Martine Ouellet se réclame de l'héritage de Pierre Karl Péladeau

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Publié le 30 mai 2016 à 18h55 | Mis à jour le 30 mai 2016 à 20h27
Pierre Karl Péladeau et Martine Ouellet lors d'un débat des... (PHOTO PC)
PHOTO PC
Pierre Karl Péladeau et Martine Ouellet lors d'un débat des candidats à la direction du PQ, en mars 2015.

ALEXANDRE ROBILLARD
La Presse Canadienne
Québec
La candidate à la course à la direction du Parti québécois, Martine Ouellet, estime qu'elle est la mieux placée pour poursuivre l'héritage laissé par Pierre Karl Péladeau.
Après avoir fait un rapprochement entre les ambitions souverainistes de M. Péladeau et les siennes, la semaine dernière, Mme Ouellet a étayé sa thèse, lundi.
Dans une entrevue à La Presse Canadienne, la candidate, qui a promis un référendum dans le premier mandat d'un gouvernement péquiste, s'est réclamée de l'héritage de M. Péladeau sur les thèmes de l'économie, de la convergence souverainiste et de la nécessité de réformer le PQ.
«Je considère que je suis la mieux positionnée étant donné mon engagement clair à réaliser l'indépendance dans un premier mandat», a-t-elle dit.
Mme Ouellet a reconnu certaines divergences avec M. Péladeau, notamment sur l'exploitation pétrolière sur l'île d'Anticosti.
La candidate a également reconnu qu'elle a exprimé depuis plus longtemps que l'ex-chef péquiste des positions sociales-démocrates.
Mme Ouellet revendique tout de même l'héritage de M. Péladeau, en refusant cependant l'étiquette d'héritière de l'ex-chef péquiste, qui a démissionné au début du mois de mai.
«Ce n'est pas à moi à me définir ou non comme héritière, mais je souhaite poursuivre son héritage, ce n'est pas tout à fait pareil», a-t-elle dit.
Mme Ouellet, qui ne compte aucun appui parmi ses collègues du caucus péquiste, a déclaré que la popularité de M. Péladeau n'était pas un facteur dans le rapprochement qu'elle établit.
«Ce n'est pas une question de popularité, c'est une question de pertinence des réformes et des approches qu'il a apportées», a-t-elle dit.
Même si M. Péladeau ne s'est jamais engagé à organiser un référendum sur la souveraineté dans un premier mandat, Mme Ouellet croit que son intention était de procéder le plus rapidement possible.
«Ce sera à M. Péladeau à le préciser, mais moi, je pense que son engagement à faire du Québec un pays, c'était sa première et probablement sa seule motivation pour venir au PQ et en politique», a-t-elle dit.
M. Péladeau avait promis de prendre une décision sur le moment d'un éventuel référendum, quelques mois avant la prochaine élection, une position plus proche de celles défendues par deux autres candidats, Alexandre Cloutier et Véronique Hivon.
Mme Ouellet a fait un rapprochement entre ses préoccupations et celle de M. Péladeau sur le nationalisme économique, le maintien des sièges sociaux et l'achat local, pour la création d'emploi.
La candidate revendique également l'héritage de l'actionnaire de contrôle de Québecor dans sa préoccupation à réformer le PQ en accentuant sa présence sur le terrain.
Finalement, Mme Ouellet s'associe au constat de M. Péladeau que le PQ n'a pas «le monopole» de l'option souverainiste, qui est partagée par d'autres partis.

Mari, associé et... escroc

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Publié le 31 mai 2016 à 07h30 | Mis à jour à 07h30
Réal Scott Rail se faisait passer pour un riche... (PHOTO Martin Chamberland, LA PRESSE)
PHOTO MARTIN CHAMBERLAND, LA PRESSE
Réal Scott Rail se faisait passer pour un riche gestionnaire, impliqué dans d'importants projets et qui collectionnait les contacts partout dans le monde. Un personnage créé de toutes pièces.

VINCENT LAROUCHE
La Presse
Imaginez si vous découvriez un jour que votre amant, votre associé, votre mari n'est pas le riche homme d'affaires qu'il prétendait être. Qu'il est plutôt un habile comédien sans le sou qui siphonne vos économies depuis des années. Imaginez qu'il dévoile soudain son vrai visage et vous laisse avec d'immenses dettes. C'est ce qui est arrivé aux femmes tombées sous le charme de Réal Scott Rail, un don Juan fraudeur qui recevra sa peine aujourd'hui à Longueuil. Voici leur histoire.

