Abolition du Sénat: Mulcair persiste et signe malgré les propos de Couillard

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Publié par La Presse Canadienne le mercredi 10 juin 2015 à 15h19.
Abolition du Sénat: Mulcair persiste et signe malgré les propos de Couillard
OTTAWA — Thomas Mulcair ne se laisse pas démonter par l'avis du premier ministre québécois Philippe Couillard sur l'abolition du Sénat. Avec un mandat des Canadiens, il y travaillera d'«arrache-pied», promet-il.
«À travers le Canada, les gens que moi je rencontre veulent que nous on se débarrasse du Sénat. Donc nous on va chercher un mandat au mois d'octobre pour continuer cette conversation», a fait valoir le chef du Nouveau Parti démocratique (NPD).

Au lendemain de la publication d'un rapport très critique du vérificateur général sur les dépenses des sénateurs, il a martelé que la Chambre haute était une institution «vétuste», «antidémocratique» dont les membres «s'empiffrent au râtelier sans fin des fonds publics».

Un peu plus tôt, du côté de Québec, le premier ministre Couillard tenait un discours diamétralement opposé à celui du chef de l'opposition officielle à Ottawa en ce qui a trait à la pérennité de l'institution.

«Le Québec est opposé à l'abolition du Sénat» et il le sera «toujours», a-t-il tranché lorsqu'on lui a demandé de se prononcer sur les velléités abolitionnistes du NPD.

Si les pères de la Confédération ont créé la Chambre haute, c'était pour apporter «un équilibre à la réalité démographique du pays» qu'il est d'autant plus important de préserver face au déclin démographique que connaît Québec, a soutenu le chef de l'État québécois.

«Qu'il soit dysfonctionnel ces jours-ci, je pense que tout le monde va en convenir», mais «il serait contraire à l'intérêt politique du Québec de l'abolir», a poursuivi M. Couillard lors d'un point de presse à l'Assemblée nationale.

Un changement constitutionnel de l'ordre de celui que prône Thomas Mulcair ne se fait pas en criant ciseaux. La Cour suprême du Canada a déterminé dans un jugement en avril dernier que l'abolition du Sénat exigeait «le consentement de l'ensemble des provinces».

Philippe Couillard et son ministre des Affaires intergouvernementales, Jean-Marc Fournier, ont déjà témoigné de leur ouverture face à l'idée de rouvrir la Constitution.

Mais le gouvernement libéral accepterait-il de le faire sans obtenir de garanties du gouvernement fédéral? Et à l'inverse, un gouvernement néo-démocrate à Ottawa accepterait-il les demandes de Québec?

Le chef du NPD a esquivé la dernière question, réitérant qu'il souhaitait obtenir le 19 octobre prochain, lors des élections, le «mandat» d'en discuter avec ses homologues provinciaux.

Et il a promis de ne pas imiter le premier ministre Stephen Harper, qui a selon lui «jeté l'éponge sur l'abolition du Sénat» après le jugement de la Cour suprême du Canada.

Les promesses de Thomas Mulcair ont été critiquées tant par les conservateurs que par les libéraux.

Le lieutenant québécois du premier ministre Harper, Denis Lebel, a accusé le chef du NPD de chercher, comme il le fait «toujours», à s'«introduire» dans les compétences des provinces.

«Aujourd'hui, M. Couillard, le premier ministre du Québec élu par la population, dit qu'il ne veut pas d'abolition du Sénat et on dit: 'C'est pas grave'. Non, non. Il faut respecter les compétences des provinces», a-t-il martelé en point de presse dans le foyer des Communes.

Quant au chef libéral Justin Trudeau, il a accusé son adversaire de faire des promesses qu'il sera incapable de tenir.

«Ça fait des décennies que M. Harper fait des promesses qu'il sait qu'il ne pourra pas tenir sur le Sénat, et là on voit M. Mulcair en train de faire exactement la même chose, faire des promesses populaires sans aucune capacité de livrer», a-t-il soutenu en point de presse au parlement.

Le chef du Parti libéral a plaidé que le Sénat avait «un rôle à jouer» dans la fédération canadienne et que la solution était une réforme de l'institution plutôt que sa disparition.

«Les gens veulent voir du vrai changement au Sénat», mais «ce que les Canadiens et les Québécois ne veulent pas, c'est encore des chicanes constitutionnelles», a-t-il laissé tomber.

Un chevreuil entre dans une maison de Kanata en fracassant une fenêtre

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Publié par 104,7 fm Outaouais pour (Outaouais) 104,7 Outaouais le mercredi 10 juin 2015 à 17h15. Modifié à 17h22.
Un chevreuil entre dans une maison de Kanata en fracassant une fenêtre
Photo: Ottawa Sun
Une citoyenne de la promenade Abbyhill à Ottawa a eu toute une frousse, mercredi matin, lorsqu'un chevreuil a fracassé la fenêtre de sa maison du secteur Kanata, vers 7h30, et fait irruption à l'intérieur.
Le cervidé est aussitôt ressorti par une autre fenêtre, pour ensuite traverser la rue et être heurté par une voiture.

