mardi, janvier 26, 2016

Pierre Karl Péladeau en tournée en Estrie

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Mise à jour le mardi 26 janvier 2016 à 7 h 22 HNE
Pierre Karl Péladeau
Pierre Karl Péladeau  Photo :  Radio-Canada/Chantale Desbiens

Le chef de l'opposition officielle à Québec, Pierre-Karl Péladeau sera à Sherbrooke ce mardi. Une rencontre privée avec la rectrice de l'université de Sherbrooke est prévue en début. Il doit aussi rencontrer le maire de Sherbrooke, Bernard Sévigny.
Monsieur Péladeau doit d'abord donner une conférence devant les étudiants de l'université à midi. Il visitera ensuite l'incubateur d'entreprises Espace-INC.
La vie privée du chef péquiste fait la manchette ce matin. Moins de six mois après leur mariage, Pierre Karl Péladeau et Julie Snyder annoncent leur rupture. Ensemble depuis le début des années 2000, l'ancien homme d'affaires et l'animatrice s'étaient déjà séparés en 2014 puis s'étaient réconciliés. Dans un communiqué publié hier soir ils précisent qu'ils entreprennent un processus de médiation afin de trouver une entente qui assurera le bien-être de leurs enfants. Ils ajoutent qu'ils ne feront aucun autre commentaire.

La stratégie économique de Couillard critiquée en Italie

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Mise à jour le lundi 25 janvier 2016 à 12 h 13 HNE  La Presse Canadienne
Le premier ministre Philippe Couillard lors de la présentation du nouveau Plan Nord en avril 2015
Le premier ministre Philippe Couillard lors de la présentation du nouveau Plan Nord en avril 2015  Photo :  PC/Presse canadienne/Paul Chiasson

L'opération charme du premier ministre Philippe Couillard en Italie n'a pas semblé convaincre certaines des quelque 40 personnes issues du milieu des affaires réunies pour l'entendre lundi, à Milan, en Lombardie.
En marge de diverses rencontres à saveur économique, M. Couillard était venu vendre le Plan Nord, la Stratégie maritime et les tarifs concurrentiels d'hydroélectricité à une section régionale de la Confindustria, un regroupement national d'entreprises manufacturières.
Dans une salle pouvant accueillir plus de 60 personnes, il a notamment mis l'accent sur les quelque 50 milliards de dollars d'investissements prévus d'ici 2035 dans le nord du Québec, en plus d'expliquer sa stratégie visant à décarboniser l'économie québécoise.
Cette présentation n'a toutefois pas semblé répondre aux préoccupations de Gianni Chiarva, le vice-président du conseil de Stella-Jones international S.A., l'actionnaire de contrôle de la société québécoise Stella-Jones, spécialisée dans les traverses de chemin de fer et les produits en bois traité sous pression.
Dès la fin de l'événement, M. Chiarva a été parmi les premiers à quitter l'endroit, sans saluer la délégation québécoise. Rattrapé, il n'a pas caché son intérêt pour le Plan Nord, avant d'ajouter que, pour l'instant, il n'y avait « rien de pratique » dans ce dossier.
M. Chiarva, un habitué du Québec où il séjourne habituellement environ 10 semaines par année, a notamment remis en question, compte tenu du contexte économique actuel, les investissements prévus par le gouvernement dans le nord du Québec d'ici 2035.
Questionné sur le sujet un peu plus tard, M. Couillard a indiqué qu'il fallait investir dans les infrastructures de cette région de la province puisque les prix sont bas, afin que le Québec soit prêt lorsque le cours des métaux remontera.
Dans son allocution, le premier ministre a vanté les échanges commerciaux entre le Québec et l'Italie, qui figure parmi les 10 plus importants partenaires économiques de la province. Il a invité la Confindustria Lombardia à venir effectuer une mission économique au Québec.
Le premier ministre visitait Milan, en Lombardie, dans le nord du pays, une région considérée comme le moteur économique du pays. Depuis son élection, le gouvernement Couillard a entre autres fermé son bureau à Milan en plus de réduire le budget de sa délégation à Rome.
En plus de son allocution, le premier ministre devait prendre part à une série de rencontres, notamment avec l'ex-président italien Mario Monti.

