Chine: une assistante avoue avoir tué 8 personnes âgées

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Chine: une assistante avoue avoir tué 8 personnes âgées
PÉKIN - Une assistante à domicile chinoise a avoué durant son procès avoir empoisonné une patiente âgée afin de toucher son salaire plus tôt, et assuré en avoir tué sept autres, ont rapporté mardi les médias chinois.
L'affaire souligne les défaillances du système de soins aux personnes âgées en Chine, qui fait face à un vieillissement croissant de sa population.
He Tiandai, 45 ans, est jugée depuis la semaine dernière à Canton pour le meurtre d'une septuagénaire dont elle avait la charge.
Selon les médias locaux, la bru de la victime aurait promis à Mme He de lui verser ses salaires mensuels en intégralité même en cas de décès de la patiente avant la fin d'un mois.
Mais après avoir veillé sur la septuagénaire durant quatre jours à peine, l'aide ménagère aurait versé dans un bouillon de viande des somnifères et de l'insecticide, l'a fait boire à la patiente, puis en a directement injecté une partie dans son ventre et ses fesses avant de l'étrangler avec une corde en nylon, selon le Quotidien de Canton.
«Je ne voulais pas que quelqu'un d'autre obtienne l'argent», a-t-elle déclaré lors de son procès, a rapporté le journal.
Durant un interrogatoire de police, l'accusée avait avoué avoir assassiné sept autres patients et tenté d'en tuer deux autres par empoisonnement, a précisé l'article, ajoutant qu'aucune charge n'avait été retenue contre Mme He pour ces autres affaires faute de preuve.
De plus en plus de personnes âgées, habitant traditionnellement sous le même toit que leurs enfants en Chine, vivent désormais seules, un phénomène qui, couplé à des défaillances dans la couverture sociale, rend de nombreux seniors chinois dépendants de soins extérieurs.
La Chine compte actuellement plus de 212 millions de personnes de plus de 60 ans, selon le Bureau national des statistiques.
«Un nombre croissant d'entre eux aura besoin de soins de tiers dans un avenir proche», notait mardi un éditorial du China Daily consacré à l'affaire.
Et même si leurs enfants «peuvent mettre en place des mesures de sécurité contre ceux ayant des intentions hostiles ou malveillantes... il faudrait que ce type de prestataires de soins puissent être enregistrés et habilités», a plaidé le journal.
Des inquiétudes partagées par les internautes sur les réseaux sociaux.
«Je suis vraiment affligé», écrit un commentateur. «Les personnes âgées vivent dans un environnement vraiment préoccupant».

Un Émirati accusé d'un projet d'attentat contre le circuit F1 d'Abou Dhabi

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Publié le 29 décembre 2015 à 07h13 | Mis à jour à 07h13
L'homme fait l'objet de sept chefs d'accusation, dont... (PHOTO KARIM SAHIB, ARCHIVES AFP)
PHOTO KARIM SAHIB, ARCHIVES AFP
L'homme fait l'objet de sept chefs d'accusation, dont l'intention de poser des bombes sur le circuit de Formule 1, dans un magasin Ikea sur l'île de Yas et dans des autobus de touristes étrangers à Abou Dhabi.

Agence France-Presse
ABOU DHABI
Un Émirati, dont l'épouse a été exécutée pour le meurtre d'une Américaine, a été formellement accusé d'être lié au groupe État islamique (EI) et d'avoir planifié un attentat contre le circuit de Formule 1 d'Abou Dhabi, a rapporté mardi la presse locale.
Les médias internationaux n'ont pas été invités à assister à une audience lundi à la Cour de sûreté de l'État où l'accusé, identifié seulement par les initiales M. A. H., a entendu les charges pesant contre lui selon des quotidiens émiratis.
Au total, l'homme fait l'objet de sept chefs d'accusation, dont l'intention de poser des bombes sur le circuit de Formule 1, dans un magasin Ikea sur l'île de Yas et dans des autobus de touristes étrangers à Abou Dhabi, et d'avoir planifié des attaques contre une base militaire américaine aux Émirats et contre de hauts responsables de la fédération.
Selon le Gulf News qui cite des procureurs, il a essayé de rejoindre les djihadistes de l'EI en Irak «mais, comme il n'a pas réussi à s'y rendre, il a choisi de travailler aux Émirats en soutien à l'organisation terroriste».
L'homme a rejeté toutes les accusations portées contre lui et s'est plaint d'avoir été placé en isolement pendant six mois, après avoir été arrêté le 21 novembre 2014, a indiqué le journal The National.
Son épouse, Alaa al-Hashemi, 30 ans, a été exécutée par balle le 13 juillet après avoir été condamnée à mort pour le meurtre d'une enseignante américaine, tuée le 1er décembre 2014 dans les toilettes d'un centre commercial d'Abou Dhabi avec un couteau de cuisine.
Elle avait aussi été reconnue coupable d'avoir cherché à faire exploser une bombe artisanale devant le domicile d'un médecin américain d'origine égyptienne.
Les Émirats, où la population locale ne représente qu'environ 10% des habitants, se sont engagés en septembre 2014 dans la coalition internationale anti-EI en Syrie.
Les attaques imputées à des djihadistes ou des personnes s'inspirant de groupes extrémistes sont rarissimes dans cette riche monarchie du Golfe qui mène une politique de «tolérance zéro» vis-à-vis des islamistes.