L'animal a causé d'importants dommages à la résidence.

Blessé, le chevreuil s'est ensuite isolé sur un terrain de baseball, où il a été récupéré par les autorités.

Des tranquilisants ont été utilisés par des employés de la ville d'Ottawa et de la Commission de la capitale nationale qui ont transporté la bête. 

Une bonne nouvelle d’Égypte

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Le site de Louxor
AFP

Loïc Tassé
L’attentat de Louxor, qui n’a fait aucune victime parmi les touristes, a dévié l’attention des médias d’une bonne nouvelle qui vient d’Égypte.
Le gouvernement égyptien a en effet décidé d’appliquer une politique de limitation des naissances. Non pas une politique à la chinoise, où les couples ne peuvent avoir qu’un seul enfant s’ils vivent en ville. Il s’agit plutôt d’une politique incitative dont la clef de voûte est l’éducation. Le gouvernement a décidé d’aider les enfants à demeurer plus longtemps à l’école. Il va aussi entreprendre des campagnes d’information auprès des couples qui ont déjà un ou deux enfants pour les persuader des avantages liés à une famille peu nombreuse.
C’est que depuis 2008, le nombre d’enfants par femmes augmente. Il est maintenant de 3,5 enfants par femme. Le gouvernement voudrait atteindre 2,4 enfants par femme, ce qui, dans un pays où la mortalité infantile demeure élevée, correspond au maintien de la population actuelle.
Cet effort est une excellente nouvelle pour le pays. Il sera plus facile de développer l’économie du pays avec une moins forte croissance de la population.
Cette politique incitative sera-t-elle suffisante pour freiner la croissance de la population? Les fondamentalistes religieux sont contre la limitation des naissances. Ils accusent les promoteurs de ce genre de politique de désinformation. Ils sont aussi contre l’éducation, en particulier contre les sciences sociales. Souvent, ils empêchent les femmes de s’éduquer.
En vérité, plus une personne passe de temps sur les bancs d’école, moins elle aura le temps de faire des enfants. Plus une personne se frotte aux sciences sociales, moins elle sera perméable aux manipulations politiques et religieuses.
En théorie, le plan des autorités égyptiennes devrait fonctionner. Le problème est qu’il risque de demander de nombreuses années avant de donner des résultats. Il faudra aussi voir jusqu’à quel point les fondamentalistes religieux seront capables de contrer les campagnes antinatalistes du gouvernement.

Nos exils

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PHOTO ANNIE T ROUSSEL / AGENCE QMI

CA_Tania-Longpre
Hier, J’ai regardé, émue, les funérailles de mon Premier ministre Jacques Parizeau. Entendre chanter Claude Dubois et son « Si dieu existe » me donne des frissons à chaque fois. On dira ce que l’on voudra de l’homme, mais il faudra se lever tôt pour critiquer la puissance et la justesse de sa voix. 
Il y a eu d’autres belles voix à la cérémonie d’hier. L’une d’elles portait un magnifique témoignage, celle de Jean-Martin Aussant, héritier intellectuel de Monsieur Parizeau. Il termina sa prise de parole en annonçant « la fin des exils, autant géographiques qu’intellectuels », comme pour annoncer son retour à la politique québécoise ou pour annoncer celui de Duceppe, au Bloc... Comme pour affirmer que lorsqu’une porte se referme, aussi gigantesque soit-elle, d’autres continuent de s’ouvrir. Étrange quand même qu’en quelques jours, la famille indépendantiste vive autant de soubresauts. C’est dans le chaos que naissent les étoiles, dit-on. 
Est-ce que le retour de Duceppe annonce la nouveauté, la fraîcheur politique ? Je ne mentirai pas en disant que cela manque de... renouvellement, disons. Après la vague de reprises de films et de chansons, nous en sommes maintenant au recyclage de politicien. J’ai écrit en 2011 que le Bloc se comportait en filière du NPD et que les Québécois lui préfèreraient l’original. Je pense encore que ç’a été une grossière erreur lors de la dernière campagne de Gilles Duceppe. J’espère que son équipe veillera justement à ne pas faire les mêmes erreurs qui lui ont coûté sa vigueur en 2011.
Duceppe sera par contre entouré d’une équipe de candidats pleine de promesses. Je pense entre autres au comédien Denis Trudel, orateur de talent, à Gabriel Sainte-Marie, brillant jeune professeur et économiste ou à Xavier Barselou-Duval, jeune professeur de comptabilité. Lorsque j’entends que l’indépendance ne serait plus qu’une vielle barouette rouillée, c’est à ceux-là, et à plusieurs autres, que je pense. Alors que le Bloc est si bas dans les sondages, ils se sont lancés dans leurs investitures il y a quelques semaines, porteurs d’un espoir et d’une énergie vivifiante, colorée. Ils sont chargés d’audace, et ils ne sont pas seuls. 
***
En écoutant Jean-Martin Aussant, j’ai eu l’impression que l’exil des indépendantistes était réel. Nous sommes en séjour obligé, loin du pays où nous avons racines, où nous avons traditions, où nous avons légendes, où nous existons. Ce pays que bâtissaient les Lévesque, Parizeau, Laurin, Garon, etc. Une génération de politiciens idéalistes nous quitte, mais d’autres se lèvent. Inspirées par ce rêve d’exister qui n’est pas seulement celui des aïeux. Nous arriverons là où nous sommes déjà, écrivait Gaston Miron. 
Jacques Parizeau aurait aimé nous laisser «La souveraineté en héritage » comme l’indique le titre du dernier livre du sociologue Jacques Beauchemin, paru hier aux Éditions du Boréal. Beauchemin évoque, dans l’introduction de son livre qu’« il est possible que nous manquions notre rendez-vous avec l’histoire. Il appartient à ceux qui, comme moi, s’en inquiètent de le dire. » Ce livre ne pouvait pas tomber mieux, avec l’effervescence des derniers jours. Comme Beauchemin, je suis inquiète, évidemment, de voir que le rêve de Parizeau et de millions de Québécois pourrait s’effriter. Mais la poussière de rêve peut aussi s’envoler aux quatre vents, se poser et croître là où on ne le croyait plus.
La souveraineté en héritage, c’est peut-être finalement ce que Parizeau aura semé en nous. Poursuivons ce rêve qu’il nous a légué.

