Trump tente de rebondir après l'échec de sa réforme de l'assurance santé

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25 mars 2017 22h08 | Élodie Cuzin - Agence France-Presse - à Washington
Le président des États-Unis, Donald Trump
Photo: Mabdek Ngan Agence France-Presse
Le président des États-Unis, Donald Trump
Le gouvernement Trump tentait samedi de présenter un visage combatif après l’échec cuisant de son projet emblématique de réforme de la santé, jurant d’obtenir une nouvelle loi et de s’attaquer sans attendre à ses autres grandes promesses de campagne. 

Le président américain s’est de nouveau tourné vers Twitter pour dénoncer la loi de son prédécesseur démocrate Barack Obama, détestée des républicains.
 
« Obamacare va exploser et nous nous rassemblerons tous et construirons ensemble une superbe loi de santé pour LE PEUPLE. Ne vous inquiétez pas ! » a-t-il tonné, sans préciser de calendrier.
 
Gardant, mis à part ce message, un silence remarqué samedi, il a passé une grande partie de la journée dans un club de golf à son nom en Virginie, près de Washington. Il devait y tenir des réunions, selon son équipe, qui n’a toutefois pas précisé aux journalistes qui il devait rencontrer. 
 Obamacare va exploser et nous nous rassemblerons tous et construirons ensemble une superbe loi de santé pour LE PEUPLE. Ne vous inquiétez pas !Le président américain, Donald Trump

Dépêché en Virginie occidentale, terres conquises à Donald Trump, son vice-président Mike Pence a en revanche joué les émissaires avec un discours éminemment politique. 
 
L’abandon de la réforme de la santé vendredi « est une victoire du statu quo à Washington (...), mais je vous promets que cette victoire ne sera pas longue », a-t-il déclaré à Scott Depot. « Les Américains veulent la fin d’Obamacare. » 

« Vous l’avez vu, 100 % des démocrates de la Chambre, tous, et une poignée de républicains ont bloqué la voie », a encore déploré Mike Pence. 

Des promesses

En attendant qu’une nouvelle loi sur l’assurance maladie soit finalement passée, « je vous le promets, le président Trump ne cessera jamais de se battre pour tenir les promesses faites aux Américains et nous rendrons à l’Amérique sa grandeur », a-t-il poursuivi, reprenant le grand slogan de la campagne.

Mais s’il tentait de faire bonne figure, Donald Trump apparaissait affaibli après le retrait de ce projet, malgré des négociations haletantes dans lesquelles il s’est personnellement impliqué sans parvenir à rallier un soutien suffisant dans ses propres rangs au Congrès. 

Un sérieux camouflet pour ce président arrivé au pouvoir sur la promesse d’employer ses qualités de négociateur, mises à l’œuvre pour bâtir sa carrière d’homme d’affaires, à la Maison-Blanche. 

Une image d’ailleurs battue en brèche samedi par le Washington Post.  « La prochaine fois que quelqu’un assure qu’un homme d’affaires gérerait mieux le pays qu’un politique expérimenté, souvenez-vous de cette dernière semaine », a taclé le quotidien dans son éditorial. 

« M. Trump ne doit pas s’imaginer que les Américains en colère feront retomber la faute sur les démocrates, qui sont complètement bloqués hors du pouvoir, s’il préside pendant que le système s’effondre », poursuit le journal. 

Signée en 2010, la loi dite « Obamacare » a étendu la couverture santé à des millions d’Américains, mais se heurte à des problèmes de financement.

Réforme fiscale 

Sécurité, infrastructures, Donald Trump a promis dès vendredi de tourner la page en s’attelant au reste de son programme, avec en premier lieu son autre grande promesse de campagne : une profonde réforme fiscale.

« Je dirais que nous allons probablement commencer à y aller très, très fort avec les grosses coupes d’impôts et la réforme des impôts », a-t-il déclaré. 
 
« Nous avançons. Prochaine étape : revenir à l’agenda en trois parties du président : les emplois, les emplois et les emplois », a renchéri Mike Pence samedi devant ses partisans. 
 
Mais même s’il tente de passer rapidement à autre chose, l’échec de la réforme santé marque la deuxième fois que Donald Trump est forcé de reculer sur un grand projet en seulement neuf semaines au pouvoir, après le blocage par la justice de ses décrets migratoires. 

Un président peu populaire

Et cette déconvenue a fait éclater au grand jour la méconnaissance des rouages du pouvoir d’un président américain à la popularité historiquement basse à ce stade d’un mandat. 
 
Le New York Times dénonçait ainsi la précipitation des républicains, qui ont « expédié une parodie de loi sans passer par le processus laborieux des auditions et de la construction de coalitions ». Avant d’asséner : « Pour M. Trump, c’est un rappel assez brutal que faire campagne, c’est la partie facile ». 
   