L'opposition cherche la voie pour contrer le «monopole libéral»

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Publié le 28 décembre 2015 à 11h30 | Mis à jour le 28 décembre 2015 à 18h31
Le chef péquiste Pierre Karl Péladeau et le... (Photo Jean-Marie Villeneuve, Archives Le Soleil)
PHOTO JEAN-MARIE VILLENEUVE, ARCHIVES LE SOLEIL
Le chef péquiste Pierre Karl Péladeau et le chef caquiste François Legault ont tous les deux relevé la nécessité de surmonter la division de l'opposition d'ici le scrutin de 2018 afin de contrer le «monopole libéral».

ALEXANDRE ROBILLARD
La Presse Canadienne
QUÉBEC
À quelques mois de la mi-mandat du gouvernement de Philippe Couillard, la lutte devrait s'intensifier, entre les partis de l'opposition, pour contrer le «monopole libéral» qu'ils craignent de voir s'installer.
Avec trois formations dans l'opposition à l'Assemblée nationale, dont deux souverainistes, les libéraux de M. Couillard se sont maintenus en tête des sondages, cet automne, malgré des politiques budgétaires critiquées, des négociations avec le secteur public et le dépôt du rapport de la Commission Charbonneau.
En concluant les travaux parlementaires, début décembre, le chef péquiste Pierre Karl Péladeau et le chef caquiste François Legault ont tous les deux relevé la nécessité de surmonter la division de l'opposition d'ici le scrutin de 2018.
M. Legault est même allé jusqu'à prédire que, si rien ne change, le «monopole libéral» sur le gouvernement pourrait se prolonger jusqu'à 2026.
Au cours des derniers mois, chacun a commencé à esquisser sa stratégie dans le but d'élargir sa base d'appuis dans l'électorat adverse.
L'arrivée de M. Péladeau à la tête du Parti québécois a augmenté la polarisation du débat politique sur l'axe fédéraliste-souverainiste, ce qui a notamment forcé M. Legault à définir sa position constitutionnelle «pour un Québec fort» à l'intérieur du Canada.
Proposant plus de revendications que les libéraux, notamment sur le front de la langue, de la culture et de l'immigration, la Coalition avenir Québec (CAQ) a fait le pari qu'au moins une partie de l'électorat péquiste pourrait répondre à son appel au ralliement «nationaliste».
Avec ce virage, par lequel la CAQ a enterré sa promesse de trêve constitutionnelle, M. Legault espère donner un nouveau souffle à son parti, éprouvé cette année par les départs des députés Gérard Deltell et Sylvie Roy.
Jusqu'ici campé dans son profil d'homme d'affaires qui a fait le saut en politique, M. Legault a peiné à se distinguer, au cours des derniers mois, de M. Péladeau. En plus de mettre également de l'avant ses réalisations en affaires, le nouveau chef péquiste jouit déjà du statut de personnalité médiatique.
Cette difficulté de M. Legault est apparue clairement quand le chef caquiste s'est appuyé sur des sources anonymes pour affirmer, en juin, que le profil souverainiste de M. Péladeau nuirait au retour des Nordiques à Québec, un projet auquel est associé le conglomérat Québecor dont le chef péquiste est actionnaire de contrôle.
M. Legault a eu recours au même procédé pour affirmer plus tard qu'il existait au Québec des acheteurs potentiels intéressés à faire l'acquisition du bloc d'actions du chef péquiste, qui craint un déménagement de son siège social s'il le mettait en vente.
De son côté, M. Péladeau a répété, durant la course à la direction du début de l'année, qu'il se croyait en position de rallier des électeurs caquistes au PQ ainsi qu'au projet souverainiste.
Au début du mois, M. Péladeau a une nouvelle fois mis de l'avant son crédo économique pour établir un parallèle entre les électeurs de la CAQ et les objectifs du PQ.
«Je pense que dans son parti il y a de très nombreux nationalistes qui partagent cette volonté de continuer à nous enrichir», a-t-il dit.
En septembre, M. Péladeau a aussi fait de l'oeil aux électeurs des deux autres formations souverainistes, Québec solidaire (QS) et Option nationale, lorsqu'il a affirmé que le PQ n'a pas le monopole du projet indépendantiste.
Les embûches qui parsèment la route du ralliement sont apparues en octobre dernier, quand QS a fait bande à part au moment de marquer le 20e anniversaire du dernier référendum sur la souveraineté.
Fin juin, plus d'un mois après l'élection de M. Péladeau à la tête du PQ, QS avait lancé une opération de mobilisation sur le terrain pour «faire connaître sa démarche d'accession à l'indépendance».
L'objectif était notamment de démontrer que «Québec solidaire est un acteur incontournable du mouvement indépendantiste québécois».
S'exprimant sur l'hypothèse récurrente d'alliances électorales avec le PQ, le député Amir Khadir a donné un aperçu des attentes de sa formation politique, début décembre.
M. Khadir a invité les péquistes à se prononcer en faveur d'une réforme qui permettrait un mode de scrutin proportionnel, tel que les libéraux fédéraux veulent le proposer à Ottawa.
«Ce qui rend difficile toute entente électorale, entre guillemets, c'est le système actuel», a-t-il dit.
L'élection de 1989 a été la dernière à consacrer le bipartisme en Chambre dominé par le Parti libéral du Québec, qui avait remporté 92 des 125 sièges avec 49% des votes, et le PQ, qui avait obtenu 29 sièges grâce à 40% des suffrages.
À partir de 1994, avec l'élection d'un premier député, les appuis à l'Action démocratique du Québec sont allés croissants, pour culminer en 2007 à 30% des suffrages, ce qui lui a permis de former l'opposition officielle.
Sa fusion à la CAQ n'a pas empêché l'érosion de ce créneau dans l'électorat, malgré un rebond de la campagne de M. Legault en 2014, qui a donné aux caquistes un caucus de 22 députés avec 23% des votes.
Un premier député de QS avait fait son entrée à l'Assemblée nationale, en 2008, grâce à un total panquébécois de 3,8% des suffrages. Ce résultat a progressé à 7,6%, en 2014, agrandissant l'équipe à trois élus.
Au dernier scrutin, les libéraux ont fait élire 70 députés, avec 41% des votes, contre 30 au PQ, qui a reçu 25% des suffrages, son pire résultat.
Si le PQ a regagné du terrain depuis l'élection de son nouveau chef, les jeux sont encore loin d'être faits d'ici le scrutin de 2018.
Le temps qui reste d'ici là ouvre la porte à toutes les conjectures, mais une certitude demeure: la question du ralliement des électeurs de l'opposition, sous une forme ou une autre, demeurera au coeur des stratégies.