Fraudeur professionnel

« Ce que vous avez devant vous, c'est le portrait d'un fraudeur professionnel », martèle la procureure de la Couronne, Me Julie Laborde, en tapant régulièrement le bout du doigt sur son bureau pour bien marquer son point devant le juge.
« Parfois, la fraude, c'est un crime violent », dit-elle.
La scène s'est déroulée le 9 mai dernier, au palais de justice de Longueuil. Assis dans le box des accusés, Réal Scott Rail écoutait d'un air piteux, le dos voûté. Pendant que la procureure complétait ses plaidoiries sur la peine à imposer, il ne pouvait échapper au regard de son ancienne femme, Aurora Gutierrez, qui le dévisageait, assise comme d'habitude au premier rang dans l'assistance.
Réal Scott Rail a été reconnu coupable de fraude et de vol à l'endroit de Mme Gutierrez il y a déjà quelques mois. Emprisonné dans le cadre d'une autre affaire, il espérait échapper à une deuxième peine de prison consécutive.
Brutale prise de conscience
S'il n'en tenait qu'à son ex-conjointe, il y croupirait pour longtemps. La victime se souvient comme si c'était hier de sa brutale prise de conscience. À la fin du mois de juin 2008, elle faisait l'épicerie avec son fils, à Boucherville. Lorsqu'elle a tenté de payer 22 $ d'achats avec sa carte de débit, le système l'a avisée qu'elle n'avait pas les fonds suffisants dans son compte. Son fils de 13 ans a dû lui prêter de l'argent pour régler la facture. La honte pour cette avocate qui avait toujours su pourvoir à ses besoins.
« C'est la goutte qui a fait déborder le vase. Cette journée-là, je me suis dit : ça suffit », explique-t-elle en entrevue avec La Presse.
Elle avait pourtant prévenu son mari de faire attention avec le compte conjoint. Il fallait payer dans quelques jours le loyer de 1400 $ pour la maison qu'ils occupaient à Boucherville. Il avait plutôt dépensé le tout pour payer ses dépenses au Club de golf de Rosemère. Ce n'était pas un luxe, selon lui : Aurora devait comprendre que pour un homme d'affaires de son calibre, le golf est essentiel. C'est là que se brassent les grosses affaires.
Car c'était ça, le personnage qu'il s'était créé : un riche gestionnaire, impliqué dans d'importants projets, qui collectionne les contacts partout dans le monde. Sauf que, comme l'a découvert Aurora Gutierrez, ce Réal Scott Rail, celui qu'elle avait épousé, n'existait tout simplement pas.
« C'est une relation fondée sur un mensonge qui fait qu'elle a été lavée de ses avoirs », résume la procureure Laborde.

Comme un prince charmant

Au départ, il passait pour un véritable prince charmant.
En février 2006, Aurora Gutierrez, avocate et mère de famille monoparentale, s'inscrit au site de rencontre Réseau Contact dans l'espoir de trouver l'amour. Elle indique vouloir rencontrer un homme qui a fait des études universitaires.
Elle est contactée par un séducteur verbomoteur qui semble déborder de projets. Réal Scott Rail dit être homme d'affaires et diplômé en administration, option marketing, de l'Université de Montréal. Il doit partir bientôt pour l'île de Saint-Martin, où un emploi à 100 000 $ par année avec maison fournie l'attend dans le secteur de l'automobile. Mais s'il rencontre l'âme soeur d'ici là, il restera au Québec.
Des fleurs, un cadeau, un rendez-vous galant dans un restaurant espagnol branché de la rue Villeray : l'avocate tombe vite sous le charme de cet homme aux bonnes manières, bien habillé, soucieux de son apparence, qui aurait apparemment des économies d'environ 100 000 $ à la banque et des occasions d'affaires à la pelletée.
« C'est le coup de foudre », comme le résumera le juge du procès.
« C'est un manipulateur, il parlait vraiment bien », se souvient Mme Gutierrez. Au procès, Me Richard Dubé, l'avocat de Réal Scott Rail, tentera de relativiser les choses. « C'est connu que sur Réseau Contact, on est toujours plus beau qu'en réalité », plaidera-t-il.
À la fin du mois de mars 2006, les tourtereaux emménagent ensemble. L'homme semble habitué à un gros train de vie. Sa nouvelle conjointe trouve normal de louer avec lui un nouveau véhicule, d'ajouter son nom sur sa carte de crédit, d'ouvrir un compte conjoint à la banque, une marge de crédit, en plus d'une carte de crédit de couple chez Home Depot pour les rénovations. À la banque, il déclare posséder 250 000 $ en liquidités, 200 000 $ en immobilisations, ainsi qu'un revenu annuel de plus de 100 000 $.
Ce n'est que mensonges. En fait, il est criblé de dettes, notamment envers le fisc. Il n'a qu'une équivalence de cinquième secondaire et pas de diplôme en administration.
Mais quelle conjointe vérifie les relevés bancaires et les diplômes de son amoureux?