Que se passe-t-il chez les souverainistes?

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POL-FUNÉRAILLES PARIZEAU
MAXIME DELAND/AGENCE QMI

Mathieu Bock-Coté
Apparemment, Gilles Duceppe s’ennuyait et Mario Beaulieu conduisait son parti à l’extinction électorale. Mario Beaulieu était et est encore un ouvrier exemplaire de l’indépendance, un militant admirable et pugnace. S’il n’en reste qu’un, ce sera celui-là. Il faut des hommes pour garder les idéaux quand tout le monde les déserte, il en faut aussi pour tenir le fort quand les troupes sont déprimées. Ce n’était toutefois pas un chef politique, encore moins un chef de parti.
Mais qui aurait pu prévoir le coup de tonnerre d’hier? Gilles Duceppe redeviendra chef du Bloc. À ce qu’on dit, la manœuvre se préparait depuis une dizaine de jours. Elle bouleverse quand même la vie politique et laisse croire que le Bloc québécois comptera dans la prochaine campagne. Ceux qui avaient largué le Bloc se demanderont s’il n’est pas temps pour eux d’y revenir. Il n’est pas certain qu’ils le feront. Mais à tout le moins, ils l’envisageront.
Qu’on soit ou non un fidèle de Gilles Duceppe, et qu’on accumule ou non les désaccords avec lui, il ne fait nul doute que les Québécois le considèrent comme un homme politique d’envergure et qu’il l’est. La plupart des souverainistes connaissent la vie politique québécoise à partir de ses enjeux provinciaux. Duceppe la connait par ses enjeux fédéraux. C’est un savoir précieux, surtout si les souverainistes se préparent vraiment à reprendre l’offensive.
Une chose est certaine, le retour de Gilles Duceppe nous envoie un signal clair: il se passe quelque chose dans le camp souverainiste. Comme s’il se remettait en mouvement pour sonner le rappel pour une ultime bataille, celle de la dernière chance, même s’il est toujours présomptueux de croire jouer une fois pour toutes le destin d’un peuple. Les Québécois seront-ils sensibles à cet appel à un ultime sursaut? S’agit-il d’une renaissance ou d’un dernier spasme?
L’élection de Pierre Karl Péladeau a bien évidemment annoncé ce redressement. Désormais, les souverainistes ne fuiront plus leur option et placeront les Québécois devant leurs responsabilités. Évidemment, on ne tient pas de référendum si on ne croit pas avoir rassemblé les conditions gagnantes pour le tenir. Mais toute la question est de savoir si la grande clarté indépendantiste et le volontarisme sont des conditions gagnantes. PKP semble croire que c’est le cas.
Comment ne pas voir que la mort de Jacques Parizeau a remué les consciences profondément, en réveillant certaines aspirations enfouies et en nous révélant, par effet de contraste, notre impuissance actuelle. Combien sont-ils à avoir ressenti, d’une manière ou d’une autre, un appel intime depuis une semaine? L’histoire, en s’invitant dans l’actualité, nous a confirmé la terrible insignifiance de notre présent. Peut-être réveillera-t-elle le sens de l’honneur national?
Jean-Martin Aussant a marqué les funérailles de Jacques Parizeau. Non seulement son témoignage était émouvant, mais il était lourd de sens. Il en a appelé à la fin de tous les exils. Laissait-il ainsi comprendre que les souverainistes devaient désormais se rassembler, revenir au bercail, s’unir et foncer? Était-ce un message à ses amis d’Option nationale et aux indépendantistes égarés chez QS? À tout le moins, il annonçait clairement son retour au pays.
La vie politique trouve souvent un écho profond dans la vie intellectuelle. Le sociologue Jacques Beauchemin publiait hier La souveraineté en héritage, un ouvrage magnifique, dans lequel il cherche à dégager le sens de l’actuelle conjoncture historique. Son livre, beau et sombre, laisse comprendre que les Québécois sont à l’heure des choix. Qu’ils ne peuvent plus se dérober et avoir le courage de la liberté. Il s’agit pour les Québécois d’exister ou de s’effacer de l’histoire. 