Un adolescent confié à la DPJ enfermé pendant 15 jours

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Publié le 29 décembre 2015 à 05h00 | Mis à jour à 06h17
L'adolescent a passé 15 jours dans une cellule... (Photo Charles Laberge, collaboration spéciale)
PHOTO CHARLES LABERGE, COLLABORATION SPÉCIALE
L'adolescent a passé 15 jours dans une cellule sans un seul meuble et sans lumière du jour. Il n'en sortait que trois fois par jour pour des pauses de trente minutes, durant lesquelles il était menotté.

Un adolescent confié à la DPJ-Montérégie a été enfermé 15 jours de suite - dont trois menotté - dans une cellule vide et sans fenêtre, nourri exclusivement de sandwichs. Un viol de «plusieurs de ses droits fondamentaux» qui vaut aux services sociaux un blâme de la justice.
Jonathan*, 17 ans, a aussi rapporté qu'il avait dû faire ses besoins sur le sol de la cellule, avant d'être forcé à nettoyer. Après avoir passé quatre jours sans se laver.
Le «bloc de retrait» est destiné à être utilisé à coups de 15 ou 30 minutes, voire quelques heures, le temps qu'une crise de colère passe. Y emprisonner un jeune pendant deux semaines constitue une «mesure abusive» qui «n'est pas cliniquement défendable», a affirmé la juge Mireille Allaire dans une décision très critique à l'endroit de la directrice de la protection de la jeunesse (DPJ). «L'alerte aurait dû être donnée» après un ou deux jours, déjà «une durée exceptionnelle».
La situation a d'ailleurs profondément perturbé les avocats chargés de représenter les enfants de la DPJ - et ils en ont vu d'autres. «Plus on grattait, plus on découvrait des choses. Au bureau, on a tous été troublés et surpris par l'ampleur de l'affaire», a déploré Me Charlotte Vanier Perras. «Ma directrice fait du droit de la jeunesse depuis des années, et elle était vraiment troublée.»
«Si la population savait que ce genre de chose avait lieu...», a-t-elle ajouté.
À la DPJ-Montérégie, on refuse de commenter ce cas en particulier, mais on promet d'appliquer la recommandation de la juge Allaire: la grande patronne de l'organisation est personnellement et directement avertie «chaque fois» qu'un jeune passe 24 heures en isolement. Chaque fois qu'un juge reconnaît que les droits d'un mineur ont été lésés, «c'est quelque chose qui est inacceptable», a expliqué la numéro 2 de l'organisation, Josée Morneau. «C'est sûr que ce n'est pas une situation qui est prise à la légère.»
Un jeune en détresse
Jonathan est loin d'être un enfant de choeur. Il est suivi en psychiatrie depuis l'âge de 6 ans et traîne de lourds antécédents: menaces de mort, agression causant une commotion cérébrale et méfaits.
Au moment des faits, il était sous la garde de la DPJ à la fois en tant qu'enfant abandonné à protéger de la violence de «son milieu familial» et en tant que jeune contrevenant.
Le 4 novembre 2014, il était «violent et s'est désorganisé», a rapporté la juge, et il aurait lui-même demandé d'être placé en isolement, avant de se raviser. Jonathan a été tout de même conduit au «bloc de retrait». Il s'est retrouvé torse nu au cours de l'intervention.
Il passera les 15 jours suivants dans la cellule sans un seul meuble et sans lumière du jour. Il ne pourra en sortir qu'à raison de trois pauses de trente minutes par jour, pendant lesquelles il est menotté. S'ajoutent la douche quotidienne - le jeune se plaint toutefois d'en avoir été privé quatre jours de suite - ainsi que les passages aux toilettes et deux comparutions en cour.
En outre, il «a été menotté durant trois jours».