Une association peu fructueuse

Réal Scott Rail convainc éventuellement Mme Gutierrez de devenir son associée dans une petite entreprise de construction.
Il se lance dans une série de dépenses présentées comme essentielles : service de bureau virtuel, employés, outils, matériaux. Il investit l'argent du ménage, puis contracte d'autres emprunts. Mme Gutierrez en viendra même à utiliser l'argent de son REER, puis à solliciter sa mère lorsque des imprévus viennent compliquer un projet.
Pendant ce temps, selon la preuve déposée en cour, Rail néglige l'entreprise, passe son temps au golf « pour développer une clientèle » et roule en Jaguar.
Le couple se marie le 16 septembre 2007. Le temps passe et sous la conduite de Rail, leur entreprise ne va nulle part. Les dettes s'accumulent. Jusqu'au jour où Mme Gutierrez, qui travaille toujours à temps plein de son côté, réalise qu'elle n'arrive pas à payer 22 $ d'épicerie. Dans son dos, tout a été dilapidé par l'homme qu'elle croyait si riche et si habile en gestion.
Elle comprend enfin que son mari n'a jamais eu les fonds, l'expérience, les diplômes qu'il disait avoir. Qu'il a utilisé son argent à elle pour dépenser à tout vent, jusqu'à ce qu'il ne reste plus rien. Elle met fin à la relation le 18 juillet 2008. Depuis un temps, elle soupçonnait par ailleurs son mari d'entretenir une relation avec une professeure de golf et de se désintéresser d'elle, selon la preuve exposée au procès.
Aurora Gutierrez déclare finalement faillite en novembre 2008.
« Je ne pense pas être la pire des nounounes sur la planète, et je me suis fait avoir. Toutes les femmes qu'il a fréquentées sont des professionnelles avec une tête sur les épaules. Personne n'est à l'abri de ça. L'amour rend aveugle, et parfois il rend un peu épais. Tu ne peux pas penser que ton mari qui doit t'aimer et te protéger est en train de te faire du mal », constate-t-elle aujourd'hui.

Un précédent

Pendant sa relation avec Rail, Aurora Gutierrez avait découvert qu'il était accusé de fraude envers une ancienne amante. Elle le croyait lorsqu'il se disait innocent, victime d'une vengeance. Après sa rupture, elle réalise qu'elle a été victime du même modus operandi.
L'ancienne flamme, Danielle Beauchamp, une professionnelle de la finance, s'était liée avec Réal Scott Rail alors qu'il était en couple avec une autre femme.
À cette nouvelle amante, il se présentait comme un ancien joueur du Canadien de Montréal et agent de joueur, en exhibant une bague de diamants ornée du logo de l'équipe. Il disait être détenteur d'un diplôme universitaire, avoir dirigé une entreprise au chiffre d'affaires de 18 millions, détenir une fortune dans les paradis fiscaux, posséder des terrains. Tout ça était faux, mais convaincant.
La dame et son fils ont investi beaucoup d'argent avec lui entre 2004 et 2006. Ils ont perdu gros et porté plainte pour fraude. Aurora Gutierrez leur a emboîté le pas et a appelé la police de Longueuil.

D'autres victimes potentielles ?

Le 8 août 2013, Réal Scott Rail est condamné à 15 mois de prison pour fraude et fabrication de faux documents au détriment de Joanne Beauchamp et de son fils. Il tente de porter sa cause en appel jusqu'à la Cour suprême du Canada, qui refuse de l'entendre. Depuis le 28 mars dernier, il est incarcéré à la prison de Bordeaux pour cette affaire.
Entre-temps, il a aussi été reconnu coupable de fraude à l'endroit d'Aurora Gutierrez.
Devant la cour, son avocat a tenté de faire valoir que la victime s'était engagée volontairement avec lui. «  Mme Gutierrez n'était pas empoisonnée par un poison quelconque autre que celui de l'amour », a-t-il avancé.
« Quand ils se sont mariés, ‟Oui je le veux", elle savait ce qu'elle faisait ! Ce n'est pas une pauvre dame », a-t-il ajouté, en suggérant une peine de travaux communautaires assortie d'un dédommagement substantiel à la victime, plutôt que l'emprisonnement.
Le juge Pierre Bélisle s'est montré peu convaincu. « Tout est faux, au départ », avec M. Rail, a-t-il répliqué.
Le procureure Julie Laborde a parlé d'une perte d'environ 60 000 $ pour la victime et d'une douloureuse humiliation. « Il a vécu aux crochets de Mme Gutierrez. C'est une trahison à tous les niveaux. »
Elle a demandé un an d'emprisonnement consécutif à la peine que Rail purge déjà. Pour protéger le public. « Ce sont des comportements criminels en continu, un mode de vie en continu. Le même pattern se répète. Quand une victime n'a plus de revenus et est liquidée, son intérêt diminue », a-t-elle exposé.
Elle a même révélé que d'autres victimes potentielles se sont manifestées récemment. « J'ai eu des appels de personnes très inquiètes, voulant porter plainte, et qui ne savaient pas qu'il était détenu. J'ai dû les référer au service de police. »
La sentence doit être prononcée par le juge ce matin. Aurora Gutierrez dit espérer une peine de prison ferme. « Ce n'est pas une question de vengeance, dit-elle. C'est une question de justice. »