Un grand coup de théâtre



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Jean-Jacques Samson
24M_09_Elections_JLEMAY_Fils d’un grand homme de théâtre, Gilles Duceppe nous avait réservé un renversant coup de théâtre pour le jour même des funérailles nationales de Jacques Parizeau, le gardien de phare du mouvement souverainiste.
Pierre Karl Péladeau est chef du Parti québécois, mais, à ce titre, aussi chef du mouvement souverainiste et du camp du OUI. Il ne pouvait laisser le Bloc québécois aller à l’abattoir à l’élection fédérale d’octobre prochain en raison des dommages collatéraux pour le PQ et la Cause.
Mario Beaulieu avait été élu chef du Bloc faute de mieux. Il est invendable dans la population en raison du radicalisme de plusieurs de ses déclarations et actions antérieures. À l’intérieur même du mouvement souverainiste, il divise plus qu’il rassemble.
Il aurait été incapable de recruter des candidats d’un calibre suffisant pour reprendre des circonscriptions perdues en 2011.
«La patrie avant le parti, et le parti avant les personnes», répète souvent Bernard Landry.
Il n’y a pas d’atomes crochus entre PKP et Mario Beaulieu et il n’y a pas d’atomes crochus entre Gilles Duceppe et Mario Beaulieu.
Un parti politique n’a qu’un chef, pas deux. Celui qui devait se tasser ou être tassé, au nom des intérêts de la patrie et du parti, était Mario Beaulieu.
Tous chez les souverainistes avaient hier, dans le recueillement des funérailles de Jacques Parizeau, le souvenir du premier ministre qui s’était retiré avec magnanimité derrière Lucien Bouchard à la fin de la campagne référendaire de 1995, dans une ultime tentative d’arracher une victoire du OUI.
Sus à Mulcair
Les stratèges souverainistes ont ciblé un nombre restreint de circonscriptions fédérales que le Bloc, sous la direction de Gilles Duceppe, pourrait reprendre au NPD.
La vague orange au Québec soulevée par l’ex-chef charismatique Jack Layton a ravi au Bloc la large majorité de ses appuis des vingt années précédentes dans l’électorat francophone. Gilles Duceppe et PKP concentreront leurs énergies là où Thomas Mulcair est le plus vulnérable. Le parti souverainiste n’a rien à gagner dans les bastions conservateurs ou les forteresses libérales traditionnelles.
La revanche
Gilles Duceppe a connu l’humiliation d’être lui-même battu en 2011 dans sa circonscription de Laurier-Sainte-Marie qu’il représentait depuis 1990. Il dirigeait le Bloc d’une main de fer depuis 14 ans.
Le Bloc végète depuis. Il a perdu deux des quatre députés qui lui restaient et le chef qui a succédé à M.Duceppe, Daniel Paillé, a dû démissionner pour des raisons de santé. Les sondages ne lui accordaient qu’un peu plus de 10% des intentions de vote.
Gilles Duceppe connaît l’ensemble des dossiers de la politique fédérale comme très très peu de Québécois. Il est réputé pour sa grande capacité de travail, sa rigueur intellectuelle et sa pugnacité. Il est en bonne forme physique.
À diverses reprises ces dernières années, des sondages plaçaient Gilles Duceppe comme le leader le plus apte à diriger le Parti québécois. Il formera un tandem redoutable avec Pierre Karl Péladeau.
Gilles Duceppe a été sonné par le résultat de l’élection de 2011 et personnellement blessé.
Sa paix intérieure passait sans doute par une douce revanche.

Duceppe veut sauver le Bloc

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L’ancien chef saute de nouveau dans l’arène pour assurer la pérennité de la formation politique

Gilles Duceppe a accordé une entrevue au Journal à sa résidence, hier, sous le regard de son épouse, Yolande Brunelle.
PHOTO CHANTAL POIRIER

Gilles Duceppe a accordé une entrevue au Journal à sa résidence, hier, sous le regard de son épouse, Yolande Brunelle.