Pourtant, Jonathan «n'a pas été en crise durant les 15 jours où il a été en isolement. Dès qu'il [a eu repris] son calme, il aurait dû être retourné dans une unité régulière», a déploré la juge Allaire.
«Qu'un jeune en isolement mange de la nourriture froide, n'est pas, selon la Cour, un manquement au respect de ses droits, mais qu'il soit soumis à ce traitement durant deux semaines le devient», a écrit la juge.
«Qu'il ait été, quelques minutes, torse nu parce que son chandail a été déchiré, lors de l'altercation avec les agents, peut s'expliquer. Mais qu'il le demeure plusieurs heures constitue un manquement à son intégrité physique et à sa dignité.» «J'ai un problème de poids et je me sentais humilié» par cette nudité partielle, a expliqué le jeune au tribunal.
«La Cour blâme la Directrice et les intervenants sur la façon dont ils ont géré la situation», ajoute le magistrat.
«Du mieux qu'on peut»
Pour l'avocate de Jonathan, Charlotte Vanier Perras, la situation est complètement inacceptable.
«On n'a jamais nié les faits», soit le fait que le jeune était difficile, a-t-elle affirmé en entrevue.
«La DPJ et les centres de réadaptation, ce sont des endroits qui sont censés pouvoir prendre en charge un jeune comme ça. Même pour un jeune qui présente des comportements de violence, ce n'est pas justifié qu'il vive des conditions de ce type-là pendant 15 jours.»
Du côté de la DPJ-Montérégie, on continue de faire confiance aux règles établies et au personnel en fonction.
«L'isolement, c'est une mesure de dernier recours, et l'utilisation de menottes, c'est encore plus une mesure de dernier recours», a expliqué Josée Morneau, directrice de la protection de la jeunesse adjointe. «C'est pour la sécurité soit de la personne, soit d'autrui.»
Pour elle, ce cas démontre «la complexité de la situation et des moyens qui ne sont pas faciles à mettre en place», a-t-elle dit. «On fait face à des jeunes qui portent de grandes souffrances, qui font face à de grandes difficultés. Je vous assure qu'on tente de les accompagner du mieux qu'on peut.»
De fait, la juge Allaire a refusé de condamner la DPJ à transmettre au jeune une lettre d'excuses, «puisque la bonne foi des intervenants n'a jamais été remise en cause».
* Prénom fictif. La Presse ne peut dévoiler le nom de l'adolescent.
Des antécédents à la DPJ-Montérégie
Ce n'est pas la première fois qu'un juge reproche à la DPJ-Montérégie d'avoir lésé les droits d'un enfant sous sa garde. L'an dernier, deux juges ont dénoncé dans leurs jugements la tendance de l'organisation à faire fi de leurs décisions: une intervention d'un éducateur n'avait pas eu lieu et une fratrie avait été divisée. La DPJ «a délibérément fait abstraction de l'ordonnance judiciaire», a dénoncé une juge. «L'ignorance de la loi et d'un principe aussi basique en matière d'exécution d'ordonnance [...] ne peut constituer une justification», a écrit un autre. Fait inhabituel, les magistrats avaient même envoyé des huissiers dans le bureau de la grande patronne de la DPJ pour qu'elle reçoive personnellement une copie de leur jugement. Celle-ci avait affirmé à La Presse prendre «tout à fait» au sérieux la situation.

La Guinée émerge de deux ans d'Ebola

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Publié le 29 décembre 2015 à 07h45 | Mis à jour à 09h30
Noubia, le dernier patient connu atteint d'Ebola, a été... (PHOTO CELLOU BINANI, ARCHIVES AFP)
PHOTO CELLOU BINANI, ARCHIVES AFP
Noubia, le dernier patient connu atteint d'Ebola, a été déclarée guérie en novembre.