Congrès de Québec solidaire à Montréal

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PUBLIÉ IL Y A 8 MINUTES
Françoise David, la cofondatrice et co-porte-parole de Québec solidaire
Françoise David, la cofondatrice et co-porte-parole de Québec solidaire 
 
Photo : ICI Radio-Canada
Le parti Québec solidaire tient un congrès à Montréal jusqu'à demain. Pour son 10e anniversaire, le parti organise une fête ce soir où sont attendues une trentaine de personnalités. Selon Le Devoir, le réalisateur Xavier Dolan, qui vient tout juste d'être récompensé à Cannes, donnerait officiellement son appui au parti par l'entremise d'une vidéo.

Alexandre Cloutier veut lancer huit chantiers sur l’indépendance

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PUBLIÉ LE VENDREDI 27 MAI 2016 À 20 H 29
Alexandre Cloutier, député du Parti québécois
Alexandre Cloutier, député du Parti québécois   PHOTO : JACQUES BOISSINOT
EXCLUSIF - Après avoir essuyé des critiques pour le flou entourant sa position sur la démarche souverainiste, Alexandre Cloutier met sur la table une nouvelle proposition.
Un texte d'Hugo LavalléeTwitterCourriel
Si les militants péquistes le choisissent chef du Parti québécois, le député de Lac-Saint-Jean s'engage à mettre sur pied huit « chantiers de travail » qui auraient un an pour répondre aux questions des Québécois sur la souveraineté et mettre en relief « les avantages de l'indépendance du Québec ».
« Ça fait des années au Parti québécois qu'on dit qu'on doit mieux définir notre projet d'indépendance, mais on ne le fait pas », laisse-t-il tomber, déçu de constater le peu d'avancées réalisées sur ce front au cours des dernières années.
Les responsables du chantier Économie, finances et efficacité gouvernementale devraient par exemple expliquer ce qu'il adviendrait du partage de la dette fédérale après la tenue d'un référendum gagnant. Ceux du chantier Santé et services publics devraient déterminer comment le gouvernement québécois parviendrait à offrir des services de santé en l'absence de transferts fédéraux. Et ainsi de suite pour chacun des huit chantiers.
Alexandre Cloutier propose de lancer les huit chantiers suivants :
  • Économie, finances publiques et efficacité gouvernementale
  • Éducation, familles et égalité des chances
  • Villes et régions
  • Santé et services publics
  • Relations avec le Canada et le monde
  • Institutions et lois
  • Langue, culture et citoyenneté
Les gens veulent savoir ça va être quoi la monnaie, c'est quoi l'identité, qu'est-ce qui va arriver pour les programmes d'éducation. Ils veulent savoir concrètement l'indépendance, ça va ressembler à quoi.Alexandre Cloutier
En plus de trouver réponse aux interrogations et aux inquiétudes des Québécois, l'exercice aurait aussi pour objectif d'exposer en détails un « projet de pays ».
« [Il faut] arriver sur du concret dans la vie des gens. »
Le Parti québécois comme locomotive de l'indépendance
Alexandre Cloutier lance une pointe à son adversaire Véronique Hivon, qui fonde beaucoup d'espoir sur l'organisation Les OUI Québec pour faire progresser les travaux sur l'indépendance.
« Le Parti québécois doit exercer un leadership sur la question de l'indépendance. Il ne peut pas attendre puis juste se lancer dans des grandes consultations qui ne finissent plus. À un moment donné, il faut être capable de mettre cartes sur table, de faire des propositions. On est ouvert au dialogue, on tend la main évidemment aux autres formations politiques [...], mais en même temps il faut arrêter d'attendre puis avoir peur d'avancer. »
Pour assurer la crédibilité des travaux qui seront menés, chaque chantier serait coprésidé par un député, un expert et un membre du Parti québécois. Ces derniers auraient notamment pour mandat de consulter les membres du parti; ils devraient aussi s'inspirer des travaux réalisés par l'Institut de recherche sur l'autodétermination des peuples et les indépendances nationales (IRAI) imaginé par Pierre Karl Péladeau.
Avant la fin de l'année 2017, les responsables des différents chantiers devraient remettre un rapport au chef péquiste qui déciderait ensuite, à la lumière des travaux effectués, de la tenue ou non d'un référendum au cours d'un premier mandat.
« Ce qui est certain, c'est qu'avant l'élection on va avoir tranché. Ça, il n'y a aucun doute là-dessus », assure-t-il.
S'il s'engageait à tenir un référendum, un projet de constitution serait alors élaboré, mais Alexandre Cloutier ne s'avance pas pour le moment sur la manière précise dont serait rédigée cette constitution.
« Il y a plusieurs façons de procéder. On peut avoir une constitution qui codifie déjà les règles actuelles [...]. On pourrait y ajouter des dispositions transitoires à partir [desquelles] il y aurait un débat public », illustre-t-il.
Dans la même foulée, Alexandre Cloutier poserait d'autres « gestes fondateurs » une fois élu premier ministre. Il retirerait au lieutenant-gouverneur ses budgets de fonctionnement et abolirait l'obligation faite aux députés de prêter serment à la Reine au moment de leur assermentation.

