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dimanche, août 21, 2016

L'empire Trump face à des dettes de 650 millions $

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PUBLIÉ LE SAMEDI 20 AOÛT 2016 À 16 H 25
Le candidat républicain à la présidence des États-Unis, Donald Trump.
Le candidat républicain à la présidence des États-Unis, Donald Trump.
  
PHOTO : REUTERS/CARLO ALLEGRI
Les entreprises de Donald Trump ont accumulé au moins 650 millions de dollars américains en dettes, soit plus du double du montant avancé par le candidat républicain à la présidence durant sa campagne, révèle leNew York Times.
RADIO-CANADA AVEC AGENCE FRANCE-PRESSE
Le quotidien a fait appel à un institut d'études spécialisé dans l'immobilier pour analyser les données immobilières et financières du milliardaire, notamment ses immeubles de bureaux et ses parcours de golf.
Selon le New York Times, la fortune personnelle de Donald Trump dépend également de trois accords avec des partenaires ayant contracté des emprunts totalisant 2 milliards de dollars.

Cette somme s'ajoute ainsi aux 650 millions de dollars d'endettement cumulé par ses entreprises.
Si les partenaires de Donald Trump ne parvenaient pas à rembourser leurs emprunts, le magnat de l'immobilier n'en serait pas tenu responsable, mais la valeur de ses investissements réalisés en partenariat avec eux s'en trouverait gravement touchée.
Parmi les créanciers de l'empire Trump figurent une des principales banques de Chine ainsi que Goldman Sachs, la célèbre banque d'affaires que le candidat républicain accuse d'avoir favorisé sa rivale démocrate, Hillary Clinton.
Ces révélations pourraient embarrasser Donald Trump, en perte de vitesse dans les sondages. Le magnat de l'immobilier insiste régulièrement sur les réussites de son parcours en affaires, qu'il compare à la réalisation ultime du rêve américain.
M. Trump s'appuie beaucoup sur ce parcours pour témoigner de sa crédibilité et de sa capacité à gérer l'économie américaine. Le candidat américain a affirmé que sa fortune se situait autour de 10 milliards de dollars, un montant toutefois contesté par de nombreux experts.
Donald Trump a toujours refusé de rendre publique sa déclaration de revenus ou de permettre un audit indépendant de la santé de ses affaires