MOUCTAR BAH
Agence France-Presse
CONAKRY
Deux ans après la mort dans le pays du premier cas d'Ebola en Afrique de l'Ouest, un bébé d'un an, la Guinée est officiellement débarrassée mardi de l'épidémie, six semaines après la guérison de son dernier patient, un nourrisson né avec le virus.
L'Organisation mondiale de la Santé (OMS) a annoncé mardi la fin de la transmission d'Ebola en Guinée, deux périodes de 21 jours - la durée maximale d'incubation du virus - s'étant écoulées depuis le second test négatif sur le dernier patient guéri.
«Le tissu social a été mis à rude épreuve», a souligné le représentant de l'OMS en Guinée, Mohamed Belhocine, dans une déclaration à Conakry, en référence aux relations, traditionnellement empreintes de suspicion, entre pouvoir et population dans ce pays, qui ont encore compliqué la lutte contre la propagation.
«La Guinée entre maintenant dans une période de surveillance renforcée de 90 jours», a ajouté l'OMS, rappelant que le risque persiste au-delà de ces 42 jours, en raison de la subsistance du virus dans certains liquides corporels, en particulier le sperme, où il peut survivre jusqu'à neuf mois.
Cette épidémie d'Ebola, la plus grave depuis l'identification du virus en Afrique centrale en 1976, a fait plus de 11 300 morts sur quelque 29 000 cas recensés, un bilan toutefois sous-évalué, selon l'OMS.
Les victimes se concentrent à 99% dans trois pays limitrophes: la Guinée, qui compte officiellement 2536 morts pour 3804 cas, la Sierra Leone, déjà déclarée exempte de transmission le 7 novembre, et le Liberia, où la fin de l'épidémie a été annoncée deux fois, en mai et septembre, avant de nouvelles résurgences.
«Pour la première fois» depuis deux ans, ces trois pays «ont arrêté les chaînes de transmission à l'origine de cette épidémie dévastatrice», a souligné Matshidiso Moeti, directeur régional pour l'Afrique à l'OMS.
«C'est le meilleur cadeau de fin d'année que le Bon Dieu pouvait offrir à la Guinée», a affirmé un survivant, Alama Kambou Doré.
Énorme coût humain et économique
Le dernier patient connu, une fille prénommée Noubia, née au centre de traitement d'Ebola de Médecins sans Frontières (MSF) à Conakry, où sa mère a succombé au virus, a été déclarée guérie le 16 novembre.
L'Unicef s'est félicité de la fin de l'épidémie, mais a rappelé dans un communiqué que «22 000 enfants ont perdu au moins un de leurs parents» dans un des trois pays et restent «traumatisés», voire stigmatisés.
Le président de la Banque mondiale Jim Yong Kim a également salué «une étape importante» et s'est engagé à «continuer à soutenir la Guinée pour surmonter l'énorme coût humain et économique d'Ebola».
La France, par la voix de sa secrétaire d'État chargée du Développement, Annick Girardin, a elle aussi assuré la Guinée de son soutien dans «la tâche ardue de la reconstruction».
Les festivités officielles débuteront mercredi matin, avec une cérémonie en présence du président Alpha Condé et des 53 partenaires dans la lutte contre l'épidémie: MSF, OMS, Centres américains de contrôle et de prévention des maladies (CDC), Croix-Rouge... ainsi que les pays donateurs.
Des survivants témoigneront de leur expérience et un hommage sera rendu aux 115 soignants emportés par Ebola, ainsi qu'aux huit membres d'une équipe de sensibilisation assassinés en septembre 2014 à Womey (sud-est) dans le Sud forestier, épicentre originel de l'épidémie.
Les célébrations se poursuivront dans l'après-midi avec un concert mémorial «Bye bye, au revoir Ebola», rassemblant des artistes africains de renommée internationale: Youssou Ndour, Tiken Jah Fakoly, Mory Kanté, Aïcha Koné, etc. pour saluer les efforts du peuple de Guinée.
Car pour en arriver là, depuis la mort du petit Émile Ouamouno, un an, à Meliandou (sud-ouest), la route s'est révélée particulièrement pénible.
«La Guinée revient de loin», a rappelé une survivante, Djénabou Barry: «J'ai perdu mon époux, j'ai perdu ma belle-soeur et j'ai été expulsée de la où j'habitais avec mes enfants après ces deux décès, j'ai été rejetée, stigmatisée...».
C'est en Guinée que les réactions à la campagne anti-Ebola - par déni du virus ou rejet de mesures sanitaires perçues comme autoritaires ou attentatoires à leurs coutumes - se sont manifestées le plus brutalement, culminant avec le massacre de Womey.
Ces «réticences», qui poussaient les malades à se cacher et les familles à continuer les pratiques funéraires traditionnelles, malgré les risques de contagion - ont longtemps masqué la persistance de chaînes de transmission insoupçonnées.

États-Unis : au moins 44 morts dans des tornades et des inondations

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Des phénomènes climatiques extrêmes ont fait plusieurs victimes depuis samedi. Les transports aériens sont perturbés pour les fêtes de fin d'année.


Publié le  | Le Point.fr

Tornades, inondations et chutes de neige ont fait au moins 44 morts aux États-Unis depuis samedi.