Claude Poirier sur les traces de Valérie Leblanc

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Publié le 27 mai 2016 à 22h59 | Mis à jour le 27 mai 2016 à 22h59
Le journaliste enquêteur Claude Poirier a préparé une... (Courtoisie, Corus Média)
COURTOISIE, CORUS MÉDIA
Le journaliste enquêteur Claude Poirier a préparé une émission d'une demi-heure sur le meurtre sordide de Valérie Leblanc.

«Il va y avoir du nouveau» dans le dossier Valérie Leblanc, croit le journaliste enquêteur Claude Poirier, qui a préparé une émission d'une demi-heure portant sur le meurtre sordide de la jeune femme survenu derrière le Cégep de l'Outaouais, il y a presque cinq ans. Le «nouveau», selon M. Poirier, pourrait bien surgir après la diffusion de son émission, mercredi prochain.
Valérie Leblanc a été battue et brûlée derrière... (Courtoisie, Corus Média) - image 1.0
Valérie Leblanc a été battue et brûlée derrière le Cégep de l'Outaouais le 23 août 2011.
COURTOISIE, CORUS MÉDIA
Le meurtre a dégoûté l'Outaouais et le Québec. L'étudiante du Cégep de l'Outaouais a été battue et brûlée derrière l'établissement du boulevard de la Cité-des-Jeunes lors de la rentrée scolaire, le 23 août 2011.
La police de Gatineau semble dans un épais brouillard à la veille du cinquième anniversaire du meurtre, qui aura lieu dans trois mois, sans qu'un suspect soit arrêté.
L'an dernier, le journaliste Claude Poirier s'est rendu en Outaouais à la rencontre des parents, de la grand-mère et des amis de Valérie. Il a aussi rencontré Marc Leduc, inspecteur-chef de la Division des enquêtes criminelles du Service de police de la Ville de Gatineau.
Valérie Leblanc... (Courtoisie) - image 2.0
Valérie Leblanc
COURTOISIE
Les entrevues ont été condensées dans une émission d'une demi-heure, dont la première diffusion aura lieu à 21 h, le 1er juin, à Historia. «Je m'attends à avoir du nouveau là-dedans», lance Claude Poirier, en entrevue téléphonique avec LeDroit.
En lui-même, l'émission ne fait pas de grandes révélations jusqu'ici inconnues du public. La police de Gatineau dit «poursuivre son enquête», la grand-mère de la jeune femme parle du deuil impossible à faire, les parents se disent toujours à la recherche de réponses, et les amis de la victime se rappellent des jours suivant le drame, incluant le comportement de médias, que certains semblent ne pas avoir apprécié.
Mais, du moins, les langues pourraient se délier, espère-t-il.
Menant sa propre enquête, Claude Poirier croit que la jeune Leblanc «a été suivie» jusqu'au lieu du crime, dans le boisé du parc de la Gatineau, derrière le cégep. Il ne fait pas implicitement état de cette impression dans son documentaire, mais il en fait la confidence, à l'autre bout de la ligne.
Dans les jours suivant le meurtre, la police de Gatineau a publié un portrait-robot d'un éventuel «témoin important», mais encore personne n'a été relié définitivement à ce visage.
Lorsqu'il est passé dans la région, l'an dernier, M  Poirier a pris momentanément le micro du 104,7 Outaouais pour faire un appel à tous.
C'est surtout ce qui pourrait surgir après la diffusion de son émission qui pourrait révéler de nouveaux éléments, selon le journaliste.
Pour le reste, il s'est dit peu surpris par les réponses données par la police de Gatineau, qu'il écorche au passage.
«Les polices municipales, dit M. Poirier en entrevue, font un ou deux meurtres par année. Quand les familles des victimes appellent pour avoir des nouvelles, on dirait qu'on les dérange. Elles sont laissées dans l'ignorance.»
M. Poirier constate que les relations entre les médias et les policiers ont changé depuis ses débuts. «Moi, quand j'arrive, je veux voir l'enquêteur. Asteure, on nous dit rien.»