Sarah-Maude Lefebvre
Gilles Duceppe jure que ce n’est ni par vengeance ni par intérêt personnel qu’il reprendra la tête du Bloc québécois, mais bien uniquement pour en assurer la survie, a-t-il confié dans un entretien accordé au Journal hier.
C’est après que le chef actuel Mario Beaulieu l’eut invité à dîner la semaine dernière que Gilles Duceppe a pris sa décision.
«Mario m’a dit: “Je travaille fort, mais ça ne lève pas avec moi. Ça irait beaucoup mieux si c’était toi. Je t’offre ma chefferie et mon comté”», raconte M. Duceppe.
«Il m’a dit qu’il avait fait tout ce qu’il avait pu, mais qu’il n’y arriverait pas. Il m’a dit qu’au-delà de tout ça, il fallait que le parti demeure.»
Bien que très critique envers Mario Beaulieu lors de la dernière course à la chefferie du parti (voir autre texte), Gilles Duceppe affirme avoir fait la paix avec ce dernier depuis.
«Je n’y vais pas par revanche ou par intérêt personnel. Ce qui m’a convaincu, c’est le fait que ça serait mauvais pour le Bloc si je n’y allais pas. Que si j’y allais, le Bloc pourrait aller mieux», lance-t-il.
L’homme de 67 ans a même consulté son médecin pour s’assurer qu’il était assez en forme pour reprendre les rênes du parti pour un «long moment».
L’appui de PKP
M. Duceppe affirme avoir rendu sa décision finale samedi dernier, après avoir consulté sa famille et le chef du Parti québécois, Pierre Karl Péladeau.
Celui qui a dirigé le Bloc de 1997 à 2011 ne s’en cache pas: l’appui du PQ était une condition essentielle pour qu’il saute à nouveau dans l’arène politique.
«Je voulais m’assurer que Pierre Karl embarque, que je pourrais compter sur l’appui indéfectible du PQ pendant la campagne électorale. Il m’a dit oui et il était très content», raconte M. Duceppe.
Pas le choix
L’autre motivation de M. Duceppe serait la «réunion des conditions gagnantes» pour l’accession à la souveraineté, qu’il associe à l’entrée en politique de Pierre Karl Péladeau.
«Les conditions sont là pour faire un pays. La personne qui dirige le PQ en a fait un objectif clair. Le Bloc peut contribuer à cet objectif», assure Gilles Duceppe.
En 2011, M. Duceppe avait quitté la vie politique après que la vague orange du NPD eut balayé le Québec.
Aujourd’hui, il affirme ne pas craindre que cela se répète lors des élections prévues en octobre prochain.
«Si je fonce, c’est qu’il n’y en aura pas de vague orange. Si je ne pensais pas être capable, je n’irais pas. Mais ce n’est jamais gagné d’avance.»
Pour le moment, M. Duceppe ne sait pas dans quelle circonscription il se présentera, puisqu’il a refusé celle acquise par Mario Beaulieu. Ce dernier demeurera président du parti.
Les détails entourant la passation des pouvoirs demeurent vagues pour le moment. Selon M. Duceppe, elle pourrait s’effectuer en conseil général du parti. Une conférence de presse de M. Beaulieu et de M. Duceppe se tiendra aujourd’hui à 10 h 30 à la permanence du parti.

Ce que Gilles Duceppe a dit...

Au sujet de son âge (67 ans)
«Hillary Clinton a le même âge que moi et convoite un poste beaucoup plus important que le mien: la présidence des États-Unis. Je suis assez en forme pour être chef. J’ai fait 5000 km de vélo l’an dernier.»
Sur le Nouveau parti démocratique (NPD)
«Je pense que les Québécois se sont rendu compte que leurs intérêts étaient mal défendus [par les députés du NPD]. Le NPD n’a pas fait grand-chose pour le Québec.»
À propos des conservateurs de Stephen Harper
«M. Harper est pas mal plus différent au pouvoir que quand il était dans l’opposition. Avant, il était capable de faire des compromis. Je pense que personne ne pensait que le PC serait élu majoritaire à la dernière élection.»
À propos de ses adversaires sur la scène fédérale
«On n’entend plus la voix des Québécois à Ottawa. Moi, j’ai envie de leur dire ceci. On va faire la job au Québec. Que les libéraux et le NPD fassent la leur dans le reste du Canada.»
Sur l’échec du Bloc québécois face au NPD lors de l’élection de 2011
«Cet échec est assumé. Je ne retourne pas en politique pour ça. J’étais capable de vivre avec ça sans la politique.»

Beaulieu semblait «serein»

Selon Gilles Duceppe, Mario Beaulieu juge que l’ancien chef du Bloc est le mieux placé pour assurer la survie de la formation indépendantiste.
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Selon Gilles Duceppe, Mario Beaulieu juge que l’ancien chef du Bloc est le mieux placé pour assurer la survie de la formation indépendantiste.
Mario Beaulieu était «serein» et «convaincu» de faire la bonne chose lorsqu’il a abordé Gilles Duceppe pour lui offrir son poste, affirme ce dernier.
«Ça m’a étonné. Mais il était certain que c’était la meilleure décision», révèle M. Duceppe.
Les relations entre M. Beaulieu et Gilles Duceppe n’ont toutefois pas toujours été aussi cordiales.
Lors de son entrée en poste en juin 2014, Mario Beaulieu avait promis de faire de la souveraineté sa priorité.
«Le temps de l’attente et du défaitisme est terminé», avait-il lancé, s’attirant ainsi les foudres de Gilles Duceppe.
M. Beaulieu avait dû par la suite se défendre d’avoir tenté de dénigrer le travail de l’ancien chef.
Après avoir demandé et obtenu des éclaircissements de M. Beaulieu, Gilles Duceppe lui avait finalement donné son appui.
Un parcours difficile
Le «travaillant dévoué», comme le surnomme Gilles Duceppe, n’a pas eu un parcours aisé depuis qu’il est devenu chef du parti.
Mario Beaulieu a perdu deux députés et seul Louis Plamondon compte maintenant se représenter en 2015.
Il a également vu la pertinence de son parti être remise en question par l’ex-chef Lucien Bouchard, dans le cadre du documentaire Nation, huis clos avec Lucien Bouchard.
Aussi, selon un sondage de la firme Nanos publié à la mi-mai, la formation souverainiste récolterait à peine 15 % des intentions de vote au Québec.
«Le défi va être de relever ça et je crois en être capable. C’est ce que je veux faire», affirme à ce propos Gilles Duceppe.