Tornades, inondations, fortes chutes de neige. La nature se déchaîne aux États-Unis. Ces phénomènes climatiques ont fait au moins 44 morts aux États-Unis depuis samedi. Les transports aériens et routiers sont fortement perturbés en cette période de grands déplacements pour les fêtes de fin d'année.
Aux tornades spectaculaires qui ont dévasté une partie du Texas (Sud) ce week-end ont succédé lundi de fortes tempêtes accompagnées de blizzard, de pluies verglaçantes et d'inondations sur une large partie des États-Unis. Plusieurs millions de personnes étaient bloquées dans les aéroports après l'annulation lundi de plus de 2 100 vols et le retard de 3 700 autres, selon le site FlightAware.

Plus de 25 centimètres de pluie

Des naufragés de l'air qui se sont ajoutés aux voyageurs des 1 640 vols annulés et plus de 6 400 retardés déjà dimanche, pour la plupart du fait des systèmes orageux positionnés au-dessus du Texas. Lundi, c'est à Chicago que les perturbations les plus importantes ont été relevées : une pluie verglaçante et de fortes rafales de vent ont cloué au sol plus de 1 200 avions, selon FlightAware. Et les services météorologiques locaux prévoyaient encore des vents soufflant jusqu'à 80 km/h, pouvant provoquer chutes d'arbres, coupures de lignes électriques et accumulation de neige et de glace.
Ces intempéries causées par un système orageux ancré sur les États-Unis depuis mercredi dernier et lié à des températures anormalement élevées pour la saison ont déversé jusqu'à 104 centimètres de neige sur une partie du Nouveau-Mexique (Sud-Ouest), en général à peine saupoudré. Et l'Arkansas, le Missouri, l'Oklahoma et le Texas ont reçu plus de 25 centimètres de pluie.

L'état d'urgence dans 3 États

Les gouverneurs du Nouveau-Mexique, du Texas et du Missouri ont déclaré dimanche l'état d'urgence, qui permet le déblocage de certains moyens d'intervention, sur tout ou partie de leur territoire. L'Alabama, le Mississippi et laGéorgie leur ont emboité le pas. Fait inhabituel pour la saison, au moins neuf tornades ont fait samedi 11 morts dans la région de Dallas, au Texas qui certes a l'habitude des tornades mais d'ordinaire au printemps.
La petite ville de Garland, dans la banlieue de Dallas, a été la plus touchée : une tornade avec des vents jusqu'à 320 km/h a rasé des rues entières, emporté des autoroutes et détruit ou endommagé quelque 600 bâtiments, selon les autorités locales. C'était seulement la deuxième fois depuis 1950 que la région était balayée par une tornade aussi puissante. Elle a fait huit morts à Garland, et d'autres tornades au nord-est de Dallas ont fait trois morts.
Le président américain Barack Obama, actuellement en vacances à Hawaï, a fait part au gouverneur de cet État Greg Abbott de "ses sincères condoléances" lors d'une conversation téléphonique, a indiqué un responsable de la Maison-Blanche. Craignant d'autres tornades, le Texas se préparait également à affronter des conditions hivernales particulièrement rudes avec neige, verglas et risques d'inondations. Samedi, il faisait 28 °C.

De fortes chutes de neige à venir

Selon les derniers bilans disponibles lundi soir, les tempêtes ont également fait dix morts dans le Mississippi, huit dans le Missouri, six dans le Tennessee, cinq dans l'Illinois ainsi que deux dans l'Alabama, et un en Arkansas et en Georgie. Le gouverneur du Missouri Jay Nixon a appelé ses concitoyens à "éviter autant que possible de voyager".
Le National Weather Service (NWS) prévoyait pour lundi soir la persistance des conditions climatiques difficiles avec de "fortes chutes de neige et du verglas" dans le Nord, les plaines du centre du pays ainsi que dans la région des Grands lacs et dans le Nord-Est.
Le centre et le sud du pays devaient se préparer pour leur part à des pluies soutenues et à des inondations, tandis qu'une partie du sud-est des États-Unis était sous la menace de "conditions climatiques extrêmes", indiquait le NWS sur son site internet. "Les tempêtes devraient diminuer mardi, mais les inondations et les conditions de voyage dangereuses pourraient se poursuivre jusqu'en milieu de semaine", selon les autorités.

Irak-Syrie : les défaites sont un coup dur pour l'EI

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Les djihadistes ont subi une série d'échecs militaires, dont la perte de Ramadi. Cela ne signifie cependant pas la mort du groupe, selon les experts.


Publié le  | Le Point.fr

Les forces pro-gouvernementales irakiennes, photo d'illustration.

