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lundi, septembre 25, 2017

Ugo Fredette a comparu à Saint-Jérôme


PUBLIÉ AUJOURD'HUI À 7 H 37MIS À JOUR À 12 H 32
Ugo Fredette est accusé du meurtre non prémédité de sa conjointe Véronique Barbe.
Ugo Fredette est accusé du meurtre non prémédité de sa conjointe Véronique Barbe.
 Photo : Radio-Canada

Vêtu d'un t-shirt blanc, la tête basse, Ugo Fredette a comparu un peu avant 11 h ce matin au palais de justice de Saint-Jérôme, où il a été accusé du meurtre au deuxième degré de sa conjointe Véronique Barbe, retrouvée sans vie le 14 septembre dans sa résidence de Saint-Eustache.
L'homme de 41 ans n'a jamais regardé la salle d'audience pendant que le juge lui lisait la liste des gens avec qui il ne pouvait plus communiquer, soit des membres de sa famille et des témoins potentiels qui pourraient être appelés à la barre durant son procès.
Pour l'instant, aucune nouvelle accusation n'a été déposée relativement à la mort d'Yvon Lacasse. Le procureur aux poursuites criminelles et pénales a indiqué que l'enquête n'était pas terminée dans ce dossier et qu'il n'y avait pas d'urgence à déposer des accusations, puisque M. Fredette se trouvait déjà en détention.
« Compte tenu du déploiement policier, de toute la preuve de ce dossier-là, évidemment, des expertises dont on attend les résultats, je ne suis pas en mesure de prendre position pour l’instant, a déclaré le procureur Steve Baribeau. Est-ce qu’on sera en mesure de prendre position le 31 octobre? On verra. Ce n’est pas une course, monsieur est détenu. »
On prendra position lorsque ce sera le temps. On va bien faire les choses dans ce dossier-là.
Le procureur Steve Baribeau
Yvon Lacasse, 71 ans, dont la route a croisé celle d’Ugo Fredette, a été retrouvé mort mercredi dernier dans un boisé de la municipalité d'Arundel, dans les Laurentides, à la suite d’intenses recherches.
M. Lacasse était le propriétaire du véhicule à bord duquel Ugo Fredette a été arrêté en Ontario. Le véhicule aurait été volé dans une halte routière de Lachute, où il s’est arrêté pendant sa cavale.
Il s'agissait d'une première apparition publique pour Ugo Fredette, dont la cavale a tenu le Québec en haleine pendant de longues heures, il y a une dizaine de jours.
La comparution a été très brève. Ugo Fredette reviendra en cour le 31 octobre.
Ugo Fredette pourrait également faire face à des accusations en lien avec l'alerte Amber déclenchée à la suite de la mort de Mme Barbe. Un enfant de six ans avait été enlevé dans la foulée de cet événement.
Une longue cavale
Ugo Fredette a été arrêté par la police de l’Ontario près de la municipalité de Griffith, le 15 septembre, au lendemain du meurtre de sa conjointe, Véronique Barbe.
Il était visé par une alerte Amber pour l’enlèvement d’un enfant de six ans survenu après le meurtre. L’enfant a été retrouvé sain et sauf.
Ugo Fredette a été longuement hospitalisé au campus Civic de l’hôpital d’Ottawa au début de la semaine dernière, après s’être infligé des blessures dans la cellule où il avait été placé.
Son état de santé l’a empêché de comparaître mercredi dernier au palais de justice de Saint-Jérôme. Il a finalement été transféré à l’hôpital de Saint-Eustache vendredi, avant de prendre le chemin du centre de détention de la municipalité.
Son avocat, Me Pierre Gauthier, a confirmé la semaine dernière que son client, connu pour son travail documentaire portant sur des meurtres et des disparitions non résolus, était apte à comparaître.
Une photo de Véronique Barbe
Véronique Barbe Photo : Facebook
Les funérailles de Véronique Barbe ont été célébrées dimanche à Saint-Eustache. Environ 200 personnes ont rendu un dernier hommage à la femme de 41 ans, qui était mère de quatre enfants.

À quand le programme pour brancher la haute vitesse dans les communautés?


