gouvernements locaux de mettre en place les services sociaux nécessaires pour aider à résoudre le problème de l'itinérance au pays et d'analyser les divers programmes pour voir ce qui fonctionne et ce qui ne fonctionne pas.

CDN-NDG: enquête sur une fraude contre un OSBL

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EXCLUSIF
Publié le 06 janvier 2016 à 05h00 | Mis à jour à 08h27
La Corporation de développement économique communautaire (CDEC) Côte-des-Neiges/Notre-Dame-de-Grâce... (PHOTO ALAIN ROBERGE, ARCHIVES LA PRESSE)
PHOTO ALAIN ROBERGE, ARCHIVES LA PRESSE
La Corporation de développement économique communautaire (CDEC) Côte-des-Neiges/Notre-Dame-de-Grâce fait l'objet d'une enquête d'une dénonciation déposée le printemps dernier auprès du Service de police de la Ville de Montréal (SPVM).

KATHLEEN LÉVESQUE ET VINCENT LAROUCHE
La Presse
La Corporation de développement économique communautaire (CDEC) Côte-des-Neiges/Notre-Dame-de-Grâce fait l'objet d'une enquête de la police de Montréal pour une possible fraude de deniers publics de quelque 100 000 $, a appris La Presse.
L'enquête découle d'une dénonciation déposée le printemps dernier auprès du Service de police de la Ville de Montréal (SPVM).
Les allégations concernent une employée de la CDEC dont les manoeuvres lui auraient permis de toucher une double paie pendant près de deux ans ainsi que de réclamer des remboursements exorbitants de comptes de dépenses.
Les CDEC sont des organismes à but non lucratif financés par les fonds publics pour accompagner les entrepreneurs et aider au développement de PME dans les arrondissements.
« Nous avons reçu des informations selon lesquelles il y aurait de la fraude au sein d'un organisme à but non lucratif. Une enquête est en cours, mais le dossier n'est pas complété », a confirmé à La Presse le sergent Laurent Gingras, porte-parole du SPVM.
Le conseil d'administration de l'organisme communautaire a été mis au parfum et a décidé de faire appel aux services d'un juri-comptable pour analyser en détail le problème. Le rapport est attendu dans les prochaines semaines.
Si les faits devaient incriminer l'employée, les administrateurs auront alors à décider s'ils portent plainte officiellement à la police. « Ce n'est pas un absolu, mais dans le cas d'un organisme sans but lucratif, s'il y a une résolution du conseil d'administration ou du bailleur de fonds pour porter plaine, cela peut permettre de faire cheminer le dossier plus rapidement », a souligné le sergent Gingras hier.
Joint au téléphone, Claude Lauzon a donné l'assurance que les conclusions du juri-comptable seront transférées au SPVM.
Deniers publics
« C'est un dossier " touchy ". On parle de sommes de moins de 100 000 $, mais ce sont des deniers publics », a expliqué le juri-comptable Pierre Fortier qui précise en être aux dernières vérifications.
Selon ce dernier, « plusieurs intérêts divergents sont en jeu ».
Jusqu'à récemment, la CDEC Côte-des-Neiges/Notre-Dame-de-Grâce, comme toutes les CDEC montréalaises, était financée principalement par la Ville de Montréal et dans une moindre mesure, par le gouvernement provincial.
À l'automne 2014, les compressions budgétaires du gouvernement ont forcé la réorganisation du réseau de soutien aux entreprises ; la grande majorité des CDEC ont ainsi été éliminées du paysage montréalais avec, à la clé, des centaines de pertes d'emplois. La Ville de Montréal a créé PME MTL pour prendre le relais, mais avec un budget amputé de 40 %.
Dans la foulée de ces changements, la CDEC Côte-des-Neiges/Notre-Dame-de-Grâce enclenchera le processus de sa dissolution à compter d'avril prochain. D'ici là, l'organisme termine son mandat.

Jour de fête pour l'énigmatique Kim Jong-un

http://www.lapresse.ca/international/asie-oceanie/

Publié le 06 janvier 2016 à 08h31 | Mis à jour à 08h31
Kim Jong-un regarde dans le périscope d'un sous-marin... (PHOTO ARCHIVES REUTERS/KCNA)
PHOTO ARCHIVES REUTERS/KCNA
Kim Jong-un regarde dans le périscope d'un sous-marin lors d'une inspection de l'Unité navale 167 de l'armée nord-coréenne, sur cette photo diffusée le 16 juin 2014.