Les experts estiment que même si le groupe État islamique (EI) a subi une série de défaites ces derniers mois en Syrie et en Irak, dont la dernière en date dimanche à Ramadi, l'organisation djihadiste est encore loin d'être vaincue. Au printemps, l'EI avait pris le contrôle de Ramadi, chef-lieu de la vaste province sunnite d'Al-Anbar, dans l'ouest de l'Irak, infligeant une cinglante défaite à l'armée irakienne. Les djihadistes avaient également conquis Palmyre, cité syrienne antique mondialement connue, prouvant alors leur capacité à étendre leur « califat » autoproclamé entre l'Irak et la Syrie. Mais récemment les djihadistes ont cédé du terrain, perdant les villes irakiennes de Baiji, de Sinjar puis de Ramadi dimanche. En Syrie, l'EI a aussi perdu fin décembre le contrôle du barrage de Tichrine (Nord) face à une coalition militaire arabo-kurde qui l'a ainsi privé d'une source de revenus stratégique.
« Pour l'EI qui se revendique comme un État, contrôler des centres-ville et des infrastructures clés est important, mais (les récentes) défaites entament la crédibilité de cette revendication », estime Firas Abi Ali, analyste à l'institut IHS Jane's spécialisé dans les questions de défense et basé à Londres. Mais la reconquête de Ramadi par les forces irakiennes est davantage une victoire symbolique, tempèrent toutefois des experts. « L'EI est toujours capable de lancer des attaques à travers l'Irak sans Ramadi, une ville plus importante pour les forces de sécurité irakiennes que pour l'EI », estime Patrick Martin, analyste à l'Institute for the Study of War basé à Washington. Les djihadistes ont réussi à évacuer un grand nombre de véhicules et d'armes avant le début de la bataille de Ramadi, a indiqué un haut gradé des forces d'élite antiterroristes qui furent en première ligne pour la reprise de la ville.

« Trop tôt pour annoncer la mort de l'organisation État islamique »

Gagner des batailles, même si elles sont d'un intérêt stratégique mineur, demeure cependant important pour le moral des troupes qui luttent contre l'EI, souligne Patrick Skinner du cabinet de consultants Soufan Group spécialisé dans le renseignement. Selon lui, le dernier message audio du chef autoproclamé de l'EI Abou Bakr al-Baghdadi la semaine dernière était « moins triomphant » que les précédents. Même constat pour Firas Abi Ali, qui voit dans les menaces proférées contre Israël « le signe que l'État islamique est en crise ». « La popularité de la rhétorique antisioniste dans la région pousse les dictateurs à penser qu'elle est une garantie de soutien des foules. Ils l'utilisent pour détourner (leur population) des autres problèmes », analyse-t-il.
Au-delà de la comptabilisation des points gagnés ou perdus par chacune des parties, de nombreux experts se sont penchés sur la nouvelle équation militaire qui a conduit aux récentes victoires contre l'EI. À Sinjar, des factions rivales kurdes, appuyées par les frappes de la coalition internationale anti-EI conduite par les États-Unis, ont bouté les djihadistes hors de la ville. Dans le nord de la Syrie, ce sont aussi des combattants kurdes qui ont été les fers de lance de la lutte contre l'EI. La reprise de Ramadi a, elle, été menée par les seules forces fédérales irakiennes, sans l'implication des groupes paramilitaires chiites qui avaient jusqu'à présent joué un rôle central dans la guerre contre l'EI. « Le fait de restaurer la capacité des forces irakiennes est très important et pourrait devenir un modèle pour les offensives à venir », souligne Firas Abi Ali.
« La reprise méthodique de Ramadi, avec la couverture aérienne de la coalition limitant les mouvements de l'EI (...) dans les quartiers urbains, a prouvé son efficacité. Une méthode qui pourrait à nouveau être utilisée à Fallouja », bastion djihadiste situé entre Ramadi et Bagdad, analyse Patrick Skinner. Le Premier ministre irakien Haider Al-Abadi s'est engagé lundi à libérer son pays de l'EI en 2016. Pour Firas Abi Ali, les forces kurdes syriennes rencontreront plus de difficultés dans leur avancée vers Raqa, capitale de facto des djihadistes en Syrie. Si les défaites se multiplient en Syrie et en Irak, l'EI pourrait voir dans la Libye une terre de repli. L'organisation y contrôle déjà la ville de Syrte, à 450 kilomètres à l'est de Tripoli. De plus, rappelle Firas Abi Ali, « les idéologies du djihad et de l'islam politique se portent bien. Il est trop tôt pour annoncer la mort de l'État islamique ».

La députée péquiste Nicole Léger se relève d'un cancer

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Mise à jour le mardi 29 décembre 2015 à 6 h 02 HNE
La députée péquiste de Pointe-aux-Trembles, Nicole Léger
La députée péquiste de Pointe-aux-Trembles, Nicole Léger  Photo :  ICI Radio-Canada

