lundi, décembre 07, 2015

Impôt des particuliers: les libéraux vont de l'avant

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Publié le 07 décembre 2015 à 16h24 | Mis à jour à 17h20
Ces mesures entreront en vigueur dès le 1er... (Photo d'archives)
PHOTO D'ARCHIVES
Ces mesures entreront en vigueur dès le 1er janvier 2016.
(Ottawa) Les libéraux de Justin Trudeau ont sous-estimé d'environ 1,2 milliard de dollars le coût total annuel de la baisse d'impôts promise aux contribuables de la classe moyenne.
Cela n'a pas empêché lundi le ministre des Finances Bill Morneau d'annoncer que le gouvernement libéral ira de l'avant avec sa promesse électorale de faire passer de 22 à 20,5 % le taux du deuxième palier d'imposition (revenus imposables de 45 282 $ à 90 563$) pour les particuliers et de créer une nouvelle tranche d'imposition de 33 % pour ceux dont le revenu dépasse 200 000 $. Il a déposé lundi une motion de voies et moyens aux Communes qui sera votée dès mercredi de sorte que les changements fiscaux puissent entrer en vigueur le 1er janvier 2016.
En campagne électorale, les libéraux avaient promis que la baisse d'impôts accordée aux contribuables de la classe moyenne serait entièrement financée par une hausse du fardeau fiscal des particuliers mieux nantis qui empochent un salaire annuel de 200 000 $ et plus.
Or les calculs du ministère des Finances démontrent que cela ne sera pas le cas. En effet, la réduction du fardeau fiscal privera le fisc d'environ 3,4 milliards de dollars en revenus tandis que la majoration des impôts pour les contribuables plus fortunés rapportera à l'État 2 milliards de dollars.
En ramenant de 10 000 $  à 5500 $ la limite annuelle de la cotisation à un Compte d'épargne libre d'impôts (CELI), comme les libéraux l'avaient promis, en rajustant le crédit d'impôts pour les dons de bienfaisance et en révisant les taux des impôts remboursables sur le revenu de placement des sociétés privées, le gouvernement Trudeau va chercher environ 400 millions de dollars de plus en revenus en 2016-2017.
Le manque à gagner total pour concrétiser cette promesse électorale s'élève donc à environ 1,2 milliard de dollars par année pour les cinq prochains exercices financiers.
«Notre gouvernement s'est engagé à investir pour assurer la croissance de notre économie, renforcer la classe moyenne et aider les gens qui travaillent fort pour qu'ils en fassent partie. Nous avons pris l'engagement de fournir une aide directe à ceux qui en ont le plus besoin. L'annonce d'aujourd'hui constitue une étape importante en ce qui concerne le respect de ces engagements »,  a affirmé le ministre Bill Morneau en conférence de presse.
En tout, neuf millions de contribuables auront droit à une réduction moyenne de 330 $ par année - l'allègement fiscal maximal s'élèvera à 679 $ par particulier. Dans le cas d'une famille dont les deux conjoints travaillent, la baisse d'impôt moyenne sera de 540 $ et pourrait atteindre un maximum de 1358$ par année.
Selon les données du ministère des Finances, on compte environ 319 000 contribuables qui empochent 200 000 $ et plus et qui verront donc le fisc fédéral puiser davantage dans leurs poches en 2016.
Cette refonte du régime fiscal pour les particuliers se butera vraisemblablement à l'opposition des conservateurs et des néo-démocrates.
Le projet de loi libéral est décrié comme étant inéquitable et mal ciblé par les partis d'opposition à Ottawa.
La chef intérimaire du Parti conservateur, Rona Ambrose, l'a critiqué lors de son allocution en réaction au discours du Trône qui a été livré vendredi dernier.
Le chef du Nouveau Parti démocratique (NPD), Thomas Mulcair, a pour sa part regretté qu'environ 70 % des Canadiens ne toucheraient pas un sou avec ces mesures fiscales.
Fort de sa majorité parlementaire, le Parti libéral du Canada (PLC) n'a pas besoin de l'appui des autres partis aux Communes pour faire adopter ses projets de loi.
- Avec la Presse canadienne

Pékin en «alerte rouge» pour la première fois

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Publié le 07 décembre 2015 à 08h31 | Mis à jour à 08h31
Cette annonce - qui intervient alors que la... (PHOTO ANDY WONG, AP)
PHOTO ANDY WONG, AP

Cette annonce - qui intervient alors que la conférence sur le climat (COP21) aborde sa dernière ligne droite à Paris - doit entraîner à partir de mardi matin, et jusqu'à jeudi, des mesures exceptionnelles pour les quelque 20 millions de Pékinois, a annoncé le Bureau de la Protection environnementale de la municipalité.