Les libéraux critiqués pour une déclaration de Stéphane Dion sur Israël

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Mise à jour le lundi 25 janvier 2016 à 20 h 03 HNE  La Presse Canadienne
Vue sur l'implantation israélienne de Maaleh Adumin, près de Jérusalem.
Vue sur l'implantation israélienne de Maaleh Adumin, près de Jérusalem.  Photo :  PC/Ariel Schalit

La pratique largement condamnée d'Israël consistant à construire des colonies sur des territoires revendiqués par les Palestiniens a fait l'objet d'une timide critique, lundi, provenant d'une source inhabituelle : le gouvernement du Canada.
Le ministre des Affaires étrangères, Stéphane Dion, a en effet cité la construction de colonies israéliennes et les démarches palestiniennes pour obtenir le statut d'État dans les forums internationaux comme étant deux obstacles à la paix.
M. Dion réagissait aux reproches formulés à la Chambre des communes par l'opposition conservatrice, qui ont accusé le gouvernement libéral de faire preuve de trop de modération dans son soutien à Israël.
Les conservateurs de Stephen Harper avaient professé un appui inébranlable à l'État hébreu, se faisant reprocher par certains d'avoir accordé un rôle trop influent à Israël dans la politique étrangère canadienne.
« En tant qu'allié et ami indéfectible d'Israël, le Canada demande que toutes les mesures possibles soient prises pour réduire l'incitation à la violence et la violence elle-même, et pour mettre en place les conditions propices à un retour à la table de négociation », a déclaré Stéphane Dion dans un communiqué exprimant de l'inquiétude concernant la récente vague de violence en Israël et en Cisjordanie.
Dans le communiqué, le ministre réitère le souhait de longue date du Canada que le conflit soit réglé par une solution fondée sur la coexistence de deux États et identifie les comportements problématiques de chacune des parties qui entravent les pourparlers : les colonies israéliennes et les tentatives palestiniennes pour obtenir unilatéralement le statut d'État.
Les députés conservateurs Tony Clement et Peter Kent ont blâmé Stéphane Dion dans une déclaration écrite, l'accusant d'avoir fait un rapprochement entre les deux pratiques sans mentionner le rôle joué par le Hamas, que le Canada a inscrit sur sa liste des organisations terroristes.
M. Kent a plus tard soutenu aux Communes que les propos de M. Dion étaient « outrageusement vagues » et ne tenaient pas compte du fait que le Hamas et l'Autorité palestinienne avaient incité les Palestiniens à s'en prendre aux Israéliens.
« Depuis des mois, nous assistons à un nombre croissant d'attaques mortelles contre des Israéliens menées par des Palestiniens encouragés par leurs leaders », a soutenu Peter Kent.
Stéphane Dion a rappelé que c'était un gouvernement libéral qui avait ajouté le Hamas à la liste des groupes terroristes en 2002 et a affirmé que le Canada était toujours déterminé à lutter contre l'organisation.
Il a aussi indiqué que c'était au nom de la sécurité d'Israël que le Canada militait en faveur d'une solution fondée sur la coexistence de deux États.
« Et tout geste unilatéral, comme les initiatives pour obtenir de manière unilatérale le statut d'État pour la Palestine ou la construction de colonies israéliennes, n'aident en rien le processus de paix. »
Développement et violence dans les colonies

Selon l'organisation La Paix Maintenant, le ministère israélien de la Défense a approuvé la construction de 153 nouveaux logements dans des colonies juives en Cisjordanie. L'ONG israélienne contre les colonies a ajouté que les secteurs concernés sont la colonie d'Ariel (nord), la colonie de Carmel dans la région de Hébron et le bloc de colonies de Goush Etzion.

Entre-temps, dans la colonie de Beit Horon près de Jérusalem, deux Palestiniens ont été abattus à l'extérieur d'un commerce après y avoir blessé deux Israéliennes, dont une gravement. (Avec Reuters et AFP)

Le décorum dans le tordeur d'Énergie Est

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Mise à jour le mardi 26 janvier 2016 à 5 h 41 HNE
Le premier ministre Justin Trudeau a répondu aux question des ses adversaires.
Le premier ministre Justin Trudeau a répondu aux question des ses adversaires.  Photo :  PC/Adrian Wyld