Ils n'ont pas toujours bonne presse et les citoyens exigent beaucoup d'eux. Les politiciens, qui sont généralement « faits forts », doivent aussi traverser des épreuves. Cela a été le cas de la députée péquiste de Pointe-aux-Trembles, Nicole Léger, qui a dû affronter un cancer de la langue cet automne.
Un texte de Martine BironTwitterCourriel
À 60 ans, la députée Léger a eu la surprise de sa vie lorsqu'un ulcère sur la langue qui ne voulait plus guérir s'est avéré un cancer. Son dentiste commençait à s'inquiéter et lui a suggéré d'aller voir son médecin. Après une biopsie, le diagnostic est tombé. Il fallait l'opérer pour lui enlever un morceau de sa langue.
« Oui, un morceau de langue, une petite demi-lune qu'ils ont enlevée », a expliqué Mme Léger, précisant que « par précaution, ils ont aussi enlevé les ganglions ».
Des ganglions et un bout de langue en moins, Nicole Léger doit réapprendre à parler et à surmonter le choc qu'elle a subi.
« [J'ai dû me raisonner pour] être capable d'accepter ma condition. Et de me dire : "Là, calme-toi. C'est ta vie. Tu n'es pas en train de faire l'indépendance du Québec". »— Nicole Léger

Tous les jours depuis son opération, début octobre, elle fait des exercices de diction. Mais ce qui a été le plus difficile pour cette femme qui a toujours baigné dans la politique, c'était de revenir à l'Assemblée nationale.
C'est le 3 novembre dernier, foulard au cou pour cacher une longue cicatrice, qu'elle a pris son courage à deux mains et a fait une intervention à l'Assemblée nationale. Elle a été touchée par la gentillesse de ses collègues qui lui ont souhaité bon rétablissement.
Elle s'est même payé le luxe d'une mêlée de presse. « Je jojotte, je chuinte, mais le reste n'est pas si mal. » Pas si mal parce qu'elle est guérie et que son chef lui a offert la présidence du caucus.
« Il faut être surhumain quand tu es en politique. La maladie t'amène à être moins surhumaine, peut-être mise au rancart parce que tu es malade. » Elle précise qu'elle a eu peur du rejet. Encore aujourd'hui, elle a l'impression que sa maladie, c'est aussi l'un de ses échecs.
  • À la question : « Vous avez l'impression que c'est une faille à votre parcours? »
  • Elle répond : « Oui, je vous le dis en n'étant pas contente de vous le dire. »
Malgré des sentiments de culpabilité, de honte et d'orgueil, Nicole Léger admet que sa vie a changé. « Je suis plus sereine parce que [je suis] reconnectée par la vraie vie », dit-elle. Bientôt, la maladie sera du passé et son élocution sera revenue. Sa passion, la politique, elle est restée intacte.

La Saskatchewan demande qu'Ottawa lui renvoie l'argent de la péréquation

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Mise à jour le lundi 28 décembre 2015 à 12 h 46 HNE
Le premier ministre de la Saskatchewan, Brad Wall.
Le premier ministre de la Saskatchewan, Brad Wall.  Photo :  ICI Radio-Canada

Le premier ministre de la Saskatchewan, Brad Wall, souhaite qu'Ottawa renvoie aux provinces « riches » l'argent qu'elles ont déjà déboursé dans le cadre du programme de péréquation fédéral, en raison de la baisse du prix du pétrole.
La péréquation est un programme de répartition de la richesse entre les provinces.
Brad Wall soutient que les contribuables saskatchewanais continuent de faire parvenir des millions de dollars au gouvernement fédéral, tandis que l'économie de la province souffre « vigoureusement » de la chute fracassante du prix du baril de pétrole.
Il en est de même pour les provinces comme l'Alberta et Terre-Neuve-et-Labrador dont les économies dépendent de la vente des produits énergétiques, estime-t-il.
Il est temps que le gouvernement fédéral réalise que Terre-Neuve-et-Labrador, l'Alberta et la Saskatchewan devraient de nouveau recevoir les sommes transférées, plaide M. Wall.
Le premier ministre souhaite que l'argent serve à financer des programmes d'infrastructures ou de rétention de travailleurs et ajoute qu'il pourrait être renvoyé en dehors des tuyaux établis par la formule de péréquation, afin d'éviter la diffculté d'obtenir un consensus pour instaurer des changements au programme.
Rappelons que Brad Wall a déjà vertement critiqué le programme de péréquation, soutenant qu'il favorise principalement les provinces productrices d'hydroélectricité, comme le Québec et le Manitoba.
Avec les informations de Stefani Langenegger

Disparition d'une femme enceinte de Laval

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Publié par Valérie Beaudoin pour CogecoNouvelles le mardi 29 décembre 2015 à 07h32. Modifié à 08h58.
Disparition d'une femme enceinte de Laval
(Cogeco Nouvelles) - Une jeune femme enceinte de 25 ans a été vue pour la dernière fois à Laval, la veille de Noël. Natasha Desmarais aurait quitté son domicile le 24 décembre pour aller souper avec des amis, mais n'est jamais revenue chez elle par la suite.
Elle mesure 1,70m et pèse 72 kg. Elle a les cheveux bruns et les yeux bleus. Sa grossesse est apparente et elle s'exprime en anglais et en français.
Les citoyens qui ont de l'information à transmettre aux autorités peuvent le faire en signalant le 450-662-INFO ou en composant le 911.