Visé par un cocktail Molotov en entrant dans sa Mercedes

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me luc ratelle voiture incendiée joliette
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Me Luc Ratelle croit que sa luxueuse Mercedes aux portes «papillon» sera une perte totale.

MISE à JOUR 
Un avocat de Joliette l’a échappé belle la semaine dernière lorsque sa luxueuse Mercedes a été incendiée au moment où il s’y asseyait.
Me Luc Ratelle n’a même pas eu le temps de mettre ses pieds dans sa voiture aux portes «papillon» qu’un cocktail Molotov avait été lancé juste en dessous de lui, selon ce que l’avocat a raconté au Journal.

Me Luc Ratelle, Avocat
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Me Luc Ratelle, Avocat
«Ma porte étant ouverte, le feu est rentré dans l’auto. Je vais vous dire que j’ai eu une seconde pour sortir de là et mon auto a flambé énormément», détaille-t-il.
«Le feu était tellement intense que si j’étais resté 10 secondes de plus, je passais dedans. Ça chauffait pas à peu près», continue Me Ratelle, ajoutant qu’il a eu une bonne frousse.
L’avocat qui compte 47 ans de métier revenait de dîner au centre-ville de Joliette, vers 13 h vendredi dernier, lorsqu’un individu circulant en voiture aurait lancé l’objet incendiaire dans sa direction.
La Sûreté du Québec ne confirme pas ces éléments, mais indique que le feu est d’origine suspecte et qu’une enquête a été ouverte.
Pas la première fois
C’est le deuxième véhicule de l’avocat à être incendié en quelques semaines.
Son Chevrolet Equinoxe a aussi été vandalisé devant sa résidence.
«Quelqu’un a cassé la vitre du chauffeur et a mis le feu dans le camion. La personne est revenue deux ou trois jours après pour casser toutes les vitres. Il y avait une brique dedans», dit Me Ratelle.
Son véhicule est une perte totale.
Me Luc Ratelle croit qu’il peut s’agir d’une personne qui lui en veut relativement à sa pratique d’avocat, sans dire s’il s’agit d’un client, d’un ex-client ou d’une partie adverse.

Me Emmanuel Préville-Ratelle, Avocat
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Me Emmanuel Préville-Ratelle, Avocat
Son fils victime
Il tire cette conclusion parce que le véhicule de son fils, Me Emmanuel Préville-Ratelle, a aussi été incendié dimanche soir, dans la cour de son condo.
«Les premiers éléments laissent croire qu’il s’agit d’un incendie criminel», a fait savoir la sergente Christine Coulombe de la Sûreté du Québec.
Me Préville-Ratelle travaille avec son père et 17 autres avocats au bureau Ratelle et Ratelle.
«Il est évident qu’il y a de la pression sur moi et puis il y en a eu sur mon fils», déplore Me Luc Ratelle. C’est la première fois que l’avocat d’expérience doit faire face à une telle situation. «Où est-ce que ça va s’arrêter? On ne sait pas», dit-il.
- Avec la collaboration de Félix Séguin, Bureau d’enquête, et Maxime Deland, Agence QMI

Le pape crée un tribunal pour les évêques en matière de pédophilie

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Publié par Associated Press le mercredi 10 juin 2015 à 08h22. Modifié par Charles Payette à 08h41.
Le pape crée un tribunal pour les évêques en matière de pédophilie
casarosada
VATICAN - Le pape François a créé un tribunal pour entendre les évêques soupçonnés de ne pas avoir protégé les enfants face aux prêtres pédophiles.
Il s'agit de la mesure la plus musclée adoptée jusqu'à présent par le Vatican pour rendre les évêques responsables de leurs décisions. Aucun évêque n'a jamais été évincé par la force pour avoir protégé des prêtres pédophiles, mais le pape a accepté en avril la démission d'un évêque américain qui avait été reconnu coupable de ne pas avoir dénoncé un agresseur.

Le Vatican a expliqué mercredi que le pape a accepté les propositions de son conseil consultatif en matière d'agressions sexuelles.

Ces propositions prévoient un mécanisme qui permettra au Vatican d'examiner les plaintes d'abus de pouvoir par les évêques et de trancher. Elles demandent aussi la création d'une section judiciaire spéciale au sein de la Congrégation pour la doctrine de la foi.