Il fallait bien un débat sur l'exportation du pétrole albertain, un pipeline qui divise les régions du pays et des partis politiques gonflés à bloc pour que les députés oublient leur promesse de rehausser le niveau des débats aux Communes.
Une chronique d'Emmanuelle LatraverseTwitterCourriel
En l'espace d'une période des questions, le décorum et la bonne foi politique sont passés dans le tordeur d'Énergie Est.
Conservateurs et libéraux se sont invectivés, ont tenté de marquer des points partisans, ont chahuté. Le moins qu'on puisse dire, c'est que la période des questions est loin d'avoir offert un débat éclairé sur la part potentielle d'Énergie Est dans la relance économique du pays et les questions soulevées par le refus des maires de la région de Montréal d'appuyer le projet ou encore des défis qui sont liés à son éventuelle approbation.
Duel de récriminations
La chef par intérim du parti conservateur, Rona Ambrose, a reproché à Justin Trudeau d'être allé « parader avec les milliardaires en Suisse » et a reproché au ministre des Finances de « se ficher des conséquences d'un déficit ». Jusque là, ça allait encore. Mais c'est le pipeline qui a fait déborder le vase.
« Peut-être que le premier ministre devrait cesser d'utiliser son téléphone portable pour faire des selfies avec Leo DiCaprio et prendre le téléphone, appeler Denis Coderre et se battre pour les ressources naturelles. »— Rona Ambrose, chef par intérim du Parti conservateur

« Il est intéressant de noter que les membres de l'autre côté de la Chambre nous critiquent pour n'avoir pas réussi à faire en 10 semaines ce qu'ils n'ont jamais réussi en 10 ans. »— Justin Trudeau
Le ton était donné, la joute des blâmes lancée.
« Est-ce que le premier ministre comprend que son manque de leadership cause des divisions au pays? », a demandé Rona Ambrose. « Si nous avions la confiance des Canadiens, ces grands projets d'oléoducs auraient été construits depuis longtemps », a répondu un peu plus tard le ministre des Ressources naturelles Jim Carr.
Des échanges bercés par l'écho du chahut des uns et des autres. « Pipeline! Pipeline! Pipeline! » ont scandé les conservateurs.
Disons qu'on est loin du débat éclairé et nuancé que mérite un projet d'une telle envergure, aussi litigieux soit-il.
La chef par intérim du Parti conservateur, Rona Ambrose, a talonné le premier ministre Trudeau sur la question d'Énergie Est.La chef par intérim du Parti conservateur, Rona Ambrose, a talonné
 le premier ministre Trudeau sur la question d'Énergie Est.  Photo :  PC/Adrian Wyld
Un test de leadership pour les voies ensoleillées
Les délais pour l'étude d'un projet aussi vaste et complexe qu'Énergie Est sont tels qu'il est illusoire de s'imaginer que Justin Trudeau pourra régler le dossier dans les prochains mois. Fort est à parier, d'ailleurs, qu'il préfère prendre ses distances et laisser le processus suivre son cours. Mais il a certainement le pouvoir de ramener le débat sur des bases moins émotives, plus rationnelles et plus constructives, ce qui sera tout aussi déterminant pour l'avenir de ce projet et des autres qui suivront.
« La seule manière dont ces ressources vont être transportées d'un bout à l'autre du pays, c'est si la population du Canada fait confiance aux décisions qui seront prises face à ces projets. C'est là notre engagement. C'est ce que nous allons faire. »— Jim Carr, ministre des Ressources naturelles
Cette bonne foi sur laquelle mise le premier ministre Trudeau dépendra donc de la manière dont son gouvernement réussira à redéfinir les normes d'évaluations pour les projets en cours comme Énergie Est. Puis, à plus longue échéance, comment il réécrira les règles de fonctionnement de l'Office national de l'énergie.
Là où le bât blesse à court terme, c'est que Justin Trudeau n'a pas le luxe d'un affrontement prolongé entre les différentes provinces du pays.
Sa marque de commerce et sa crédibilité auprès des Canadiens ne reposent-elles pas sur les vertus de la politique positive des voies ensoleillées?
Il doit rapidement trouver une façon de faire baisser le ton.
D'une part, c'est sa crédibilité comme premier ministre du Canada, capable de créer des consensus et réconcilier les intérêts divergents des régions du pays qui pèse dans la balance. D'autre part, il a rapidement besoin de l'appui constructif des provinces dans le dossier des changements climatiques.
Il s'agit de lire quelques chroniques en Alberta au cours des derniers jours pour voir que la fin de non-recevoir des maires de la région de Montréal a été interprétée comme une gifle, alors que la province tente justement de faire des efforts au chapitre de la réduction des gaz à effets de serre.
Justin Trudeau doit rencontrer les premiers ministres provinciaux au mois de mars pour présenter de nouvelles cibles nationales et demander surtout aux provinces d'envisager de faire des efforts bien plus importants que ceux consentis jusqu'ici. Il ne veut surtout pas que le dossier d'Énergie Est et les récriminations qu'il occasionne viennent empoisonner un débat qui sera inévitablement difficile.
Il demeure tout de même ironique que la lune de miel libérale soit mise à l'épreuve en tentant de réparer les pots cassés du gouvernement précédent sur le front de la réglementation environnementale des pipelines. Cela explique peut-être pourquoi le décorum et le respect ont cédé le pas à la partisanerie, le temps de cette première période de questions de 2016.