PQ: bras de fer procédural sur la question du vote de confiance

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EXCLUSIF
Publié le 28 mai 2016 à 05h00 | Mis à jour à 07h07
La permanence du Parti québécois souhaite régler rapidement... (PHOTO MARCO CAMPANOZZI, archives LA PRESSE)
PHOTO MARCO CAMPANOZZI, ARCHIVES LA PRESSE
La permanence du Parti québécois souhaite régler rapidement la question de l'obligation pour la formation de tenir un vote de confiance à l'égard du chef au congrès suivant une élection perdue. Sur la photo, l'ancien chef Pierre Karl Péladeau.

Denis Lessard
DENIS LESSARD
La Presse
Un bras de fer perdure depuis quelques semaines en coulisses au Parti québécois (PQ). À l'approche de la Conférence nationale des présidentes et présidents (CNPP), demain à Drummondville, la permanence du parti souhaite qu'on règle rapidement la question de l'obligation pour la formation de tenir un vote de confiance à l'égard du chef au congrès suivant une élection perdue.
Mais pour plusieurs membres de l'exécutif, le président Raymond Archambault en tête, seul le congrès des membres peut relever le parti de cette obligation. « Ce sont les statuts du parti et je suis là pour les faire respecter », a résumé cette semaine M. Archambault, peu enclin à discuter de ce litige avec La Presse.
Mais selon les informations que nous avons obtenues, à deux reprises dans les réunions préparatoires à la conférence, la permanence du PQ, menée par le directeur Alain Lupien, a voulu que l'on traite de cette question à la CNPP.
Tout le monde s'entend sur le fait qu'avec un nouveau chef, le test de confiance suivant l'élection devient inutile. Pour un chef en poste, ce test est souvent une formalité. Pauline Marois avait triomphé au printemps 2011, avec un score de 93 % d'appui - elle avait dû essuyer une révolte dans son caucus trois mois plus tard.
Mais à la permanence, on craint qu'attendre au congrès pour se libérer de cette obligation risque de transformer ce vote en test indirect de l'autorité d'un nouveau chef. Un vote très partagé sur l'opportunité de se passer du vote de confiance pourrait être perçu comme un message envoyé au nouveau chef, surtout s'il obtient son poste après une courte victoire.
Pour M. Archambault, rien n'indique que la question va rebondir à la réunion de dimanche, mais en coulisses, on indique que, dès le début, des militants voudront faire préciser que cette question sur l'article 22 des statuts du parti est bel et bien reportée au congrès de 2017.
Ce congrès, qui était prévu pour juin avant la démission surprise de Pierre Karl Péladeau, sera reporté à septembre 2017. La publication de la résolution principale, qui comprendra la nouvelle mouture de « l'article 1 » sur le processus d'accession à la souveraineté, se fera au début de 2017, indique-t-on en coulisses.
DETTE DE PKP
Une autre question restée pendante avec le départ de Pierre Karl Péladeau : qui paiera la dette qui subsiste après sa course victorieuse à la direction en 2015 ?
La campagne de Péladeau affiche toujours un déficit de 129 046 $ aux livres du Directeur général des élections (DGE). L'ancien chef avait jusqu'à mai 2018 pour rembourser cette somme.
Selon la loi, il devrait solliciter des contributeurs, limités à des dons d'un maximum de 500 $, pour payer cette dette. Les gens doivent contribuer avec leur avoir propre, ils ne peuvent pas être remboursés par leur employeur. La question reste ouverte. Comment M. Péladeau, qui n'est plus en politique, peut-il solliciter des contributions pour la direction d'un parti qu'il a quitté ? Pour Julie St-Arnaud, du DGE, son changement de statut ne change rien à l'affaire : M. Péladeau doit trouver des donateurs et se conformer aux dispositions de la loi sur le financement des partis politiques, même s'il a quitté la vie publique.