Un corps retrouvé dans le Parc national du Mont Tremblant

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Publié par Léandre Drolet pour CogecoNouvelles le mardi 09 juin 2015 à 23h21.
Un corps retrouvé dans le Parc national du Mont Tremblant
(Cogeco Nouvelles) - Les policiers de la Sûreté du Québec (SQ) ont retrouvé le corps d'une femme dans un secteur boisé du Parc national du Mont Tremblant dans les Laurentides, mardi soir.
La victime ne présentait pas de signes vitaux.
La découverte a eu lieu dans la région où se déroulaient des recherches pour localiser Jacinthe Desrochers, âgée de 51 ans, qui est disparue après être allée chercher du secours quand son canot dans lequel elle prenait place avec son conjoint eut chaviré sur le Lac Cyprès, lundi.
Son conjoint a été retrouvé quelques heures plus tard et a été traité pour des blessures.

Jacques Parizeau 1930-2015 « Je vous aime, Monsieur Parizeau » - Jean-Martin Aussant

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Mise à jour le mercredi 10 juin 2015 à 0 h 16 HAE
Lizette Lapointe

Le Québec a rendu un dernier hommage au défunt premier ministre québécois Jacques Parizeau, maintenant conduit vers son dernier repos. Des dizaines de personnalités politiques et de proches du leader souverainiste ainsi que des centaines de citoyens s'étaient réunis en l'église Saint-Germain d'Outremont de Montréal pour un dernier au revoir. 
Une foule, relativement nombreuse, réunie devant l'église, a pu suivre la cérémonie grâce à un écran géant installé à l'extérieur. Plusieurs citoyens brandissaient le fleurdelisé.
La cérémonie religieuse, qui était présidée par l'archevêque de Montréal, Mgr Christian Lépine, a été ponctuée par les hommages rendus par l'ex-chef d'Option nationale Jean-Martin Aussant, un ami du défunt, ainsi que par le premier ministre Philippe Couillard et le recteur de l'Université de Montréal, Guy Breton.
« Je vous aime, Monsieur Parizeau »
« Je ne lui aurai jamais dit moi-même ce que le Québec entier ne lui a pas assez dit : ''je vous aime, M. Parizeau'' ». C'est avec des trémolos dans la voix que Jean-Martin Aussant, l'ex-chef du parti indépendantiste Option nationale, maintenant installé à Londres, a parlé de Jacques Parizeau à la foule recueillie, l'homme qu'il a toujours admiré, un géant respecté par-delà les frontières.
« S'il est une chose que son départ devrait amener, c'est la fin des exils... de tous les exils. Qu'ils soient géographiques ou intellectuels, il faut que nous fassions tous notre part, chacun à notre façon, à la construction de cette société pour laquelle il a tant travaillé. »— Jean-Martin Aussant, ami et ex-chef du parti Option nationale

« Toujours en complet, toujours sans complexe ». C'est en ces termes que M. Aussant se rappelle l'ancien premier ministre du Québec. Faisant allusion aux origines bourgeoises de Jacques Parizeau, il l'a décrit comme le fils du 1 % qui a consacré sa vie aux 99 %.
« Conscient que l'éducation était la clé de tout progrès économique, technologique ou social, Jacques Parizeau était pédagogue jusqu'au bout des doigts », a poursuivi M. Aussant.
Jacques Parizeau « méritera son monument pour avoir construit du beau », dira encore Jean-Martin Aussant.
« Il existe des révolutions pacifiques et tranquilles, il nous l'a bien prouvé, lui le révolutionnaire dans le sens le plus constructif du terme. »— Jean-Martin Aussant, ami et ex-chef du parti Option nationale

Le premier ministre du Québec Philippe Couillard a, de son côté, rendu hommage à l'un des « visionnaires au coeur de la transformation historique du Québec » lors de la Révolution tranquille et à un « professeur dans l'âme » qui « voulait convaincre en enseignant ».
« Le Québec se souvient et se souviendra, avec d'autres grands bâtisseurs de notre nation. Vous appartenez maintenant à l'histoire. »— Philippe Couillard

« Enseigner, c'était l'autre feu qui le brûlait » - Guy Breton 
Évoquant le combat de Jacques Parizeau pour « voir les Québécois, les francophones maîtriser les leviers de la finance et de l'économie », Guy Breton, recteur de l'Université de Montréal, a souligné que « son impact a été tel qu'on pourrait aisément dire qu'il a été l'artisan de deux révolutions tranquilles, celle de l'État moderne et celle de l'émergence de toute une classe, d'une cohorte d'entrepreneurs financiers francophones ».
« Jacques Parizeau, comme professeur, a signifié la fin de cette idée des Québécois nés pour un petit pain. »— Guy Breton, recteur de l'Université de Montréal