Laurent Lessard nommé ministre des Transports

http://www.lapresse.ca/actualites/politique/politique-quebecoise/

Publié le 20 août 2016 à 10h02 | Mis à jour le 20 août 2016 à 12h22
Philippe Couillard et Laurent Lessard... (PHOTO Clément Allard, PC)
Philippe Couillard et Laurent LessardPHOTO CLÉMENT ALLARD, PC
Tommy Chouinard
TOMMY CHOUINARD
La Presse
(Québec) Après le passage tumultueux de Jacques Daoust au ministère des Transports, Philippe Couillard confie les rênes du plus gros donneur d'ouvrage au Québec à un élu d'expérience, proche du monde municipal, Laurent Lessard.
Élu pour la première fois en 2003, le député de Lotbinière-Frontenac en est à son cinquième ministère. Il était plutôt à l'écart des projecteurs depuis le retour au pouvoir des libéraux en avril 2014, comme titulaire des Forêts, de la Faune et des Parcs. Cette responsabilité échoit maintenant au député de Rouyn-Noranda-Témiscamingue, Luc Blanchette, qui était délégué aux Mines. Le ministre des Ressources naturelles, Pierre Arcand, récupère ce dossier.
Le premier ministre Philippe Couillard a procédé samedi à des changements à son cabinet ministériel pour la cinquième fois depuis le début de l'année. Cette fois, c'est la démission de Jacques Daoust, vendredi, qui a provoqué le remaniement.
M. Couillard a nié que ces mouvements de personnel et les controverses des derniers mois témoignent d'un problème de stabilité au gouvernement. «Ce n'est pas quelque chose qui est du jamais vu en politique, a-t-il répondu en conférence de presse. Il y a toujours de l'imprévu dans la vie politique.» Le «plan du gouvernement reste le même», à savoir «équilibrer les finances publiques pour investir en santé et en éducation et amener le Québec vers la nouvelle économie», a-t-il ajouté.
Jacques Daoust a décidé de quitter la vie politique quelques heures après que le premier ministre eut refusé de lui réitérer sa confiance.
Philippe Couillard le sommait d'apporter des «réponses sérieuses très rapidement» sur son rôle entourant la liquidation des actions d'Investissement Québec dans Rona à la fin 2014. Le dévoilement d'un échange de courriels survenu à l'époque entre la direction d'IQ et le cabinet du ministre Daoust est la goutte qui a fait déborder le vase. Le chef de cabinet de M. Daoust à l'époque, Pierre Ouellet, a donné soin «OK» à la transaction par courriel après avoir été sollicité par IQ. Jacques Daoust maintient malgré tout qu'il n'a jamais donné le feu vert et que, du reste, il n'a jamais été informé de cette vente d'actions.
En conférence de presse samedi, Philippe Couillard a indiqué qu'il avait eu un entretien avec M. Daoust vendredi. «On est arrivé à une situation où, de toute évidence, on ferait face à deux versions irréconciliables de la réalité. Et il n'était pas question de laisser le travail du gouvernement être ralenti ou distrait par ce genre de controverse-là. D'ailleurs, M. Daoust et moi en avons convenu», a-t-il affirmé.
Le premier ministre a soutenu que ni lui ni un membre de son cabinet n'a donné son accord à la liquidation des actions d'IQ dans Rona à la fin 2014. Il n'avait pas été mis au courant de cette transaction. «Il n'y avait pas d'autorisation à donner», a-t-il précisé. Il reconnaît toutefois que dans cette affaire, «clairement, l'information aurait dû mieux circuler».
Mais pour lui, «le dossier est clos» et «il faut aller de l'avant», même si des contradictions embrouillent toujours cette histoire. Le détaillant américain Lowe's a acheté le géant québécois de la quincaillerie en février. «La transaction a eu lieu» et était «consensuelle», le conseil d'administration de Rona était en accord, les marchands participants l'ont acceptée. «C'est comme ça qu'il faut continuer de développer le Québec. Bien sûr, on veut protéger nos sièges sociaux, mais c'est de ça qu'il s'agit essentiellement», a affirmé le premier ministre.
L'opposition n'entend toutefois pas en rester là. Une commission parlementaire spéciale aura lieu jeudi pour faire la lumière sur les circonstances entourant la liquidation des actions d'IQ dans Rona. Philippe Couillard a répondu qu'il n'a «pas de problème du tout» à ce que Pierre Ouellet témoigne. Mais il s'est empressé d'ajouter que «c'est aux parlementaires d'en décider». Les députés libéraux ont refusé jusqu'ici que M. Daoust et M. Ouellet soient entendus. Pour le premier ministre, leur témoignage ne paraît pas essentiel. «On connaît bien les éléments du dossier. Mais si les parlementaires veulent procéder différemment, ce sera à eux de décider.»
«Il ne faut pas se surprendre de voir les partis d'opposition utiliser bassement cette situation à des fins partisanes. Je vous préviens qu'ils vont continuer. Mais le dossier est clos. Il est clos parce que la transaction a eu lieu», a-t-il insisté.
Robert Poëti n'a jamais accepté d'être évincé du conseil des ministres plus tôt cette année. Il doit maintenant faire son deuil d'un retour aux Transports avec la décision de M. Couillard. Sam Hamad, retiré du conseil des ministres et de son poste au Trésor - de façon «temporaire», disait le premier ministre -, en raison d'une controverse, reste sur la touche. M. Couillard laisse son sort en suspens. M. Hamad. La situation ne changera pas de sitôt. D'ici la fin de l'année, «je n'ai pas de plan pour d'autres changements» au conseil des ministres, a indiqué M. Couillard.