«J'ai tendance à avoir raison», affirme Donald Trump au Time

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Publié le 23 mars 2017 à 12h38 | Mis à jour à 13h28
Donald Trump... (Photo John Minchillo, archives Associated Press)
Donald Trump
PHOTO JOHN MINCHILLO, ARCHIVES ASSOCIATED PRESS
JÉRÔME CARTILLIER
Agence France-Presse
Washington
De ses propos sur la réaction des musulmans lors du 11-Septembre à ses accusations contre Barack Obama, le président américain Donald Trump a défendu jeudi ses affirmations controversées et souvent contredites par les faits, mettant en avant son «instinct».
«Que puis-je vous dire? J'ai tendance à avoir raison. Je fonctionne à l'instinct, il se trouve que je suis une personne qui sait comment la vie fonctionne», affirme le 45e président des États-Unis dans un entretien au magazine Time à la tonalité surprenante.
«Je fonctionne beaucoup à l'instinct, mais mon instinct se révèle juste», ajoute-t-il dans cet échange dans lequel il s'en prend à plusieurs reprises au journaliste qui l'interroge.
«J'ai prédit beaucoup de choses (...) J'ai dit, le Brexit va avoir lieu, et tout le monde a ri, et le Brexit a eu lieu», lance-t-il.
Interrogé sur le sujet à la veille du scrutin historique, le candidat républicain s'était pourtant montré beaucoup moins catégorique: «Il ne faut pas que les gens m'écoutent, car je ne me suis pas trop intéressé à la question», avait-il affirmé tout en se déclarant favorable à la sortie du Royaume-Uni de l'Union européenne.
Plusieurs millions de personnes qui ont voté illégalement lors du scrutin du 8 novembre, comme il l'a affirmé à plusieurs reprises? «Je pense que l'on verra que j'ai eu raison aussi là-dessus», répond-il.
Aucune preuve de fraudes massives lors des élections présidentielle et législatives de 2016 n'a été apportée à ce jour et la plupart des ténors démocrates comme républicains ont catégoriquement écarté cette théorie.
Les affirmations, qu'aucun élément factuel ne corrobore, selon lesquelles des musulmans du New Jersey ont célébré l'annonce des attentats du 11-Septembre 2001?
«Regardez le journaliste, il a écrit l'histoire dans le Washington Post», répond Donald Trump, évoquant un article qu'il avait cité durant la campagne, mais dont l'auteur avait catégoriquement contesté l'interprétation.
«Je n'affirme pas, je cite»
L'affirmation selon laquelle le père du sénateur Ted Cruz, son ancien rival républicain, a été vu en présence de Lee Harvey Oswald, l'assassin de John F. Kennedy?
«C'était dans le journal», répond le président américain. «Pourquoi dites-vous que je devrais m'excuser? Je ne fais que citer le journal».
«Son père était avec Lee Harvey Oswald avant qu'il soit tué», avait affirmé Donald Trump, en plein milieu des primaires, à l'attention de Ted Cruz, citant un article du tabloïde National Enquirer.
Étant donné la portée de ses propos, n'est-il pas préférable pour un président des États-Unis de ne mettre en avant que des informations qui ont été vérifiées? insiste le journaliste.
«Je n'affirme pas, je cite», répond Donald Trump.
«J'imagine que je vais encore faire la Une», dit-il un peu plus loin. «Ai-je battu le record? Personne n'a fait plus de Unes que moi», ajoute-t-il.
La Une du magazine se résume à une interrogation en grandes lettres rouges sur fond noir: «La vérité est-elle morte?».
Interrogé sur l'éditorial au vitriol publié mercredi par le Wall Street Journal qui s'alarme du manque de «respect pour la vérité» du président, ce dernier juge que c'est «une honte»
L'accumulation des tweets et d'accusations polémiques, dont certains ne sont étayés par aucun fait, ne pose-t-elle pas un problème de crédibilité pour le locataire de la Maison-Blanche?
«Le pays me croit», répond Donald Trump, soulignant qu'il a réuni «25 000 personnes dans un immense stade de basket-ball» en début de semaine dans le Kentucky.
«Pour l'instant, j'imagine que je ne m'en sors pas si mal, car je suis président et pas vous», conclut-il à l'adresse du journaliste.

Budget: Québec critique les députés québécois de Trudeau

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Publié le 23 mars 2017 à 11h00 | Mis à jour à 12h00
Mardi, le premier ministre Philippe Couillard (photo) a... (Jacques Boissinot, archives PC)
JACQUES BOISSINOT, ARCHIVES PC
Mardi, le premier ministre Philippe Couillard (photo) a identifié trois projets qui devraient être financés en priorité par Ottawa : le Réseau électrique métropolitain (REM), le prolongement de la ligne bleue du métro et le Système rapide par bus (SRB) dans la région de Québec.