La tante de Kim Jong-Un vit à New York

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Publié le 28 mai 2016 à 07h38 | Mis à jour à 07h38
Kim Jong-Un est né en 1984, ce qui... (PHOTO ARCHIVES KCNA)
PHOTO ARCHIVES KCNA
Kim Jong-Un est né en 1984, ce qui signifierait qu'il n'avait que 27 ans quand il a succédé en 2011 à son père Kim Jong-Il à la tête de la Corée du Nord.

Agence France-Presse
WASHINGTON
La tante du leader de la Corée du Nord Kim Jong-Un vit dans l'anonymat à New York, où elle gère une entreprise de nettoyage à sec après avoir fait défection en 1998, a affirmé vendredi leWashington Post.
Ko Yong-Suk, qui vit avec son mari Ri Gang et leurs trois enfants sous des noms d'emprunt, est la soeur de Ko Yong-Hui, l'une des épouses du défunt leader nord-coréen Kim Jong-Il et la mère de Kim Jong-Un.
Le couple, qui était proche du pouvoir communiste de Corée du Nord, avait été envoyé en Suisse pour s'occuper de membres de la famille dirigeante nord-coréenne, dont Kim Jong-Un, pendant leurs études dans ce pays.
«Il ne créait pas de problèmes, mais il s'irritait facilement et manquait de tolérance», a déclaré Mme Ko selon le quotidien américain.
«Lorsque sa mère essayait de le réprimander parce qu'il jouait trop et n'étudiait pas assez, il ne répliquait pas, mais il protestait par d'autres moyens, comme de se mettre en grève de la faim», a-t-elle raconté.
Selon Mme Ko, Kim Jong-Un est né en 1984, ce qui signifierait qu'il n'avait que 27 ans quand il a succédé en 2011 à son père Kim Jong-Il à la tête de la Corée du Nord, et non 33 ou 34 ans comme on le croyait.
Le fils de Mme Ko est né la même année et les deux petits garçons jouaient ensemble, selon son récit. «Lui et mon fils étaient camarades de jeu depuis leur naissance», a-t-elle déclaré auWashington Post. «Je leur ai changé leurs couches à tous les deux.»
La passion du petit Kim Jong-Un était le basket-ball, a déclaré Mme Ko. «Il a commencé à jouer au basket-ball, et c'est devenu une obsession pour lui», a-t-elle dit, ajoutant même qu'il dormait avec un ballon.
Kim, réputé pour avoir été fan de Michael Jordan, le légendaire basketteur américain, a reçu plusieurs fois à Pyongyang le célèbre coéquipier de ce dernier chez les Chicago Bulls, Dennis Rodman, depuis qu'il est au pouvoir.
Toujours selon Mme Ko, Kim savait dès 1992 qu'il était destiné à succéder à son père à la tête de la Corée du Nord. Le signal est venu lors de son huitième anniversaire, lorsqu'il a reçu un uniforme de général et que la haute hiérarchie militaire nord-coréenne s'est inclinée devant lui.

Nouveaux indices sur la mort de Jolène Riendeau

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Les détails livrés par un nouveau témoin ont permis aux policiers de faire progresser l’enquête