Agence France-Presse
PÉKIN
Pékin est pour la première fois en alerte maximale «rouge» à la pollution atmosphérique, une mesure inédite décidée par les autorités lundi alors qu'un nouvel épisode «d'airpocalypse» doit toucher la capitale chinoise.
Cette annonce - qui intervient alors que la conférence sur le climat (COP21) aborde sa dernière ligne droite à Paris - doit entraîner à partir de mardi matin, et jusqu'à jeudi, des mesures exceptionnelles pour les quelque 20 millions de Pékinois, a annoncé le Bureau de la Protection environnementale de la municipalité. Le nord de la Chine suffoque ces derniers jours sous un épais brouillard polluant.
La circulation alternée, suivant le dernier numéro - pair ou impair - de la plaque d'immatriculation sera mise en place pour toutes les voitures particulières et officielles, à l'exception des véhicules électriques.
En compensation, 200 bus supplémentaires circuleront dans les rues de la ville, «en priorité des véhicules électriques ou hybrides» selon la compagnie des transports de Pékin, citée par le journal Beijing Daily.
Les chantiers en extérieur seront interrompus, et les camions destinés au transport de gravats et de déchets du BTP seront interdits de circulation, alors que les usines les plus polluantes devront cesser leurs opérations.
Les écoles maternelles, primaires ainsi que les collèges sont par ailleurs appelés à fermer leurs portes, une mesure «conseillée», mais non obligatoire.
Pékin avait déjà, la veille, enjoint les établissements scolaires à suspendre pour trois jours toutes leurs activités en extérieur.
Les feux d'artifice et les pétards, très utilisés lors des cérémonies de mariage, seront interdits, tout comme les grillades de viande dans les centres de plein air, très appréciées des Pékinois.
La pollution de l'air dans les grandes villes chinoises est un phénomène récurrent devenu l'un des principaux sujets de mécontentement de la population. La densité de particules de 2,5 microns de diamètre (PM 2,5), particulièrement dangereuses pour la santé, atteignait lundi soir plus de 224 microgrammes par mètre cube, selon les niveaux de référence mesurés par l'ambassade des États-Unis à Pékin.
L'Organisation mondiale de la santé (OMS) recommande un plafond moyen de seulement 25 microgrammes par vingt-quatre heures.
Premier pollueur mondial, la Chine a annoncé la semaine dernière son intention de réduire de 60 % les rejets des «principaux polluants» de ses centrales au charbon d'ici 2020, en modernisant leurs infrastructures.
Cette annonce du gouvernement vise surtout - de l'avis des analystes - à apaiser quelque peu l'exaspération populaire face au smo

Obama promet de «traquer les terroristes»