Martin Croteau
MARTIN CROTEAU
La Presse
(Québec) Frustré par le budget d'Ottawa qui ne prévoit aucun montant précis pour des projets de transport collectif, le gouvernement Couillard a aussi lancé la pierre aux députés québécois de Justin Trudeau, jeudi.
Après s'être dit « extrêmement déçu » du budget présenté la veille, le président du Conseil du Trésor, Pierre Moreau, a appelé les députés québécois de M. Trudeau à mieux promouvoir les priorités du Québec au sein de leur gouvernement.
« À l'heure actuelle, je ne les ai pas entendus, a dit M. Moreau. J'aimerais bien qu'ils nous disent qu'ils sont en mesure de faire valoir les priorités du Québec sur ces dossiers d'infrastructure, ce que je n'ai pas entendu. »
Mardi, le premier ministre Philippe Couillard a identifié trois projets qui devraient être financés en priorité par Ottawa : le Réseau électrique métropolitain (REM), le prolongement de la ligne bleue du métro et le Système rapide par bus (SRB) dans la région de Québec. Il a aussi émis le souhait que le siège social de la future Banque de l'infrastructure du Canada (BIC) soit établi à Montréal.
Or, aucune de ces mesures ne se retrouve dans le budget déposé mercredi par le ministre fédéral des Finances, Bill Morneau.
Le ministre responsable de la Métropole, Martin Coiteux, a lui aussi lancé un message aux élus québécois de M. Trudeau afin qu'ils militent pour l'établissement du BIC à Montréal.
« J'en appelle au caucus des députés québécois du Parti libéral du Canada de bien faire valoir le point de vue important de l'expertise de Montréal dans ce dossier pour que les choses soient clarifiées le plus rapidement possible », a dit M. Coiteux.
Pas respecté, selon Lisée
Selon le chef du Parti québécois, Jean-François Lisée, le budget Morneau témoigne de la faible influence du Québec dans la capitale fédérale.
« Ce gouvernement ne montre pas l'ombre du début d'un rapport de force pour le Québec », a dénoncé M. Lisée.
Il soutient qu'un gouvernement dirigé par le Parti québécois serait en mesure d'obtenir davantage, rappelant que des gouvernements péquistes ont obtenu de nouveaux pouvoirs en matière d'immigration et de main d'oeuvre.
« Nous sommes craints à Ottawa, a dit M. Lisée. On n'est peut-être pas respectés, mais on est craints. Ça donne des résultats. Maintenant, c'est clair que Philippe Couillard n'est pas craint à Ottawa et là, on voit qu'il n'est même pas respecté. »
L'Assemblée nationale a par ailleurs voté à la presque unanimité (95 pour, aucun contre, deux abstentions) en faveur d'une motion exprimant «la très grande déception» du Québec à la suite du budget fédéral déposé mercredi à la Chambre des communes. 
- Avec La Presse Canadienne

Un suspect de terrorisme montréalais arrêté en Turquie

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Publié le 23 mars 2017 à 13h18 | Mis à jour à 13h18
Wassim Boughadou... (Photo fournie par Wassim Boughadou)
Wassim Boughadou
PHOTO FOURNIE PAR WASSIM BOUGHADOU
Le Montréalais Wassim Boughadou, soupçonné par la GRC d'être mêlé à la prise d'otages de deux journalistes américains orchestrée par un groupe lié à Al-Qaïda en Syrie en 2013, a été arrêté par les autorités turques, qui le considèrent comme un membre influent du groupe armé État islamique, rapporte un média local.
Selon le site de nouvelles Haberler.com, Boughadou, 25 ans, a été intercepté le 10 mars à l'aéroport d'Anana, une ville située tout près de la frontière syrienne. La police turque croit notamment qu'il offrait des entrainements au maniement des armes à feu à des terroristes en Syrie. 
Toujours selon le Haberler, le Canadien allait embarquer sur un vol vers la Turquie. Il prévoyait ensuite se rendre en Europe.
Wassim Bougradou, qui est né à Montréal et a grandi dans le quartier Côte-des-Neiges fait partie d'un groupe de jeunes Québécois qui, selon des documents judiciaires dont La Presse a déjà fait état, est soupçonné d'être mêlé à la prise d'otages de deux journalistes américains orchestrés par un groupe lié à Al-Qaïda en Syrie en 2013. 
Le domicile de ses parents dans l'ouest de la ville a été perquisitionné en 2015 dans le cadre de l'enquête policière menée dans ce dossier.
Boughadou a accordé en janvier une entrevue exclusive à La PresseLa Presse a révélé en septembre tous les détails sur la première vague de djihadistes québécois, dont fait partie l'homme.

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