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Toute la classe politique, d'hier à aujourd'hui, s'est recueillie
Six anciens premiers ministres du Québec étaient présents, soit Pierre-Marc Johnson, Daniel Johnson, Lucien Bouchard, Bernard Landry, Jean Charest et Pauline Marois, ainsi que le chef péquiste, Pierre Karl Péladeau, le chef de la CAQ, François Legault, et les députés de Québec solidaire Françoise David et Amir Khadir.
Sur la scène fédérale, les chefs néo-démocrates et libéraux, Thomas Mulcair et Justin Trudeau, étaient présents, tout comme le ministre Denis Lebel, qui représente le gouvernement Harper.
Gilles Duceppe, qui devrait annoncer mercredi son retour à la tête du Bloc québécois, a été chaudement applaudi par la foule à son arrivée, tout comme l'a été Pierre Karl Péladeau.
Avec ses 875 places, l'église Saint-Germain d'Outremont est beaucoup plus petite qu'une cathédrale, où se tiennent le plus souvent des cérémonies du genre. Selon le chef du protocole du gouvernement, Claude Pineault, ce choix est celui de M. Parizeau, qui « désirait une église qu'il fréquente, qu'il aime ».
M. Parizeau a laissé des instructions claires sur la façon dont il voulait voir se dérouler ses funérailles, mais selon M. Pineault, elles sont très peu nombreuses. « Tout ça est teinté d'une trame de fond très claire, c'est la sobriété, la simplicité, la proximité », a-t-il précisé.
Le drapeau du Québec a été mis en berne sur la tour centrale du parlement, sur tous les édifices publics du gouvernement du Québec, des municipalités ainsi que des représentations du Québec à l'étranger et des bureaux du Québec au Canada, et ce, jusqu'au crépuscule du jour des funérailles.
De nombreux politiciens ont salué la contribution de Jacques Parizeau au développement du Québec avant la cérémonie : 

Bernard Landry, ex-premier ministre du Québec : « J'ai toujours été ébloui par son intelligence, d'une part, et sa science. C'est le meilleur économiste que j'ai rencontré dans ma vie, ici en tout cas. [...] C'était un révolutionnaire démocratique et pacifique. [...] Ce concert [d'éloges qu'il reçoit] est extraordinaire et nous console de son départ. C'est juste, l'hommage qu'on lui rend. Son oeuvre est immense. »

Pauline Marois, ex-première ministre du Québec : « C'est un homme pour lequel j'avais une grande admiration. Ce que je retiens de lui, c'est qu'il aura changé le visage du Québec. Il fait partie de ce tout petit groupe de personnes qui aura eu une influence énorme sur l'entrée du Québec dans sa modernité, et en particulier évidemment sous l'angle économique, mais aussi sur l'angle des grandes institutions et des politiques sociales. »

Sylvain Gaudreault, député péquiste :« C'est une inspiration quant aux convictions, la nécessité de garder ses convictions en politique. D'avoir un idéal, de travailler pour ça. Aussi au niveau de l'organisation, le respect des militants, la mobilisation. Pour moi, ça a été quelqu'un qui m'a beaucoup influencé dans ma façon de faire de la politique. »

Nicolas Marceau, ex-ministre péquiste : « Son legs économique est formidable. Il a fait naître toute une génération de gens qui ont pris possession de l'économie québécoise. [...] Le legs politique, c'est de nous avoir amené à la porte de la souveraineté [...] au bord de réaliser le rêve qu'il avait, que j'ai et que plusieurs ont. C'est un rêve inachevé. »

Françoise David, co-porte-parole de Québec solidaire : « M. Parizeau disait exactement ce qu'il pensait. Ça ne pouvait pas faire l'affaire de tout le monde. Mais au moins, on avait devant nous un homme honnête, et un homme sage à bien des égards. Particulièrement ces dernières années, M. Parizeau était comme le bon vin; je trouvais qu'en vieillissant, il s'améliorait sans cesse. »

Thomas Mulcair, chef du Nouveau Parti démocratique : « C'est un grand homme d'État qui a passé toute sa vie à essayer de rendre celle de ses concitoyens meilleure. Il a travaillé sans relâche. C'est un homme admirable [...], d'un intellect extraordinaire, coriace, déterminé. Vraiment quelqu'un de très impressionnant. C'est une des personnes les plus impressionnantes que j'ai jamais côtoyées dans ma vie politique. »

Justin Trudeau, chef du Parti libéral du Canada : « [Il avait] une brillance politique et philosophique qui avait un grand impact sur ce qu'est devenu le Québec moderne. »

Claudette Carbonneau, ex-présidente de la CSN : « C'est un homme de vision. C'est précisément la capacité d'articuler l'économique, le social, le politique qui était sa très grande force. [...] J'insiste beaucoup sur son bilan social, son ouverture à la cause des femmes, l'équité salariale. [...] C'est un gros merci qui est parti, un phare qui s'est éteint sur le Saint-Laurent. »

Régis Labeaume, maire de Québec : « Il est rare qu'on puisse dire d'hommes politiques qu'ils ont fait la différence. Cet homme-là a fait une très grande différence, par sa créativité, son intelligence. Il nous a fait sauter des décennies en progrès collectifs. On lui doit ça. C'est un grand homme. »
Jacques Parizeau est mort lundi dernier à l'âge de 84 ans. Il a eu droit à un concert d'éloges pour le rôle qu'il a joué dans le développement du Québec moderne de la part des politiciens de toutes les allégeances.
Des milliers de personnes ont défilé en fin de semaine devant sa dépouille, exposée en chapelle ardente, à Montréal puis à Québec.
Un registre officiel de condoléances a également été mis en ligne pour le public. Vous pouvez y accéder en cliquant ici.