Le dossier Énergie Est « nuit à l'unité du pays »

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Mise à jour le lundi 25 janvier 2016 à 15 h 56 HNE  Radio-Canada avec La Presse Canadienne

Fustigé par plusieurs politiciens de l'Ouest canadien pour s'être opposé au projet Énergie Est de la société albertaine TransCanada, le maire de Montréal, Denis Coderre, ne bat pas en retraite. Mais les partisans de l'industrie pétrolière non plus.
Ce dossier « nuit à l'unité du pays », a affirmé la chef par intérim du Parti conservateur, Rona Ambrose, lundi, jour de rentrée aux Communes.
L'ouest du pays a besoin de l'appui du reste du Canada alors qu'il traverse une période difficile avec la chute du prix du pétrole, a-t-elle plaidé, trouvant « malheureux » que M. Coderre « insulte les Albertains » et s'oppose à « un pipeline qui n'a même pas encore été construit ».
« Ce n'est pas dans l'esprit de la Confédération. Ce n'est pas dans l'esprit de l'unité nationale. Ce n'est pas dans l'esprit des Canadiens, qui offrent toujours leur aide quand les gens sont en difficulté. »— Rona Ambrose, chef du Parti conservateur par intérim
Assurant ne pas vouloir jeter de l'huile sur le feu, elle l'a pourtant exhorté de considérer le projet de TransCanada en se basant sur la « science » au lieu de faire de la « pure politique locale », en référence à une pointe lancée par l'ancien ministre libéral la semaine dernière.
Elle a invité M. Coderre et les autres maires de la Communauté métropolitaine de Montréal, qui ont opposé un « non » retentissant à TransCanada jeudi dernier, à visiter l'ouest du pays pour avoir l'heure juste. La pétrolière veut acheminer du brut de l'Alberta vers le Nouveau-Brunswick en passant par le Québec.
Rappelons que le pipeline du projet Énergie Est devrait transporter 1,1 million de barils de pétrole des sables bitumineux chaque jour.
La carte de l'oléoduc Énergie-Est.La carte de l'oléoduc Énergie-Est.  Photo :  ICI Radio-Canada
À ses côtés, son collègue Gérard Deltell a lui aussi plaidé en faveur de ce dossier « important pour l'économie canadienne ».
« Il faut prendre toutes les mesures nécessaires pour bien l'expliquer et bien le faire comprendre », a soutenu le député de Louis-Saint-Laurent.
« Si on regarde juste uniquement au Québec, pour la construction, on parle de plus de 3000 emplois qui sont directement créés, en plus de presque un milliard de dollars d'investissements dans une économie qui est fragile. Ce type d'impact là peut être très positif », a-t-il argué.
La chef conservatrice a de plus demandé au premier ministre Justin Trudeau de s'impliquer dans le dossier. « Nous avons besoin de leadership sur cet enjeu qui nuit à l'unité du pays », a-t-elle lancé. Le chef libéral a toujours soutenu qu'il reviendrait aux Canadiens de déterminer de l'acceptabilité sociale des projets.
En campagne électorale, il a promis de revoir les processus d'évaluation environnementale, mais l'évaluation d'Énergie Est suit actuellement son cours selon les anciens paramètres.