PUBLIÉ LE VENDREDI 22 SEPTEMBRE 2017
Une prise qui permet d'accéder à Internet.
Un câble branché Photo : Shutterstock/Shutterstock/Denis Rozhnovsky
Des entreprises en télécommunications de la région se demandent pourquoi Ottawa n'a pas encore annoncé le résultat des appels d'offres d'un programme de déploiement Internet haute vitesse dans les communautés rurales. Certaines s'impatientent et craignent les conséquences d'un retard.
Un texte de Jean-François Deschênes
« Présentement, on est dans un nuage, on n’a pas d’information », exprime le président de Communications Internet Morin, Paul-André Morin.
Il se demande ce qui peut bien retarder le programme fédéral Brancher pour innover. Le résultat des appels d’offres devait être publié à la fin de l’été 2017 selon lui.
Paul-André Morin
Le président de Communications Internet Morin, Paul-André Morin Photo : Radio-Canada
Le projet de 20 millions de dollars est le plus important projet jamais déposé par la petite entreprise matanaise.
Il prévoit déployer 1200 kilomètres de fibre optique et offrir les services Internet, télé et câble aux résidents de l’arrière-pays des MRC de La Matanie, La Matapédia et de La Mitis.
Chaque semaine de retard créera de nombreux problèmes dans la réalisation de son projet dit-il. Ce projet doit être terminé en mars 2021. « Ça risque d’engendrer des problèmes avec les fournisseurs. Ça risque d’engendrer des problèmes aussi avec les employés. Ils vont devoir faire plus d’heures supplémentaires pour pouvoir respecter les délais, ce qui engendre des coûts supplémentaires. »
Comme ils nous retardent, il va falloir faire ça de façon plus serrée, ça va augmenter nos coûts, nos dépenses et ça crée de l’incertitude en même temps.
Paul-André Morin, président, Communications Internet Morin
Qu’est-ce que Brancher pour innover?
Un ordinateur et un câble de branchement à Internet
Un ordinateur et un câble de branchement à Internet   Photo : iStockPhoto
Entrepreneurs impatients
Paul-André Morin n’est pas seul dans sa situation; la douzaine de clients de la firme Xit Telecom aussi, selon son directeur développement des affaires Sylvain Gélinas. L'entreprise a aidé ces entreprises à déposer un projet pour l'appel d'offres et « ils se demandent pourquoi les annonces se font au compte-gouttes ». Jusqu'à présent, seulement deux annonces ont été faites.
Parmi eux, le directeur général de Navigue.com, Jean-Marie Perreault. Il attend aussi de savoir si son projet de 10 millions de dollars de la Baie-des-Chaleurs, en Gaspésie, sera choisi.
M. Perreault en est à son troisième projet du genre avec Ottawa, il n’est pas surpris de devoir attendre quelques semaines. « On était lucide; [...] ils nous ont dit que ça pourrait peut-être aller quelque part au courant de l’automne », explique-t-il. Mais sa patience a des limites. « Un projet de 10 millions, ça ne se fera pas en une semaine. Il y a beaucoup d’ouvrage terrain à faire. »
C’est certain que plus ça retarde, plus notre écart technologique avec les télécommunicateurs se creuse.
Jean-Marie Perreault, directeur général de Navigue.com
Le député d'Avignon-La Mitis-Matane-Matapédia, Rémi Massé
Le député d'Avignon-La Mitis-Matane-Matapédia, Rémi Massé Photo : Radio-Canada
Patience
Innovation, Sciences et Développement économique Canada ne parle de retard, même si sur le site Internet du projet il est bien écrit que « l'annonce des bénéficiaires du financement suivra au cours de l'été 2017. »
Les annonces seront plutôt faites de l’automne 2017 à l’hiver 2018 écrit le service des communications. Le projet se termine en mars 2021 et aucune extension n’est prévue.
Jusqu’à 900 propositions ont été déposées pour un total de 4,4 milliards de dollars.
Le député d’Avignon-La Mitis-Matane-Matapédia, Rémi Massé, rappelle que deux annonces ont été faites jusqu’à présent et appelle à la patience. « Ce qu’il faut savoir, c’est qu’il y a beaucoup de bonnes demandes qui ont été déposées. »
Donc il faut demeurer patient, ça avance. D’autres annonces sont prévues.
Rémi Massé, député, Avignon-La Mitis-Matane-Matapédia
Paul-André Morin demande qu’Ottawa précise quand les annonces seront faites pour mieux planifier l'avenir. « Présentement, les banques attendent après nous autres. Mes investisseurs privés me talonnent pour savoir quand ça va bouger. Là, l’argent est prêt. Il se passe quoi? » se demande-t-il.

Trump a « déclaré la guerre », selon la Corée du Nord


PUBLIÉ IL Y A 21 MINUTESMIS À JOUR IL Y A 17 MINUTES
Ri Yong-ho, le ministre nord-coréen des Affaires étrangères
Ri Yong-ho, le ministre nord-coréen des Affaires étrangères Photo : Reuters/Shannon Stapleton
Le ministre nord-coréen des Affaires étrangères a accusé lundi le président américain Donald Trump d'avoir « déclaré la guerre » à la Corée du Nord. Ri Yong-ho a ajouté que Pyongyang se réservait le droit de riposter, y compris en abattant des bombardiers américains qui ne se trouveraient pas dans son espace aérien.
« Le monde entier devra se souvenir clairement que ce sont les États-Unis qui ont été les premiers à déclarer la guerre à notre pays », a déclaré le chef de la diplomatie nord-coréenne devant des journalistes à New York.
« Puisque les États-Unis ont déclaré la guerre à notre pays, nous avons le droit de prendre des mesures de riposte, y compris le droit d'abattre les bombardiers stratégiques américains même s'ils ne sont pas dans l'espace aérien de notre pays », a-t-il ajouté.
Donald Trump a poursuivi samedi son escalade verbale avec la Corée du Nord en continuant à nommer le dirigeant nord-coréen « Rocket Man » (l'Homme-fusée) et en assurant que le chef de la diplomatie de Pyongyang ne « serait plus là pour très longtemps » s'il se faisait l'écho des pensées de Kim Jong-un.
Le numéro un nord-coréen a déjà promis vendredi des « contre-mesures radicales et historiques » en réponse aux menaces de Donald Trump d'une « destruction totale » du pays brandies à la tribune de l'Assemblée générale des Nations unies mardi dernier.
Dans une rare déclaration publique diffusée par les médias officiels, Kim Jong-un a jugé que les commentaires du président américain représentaient « la plus féroce déclaration de guerre de l'histoire ».

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