Agence France-Presse
SÉOUL
Le jeune Kim Jong-un, dirigeant de l'unique dynastie communiste qu'est la Corée du Nord, s'est offert un essai de bombe à hydrogène pour son 33e anniversaire (ou 32e), une façon d'affirmer son autorité et de renforcer sa position vis-à-vis du reste du monde.
Fils cadet de l'ancien dirigeant nord-coréen Kim Jong-il, ce trentenaire avait été désigné pour succéder à son père dès l'annonce de la mort de ce dernier, le 19 décembre 2011. Le monde venait à peine de découvrir sa silhouette corpulente, son visage rond et sa coupe de cheveux lui dégageant largement la nuque et les oreilles.
Kim Jong-un avait été rapidement reconnu comme «commandant suprême» de l'armée et chef du Parti des travailleurs de Corée, parti unique du pays.
Pendant les neuf jours entre l'annonce du décès de son père et les obsèques, Kim Jong-un avait été omniprésent dans les médias nord-coréens. Il était apparu en larmes au premier rang, devant les principaux responsables militaires et civils du pays, pour s'incliner face à la dépouille de Kim Jong-il, exposée dans un cercueil en verre dans un mausolée de Pyongyang.
Puis, comme son père et son grand-père Kim Il-sung, Kim Jong-un a été montré souvent se rendant dans les usines, les écoles, les fermes et les casernes du pays. Chacun de ces déplacements était suivi par les médias d'État et les images qui en étaient rapportées présentaient la plupart du temps un Kim Jong-un souriant, posant des questions et encourageant les ouvriers tout en leur prodiguant des conseils.
Mais il s'était parfois aussi mis en scène en colère, comme au printemps dernier dans un élevage de tortues qu'il estimait mal géré, couvrant publiquement de réprimandes ses employés. Le Rodong Sinmun, organe du parti unique de Corée du Nord, avait publié en première page une large photographie du dirigeant furibond, le doigt accusateur pointé sur les bassins.
Les rumeurs de purges se sont multipliées sous sa direction, dont celle de son ministre de la Défense Hyon Yong-chol, qui aurait pu être exécuté, selon l'agence de renseignement sud-coréenne (NIS).
La NIS avait par ailleurs annoncé en avril que le dirigeant de ce pays des plus hermétiques au monde avait ordonné l'exécution de 15 responsables, dont deux vice-ministres, accusés d'avoir mis en cause son autorité. En décembre 2012, le puissant oncle de Kim Jong-un, Jang Song-thaek, avait été exécuté pour trahison et corruption.
«Portrait craché» du père
Après deux tests intervenus avant son règne, un troisième essai nucléaire avait été mené sous sa direction en février 2013, attirant à son pays des sanctions de l'ONU et aiguisant pendant des mois les tensions sur la péninsule coréenne.
Né le 8 janvier 1983 (ou 1984) de la troisième femme de Kim Jong-il, une danseuse coréenne née au Japon, le jeune homme a été formé dans des institutions suisses. Décrit comme un garçon ambitieux, il y développa aussi le goût pour le basketball, le ski, ou les films de Jean-Claude Van Damme.
Ces années passées dans un pays étranger, une économie de marché, pourraient favoriser une approche plus pragmatique chez Kim Jong-un, voulaient croire des analystes au moment de son arrivée au pouvoir. Feu son père, lui, n'avait jamais séjourné dans un «pays ennemi».
Kenji Fujimoto, chef cuisinier japonais longtemps au service de Kim Jong-il à Pyongyang, a décrit le jeune homme comme «fait du même bois que son père, son portrait craché, en ce qui concerne le visage, la corpulence et la personnalité».
Tous ces éléments lui auraient valu la préférence paternelle, aux dépens de ses deux frères aînés, Jong-nam et Jong-chul.
Kim Jong-un n'était pas cité initialement comme le mieux placé dans l'ordre de succession, le plus âgé des garçons de la fratrie, Jong-nam, faisant longtemps figure de favori. Mais celui-ci aurait perdu les faveurs paternelles lors de l'épisode rocambolesque de son expulsion du Japon où il avait tenté de pénétrer en 2001, muni d'un faux passeport, soi-disant pour visiter Disneyland.