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Publié le 06 décembre 2015 à 20h35 | Mis à jour le 07 décembre 2015 à 08h15
«Nous allons détruire le groupe État islamique et... (PHOTO REUTERS)
PHOTO REUTERS
«Nous allons détruire le groupe État islamique et toute autre organisation qui chercherait à nous nuire», a assuré Barack Obama.
JÉRÔME CARTILLIER
Agence France-Presse
WASHINGTON
Barack Obama a promis de «traquer les terroristes» où qu'ils soient et de vaincre le groupe armé État islamique, tentant de rassurer des Américains qui s'inquiètent après l'attentat de San Bernardino et jugent sa réponse militaire à l'EI pas assez agressive.
«La menace du terrorisme est réelle, mais nous la vaincrons. Nous détruirons l'EI et toute autre organisation qui chercherait à nous nuire», a lancé dimanche soir le président américain lors d'une allocution solennelle prononcée dans le Bureau ovale, pour la troisième fois seulement depuis son arrivée au pouvoir.
Le président des États-Unis a appelé ses compatriotes à ne pas céder à la peur ou à la tentation de stigmatiser les musulmans.
«L'EI ne parle pas au nom de l'islam, ce sont des voyous, des tueurs», a-t-il martelé, appelant à considérer les musulmans comme des alliés plutôt qu'à «les repousser à travers la suspicion ou la haine».
Pour autant, a-t-il souligné avec force, les musulmans doivent aussi assumer leurs responsabilités et lutter - sans chercher d'excuses - contre les «idéologies extrémistes» qui ont progressé au sein de certaines de leurs communautés.
Sans annoncer d'inflexion dans sa stratégie de lutte contre l'EI, M. Obama a répété que les États-Unis ne se laisseraient pas entraîner dans une «longue et coûteuse» guerre au sol en Irak et en Syrie, où une coalition menée par Washington bombarde les djihadistes depuis plus d'un an.
«Nous ne réussirons pas si nous abandonnons nos valeurs ou si nous cédons à la peur», a-t-il martelé, appelant à faire preuve de détermination face à une «menace terroriste» qui «est entrée ces dernières années dans une nouvelle phase», avec des attaques de nature différente que celles du 11- Septembre.
À un an de son départ de la Maison-Blanche, le président américain peine à convaincre du bien-fondé de sa stratégie de lutte contre les djihadistes qui ont revendiqué ces derniers mois nombre d'attentats à travers le monde, dont ceux qui ont ensanglanté Paris le 13 novembre (130 morts).
Selon un sondage CNN/ORC rendu public juste avant son allocution, 68 % des Américains jugent que la réponse militaire face à l'EI n'a pas été assez agressive. Selon ce sondage, réalisé avant la fusillade de San Bernardino, 60 % des personnes interrogées (contre 51 % en mai) désapprouvent la façon dont le président répond à la question du terrorisme.
École coranique
Évoquant l'enquête sur l'attentat de San Bernardino, le plus meurtrier aux États-Unis depuis le 11- Septembre, M. Obama a souligné qu'il n'y avait à ce stade «aucune indication» que les tueurs aient été dirigés par un «groupe terroriste depuis l'étranger».
«Mais il est clair que ces deux personnes avaient suivi la voie délétère de la radicalisation», a-t-il ajouté.
L'EI a salué les auteurs du massacre - Tashfeen Malik, une Pakistanaise de 29 ans, et son époux Syed Farook, un Américain de 28 ans - «soldats» de son califat autoproclamé, sans pour autant revendiquer leur action.
Les enquêteurs étudiaient la piste d'une radicalisation de Farook par son épouse, une thèse qui pourrait être confortée par le fait que Tashfeen Malik avait fréquenté l'une des écoles coraniques les plus connues du Pakistan, pour les musulmanes cherchant à approfondir leur foi.
Cette madrasa, l'institut al-Huda, n'a pas de lien connu avec des organisations extrémistes, mais a été critiquée pour avoir diffusé une idéologie proche de celle des talibans selon ses détracteurs.
Le couple de tueurs, disposant de fusils d'assaut, de milliers de munitions et d'engins explosifs, a arrosé de balles un déjeuner de Noël rassemblant des collègues de Farook, faisant 14 morts, avant d'être abattu par la police.
Le FBI a trouvé chez le couple «des signes de radicalisation» et une «inspiration potentielle par des organisations terroristes étrangères», mais rien n'indique qu'ils faisaient partie d'un réseau organisé ou d'une cellule.
Une nouvelle fois, mais sans réel espoir d'être entendu, le président démocrate a appelé le Congrès à légiférer pour renforcer le contrôle des armes individuelles.
Ses adversaires républicains ont été prompts à dénoncer l'absence d'annonces nouvelles.
«L'ennemi s'adapte, nous devons le faire aussi. C'est pourquoi ce que j'ai entendu ce soir était si décevant: pas de nouveau plan, juste une tentative peu convaincante de défendre un politique vouée à l'échec», a réagi Paul Ryan, président de la Chambre des représentants.
«C'est tout?», a ironisé le magnat de l'immobilier Donald Trump sur Twitter. «Il nous faut un nouveau président, et VITE!», a ajouté celui qui caracole en tête dans la course à l'investiture républicaine.

Les Hells font la fête à Sorel

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Félix Séguin

SOREL - Les Hells Angels québécois sont de retour à Sorel là où ils ont fait la pluie et le beau temps depuis près de 40 ans. Ils étaient des dizaines rassemblés samedi pour célébrer les 38 ans de la section Montréal, premier chapitre canadien du club de motards.
Après avoir fait une véritable démonstration de force aux funérailles de leur «frère» Lionel Deschamps le 7 novembre dernier à Repentigny, les motards étaient cette fois conviés à la Halte des 103 îles de Sorel.
Le 5 décembre 1977, une trentaine de motards des Popeyes troquaient leurs couleurs pour celles des Hells Angels. Ils allaient former le chapitre Montréal des Hells, même si leur bunker a toujours été situé à Sorel. L'emprisonnement de leur tête dirigeante Salvatore Cazzetta arrêté en novembre dans les opérations policières Magot et Mastiff ne les a pas empêchés de s'amuser ferme.

MEMBRES EN RÈGLE

Michel Lajoie-Smith, surnommé «l'Animal», est certainement le membre qui a reçu l'accueil le plus chaleureux à l'extérieur de l'auberge attenante à une marina. Pendant que «l'Animal» recevait les accolades de ses semblables, le Hells du chapitre South Daniel Normand faisait les cent pas dans le stationnement avant de s'en prendre verbalement au représentant de notre Bureau d'enquête tranchant avec l'attitude plutôt respectueuse de ses collègues.
«Décâlisse comprends-tu! On veut pas te voir icitte mon tabarnac!» a-t-il crié sous le porche de l'Auberge où plusieurs d'entre eux fumaient une cigarette. Un membre d'un club supporteur a affirmé: «On ne veut pas avoir de relation avec toi.»