MISE à JOUR 
Les parents de Jolène Riendeau (en portrait), Dolores Soucy et René Riendeau, ont maintenant l’aide de l’avocat Marc Bellemare (à gauche).  L’enquête entourant le meurtre de Jolène Riendeau, en 1999, à Montréal, aurait progressé de façon importante depuis qu’un nouveau témoin a décidé de donner sa version des faits aux policiers.
Un homme, qui était l’un des voisins de Jolène Riendeau lorsqu’elle est disparue en 1999, affirme que plusieurs détails étranges sur ce qui s’est passé le 12 avril 1999 lui sont revenus en mémoire.
Il a rencontré les enquêteurs du Service de police de la Ville de Montréal l’été dernier et ces derniers confirment que l’enquête a progressé.
«Vous savez, je vieillis et, aujourd’hui, je réalise bien des choses qui se sont produites ce soir-là. Des petits détails, mais qui peuvent avoir leur importance», a dit le voisin dont on doit protéger l’anonymat et qui était adolescent au moment du crime.
Le commandant aux crimes majeurs du Service de police de Montréal, Vincent Rozon, confirme que l’enquête progresse.
«Ce qu’il nous a dit nous a menés à vouloir rencontrer un nouveau témoin important», a-t-il dit.
Pour l’instant, les policiers ne parlent pas d’un nouveau suspect, mais plutôt d’un témoin important.
On se rappelle que le principal suspect dans cette affaire, Robert Laramée, n’a jamais été accusé. Mais la mère de Jolène Riendeau, Dolores Soucy, l’avait frappé d’un coup de poing à la tête en 2012 quand celui-ci, accusé d’agression sexuelle sur une femme, avait été acquitté.
Mme Soucy avait reçu une absolution inconditionnelle pour son geste.
Sac de croustilles
Le 12 avril 1999, Jolène Riendeau avait quitté la maison peu avant le souper, avec ses patins à roues alignées et quelques dollars en poche, pour aller s’acheter un sac de croustilles au dépanneur. Elle n’est finalement jamais rentrée au domicile familial situé dans le quartier Pointe-Saint-Charles.
Les parents de Jolène avaient attendu jusqu’à 1 h (heure où le dernier autobus arrêtait sur la rue Centre, à Pointe-Saint-Charles) avant d’appeler les policiers.
Les restes de la fillette ont été retrouvés en 2010 près du pont Champlain.
En juillet dernier, la mère de Jolène Riendeau, Dolores Soucy, a reçu d’importantes révélations d’un voisin de l’époque, mentionnant qu’il était maintenant prêt à parler de ses souvenirs, que ça faisait assez longtemps qu’il les gardait pour lui.
Enquête
Le SPVM confirme que l’enquête sur la mort de Jolène Riendeau n’a jamais été abandonnée et que les nouvelles informations l’ont fait progresser.
Depuis le 12 avril 1999, pas moins de 1613 informations ont été traitées et validées par les policiers. Selon le commandant aux crimes majeurs du Service de police de la Ville de Montréal, Vincent Rozon, il est normal que les policiers changent au cours des années, vu la longueur de ces enquêtes. Par contre, il assure que toutes les informations restent au dossier. Au SPVM, on compte 412 dossiers de crimes non résolus depuis 1990 et 806 enquêtes concluantes sur des homicides.
«Vous savez, c’est très frustrant, pour un policier, d’être convaincu de qui est le suspect et de ne pas avoir assez de preuves contre lui. Ce que je peux dire, c’est que suite aux révélations de l’ancien voisin de la famille, un nouveau témoin important sera bientôt rencontré.»

LES PARENTS VEULENT DES NOUVELLES DES POLICIERS

Près de 20 ans après le meurtre de leur fille, les parents de Jolène Riendeau se disent déçus d’avoir reçu si peu de nouvelles de la part des policiers.
Lors de la disparition de leur fille, ils avaient souvent des retours d’appel, des suivis, des rencontres, et ils avaient une excellente collaboration avec le SPVM. Les années ont passé, de nouvelles équipes se sont formées et la communication se serait complètement effacée.
«C’est pire depuis la découverte du corps de Jolène [en 2011], ils ne nous parlent pas et ne retournent même pas nos appels», a dit René Riendeau, le père de Jolène.
Implication
L’ancien ministre de la Justice, l’avocat réputé Marc Bellemare, a décidé de s’impliquer dans le dossier pour s’assurer que les parents de Jolène Riendeau obtiennent les informations qui leur sont dues concernant l’enquête.
Pour l’avocat, le cas du couple Soucy-Riendeau n’est pas différent des autres cas de meurtre non résolu. Il prétend que les policiers manquent souvent de compréhension et d’empathie envers les victimes.
«Dans chaque cas d’enlèvement ou d’homicide, il faut grouiller, être alerte, il faut être actif. La famille a besoin des retours d’appel des policiers pour continuer d’y croire. Ce serait quoi, d’appeler les familles trois ou quatre fois par année?»

Un premier échange entre les aspirants chefs du PQ

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PUBLIÉ AUJOURD'HUI À 3 H 34
De gauche à droite : Jean-François Lisée, Martine Ouellet, Véronique Hivon et Alexandre Cloutier, les aspirants-chefs du Parti québécois.
De gauche à droite : Jean-François Lisée, Martine Ouellet, Véronique Hivon et Alexandre Cloutier,
 les aspirants-chefs du Parti québécois.
  
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Les dirigeants du G7 craignent l'impact du « Brexit » sur une économie mondiale fragile

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PUBLIÉ LE JEUDI 26 MAI 2016 À 22 H 45 | Mis à jour à 4 h 12
Les dirigeants du G7 réunis au Japon