« Avec son échec sur la santé, il se retrouve en position instable », estime Julian Zelizer, professeur à l'université de Princeton, dans une tribune publiée sur CNN. « Le défi pour Trump est que, plus il avancera dans sa présidence, plus les électeurs qui l'ont soutenu verront ses points de vulnérabilité ».

Le fils de Raul Castro, l'homme-clé du dégel avec les États-Unis

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Publié le 24 mars 2017 à 15h37 | Mis à jour le 24 mars 2017 à 15h37
Alejandro Castro Espin, fils unique du président cubain Raul Castro, a... (Photo havanatimes.org)
PHOTO HAVANATIMES.ORG
Agence France-Presse
LA HAVANE
Alejandro Castro Espin, fils unique du président cubain Raul Castro, a représenté son pays de 2013 à 2014 dans les négociations secrètes qui ont conduit au dégel historique avec les États-Unis, a révélé l'ex-chef de l'Église cubaine.
M. Castro Espin, 51 ans, était «à la tête de la délégation cubaine» qui participait à ces pourparlers dans le plus grand secret au Canada, a déclaré Jaime Ortega dans un discours prononcé lors d'une conférence aux États-Unis et récemment publié par la revue catholique Espacio Laical («Espace laïque»).
Mgr Ortega, récemment remplacé à la tête de l'Église cubaine à 80 ans, fut le messager du pape François au cours de ces 18 mois de négociations qui ont débouché sur l'annonce inattendue d'un rapprochement entre Cuba et les États-Unis le 17 décembre 2014.
Le gouvernement cubain avait confirmé a posteriori la tenue de ces échanges directs et le rôle décisif du pape François, mais n'avait jamais dévoilé l'identité des négociateurs.
L'équipe américaine était pour sa part conduite par Ricardo Zuñiga, responsable du continent américain au sein du Conseil de sécurité nationale de l'ex-administration de Barack Obama, a rappelé l'ex-archevêque de La Havane.
Le colonel Alejandro Castro Espin, spécialiste des relations internationales et auteur de plusieurs ouvrages sur le sujet, est une figure influente mais peu connue du grand public à Cuba puisqu'il n'apparaît que très rarement.
De nombreux observateurs avaient toutefois été surpris de le voir présent en avril 2015 lors des premiers entretiens directs tenus entre MM. Obama et Castro en marge d'un sommet régional au Panama.
En vue du renouvellement générationnel prévu en février 2018 à la tête de l'État cubain, plusieurs analystes estiment qu'Alejandro Castro pourrait être amené à jouer un rôle plus exposé derrière le dauphin désigné du président Castro, l'actuel vice-président Miguel Diaz-Canel.
Le discours du cardinal Ortega contient une autre révélation sur le choix de la date de l'annonce historique du rapprochement entre les deux anciens ennemis de la guerre froide. Selon lui le 17 décembre (2014) a été choisi puisqu'il s'agit de la date de naissance du pape.

Mexique: une tête retrouvée dans une rue de Cancún

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Publié le 25 mars 2017 à 20h45 | Mis à jour le 25 mars 2017 à 20h45
Il s'agirait de la 28e mort violente enregistrée à... (Photo AFP)
l s'agirait de la 28e mort violente enregistrée à Cancún cette année.
PHOTO AFP
Agence France-Presse
Cancún, Mexique
Une tête humaine a été retrouvée samedi matin dans une rue de Cancún, a indiqué la police de cette station balnéaire de la côte Est du Mexique, qui a connu au cours des dernières semaines un regain de violences.
Selon un rapport de la police locale, la tête, accompagnée d'un message attribué au crime organisé, a été trouvée près d'une agence bancaire située sur une avenue fréquentée de Cancún.
Selon l'institut médico-légal, la tête appartiendrait à un homme d'âge moyen.
Il s'agirait de la 28e mort violente enregistrée à Cancún cette année, a indiqué la presse locale.
Cancún, très populaire auprès des touristes américains, canadiens et européens, est située sur la côte caraïbe du Mexique.
Jusqu'à présent, la ville était relativement préservée de la violence liée au crime organisé qui secoue de nombreuses régions du pays.
En janvier, la région avait cependant connu un acte de violence inhabituel, lorsqu'un homme refoulé à l'entrée d'une discothèque située non loin de Cancún avait ouvert le feu, faisant cinq morts, dont trois étrangers.
Le lendemain, trois assaillants et un policier avaient été tués lors de l'attaque par des hommes armés des bureaux du procureur de l'État de Quintana Roo à Cancún.