DES «PATCHS» POUR BÉDARD?

La police croit que l'anniversaire était probablement l'occasion de faire graduer le «prospect» Kenny Bédard au grade de «Membre en règle». Bédard, ancien membre des défunts Rockers de Montréal, est le seul «prospect» de toute l'organisation.
Des cinq chapitres dits «gelés» depuis l'opération SharQc, deux sont maintenant rouverts: Montréal et South. Les succursales de Trois-Rivières et Québec pourraient bientôt reprendre le collier selon ce que nous avons pu apprendre, mais pas celle de Sherbrooke.
Les Hells en réorganisation pourraient puiser dans leur bassin de clubs supporteurs pour regarnir leurs rangs et rouvrir les sections qui n'ont pas assez de membres.
Les Red Devils sont ceux qui assuraient la sécurité des Hells pendant l'anniversaire. Le club se vante d'être le seul groupe de support officiel des Hells Angels.
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Turquie: la crise avec Moscou pourrait coûter 9 milliards $

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Turquie: la crise avec Moscou pourrait coûter 9 milliards $
Mehmet Simsek.Photo Adnan Abidi / Reuters

AFP

ISTANBUL - Les mesures de rétorsion économique prises par Moscou à l'encontre d'Ankara pourraient coûter à l'économie turque 9 milliards de dollars «dans le pire des scénarios», a estimé lundi le vice-premier ministre turc chargé de l'Économie, Mehmet Simsek.
«Nous parlons d'un chiffre de 9 milliards de dollars dans le pire des scénarios», a déclaré M. Simsek lors d'un entretien à la chaîne de télévision NTV. «Les tensions pourraient avoir un impact de 0,3 ou 0,4% sur le PIB», a-t-il ajouté.
La Turquie et la Russie traversent leur pire crise diplomatique depuis la Guerre froide, après qu'un avion militaire russe a été abattu le 24 novembre par l'armée turque.
La Russie a annoncé des mesures de rétorsion à l'encontre de la Turquie qu visent principalement les secteurs du tourisme, de l'énergie, de la construction et de l'agriculture.
«Il y a une diminution du nombre de touristes de 603 000. Il y a un ralentissement dans la construction», a souligné M. Simsek, «nous ne sommes pas pour une escalade de ces tensions». «Si la Russie maintient cette attitude (...) toutes sortes de mesures dissuasives pourront être prises», a-t-il poursuivi sans donner de détails.
Le président islamo-conservateur turc Recep Tayyip Erdogan a déjà assuré samedi que la Turquie allait trouver d'autres fournisseurs d'énergie que la Russie, qui lui fournit actuellement 55% de ses besoins en gaz et 30% de ceux en pétrole.
«Il est possible de trouver d'autres fournisseurs», a déclaré M. Erdogan lors d'un discours télévisé en faisant référence à l'Azerbaïdjan et au Qatar notamment.
Ankara importe 90,5% de son pétrole et 98,5% de son gaz naturel.

LA CROISSANCE TURQUE POURRAIT ÊTRE AMPUTÉE

Les sanctions économiques imposées par la Russie à la Turquie pourraient réduire la croissance de cette dernière de 0,3 à 0,7 point l'an prochain, estime lundi la Banque européenne pour la reconstruction et le développement (Berd).
«Les sanctions pourraient réduire la croissance du PIB de la Turquie en 2016 d'environ 0,3 - 0,7 point de pourcentage, si elles persistent sur l'année prochaine et sont pleinement appliquées, l'essentiel de l'impact étant lié au tourisme et se produisant vers le milieu de l'année», estime la Berd dans un communiqué.
Les deux économies sont fortement liées dans des domaines comme l'énergie, le tourisme, ou la construction, observent les économistes de l'institution basée à Londres.
La détérioration des liens économiques devrait avoir un impact «non négligeable, mais pas majeur, sur le PIB de la Turquie», relativise toutefois la banque.
L'impact se fera sentir dans le domaine du tourisme et des exportations alimentaires, ainsi que par une baisse des affaires nouvelles pour les entreprises turques en Russie. Toutefois «pour l'instant, une perturbation de la fourniture énergétique semble hautement improbable», estiment les économistes de la Berd.
Quant à la Russie, l'impact de sanctions sur sa propre économie devrait rester «limité», jugent-ils. Sauf si ses exportations d'énergie venaient à être affectées, auquel cas l'effet serait négatif.
La Turquie est le deuxième marché à l'export pour le gaz russe.
Créée en 1990, la Berd avait à l'origine pour rôle de favoriser la transition des pays de l'Est vers l'économie de marché mais elle a depuis élargi son champ d'intervention.
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