Coderre persiste et signe
Opposé au projet d'Énergie Est, le maire Denis Coderre a répondu à ses critiques.Opposé au projet d'Énergie Est, le maire Denis Coderre a répondu à ses critiques.
De son côté, le maire de Montréal est demeuré intraitable devant la pluie de critiques, essentiellement dans l'Ouest canadien, qui s'est abattue sur lui ces derniers jours.
« Ma job, ce n'est pas juste politic is local. On vient de signer une entente à Paris à COP-21, où on travaille contre les gaz à effet de serre. Le changement climatique, c'est un dossier qui est essentiel, qui est prioritaire. [Le secrétaire général de l'ONU] Ban Ki-moon a dit qu'il il n'y a pas de plan B à la planète et, là, on va venir me dire : "Ah vous êtes contre l'économie". Non. »
« On n'a pas pris de décision contre les Albertains et les gens de Saskatchewan. On a fait un travail de rigueur », a-t-il soutenu en marge d'une annonce sur les nouveaux arrivants.
Il a accusé TransCanada, « une compagnie très arrogante qui ne veut pas nous parler », de ne pas avoir fait ses devoirs, dénonçant entre autres l'absence de plan de contingence.
« Prenez-vous-en à la compagnie qui n'a pas fait son travail! »— Denis Coderre, maire de Montréal
« C'est l'équivalent de 260 terrains de football » qui doit traverser des cours d'eau, des boisés et des milieux humides le long de « 110 kilomètres sur notre territoire ». 
Évoquant « 33 jobs et au plus 2 millions de dollars aux municipalités par année », il a réitéré que le projet comportait trop de risques pour des retombées économiques négligeables.
« On n'est pas les seuls qui s'opposent », a-t-il souligné. Vous avez la même réalité du côté de la Colombie-Britannique [avec le projet Northern Gateway d'Enbridge et celui de Trans Mountain de Kinder Morgan]. Ce n'est pas unanime en Ontario non plus ».
« On n'est pas contre les oléoducs », a-t-il déclaré en entrevue à Ici Radio-Canada Télé, rappelant qu'il avait accordé son soutien à Enbridge lorsque la pétrolière avait voulu inverser la canalisation 9B entre North Westover, en Ontario, et Montréal.
Or, a-t-il dit, il y a d'importantes différentes entre TransCanada et Enbridge, qui « respectait les conditions de base » pour que son projet aille de l'avant, notamment la mise en place d'un plan de contingence en cas d'imprévu.
Le maire de Montréal avait également rencontré le président Endbridge. « On a travaillé ensemble », a-t-il argué. 
Depuis sa sortie la semaine dernière, le chef du parti albertain Wildrose, Brian Jean, a accusé le maire Coderre d'hypocrisie. « Vous pouvez déverser des eaux usées dans le fleuve Saint-Laurent, accepter des navires-citernes étrangers et des avantages de la péréquation et rejeter nos pipelines », a-t-il écrit-il sur Twitter.
Le premier ministre de la Saskatchewan, Brad Wall, est allé jusqu'à dire que le Québec devrait rembourser ses paiements de péréquation.

Rencontre Coderre-Trudeau

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Publié par Charles Payette pour CogecoNouvelles le mardi 26 janvier 2016 à 06h43. Modifié à 08h12.
Rencontre Coderre-Trudeau
Cogeco Nouvelles
(Cogeco Nouvelles) - Le premier ministre Justin Trudeau et le maire de Montréal Denis Coderre se rencontrent, ce matin, à l'hôtel de ville de Montréal.
Le député conservateur Gérard Deltell
 
 
 
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Le rejet de l'oléoduc Énergie Est par les maires de la Communauté métropolitaine de Montréal a monopolisé les débats à la rentrée parlementaire, lundi, à Ottawa.
La chef conservatrice intérimaire, Rona Ambrose, affirme que le dossier affecte l'unité du pays.
De son côté, le député conservateur Gérard Deltell s'en est pris au premier ministre Trudeau, afin qu'il influence le maire Coderre sur le bien-fondé du projet pour l'économie canadienne. Selon M. Deltell, le maire de montréal n'a de cesse de rejeter la faute sur l'entreprise TransCanada.

CPE: Péladeau se joint à une chaîne humaine

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Publié le 25 janvier 2016 à 08h49 | Mis à jour le 25 janvier 2016 à 08h49
Pierre Karl Péladeau ne se contente pas d'appuyer verbalement la mobilisation... (PHOTO ALAIN ROBERGE, ARCHIVES LA PRESSE)
PHOTO ALAIN ROBERGE, ARCHIVES LA PRESSE

Sara Champagne
SARA CHAMPAGNE
La Presse
Pierre Karl Péladeau ne se contente pas d'appuyer verbalement la mobilisation des centres de la petite enfance, il a décidé de se joindre à une chaîne humaine, autour du CPE du Carrefour, situé au 3131, rue Sainte-Catherine Est, à 8h, ce matin.
Le chef de l'opposition officielle à Québec est accompagné dans sa démarche par le personnel, des parents, ainsi que par le président-directeur général de l'Association québécoise des CPE (AQCPE), Louis Sénécal.
M. Péladeau a donné son appui aux revendications des CPE, cet automne, quand le gouvernement a annoncé qu'il envisageait des coupures supplémentaires de 120 millions. Dans les deux dernières semaines, des manifestations syndicales ont eu lieu, notamment dans la région de Québec, et à Montréal. Selon l'AQPCE, ces compressions représenteraient l'équivalent de 2800 postes d'éducatrice. Dans les CPE, on affirme que 80% du budget est consacré à la masse salariale.
Le Conseil québécois des services de garde éducatifs à l'enfance (CQSGSEE), l'autre association représentant les CPE, estime qu'il est trop tôt pour revendiquer dans les rues, et privilégie pour l'instant le dialogue avec le gouvernement.

Pierre Karl Péladeau et Julie Snyder : leur séparation est confirmée

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Mis à jour: 
MARIAGE PKP SNYDER
Julie Snyder et Pierre Karl Péladeau

Louis Noël, attaché de presse de Productions J, a confirmé lundi, en fin de soirée, la nouvelle sortie par La Presse quelques minutes plus tôt, à savoir que Julie Snyder et Pierre Karl Péladeau sont désormais bel et bien séparés.
«Nous sommes conscients que notre vie familiale est publique, nous respectons et comprenons que les médias et le public puissent avoir des questions face à ce que nous vivons. Nous ne pourrons toutefois pas commenter, parce que nous entreprendrons un processus de médiation, c’est-à-dire un mode privé de prévention et de règlement des différends afin de trouver des solutions dans le meilleur intérêt de notre famille. Cette avenue est envisagée dans le but de mettre toutes les chances de succès en place afin d’assurer l’émergence de la meilleure solution au bénéfice de nos enfants», ont laissé savoir Julie Snyder et Pierre Karl Péladeau, par voie de communiqué.
Bien que la rumeur grondait depuis un certain temps, l’annonce de cette deuxième séparation du couple le plus médiatisé du Québec surprend. En août dernier, Julie Snyder et Pierre Karl Péladeau unissaient leurs destinées au cours d’un mariage grandiose, à Québec. Or, plusieurs ont remarqué que les ex-époux n’étaient pas aux côtés l’un de l’autre lors de la cérémonie de funérailles de René Angélil, vendredi dernier.
Selon La Presse, c’est le rythme de vie politique de Pierre Karl Péladeau qui aurait eu raison de leur amour. Le chef du Parti québécois et l’animatrice et productrice avaient rompu une première fois avec fracas, au début de l’année 2014, avant de se réconcilier quelques mois plus tard, au printemps, après un accident de vélo subi par Pierre Karl.
Julie Snyder et Pierre Karl Péladeau sont parents de Thomas, 10 ans, et Romy, 7 ans. Pierre Karl Péladeau est aussi père de Marie, une adolescente née d’une précédente union.

ARTHROSE STRATÉGIES INNOVANTES CONTRE LA DOULEUR

http://www.parismatch.com/Actu/Sante/

Francis Berenbaum, chef du service de rhumatologie de l’hôpital Saint-Antoine
Francis Berenbaum, chef du service de rhumatologie de l’hôpital Saint-Antoine

© Emmanuel Bonnet
Le 26 janvier 2016
Le Pr. Francis Berenbaum, chef du service de rhumatologie de l’hôpital Saint-Antoine, à Paris, explique pourquoi les bons résultats obtenus par des traitements en cours d’étude sont porteurs d’espoir.
Paris Match. Rappelez-nous les caractéristiques de cette maladie articulaire. 
Pr Francis Berenbaum. Il s’agit d’une pathologie qui détruit progressivement le cartilage de l’articulation à la suite de phénomènes inflammatoires. Les localisations les plus fréquentes sont les genoux, les mains et les hanches. L’arthrose peut atteindre aussi l’épaule, la cheville et la colonne vertébrale. 10 % de la population en souffrent. Les symptômes se résument en deux mots clés : douleur et handicap. Quand on cumule les deux, on altère la qualité de vie. On essaie de définir l’origine de la maladie en fonction de facteurs de risque: l’âge, un traumatisme, une obésité associée au diabète, un facteur héréditaire.
Où en est-on dans les traitements ?
Pour l’arthrose du genou et de la hanche, on conseille généralement une perte de poids et des séances de kinésithérapie… Les traitements médicamenteux s’administrent par voie orale (paracétamol, anti-inflammatoires, ou opioïdes à faibles doses) ou en injections dans l’articulation touchée (acide hyaluronique, cortisone). Mais ces traitements ont une efficacité limitée ou sont mal tolérés.
Quand envisage-t-on la chirurgie ?
On pose une prothèse lorsque la douleur et la perte de mobilité ne sont plus supportables. Mais la durée de l’implant n’est pas éternelle, il faut le changer quinze ou vingt ans plus tard. Et chez 20 % des porteurs de prothèse de genou, la douleur perdure.
Parlez-nous maintenant des trois traitements à l’étude qui soulèvent beaucoup d’espoir.
Le premier est une biothérapie qui agit directement sur les voies de la douleur (les terminaisons nerveuses au sein de l’articulation du genou et de la hanche). Le médicament à base d’anticorps anti-NGF (tanezumab, fasinumab, fulranumab) s’administre tous les un à deux mois en injection sous-cutanée.
Quelle étude a pu démontrer l’efficacité de ces anti-NGF ?
Plusieurs études ont déjà prouvé leur efficacité. La dernière, avec le tanezumab, a été réalisée sur 610 patients, tous atteints d’arthrose sévère de la hanche ou du genou. La moitié d’entre eux ont bénéficié d’une réduction de plus de 50 % de la douleur et d’une amélioration fonctionnelle. Nous poursuivons ces études qui sont désormais dans une phase avancée.

"DANS LES TROIS MOIS, UNE ÉTUDE INTERNATIONALE SERA LANCÉE AVEC CETTE THÉRAPIE CELLULAIRE, RÉUNISSANT DIX CENTRES DE RECHERCHE EN EUROPE"

Quel est le deuxième traitement à l’étude ?
Une thérapie cellulaire par injection intra-articulaire dans le genou de cellules souches prélevées à partir de tissus graisseux de l’abdomen, libérant des molécules qui déclencheraient une réaction locale anti-inflammatoire.
Comment peut-on en espérer une réelle efficacité ?
Une étude coréenne a été conduite chez 18 patients, tous atteints d’une arthrose du genou. Six mois après l’injection de cellules souches, les résultats ont montré une diminution de la douleur et une nette amélioration fonctionnelle. Les conclusions de cette étude viennent d’être confirmées par l’équipe du Pr Christian Jorgensen du CHU de Montpellier, qui a traité une vingtaine de patients en attente de pose de prothèse du genou. Certains ont pu retarder leur intervention. Dans les trois mois, une étude internationale sera lancée avec cette thérapie cellulaire, réunissant dix centres de recherche en Europe, dont trois en France.
Quel troisième traitement présente aussi des résultats prometteurs ?
Une thérapie administrée avec un facteur de croissance (FGF18) destiné à régénérer le cartilage. Le médicament (la sprifermine) est injecté dans l’articulation du genou tous les trois mois. Des examens par IRM ont permis de constater un effet réel du traitement. Une étude internationale réalisée en double aveugle, qui a suivi 192 patients divisés en quatre groupes dont trois traités par le facteur de croissance, a démontré, sur un an, un net ralentissement de la destruction du cartilage.

Quand devrait-on pouvoir bénéficier de ces nouveaux traitements ?
On disposera au moins de l’un d’entre eux dans les cinq prochaines années. Sept laboratoires français (réseau ROAD-Fondation Arthritis) collaborent actuellement pour développer de nouveaux traitements.